Laos

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République démocratique populaire lao

ສາທາລະນະລັດ ປະຊາທິປະໄຕ ປະຊາຊົນລາວ / ປະຊາຊົນລາວ (lo)

Sathalanalat Passathipatai Passasson lao / Lao (lo)

Drapeau
Drapeau du Laos
Blason
Armoiries du Laos
Description de l'image  Location Laos ASEAN.svg.
Devise nationale Paix, Indépendance, Démocratie, Unité et Prospérité
Hymne national Pheng Xat Lao
Administration
Forme de l'État République
État communiste à parti unique
Président et Secrétaire général du Parti Choummaly Sayasone
Premier ministre Thongsing Thammavong
Langues officielles Lao,français
Capitale Vientiane

17° 58′ 00″ N 102° 37′ 00″ E / 17.96667, 102.61667 ()

Géographie
Plus grande ville Vientiane
Superficie totale 236 800 km2
(classé 80e)
Superficie en eau 2 %
Fuseau horaire UTC +7
Histoire
Indépendance de la France
Date 19 juillet 1949
Démographie
Gentilé Lao ou Laotien, Laotienne
Population totale (2011) 6 477 211 hab.
(classé 101e)
Densité 27,4 hab./km2
Économie
IDH (2007) en augmentation 0,619 (moyen) (133e)
Monnaie Kip (LAK​)
Divers
Code ISO 3166-1 LAO, LA​
Domaine Internet .la
Indicatif téléphonique +856

Le Laos, en forme longue la République démocratique populaire lao, également traduit par République démocratique populaire du Laos, en laotien Lao, ປະເທດລາວ et Sathalanalat Passathipatai Passasson lao, ສາທາລະນະລັດ ປະຊາທິປະໄຕ ປະຊາຊົນລາວ, est un pays sans accès à la mer d'Asie du Sud-Est, entouré par la Birmanie (ou Myanmar), la Thaïlande, le Cambodge, le Viêt Nam et la République populaire de Chine. Sa capitale est Vientiane.

Géographie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Géographie du Laos.

Confiné au centre de la péninsule indochinoise, le Laos est situé entre le 14e et le 22e parallèles nord. Sa superficie est de 236 800 km2. Il a une frontière avec la Chine (200 km), la Birmanie (150 km), la Thaïlande (1 000 km), le Viêt Nam (1 000 km), et le Cambodge (150 km). Les montagnes et les plateaux occupent plus de 70 % du pays. Arrosé par le Mékong, peu navigable à cause de son débit irrégulier (1 898 km au Laos sur un parcours total de 4 200 km), qui forme en grande partie la frontière avec la Thaïlande, le pays s'étend du nord au sud sur 1 000 km des confins de la Chine à la frontière du Cambodge. Il n'est parfois large que d'une centaine de kilomètres.

Le Laos est constitué de montagnes et de hauts plateaux. Son point culminant est le Phou Bia (2 820 m), dans le sud de la province de Xieng Khouang. La chaîne annamitique forme à l'est l'essentiel de la frontière avec le Viêt Nam. Point culminant : le mont Rao Co, 2 286 m.

Le climat tropical est caractérisé par les moussons. Il y a deux saisons : saison sèche d'octobre à avril, saison des pluies de mai à septembre. 15/20 °C en décembre-janvier, 30 °C en mars-avril. Les mois d'octobre et novembre peuvent être pluvieux (« queues de typhons »).

La forêt recouvre 44 % du pays.

Répartition spatiale des hommes et des activités[modifier | modifier le code]

Villes principales[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Villes du Laos.
Vue de Phonsavan (2009).

Subdivisions[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Subdivisions du Laos.
Ville Commune
Vientiane
Paksé
Savannakhet
Luang Prabang
Sam Neua
Provinces du Laos

Le Laos est divisé en 16 provinces (khoueng) et 1 municipalité* (kampheng nakhon), et jusqu'en 2006 une zone spéciale** (khetphiset) :

  1. Province d'Oudomxay
  2. Province de Sayaboury
  3. Province de Xieng Khouang
  4. Province de Houaphan
  5. Province de Bokeo
  6. Province de Phongsaly
  7. Province de Luang Namtha
  8. Province de Luang Prabang
  9. Province de Vientiane
  10. Préfecture de Vientiane *
  11. Province de Khammouane
  12. Province de Savannakhet
  13. Zone spéciale de Xaysomboun ** [dissoute en 2006]
  14. Province de Borikhamxay
  15. Province d'Attapeu
  16. Province de Saravane
  17. Province de Sékong
  18. Province de Champassak

Histoire[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Histoire du Laos.

L'histoire du Laos remonte aux temps lointains, avant l'ère chrétienne, comme le démontrent les énigmatiques vestiges de la plaine des Jarres. Vers le Ve siècle apr. J.-C., une influence des royaumes khmers primitifs se fait sentir et, à travers eux, la civilisation hindoue puis le bouddhisme de la civilisation Dvaravati. Le site de Vat Phou, dans le sud du pays, remonte à cette époque.

Royaume du Lan Xang[modifier | modifier le code]

L'histoire du pays commence réellement vers le XIIe siècle avec l'arrivée des populations Tai depuis le sud de la Chine. En 1353 est fondé le Lan Xang, pays du million d'éléphants par Fa Ngum. Le royaume se consolide progressivement, tandis que le bouddhisme s'y implante durablement ; après Luang Prabang, Vientiane devient capitale en 1560. Le royaume de Chiang Mai est même brièvement annexé sous Photisarath et Setthathirath, à l'apogée du Lan Xang. Aux XVIIe et XVIIIe siècles le royaume se morcelle, les provinces passant sous domination birmane, chinoise ou siamoise.

