République centrafricaine

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4° 22′ 00″ N 18° 35′ 00″ E / 4.36667, 18.5833 ()

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La République centrafricaine, aussi appelée Centrafrique, en sango Ködörösêse tî Bêafrîka, est un pays d'Afrique centrale en voie de développement, dont la population est estimée à 4 500 000 habitants[1], pour une superficie d'environ 623 000 km². Il est entouré par le Cameroun à l'ouest, le Tchad au nord, le Soudan et le Soudan du Sud à l'est, la République démocratique du Congo et la République du Congo au sud. Le pays est membre de l'Union africaine, de la Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale et de la Communauté des États sahélo-sahariens.

Le pays est partagé entre savanes et forêt équatoriale (au Sud), et connaît pour l'essentiel un climat tropical. La République centrafricaine dispose par ailleurs de nombreuses ressources naturelles, notamment l'uranium, l'or et les diamants.

Le territoire de la République centrafricaine recouvre celui de la colonie française d'Oubangui-Chari, qui fait partie de l'Afrique-Équatoriale française de 1910 à 1960. Après l'indépendance, le pays a eu à sa tête différents régimes autoritaires, notamment celui de Jean-Bédel Bokassa, président, puis empereur auto-proclamé. L'ancienne puissance coloniale continue d'y jouer un rôle important. Les premières élections libres avec multipartisme ont lieu en 1993. Elles portent au pouvoir Ange-Félix Patassé, renversé en 2003 par François Bozizé. Celui-ci, réélu en 2005 et 2010, est à son tour renversé en 2013 par la Seleka, une alliance de milices, pendant la deuxième guerre civile de Centrafrique.

Géographie[modifier | modifier le code]

Carte de la République centrafricaine.

La Centrafrique (RCA) est un pays enclavé sans accès à la mer. L'essentiel de la frontière sud du pays suit le cours du fleuve Oubangui et de son affluent le Mbomou. La partie nord du pays constitue le haut bassin du fleuve Chari. Le mont Ngaoui avec ses 1 420 m est le point culminant.

Le pays est partagé entre savanes et forêt équatoriale (au Sud).

La République centrafricaine dispose par ailleurs de nombreuses ressources naturelles, notamment l'uranium, l'or et les diamants. Le pétrole et l'énergie hydroélectrique sont d'autres ressources potentiellement importantes mais inexploitées à ce jour.

Le pays souffre d'inondations en raison du manque d'entretien des fleuves et des débits impressionnants qu'engendre la saison des pluies en Afrique centrale. La déforestation est quant à elle constatée dans les zones de brousse (où les paysans utilisent le bois pour leur nourriture et les constructions), mais semble endiguée dans les zones forestières (voir aussi : Forêt du bassin du Congo). Les sources du ministère des forêts et du développement rural semblent prouver que depuis 30 ans, la forêt gagne sur la savane, cas exceptionnel dans le monde. De gros efforts d'aménagement et de protection des forêts sont en effet engagés durablement, avec pour objectif d'éviter l'érosion, de protéger la faune et de préserver cette richesse rare qu'est la grande forêt centrafricaine.

Le climat tropical domine l'essentiel du pays avec une saison humide de mai à octobre et une saison sèche de novembre à avril. Au Sud, la frontière des deux Congos, le climat est de type équatorial, intertropical de Carnot à Berbérati à l'ouest, subsahélien vers Birao au Nord avec une saison sèche pouvant aller de 8 à 9 mois, et intertropical mais frais et orageux sur les reliefs.

L'Oubangui près de Bangui

La République centrafricaine comporte deux grands bassins séparés. L'un s'écoule vers le nord (bassin du Tchad) avec des cours d'eau comme le Logone, l'Ouham, le Chari. L'autre bassin est formé des affluents de l'Oubangui qui coulent vers le bassin du Congo, au sud. Les bordures occidentale et orientale du plateau comportent les reliefs les plus importants. Le plateau est entouré au nord-ouest avec des gradins du massif granitique du Yadé s'étageant de 1 000 m à 1 400 m (à l'exception du mont Ngaoui : 1 410 m) ; au nord-ouest, trois petites chaînes quartziques, les ensembles Délembé-Sergobo, Ouanda Djallé-Mont Koumou et Kotto-Bahr formant les massifs du Dar Challa et des Bongo, culminent au mont Toussoro avec 1 330 mètres.

