Empire colonial néerlandais

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L’empire néerlandais est le nom donné à des territoires variés sous contrôle des Pays-Bas du XVIIe siècle au XXe siècle.

Les Néerlandais ont suivi l'Espagne et le Portugal dans la création d'un empire hors de l'Europe continentale. Sous le règne de Charles Quint, empereur du Saint-Empire romain germanique et roi d'Espagne, les actuels Pays-Bas faisaient partie des 17 provinces des Pays-Bas espagnols qui comprenaient également la Belgique et le Luxembourg actuels, ainsi que le nord de la France. En 1624, le Néerlandais Pierre Minuit fonde la Nouvelle-Amsterdam sur le site actuel de New York, aux États-Unis. Après avoir obtenu leur indépendance de l'Espagne en 1648, les Néerlandais des Provinces-Unies devinrent l'une des plus importantes puissances maritimes et économiques du XVIIe siècle. Cette période durant laquelle les Pays-Bas établirent des colonies et des comptoirs à travers le monde est aussi connue sous le nom de siècle d'or néerlandais. Leurs techniques de navigation et commerciales, la montée d'un nationalisme et d'un militarisme accompagnant l'indépendance contribuèrent à cette aventure. Comme les Anglais, le début des possessions coloniales se fit au travers de compagnies coloniales capitalistes privées avec la domination de la Compagnie néerlandaise des Indes orientales, l'intervention directe de l'État hollandais dans l'entreprise coloniale n'arrivera que plus tard. Les navigateurs et commerçants hollandais participèrent aussi à la fièvre exploratrice qui caractérisa les XVIe et XVIIe siècles, même si les vastes territoires découverts par Willem Barents, Henry Hudson, Willem Janszoon et Abel Tasman en Arctique, Australasie ou Océanie ne se transformèrent pas ou peu en colonies néerlandaises.

Avec la montée rapide de la puissance navale néerlandaise à la fin du XVIe siècle, les Pays-Bas régnèrent sur les océans et dominèrent le commerce mondial durant la seconde moitié du XVIIe siècle, ce qui fit des Pays-Bas une des premières puissances mondiales maritimes de cette époque. La richesse apportée provoqua aussi un important développement culturel pendant ce siècle lui donnant ce nom de siècle d'or néerlandais. Les guerres anglo-néerlandaises (1652-1678) avaient affaibli la flotte néerlandaise au profit de l'anglaise et occasionné la perte de la Nouvelle-Néerlande en 1664 et sa cession définitive en 1673. Les Pays-Bas perdirent beaucoup de leurs possessions coloniales, comme leur statut de puissance mondiale, au profit des Anglais lorsque le pays fut envahi par les armées révolutionnaires françaises. Après la chute de Napoléon, les parties récupérées de l'empire néerlandais, surtout les Indes orientales néerlandaises (actuelle Indonésie), le Suriname et les Antilles néerlandaises restèrent sous le contrôle de La Haye jusqu'au déclin des empires européens au milieu du XXe siècle.

Carte des territoires colonisés à un moment ou à un autre par les Pays-Bas ou les Provinces-Unies. Ceux en vert foncé sont administrés par la Compagnie néerlandaise des Indes occidentales, ceux en vert clair par la Compagnie néerlandaise des Indes orientales.

Liste des colonies et établissements néerlandais[modifier | modifier le code]

Smeerenburg[modifier | modifier le code]

Amérique du Nord[modifier | modifier le code]

La Nouvelle-Néerlande[modifier | modifier le code]

Carte politique du nord-est de l'Amérique du Nord en 1664.

Le fleuve Hudson fut visité par Henry Hudson alors au service de la Compagnie néerlandaise des Indes orientales (VOC) en 1609. Dès 1614, apparait le nom de Nouvelle-Néerlande sur les cartes de L'explorateur Adriaen Block. La colonie s'étendait alors sur plusieurs États américains actuels dont New York, le Delaware, la Pennsylvanie, le New Jersey et le Connecticut.