Protectorat français[modifier | modifier le code]

Après la prise de Vientiane par le général Phraya Chakri (futur Rama Ier) en 1798, le Laos passe sous le contrôle du Siam (Thaïlande) qui domine les trois royaumes (Luang-Prabang, Vientiane et Champassak) jusqu'à la fin du XIXe siècle. En 1893, l'action du vice-consul de France à Luang Pragang, Auguste Pavie, ainsi qu'un blocus des côtes obligent le Siam à céder à la France la rive gauche du Mékong (Laos oriental) puis à signer des traités (1902, 1904) reconnaissant le protectorat de la France sur la partie orientale de Lan-xang (Laos). Celui-ci est finalement intégré à l'Union indochinoise française en 1899. Quant à la partie occidentale de Lan-xang (dite « Isan »/nord-est), là où habite 80 % de la population lao, elle reste occupée par le Siam. Si une monarchie siège à Luang Prabang, le Laos n'est alors pas un État centralisé, mais un ensemble de territoires dont le protectorat constitue l'unité.

En 1904 commence le long règne de Sisavang Vong, qui dure jusqu'en 1959 et couvre les deux guerres mondiales, l'établissement du Royaume du Laos en tant qu'État unifié, la guerre d'Indochine, l'indépendance définitive du pays et la première partie de la guerre civile laotienne.

Carte par The World Fact Book C.I.A.

Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Pendant la Seconde Guerre mondiale, l'Empire du Japon impose sa domination sur l'Indochine française, y compris le Laos. La France étant à l'époque gouvernée par le régime de Vichy, cette domination s'exerce de manière indirecte ; les administrateurs français restent en poste et le drapeau tricolore continue de flotter sur Vientiane. En 1941, la Thaïlande, alliée du Japon, impose à la France, après un conflit armé, de céder les territoires à l'ouest du Mékong. Jusqu'en 1945, l'Indochine française est peu touchée par les combats, mais, lorsque les Japonais prennent conscience qu'ils vont perdre la guerre, ils cherchent à empêcher le retour des puissances coloniales européennes et, après avoir maîtrisé les troupes françaises, favorisent l'indépendance des pays de l'Indochine française. Le roi Sisavang Vong, fidèle à la France, refuse tout d'abord de proclamer l'indépendance, avant de s'exécuter sous la pression le 8 avril 1945. Après la défaite japonaise, le premier ministre, le prince Phetsarath Rattanavongsa, renverse le roi pour tenter de maintenir l'indépendance et empêcher le retour des Français. Mais l'avancée progressive des troupes françaises sur le territoire laotien entraîne la chute du gouvernement Lao Issara (Laos libre) de Phetsarath. En 1946, les Français donnent au Laos l'autonomie au sein de l'Union française, et font du pays un État centralisé, le Royaume du Laos (deux royaumes restant unis, Champassak et Luang-Prabang).

Guerres d'Indochine[modifier | modifier le code]

Si une partie des indépendantistes, satisfaits de l'autonomie accrue accordée par la France en 1949, abandonnent alors la lutte, le prince Souphanouvong, étroitement lié au Việt Minh, le refuse. Son demi-frère Souvanna Phouma, devient, lui, Premier ministre en 1951. Le mouvement de Souphanouvong, le Pathet Lao, étend peu à peu ses bases sur le territoire du royaume durant la guerre d'Indochine. En 1953, la France accorde au pays son indépendance, mais il est envahi par les troupes Việt Minh et sera en état de guerre civile. En 1954, après la bataille de Dien-Bien-Phu, le Pathet Lao parviendra à se faire reconnaître à la table des négociations lors des accords de Genève.

Au mois de juin 1962, un gouvernement d'union nationale est mis en place au Laos. Le pays demeure cependant partagé : au sud, les forces anticommunistes et neutralistes, au nord, le Pathet Lao. À cette époque, la France soutient activement le parti neutraliste. La politique américaine dans la région consiste à se rallier à l'idée de la neutralité du Laos et du Cambodge tout en défendant activement le Sud Viêt Nam et la Thaïlande. En 1962, le président Kennedy conclut un accord avec le Nord Viêt Nam, stipulant le retrait de l'armée populaire vietnamienne et de l'armée américaine du pays.

Les États-Unis se retirent mais pas le Nord-Viêt Nam, et la piste Hô Chi Minh, qui traverse le Laos dans les zones contrôlées par le Pathet Lao[1], est de plus en plus utilisée pour alimenter l'effort de guerre au Sud Viêt Nam. En 1963, le Pathet Lao lance une offensive qui lui donne le contrôle d'une grande partie de l'est et du nord-est du pays. Les États-Unis renoncent à engager des forces régulières mais ils intensifient leurs activités clandestines au Laos. Des équipes des Special Forces s'infiltrent dans le sud du pays ; et la CIA entreprend d'armer les tribus montagnardes laotiennes, notamment les Hmongs. Souvanna Phouma, à nouveau premier ministre à partir de 1963 et soutenu par la France, tente difficilement de maintenir la neutralité du Royaume du Laos, qui n'en demeure pas moins pris dans sa propre guerre civile, elle-même conflit annexe de la guerre du Viêt Nam.