La moyenne annuelle des températures avoisine 26 °C. À Bangui, les maxima sont de l'ordre de 38 °C et les minima de 15 °C. Le pluviomètre indique en moyenne : pour la saison pluvieuse 226 mm (juillet), et pour la saison sèche 5 mm (décembre).

Villes principales[modifier | modifier le code]

Les villes principales sont (estimation de la population en 1996) :

Position géostratégique[modifier | modifier le code]

La limite sud des territoires où l'Islam est majoritaire passe au nord du pays[2]. Par ailleurs la République centrafricaine est entourée de pays dont les tensions se répercutent sur son territoire. Un mouvement dit « armée de résistance du Seigneur (LRA) » originaire d'Ouganda pourrait être présent dans le sud-est du pays, proche du Soudan du Sud[3]. Enfin, le pays servirait parfois de base arrière à des « groupes de trafiquants et de braconniers »[4]

Histoire[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Histoire de la Centrafrique.
L'Oubangui-Chari en 1910

Avant la colonisation[modifier | modifier le code]

Période coloniale[modifier | modifier le code]

Les Français colonisèrent la région à la fin du XIXe siècle et l'administrèrent sous le nom d'Oubangui-Chari.

À l’époque, c’est un territoire stratégique dans le projet colonial français, qui a pour objectif de traverser le continent africain d’ouest en est.

Ce projet est stoppé net en 1898 à Fachoda, lorsque la mission française est repoussée par une expédition britannique remontant vers le Caire depuis le sud du continent et la crise de Fachoda qui suivit [5]

Le territoire devient partie intégrante de l’Afrique-Équatoriale française (AEF) dès 1910, jusqu’à son indépendance.

Durant la Seconde Guerre mondiale, la colonie se joignit aux Forces alliées.

Indépendance[modifier | modifier le code]

Le pays devient la République centrafricaine le 1er décembre 1958 et proclame son indépendance le .

Depuis, le pays a conservé le français comme langue officielle, utilisée dans les documents administratifs, alors que le sango, langue véhiculaire, agit comme unificateur du pays, permettant à chacun de se comprendre, même sans éducation scolaire avancée[réf. nécessaire].

Le premier chef de l'État, Barthélemy Boganda, est considéré comme le père de la nation centrafricaine. Parlementaire à Paris, il fut l'auteur de brûlots réguliers et de demandes de maintien de tous les droits français au peuple d'Afrique équatoriale française. Parlementaire français véhément, il prônait depuis longtemps l'indépendance des colonies et avait proposé la création d'un État d'Afrique centrale unique, groupant Gabon, Congo, Cameroun et République centrafricaine. Il y voyait la seule solution permettant d'éviter l'éclatement de la région en territoires trop petits, non viables, et sans rôle à jouer sur la scène internationale. Il meurt le , peu après son élection, dans un accident d'avion dont les causes n'ont jamais été élucidées. [réf. souhaitée]

La période Bokassa[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Empire centrafricain.

En 1965, lors du « coup d'État de la Saint-Sylvestre », Jean-Bedel Bokassa renverse son cousin David Dacko et prend le pouvoir. Le 4 décembre 1976, il s'auto-proclame empereur Bokassa Ier. Il met alors en place une politique très répressive dans tout le pays.

En septembre 1979, « l'opération Barracuda », organisée par la France, renverse Bokassa et remet au pouvoir David Dacko. En effet, depuis quelque temps Bokassa se rapproche de plus en plus de Kadhafi dont la politique au Tchad est en contradiction complète avec les intérêts français.

L'après Bokassa[modifier | modifier le code]

David Dacko lui succède encore brièvement. Il sera chassé du pouvoir le 1er septembre 1981 par le général André Kolingba, qui établit un régime militaire. André Kolingba restera au pouvoir jusqu'en 1993, année où, suivant le courant de démocratisation lancé par le sommet de La Baule, les premières élections multipartites ont lieu et Ange-Félix Patassé est élu président de la République.

