Païta

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Païta
Nakouta, Naïa, Anse Longue
Nakouta, Naïa, Anse Longue
Administration
Pays Drapeau de la France France
Collectivité Nouvelle-Calédonie
Province Province Sud
Aire coutumière Djubéa-Kaponé
Maire
Mandat
Harold Martin
2014-2020
Code postal 98890
Code commune 98821
Démographie
Population
municipale
18 120 hab. (2012[1])
Densité 26 hab./km2
Ethnie Européens : 26,1 %
Wallisiens-Futuniens : 23,4 %
Kanak : 22,3 %
Métis : 12,3 %
Asiatiques : 3,3 %
Tahitiens : 2,5 %
Ni-Vanuatu : 1,1 %
Autres : 7,1 %
Non déclarés : 1,8 %
Géographie
Coordonnées 22° 08′ 01″ S 166° 21′ 02″ E / -22.133711, 166.350494 ()22° 08′ 01″ Sud 166° 21′ 02″ Est / -22.133711, 166.350494 ()  
Altitude Min. 0 m – Max. 1 618 m
Superficie 699,7 km2
Localisation

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Païta

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Liens
Site web http://www.paita.nc

Païta est une commune française de Nouvelle-Calédonie, située dans la Province Sud, sur la côte ouest de la Grande Terre. Elle fait partie du Grand Nouméa dont elle constitue la périphérie restée la plus rurale. L'aéroport international de Nouméa - La Tontouta est situé sur son territoire.

Géographie[modifier | modifier le code]

Couvrant 699,7 km2, elle est la douzième commune la plus étendue sur les 33 que compte la Nouvelle-Calédonie. Elle est bordée par les communes de Dumbéa au sud-est (séparée par le col de Katiramona et la rivière Dumbéa) et de Boulouparis au nord-ouest (au-delà du fleuve Tontouta), et, sur l'autre côte de la Grande Terre de l'autre côté de la Chaîne centrale, par Thio et Yaté.

Le point culminant de la commune est le mont Humboldt qui atteint 1 618 mètres d'altitude, le second plus haut sommet de Nouvelle-Calédonie derrière le Mont Panié. Les contreforts de son massif et de celui du mont Mou voisin (1 219 m) s'étagent ensuite progressivement en plateaux et collines jusqu'aux plaines de Païta (moitié sud-est de la commune) et de Saint-Vincent (moitié nord-ouest, correspondant aux parties aval des vallées de La Tontouta et de La Tamoa), séparées l'une de l'autre par le col de la Pirogue.

La géographie urbaine de Païta est paradoxale. D'une part le centre-ville de la commune s'est affirmé par d'importants travaux de "requalification" en 2006. Mais d'autre part, la croissance urbaine de la commune, la plus importante du Grand Nouméa avec 5,3 % de croissance annuelle[2], apparaît particulièrement peu maitrisée avec de nombreuses opérations de lotissements. Autour de la voie express n°2 Païta semble faire le pari, en ce XXIe siècle, de se bâtir autour de l'automobile, ce qui tend à l'éclatement des localisations de l'habitat. Toutefois, il convient de remarquer que la ville, avec l'ouverture de plusieurs zones industrielles, ne se complaît pas dans la fonction d'une cité purement résidentielle, avec notamment un ratio emplois/habitants de 0,7 bien supérieur aux autres communes périphériques de la capitale calédonienne[2]. Toutefois, le développement urbain de la ville ne s'opère pas de façon à répondre à un objectif de maîtrise de l'étalement urbain par la constitution, pour le Grand Nouméa, d'une polycentralité, tel que décrit dans le Plan d'Aménagement et de Développement Durable de l'agglomération[3], en particulier, si le projet de liaison autoroutière entre Païta Nord et Tontouta venait à voir le jour.

