Cricket
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en haut, de gauche à droite : le batteur inactif, qui est en attente, un arbitre, le lanceur.
en bas, de gauche à droite : un joueur de champ, le wicket-keeper, le batteur actif, qui fait face au lancer.
Le cricket est un sport collectif de balle et de batte opposant deux équipes composées normalement de onze joueurs chacune. Il se joue généralement sur un terrain de forme ovale, en herbe, au centre duquel se trouve une zone d'une vingtaine de mètres de longueur appelée pitch, et à chaque extrémité de laquelle on trouve une structure de bois, le guichet (wicket). Une rencontre est divisée en plusieurs manches. Au cours de chacune d'entre elle, l'une des équipes essaye de marquer des points, et possède simultanément deux batteurs sur le terrain, chacun devant l'un des wickets. Un point est notamment marqué à chaque échange de position de ces deux joueurs lorsque la balle est en jeu. Leurs onze adversaires sont également présents sur l'aire de jeu. La balle est lancée par l'un de ceux-ci en direction du wicket d'un des deux batteurs. L'objectif de la seconde équipe est d'empêcher la première de marquer, principalement en éliminant les batteurs adverses, par exemple en détruisant le wicket avec la balle sur le lancer.
Plus de cent pays sont affiliés à l'International Cricket Council, qui organise notamment la Coupe du monde de cricket. Le cricket est particulièrement populaire dans les pays anciens ou actuels du Commonwealth.
[modifier] Historique
[modifier] Origines du jeu et de son nom
Les origines du cricket sont obscures. Le prince Édouard, futur Édouard II d'Angleterre, pratique en 1300[note 1] le « creag et d'autres jeux », mais rien ne prouve que ce creag soit l'ancêtre du cricket[1]. L'une des principales théories sur ses origines indique qu'il a évolué à partir d'un passe-temps d'enfants, dans le sud-est de l'Angleterre. Un poème attribué à John Skelton et écrit de manière présumée en 1533 suggère une origine flamande et une pratique originale par des bergers[2]. La première référence avérée au cricket en Angleterre date de 1597[note 2] : le médecin légiste John Derrick témoigne au cours d'un procès que ses amis et lui ont joué au « creckett » alors qu'il étudiait à la Royal Grammar School de Guildford, dans le Surrey, aux environs de 1550[3].
De même, il existe plusieurs théories quant à l'origine du mot « cricket ». Étant donné qu'il existe au Moyen Âge de nombreux échanges entre le sud-est de l'Angleterre et le Comté de Flandres, il pourrait venir du moyen néerlandais krick (bâton). Une autre possibilité est l'Anglo-Saxon cricc ou cryce (béquille, bâton)[4]. Samuel Johnson fait dériver cricket de cryce dans son Dictionary of the English Language (1755)[5]. En ancien français, criquet semble avoir signifié bâton, massue[4]. Le moyen néerlandais krickstoel désigne un tabouret utilisé dans les églises pour s'agenouiller, et dont la forme rappelle celle des premiers guichets[6]. Le linguiste allemand Heiner Gillmeister soutient que l'origine du mot cricket est une expression de moyen néerlandais désignant le hockey, met de krik ketsen[7].
[modifier] Évolution du jeu
[modifier] Cricket international
La première tournée internationale jamais organisée a été annulée pour des raisons politiques. En 1789, l'ancien ambassadeur du Royaume-Uni en France, John Sackville, 3ème duc de Dorset, prévoit une tournée en France. Les joueurs se rassemblent à Douvres, où ils croisent le duc, qui fuit la Révolution française, et n'iront pas plus loin[8]. Le premier match international de l'histoire oppose, le 24 et le 26 septembre 1844, des joueurs américains et des joueurs canadiens à Bloomingdale Park à Manhattan[9]. Il est annoncé comme un affrontement entre États-Unis et Canada alors que les joueurs proviennent majoritairement de deux clubs. Le Canada remporte cette opposition par 23 runs[10]. Cinq mille personnes assistent au premier jour de jeu, qui fut l'occasion d'importants paris. Les équipes se retrouvent deux fois l'année suivante, à Montréal en juillet et à New York le mois suivant, pour deux victoires canadiennes, puis une fois en 1846, à Harlem, où le match s'achève quand les canadiens abandonnent la partie, un joueur américain ayant jeté la balle sur le batteur canadien qui l'avait chargé pour l'empêcher d'attraper la balle au vol[11]. Suite à cet incident, il s'écoulera sept ans avant que les deux équipes ne se retrouvent[9].
En septembre 1859, une sélection de douze joueurs professionnels anglais embarque pour les États-Unis. Plusieurs matchs sont organisés et opposent systématiquement onze anglais à vingt-deux américains[12]. Si la Guerre de Sécession marque le déclin de la popularité du cricket aux États-Unis au profit du baseball, des équipes compétitives se développeront dans certaines villes, notamment à Philadelphie. Les équipes d'Angleterre et d'Australie effectueront occasionnellement des tournées en Amérique du Nord jusque dans les années 1920[13] et l'équipe de Philadelphie se déplacera plusieurs fois en Angleterre.