À la fin des années 1990, les « compagnies juniors » canadiennes, investies dans plus de 8000 propriétés minières, dans plus de 100 pays, pour la plupart encore à l'état de projet[6], multiplient les contrats avec des pays africains parmi lesquels la République centrafricaine, où elles ont cependant du mal à se faire une place, la Colombe Mines, possédant les principaux sites diamantifères[7].

XXIe siècle[modifier | modifier le code]

Prise du pouvoir par Bozizé[modifier | modifier le code]

En 2001, une tentative de coup d'État provoque de violents affrontements dans la capitale, Bangui.

Après une nouvelle série de troubles et malgré l'intervention de la communauté internationale (MINURCA), le , le général François Bozizé réussit, avec l'aide de militaires français (deux avions de chasse de l'armée française survolaient Bangui pour filmer les positions des loyalistes pour le compte de Bozizé)[réf. nécessaire] et de miliciens tchadiens (dont une bonne partie va rester avec lui après son installation au pouvoir), un nouveau coup d'État et renverse le président Patassé. Le général Bozizé chasse alors les rebelles congolais, auteurs de méfaits et crimes innombrables, notamment dans et autour de Bangui.[réf. nécessaire]

Une élection présidentielle a eu lieu, après plusieurs reports, le , dans laquelle se présentaient, entre autres, François Bozizé (déjà chef de l'État), l'ancien président André Kolingba, et l'ancien vice-président Abel Goumba. Les candidatures de plusieurs autres candidats, dont celles de Charles Massi du FODEM, de l'ancien premier ministre Martin Ziguélé, de l'ancien ministre et ancien maire de Bangui Olivier Gabirault et de Jean-Jacques Démafouth, ont été refusées par la commission électorale avant la médiation gabonaise et les accords de Libreville. À la suite de ces accords, seule la candidature de l'ancien président Ange-Félix Patassé a été définitivement rejetée par la commission élue. [réf. souhaitée]

Période de guerres civiles[modifier | modifier le code]

L'accession à la présidence de Bozizé est violemment contestée et une première guerre civile ravage le pays entre 2004 et 2007, jusqu'à la signature d'un accord de paix. Cependant, les rebelles dénoncent la non-tenue des accords par le président Bozizé, et reprennent les armes fin 2012, lançant une série d'attaques démarrant la deuxième guerre civile de Centrafrique. Le 24 mars 2013, les rebelles de la coalition Seleka s'emparent de Bangui et Bozizé s'enfuit. Michel Djotodia s'auto-proclame président de la République centrafricaine. Mais les nombreuses exactions commises par les miliciens de la Seleka, majoritairement musulmans, amènent l'insécurité dans le pays, et des milices chrétiennes d'auto-défense, les anti-balaka se forment. Le conflit débouche sur une situation « pré-génocidaire » selon la France et les États-Unis. Le 5 décembre 2013, une résolution de l'ONU permet à la France d'envoyer des troupes armées en République centrafricaine (opération Sangaris) aux fins annoncées de désamorcer le conflit et de protéger les civils.

Le , le président de la transition centrafricaine Michel Djotodia et son premier ministre Nicolas Tiangaye annoncent leur démission lors d'un sommet extraordinaire de la Communauté économique des États de l'Afrique centrale (CEEAC)[8],[9]. Le , le Conseil national de transition de la République centrafricaine élit Catherine Samba-Panza comme chef de l'État de transition de la République centrafricaine[10]

Politique[modifier | modifier le code]

Gouvernement[modifier | modifier le code]

La République centrafricaine est une république présidentielle où le président est à la fois chef de l'État et chef du gouvernement. Le pouvoir exécutif est détenu par le gouvernement tandis que le pouvoir législatif est partagé entre le gouvernement et le parlement.

Du 24 mars 2013, date de sa prise de pouvoir par les armes, au 10 janvier 2014, date de sa démission, Michel Djotodia remplit la fonction de président de la République et Nicolas Tiangaye occupe la fonction de Premier ministre. Après leur démission, l'intérim est assuré par Alexandre-Ferdinand N'Guendet, président du Conseil national de transition qui élit ensuite Catherine Samba-Panza comme Chef de l'État de transition de la République centrafricaine. Elle prête serment le et le 25, elle nomme Premier ministre, André Nzapayeké[11].