Après l'assassinat de John F. Kennedy fin 1963 et un coup d'État en avril 1964 qui élimine définitivement le parti neutraliste du prince Souvanna Phouma et l'influence de la France dans le pays, de 1964 à 1969 les États-Unis déclenchent Rolling Thunder, une opération de bombardements intensifs. Les bombardements prennent une ampleur grandissante provoquant un désastre, notamment dans la plaine des Jarres (où la Piste Hô Chi Minh ne passe pas). Le conseiller militaire et journaliste Fred Branfman a dénoncé avec virulence la violence inutile de ces attaques dans son livre Voices from the Plain of Jars : Life under an Air War, 1972. Il a avancé le nombre de plus de 500 000 raids, soit une attaque toutes les 8 minutes pendant 9 ans[2]. Selon les Pentagon Papers, le Laos aurait subi plus 500 attaques aériennes par mois[3].

La guerre civile laotienne continue jusqu'en 1973, opposant les troupes du gouvernement royal et les miliciens Hmongs soutenus par les États-Unis à la rébellion communiste soutenue par le Viet Cong et le Nord Viêt Nam. Un cessez-le-feu est déclaré le 22 février 1973. Le 5 avril 1974, un gouvernement d'union nationale toujours présidé par le neutraliste Souvanna Phouma, mais incluant les communistes du Pathet Lao, voit le jour. En 1975, après avoir étendu son contrôle en profitant notamment de la mauvaise santé de Souvanna Phouma, le Pathet Lao réalise un coup de force et prend le pouvoir. Le roi Savang Vatthana et la reine Khamphoui abdiquent le 2 décembre 1975. Le roi, la reine et l'héritier du trône meurent dans un camp d'internement.

République démocratique populaire lao[modifier | modifier le code]

Souphanouvong devient chef de l'État et Kaysone Phomvihane, secrétaire général du Parti révolutionnaire populaire lao, premier ministre. La République démocratique populaire lao (RDPL) est créée, avec un régime de parti unique, provoquant entre 1975 et 1987 l'exil d'environ 400 000 personnes, soit 10 % de la population. L'alliance, voire la dépendance, du nouveau pouvoir vis-à-vis du Viêt Nam voisin est étroite[4]. Une période de coopération avec l'URSS est suivie à partir de 1989 d'une volonté d'ouverture à l'économie moderne et d'intégration régionale[5]. Sans constitution depuis sa proclamation[6], la République a fini par en adopter une en 1991[7]. Le pays a normalisé ses relations avec les pays voisins comme la Thaïlande, s'est ouvert au tourisme et a lancé un grand nombre de projets à vocation régionale (ponts, routes, centrales hydro-électriques et réseaux électriques). Il est membre de l'ASEAN depuis 1997.

Politique[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Politique au Laos.

Depuis 1975, le Laos est un État communiste dirigé par le Parti révolutionnaire populaire lao, parti unique d'obédience marxiste-léniniste. Le président de la République démocratique populaire lao est élu par le Parlement pour 5 ans. Choummaly Souriya Sayasone, qui occupe cette fonction depuis le 8 juin 2006, a été réélu le 15 juin 2011. Le Premier ministre est Thongsing Thammavong depuis le 23 décembre 2010.

La politique du gouvernement est déterminée par le Parti à travers le Politburo et le Comité central. L'article 3 de la constitution du Laos stipule que « le droit du peuple d'être maître de la Patrie pluriethnique est exercé et garanti par le fonctionnement du système politique dont le Parti populaire révolutionnaire Lao constitue le noyau dirigeant »[7].

Une partie des communautés de l'ethnie des Hmong du nord du pays a combattu aux côtés des États-Unis lors de la guerre du Viêt Nam et de la guerre civile laotienne. Après l'établissement du régime communiste en 1975, un mouvement de guérilla hmong se développe dans le pays et gêne un temps le gouvernement, avant de s'étioler sous la répression gouvernementale et en l'absence de toute aide extérieure[8]. L'opposition en exil dénonce régulièrement les atteintes aux Droits de l'homme commis contre les Hmongs dans la zone de Saysomboune. Des attentats secouent sporadiquement le pays, sans qu'il soit possible de les attribuer à un mouvement politique précis.

Le Laos est membre de l'ASEAN (Association des nations du Sud-Est asiatique) depuis le 23 juillet 1997. Il a accueilli, pour la première fois, le sommet de l'ASEAN du 24 novembre au 1er décembre 2004 à Vientiane.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution de la démographie entre 1961 et 2003 (chiffre de la FAO, 2005). Population en milliers d'habitants.
Article détaillé : Démographie du Laos.

En 2011, la population du Laos s'élève à 6,48 millions d'habitants selon les chiffres de la CIA[9], répartis sur 236 800 km2, soit une densité de population de 27,4 habitants par km2. 67 % des habitants vivent dans les zones rurales et donc 33 % en milieu urbain. Le Laos est le quatrième pays le moins peuplé d'Asie du Sud-Est.

Selon les chiffres de l'Atlaséco du Nouvel Observateur, en 2009, la population s'élève à environ 5,855 millions d'habitants, dont 21,38 % vivent en zone urbaine et la majorité en zone rurale[10], la densité absolue étant de 25 habitants par km2[10]. De fait, il possède la plus faible densité de population de la région. Toujours selon les chiffres de l'Atlaséco, la croissance démographique est de 1,75 % par an[10], l'espérance de vie est de 64,3 ans[10] et le taux de fécondité de 4,5 enfants par femme[10].