Avec la guerre civile aux États-Unis, les organisateurs de tournées anglaises portent leur attention sur l'Australie[13]. En 1861-61, Heathfield Stephenson mène la première équipe anglaise en tournée en Australie, et d'autres feront le même chemin dans les années qui suivent[14]. Ces tournées privées, qui impliquent des joueurs professionnels, ont pour vocation de faire du profit. La tournée menée par Stephenson rapporte ainsi 10 000 £ de l'époque[15]. La première équipe australienne à effectuer une tournée en Angleterre est composée exclusivement de joueurs aborigènes, en 1868. Elle dispute quarante-sept matchs sur le sol britannique, et effectue des démonstrations de lancer de boomerang et de lance[16]. L'équipe a pour entraîneur Tom Wills, joueur de cricket qui a par ailleurs instauré en 1858 les premières règles du football australien.
En 1876-77, James Lillywhite emmène une équipe entièrement professionnelle en Nouvelle-Zélande puis sur le sol australien. Le 15 mars 1877 débute un match organisé sous l'appellation All England v A Combined New South Wales and Victoria XI et oppose l'équipe de Lillywhite à une sélection de joueurs de Nouvelle-Galles du Sud et de Victoria. Remportée par les Australiens le 19 mars, cette rencontre sera rétrospectivement considérée comme étant une rencontre entre l'équipe d'Angleterre et l'équipe d'Australie et comme étant le premier match de Test cricket de l'histoire[17]. Les tournées anglaises en Australie et australiennes en Angleterre deviennent alors régulières. En 1882, la victoire surprise des Australiens à The Oval contre une équipe anglaise qui rassemble amateurs et professionnels donne lieu à un faire-part de décès satirique dans le Sporting Times, qui annonce la mort du cricket anglais, dont les cendres « seront transportées en Australie ». C'est la naissance des Ashes (littéralement, « les Cendres »), une compétition qui se tient tous les deux ans en moyenne et oppose depuis les deux sélections[18].
[modifier] Lexique
| Anglais | Français | Signification ou commentaire |
|---|---|---|
| Batsman | Batteur | Joueur chargé de marquer des points. |
| Bowler | Lanceur | Joueur chargé d'éliminer les batteurs adverses ou de les empêcher de marquer des points. |
| Fielder | Chasseur | Joueur de champ quand l'équipe adverse est à la batte. |
| Innings | Tour de batte | Manche, pendant laquelle une équipe est au lancer et l'autre à la batte. |
| Over | Série | Série de six lancers effectués par un même bowler. |
| Run | Course | Un point marqué par l'équipe à la batte. |
| Umpire | Arbitre | Il y a deux arbitres sur le terrain. |
| Wicket | Guichet | Structure de bois que doit défendre le batteur |
| Wicket | Guichet | Élimination d'un batteur par un bowler |
| Wicket-keeper | Gardien de guichet | Joueur qui, lorsque l'équipe adverse est à la batte, se trouve juste derrière le wicket du batteur actif. |
[modifier] Principe et règles
[modifier] Principe
Le cricket oppose deux équipes de onze joueurs sur un terrain généralement de forme ovale. Un match peut durer, selon la forme jouée, de quelques heures à plusieurs jours. Une rencontre est divisée en plusieurs manches. Au cours de chacune d'entre elles, l'une des équipes essaye de marquer des points ou runs, l'autre essaye de l'en empêcher. Le but du jeu est de marquer plus de runs que l'équipe adverse.
Au cours d'une manche, l'équipe qui essaye de marquer des runs est dite « in », l'autre est dite « out ». L'équipe qui doit marquer des points dispose de deux joueurs à la fois sur le terrain : les batteurs ou batsmen. Ils sont équipés chacun d'un accessoire de bois appelé batte. Les onze joueurs de l'équipe adverse sont également dans l'aire de jeu. Les deux batteurs se trouvent au centre du terrain, de part et d'autre d'une portion rectangulaire de l'aire de jeu appelée pitch. Chacun de ces batteurs se trouve devant un ensemble de trois piquets de bois verticaux surmontés de deux témoins : le wicket ou guichet. Les deux guichets sont séparés d'une vingtaine de mètres.
Parmi les onze joueurs de l'équipe out ou au lancer, un wicket-keeper ou gardien de guichet est désigné. Il est placé juste derrière le wicket d'un des batteurs adverses. Il porte des gants. Les dix autres joueurs sont susceptibles d'être lanceurs ou bowlers, c'est-à-dire d'avoir à lancer la balle. Lorsqu'un de ces dix joueurs est désigné pour lancer la balle, il prend une course d'élan et, arrivé au niveau d'un des guichets, lâche la balle en direction de l'autre guichet. Le lancer se fait bras tendu et, la plupart du temps, la balle effectue un rebond sur le terrain avant d'atteindre le batteur situé au niveau du guichet cible.
Le batteur qui fait face au lancer doit essayer de taper la balle avec sa batte. Une fois le lancer effectué et, éventuellement, la balle tapée par le batteur, son coéquipier et lui peuvent échanger leur position. Chaque échange de position rapporte un run, et plusieurs échanges successifs sont possibles. Si la balle tapée par le batteur sort du terrain sans toucher le sol, son équipe marque six runs. S'il elle sort après avoir touché le sol, elle marque quatre runs. Les deux batteurs gardent la position qu'ils occupent après les échanges avant le lancer suivant : si le nombre d'échanges effectué est impair, c'est le batteur qui n'a pas fait face au lancer précédent qui fait face au suivant.
Si la balle lancée par le bowler touche le guichet, le batteur qui fait face au lancer est éliminé. Il est éliminé également si la balle qu'il tape avec sa batte est attrapée au vol par l'un des onze joueurs adverses. De même, si les batteurs sont en train de courir pour essayer de marquer un run et que l'un des guichets est détruit par l'un des onze adversaires, celui qui se dirige vers le guichet détruit est éliminé. Il y a en tout dix modes d'élimination possible. Lorsqu'un batteur est éliminé, c'est l'un de ses coéquipiers qui n'a pas encore joué qui le remplace sur le terrain.