Histoire[modifier | modifier le code]

Pétroglyphes au col de Katiramona

La présence de pétroglyphes (sculptures rupestres dont les formes géométriques et cruciformes stéréotypées restent un mystère pour les archéologues quant à leur signification) au col de Katiramona[4] et de tumuli (vaste dômes de terre d'origine entourant une colonne de calcaire semblable à une sorte de « chaux », datés entre 3 000 et 10 000 ans avant nos jours et dont l'origine humaine fait débat au sein de la communauté scientifique[5]), ainsi que les traces de tarodières au col de la Pirogue semblent témoigner d'un peuplement pré-colonial assez ancien. Le site de Naïa, situé sur le littoral de la commune, a donné son nom à deux types de poteries développées entre le début du premier siècle avant J.-C. et l'arrivée des Européens aux XVIIIe et XIXe siècles (appelée d'ailleurs période de « Naïa Oundjo » par les historiens), dites 'Naïa I (poteries à anses retrouvées essentiellement dans le sud de la côte ouest entre Bourail et l'île Ouen dans des zones exclusivement littorales) et Naïa II (poteries de petite taille et à pustules localisées elles aussi essentiellement dans le sud, sur le littoral mais également à l'intérieur des terres).

Après la prise de possession de l'archipel par la France, Païta devient le lieu des premières expériences de colonisation de peuplement libre. Ainsi, dès 1857, James Paddon, négociant et aventurier britannique, reçoit - en échange de sa propriété de l'île Nou dans la rade de Nouméa (alors encore Port-de-France) qu'il a vendu (40 000 F) à l'État français pour que celui-ci y construise une partie des infrastructures pénitentiaires du bagne - 4 000 hectares de terres à culture à Païta, dans les bassins réunis des deux rivières Karikouié et Katiramona avec une bande de terrain étroite allant jusqu'à la baie de Dumbéa. Le contrat prévoit qu'il y fasse venir 22 « individus mâles de race blanche » et leurs familles, ils seront finalement 18 à recevoir une concession dans ce qu'on appelle alors « Paddonville », en deux vagues successives. Les cinq premiers chefs de famille, à majorité d'origine allemande et ayant transité par l'Australie, signent leur contrat le 17 mars 1859 et arrivent par le Speck le 23 mai 1859 avec leurs épouses et enfants, soit en tout dix adultes et quatre enfants : il s'agit du Wurtembergeois Anton (ou Antoine) Metzger (1830-1926) et de ses deux beaux-frères Karl (ou Charles) Gaërtner (1861-1951) et M. Human, le Hambourgeois Henrich Ohlen (décédé en 1869) et l'anglais de Manchester Thomas Lynch (décédé en 1917). Il faut y ajouter les huit enfants Martin (5 garçons, dont 3 auront une descendance et 2 verront leur famille faire souche), neveux de James Paddon que celui-ci a fait venir de Portsmouth et dont deux d'entre eux (Horatio John puis, après sa mort sans descendance en 1884, Augustus) hériteront à son décès de sa propre concession. Les autres familles sont les : Abel, Alfort, Ambrose, Blair, Dotson, Gottlieb, Heister, James, les frères Riese, Sleath, Thorburn. Ils pratiquent une agriculture essentiellement maraîchère, une expérience dans la canne à sucre étant vite abandonnée. Mais les conditions difficiles poussent certains d'entre eux à repartir pour l'Australie (les Human, Alfort, Ambrose, Blair, Dotson, Gottlieb, Riese, Sleath ou Thorburn), d'autres à s'installer au chef-lieu (Gaërtner, les Ohlen dès la génération des enfants du pionnier)[6],[7],[8]. En dehors de « Paddonville », un des anciens employés de Paddon, le chinois Jemmy Song (né vers 1831, décédé à une date inconnue), ancien berger et intendant du négociant, obtient quant-à-lui une concession à Tongouin, un peu plus au nord de Païta[9].

