Corée du Sud

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대한민국 / 大韓民國 (ko)
Daehan Min-guk (ko)
République de Corée (fr)
Drapeau de la Corée du Sud Armoiries de la Corée du Sud
(Détails) (Détails)
Devise nationale : 홍익인간(弘益人間): 널리 인간을 이롭게 하라
Corée dynamique
carte
Langue officielle Coréen
Capitale Séoul
37°35′N, 127°0′E
Plus grande ville Séoul
Forme de l’État
 - Président
 - Premier ministre
République
Lee Myung-bak
Han Seung-soo
Superficie
 - Totale
 - Eau (%)
Classé 107e
99 274 km²
0,3%
Population
 - Totale (2008)
 - Densité
Classé 25e
49 232 844 hab.
480 hab./km²
Indépendance
 - Date
Partition de la Corée
11 février 1945
Gentilé Sud-Coréens
Monnaie Won (KRW)
Fuseau horaire UTC +9
Hymne national Aegukga
Domaine internet .kr
Indicatif
téléphonique
+82


La Corée du Sud ou Corée-du-Sud (rare), officiellement la République de Corée, est un pays d'Asie qui couvre la moitié sud de la péninsule coréenne. Sa capitale est Séoul. La langue officielle est le coréen dont l'écriture est le hangul ou hangeul et la monnaie le won.

Au nord, son unique frontière terrestre d'une longueur de 238 km avec la Corée du Nord, est constituée par la zone démilitarisée (DMZ), qui est en fait, la plus militarisée au monde.

Le nom que les Sud-Coréens donnent à leur pays est Hanguk, qui signifie littéralement Pays des Hans (en hangeul : 한국 ; en hanja : 韓國), du nom d'une tribu préhistorique qui habitait le sud de la péninsule coréenne (à ne pas confondre avec les Han chinois). Le pays est surnommé le Pays du matin frais (Chosŏn, 朝鮮), généralement mal traduit par Pays du matin calme.

Daehan Minguk est également utilisé, qui signifie « République de Corée » ou littéralement Grande république Han (대한민국 ; 大韓民國).

Sommaire

[modifier] Histoire

Article détaillé : Histoire de Corée du Sud.

Les premières migrations de peuplades néolithiques dans la péninsule coréenne remontent au IIIe millénaire av. J.-C.[1]. Depuis lors, ce pays a survécu tant bien que mal entre la Chine et le Japon sans toutefois perdre son identité. La Corée garde encore une culture riche qui a son caractère propre.

La division contemporaine de la Corée remonte aux suites de l’occupation japonaise commencée à partir de 1910. À la fin de la Seconde Guerre mondiale en 1945, la Corée a été divisée en deux zones par les puissances mondiales, les États-Unis et l'URSS. En 1948, le Sud et le Nord se constituèrent chacun en un État indépendant, un Nord communiste, et un Sud sous influence américaine. La guerre de Corée commença en juin 1950. Le Sud était soutenu par les États-Unis et le Nord par la Chine. L'accord de cessez-le-feu de Panmunjeom (signé en 1953), mit fin aux combats. Mais à ce jour, la guerre n'est toujours pas officiellement terminée. Depuis, la péninsule est divisée par une zone démilitarisée (DMZ) aux alentours du 38e parallèle, qui est paradoxalement, la plus militarisée au monde.

Après la guerre, la République de Corée, régime autoritaire sous le gouvernement autocratique de Syngman Rhee puis sous la dictature de Park Chung-hee, a connu une croissance économique rapide. Cette dictature s'est illustrée par des atteintes aux droits de l'homme en assassinant des centaines de personnes à Kwangju le 18 mai 1980. C’est dans les années 1980 que des manifestations ont mis fin à la dictature pour installer un pouvoir démocratique. Kim Dae-jung est le premier président bénéficiant d'une véritable légitimité démocratique.

Un accord de paix historique a été signé le 4 octobre 2007 entre les deux présidents, Roh Moo-hyun sud-coréen et Kim Jong-il nord-coréen. Il met officiellement fin à la guerre de Corée, débutée en 1950. Un simple armistice avait été signé en 1953[3]. Mais depuis peu, la Corée du Nord multiplie les provocations, notamment avec les essais nucléaires. La Corée du Nord est devenu le neuvième pays à posséder l'arme nucléaire.