L'équipe qui effectue les lancers change de lanceur toutes les six balles. Le nouveau lanceur désigné effectue son lancer depuis le côté opposé à celui du lanceur précédent.
Lorsque dix des onze batteurs d'une équipe ont été éliminés, les deux équipes échangent leur rôle.
[modifier] Règles du cricket et esprit du jeu
Les règles du cricket, appelées Laws of Cricket, sont constituées actuellement de quarante-deux lois et quatre annexes[19]. Elles sont codifiées par le Marylebone Cricket Club (MCC), un club privé basé à Londres, et qui est l'ancienne instance dirigeante du cricket au niveau mondial.
Le premier code connu est établi par des « Noblemen and Gentlemen » en 1744. Il est révisé en 1755 par un comité de « Noblemen and Gentlemen » du Kent, du Hampshire, du Surrey, du Sussex, du Middlesex, et de Londres[20]. Cette version compte six lois[21]. Un comité similaire révise une nouvelle fois les lois en 1786. Le premier code rédigé par le MCC est adopté le 30 mai 1788[20]. Il est révisé régulièrement depuis.
Un préambule est ajouté lors de l'édition 2000 du code : le Spirit of Cricket, c'est-à-dire l'« esprit du jeu »[22] : il définit un contexte supplémentaire, un cadre moral dans lequel doit être joué un match de cricket[23] :
« Le cricket est un jeu qui doit beaucoup de son attraît unique au fait qu'il doit être joué non seulement en respectant les règles, mais aussi en en respectant l'Esprit du Jeu »
— Preambule to the Laws, publié par le Marylebone Cricket Club
Ce préambule rend notamment les capitaines responsables du fair-play de leur équipe et du respect de l'esprit du jeu[23].
[modifier] Réglements internationaux
L'instance dirigeante du cricket au niveau mondial, l'International Cricket Council, émet des règlements qui complètent les règles du cricket[24]. Ces règlements concernent notamment la tenue des matchs internationaux, l'éligibilité des joueurs pour une sélection, la méthode Duckworth-Lewis et la conduite à tenir pour les joueurs et officiels.
[modifier] Terrain
Un terrain de cricket est généralement de forme légèrement ovale. Aucune dimension ou forme n'est spécifiée par les lois du cricket, mais il s'agit habituellement d'une ellipse de faible excentricité, et dont les axes mesurent généralement entre 90 et 150 mètres[25]. Pour les matchs internationaux, des dimensions minimum sont fixées : depuis le 1er octobre 2007, celles-ci ont été portées à un minimum de 137,16 mètres pour l'axe le plus court, et 148,13 mètres pour l'axe le plus long[26]. Les limites du terrain, appelées boundaries, doivent être marquées par une ligne blanche, une corde ou un objet solide ayant une arrête ou marqué d'une ligne[27].
Au centre du terrain, orienté selon le grand axe de celui-ci, se trouve une surface rectangulaire dont l'herbe est coupée plus court, le pitch. La longueur de celui-ci est de 20,12 mètres et sa largeur est de 3,05 mètres[28]. Il est fermé à chacun de ses bouts par des lignes blanches appelées bowling creases, qui mesurent 2,64 mètres chacune[29]. D'autres lignes blanches figurent sur le pitch : on trouve une ligne appelée popping crease devant chacune des bowling creases, à 1,22 mètres de celles-ci.
À chaque extrémité du pitch se trouve une structure de bois appelée wicket (« guichet »)[30]. Les deux wickets sont parallèles l'un à l'autre et distants de 20,12 mètres. Un wicket est composé de trois stumps et deux bails.
Les stumps sont des piquets verticaux cylindriques, répartis sur une largeur de 22,86 centimètres et dont le diamètre est compris entre 3,49 et 3,81 centimètres. Ils culminent à 71,1 centimètres au-dessus de la surface du pitch. Les bails sont des petits témoins amovibles d'une longueur de 10,95 centimètres qui surmontent les stumps.
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Terrain de cricket. La bande marron au centre de celui-ci représente le pitch. |
[modifier] Équipement et tenue
[modifier] Balle et batte
Pour un match de cricket impliquant des équipes sénior masculines, la balle de cricket doit peser, neuve, entre 155,9 et 163 grammes[31]. Sa circonférence doit être comprise entre 22,4 et 22,9 centimètres (soit un diamètre compris entre 7,13 et 7,29 centimètres). Les dimensions et masses sont différentes pour les rencontres entre équipes féminines ou junior : de 140 à 151 grammes et de 21 à 22,5 centimètres de circonférence dans le cas des rencontres féminines, de 133 à 144 grammes et de 20,5 à 22,0 centimètres de circonférence dans le cas des matchs en junior.
La balle de cricket est faite de liège dur recouvert de cuir[32]. Le cuir est séparé en deux hémisphères liés entre eux par une couture. La balle est traditionnellement de couleur rouge, avec une couture blanche. Des balles de couleur blanche sont utilisés pour les matchs de lancers (overs) en nombre limités, qui se déroulent, pour certains, en partie en soirée. C'est un héritage de la World Series Cricket, une compétition rebelle organisée entre 1977 et 1979, qui a introduit ces matchs joués en partie en soirée et une couleur de balle bien visible à la lumière des projecteurs[33]. Une brève expérimentation avait été menée au XIXe siècle pour indroduire des balles bleues pour les matchs de cricket féminin, le rouge ayant été supposé trop choquant pour les femmes[33].