Quelques années plus tard, Timothée Cheval (1814-1881), d'origine normande et jusqu'à présent restaurateur avec son frère Hippolyte à Sydney, vient tenter sa chance en Nouvelle-Calédonie au début des années 1860 et reçoit, par décret du gouverneur daté du 28 novembre 1861, 1 500 hectares (au fil des défrichages et des acquisitions, la propriété atteindra les 1 800 hectares) à La Tontouta, à charge par lui d'y introduire 6 à 8 colons européens, 100 bêtes à cornes, 16 juments et un étalon. Les candidats arrivent d'Australie par La Gazelle le 18 juillet 1862 : parmi eux essentiellement trois Irlandais originaires du Comté de Clare, James Daly (1832-1900), James O'Donoghue (1804-1883, le beau-père d'Hippolyte Cheval), Camille Hoff (né en 1834 à Paris mais marié à une nièce de James O'Donoghue et Patrick MacMahon, Anny Moloney), Patrick MacMahon (1821-1910), Michael Hugues, Patrick Munen, ainsi que les dénommés O'Connel et Ralph. Il faut également citer Fanny Austin, veuve d'un certain M. Unger, venue avec ses deux fils, ou encore le frère de Timothée, Hippolyte Cheval, venu le rejoindre en 1866. Comme pour l'expérience Paddon, certains de ces colons quitteront la Nouvelle-Calédonie sans y faire souche (les Munen, O'Connell, Ralph notamment), d'autres iront s'installer à Nouméa (Hippolyte Cheval dès 1871, les Unger et les Daly)[10]. Parmi les autres pionniers installés individuellement on peut citer Pierre Soulard (puis ses descendants) à La Tamoa à partir de la fin des années 1860. Beaucoup de ces exploitations vont être durement éprouvées par la révolte kanak de 1878 du grand-chef Ataï. Quoi qu'il en soit, une école et une mission catholique sont fondées en 1864, puis une commission municipale (ancêtre d'un conseil municipal, composée de trois conseillers élus par les citoyens français et désignant en leur sein un président, parfois appelé par abus de langage « maire ») est créée à Païta en 1870 sur la partie sud de l'actuelle commune et essentiellement en regroupant les concessions de l'ancienne « Paddonville », tandis que la moitié nord dite « Saint-Vincent » est dotée à son tour d'une telle institution de 1879 à 1934, date à laquelle elle est englobée dans la juridiction de celle de Païta[11].

L'ancienne gare
Locomotive du Petit Train

Dans le même temps, des Transportés détenus aux camps dits Mathy et Schiele servent de main d'œuvre essentielle pour le développement de la future commune de Païta : construction de routes la reliant au chef-lieu, de ponts, lutte contre les nuisibles qui menacent les récoltes (notamment les sauterelles), construction de bâtiments publics ou religieux (dont l'église de Païta en 1887) ou bien des services administratifs. Libérés, ils deviennent pour beaucoup ouvriers agricoles au service des propriétaires terriens de la région, si bien qu'en octobre 1902 on comte encore 121 libérés et relégués y travaillant[12]. L'exploitation du charbon de bois et la mise en service de 1914 à 1939 du « Petit Train » (ligne de chemin de fer inaugurée en 1904 pour sa première portion entre Nouméa et Dumbéa, et prolongée de 1910 à 1914 jusqu'à Païta) assurent un certain essor au village, même si l'exploitation du train est vite déficitaire, faute d'une clientèle suffisante, du coût des matières premières dues à la Première Guerre mondiale et à la concurrence de plus en plus forte de l'automobile.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, Païta se fait remarquer en étant le point de ralliement des Caldoches majoritairement favorables à la France libre contre le gouverneur Denis qui, pour sa part, a pris parti pour le régime de Vichy. Il sera finalement obligé de fuir pour être remplacé par le gaulliste Henri Sautot dès le 13 septembre 1940. Deux ans plus tard, lorsque les forces américaines débarquent sur l'île pour organiser la défense du Pacifique sud contre l'avancée japonaise, ils installent leur principal aérodrome sur le territoire de la commune, à Tontouta, ancêtre de l'actuel aéroport international.

Après la guerre, et tout particulièrement à partir des années 1960, Païta bénéficie de l'activité générée par l'aéroport, de l'immigration continue de Wallisiens et Futuniens - qui forment aujourd'hui la seconde communauté de la municipalité, suivant de peu les descendants d'Européens (« Caldoches ») et devençant les Kanaks - et de l'expansion urbaine du Grand Nouméa. Païta est en effet la dernière commune en date à avoir été atteinte, après le Mont-Dore et Dumbéa, et est actuellement celle qui connaît la plus forte croissance démographique (6,7 % par an en moyenne entre 1996 et 2004). L'étalement du bâti s'est surtout fait sous la forme de lotissements d'habitats individuels se développant en « doigt de gant » le long de la voie express n°2 (ou Savespress, voie rapide ouverte en 1979 pour relier Nouméa à Païta plus rapidement que la sinueuse RT 1 qui passe à l'intérieur des terres et doit ainsi traverser plusieurs cols), avec les logements sociaux de Julisa ou les résidences pavillonnaires de Savannah, Val Boisé, Beauvallon et Naïa, dans la partie orientale. Païta voit sa commission municipale remplacée par un conseil municipal en 1961 pour devenir une commune à part entière selon le droit français par la troisième loi dite Billotte de 1969, au même titre que toutes les autres anciennes commissions municipales.