[modifier] Politique

[modifier] Institutions

Article détaillé : Politique de la Corée du Sud.

Le chef d'État de la République de Corée est le président, qui est élu par scrutin direct pour une période de 5 ans. Premier représentant de la République et chef des armées, le président dispose en outre d'un pouvoir exécutif important ; il nomme le Premier ministre avec l'approbation du Parlement. Il préside et nomme également le Conseil d'État.

Le parlement coréen est appelé Assemblée nationale ou Kukhoe ; ses membres sont élus pour quatre ans. Il compte actuellement 299 sièges, dont 245 sont pourvus au suffrage direct et les autres distribués proportionnellement parmi les partis ayant cinq sièges ou plus. L’instance judiciaire la plus élevée est la Cour suprême, dont les juges sont nommés par le président avec le consentement du Parlement.

La déclaration commune Nord-Sud, signée le 15 juin 2000 entre le président Kim Dae-jung et son homologue nord-coréen Kim Jong-Il, marque le début d'un dialogue entre les deux Corée (voir l'article détaillé sur les relations inter-Corées).

Le président actuel Lee Myung-bak a été élu Président de la République de Corée en décembre 2007, lors de la seizième élection présidentielle avec 48,9 % des voix face à son adversaire Lee Hoi-chang (GPN). Il a pris ses fonctions le 25 février 2008.

Le Parlement sud-coréen a adopté, le 12 mars 2004, une motion sans précédent qui suspendait de ses fonctions le président Roh Moo-hyun. La Cour constitutionnelle a infirmé cette destitution le 14 mai 2004. Le président avait apporté en février 2004 son soutien au parti uri (pour les élections d'avril), ce qui est une infraction au code électoral. Voir l’affaire de la destitution de février 2004

Fin octobre 2004, la Cour constitutionnelle déclarait que la localisation de la capitale nationale à Séoul était implicitement du domaine constitutionnel. Par conséquent, la loi de délocalisation de la capitale Séoul vers la province de Chungcheong Sud (au centre du pays) votée en décembre 2003 par le parti uri du président Roh et l'opposition du GPN de Park Geun-hye était invalidée. Il faudrait pour que la délocalisation soit effective que l'amendement de délocalisation soit voté comme une modification constitutionnelle sanctionnée d'une part par un vote à la majorité des 2/3 à l'Assemblée, d'autre part par un référendum national. Cela relève de la gageure en l'état actuel car le GNP a changé de position sur la question et la majorité des deux-tiers semble impossible à atteindre et, de plus, l'approbation de cette mesure par la population est loin d'être acquise.

Ce revers est ressenti d'autant plus durement à la Maison bleue, siège de la Présidence, que le Président avait fait de cette promesse l'une des mesures phares de sa campagne.

Dans un contexte de forte impopularité du chef de l'État, les élections locales (municipales et provinciales) du 31 mai 2006 se sont traduites par un fort recul de la majorité gouvernementale, au profit de l'opposition conservatrice du Grand parti national, alors que l'abstention a été très élevée (près de 49 %).

[modifier] Défense

[modifier] Puissance militaire

L’armée sud-coréenne est actuellement l’une des plus puissantes d’Extrême-Orient, avec les armées chinoise, japonaise et nord-coréenne. Ses effectifs sont de 672 000 hommes en armée d’active, et de 4 500 000 hommes en réserve, après avoir été d’un très modeste effectif à sa création.

Selon l’Institut de recherches international pour la paix de Stockholm, les dépenses militaires de la Corée du Sud ont atteint 21,9 millliards de dollars US en 2006, la classant au onzième rang mondial[2]. En 2003, la Corée du Sud avait consacré 14,5 milliards de dollars à son budget de défense, soit environ 15 % du budget global de l’État (en comparaison, la France dépensait, à la même époque 45,2 milliards de dollars US pour sa défense, soit 2,5 % du budget de l’État).

L’industrie de l’armement de ce pays s’est développée et diversifié depuis les années 1970 et pourvoit à une large part des besoins nationaux.

L’Agence spatiale coréenne ou KARI (Korea Aerospace Research Institute) développe une famille de lanceurs KSLV (Korea Space Launch Vehicle), en collaboration avec la Russie. Le vol inaugural du lanceur de base, le KSLV-1, initialement prévu en 2007, est désormais annoncé pour 2008[3].