L'Amérique centrale et les Antilles[modifier | modifier le code]

Les Antilles néerlandaises[modifier | modifier le code]

Les Antilles néerlandaises de 1620 à aujourd'hui :

Îles Vierges[modifier | modifier le code]

De 1625 à 1680, aujourd'hui Îles Vierges britanniques ou américaines (Sainte-Croix)

Tobago[modifier | modifier le code]

Nieuw-Walcheren : de 1628 à 1677, aujourd'hui fait partie de Trinité-et-Tobago

L'Amérique du Sud[modifier | modifier le code]

Côte sauvage[modifier | modifier le code]

Dès la fin du XVIe siècle, des marchands et entrepreneurs, majoritairement zélandais, établissent des réseaux de commerce et s'établissent même le long de l'Amazone. Avant même la trêve de 1609 avec l'Espagne, les Néerlandais entreprennent de coloniser une partie de ce qui est connu alors sous le nom de la Côte sauvage. Ils s'implanteront durablement le long des fleuves Essequibo, Berbice, Demerara et Pomeroon. Aux traités de Westphalie, en 1648, l'Espagne reconnaîtra la région comme néerlandaise. L'île de Cayenne fut aussi colonisée par les Néerlandais à plusieurs reprises sans succès avant que des Juifs et autres réfugiés brésiliens ne s'y établissent dès 1654, les Français ayant déserté le site deux ans plus tôt. Cayenne fut reprise en 1664 au nom de Louis XIV (malgré l'alliance franco-néerlandaise de 1662) par Joseph-Antoine Le Febvre de La Barre.

Prise aux Anglais durant la Deuxième Guerre anglo-néerlandaise, la colonie de Suriname (Paramaribo ou Fort Zealandia) et ses rentables plantations de cannes à sucre passèrent aux mains des Néerlandais, avec la signature du traité de Westminster de 1674. Elle resta un territoire d'outre-mer néerlandais jusqu'à son indépendance en 1975.

Le développement de la Côte sauvage en tant que colonie fut long et pénible et sujet de compétitions entre la chambre zélandaise et amstellodamoise de la WIC. La Zélande finit par contrôler au sein de la compagnie coloniale les réseaux coloniaux de la Côte sauvage. Objet des convoitises néerlandaises, anglaises et françaises, leurs établissements durent subir plus d'une fois pillages et occupations. Seule Berbice ne changea pas de mains au XVIIe siècle. Les colonies néerlandaises éparpillées entre l'Orénoque et le Maroni ne connurent la prospérité qu'aux XVIIIe et XIXe siècles.

La Nouvelle-Hollande (Brésil)[modifier | modifier le code]

Carte de la Nouvelle-Hollande à son apogée en 1644

Les Néerlandais ont conquis la moitié du Capitanas et l'ont conservé de 1630 à 1654. Ces possessions concentrées aujourd'hui autour de la ville de Recife (appelée alors Pernambouc ou Mauritstadt en néerlandais) étaient connues sous le nom de Nouvelle-Hollande (Nieuw Holland), aujourd'hui fait partie du Brésil

Au Chili[modifier | modifier le code]

L'Afrique[modifier | modifier le code]

Mauritanie[modifier | modifier le code]

Sénégal[modifier | modifier le code]

Sierra Leone[modifier | modifier le code]

  • Tasso Island et Bunce Island : en 1664, lors de la Deuxième Guerre anglo-néerlandaise, l'amiral de Ruyter détruit ces colonies anglaises, en prend possession mais sans les occuper.

Liberia[modifier | modifier le code]

  • Kaap Mount, actuelle Robertsport au Cape Mount, péninsule occidentale du Liberia, proche de la Sierra Leone.

Côte de l'Or[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Côte-de-l'Or néerlandaise.

