ERAMET

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Eramet

Description de l'image  Eramet-logo.gif.
Création 1880
Forme juridique Société anonyme
Slogan Des alliages, des minerais et des hommes
Siège social Drapeau de France Paris (France)
Direction Patrick Buffet
Actionnaires Famille Duval 37,07 %, Areva 26 %, Romain Zaleski 13 %, STCPI (Provinces de la Nouvelle-Calédonie) 4,03 %, BRGM 1,37 %
Activité Mine, Métallurgie de pointe, Recyclage
Effectif 14 749 (au 31 décembre 2011)
Site web Site officiel
Capitalisation 2 468 millions d'€ (2012)
Fonds propres 3 851 millions d'€ (2012)
Dette 270 millions d'€ (2011)
Chiffre d’affaires 3 447 millions d'€ (2012)
en diminution -4,3 %
Résultat net 42 millions d'€ (2012)
en diminution -86 %

Le groupe ERAMET est un groupe minier et métallurgique français présent sur 5 continents et dans 20 pays avec un effectif d’environ 15 000 personnes réparties sur 47 sites[1]. ERAMET est un des principaux producteurs mondiaux de [2]:

  • métaux d’alliages, notamment le nickel et le manganèse, utilisés pour améliorer les propriétés des aciers ;
  • alliages et aciers spéciaux à hautes performances utilisés par des industries telles que l’aéronautique, la production d’énergie et les outillages.

Le groupe est coté au SBF 120[3]. Il a réalisé en 2012 un chiffre d’affaires de 3,45 milliards d'euros[4].

ERAMET étudie ou développe par ailleurs des projets importants dans de nouveaux métaux à fort potentiel de croissance, tels que le lithium, le niobium, les terres rares ainsi que dans le recyclage.


Sommaire

Historique du groupe [modifier]

La première société du groupe, la Société Le Nickel (SLN), a été créée en 1880 pour l’exploitation de mines de nickel en Nouvelle-Calédonie[5]. Les principales dates qui ont marqué la vie du groupe sont les suivantes [6]:

1974 – L’activité Nickel est filialisée sous le nom de Société Métallurgique Le Nickel-SLN : Elf Aquitaine prend une participation de 50 % dans cette nouvelle société[7]. L’ancienne Société Le Nickel change de nom en devenant Imétal et détient les 50 % restants de la Société Métallurgique Le Nickel-SLN, tout en reprenant la Société minière et métallurgique de Peñarroya[8]..

1983 – Dans le cadre d’une restructuration industrielle, actionnariale et financière, ERAP (Entreprise de Recherches et d'Activités Pétrolières), une société publique française, entre à hauteur de 70 % dans le capital de la Société[9]. Les participations d’Imétal et d’Elf Aquitaine sont réduites à 15 % chacune[10].

1985 – Les actifs localisés en Nouvelle-Calédonie sont regroupés dans la Société Métallurgique Le Nickel-SLN, filiale à 100 % d’une nouvelle société mère, dénommée ERAMET-SLN, dont l’actionnariat demeure à 70 % ERAP, 15 % Imétal, 15 % Elf Aquitaine[10].

1989-1991 – Acquisition de la société française La Commentryenne et de la société suédoise Kloster Speedsteel[11], respectivement troisième et premier producteurs mondiaux d’aciers rapides. Ces deux sociétés sont regroupées en 1992 au sein d’une nouvelle société dénommée Erasteel, intégralement détenue par ERAMET-SLN, qui devient ainsi le leader mondial du secteur avec plus de 25 % de parts de marché.

1991 – Accord de partenariat commercial et financier à long terme avec le sidérurgiste japonais Nisshin Steel (un des principaux producteurs japonais d’aciers inoxydables) qui se traduit par une prise de participation progressive dans le capital de la Société Métallurgique Le Nickel-SLN. La participation de Nisshin Steel a atteint son niveau définitif de 10 % fin octobre 1994.

1992 – La Société Métallurgique Le Nickel-SLN et ERAMET-SLN prennent leur dénomination actuelle respective de Société Le Nickel-SLN et ERAMET.

1994 – Acquisition de 51 % d’Eurotungstène[12], producteur de poudres de cobalt et de tungstène. Placement privé suivi d’une introduction d’ERAMET au Second Marché de la Bourse de Paris, à hauteur de 30 % du capital, par cession par l’ERAP, Elf et Imétal.

1994 – Apport à ERAMET par le groupe BRGM[13] (Bureau de Recherches Géologiques et Minières, société publique française) de sa filiale Cofremmi, détentrice de réserves minières de nickel en Nouvelle-Calédonie, en échange de l’octroi d’actions représentant 2,34 % du capital nouveau d’ERAMET.

1995-1996 – Prise de participation par ERAMET, à hauteur de 46 %, dans le capital de Comilog (Gabon), le deuxième producteur mondial de minerai de manganèse à haute teneur et également l’un des premiers producteurs mondiaux de ferromanganèse pour la sidérurgie et de produits chimiques à base de manganèse.

1999 – Plusieurs opérations majeures sont réalisées, qui conduisent à la structure actuelle du capital et à la configuration actuelle du groupe en termes d’activités :

  • intégration au sein du groupe de la société SIMA (famille Duval), un des premiers producteurs et transformateurs mondiaux d’aciers spéciaux à hautes performances et d’alliages de nickel[9] ;
  • cession de 30 % du capital de la Société Le Nickel–SLN dans le cadre d’un échange avec l’ERAP contre des actions ERAMET[14] ; l’ERAP transfère ensuite cette participation à une structure publique de Nouvelle-Calédonie, la Société Territoriale Calédonienne de Participations Industrielles (STCPI). L’État français transfère la participation restante de l’ERAP à Cogema, par la suite elle-même intégrée au sein du groupe AREVA ;
  • acquisition des activités Manganèse du groupe norvégien Elkem, grâce à laquelle ERAMET devient le premier producteur mondial d’alliages de manganèse et complète sa gamme de produits avec des alliages à forte valeur ajoutée, les alliages affinés[15].