[modifier] Une souveraineté nationale limitée

Environ 30 000 soldats américains sont stationnés en Corée du Sud depuis la fin de la guerre de Corée. Le nombre de soldats américains en Corée a diminué à 25 000 en 2008 dans le cadre d’un redéploiement des forces. En cas de guerre, les États-Unis exerceraient le commandement militaire en Corée du Sud. Cette subordination militaire aux États-Unis, qui limite la souveraineté nationale du pays, découle de l’accord de défense entre les deux états. Suite à des négociations terminées en 2007, un accord prévoit que le 17 avril 2012, le commandement des forces combinées en cas de conflit passe sous la responsabilité de la Corée du Sud[4].

De par le Status of Forces Agreement en vigueur, les soldats américains bénéficient d’un privilège d’extraterritorialité : les affaires judiciaires impliquant des soldats américains basés en Corée du Sud pour des actes commis en Corée sont jugés par des tribunaux américains, et non par des tribunaux coréens de même que les actes délictueux d'éventuels militaires sud-coréens aux États-Unis sont également couvert par le même statut. Ce statut a été critiqué lorsque des soldats américains ont été à plusieurs reprises impliqués dans des affaires de viol ou de mort de Sud-Coréens (tués accidentellement par des conducteurs de véhicules).

[modifier] Diplomatie

[modifier] Les relations intercoréennes

La politique extérieure de la Corée du Sud reste dominée par la question des relations intercoréennes et de la réunification de la Corée. La déclaration commune Nord-Sud, signée le 15 juin 2000 entre le président Kim Dae-jung et son homologue nord-coréen Kim Jong-il, a marqué l'approfondissement du dialogue entre les deux Corée.

Un second sommet intercoréen, entre le dirigeant du Nord Kim Jong-il et le président sud-coréen Roh Moo-hyun, initialement prévu à Pyongyang du 28 au 30 août 2007[5],[6], a été reporté du 2 au 4 octobre [7]après que les plus graves inondations en Corée du Nord depuis quarante ans ont entraîné 600 morts et disparus et touché un million de personnes[8]. L'accord intercoréen signé le 4 octobre 2007 a souligné l'engagement commun des deux États pour promouvoir la paix et la prospérité économique dans la péninsule[9].

Mais la situation est toujours tendue entre les deux Corées. Exemple avec la menace d'"attaque préemptive" proférée par la Corée du Nord le 24 décembre 2008[10].

[modifier] L’alliance avec les États-Unis

Par ailleurs, la Corée du Sud est un allié des États-Unis dont environ 30 000 soldats stationnent sur son territoire. La Corée du Sud a apporté le plus important contingent étranger, après celui des États-Unis, lors de la guerre du Vietnam.

Elle a également envoyé des troupes en Irak ; le 28 novembre 2006, le gouvernement sud-coréen a annoncé son intention de diminuer de moitié (de 2 300 à 1 200 hommes) la taille du contingent alors présent en Irak[11]. Les forces sud-coréennes ont quitté ce pays lors de la fin du mandat de la coalition militaire en Irak en décembre 2008 [12].

[modifier] Les relations entre la Corée du Sud et le Japon

Après la fin de l’occupation japonaise en 1945, la Corée du Sud et le Japon, où réside toujours une minorité coréenne de 600 000 personnes, n’ont établi de relations diplomatiques qu’en 1965[13]. L’accord du 18 décembre 1965, signé sous l’impulsion du président Park Chung-hee avec les encouragement des États-Unis, malgré d’importantes manifestations d’opposition en Corée du Sud, a entraîné le versement d’une aide économique pendant dix ans (1965-1975) du Japon à la Corée du Sud, dont la majeure partie sous forme de dons[14].

Toutefois, l’ensemble des contentieux historiques liés à l’occupation japonaise restent présents dans les relations entre Coréens et Japonais, ces tensions ayant des conséquences sur les relations diplomatiques. Ainsi, des initiatives ont été prises pour que le gouvernement japonais reconnaisse l’esclavage sexuel des femmes de réconfort pendant la Seconde Guerre mondiale[15]. Le révisionnisme au Japon, s’agissant notamment de la présentation de l’occupation japonaise dans les manuels d’histoire japonais, est très fortement ressenti par l’opinion sud-coréenne. Enfin, les visites du Premier ministre japonais Junichiro Koizumi au sanctuaire de Yasukuni, sur les tombes des généraux japonais de la Seconde Guerre mondiale, a fait peser des risques d’annulation des sommets bilatéraux entre les deux États, à l’automne 2005[16].