Togo[modifier | modifier le code]

Bénin[modifier | modifier le code]

  • Great Popo: de 1680 à ?
  • Ouidah : des années 1670 ou 1687 et de 1702 à 1724 ou 1726.
  • Jaquim ou Jakri (Godomey) Fort-Zelandia (1726 – 1734)
  • Offra: de 1675 à 1691
  • Appa et de Ekpé : de 1732 à 1736
  • Savi
  • Allada et de Ardra

Nigeria[modifier | modifier le code]

  • Bénin (1705 à 1736)
  • Badagry (1737 à 1748)
  • Epe (1732 à 1755)

Congo[modifier | modifier le code]

  • Loango (Boary) : de 1648/ à 1686/ 1721-1726)
  • Ngoyo ou G'oy

Guinée équatoriale[modifier | modifier le code]

Angola[modifier | modifier le code]

26 aout 1641 au 21/24 août 1648, aujourd'hui en Angola

  • Sao Paulo de Luanda (Luanda) : Fort-Aardenburgh (26 août 1641- 21/24 août 1648) au Portugal.
  • Sao Felipe de Benguela : de septembre 1641 à 1648, au Portugal
  • Pinda ou Mpinda (Sonyo) : Bouche du fleuve Congo: de 1648 au Portugal
  • Ensandeira Island (Bouche de la rivière Cuanza) Fort-Mols : de juin 1645 à 1648 au Portugal
  • Malemba (Malembo, au Cabinda)

Sainte-Hélène[modifier | modifier le code]

(Aujourd'hui territoire britannique)

Sao Tomé[modifier | modifier le code]

du 18 octobre 1599 au 20 octobre 1599 puis du 3 octobre 1641 au 16 octobre 1641, aujourd'hui partie de Sao Tomé-et-Principe

Colonie du Cap[modifier | modifier le code]

de 1652 à 1806, Kaapkolonie ou Colonie du Cap aujourd'hui en Afrique du Sud

En 1652, la VOC établit au Cap de Bonne-Espérance une base de réapprovisionnement pour ses navires, située à mi-chemin entre les Indes néerlandaises orientales et les Indes néerlandaises occidentales mais surtout les Pays-Bas. La région présentant alors peu d'intérêt pour le négoce, elle allait surtout être une des rares colonies de peuplement néerlandais. La Grande-Bretagne saisit la colonie en 1797 durant l'occupation française et l'annexa en 1805. Les colons néerlandais restèrent en Afrique du Sud après la prise de contrôle britannique et plus tard entamèrent le Grand Trek à travers le pays pour rejoindre le Natal. Ils furent soumis par les Anglais après la Seconde Guerre des Boers et sont connus maintenant sous le nom d'Afrikaners.

Mozambique[modifier | modifier le code]

De janvier 1721 au 23 décembre 1730, aujourd'hui au Mozambique

Madagascar[modifier | modifier le code]

Maurice[modifier | modifier le code]

De 1638 à 1658 puis de 1664 à 1710, aujourd'hui l'île Maurice

Réunion[modifier | modifier le code]

Voir à ce sujet l'article Histoire de la Réunion.

L'Asie[modifier | modifier le code]

Les possessions et les échanges commerciaux de la compagnie des Indes néerlandaises au XVIIe et XVIIIe siècles.

Indes orientales néerlandaises[modifier | modifier le code]

De 1602 à 1945, aujourd'hui l'Indonésie.

Nouvelle-Guinée néerlandaise[modifier | modifier le code]

De 1828/1895 à 1961, la région de Nouvelle-Guinée occidentale constitue aujourd'hui les provinces indonésiennes de Papouasie et de Papouasie occidentale.

Malacca[modifier | modifier le code]

De 1644 à 1824, aujourd'hui en Malaisie (Malacca)

Les Hollandais prirent Malacca sur la côte occidentale de Malaya (aujourd'hui la Malaisie occidentale) aux Portugais en 1641. Conformément au traité signé avec le Stathouder Guillaume V d'Orange-Nassau (alors en exil au Royaume-Uni) il fut donné aux Anglais en 1806, durant les guerres napoléoniennes. Il fut rendu au Royaume-Uni des Pays-Bas en 1816, puis cédé aux Anglais lors du Traité anglo-néerlandais de 1824.