Cette population est composée de 68 ethnies selon les ethnologues (47 répertoriées par le Front lao d'édification nationale). Officiellement à la fin des années 1960, le gouvernement a adopté une classification arbitraire basée sur des concepts ethno-géomorphologiques. Ces ethnies furent classées en trois groupes principaux[11] :

  • Les Lao Loum, ou « Lao des plaines » (68 % de la population), dont fait partie l'ethnie lao proprement dite, qui parle le lao (ou laotien) ainsi que les ethnies similaires qui utilisent le Tai (Tai Lu, Tau Neua, Tai dam, Tai Deng, etc.). Le lao appartient au groupe tai des langues taïes-kadaïes.
  • Les Lao Theung ou « Lao des plateau », parfois appelés péjorativement Kha (mot qui signifie "esclave" en Lao, traduisant leur statut défavorisé dans la société), de langue môn-khmer (environ 22 %) ; Les Môn-Khmers (ou Austro-Asiatiques) incluant 31 groupes ethniques : Kuemu (Khmou ou Khmu), Pray, Singmou, Khom, Thene, Idou, Bit, Lamed, Samtao, Katang, Makong, Try, Trieng, Ta-oi, Yeh, Brao, Harak, Katou, Oi, Krieng, Yarou, Yeh, Souai, Gnaheune, Lavy, Kabkae, Khmer, Toum, Ngouane, Meuan et Kri.
  • Les Lao Sung ou « Lao des sommets » (9 %), nom qui regroupent les Hmong, principale ethnie minoritaire du pays et les Yao (ou Mien), tous deux de langue hmong-mien et de tibéto-birmans. Les Sino-Tibétains incluant huit groupes : Akha, Sing, Sali, Lahou, Sila, Hayi, Lolo et Hor…

Cette catégorisation simplifiée, au service d’une politique d’unité national, n'est plus utilisée depuis 1989 et de nombreuses classifications linguistiques internationales ont été proposées subséquemment[12]. Elles sont toutes sujettes à caution et fréquemment contestées.

La diversité ethnique[modifier | modifier le code]

Michel Ferlus (en) linguiste spécialiste de l’Asie du Sud-Est[13],[14], et André-Georges Haudricourt linguiste, géographe, ethnologue[15], tous deux chercheurs au CNRS ont proposé, en 1988, une nouvelle classification du peuple pluriethnique du Laos. Cette catégorisation tend à remplacer celle édictée par la RDP Lao à la fin des années 1960.

Selon cette méthodologie, les ethnies du Laos se répartissent en quatre familles principales, plus 16 ethnies regroupées en dehors de ces 4 grandes familles linguistiques.

Famille Tai-Kadai (lao-taï)[modifier | modifier le code]

Cette famille linguistique est la plus importante, constituant 64,9% de la population du Laos (recensement de 2005). Elle est représentée par 25 ethnies et sous-ethnies.

Sous-famille Langue
Kadai
Tchouang
Thai (Dai)
Khamti
Ahom
Shan, Tai Nua
Khun
Nyuan
Lao (Ils représentent 54,6% de la population du Laos)
Tai Dam (Tai noir), Tai Kaho, Tai Deng
Siamois
Nung
Be
Sek
Dong Shvei

Noms des ethnies : Tai Yang, Lao, Lue, Tai Dam, Tai Neua, Tai Doi, Phutai, Phouane, Tai Nyo, Tai Deng, Tai Khao, Tai Nyuan, Lao Isan, Tai Meuiy, Tai Peung, Tai Laan, Tai Sam, Tai Men, Tai Hè, Tai Pao, Tai Kouane, Tai Kaleun, Tai Khang, Tai Set, Yao[16].

Famille austro-asiatique (môn-khmer)[modifier | modifier le code]

Cette famille linguistique, principalement représentée par la sous-famille môn-khmère, est d’une grande diversité, avec 47 ethnies et sous-ethnies. Son langage dérive du Môn dans la région du Ménam et du Khmer au Cambodge. Ils sont répartis sur tout le territoire du Laos. Cette famille représente 22,6% de la population.

Sous-famille Groupe Langue
Nahali
Mon-Khmer
Khasi
Palaungique
Lamet
Con
Kamuique
Khamu, Phai, Htin, Lu, Nguan, Kouene, Pheug
Viet-Muong
Phong, Maling
Katouique
Kathou, Taoy, Katang, Pacoh, Bru
Bahnarique
Lawae, Ghnahon, Lawen, Chieng, Sadang
Pearique
Khmer
Mon
Aslien

Noms des ethnies : Khamu Rok, Khamu Ou, Khamu Lu, Nguan, Kouene, Lamet, Kha Bit, Samtao, Kongsat, Suay, Taoy, Taliang, Katu, Alak, Ngae, Lawae, Oy, Chieng, Gya Hon, Katang, Makong, Lawen, Cali, Phai, Pako, Laoseng, Kaseng, Sou, Yae, Htin, Khamu Khong, Khamu Keun, Khamu Me, Pouark, Tum, Sedang, Kayong, Tong, Kado, Kanay, Tahang, Kate, Saek, Tchaho, Sapouan, Chui, Tamoy [17].

Famille Miao-Yao (hmong-yao ou hmong-mien)[modifier | modifier le code]

Venue de Chine par le nord du Laos, cette famille linguistique est représentée par 5 ethnies et sous-ethnies, qui ne sont pas descendues plus au sud que la province de Bolikhamxay. Elle représente 8,5% de la population du Laos.