La souveraineté des Dokdo (Rochers de Liancourt/Takeshima) en mer de l'est(mer du Japon) est un sujet de contentieux entre les deux pays.

[modifier] Le rôle de la Corée du Sud aux Nations unies

La désignation de l’ancien ministre des affaires étrangères Ban Ki-moon au poste de secrétaire général des Nations-Unies, depuis le 1er janvier 2007, a constitué un succès pour la diplomatie sud-coréenne. La Corée du Sud participe aussi activement aux missions de maintien de la paix de l’ONU : le 28 novembre 2006, le gouvernement sud-coréen a annoncé que 400 soldats seraient déployés au Liban sous mandat de l’ONU[17].

[modifier] L'essor des échanges sino-coréens et nippo-coréens

La Chine et la République de Corée ont établi des relations diplomatiques en 1992.

Alors que la Chine est devenue un des principaux partenaires commerciaux de la Corée du Sud, la rencontre du président Roh Moo-hyun avec son homologue chinois Hu Jintao, en septembre 2005, a témoigné d'une communauté de vues dans le domaine diplomatique. Le président sud-coréen a alors salué les démarches accomplies par la Chine pour promouvoir le dialogue intercoréen[18].

Le 14 janvier 2007, à Cebu (Philippines), en marge du forum de l'ASEAN, s'est tenue la septième rencontre trilatérale entre les chefs d'État et de gouvernement chinois, japonais et sud-coréen. Ces échanges doivent approfondir la coopération entre les trois États sur des questions d'intérêt commun, notamment dans les domaines économique, culturel et de protection de l'environnement [19].

[modifier] La diversification des relations extérieures

[modifier] Les relations franco-sud-coréennes

Les premières relations diplomatiques entre la France et la Corée ont été établies en 1886. Des cérémonies ont été organisées en 2006 en France et en Corée du Sud pour célébrer le 120e anniversaire des relations diplomatiques entre les deux pays.

[modifier] Les relations africano-sud-coréennes

Souhaitant diversifier ses relations extérieures, la Corée du Sud s'est engagée, en septembre 2006, à tripler son aide à l'Afrique [20]. En particulier, la Corée du Sud doit financer en 2007 un projet de lutte contre la méningite en Côte d'Ivoire qui concerne un million de personnes[21].

[modifier] Géographie

Carte de Corée du Sud

[modifier] Provinces

Article détaillé : Provinces de Corée du Sud.

La Corée du Sud est divisée en neuf provinces (do, 도, 道), six villes métropolitaines (gwangyeogsi, 광역시, 廣域市), et une ville spéciale, la capitale Séoul, (teukbyeolsi, 특별시, 特別市). Administrativement, les villes ont le même statut que les provinces. Elles sont marquées par une étoile dans la liste suivante :

[modifier] Principales villes

Article détaillé : Villes de Corée du Sud.

Sur les 49 millions de Coréens, plus de 22 millions vivent dans la mégapole de Séoul dont 10,3 dans la capitale même. Son métro la relie à des villes comme Suwon au Sud ou Gimpo (aéroport intérieur) et surtout Incheon à l’Ouest (la liaison avec l’aéroport international sera bouclée en 2006).

Si le pays a une densité très élevée, les principales villes se trouvent sur un axe Nord-Ouest / Sud-Est, entre Séoul-Incheon et Busan en passant par Daejeon et Daegu. Le quart Nord-Est du pays ne compte que Chuncheon comme grande ville, sans que celle-ci rayonne vraiment sur la région.

Daejeon s’impose comme un nœud de circulation vital, et ce n’est pas un hasard si les deux premières lignes du TGV coréen (le Korea Train Express) inauguré en 2004 passent par cette ville :

Villes à plus de 750 000 habitants en 2005 (intra-muros) :

[modifier] Transports

[modifier] Chemin de fer

Le réseau ferroviaire sud-coréen comptait en 2002, 3 127 km de voies ferrées (dont 675 km de voies électrifiées). Le 31 mars 2004 a été inauguré la LGV (ligne à grande vitesse) entre Séoul et Daegu de 235 km pour le KTX (utilisant la même technologie que le TGV) avec une amélioration de la ligne classique jusqu’à Pusan (Busan sur la carte) soit un total de 412 km. Cette LGV comporte 83 tunnels — dont deux de 17 et 20 km — et 148 viaducs.