Administration[modifier | modifier le code]

Mairie de Païta

Païta est l'une des 33 communes de Nouvelle-Calédonie. Son conseil municipal est composé de 33 membres élus, comme tous les conseillers municipaux français, pour un mandat de 6 ans au scrutin proportionnel de liste à deux tours. Le conseil désigne ensuite en son sein un maire et neuf adjoints. L'actuel maire est Harold Martin, élu pour la première fois en 1995 sous les couleurs du Rassemblement pour la Calédonie dans la République (RPCR), le parti historique anti-indépendantiste, puis réélu en 2001 comme divers-droite contre le candidat officiel de son ancien parti, en 2008 sous les couleurs de l'Avenir ensemble, mouvement d'opposition au Rassemblement qu'il a contribué à créer en 2004 et qu'il préside de 2004 à 2008 et depuis 2009. Il a été réélu en 2014 sous les couleurs d'une alliance, le Front pour l'unité, unissant l'Avenir ensemble au Rassemblement-UMP notamment. Harold Martin a également été président du Congrès de 1997 à 1998, de 2004 à 2007 et de 2009 à 2011, et président du Gouvernement local de 2007 à 2009 et depuis 2011.

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1961 1967 Robert Abel    
1967 1983 Raymond Hénin Union calédonienne puis FNSC  
1983 1995 Ronald Martin RPCR  
1995 en cours Harold Martin RPCR puis Divers droite puis Avenir ensemble Président du Congrès - Président du gouvernement de la Nouvelle-Calédonie - Président de l'Avenir ensemble
Les données manquantes sont à compléter.

Économie[modifier | modifier le code]

Véritable « porte de la Brousse » (nom donné à la partie rurale de la Nouvelle-Calédonie, en dehors de la zone urbaine du Grand Nouméa), Païta voit son activité économique fortement orientée vers l'agriculture. Ainsi, sur 2 142 établissements inscrits au Répertoire d'identification des entreprises et des établissements (RIDET) pour la commune au 30 septembre 2008, 440 (20,54 %) se situent dans les secteurs de l'agriculture, de la chasse, de la sylviculture, de la pêche et de l'aquaculture. Le premier domaine d'activité économique reste toutefois la construction en raison de l'urbanisation galopante, avec 461 entreprises recensées (21,52 %)[13].

Les Fraisiers de Païta, créée en 1993 à l'entrée du village, s'est fait connaître pour sa production de fraises, fruit exotique pour la population locale. Elle s'est depuis diversifiée dans la culture d'autres fruits non tropicaux, tels que la pêche ou la framboise, et leur transformation (confitures, fruits confits notamment)[14],[15]. Point de départ de la « Zone industrielle et artisanale » (Ziza) de Païta, les Fraisiers sont rejoints en 2001 par la Maison Ridolfi, déjà réputée des consommateurs néo-calédoniens pour ses liqueurs et spiritueux, qui fonde en 2008 la première conserverie de fruit du Territoire[16]. Paita est une commune pionnière dans d'autres cultures, ainsi la SCA COTEAU DES LACS située à la Tamoa a mis en place les premières cultures d'asperges, de raisins de table et de légumes en culture biologique.