Une batte de cricket est composée d'un manche en rotin et d'un corps en saule. Cette partie de la batte, appelée blade (« lame »), est plate d'un côté et arrondie de l'autre, pour garantir sa solidité[32]. Le batteur utilise le côté plat pour frapper la balle.
La longueur de la batte ne doit pas excéder 96,5 cm et sa « lame » ne doit pas excéder 10,8 cm à l'endroit où elle est la plus large[34]. Le saule qui la compose peut être recouvert d'une matière protectrice, à condition que celle-ci ne dépasse pas 1,56 mm d'épaisseur, et que cette protection ne risque pas d'endommager la balle. Les règles du cricket stipulent que la ou les mains qui tiennent la batte et d'éventuels gants de protection sont considérés comme faisant partie de la batte : si la balle touche une main ou un gant qui tient la batte, on considère qu'elle est touchée par la batte[34].
[modifier] Protections et tenue
Lors de la World Series Cricket, une compétition rebelle organisée en Australie entre 1977 et 1979, le batteur anglais Dennis Amiss eu l'idée de se protéger la tête avec un casque de moto et d'autres joueurs lui emboitèrent le pas[33]. En mars 1978, l'australien Graham Yallop fut le premier joueur à porter un casque lors d'un match international officiel, disputé au format Test cricket contre l'équipe des Indes occidentales[35].
À l'origine lourd à porter, le casque s'est imposé peu à peu et il est désormais rare de voir un batteur jouer sans[33].
Les batteurs ne sont pas les seuls joueurs sur le terrain à porter un casque : certains fielders proches du batteur adverse qui reçoit la balle en portent aussi[36].
Outre le casque, d'autres équipements de protection sont autorisés pour le batteur : des pads, qui protègent les jambes, des gants, et des protections aux avant-bras. Le wicket-keeper adverse à lui aussi droit a des gants et des pads. Les autres joueurs de champ n'ont droit ni à l'un, ni à l'autre[37].
À haut niveau, la tenue du joueur de cricket dépend du format de jeu. Dans les matchs dont la durée est limitée en temps, la tenue est traditionnellement de couleur blanche ou crème, tandis que des tenues colorées sont utilisées pour les matchs dont la durée est limitée en nombre de lancers[32]. L'introduction des tenues colorées dans ce types de match est aussi un des multiples héritages de la World Series Cricket[33]. La qualification de « pyjama cricket » est parfois employée de manière péjorative pour qualifier ce type de matchs et vient du fait qu'ils se jouent en tenue colorée[38].
La tenue du joueur se compose d'un pantalon, d'une chemise à manches courtes ou longues et parfois d'un pull-over avec ou sans manches[32].
[modifier] Structure et résultat d'un match
[modifier] Manches
Un match de cricket est divisé en innings (manches ou tours de batte)[note 3]. Un innings est une période de jeu durant laquelle l'équipe à la batte, qui est dite in, essaye de marquer le plus de points ou runs, pendant que l'équipe adverse, qui est dite out, essaie de mettre fin à cette période de jeu ou d'empêcher l'équipe in de marquer des runs.
Lors d'un match, chaque équipe a droit à un même nombre d'innings pour marquer des runs : soit un, soit deux. Lorsque chaque équipe a deux innings, les équipes passent alternativement à la batte et au lancer, sauf en cas de forfait ou de follow-on[39].
Il existe deux grandes formes de cricket : les matchs dont la durée est limitée dans le temps, par exemple cinq jours de six heures chacun dans le cas du Test cricket, qui est une forme de cricket au niveau international[40], et les matchs au cours desquels le nombre de lancers auxquels doit faire face l'équipe à la batte au cours de son innings est limité[39].
Un innings peut prendre fin de différente manière[39] :
| Causes de fin d'une manche au cricket |
|---|
| L'équipe au lancer a réussi à éliminer dix des onze batteurs adverses. On dit que l'équipe à la batte est all out. |
| Il ne reste qu'un batteur adverse disponible parmi ceux qui n'ont pas encore été éliminés, parce que celui ou ceux non encore éliminés sont blessés. |
| Le capitaine dont l'équipe est à la batte décide de déclarer forfait pour un innings, c'est-à-dire de ne pas du tout le jouer. |
| Lorsque l'équipe à la batte décide d'elle-même de mettre fin à l'innings en cours, avant que son équipe soit all out[41]. On parle alors de declaration et l'innings est dit declared. |
| L'équipe à la batte a marqué le nombre de points requis pour gagner le match. |
| Dans le cadre d'un match où un innings est limité en nombre de balles lancées, ce nombre a été atteint. |
| Dans le cadre d'un match limité en temps, ce temps est écoulé et l'innings en cours (ainsi que le match entier) prend fin. |
Lorsqu'un innings est achevé, il est dit completed[39].
[modifier] Séries de lancers
Un innings est composé d'overs. Un over est une série de six lancers consécutifs effectués par un même joueur de l'équipe qui lance la balle[42]. Un joueur qui lance la balle est appelé un bowler. Un bowler ne peut pas lancer deux overs consécutifs. Lorsqu'un bowler achève un over, un de ses coéquipiers lance l'over suivant depuis le côté opposé du pitch. Comme les batteur adverses ne changent, eux, pas de place entre deux overs, ce n'est plus le même batteur qui fait face aux lancers[43].