[modifier] Routier

La Corée du Sud possède un réseau de 88 775 km de routes, dont 1 889 km d’autoroutes, sur lesquelles circulent plus de 14 millions de véhicules immatriculées.

[modifier] Environnement

Des mouvements de défense de l'environnement se sont développés en Corée du Sud depuis les années 1980.

[modifier] Faune et flore

Le tigre, qui aurait disparu du sud de la Corée en 1922, a été réintroduit en Corée du Sud en 1986. Par ailleurs, l'hibiscus syriacus est un des emblèmes de la Corée du Sud, cette fleur étant originaire de la Corée[22].

[modifier] Catastrophes écologiques

Le 7 décembre 2007, la collision d'une barge appartenant à Samsung Heavy Industries avec un pétrolier hongkongais au mouillage, le Hebei Spirit, a causé la plus grave marée noire qu'ait connue la Corée du Sud.

[modifier] Économie

Article détaillé : Économie de la Corée du Sud.

L’un des quatre dragons asiatiques (à ne pas confondre avec les 5 Tigres asiatiques), la Corée du Sud a connu une phase spectaculaire de croissance et d’intégration dans l’économie mondiale moderne. Dans les années 1970, le PIB par habitant était comparable à celui des pays les plus pauvres de l’Afrique et de l’Asie. Aujourd’hui, son PIB par habitant est approximativement 20 fois celui de Corée du Nord et rivalise avec certaines économies de l’Union européenne.

En 2006, la Corée du Sud est la 9e puissance économique mondiale avec un PIB de 888 Mds $[23]. Il s'agit de la 6e puissance commerciale mondiale, derrière l'UE, les États-Unis, la Chine, le Japon et le Canada.

Ce succès, à la fin des années 1980, a été obtenu grâce un régime de liens étroits entre le gouvernement et le monde des affaires, prévoyant notamment un système de crédit dirigé, des restrictions sur les importations, le financement de certaines industries ; il s’explique aussi par une très importante quantité de travail. Le gouvernement a favorisé l’importation de matières premières et de technologie aux dépens des biens de consommation et a encouragé l’épargne et l’investissement au détriment de la consommation. La crise économique asiatique de 1997 a exposé des faiblesses anciennes du modèle de développement de la Corée du Sud, y compris des ratios dettes/capitaux propres élevés, la dépendance vis-à-vis de prêts étrangers massifs, le manque de rigueur du secteur financier.

La croissance a chuté de 6,6 % en 1998, puis a fortement récupéré : 10,8 % en 1999 et 9,2 % en 2000. La croissance est tombée de nouveau à 3,3 % en 2001 en raison du ralentissement global de l’économie, qui entraîne des baisses d’exportation, et de la perception que les réformes tant nécessaires ont stagné. Menée par l’industrie et la construction, la croissance en 2002 a retrouvé un taux dynamique de 5,8 % en dépit de la croissance globale anémique.

Ayant fait le choix d’un modèle d’économie tournée vers les exportations, la Corée du Sud a diversifié ses partenariats commerciaux. Elle a ainsi annoncé qu’elle était devenue, en 2005, le deuxième fournisseur de la Chine : ses exportations à destination de la Chine ont atteint 76,8 milliards d’euros (en hausse de 23,5 %), dépassant pour la première fois celles de Taïwan (74,6 milliards d’euros) et de l’Union européenne (73,6 milliards d’euros), derrière le Japon (100,5 milliards d’euros). En 2004, la Chine était devenue la première destination des exportations sud-coréennes, devançant les États-Unis.

La Corée du Sud fait partie de la Coopération Économique Asie Pacifique (APEC).

Voir aussi : Liste des entreprises sud-coréennes.

[modifier] La population sud-coréenne

[modifier] Démographie

Évolution de la démographie entre 1961 et 2003 (chiffre de la FAO, 2005). Population en milliers d'habitants.
Article détaillé : Démographie de la Corée du Sud.

