Arecaceae

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Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Palmier (homonymie).

Les palmiers, palmacées (Palmae) ou arécacées (Arecaceae) – les deux noms sont reconnus – forment une famille de plantes monocotylédones. Facilement reconnaissables à leur tige non ramifiée, le stipe, surmonté d'un bouquet de feuilles pennées ou palmées, les palmiers symbolisent les déserts chauds et les côtes et paysages tropicaux.

Sommaire

Botanique [modifier]

Coupe d'un tronc de palmier montrant l'absence des anneaux de croissances typiques des arbres.

La famille des arécacées comprend (selon Watson & Dallwitz) plus de 2 500 espèces réparties en plus de 200 genres, dans les régions tropicales, subtropicales et tempérées chaudes, de l'Afrique aux Amériques et à l'Asie :

Conformément aux règles de la nomenclature scientifique, le nom de la famille découle de celui du genre le plus représentatif (dans le cas d'espèce, il s'agit du genre Areca, qui comprend notamment Areca catechu L., l'aréquier ou palmier à bétel).

D'un point de vue botanique, les palmiers sont des monocotylédones et ne sont donc pas des arbres, mais des « herbes géantes » : ils ne possèdent pas de vrai bois au sens botanique, l'épaississement du stipe résultant de l'addition répétée de faisceaux appelée « croissance secondaire diffuse », processus différent de celui à l'origine de la formation du bois des dicotylédones et des gymnospermes.

Cela n'empêche pas les Ceroxylon des Andes de posséder les plus hauts stipes du monde (40 à 60 m). Quant au cocotier du Chili (Jubaea chilensis), il présente un stipe de plus d'1 m de diamètre.

Classification [modifier]

La classification phylogénétique APG II (2003) et la classification phylogénétique APG III (2009) rattachent cette famille à l'ordre des Arécales inclus dans le grand groupe des Commélinidées.

Le Angiosperm Phylogeny Website (20 avril 2007)[1] distingue 5 sous-familles :

Pour plus de détails voir l'article détaillé sur la classification des Arecacées.

Les genres les plus connus pour cette famille sont les suivants : Areca, Bismarckia, Borassus, Brahea, Butia, Calamus, Cocos, Copernicia, Corypha, Elaeis, Euterpe, Hyphaene, Jubaea, Latania, Mauritia, Metroxylon, Phoenix, Raphia, Roystonea, Sabal, Salacca, Syagrus, Trachycarpus, Washingtonia.

Description [modifier]

Feuille palmée d'un palmier de Chine ( Trachycarpus fortunei)

C'est une famille de plantes généralement arborescentes connues sous le nom de palmiers, à bois atypique n'ayant pas de cambium pour assurer une croissance en largeur d'un tronc, parfois à l'aspect de lianes ou d'arbustes. Elle est répandue dans toute la zone intertropicale. Seules deux espèces (Phoenix theophrasti, le dattier de Crète, et Chamaerops humilis, le palmier nain ou palmier doum) sont spontanées en Europe.

Le palmier n'a pas de tronc, mais un « stipe », une tige remplie de moelle ou de fibres, et n'a pas non plus de branches mais des palmes, qui selon les espèces peuvent avoir la forme d'un éventail (feuilles palmées), d'une plume (feuilles pennées) ou d'une structure intermédiaire entre ces deux formes (feuilles costapalmées).

L'inflorescence est déterminée (ou cymeuse, c'est-à-dire avec un axe principal terminé par une fleur), paraissant souvent composée-spiciforme[2]. Les fleurs sont hermaphrodites ou unisexuées, généralement sessiles et à périanthe décomposé en 3 sépales, généralement 3 pétales, 3 ou 6 étamines (ou plus), 3 carpelles parfois jusqu'à 10, un ovule dans chaque loge. Le fruit est une drupe, souvent fibreuse ou rarement une baie.

Plante à la fois primitive (ancienne) et très évoluée (complexe), elle peut s'adapter à des conditions climatiques diversifiées (de la forêt équatoriale au désert aride). Sensibles au gel, les palmiers ne dépassent pas la latitude de 50° Nord ou Sud et préfèrent les nombreuses contrées tropicales. Ils sont le plus souvent à leur aise sous un climat méditerranéen.

Histoire [modifier]

Les palmiers occupent une place à part dans le monde végétal, parce qu'ils comptent parmi les plus anciennes espèces de plantes depuis 80 millions d'années. La datation des plus anciens fossiles de palmiers les donne du début du Crétacé, il y a environ 120 millions d'années[3]. De nombreux fossiles de palmiers ont été découverts en Europe sur des terrains datant de l'Oligocène (38 millions d'années) au Miocène (6 M d'années). Ils témoignent d'une ancienne période de climat tropical.