Lorsqu'un bowler commence un over, il est obligé de l'achever, sauf si l'un de ses lancers marque la fin d'un innings, où s'il est dans l'incapacité de le faire[42].
[modifier] Résultat
[modifier] Victoire par points (victory by runs)
La dernière manche prend fin, et l'équipe in se trouve sans guichet (ou sans balle, s'il s'agit d'un match aux séries limitées) et avec un pointage inférieur à celui des adversaires. Ceux-ci remporte le match par la différence en points.
[modifier] Victoire par guichets (victory by wickets)
Pendant la dernière manche, les batteurs font un total superieur aux adversaires (la quantité voulue, c'est-à-dire le total adverse et un point de plus, s'appelle le target ou cible). La difference est citée par la quantité de guichets qui restent. (Pour les matchs aux séries limitées, il est d'usage d'indiquer aussi combien de balles restaient à livrer.)
[modifier] Victoire par une manche (victory by an innings)
Une équipe marque un pointage pour une manche qui est supérieur aux deux manches des autres. C'est une victoire par une manche et des points.
[modifier] Match nul (draw)
Le temps alloué pour le match écoule avant qu'un résultat soit achevé. Ni l'une ni l'autre équipe n'ayant pu s'imposer suffisamment, c'est match nul. Aux séries limitées, ce n'arrive que si on ne peut pas finir le match—surtout à cause du météo défavorable—et on dit plus souvent no result (match sans résultat)
[modifier] Égalité (tie)
À ne pas confondre avec un match nul, l'égalité arrive si l'équipe à la batte pour la dernière manche perd son guichet final (ou voit la dernière balle aux séries limitées) avec exactement le même nombre de points que les adversaires.)
[modifier] Match concédé (conceded)
Si une équipe ne voit aucune possibilité de gagner ni même de forcer un match nul, elle peut concéder la défaite.
[modifier] Le jeu
[modifier] Décompte des runs
L'équipe qui batte peut marquer des runs ou points de plusieurs manières :
- Elle marque un run à chaque fois que les deux batteurs sur le terrain échangent leur position lorsque que la balle est en jeu[44], généralement en courant et en gardant la batte à la main. Plusieurs échanges successifs à l'issue d'un même lancer permettent de marquer plusieurs runs[45].
- Si la balle sort des limites du terrain sans avoir touché le sol, l'équipe marque six runs : c'est un six[27].
- Si la balle sort des limites du terrain après avoir touché le sol, l'équipe marque quatre runs : c'est un four[27].
Si le batteur a touché la balle avec sa batte ou la main tenant la batte, les points lui sont personnellement crédités. Sinon, ils le sont à l'équipe sous le nom d'extras (byes si la balle n'a pas été touchée, leg bye si la balle a touché le corps ou l'équipement du batteur, ou encore no ball ou wide). Au cas d'un no ball frappé et couru, le point de punition est un extra, mais les courses achevées sont créditées au frappeur.
Il n'y a aucune obligation pour le batteur de frapper la balle pour courir et marquer des points ni, réciproquement, de courir lorsqu'il a frappé la balle. Sa seule obligation (morale) est d'éviter la destruction de son guichet et, par exemple, de prendre inconsidérément la décision de courir ou, d'une manière générale, de quitter la zone sûre, ce qui l'exposerait à l'élimination.
Un batteur qui marque 100 points dans une manche est dit avoir marqué une centaine (century), fait non négligeable au cricket. De la même manière, les batteurs peuvent marquer des demi-centaines (half-century), des doubles, triples, quadruples (ce qui n'est arrivé une fois en cricket test) voire quintuples (ce qui est arrivé une fois en cricket première classe) centaines.
Des points peuvent également être marqués quand le lanceur échoue à lancer la balle de manière valide.
- Il y a no ball (balle illégale) quand le lanceur dépasse la ligne de son pied avant (ce qui le rapprocherait trop du guichet du batteur actif) ou dépasse la ligne latérale de son pied arrière (ce qui donnerait une trajectoire trop oblique à la balle) au moment du lancer. Une autre cause de no ball est une façon de lancer illégale, bras cassé par exemple ou un lancer ouvertement dirigé sur le batteur (l'appréciation de ce type de lancer étant naturellement sujet à fréquentes discussions). On peut encore citer le cas d'un lanceur qui n'indiquerait pas au batteur, des indications sur son lancer : avec quelle main, de quel côté, etc. Il y a également no ball si le gardien du guichet ou un chasseur commet une action illégale pendant le lancer. La pénalité pour une balle illégale est au minimum d'un point, ajouté aux points éventuellement marqués sur le lancer. En outre, le lancer ne compte pas dans le décompte des lancers d'une série et la balle est donc rejouée.
- Un lancer hors de portée du batteur est déclarée injouable (wide ball). La définition d'un tel lancer, à l'appréciation de l'arbitre, est plus stricte pour un match à nombre de séries limité. La pénalité d'une wide ball est également au minimum d'un point. En outre, le lancer ne compte pas dans le décompte des lancers d'une série et la balle est donc rejouée.
- Si la balle est perdue, l'un des chasseurs doit le déclarer. Si l'arbitre confirme que la balle est bel et bien perdue, l'équipe à la batte marque six points en plus des courses déjà effectuées au moment de la déclaration. La chose n'arrive pratiquement jamais en cricket de haut-niveau, la règle étant plutôt conçue pour des terrains amateurs, comportant des arbres, des buissons, des herbes hautes ou... visités par des animaux facétieux.