La population coréenne est l'une des plus homogène dans le monde, ethniquement et linguistiquement, avec comme seule minorité une petite communauté chinoise. Les Coréens ont vécu dans la Mandchourie pendant de nombreux siècles, et sont maintenant une minorité en Chine. Joseph Staline a envoyé des milliers de Coréens, contre leur volonté, en Asie centrale (ancienne Union Soviétique) depuis Vladivostok et Khabarovsk. La majorité de la population coréenne au Japon s'y trouve depuis la période coloniale.

L'instabilité politique, sociale et économique en Corée du Sud ont conduit beaucoup de Sud-Coréens à émigrer à l'étranger, principalement aux États-Unis ou au Canada.

Article détaillé : diaspora coréenne.

La ville de Séoul est une des plus grandes zones métropolitaines du monde. Sa densité lui a permis de devenir l'une des villes les plus « numériques » dans l'économie globalement reliée d'aujourd'hui.

[modifier] Langues

La langue coréenne est membre d'une famille linguistique plus large des langues altaïques. Le système d'écriture coréen, le hangeul, a été inventé en 1446 par le roi Sejong le Grand pour faciliter l'éducation de ses sujets — en effet, les caractères chinois étaient jugés trop difficiles et trop longs à apprendre pour un individu moyen — par la proclamation royale de Hunmin jeongeum (훈민정음, 訓民正音), qui signifie littéralement « les sons appropriés pour enseigner au peuple ». Il est différent de la forme chinoise de communication écrite (hanja) car il est basé sur la phonétique coréenne.

De nombreux mots fondamentaux du coréen ont été empruntés au chinois via les hanja, et les Coréens plus âgés préfèrent toujours écrire des mots en hanja, identiques aux sinogrammes chinois et aux kanji japonais, car il était strictement interdit d'étudier et de parler le coréen durant la domination japonaise. Les Coréens sont le seul peuple dans le monde qui comprennent entièrement comment, quand et pourquoi leur langue écrite a été créée, par les transcriptions de la contribution innovatrice du roi Sejong.

En 2000, le gouvernement a décidé de présenter un nouveau système de romanisation, employé par le présent article. On enseigne l'anglais comme deuxième langue dans la plupart des écoles primaires. On enseigne également au lycée durant 2 années le chinois, le japonais, le français, l'allemand ou l'espagnol.

[modifier] Religions

Le christianisme (49 % des croyants, dont 36 % de protestants et 13 % de catholiques) et le bouddhisme (47 % des croyants) sont les deux religions dominantes de la Corée du Sud. Bien que seulement 3 % de la population se déclarent confucianistes, la société est fortement imprégnée des valeurs et croyances confucéennes. Le restant des Coréens pratique le chamanisme (culte traditionnel de l’esprit) et le Cheondogyo (« manière divine »), une religion traditionnelle, encore populaire.


Article détaillé : Chamanisme coréen.

[modifier] Culture et société

La Corée du Sud partage sa culture traditionnelle avec celle de la Corée du Nord. La culture coréenne est influencée par celle de la Chine et du Japon mais est essentiellement distincte. La culture traditionnelle a été également influencée par le bouddhisme et le confucianisme.

Parmi les États industrialisés membres de l’OCDE, la Corée du Sud est le pays où le taux de suicides (24,7 suicides pour 100 000 personnes en 2005) est le plus élevé : le suicide est la première cause de décès entre 20 et 40 ans[24].

Depuis sa division en deux États séparés, les deux Corée ont développé des formes contemporaines distinctes de culture.

Voir aussi : Kumiho

Les deux principaux syndicats sont la FKTU et la KCTU (voir aussi l’article détaillé syndicalisme en Corée du Sud).

Les Coréens du Sud doivent recevoir la permission de leur gouvernement pour visiter la Corée du Nord ; à défaut, ils peuvent être emprisonnés à leur retour, en application de la Loi de sécurité nationale.