Sous-famille Langue
Miao
Miao du nord-est, Miao du Nord (Hmong), Miao du nord-ouest, Miao du Sud-est
Yao
Mwan, Mien (Yao), Mun (Lantiène), Dzan-min (Laos), Bian Min, Kong Meng, Shee

Noms des ethnies : Lao Huay, Yao, Hmong Lay, Hmong Khao, Pana[18].

Famille sino-tibétaine[modifier | modifier le code]

Cette famille linguistique ne représente que 2,8% de la population du Laos[19]. Avec 27 ethnies et sous-ethnies, ils n’étaient plus que 129 000, lors du recensement de 1994.

Sous-famille Groupe Langue
Chinois ou Han
Cantonais, Mandarin, Hakka
Tibéto-Birman
Tibétain
Bara
Birman
Kathin
Chin
Yi (Lolo), Lahu, Mousseur, Pounoy, Iko
Naga
Mro
Nung (Rawang)
Lui (Sak)

Noms des ethnies : Iko Pouly Nyai, Iko Pouly Noy, Pala, Sila/Sida, Poussang, Hayi, Kui Sung, Kui Lung, Pounoy, Iko Nuki, Iko Oma, Iko Luma, Iko Nutchi, Mousseur Khao, Mousseur Dam, Iko Eupa, Iko Kopien Nyai, Iko Kopien Noy, Iko Chapo Nyai, Iko Chapo Noy, Iko Botche, Lolo, Keu, Iko Tchitcho, Alou[20].

Les autres ethnies et sous-ethnies[modifier | modifier le code]

Noms des ethnies regroupées en dehors des 4 grandes familles linguistiques : Lawi, Kha Toog Luang (Toong Luang, Mlabri)[21], Phong, Mon, Poumong, Pouhoy, Tayten, Salang, Taket, Sing Moon, Chatong, Salao.

Langues[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Langues du Laos.

Selon la Constitution du 15 août 1991, le Laos est un « État de démocratie populaire » composé d'un « peuple pluriethnique ». La politique linguistique valorise la langue officielle, le laotien, très proche du thaï. Cependant, à peine plus de la moitié de la population parle lao comme langue maternelle (58%).

L'anglais est largement étudié comme langue étrangère, étant donné son statut de facto de lingua franca dans le commerce de la région (ASEAN). Il est parlé par environ 300000 Laotiens en 2001, dont les locuteurs dits «partiels».[réf. souhaitée]

Le chinois, avec deux variantes dialectales (le hakka, et le mandarin) (environ 350 000 locuteurs) est présent dans la capitale et dans le nord du pays.

Le vietnamien est aussi utilisé. Des Vietnamiens, surtout des commerçants, vivent au Laos. Le vietnamien est très présent à Paksé et Vientiane.

Le thaï standard est aussi assez utilisé notamment à Vientiane. Son utilisation est facilitée par le fait que le thaï n'est pas très éloigné du laotien : un locuteur du laotien comprend le thaï, mais a du mal à le parler, car il y a des différences lexicales.

Il y a environ entre 3500 et 4000 Francophones réels, de tous les âges, même si la catégorie des personnes âgées semble très présente. Au Laos, le Français souffre de son isolement. Dans les grandes structures asiatiques et internationales, telles l'ASEAN et l'APEC, l'anglais est utilisé comme langue d'échange. L'indépendance remontant à 1953, les Laotiens qui avaient appris le français durant cette époque s'éteignent; les autres étant âgés et retraités, inactifs ou ayant oublié la langue avec le temps.

Du fait de son histoire communiste, et avec de forts liens avec l'ancienne RDA (République Démocratique Allemande), environ 3000 Laotiens parlent allemand en seconde langue. Une petite partie de la diaspora du Laos vit actuellement en Allemagne. L'allemand est enseigné à l'université à Vientiane. Un faible nombre de Laotiens parlent le russe en seconde langue.[réf. souhaitée]

Économie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Économie du Laos.

Un démarrage économique sérieux ne peut être envisageable sans le développement des infrastructures actuellement axé sur le réseau routier et les télécommunications. L'ensemble du réseau d'infrastructures reste cependant modeste  : un réseau téléphonique terrestre national faible, des axes routiers en pleine restructuration et un réseau ferroviaire initialisé par la ligne Nong Khai (Thaïlande) / Vientiane - Thanaleng (Laos).

Le Laos s'est ouvert en 1986 aux « nouveaux mécanismes économiques ». Le Code des Investissements a été promulgué dans la foulée en 1988, suivi du premier Programme d'ajustement structurel adopté en 1989 avec le soutien du FMI et de la Banque mondiale. Les investissements étrangers restent modestes et se portent sur les métiers du tourisme (hôtellerie, restauration, les services) si l'on excepte les grands projets comme le barrage hydroélectrique de Nam Theun 2, dont Électricité de France est l'un des principaux partenaires. Une bourse des valeurs, la bourse de Vientiane, a ouvert en octobre 2010 ; elle a commencé ses cotations en 2011[22].

La stabilité macroéconomique en termes de change et d'inflation semble se maintenir et le Laos bénéficie actuellement de l'assistance technique de la Banque asiatique de développement (ADB) pour entreprendre les réformes du secteur bancaire. Le revenu par habitant est de 1 000 dollars[réf. nécessaire]. Le Laos est un des pays les plus pauvres du monde. L'aide internationale assure 10 % du PIB en 2009[10].