- L'arbitre est libre de donner cinq points de pénalité à une équipe coupable de certains comportements répréhensibles, parmi lesquels : ralentissement intentionnel du jeu, dégradation intentionnelle du terrain de jeu, tentative de triche pour gagner des points, tentative de distraction du batteur, etc.
[modifier] Élimination des batteurs
Un batteur est éliminé s'il est dans l'une des situations suivantes :
| Désignation | Description | Loi |
|---|---|---|
| bowled | le bowler adverse réussit à détruire avec la balle le wicket devant lequel est le batteur actif, c'est-à-dire à faire tomber au moins un des bails par son lancer | 30[46] |
| caught | l'un des joueurs de champ, ou fielder, réussi à attraper la balle précédemment touchée par la batte du batteur et avant que celle-ci ne touche le sol | 32[47] |
| leg before wicket (lbw) | la balle a été interceptée par la jambe, le pad ou le corps du batteur alors qu'elle allait toucher le wicket devant lequel il se trouve. Les Laws of Cricket précisent des cas particuliers | 36[48] |
| run out | un des joueurs de champ détruit l'un des wicket pendant que les batteurs adverses sont en train de courir pour marquer un run. avec la balle alors que les batteurs accomplissent leurs runs. Le batteur le plus près du wicket détruit est éliminé | 38[49] |
| stumped | le wicket-keeper adverse détruit le wicket du batteur actif avec la balle alors que celui-ci n'a pas soit une partie de son corps, soit une partie de la batte en contact avec la zone située derrière la popping crease et qu'il n'a pas commencé à courir pour marquer des points | 39[50] |
| hit wicket | le batteur ou sa batte détruisent involontairement son propre wicket au cours du lancer | 35[51] |
| hit the ball twice | le batteur frappe volontairement deux fois la balle avec sa batte | 40[52] |
| handled the ball | le batteur touche volontairement la balle avec une main ayant laché la batte, sans l'approbation de l'équipe adverse | 33[53] |
| obstructing the field | le batteur gène volontairement l'un des fielders adverses | 37[54] |
| timed out | le batteur met plus de trois minutes après l'élimination du batteur précédent pour rejoindre l'aire de jeu | 31[55] |
Les cinq premières méthodes citées sont les plus courantes, les cinq autres étant plutôt rares, voire même quasiment jamais invoquées pour les trois dernières[56]. En Test cricket, la forme la plus ancienne de cricket au plus haut niveau international, il n'y a eu qu'une instance de joueur éliminé obstructing the field, sept instances de joueurs éliminés handled the ball et aucun joueur n'a été timed out[57], alors que près de 1900 matchs ont été joués depuis 1877 dans ce format[58].
Un batteur blessé ou malade peut être temporairement retired not out : il se retire du jeu et peut revenir dès qu'un de ses coéquipiers est éliminé ou se retire[59]. Par contre, un batteur qui s'est retiré du jeu pour tout autre raison ne peut revenir qu'avec l'accord du capitaine adverse. Dans le cas contraire, il est signalé retired out.
Un batteur peut être bowled, caught, leg before wicket, stumped et hit wicket uniquement si le lancer a été jugé valable par l'arbitre. Par contre, il peut être run out, handled the ball, hit the ball twice, obstructing the field et timed out quelle que soit la validité du lancer. Un wicket est mis au crédit du bowler qui a lancé la balle si le batteur est bowled, caught, stumped, hit wicket ou leg before wicket, mais pas dans les autres cas.
En théorie, un batteur ne peut être éliminé qu'après un appeal d'au moins un joueur de l'équipe adverse. Cet appel consiste généralement en l'exclamation « How's that? »[60] ou « Howzat? »[56].
[modifier] Formes de cricket
[modifier] Cricket « Test »
Le cricket « test » est une forme de cricket international. Le premier test-match eut lieu le 15 mars 1877, durant la tournée de l'équipe d'Angleterre en Australie en 1876–1877. Il n'y avait pas de limitation de durée, et le nombre de lancers par série était fixé à 4. Le match prit fin le 19 mars par une victoire de l'Australie avec 45 points d'avance.
Depuis, plus de 1000 test matches ont été joués. En 2000, le nombre de pays pouvant jouer des test matches est passé à 10, avec l'arrivée du Bangladesh. De nos jours, les test matches sont joués en 5 jours, sans jour de repos.
[modifier] Cricket « première classe »
Le cricket « première classe » (first-class) ressemble au cricket test, sauf que les matches durent au moins 3 jours, et normalement 4 (à moins, bien sûr, qu'un résultat ne soit pas atteint plus tôt). Techniquement, le cricket test est un cricket première classe, mais l'expression est habituellement réservée aux rencontres nationales, entre régions ou entre villes.
[modifier] One-day International
C'est suite à la pression des chaînes de télévision, qui voulaient un format plus court et plus palpitant, que le cricket « one day » (en une seule journée) a été introduit dans les années 1960. Dans cette forme de cricket, chaque équipe n'est à la batte que pendant une seule période, soit deux périodes en tout. Généralement, la première période a lieu l'après-midi, et la seconde le soir, éclairée aux projecteurs. Le nombre de séries est limité, généralement à 50 pour les matches internationaux.