Découpage territorial[modifier | modifier le code]

La République centrafricaine est composée de 14 préfectures, 2 préfectures économiques, et une Commune autonome. Les 14 préfectures sont : Bamingui-Bangoran, Basse-Kotto, Haute-Kotto, Haut-Mbomou, Kémo, Lobaye, Mambéré-Kadéï, Mbomou, Nana-Mambéré, Ombella-M'Poko, Ouaka, Ouham, Ouham-Pendé, Vakaga. Les deux préfectures économiques sont : Nana-Grébizi et Sangha-Mbaéré. Bangui a le statut spécifique de commune.

Ces 14 préfectures sont elles-mêmes sous-divisées en 71 sous-préfectures.

L’organisation administrative de la RCA, s’articule donc autour de 7 régions, 16 préfectures, 71 sous-préfectures et 2 postes de contrôle administratif et 175 communes, dont 6 communes d’élevages, et environ 10.000 villages, quartiers de villes.

La ville de Bangui, est la septième région et est structurée en commune urbaine avec 8 arrondissements.

Un projet sur la décentralisation et la déconcentration permettra à l’horizon 2015 d’asseoir une administration territoriale performante et efficace, avec des instances locales élues.

Ordres et décorations[modifier | modifier le code]

Ordres nationaux :

  • Ordre du Mérite Centrafricain
  • Ordre de la Médaille de la Reconnaissance Centrafricaine
  • Ordre de l'Opération Bokassa (supprimée en 1979, mais son port est encore accepté) [réf. souhaitée]

Ordres ministériels / spécifiques :

  • Ordre du Mérite Agricole
  • Ordre de l'Éducation Nationale
  • Ordre du Mérite Postal
  • Ordre du Mérite Industriel et Artisanal
  • Ordre du Mérite Commercial

Médailles :

  • Étoile du Mérite Militaire
  • Croix de la Valeur Militaire
  • Médaille du Travail (or, argent et bronze)
  • Médaille des Mères (or, argent et bronze)
  • Médaille du Mérite Sportif (or, argent et bronze)
  • Médaille du Ministère de l'Intérieur
  • Médaille Misab Bangui
  •  ???Médaille de bois précieux???

Démographie[modifier | modifier le code]

Un village entre Bangui et Paoua.

Le recensement général de la population et de l'habitat (RGPH) effectué en 2003 a donné un nombre de 3 895 139 habitants :

  • femmes : 1 955 813 (50,21 %) ;
  • hommes : 1 939 326 (49,79 %) ;
  • jeunes de moins de 18 ans : 49,8 % ;
  • population en zone rurale : 2 419 824 (62,12 %) ; population en zone urbaine : 1 475 315 (37,88 %).

Les précédents recensements de 1988 et 1975 avaient quantifié la population respectivement à 2 688 426 habitants et 2 056 000 habitants.

Évolution de la démographie entre 1961 et 2003 (chiffre de la FAO, 2005). Population en milliers d'habitants.

Depuis le début de 2007, de nombreuses organisations humanitaires non gouvernementales, de toutes obédiences et de tous pays, sont de retour en République centrafricaine, dans la foulée des historiques actions du réseau Caritas ou de Médecins sans frontières. Les projets sont actuellement priorisés sur l'éducation, le développement agricole et rural, le soutien aux populations déplacées ou migrantes, l'accès aux soins de santé primaire, et un peu de microfinance pour soutenir les initiatives locales créatrices de revenus.

Langues[modifier | modifier le code]

Les deux langues officielles de la République centrafricaine sont le français et le sango. Le pays compte plus de quatre-vingts ethnies parlant chacune une langue différente. Le sango, la langue véhiculaire, représente une vraie langue de communication, largement partagée dans le pays pour commercer et échanger. Il n'est cependant pas parlé par les populations du Nord, région à dominante musulmane[12].

La République centrafricaine est membre de l'Organisation internationale de la francophonie de même que de l'Assemblée parlementaire de la francophonie.

De plus, les villes de Bangui et de M`Baiki sont membres de l'Association internationale des maires francophones [13] [réf. insuffisante].