Inclus dans le Triangle d'or, le Laos est le troisième producteur mondial d'opium derrière l'Afghanistan et la Birmanie voisine. Toutefois, le sous-sol du Laos est très riche en matières premières (charbon, zinc, cuivre) et le secteur minier contribue à plus de la moitié des exportations totales[10]. La foresterie, les terres agricoles, l’hydroélectricité et les minéraux représentent plus de la moitié de la richesse totale du Laos. Le tiers de la croissance économique du pays entre 2005 et 2010 s’est appuyée sur l’hydroélectricité et les mines[23].

Agriculture[modifier | modifier le code]

Le secteur agricole est le plus important. Il représente 42 % du PIB et 80 % de l'emploi total en 2009[10]. Les terres cultivables (4 %) sont essentiellement consacrées à la riziculture. Les principales cultures sont vivrières (riz, maïs, fécules), puis le café, les arachides (cacahuètes), le coton et le tabac.

Le Laos est le 3e producteur mondial d'opium derrière l'Afghanistan et la Birmanie (République de l'Union du Myanmar) voisine[réf. nécessaire].

L'agriculture sur brûlis reste très pratiquée au Laos. Cette technique consiste à défricher (essartage) les futures zones à cultiver puis à brûler les résidus durant la saison sèche. Cependant, la concentration récente de la population le long des axes routiers accélère la rotation jachère-culture, ce qui contribue à l'érosion des sols[réf. nécessaire]. En effet, cette technique reste viable pour des densités de population faibles et dispersées, mais devient problématique pour la préservation des sols quand la densité de population est telle que les temps de jachère deviennent trop courts pour fertiliser les sols[réf. nécessaire].

Élevage[modifier | modifier le code]

Buffle Lao.

Le Laos élève des buffles, bœufs, porcs, chèvres, moutons, volailles, etc.

Secteur tertiaire[modifier | modifier le code]

Tourisme[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Tourisme au Laos.

Le Laos est ouvert au tourisme depuis 1990 et plus de 2,5 millions de personnes l'ont visité en 2010[24]. En 2005, le tourisme représentait la première source de devises du pays[25], devant l'hydroélectricité. La ville de Vientiane et la province de Savannakhet sont les régions les plus visitées[26], les touristes étant très majoritairement des ressortissants des pays de l'ASEAN, même si Luang Prabang et Vang Vieng attirent plus les occidentaux. L'objectif du gouvernement est de faire du Laos une destination de réputation mondiale en termes de tourisme durable[25].

Commerce et investissements étrangers[modifier | modifier le code]

En 2004, l'Australie est le 4e investisseur du pays avec 48 projets totalisant 324 millions de dollars. Le Japon et la Chine sont également de gros investisseurs au Laos.

[réf. nécessaire]

Le pays retourne progressivement au libre échange et à l'entreprise privée depuis la libéralisation des lois sur les investissements étrangers et l'admission du Laos à l'ASEAN en 1997. La bourse de Vientiane a ouvert le 11 janvier 2011[27].

Le Japon est de loin celui qui apporte l'aide économique la plus importante (18 millions de dollars en 1999).

Le principal fournisseur est la Thaïlande (64 % des importations).

Les principaux clients sont : Thaïlande (20 %), France (8 %), Japon (3 %).

[réf. nécessaire]

Médias[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Médias du Laos.

Les journaux du Laos sont pour la plupart contrôlés par le Ministère de l'Information et de la Culture ou par une organisation politique. Il existe plusieurs journaux en langue lao (Paxason, Vientiane May, Pathet lao…). Le centre de presse en langues étrangères édite un quotidien Vientiane Times en anglais et un hebdomadaire Le Rénovateur en français.

Ce dernier a reçu en 2003 le Prix de la libre expression de l'Union internationale de la presse francophone, première récompense de ce type pour un journal du pays. L'agence KPL (Khaosan Pathet lao) édite un bulletin quotidien en français et en anglais.

En 2003 paraît pour la première fois le magazine bilingue anglo-lao « Update », premier média privé au Laos. Les sujets politiques n'y sont pas abordés.

La radio nationale est diffusée sur une grande partie du territoire. Les éditions locales sont contrôlées par Vientiane. La télévision TNL présente tous les soirs un bulletin d'informations en lao, en anglais et en français. Il est possible de se procurer la presse étrangère, notamment le Bangkok Post et The Nation dans plusieurs points de vente de Vientiane.

Éducation[modifier | modifier le code]

Les analphabètes sont nombreux. Ils représentent 27 % de la population en 2011. L'enseignement primaire dure cinq ans. Il y a des taux de scolarisation différents des garçons et des filles, et entre des groupes ethniques. Une université nationale de Laos existe[28]. Le gouvernement laotien consacre 12,2 % de ses dépenses à l'éducation en 2011[29]. Le français est la deuxième langue administrative du Laos, après les deux dialectes Lao, et il est enseigné dès l'école primaire, tout comme l'anglais, dans neuf écoles primaires réparties dans quatre provinces : Vientiane, Luang Prabang, Savannakhet et Champasak. Le Chinois (Mandarin) semble supplanter le Français, car la Chine est un partenaire commercial plus important que la France.

L'apprentissage d'une seconde langue vivante étrangère est devenu obligatoire depuis la rentrée scolaire 2010-2011, à raison de deux heures hebdomadaires de la première année de collège (C1) jusqu’à la dernière année du lycée (L3). Si aucune langue n’est imposée par le ministère de l’Éducation, cette disposition bénéficie directement au français qui est devenu de fait langue vivante 2 [30].

Génocide des Hmongs[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Conflit hmong.