Sur le plan de l'élevage, Païta est le site d'implantation depuis 1985 de l'un des deux abattoirs de l'Office de commercialisation et d'entreposage frigorifique (OCEF, organisme territorial de régulation des marchés agricoles, et particulièrement de l'élevage, qui détient le monopole de l'achat aux producteurs, de l'importation, de la mise en traitement et de la vente aux détaillants des viandes et des pommes de terre), d'une capacité annuelle de 1 500 tonnes (l'autre abattoir, situé à Bourail, a un rendement possible de 4 000 tonnes)[17]. Les animaux élevés comprennent essentiellement les porcs, les bœufs et les lapins (60 % du cheptel néo-calédonien)[18]. La « fête du Bœuf », qui a lieu chaque année le troisième ou quatrième dimanche d'octobre depuis 1995, est l'occasion d'une foire commerciale où sont présentés des productions locales (essentiellement autour de la viande bovine, la spécialité restant les testicules de veau marinées et grillées ou encore le veau entier tourné à la broche) et d'un rodéo[19].

L'aquaculture de la crevette est également en plein développement, avec deux fermes (Aquamon et Gwenguy) et une écloserie (de Montagnès). La ferme Aquamon, l'une des plus anciennes de Nouvelle-Calédonie (en 1983), avec 42 ha et une production de 137 tonnes en 2006 (7,4 % de l'ensemble de la production néo-calédonienne), était alors la cinquième exploitation de ce type sur le Territoire. Plus récente, car fondée en 2004 à partir de la cession de l'un des bassins d'Aquamon, celle de Gwenguy a un rendement encore plus faible et est entièrement destinée au marché local. Pour sa part, l'écloserie de Montagnès était la seconde de l'archipel en 2005 avec 43,3 % de la production de post-larves[20].

Preuve de l'importance de Païta dans l'organisation agricole de la Nouvelle-Calédonie, la station expérimentale de Port-Laguerre y est implantée au pied du col de la Pirogue. Elle comprend : le Service des Laboratoires officiels Vétérinaires, Agroalimentaires et Phytosanitaires (LNC) de la Direction des affaires vétérinaires, alimentaires et rurales (DAVAR) du Gouvernement, le Conservatoire de l'igname (centre d'expérimentation chargé de sélectionner les meilleurs variétés pour la production et la consommation et de multiplier ces variétés, de développer des techniques modernes et d'étudier la possibilité de conserver des produits pour une mise en marché en contre-saison), une station zootechnique (élevage et saillies), notamment.

Sur le plan du secteur tertiaire, l'aéroport international de Nouméa - La Tontouta est un important pourvoyeur d'emplois : le personnel aéroportuaire comportait ainsi fin 2011 56 employés de la Chambre de commerce et d'industrie (CCI) auxquels s'ajoutaient les 37 pompiers du Service de sécurité incendie et sauvetage (SSIS)[21], les 164 collaborateurs de l'entreprise d'assistance aéroportuaire Cofely Airport Pacific (CAP, nom pris en 2011 par l'ancien Tontouta Air Service ou TAS suite à son rachat par Cofely)[22], les agents des douanes (le bureau de Tontouta et la brigade de surveillance externe, dite BSE, de La Tontouta), de la police aux frontières ainsi que les salariés des entreprises, commerces et services partenaires (une boutique de souvenirs servant également de tabac-presse, six sociétés de location de voitures, une maison artisanale de fabrication et vente de colliers et bouquets floraux, un restaurant et un snack-bar en zone sous douane et deux magasins hors-taxes, un comptoir de change géré par la banque locale BCI, les services de transport touristique).

À noter aussi que le seul cimetière animalier et le seul centre d'incinération pour animaux se trouvent sur cette commune.