Ceylan[modifier | modifier le code]

De 1658 à 1796, aujourd'hui le Sri Lanka

La première arrivée des Néerlandais à Ceylan date de 1602, l'île était alors sous contrôle portugais. En 1658, les Néerlandais les en avaient complètement chassés. Entre 1505 et 1658, les Portugais avaient le contrôle des côtes mais pas de l'intérieur de l'île. Bouddhistes, hindous et musulmans avaient eu à souffrir des persécutions relieuses sous la loi portugaise, les Hollandais étaient plus intéressés dans le commerce que dans la conversion chrétienne des populations. Ceylan resta un comptoir majeur du commerce néerlandais jusqu'à sa prise par les Anglais en 1796. L'importance venait de sa position, à mi-chemin entre les colonies hollandaises d'Indonésie et celles du Cap.

Iles de Ceylan[modifier | modifier le code]

Formose[modifier | modifier le code]

De 1624 à 1662, de nos jours Taïwan

Les Néerlandais maintinrent une base, Fort Zeelandia, à Taïwan de 1624 jusqu'à 1662 quand ils en furent expulsés par le chinois Koxinga. L'île était une source d'approvisionnement en canne à sucre et en peaux de daim. C'était aussi un lieu où les marchands néerlandais de la VOC pouvaient commercer avec les marchands chinois du continent. Ils pouvaient y acheter la soie nécessaire au marché japonais.

Pescadores[modifier | modifier le code]

Fort : de 1620 à 1624 (25 août)

Japon[modifier | modifier le code]

de 1641 à 1857, aujourd'hui Deshima au Japon

Initialement les Néerlandais avaient un comptoir commercial à Hirado, de 1609 à 1641. Plus tard, les Japonais accordèrent aux Néerlandais un monopole du commerce avec le Japon, mais seulement de Deshima, une île artificielle au large de la cote de Nagasaki de 1641 à 1853. Durant cette période, ils étaient les seuls européens autorisés au Japon. Les commerçants chinois et coréens étaient toujours les bienvenus, mais restreints dans leur liberté de circulation.

L'Inde[modifier | modifier le code]

Entrée du cimetière néerlandais de Fort Cochin.
Tombe du cimetière néerlandais de Fort Cochin.
Bengale[modifier | modifier le code]

Fabriques et plantations néerlandaises dans ce qui est de nos jours le Bengale Occidental.

Suratte[modifier | modifier le code]

Surat : de 1616 à 1795

Malabar[modifier | modifier le code]

Partie méridionale de la côte occidentale de l'Inde

Coromandel[modifier | modifier le code]

Côte orientale de l'Inde

  • Golkonda : de 1662-ca 1733
  • Bimilipatnam : de 1687-1795/ 1818 à 1825 aux Anglais
  • Jaggernaikpoeram (Kakinada)(1734 –1795/ 1818 à 1825) aux Anglais
  • Daatzeram (Drakshawarama) : de 1633-1730
  • Nagelwanze : de 1669 à 1687)
  • Palikol : de 1613-1781/ 1785-1795/ 1818 à 1825 aux Anglais
  • Masulipatnam : de 1605-1756
  • Petapoeli (Nizampatnam) : de 1606 à 1668
  • Paliacatta (now Pulicat) : de 1610à 1781/ 1785 à 1795/ 1805 à 1825 aux Anglais
  • Sadras : de 1654-1757/ 1785-1795/ 1818 à 1825 aux Anglais
  • Tierepopelier (Thiruppapuliyur) : de 1608 à 1625
  • Tegenapatnam, Kudalur (Cuddaloue): de 1647 à1758
  • Pouto Novo (Parangippettai) : de 1608 à 1825 (1er juin)) aux Anglais
  • Negapatnam : de 1658 à 1781 aux Anglais.
  • Tuticouin et de Tutucouim : de 1658 à ?
  • Travancore, aujourd'hui fait partie de l'Inde