La minorité ethnique des Hmong (un peu moins de 10 % de la population) rencontre les discriminations les plus virulentes. La plupart des Hmongs, farouchement anticommunistes, ont servi les Français durant la guerre d'Indochine (les partisans de Touby Ly Phoung[réf. souhaitée]) puis les Américains durant la guerre du Viêt Nam[réf. souhaitée].

Comme en atteste le reportage de Grégoire Deniau pour Envoyé Spécial, les attaques contre les Hmongs se poursuivent à l'heure actuelle[31].

Une partie de l'ethnie Hmong a réussi à émigrer dans les pays occidentaux[32] mais les peuplades montagnardes restantes sont pourchassées par les armées laotiennes et vietnamiennes ; les derniers survivants sont confinés dans un espace interdit et continuent de résister pour leur survie[31].

Selon l'Atlaséco :

« Plusieurs milliers de réfugiés Hmong ont fui le Laos pour échouer dans des camps en Thaïlande.[...] En mai 2007, le Laos a signé un accord avec Bangkok pour autoriser le retour de ces migrants.[...]. Toutefois, les organisations de défense des droits de l'homme s'inquiètent de l'accueil réservé à ceux qui ont quitté leur pays pour des raisons économiques, mais aussi pour fuir les persécutions[10]. »

Culture[modifier | modifier le code]

Articles détaillés : Culture du Laos et Musique laotienne.
Fêtes et jours fériés
Date Nom français Nom local Remarques
1er janvier Nouvel An occidental Bun Pi Mai Saakonh
fin janvier/début février Nouvel An chinois Tut Jiine Basé sur le calendrier lunaire
février Makha Bousa Basé sur le calendrier lunaire
mars Bun Pha Wet Fête bouddhique
8 mars Journée internationale des droits de la femme Vanh Phou Gning
13, 14 et 15 avril Nouvel An Lao Bun Pi Mai Lao Fête de l'eau, précède la saison des pluies
1er mai Fête du travail Fermeture des banques
Pleine lune de mai Visakha Bousa Fête bouddhique
mai Fête des fusées Bun Bang Fay Fête bouddhique et profane
juillet Asanha Bousa Basé sur le calendrier lunaire
Pleine lune de juillet Carême bouddhiste Bun Khao Phansa Retraite des pluies
Pleine lune d'août Fête des morts Haw Khao Padap Din Les fidèles déposent des dons sur les tombes
Première pleine lune de novembre Fête des Lumières Bun Awk Phansa Fin de la saison des pluies
novembre Fête du That Luang (Vientiane) Bun Pha That Luang Défilés aux flambeaux au sanctuaire national
2 décembre Fête nationale Vanh Xaat Commémore l'arrivée au pouvoir du Pathet Lao en 1975
31 décembre Veille du nouvel an

Religion[modifier | modifier le code]

Diverses religions cohabitent au Laos, placées sous l'autorité du Front lao d'édification nationale (FLEN), structure mise en place par le gouvernement communiste pour réguler les activités religieuses et les traditions des ethnies minoritaires. La plupart des communautés religieuses coexistent en harmonie.

La plupart des Laotiens sont de confession bouddhiste (bouddhisme du Petit Véhicule, ou bouddhisme theravâda). Introduit au XIVe siècle, le bouddhisme imprégnait si fortement la vie laotienne que le régime communiste a dû s'en accommoder. Les rites animistes, très répandus dans le pays, notamment chez les ethnies minoritaires, ont été intégrés dans le culte bouddhique (baci, maison des esprits). Le Laos compte plus de 5 000 pagodes et environ 22 000 moines, dont 9 000 font partie du clergé permanent. Il faut y ajouter un total d'environ 450 nonnes (le plus souvent des veuves). La plupart des Laotiens se font moines une fois dans leur vie, pour une période qui varie d'une semaine à la quasi-totalité de leur vie.

Les chrétiens (catholiques, protestants et mormons) représentent environ 2 % de la population. Le FLEN les classe dans la catégorie religieuse « Église de Jésus Christ ». L'Église catholique compte environ 35 000 fidèles, souvent d'origine vietnamienne. Il y a trois évêques au Laos, basés à Vientiane, Paksé et Thakhek. Les protestants comptent pour leur part environ 60 000 fidèles, notamment dans les ethnies Hmong, Yao et Khmers.

[réf. nécessaire]

Il existe d'autres minorités religieuses, comme l'Islam, le Confucianisme, la Foi Baha’ie et le bouddhisme mahâyâna. Très peu de Laotiens sont athées ou agnostiques. L'Église de Jésus-Christ des saints des derniers jours compte un millier de membres, surtout présents dans les provinces de Vientiane et de Bokhéo. Les Témoins de Jéhovah tentent de se faire reconnaître officiellement par les autorités du pays.

La secte bouddhique Thammayudh, bien qu'incorporée au bouddhisme lao en 1975, est encore présente dans le pays, notamment à Vientiane[réf. nécessaire]. Il y a environ 400 pratiquants de l'Islam au Laos, la plupart étant des expatriés du Moyen-Orient ou de l'ethnie cambodgienne Cham. Deux mosquées sont présentes à Vientiane, l'une chiite et l'autre sunnite[réf. nécessaire]. Bien que reconnaissant la liberté de culte, garantie par la loi le régime laotien encadre les pratiques et se montre plutôt réticent envers les non-bouddhistes[réf. nécessaire].

Divers[modifier | modifier le code]

Défense : L'armée a un effectif total d'environ 37 000 hommes dont 33 000 sont rattachés à l'armée de terre[33].