Fêtes et jours fériés
Date Nom français Nom local Remarques
1er janvier Nouvel an 새해 (Saehae)
Janvier-février Nouvel an lunaire 설날 (Seollal) Premier jour du premier mois lunaire, ainsi que les jours précédent et suivant
1er mars Jour du Mouvement d’Indépendance 삼일절 (Samiljeol) Commémore le départ d’un mouvement d’indépendance de tout le pays s’opposant à la colonisation japonaise, le 1er mars 1919, lors des funérailles du dernier empereur coréen, Kojong
5 avril Jour des arbres 식목일 (Singmogil)
5 mai Jour des enfants 어린이날 (Eorininal)
Mai Naissance de Bouddha 부처님오신날 (Bucheonim osinnal) Huitième jour du quatrième mois lunaire
6 juin Commémoration des morts pour la patrie 현충일 (Hyeonchungil)
17 juillet Jour de la Constitution 제헌절 (Jeheonjeol)
15 août Jour de l’Indépendance (libération) 광복절 (Gwangbokjeol)
Septembre-octobre Récoltes 추석 (Chuseok) Quatorzième, quinzième et seizième jours du huitième mois lunaire
3 octobre Fête nationale 개천절 (Gaecheonjeol) Anniversaire de la fondation légendaire de la Corée en 2333 av. J.-C.
25 décembre Noël 크리스마스 (Keuriseumaseu) Transcription en phonétique coréenne de l'anglais Christmas.

[modifier] Patrimoine culturel et tourisme

Plusieurs sites sud-coréens sont inscrits au patrimoine mondial de l’UNESCO[25] :

  • la grotte de Seokguram et le temple du Bulguksa (deux sites religieux en montagne) ;
  • le sanctuaire de Jongmyo (un sanctuaire confucéen en plein Séoul) ;
  • le temple de Haeinsa et le Tripitaka Koreana (haut lieu du bouddhisme en Corée) ;
  • l’ensemble du palais de Changdeokgung (le plus remarquable des cinq grands palais royaux de Séoul) ;
  • la forteresse de Hwaseong (six kilomètres de remparts dans une grande ville) ;
  • le site des dolmens de Gochang, Hwasun et Ganghwa (trois cimetières préhistoriques) ;
  • les zones historiques de Gyeongju (des tumuli royaux et une accumulation d’édifices religieux).

[modifier] Sport

Les Jeux olympiques d'été de 1988 ont été organisés à Séoul.

Le baseball a été introduit en 1905[26], et en 1982 l’Organisation coréenne de baseball a été formée. L’équipe nationale a gagné la petite finale du Classique mondiale de baseball en 2004.

La Corée du Sud, associée au Japon, a accueilli la coupe du monde de football 2002 ; au cours de cette compétition, les résultats de l’équipe nationale ont entraîné un engouement de la population pour le football sans précédent. En effet, la Corée du Sud a accédé en demi-finale en battant la Pologne, le Portugal, l’Italie et l’Espagne, avant d’être éliminée par l’Allemagne. Elle n’a pas renouvelé son exploit contre les allemands lors de la coupe du monde 2006, échouant au premier tour.

En 2000, 2004 et 2006 lors des cérémonies d’ouverture des Jeux olympiques les deux Corées ont défilé ensemble mais étaient séparées pour les épreuves sportives. Les délégations du Nord et du Sud ont à nouveau défilé ensemble lors de la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques de Turin le 12 février 2006. Il est envisagé de constituer une seule équipe nationale commune aux deux Corées aux Jeux olympiques de 2008, ainsi qu’aux Jeux asiatiques [27]. Une rencontre entre les comités olympiques des deux Corées a eu lieu, à Lausanne, le 5 septembre 2006, dans l’objectif de constituer une seule équipe coréenne aux Jeux olympiques de Pékin. À cette occasion, "le CIO se félicite que le sport et l’idéal olympique puissent amener à la constitution d’une équipe unifiée et souhaiterait remercier les deux délégations de leur engagement et de leurs efforts pour atteindre cet objectif"[28].

[modifier] Divers

Mouvement scout international

Prises électriques

  • tension électrique : 220 V
  • type de prise : type C

[modifier] Codes

La Corée du Sud a pour codes :

[modifier] Loisirs

L’accès des Sud-Coréens à la société de consommation s’est traduit par une diversification des loisirs : alors que les promenades dans les parcs restent un des passe-temps favoris en fin de semaine, les jeunes Sud-Coréens apprécient les sorties au café ou au cinéma, tandis que le taux d’accès à Internet compte parmi les plus élevés au monde.