Religions[modifier | modifier le code]

D'après le recensement de 2003, les principales religions en République centrafricaine sont les suivantes[14] : christianisme (80,3 %, dont protestantisme 51,4 % et catholicisme 28,9 %), islam (10,1 %), animisme (9,6 %).

Éducation[modifier | modifier le code]

Le système éducatif en République centrafricaine est calqué sur le modèle de la France. Il y a des disparités en ce qui concerne l'accès à l'éducation selon des critères sociaux et régionaux. On assiste de ce fait à un faible pourcentage de femmes dans le système scolaire. [réf. souhaitée] L’université de Bangui construite pendant le régime de Bokassa reste la seule qui fournisse un enseignement supérieur public. L'école est obligatoire depuis 2008. [réf. souhaitée]

En septembre 2013, à cause de la situation sécuritaire, 60 % des écoles du pays étaient fermées[15].

Santé[modifier | modifier le code]

En septembre 2013, on comptait sept chirurgiens pour l'ensemble du pays. À cause de la situation sécuritaire, la plupart des centres de santé sont fermés[15].

La capitale Bangui possède plusieurs hôpitaux dont l'hôpital de l'Amitié, construit avec l'aide de fonds chinois [réf. souhaitée], et l’hôpital communautaire.

Économie[modifier | modifier le code]

Le revenu par habitant vaut 350 dollars (préciser l'unité de temps) en 2007. L'agriculture représente 55 % du PIB. Les principales cultures sont le manioc (cassave), les bananes, le maïs, le café, le coton et le tabac.

Champ de coton

Le nord-ouest et le centre du pays représentent un bassin agricole important pour les cultures de coton et de canne à sucre. Toutefois, la faiblesse des infrastructures et du soutien à la production, qui reste majoritairement extensive, limite très fortement les rendements, très inférieurs à ceux des pays voisins. L'enclavement du pays demeure un handicap important et le transport fluvial est primordial pour l'économie. De plus, ces contraintes géographiques (limitant les collectes), alliées aux grandes variations (à la baisse) des cours internationaux de ces matières premières ont détourné les paysans de ces cultures qu'ils ne parvenaient pas à vendre. On assiste depuis 2003 à un retour massif à de simples cultures vivrières, destinées à une consommation interne et locale.

Les progrès de l'agriculture ne profitent qu'aux grandes exploitations [réf. nécessaire], les paysans sans formation travaillant toujours « à l'ancienne », sans mécanisation ni attelage. Les productions sont faibles et de qualité très moyenne. Ainsi, il est remarquable que de très nombreuses plantations d'arbres fruitiers sont victimes de bactéries et parasites qui limitent la qualité de la production.

L'exploitation forestière contribue largement au PIB, avec d'importantes ressources en bois tropicaux. Dès le début de la colonisation, on a exploité l'hévéa pour son latex, aujourd'hui les essences sont plus diversifiées. Les moins nobles sont transformées localement par une petite industrie de contreplaqués, tandis que les plus précieuses sont exportées sans transformation sous forme de grumes.

L'activité minière (or et diamants) constitue l'autre ressource importante de la République centrafricaine en matière de recettes d'exportation : la production officielle — principalement artisanale — de diamants alluvionnaires de très bonne qualité (diamants de joaillerie) s'établit à environ 500 000 carats par an. La production réelle est estimée au double environ, il existe donc une économie de contrebande importante dans ce secteur. La production, le commerce, ainsi que la taille des diamants, sont des activités qui font régulièrement l'objet de plans visant à les nationaliser, ou au contraire à les libéraliser.

Le tissu industriel, qui n'a jamais été très développé par rapport aux pays voisins comme le Cameroun, a souffert des troubles militaires et politiques successifs, et est aujourd'hui quasiment inexistant. Quelques industries développées dans les années 1970 (industries légères agroalimentaires, manufactures de tissus, de chaussures…) ont disparu. Il subsiste une production locale de bière et de transformation d'aluminium. Le secteur privé emploie environ 11 000 salariés.