Cette forme de jeu a attiré tout de suite de nouveaux amateurs : il n'y a plus besoin de réserver 5 jours pour suivre un match, les joueurs portent des tenues colorées (d'où le surnom de « cricket pyjama »), contrairement aux test-matches où les joueurs jouent en blanc. Pour maintenir le contraste entre les tenues et la balle, on emploie une balle blanche. Enfin, le jeu est plus rapide, avec plus d'intérêt dramatique.
Pourtant, beaucoup de puristes affirment que le cricket « test » demande beaucoup plus de sens stratégique, et que lui seul déploie tous les aspects du jeu. Ils reprochent au cricket « one day » de mettre trop l'accent sur le marquage rapide de points. Quoi qu'il en soit, le cricket « one day » ne fait pas partie du cricket première classe.
[modifier] List A cricket
Le cricket « liste A » est au cricket « one day » ce que le first-class est au cricket test. La plupart des nations du cricket possèdent des compétitions de forme « liste A ». Les manches sont généralement limitées, la limite court de 40 à 60. Cette catégorie n'a pas d'existence officielle pour l'ICC. C'est une invention de l'Association des historiens et statisticiens du cricket (ACHS), forgée pour le parallèle avec le fist-class"
[modifier] Cricket Twenty20
Cette forme de cricket se joue dans la plupart des grandes nations depuis son invention en 2003. L'objectif avoué lors de la mise au jour de cette forme de cricket est de redynamiser le monde du cricket en le pliant un peu plus au désirs du téléspectateur consommateur.
Dans un match Twenty20, le nombre d'overs est limité à 20 par équipe et la position des fielders est agencée de manière à maximiser le nombre de "tonks" (grands coups). Les matchs de twenty20 se jouent, comme les matchs "one day", avec une balle blanche et les joueurs portent des vêtements de couleurs. Toutefois à la différence des matchs "one-day", les joueurs ne portent pas leur nom sur leur maillot mais un pseudonyme. Un match Twenty20 dure trois heures en moyenne.
[modifier] Cricket club
Le cricket club est un cricket amateur, mais doté de règles formelles. Dans la grande majorité des cas, le nombre de manches est limité, usuellement à 30 ou 35 par période. Le cricket club est pratiqué de manière intensive dans les nations du cricket, mais aussi ailleurs par leurs émigrants. Il est fréquent de rencontrer des terrains de cricket club dont le pitch est en herbe synthétique.
[modifier] Cricket de plage
Le cricket de plage (beach cricket) est un terme appliqué à toutes les formes informelles de cricket, même s'il n'est pas joué sur une plage. Les règles sont habituellement issues d'un consensus entre les deux équipes, avant la partie. Bien souvent, les règles les plus complexes et les plus subtiles du cricket, comme le LBW, sont ignorées ou adaptées.
[modifier] Pays jouant au cricket à un niveau international
Les équipes possédant le statut « test » (habilitées à jouer des test matches) sont, par ordre d'ancienneté, l'Australie, l'Angleterre, l'Afrique du Sud, les «West Indies» (Antilles britanniques), la Nouvelle-Zélande, l'Inde, le Pakistan, le Sri Lanka, le Zimbabwe et, depuis 2000, le Bangladesh. Le Kenya possédait autrefois, lui, le statut one-day international. Bien que le Kenya ne soit pas habilité à jouer des matches test, tout comme les pays « test », il n'avait pas à disputer les éliminatoires pour la Coupe du monde. Il a été déchu de ce statut en 2005, mais le Kenya figure parmi six pays formant une sorte de "deuxième division" du cricket mondial et dont les matchs d'un jour sont comptés comme ODI, avec l'Afghanistan, le Canada, l'Écosse, l'Irlande, et les Pays-Bas.
Parmi les autres nations du cricket, citons l'Argentine, le Chili, le Danemark, Hong Kong, Israël, la Namibie, Singapour, et les États-Unis.
[modifier] Les instances dirigeantes du cricket
C'est au Marylebone Cricket Club (MCC) que revient le rôle historique de législateur du cricket. À l'heure actuelle, c'est le Conseil international du cricket (ICC) qui régit le cricket international. Chaque nation du cricket a également des institutions sportives, chargées de sélectionner l'équipe nationale et de régir les compétitions nationales. Ces institutions sont :
- en Angleterre : le Bureau du cricket anglais et gallois (England and Wales Cricket Board, ECB)
- en Australie : Cricket Australia (CA)
- en Afrique du Sud : Cricket South Africa (CSA)
- aux Caraïbes : le Bureau du cricket des Caraïbes (West Indies Cricket Board, WICB)
- en Nouvelle-Zélande : New Zealand Cricket (NZC)
- en Inde : le Bureau de surveillance du cricket en Inde (Board of Control for Cricket in India, BCCI)
- au Pakistan : le Bureau du Cricket au Pakistan (Pakistan Cricket Board, PCB)
- au Sri Lanka : Sri Lanka Cricket (SLC)
- au Zimbabwe: l'Union du cricket du Zimbabwe (Zimbabwe Cricket Union, ZCU)
- au Bangladesh : le Bureau du cricket au Bangladesh (Bangladesh Cricket Board, BCB)
[modifier] Structure du cricket international
[modifier] Tournées, séries et tournois
Le cricket international n'a pas de structure formelle à proprement parler. Pourtant, les pays où se joue le cricket ont toujours organisé, sans intervention de l'ICC, leurs propres rencontres. La plupart des test-matches et des séries d'ODI prennent la forme de tournées.