Outre la pratique des sports coréens traditionnels (comme le tir à l’arc ou le taekwondo), le football et le baseball sont particulièrement populaires[29].

[modifier] Médias

La presse écrite est dominée par trois quotidiens de sensibilité conservatrice : le Chosun Ilbo, le Dong-A Ilbo et le Joong-Ang Ilbo. Les autres principaux titres sont le Hankook Ilbo, le Hangyore, le Kyunghyang Shinmun, le journal financier Hanguk Kyeongje Sinmun et, en langue anglaise, The Korea Herald. Trois magazines d'opinion jouent un rôle important : le Sisajonol, le News and People et le Hangyore 21.

Les deux principales chaînes de télévision, publiques, sont le Korean Broadcasting System (KBS) et la Société Munhwa de Radiotélédiffusion (acronyme anglais : MBC).

Alors que la Corée du Sud est un des pays les mieux connectés au monde, le site OhmyNews est influent[30].

[modifier] Annexe

[modifier] Liens externes

Wikimedia Commons propose des documents multimédia libres sur la Corée du Sud.

Wikinews propose des actualités concernant « la Corée du Sud ».

[modifier] Notes et références

  1. Voir pages xiv et xv in Historical Dictionary of the Republic of Korea, Andrew C. Nahm et James Hoarem, Scarecrow Press, 2004
  2. Source : Infomag, revue de la Chambre européenne de commerce en Corée, n° 74, juillet 2007, p. 16
  3. Source : La Lettre de Corée, n° 1-105, janvier 2007, p. 22
  4. (en) U.S. Forces, Korea / Combined Forces Command, Combined Ground Component Command (GCC) Global Security
  5. "Two Koreas to Hold Summit", dépêche de l'agence AP, reproduite sur le site du "Washington Post", 8 août 2007
  6. Lire le communiqué commun Nord-Sud, sur le site de l'agence nord-coréenne KCNA
  7. "Koreas put off summit due to floods in North", sur le site du quotidien pakistanais "Daily Times", 19 août 2007
  8. Philippe Pons, "Mobilisation internationale pour aider Pyongyang", in Le Monde, 30 août 2007
  9. "Les deux Corées s'engagent sur la paix et la prospérité économique",^in "Le Monde", d'après AFP, 4 octobre 2007
  10. (fr) La RPDC menace d'une "attaque préemptive" contre la Corée du Sud etles Etats-Unis, Xinhuanet, 24 décembre 2008
  11. Le Monde [1]
  12. (fr) Agenda du 20 décembre 2008, Novosti
  13. Déclaration du ministre japonais des affaires étrangères Taro Aso à l’occasion du quarantième anniversaire de la normalisation des relations diplomatiques, sur le site de l’ambassade diu Japon en France
  14. "Corée du Sud, le miracle démasqué" par Eric Toussaint
  15. Site du Conseil coréen des femmes de réconfort
  16. Dépêche de l’agence KBS
  17. La Corée du Sud enverra 400 hommes au Liban sous casque bleu, Libnanews.
  18. Ambassade de Chine [2]
  19. Agence chinoise Xinhua. [3]
  20. Agence de presse Xinhua. La Corée du Sud s'est engagée mercredi à renforcer sa coopération avec les pays africains, et à tripler son aide au développement de l'Afrique d'ici 2008. . 9 novembre 2006. En ligne [4]. Consulté le 14 février 2007
  21. [5]
  22. -François Les Althéas (Hibiscus syriacus). Plantimag, dossier n° 26, septembre 2003. En ligne [6], consulté le 14 février 2007
  23. World Bank, Total GDP 2006.
  24. Source : cyberpresse, citant les données de l’OCDE
  25. "La Presse", journal canadien, édition du 18 novembre 2006. En ligne [7]
  26. SABR Asian Baseball Committee KoreanBaseball Page
  27. Korea is one. Une équipe commune aux Jeux asiatiques et aux JO ?. 28 juin 2006, En ligne [8]. Consulté le 14 février 2007
  28. Site officiel du mouvement olympique [9]
  29. Source du paragraphe : Rob Bowden, "Leisure Time", in Countries of the World. South Korea, Facts on File Inc., New York, 2005, p. 48-49.
  30. Principale source du paragraphe : présentation des médias sud-coréens sur le site BiblioMonde

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