Les services publics (eau, électricité, téléphone filaire…), monopoles d'État, sont dans des situations financières difficiles, et les équipements, faute de maintenance et d'investissement, sont pour la plupart vétustes, entraînant des ruptures de service très fréquentes. Le poids important de la dette dans le budget national et la faiblesse du niveau des ressources propres rendent la gestion de l'État difficile (arriérés de paiement des salaires des fonctionnaires, grèves et mouvements sociaux) et contribuent à la fragilité des institutions politiques. Comment faire tourner un ministère des finances quand les coupures électriques gâchent les sauvegardes informatiques ? [->Faire des soauvegardes régulières sur un support physique facilement extractible]

Un cadre législatif anachronique, inadapté, et appliqué de façon parfois surprenante[réf. souhaitée], une forte implication de l'État dans les secteurs productifs, caractérisent l'économie de la République centrafricaine, qui fait également partie d'institutions visant à l'intégration sous-régionale ou régionale comme la CEMAC.

L'arrivée de bailleurs internationaux importants, Union européenne, Banque mondiale, Nations unies et leur pléiade d'agences spécialisées, est de bon augure pour certains[Qui ?] [réf. souhaitée]. Ils embauchent et forment des cadres locaux, apportent des devises et soutiennent la consommation locale, tout en bâtissant et finançant des projets essentiels. [réf. souhaitée]

On trouve en République centrafricaine une flore et une faune très diversifiées, en particulier une population d'éléphants d'Afrique de forêt, visibles par troupeaux de plusieurs dizaines de membres, notamment dans les salines (celle de Bayanga au sud-ouest du pays est la plus célèbre). Cette situation reste très fragile du fait du braconnage pour l'ivoire [substitut pourquoi les braconiers aprécient l'ivoire] et de la consommation importante de viande de brousse, mais représente un potentiel cynégétique et d'écotourisme important. Le tourisme reste encore anecdotique, autant du fait de la faiblesse des infrastructures d'accueil et de transport que de l'insécurité qui règne dans le pays.

La croissance était 2 % en 2005. On peut malheureusement dire, à l'heure actuelle, qu'elle ne profite largement qu'à Bangui, la capitale, qui continue de drainer des populations rurales en quête de mieux-être financier, et prêtes à tout pour profiter du « boom » actuel de l'emploi.

Transport[modifier | modifier le code]

Réseau routier[modifier | modifier le code]

La circulation routière dans les provinces en République centrafricaine reste très difficile et très dangereuse car l'état des routes est trop dégradé et reste archaïque sans mesure de sécurité routière adéquate pour les passagers. Il y a souvent l’image de cette grappe humaine, d’hommes, femmes, et enfants et nourrissons agrippés en équilibre précaire au sommet des véhicules de transport de marchandises, victimes de nombreux accidents aux conséquences dramatiques. Un carnet de route avec photos apporte quelques informations[16].

Des difficultés de transport urbain et interurbain existent aussi dans le pays. La RCA disposait il y a quarante ans d’une société de transport centrafricain appelée SOTRECA. Compte tenu de l’étroitesse de sa flotte, elle n’a pas pu satisfaire le les besoins de la population en matière de transport. Dix ans plus tard, la Compagnie nationale de transport (CNTR) a succédé à la SOTRECA, mais avec une durée de vie éphémère.

Pendant trente années, la RCA ne dispose pas d’une entreprise de transport urbain de personnes digne de ce nom. Pour combler ce vide et face à la situation qui devenait de plus en plus alarmante, l'État a créé en 2010 la SONATU ; une société d’État avec un capital social de 480 millions de francs CFA, une flotte de cent autobus qui assure un transport urbain (en commençant par Bangui et ses environs) et interurbain. C’est la société indienne Jaguar qui a doté la SONATU de ces autobus de fabrication indienne « A. Mazda »[17] d'après les affirmations du consul de la République de l'Inde à Bangui, Sakajit Jakati.

Transport aérien[modifier | modifier le code]

Le principal aéroport du pays est celui de la capitale, l'aéroport Bangui M’poko.

Sociétés étrangères en Centrafrique[modifier | modifier le code]

Areva : Groupe industriel français spécialisé dans les métiers de l'énergie électrique d'origine nucléaire pour l'exploitation de l’uranium dans la région de Mbomou à Bakouma.

