Sainte-Lucie

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Carte de Sainte-Lucie

Sainte-Lucie, en anglais : Saint Lucia, est un État insulaire des Antilles. Située sur le bord oriental de la mer des Caraïbes, Sainte-Lucie fait partie des îles du Vent ; elle est située entre, au sud, les îles de Saint-Vincent-et-les-Grenadines, au sud-est, la Barbade et au nord, la Martinique. Sa superficie est de 620 km2 pour une population estimée à 170 000 habitants. Sa capitale est Castries.

Histoire[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Histoire de Sainte-Lucie.

Nommée en l'honneur de Lucie de Syracuse, l'île est visitée pour la première fois par les espagnols vers les années 1500. Les européens essaieront ensuite progressivement de s'y implanter mais sans succès. C'est la France qui commença à établir une réelle colonie et signa un traité avec les Caraïbes en 1660. Néanmoins, l'île fut tout au long du XVII et XVIIIème siècle principalement disputée entre la France et le Royaume-Uni, lequel en obtient le contrôle complet en 1814, avec le traité de Paris. Un gouvernement représentatif local est mis en place en 1924. Le pays devient indépendant le 22 février 1979, en tant que royaume du Commonwealth. Il adhère à l'Organisation des États de la Caraïbe orientale en 1981.

Politique[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Politique à Sainte-Lucie.

En tant que royaume du Commonwealth, Sainte-Lucie reconnaît la reine Élisabeth II comme chef d'État ; elle est représentée sur l'île par un Gouverneur général. Le pouvoir exécutif est cependant dans les mains du Premier ministre et de son cabinet, et le Gouverneur général n'agit que sur les conseils de ces derniers. Après les élections législatives, le chef du parti majoritaire ou le chef d'une coalition de la majorité à l'Assemblée est habituellement nommé Premier ministre par le Gouverneur général ; celui-ci nomme également le vice Premier ministre.

Le Parlement de Sainte-Lucie est bicaméral. La chambre basse, l'Assemblée (House of Assembly), possède 17 sièges désignés au suffrage universel direct pour cinq ans. La chambre haute, le Sénat (Senate), possède 11 membres nommés par le Gouverneur général.

Sainte-Lucie est membre de la communauté des Caraïbes, de l'organisation des États de la Caraïbe orientale et de l'Organisation internationale de la francophonie.

Ordres et décorations de Sainte-Lucie[modifier | modifier le code]

  • Ordre de Sainte-Lucie

Géographie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Géographie de Sainte-Lucie.
Carte topographique de Sainte-Lucie.

L'île de Sainte-Lucie fait partie de l'arc des Îles du Vent, dans les Petites Antilles. Elle est bordée à l'ouest par la mer des Caraïbes et à l'est par l'océan Atlantique à proprement parler.

Sainte-Lucie est une île volcanique et culmine à 950 m d'altitude au mont Gimie. Deux autres volcans, le Gros Piton et le Petit Piton, sont situés entre Soufrière et Choiseul sur la partie occidentale de l'île, ils font partie des sites inscrits au patrimoine mondial de l'UNESCO.

La capitale de Sainte-Lucie est Castries, où habite le tiers de la population du pays. Les autres grandes villes sont Gros Islet, Soufrière et Vieux Fort. Le climat est tropical, modéré par des alizés de nord-est, et possède une saison sèche de janvier à avril et une saison pluvieuse de mai à décembre.

Divisions administratives[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Districts de Sainte-Lucie.
Districts de Sainte-Lucie.

Sous le gouvernement colonial français Sainte-Lucie fut subdivisée en 11 paroisses, les Anglais continuèrent ce système de divisions (quarters en anglais) :

  1. Anse-la-Raye
  2. Canaries
  3. Castries
  4. Choiseul
  5. Dennery
  6. Foresty
  7. Gros-Islet
  8. Laborie
  9. Micoud
  10. Soufrière
  11. Vieux-Fort

Sainte-Lucie est également divisée en 17 districts électoraux pour les élections législatives.

Économie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Économie de Sainte-Lucie.

Le tourisme constitue la première source de revenus du pays, avec 48% du PIB. La plupart de l'activité touristique est regroupée dans le nord de l'île, avec de nombreux hôtels, des marinas, et surtout le port de Castries ou de nombreux bateaux de croisière font escale. Toute la partie sud de l'île est beaucoup plus sauvage et les infrastructures touristiques y sont de taille plus modeste, on y trouve aussi nombre d'activités « nature ». La majorité des touristes sont américains (36% en 2007) et occupent le plus souvent les grand complexes touristiques du nord, la clientèle européenne préfère souvent la partie sud de l'île, et nombre d'entre eux regrettent cette américanisation de l'île. Sainte-Lucie vise plutôt un tourisme haut de gamme, on y trouve de nombreux hôtels de luxe. Le réseau routier est de très bonne qualité dans le nord, mais plus aléatoire dans le sud, il est régulièrement endommagé pendant la période des cyclones. Sainte-Lucie dispose de deux aéroports, le plus ancien situé en pleine ville de Castries est désormais réservé aux vols inter-îles des Caraïbes, le nouvel aéroport construit à l'extrême sud de l'île à partir des années 1990 répond aux normes intercontinentale et permet d'accueillir les gros porteurs venus d'Amérique du nord (principalement les États-Unis) et d'Europe (principalement le Royaume-Uni) ; cet aéroport a repris une partie des infrastructures d'une ancienne base de l'US Air Force, la route qui relie la ville de Vieux Fort à l'aéroport est d'ailleurs un ancien "taxiway" de cette base. Depuis la France, on peut rejoindre Sainte-Lucie à l'aéroport de Castries via Fort de France en Martinique.