Birmanie (Myanmar)[modifier | modifier le code]

Siam (actuelle Thaïlande)[modifier | modifier le code]

  • comptoir de Ayutthaya : de 1613 à 1767
  • comptoir de Patani (Pattani) : de 1602 à 1623
  • comptoir de Sangoua (Songkhla) : de 1607 à 1623
  • comptoir de Ligor (Nakhon Si Thammarat) de 1664 à 1705 et de 1752 à 1756

Le Tonkin/Annam (actuel Viêt Nam)[modifier | modifier le code]

Perse (actuel Iran)[modifier | modifier le code]

Mésopotamie (actuel Irak)[modifier | modifier le code]

Yémen[modifier | modifier le code]

L'Océanie[modifier | modifier le code]

Nouvelle-Hollande[modifier | modifier le code]

Aujourd'hui Australie Occidentale

La partie occidentale de l'Australie fut reconnue par des navigateurs néerlandais - Willem Janszoon puis Abel Tasman - et passa dans la sphère néerlandaise sous le nom de Nouvelle-Hollande mais sans véritable prise de possession, ni réelle colonisation. On peut retracer les explorations néerlandaises sur la côte Nord-est où l'on retrouve beaucoup de toponymes néerlandais ainsi que de nombreuses épaves de navires néerlandais comme le Batavia. Lorsque les Anglais s'établirent sur cette côte, ils notèrent qu'il existait quelques petites poches de population indigène à la peau et aux yeux clairs et aux cheveux blonds, témoignage d'un métissage passé

Nouvelle-Zélande[modifier | modifier le code]

Découverte par Abel Janszoon Tasman et a été nommée Nieuw-Zeeland d'après la province néerlandaise de Zélande (Zeeland).

Europe[modifier | modifier le code]

Bien que ne faisant pas partie de ce que l'on nomme l'empire néerlandais, les Pays-Bas reçurent les Pays-Bas méridionaux lors du Congrès de Vienne, en 1815. Les Pays-Bas méridionaux déclarèrent leur indépendance en 1830 (la Révolution belge) et celle-ci fut reconnue par les Pays-Bas en 1839, donnant naissance à la Belgique. Lors du Congrès de Vienne, le roi Guillaume Ier des Pays-Bas fut fait Grand Duc du Luxembourg et les deux pays furent associés dans une union personnelle. L'indépendance du Luxembourg fut ratifiée en 1869. Quand Guillaume III des Pays-Bas mourut en 1890, ne laissant aucun successeur mâle, le Grand Duché fut donné à une autre branche de la Maison d'Orange-Nassau.

Débat sur l'usage du terme "Empire néerlandais"[modifier | modifier le code]

L'usage du terme empire pour désigner toutes les activités d'outre-mer des néerlandais fait débat car de nombreuses colonies n'étaient en fait que des postes de commerce gouvernées par des entreprises privés, La Compagnie néerlandaise des Indes orientales et la Compagnie néerlandaise des Indes occidentales. C'est seulement après les guerres napoléoniennes terminées en 1815, que les Britanniques rendirent à la monarchie néerlandaise les possessions que ceux-ci avaient occupé. Le pays prit alors directement en charge la gestion des colonies. Après cette date, tous les historiens utilisent le terme d'empire et d'impérialisme, pour faire référence à un aspect plus européen et la plupart du temps, seulement pour la période 1880-1940, de leur colonisation. En 1968, un historien néerlandais écrivit pour un public anglais : « La politique coloniale hollandaise n'a jamais été dominée par la vision d'établir un empire hollandais en Asie », S. L. van der Wal dans : Bromley and Kossmann.