Culture[modifier | modifier le code]

La culture centrafricaine est diverse entre les peuples et ethnies.

Une ethnie importante est notamment constituée des Bantous, peuple commun au Congo et au Cameroun, subdivisés en myriades de populations très attachées au groupe local. Ainsi, chaque « grande » ville a son peuple, sa langue et une histoire récente liée aux politiciens et hommes de pouvoir qui en sont issus.

Les Pygmées sont un peuple visiblement différent, de par leur gabarit, et leur culture de peuple de la forêt. Longtemps et massivement considérés comme des humains de seconde zone, ils ont préservé leurs habitudes, et se maintiennent dans leur environnement, sans accès aux « progrès sociaux » minimaux qu'a vus le pays.

Enfin, avec des frontières arbitraires et poreuses, on retrouve tous les groupes des pays voisins. Ainsi, une part grandissante de la population, en particulier sur l'axe nord-sud courant du Tchad à la capitale, se rattache à la culture musulmane.

Fêtes et jours fériés[modifier | modifier le code]

Fêtes et jours fériés[18]
Date Nom français Remarques
1er janvier Nouvel an
Lundi après Pâques Lundi de Pâques
29 mars Décès du Fondateur Barthélémy Boganda
6e jeudi après Pâques Ascension
Lundi après Pentecôte Lundi de Pentecôte
1er mai Fête du travail
Suivant calendrier Fête des Mères
13 août Fête de l'Indépendance
15 août Assomption
1er novembre Toussaint
1er décembre Fête nationale, jour de défilé sur l’avenue des Martyrs
25 décembre Noël

Monuments[modifier | modifier le code]

Les mégalithes de Bouar[19] soumis en 2006 pour être classés au patrimoine mondial de l'Unesco. La cathédrale Notre-Dame de Bangui a été construite dans les années 1930.

Littérature[modifier | modifier le code]

La Centrafrique est le seul pays d'Afrique à donner le cadre à deux romans récompensés par un prix Goncourt : Batouala (1921) de René Maran et L'État sauvage (1964) de Georges Conchon.

Cuisine[modifier | modifier le code]

Arts[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. RGPH 2003
  2. Christophe Châtelot, Centrafrique : pourquoi intervenir Le Monde du 19/12/2013
  3. Christophe Châtelot, Centrafrique : pourquoi intervenir Le Monde du 19/12/2013
  4. Christophe Châtelot, Centrafrique : pourquoi intervenir Le Monde du 19/12/2013
  5. Christophe Châtelot, Centrafrique : pourquoi intervenir Le Monde du 19/12/2013
  6. « L'Afrique des Grands Lacs • Annuaire 1999-2000 », par Stefaan Marysse et Filip Reyntjens, page 302 [1]
  7. « La Centrafrique face à la malédiction du diamant », par Emmanuel Leroueil, Terengaweb, l'Afrique des idées [2]
  8. Rémy Ourdan, Cyril Bensimon, « En Centrafrique, le président Michel Djotodia est sur la sellette », Le Monde,‎ 8 janvier 2014
  9. « Centrafrique: le président Michel Djotodia et son Premier ministre Nicolas Tiangaye ont démissionné », AFP,‎ 10 janvier 2014
  10. Centrafrique: la maire de Bangui élue présidente de transition, lexpress.fr, le 20 janvier 2014.
  11. République centrafricaine : André Nzapayeké nommé Premier ministre (radio nationale), RFI, 25-01-2014.
  12. http://www.la-croix.com/Actualite/S-informer/Monde/Centrafrique-la-force-africaine-hausse-le-ton-contre-la-rebellion-_NG_-2013-01-02-894290 (avant-dernière phrase)
  13. aimf.asso.fr
  14. Ministère du Plan et de l'Economie
  15. a et b RTL, 29/09/2013 : Centrafrique : sept chirurgiens pour cinq millions d'habitants, le pays au bord du gouffre
  16. Radio France Internationale
  17. [ http://www.swarajmazda.net/product_bus.htm ] Indienne ou indonésienne (à confirmer)
  18. Jours fériés
  19. Les mégalithes de Bouar, sur le site de l'UNESCO

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]