  • Marine : 500 hommes[33] ;
  • Véhicules blindés : 125 chars[33] ;
  • Avions de combat : 35[33]

Codes[modifier | modifier le code]

Le Laos a pour codes :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean Deuve, "Le royaume du Laos, 1949-1965", Paris, L'Harmattan, 2003, 387 pages.
  • François Guégan, « Les ONG internationales dans le tourbillon du développement. Quelques réflexions à partir de la situation au Laos », Cultures et Conflits, 60, hiver 2005, mis en ligne le 10 mars 2006. URL : http://www.conflits.org/index2005.html.
  • « Atlaséco », ouvrage collectif, publication Médiaobs du Nouvel Observateur, Paris, décembre 2009
  • Richard Pottier Yû Dî Mî Hèng, "être bien avoir de la force" - Essai sur les pratiques thérapeutiques lao, Paris, les Éditions de l’EFEO, 2007, 546 pages.
  • Laurent Chaze, Atlas des ethnies et des sous-ethnies du Laos, Bangkok, 1995, 220 pages.
  • P.B. Lafont, Les recherches en sciences humaines sur le Laos, 1994, 217 pages.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Laurent Cesari, L'Indochine en guerres, 1945-1993, Belin Sup Prépa, 1995 page 151
  2. (en) Voices from the Plain of Jars : Life under an Air War Harper & Row, 1972 p.  46 (ISBN 0060903007) et démontré, cartes à l'appui, que la plaine des Jarres n'était pas sur le trajet de la piste Hô Chi Minh qui servait aux Nord-Vietnamiens à ravitailler en armes les combattants du Sud.
  3. (en) Édition Gravel, Vol. 4, chapitre la guerre aérienne au Viêt Nam du nord, 1965-1968" "Rolling Thunder Bacon Press, Boston, 1971 p.  195-276
  4. Carine Hahn, Le Laos, Karthala, 1999, pages 36, 126-127
  5. Carine Hahn, Le Laos, Karthala, 1999, pages 141-145
  6. Carine Hahn, Le Laos, Karthala, 1999, page 141
  7. a et b Constitution du Laos, site de l'université de Perpignan
  8. Carine Hahn, Le Laos, Karthala, 1999, pages 131-136
  9. https://www.cia.gov/library/publications/the-world-factbook/geos/la.html CIA 2011 The World Factbook
  10. a, b, c, d, e, f, g, h et i « Atlaséco », ouvrage collectif, publication Médiaobs du Nouvel Observateur, Paris, décembre 2009, p. 124
  11. Laos-Cambodge, Bibliothèque du voyageur (Gallimard, 2006)(p. 51)
  12. Vatthana Pholsena, in Laos, Un pays en mutation (La documentation Française, Édition Belin, 2011) (p. 30)
  13. "Les langues austroasiatiques” et “les langues austronésiennes du continent", in Le riz en Asie du Sud-Est. Atlas du vocabulaire de la plante, sous la direction de Nicole REVEL. 3 livrets, 310 p. + 64 p. + 78 cartes. Paris: École des Hautes Études en Sciences Sociales. Articles: 81-96, vocabulaires: 327-32, cartes no 26 à no 34.
  14. "Les recherches linguistiques au Laos", Les recherches en sciences humaines sur le Laos, Actes de la Conférence Internationale organisée à Vientiane, 7-10 décembre 1993, Publications du Centre d’Histoire et de Civilisation de la Péninsule Indochinoise: 37-51.
  15. Laurent Chazee, in Atlas des ethnies et des sous-ethnies du Laos (Bangkok, février 1995).
  16. Laurent Chazee, in Atlas des ethnies et des sous-ethnies du Laos (Bangkok, février 1995).
  17. Laurent Chazee, in Atlas des ethnies et des sous-ethnies du Laos (Bangkok, février 1995).
  18. D'après le dernier recensement national de 2005.
  19. Laurent Chazee, in Atlas des ethnies et des sous-ethnies du Laos (Bangkok, février 1995).
  20. Jesper Trier les classe dans la sous-famille linguistique des Môn-Khmer.
  21. (en) Laos Forms Stock Exchange, Plans Start of Share Trading in 2011, Bloomberg Businessweek, 7 oct. 2010
  22. http://www.champagne-ardenne-export.com/fr/fiches-pays/laos/economie-3
  23. (en) Lao National Tourism Administration, 2010 Statistical Report on Tourism in Laos, p. 5
  24. a et b (en) Lao National Tourism Administration, National Ecotourism Strategy and Action Plan 2005-2010, Summary, p. 4
  25. (en) Lao National Tourism Administration, 2010 Statistical Report on Tourism in Laos, p. 15
  26. Le Laos communiste se tourne à son tour vers la bourse article sur le site France 24.fr
  27. http://www.culturalprofiles.net/laos/Directories/Laos_Cultural_Profile/-29.html
  28. http://data.worldbank.org/country/lao-pdr
  29. http://www.ambafrance-laos.org/Francophonie#francais-dans-enseignement-superieur-1
  30. a et b Envoyé Spécial : Guerre secrète au Laos
  31. Vidéo d'archive de 2000 partisans Hmongs apportant leur aide au colonel Jean Sassi, Ministère de la Défense
  32. a, b, c et d (en) William M. Carpenter, David G. Wiencek, Asian security handbook 2000, M.E. Sharpe,‎ 2000, 349 p. (ISBN 0-7656-0714-X, lire en ligne), p. 204

Annexes[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]