La seconde source de revenu de l'île provient de l'agriculture. Dans les années 60, la banane représentait 80% des revenus de l'île, dans les années 90 le gouvernement a décidé de diversifier la production en favorisant la culture de mangues et d'avocats. Viennent ensuite l'artisanat et les petite entreprises. Sainte-Lucie a également crée un important site de stockage et de transit de produits pétroliers qui occupe une bonne place dans l'économie de l'île.

Le gouvernement pratique une politique, notamment fiscale, qui vise à attirer les investissements étrangers, lesquels sont rassurés par la stabilité politique de l'île. Ainsi, notamment, il existe plusieurs projets de développement touristique dans le sud, par la construction de grand complexes hôteliers. Ces projets sont loin de faire l'unanimité sur place, en raison du caractère relativement protégé de cette partie du pays.

Démographie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Démographie de Sainte-Lucie.
Évolution de la démographie entre 1961 et 2003 (chiffre de la FAO, 2005). Population en milliers d'habitants.

En 2008, Sainte-Lucie compte 172 884 habitants. 81 % de la population sont d'origine africaine, 11,9 % d'origine mixte, 2,4 % d'origine indo-caraïbe ou indienne et une petite minorité d'origine européenne.

L'anglais est la langue officielle du pays, mais le créole à base lexicale français (BLF) est parlé par 80 % de la population et son usage officiel est en augmentation[1]. Il a évolué à partir de langues et dialectes régionaux français (le normand, le picard, l'occitan...), de langues africaines et du Kali'na.

Environ 70 % de la population est catholique, 8 % adventiste du septième jour, 6 % pentecôtiste, 2 % évangélique, 2 % anglican et 2 % rastafari.

L'émigration de Sainte-Lucie est principalement dirigée vers les pays anglophones. Au Royaume-Uni, près de 10 000 citoyens britanniques sont nés à Sainte-Lucie et plus de 30 000 sont originaires de cette île. Aux États-Unis résident près de 14 000 personnes originaires de Sainte-Lucie.

Culture[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Culture de Sainte-Lucie.

Au long de son histoire l'île fut française à trois reprises, d'où le riche héritage de sa propre culture créole teinte d'influences françaises et le créole parlé comme deuxième langue par la plupart des insulaires.

Un prix Nobel est originaire de Sainte-Lucie :

Un lauréat du Prix de la Banque de Suède en sciences économiques en mémoire d'Alfred Nobel (souvent appelé prix Nobel d'économie) :

Fêtes et jours fériés
Date[2],[3] Nom français Nom local Remarques
1er janvier Nouvel an
2 janvier
22 février
21 mars
24 mars
1er mai Fête du travail
12 mai
2 juin
12 juin
14 juillet Fête nationale française
15 juillet
1er août
1er octobre
13 décembre Fête nationale[4]
25 décembre Noël
26 décembre

Codes[modifier | modifier le code]

Sainte-Lucie a pour codes :

Divers[modifier | modifier le code]

Sainte-Lucie, qui fut l'enjeu d'une lutte acharnée entre Anglais et Français (notamment pour ses sources d'eau douce, rares dans les Caraïbes), est officiellement surnommée l'« Hélène de l'ouest » (the Helen of the West) par analogie avec Hélène de Troie (l'Hélène de l'est), qui fut dans l'Antiquité l'enjeu d'une lutte acharnée entre les différents princes grecs et troyens. Ce surnom, reconnu officiellement, est présent dans le second couplet de l'hymne national lucien : Sons and Daughters of St Lucia.

Avec un prix Nobel (Derek Walcott) pour une population de seulement 170 000 habitants, Sainte-Lucie est le pays du monde qui, relativement à sa population, connaît la plus grande proportion de lauréats à ce prix. Également, le Lucien Arthur Lewis a été lauréat du Prix de la Banque de Suède en sciences économiques en mémoire d'Alfred Nobel en 1979 (prix attribué en accord avec la fondation Nobel, mais pas officiellement un prix Nobel).

La bière nationale est la Piton, une bière blonde. Sur l’étiquette, on voit les deux pitons, emblèmes de l’île. Du rhum est également distillé sur l'île[5].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]