Le maintien d'activités propres à la commune permet de limiter encore les forts mouvements pendulaires d'actifs que connaissent les deux autres communes de la périphérie du Grand Nouméa, Dumbéa et le Mont-Dore. Ainsi, le ratio emplois/actifs occupés était encore de 0,7, soit le plus fort de l'agglomération après celui de Nouméa (qui s'établit alors à 1,26), tandis que le parc d'entreprises de la commune a augmenté de 53,9 % entre 2004 et 2008. Cela a été favorisé par l'aménagement, le long de la voie express n°2 et en face de la Ziza, de deux nouveaux parcs d'activité à la fin des années 2000 et au début des années 2010 : la « Zone industrielle et commerciale » (Zico) est entrée dans sa phase active à la fin de l'année 2008 et accueille 76 lots allant de 25 ares à 1,5 hectares et comprenant des entreprises (surtout de construction), des services (dont deux banques, ce qui n'était pas le cas de la Ziza) et des commerces (dont un centre commercial avec supermarché)[23] ; la Zipad, aménagée entre 2010 et 2013, comprend 95 lots allant de 20 ares à 15 hectares, dont la future usine de production de boissons et siège social de la Société Le Froid sur le plus grand lots, 93 lots destinés à des industries, d’une surface comprise entre 20 ares et 1,4 hectares (dont 5 lots à vocation commerciale et de restauration), et 1 lot commercial d'environ 6 hectares[24]. Ces trois parcs d'activité (Ziza, Zico et Zipad) ont vocation à devenir un futur technopôle[25]. La gestion du développement urbain à Païta demeure actuellement caractéristique d'une absence de maîtrise de l'urbanisation entraînant l'étalement urbain de l'agglomération.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. [PDF] Arrêté du 18 février 2013 portant modification des chiffres de la population de Dumbéa et de Païta et attribution de population fictive, JORF, 15/03/2013
  2. a et b Diagnostic du plan de déplacement de l'agglomération du Grand Nouméa, non disponible sur Internet actuellement
  3. [PDF] dumbean.files.wordpress.com, août 2009
  4. Présentation du site pétroglyphique de Katiramona
  5. [http://books.google.fr/books?id=Ih1zubtE378C&pg=PA50&lpg=PA50&dq=tumulus+Pa%C3%AFta&source=bl&ots=lVm5N7q4lm&sig=nKNSP9uufHbN9T4UK1YOEP3owR0&hl=fr&ei=1j8aSue7H-OZjAfN9PzjDA&sa=X&oi=book_result&ct=result&resnum=7#PPA50,M1 C. SAND, « Le temps d'avant » : la préhistoire de la Nouvelle-Calédonie : contribution à l'étude des modalités d'adaptation et d'évolution des sociétés océaniennes dans un archipel du Sud de la Mélanésie, éd. L'Harmattan, Paris, 1995, p.49-51}
  6. Biographie de James Paddon, sur le site de l'« Association Témoignage d'un Passé »
  7. [http://www.atup.org/page.php?id=62 Présentation des colons Paddon, Ibid.
  8. S. FORMIS, « La Saga Martin », Sagas calédoniennes : 50 grandes familles, Tome II, éd. Dimanche Matin, Nouméa, 2000, p.130-133
  9. Biographie de Jemmy Song, sur le site de l'« Association Témoignage d'un Passé »
  10. P. O'REILLY, Calédoniens, 1853
  11. La Circonscription de Saint Vincent, site de l'Association Témoignage d'un passé
  12. La population pénale et sa participation au développement de Païta, site de l'Association Témoignage d'un passé
  13. [PDF] Portrait de la commune de Païta, ISEE
  14. Fiche des Fraisiers de Païta sur le site de la FINC
  15. Bruno, « ananas confits de nouvelle calédonie : le produit de la semaine 04 », Gastronomie Outre-mer, 21/01/2008
  16. « Encore plus de fruits "made in Païta" », Blog de la Chambre d'agriculture de Nouvelle-Calédonie, 22/12/2008
  17. [PDF] 18 - Agriculture : 4 - Filières bovines, ISEE
  18. [PDF] « L'Agriculture calédonienne de 1998 à 2007 », Service de l’eau et des statistiques et études rurales, Affaires rurales / section statistiques, DAVAR, Gouvernement de la Nouvelle-Calédonie
  19. F. TROMEUR, « Païta mijote son bœuf », Les Nouvelles Calédoniennes, 25/10/2008
  20. [PDF] Rapport d'activité 2006, IFREMER, Centre du Pacifique, Département Aquaculture en Nouvelle-Calédonie
  21. [PDF] Rapport d'activité 2011, Chambre de commerce et d'industrie de Nouvelle-Calédonie, p. 28-29
  22. [PDF] Rapport d'activité 2011, groupe GDF Suez Énergie Services, p. 34
  23. C. LÉHÉ, « La Zico s'anime », Les Nouvelles calédoniennes, 28/11/2008
  24. Présentation de la Zipad sur le site de l'entreprise chargée de son aménagement, Caillard & Kaddour
  25. « Parc d’activités ZIPAD - Nouvelle Calédonie  », bienmeloger.nc