Au cours d'une tournée, une équipe nationale se rend dans un autre pays et joue des matches d'entraînement ou de première classe contre des équipes régionales du pays d'accueil. Elle joue également des test-matches contre l'équipe nationale du pays, ou des ODI. Enfin, elle peut jouer des « tournois triangulaires » contre l'équipe nationale du pays d'accueil et une autre nation en tournée. Généralement, ces tournois triangulaires ont lieu au début ou à la fin d'une tournée. Dans ce type de tournoi, les trois équipes jouent l'une contre l'autre deux ou trois fois. Les deux équipes ayant marqué le plus de points (on compte 2 points pour une victoire, 1 point pour un match nul et 0 pour une défaite) jouent une finale.
Une série de test-matches peut compter de un à six matches, bien que ce dernier chiffre soit très rarement atteint. Les séries les plus importantes se jouent en cinq matches, les moins importantes en deux à quatre.
Pour la plupart des tournées, il existe un trophée décerné au vainqueur des séries. Pour les tournées Angleterre contre Australie, ce sont les Cendres (les Ashes), pour Australie-Indes occidentales, c'est le trophée Frank Worrel.
Les séries d'ODI comptent de trois à sept matchs. Il est habituel de jouer une série courte d'ODI en même temps qu'une série longue de test-matches. Outre les tournées, les nations du cricket peuvent organiser des ODI en terrain neutre. La Coupe Sahara était une série d'ODI joués tous les ans entre l'Inde et le Pakistan à Toronto (Canada), avant que le gouvernement indien n'ordonne la cessation de tous les liens de cricket avec le Pakistan. Contrairement aux ODI, les test-matches ne sont jamais joués en terrain neutre.
Outre les séries et les tournois aménagés par les pays eux-mêmes, l'ICC organise deux événements. La Coupe du monde de cricket a lieu tous les quatre ans. Y participent les pays ayant le statut « test », le Kenya et d'autres pays issus des éliminatoires. Le Trophée des champions se tient tous les quatre ans, entre les Coupes du monde. C'est un tournoi où une seule défaite entraîne l'élimination.
[modifier] Championnat « test »
Le Championnat « test » a été créé par l'ICC pour permettre aux amateurs de comparer toutes les équipes ayant le statut « test ». L'équipe qui est en tête à une date donnée remporte le Trophée test. Les points sont attribués à une équipe en fonction de ses résultats. Le classement se fait en fonction du rapport entre le nombre total de points marqués et le nombre de rencontres et de séries jouées.
[modifier] Championnat ODI
Le Championnat ODI a été créé pour des raisons similaires à celles du Championnat test. La structure en est similaire. Le championnat ne remplace pas la Coupe du monde, qui a bien plus d'importance dans l'esprit de la plupart des amateurs.
[modifier] Structure du cricket national
Dans la plupart des pays, l'organisation du cricket national est moins poussée que celle du cricket international. Il existe habituellement des trophées de première classe et des trophées pour les rencontres en nombre limité de manches. Il y a généralement des équipes par ville, puis par région. Parfois, des équipes composées d'employés d'une même entreprise sont autorisées à jouer.
[modifier] Cricket et médias
[modifier] Presse écrite
[modifier] Audiovisuel
La première retransmission radio d'un match de cricket a lieu en 1922 en Australie. Deux équipes composées de joueurs de la Nouvelle-Galles du Sud s'affrontent au SCG lors d'un match en hommage à Charles Bannerman[61]. Lors des Ashes de 1924-1925, une radio locale de Sydney effectue des résumés réguliers des matchs et fin 1925 a lieu le premier commentaire d'un match balle par balle, toujours en Australie[61]. En Angleterre, la BBC effectue sa première retransmission d'un match de cricket le 14 mai 1927 lors d'une rencontre entre l'Essex CCC et la Nouvelle-Zélande[62].
Pour les Ashes de 1930 et 1934, jouées en Angleterre, les commentateurs australiens utilisent une méthode appelée « synthetic cricket » : restés en Australie, ils se font envoyer par câble et en temps réel les détails sur le déroulement du match, puis le relatent comme s'ils se trouvaient dans le stade. Des bruitages de foules sont ajoutés à la retransmission. Adopté par les radios privées en 1930[63], ce stratagème populaire auprès du public est utilisé par l'Australian Broadcasting Corporation en 1934[64]. En 1934 toujours, un sponsor met en place sur les plages anglaises des tableaux de scores mis à jours en direct par cinq opérateurs pour permettre aux vacanciers de suivre en direct l'évolution des rencontres entre l'Angleterre et l'Australie[65]. Les premières retransmissions en petites ondes depuis l'Angleterre vers l'Australie ont lieu en 1938[61].
Durant le printemps 1938 en Angleterre, une rencontre de football est retransmise pour la première fois en direct à la télévision : il s'agit d'un match entre l'Angleterre et l'Écosse disputée à Wembley. Wimbledon, The Boat Race et le cricket reçoivent le même traitement. Le second test des Ashes, disputé entre le 24 et le 28 juin, est filmé par trois caméras de la BBC et retransmis quelques heures par jour[66].
[modifier] Annexes
[modifier] Notes et références
Notes
Références
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[modifier] Bibliographie
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- (en) John Major, More Than A Game: The Story of Cricket's Early Years, Harper Collins, 2007
[modifier] Articles connexes
[modifier] Liens externes
- (en) Site officiel de l'International Cricket Council
- (en) Lois du cricket sur le site du Marylebone Cricket Club