Toutes

les civilisations de la Méditerranée les ont vénérés[réf. nécessaire]. Ils symbolisent l'arbre de vie, la fécondité et le succès[réf. souhaitée].

Écologie [modifier]

Les palmiers, largement répandus dans les régions intertropicales, font partie intégrante de l'écosystème tropical. Un grand nombre d'espèces poussent dans les forêts pluvieuses tropicales, au niveau de la canopée et dans la strate arborescente inférieure. Les palmiers poussent également dans des endroits durablement humides, comme les marais, à proximité des mangroves et sur les rives des fleuves. Ils prospèrent également dans les zones au climat subtropical humide ou méditerranéen, semi-arides et arides de plaines. Dans la cordillère des Andes on les rencontre encore à 4000 mètres d'altitude. On les trouve aussi dans les oasis, notamment au Sahara.

Économie [modifier]

Les palmiers sont des plantes parmi les plus utiles dans l'économie agricole des pays des zones tropicales où ils ne sont dépassés en importance que par les graminées. Toutes les parties de la plante sont employées de manière très variée. Les fruits, noix de coco ou dattes, font partie depuis des millénaires des aliments de base des populations vivant sous les tropiques. Avec le bois des stipes, on fabrique des planchers et des murs, et avec les feuilles on réalise la couverture des maisons.

Les représentants les plus importants de cette famille sur le plan économique sont les suivants :

Utilisations des palmiers [modifier]

  • usage alimentaire : dattes, noix de coco, sucre, vin de palme, coprah, sagou (fécule), chou palmiste (cœur de palmier), huile de palme, chenilles
  • usage thérapeutique : noix d'arec, sang-dragon
  • usage industriel : cire de palmier, fibres textiles (raphia, rônier, crin végétal), rotin pour vannerie, ivoire végétal...
  • usage ornemental : parcs et jardins, avenues, plantes d'appartement (kentia)
  • usage médical : par exemple, les baies de Serenoa utilisés (industriellement) pour lutter contre l'adénome prostatique
  • construction : dans de nombreux pays (Polynésie, Panama, Thaïlande, Philippines, Nouvelle-Guinée, Indonésie, Amazonie), les palmiers servent de matériau de construction. Tout d'abord, on se sert des stipes des palmiers pour établir la structure principale de la construction (charpente, poutre). Ensuite, pour réaliser la toiture, on se sert des feuilles qui ont la propriété de former une excellente couche étanche. Les cloisons intérieures quant à elles sont réalisées à partir de folioles tressées. Dans la péninsule Arabique on utilise les frondes de palmier (arish) pour construire des maisons peu onéreuses mais éphémères. L'architecture contemporaine commence à remettre à l'honneur cette technique traditionnelle.

Curiosités [modifier]

« Coco fesses » (Muséum de Toulouse).
  • le cocotier de mer, Lodoicea maldivica, originaire des Seychelles produit la plus grosse graine du règne végétal. Appelée « coco fesse », elle peut dépasser 20 kg et sa forme est particulièrement évocatrice.

Parasites et maladies [modifier]

Entre autres, deux insectes ravageurs de palmiers :

Le papillon de nuit (hétérocère) suivant se nourrit de palmier :

Classification [modifier]

Liste des genres [modifier]

Selon Kew Garden World Checklist (19 avr. 2010)[4] :

Selon NCBI (19 avr. 2010)[5] :

Selon ITIS (20 avr. 2010)[6] :

Symbole Unicode [modifier]

Le palmier fait l'objet d'un encodage Unicode :

Notes et références [modifier]

  1. Angiosperm Phylogeny Website, consulté le 20 avril 2007
  2. Walter S Judd, Campbell, Kellog et Stevens (trad. Jules Bouharmont et Chrales-Marie Evrard), Botanique systématique : Une perspective phylogénétique, De Boeck Université, coll. « Dbu Sciences Sc », 20 novembre 2001 (ISBN 978-2744501234) 
  3. Pierre Olivier Albano, La connaissance des palmiers : culture et utilisation : les principales espèces utiles et ornementales pour jardins tempérés et tropicaux, Aix-en-Provence, Édisud, 2002, 359 p. (ISBN 9782744903038) 
  4. Kew Garden « World Checklist », consulté le 19 avr. 2010
  5. NCBI, consulté le 19 avr. 2010
  6. ITIS, consulté le 20 avr. 2010

Voir aussi [modifier]

Articles connexes [modifier]

Bibliographie [modifier]

Liens externes [modifier]

Bases de référence [modifier]

Autres liens externes [modifier]

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