Collégialité

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La collégialité est le principe guidant les actions d'un groupe de personnes (le collège) ayant le même statut et assumant les décisions prises par la majorité de ses membres.

Principe[modifier | modifier le code]

Les membres du collège peuvent être désignés ou élus. Pour un organe politique, ses membres sont élus par le peuple et doivent le représenter. L'utilisation de la proportionnalité est donc nécessaire.

La collégialité a pour objectif de limiter les pouvoirs d'un petit groupe de personnes, en donnant les mêmes pouvoirs à tous ses membres.

Utilisation[modifier | modifier le code]

Ce principe est notamment utilisé par le système politique Suisse, en particulier par le Conseil fédéral[1], mais aussi par celui de la collectivité sui generis française de Nouvelle-Calédonie à travers son gouvernement collégial.

En Belgique les représentants légaux d'une Commune sont « Le Collège des Bourgmestre et Échevins ».

Religion[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Collège épiscopal.

Le principe de collégialité a été introduit dans l'Église au cours du concile Vatican II. Il provient des notions de presbytérium et de collège apostolique tels qu'ils étaient connus dans l'antiquité chrétienne.

Toutefois, l'abus de collégialité a été critiqué par les traditionalistes catholiques comme étant une sorte de « syndicalisme clérical », une façon de se substituer à l'autorité hiérarchique plutôt que d'y participer avec enthousiasme[2].

Cette réserve face à la collégialité exprimée est parallèle à la critique de l'horizontalisme liturgique[3].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Heinrich Ueberwasser, « Collégialité » dans le Dictionnaire historique de la Suisse en ligne, version du 3 août 2005.
  2. http://eucharistiemisericor.free.fr/index.php?page=1707075_mgr_gaidon
  3. http://www.chretiente.info/spip.php?breve1541

Articles connexes[modifier | modifier le code]