Au terme de ces opérations, le groupe ERAMET est profondément transformé. Ses activités sont réparties en trois branches, Nickel, Manganèse et Alliages, et le capital du groupe se trouve majoritairement détenu par des actionnaires privés, l’État français conservant une participation minoritaire.

2000 – Inauguration du complexe industriel de Moanda (Gabon)[16] : cette nouvelle usine d’enrichissement et d’agglomération du minerai de manganèse renforce la gamme de produits de Comilog et permet de rallonger la durée de vie des réserves.

2002 – Acquisition de l’usine d’alliages de manganèse de Guilin (Chine). Prise de contrôle à 78 % de la société Peter Stubs (Royaume-Uni) par Erasteel.

2003 – Lancement d’un programme de restructurations dans les branches Alliages et Manganèse[17], confrontées à des pertes importantes : D'une part la fermeture de l’usine de ferromanganèse de Boulogne-sur-Mer et de l’usine d’alliages de manganèse de Shaoxing (Chine), d'autre part la cession par Comilog de Sadaci (grillage de molybdène) et de l’activité Noir de Carbone, toutes deux basées en Belgique. Prise de contrôle à 100 % du Centre de Recherche de Trappes[18] et à 100 % d’Eurotungstène[19].

2005 – ERAMET renforce son activité de recyclage des catalyseurs pétroliers grâce à deux investissements de sa filiale Gulf Chemical and Metallurgical Corp. (GCMC) : prise de participation à 100 % dans Bear Metallurgical et lancement de la construction d’une nouvelle unité de recyclage de catalyseurs pétroliers au Canada[20]. En novembre 2005, ERAMET obtient la concession du train Transgabonais pour trente ans[21].

2006 – Acquisition de Weda Bay Nickel[22], important gisement de Nickel en Indonésie.

2007 – Usine d’EMD en Chine (bioxyde de manganèse électrolytique) : démarrage de la nouvelle usine de Chongzuo, dans le sud de la Chine[23]. Tiébaghi (Nouvelle-Calédonie) : démarrage de l’usine d’enrichissement des minerais de nickel[23]. Erasteel en Chine : construction d’un atelier d’étirage à Tianjin[23]. Nouvelle-Calédonie : fin 2007, ouverture de la mine de Poum.

2008 – Acquisition de 56 % de l’entreprise norvégienne Tinfos[24] qui se traduit par un renforcement significatif d’ERAMET Manganèse : augmentation d’environ 20 % de la production d’alliages de manganèse, et plus particulièrement des alliages affinés.

2009 – Février : Projet Weda Bay Nickel : partenariat et accord pour la cession de 34 % de Strand Minerals (Indonésie) à Mitsubishi Corporation[25]. Mars : Tinfos : nouvel accord permettant à ERAMET de porter sa participation à 100 % dans Eralloys (société regroupant les activités de l’ancien Tinfos hors centrale électrique de Nottoden). Avril : pose de la première pierre du complexe métallurgique de Moanda (Gabon)[26]. Aubert & Duval construit une unité de transformation de titane (UKAD) en Auvergne (France)[27]. Juin : ERAMET porte sa participation dans Eralloys à 100 % après acquisition des minoritaires. Accord pour l’acquisition de Valdi (France)[28], activité de recyclage des métaux non ferreux.

2010 – Janvier : Carlo Tassara France (Groupe minoritaire de Romain ZALESKI - 13 % du capital d'ERAMET) conteste devant le Tribunal de Commerce de Paris les conditions de l'échange entre les actions SIMA (famille DUVAL) et ERAMET et en demande l'annulation[29]. Février : accord signé par ERAMET et Bolloré en vue de l’exploration de gisements de lithium[30]. Juillet : accord entre la STCPI et ERAMET sur une prolongation de 18 mois du pacte d’actionnaires SLN[31]. Octobre : accord avec la République gabonaise sur l’augmentation progressive (jusqu’en 2015) de sa participation au capital de la société Comilog[32].

2011 – Janvier : le groupe ERAMET se dote d'une charte d'éthique[33] et adhère à l' Initiative pour la Transparence des Industries Extractives (ITIE)[34][35]. Septembre : Aubert & Duval et UKTMP inaugurent leur nouvelle usine de transformation de lingots de titane, UKAD[36]. Octobre : Erasteel inaugure une nouvelle installation stratégique pour la métallurgie des poudres, la tour Durin, dans son usine de Söderfors en Suède[37]. Décembre : Le tribunal a rejeté la demande du groupe ZALESKI qui a relevé appel du jugement[38].

2012 - Courant décembre 2012, le Parquet Général aurait, selon des sources proches du dossier, déposé des conclusions tendant à la réformation du jugement et épousant globalement la position du groupe Tassara[39], ce qui pourrait ouvrir la voie à une refonte importante de la structure actuelle du capital d'ERAMET.

2013 - Le 19 mars, la cour d'appel de Paris a entièrement confirmé le jugement du tribunal de commerce qui donnait raison à la famille Duval, dans le conflit qui l'opposait à Romain Zaleski à propos du contrôle d’ERAMET[40][41].

Activités [modifier]

Le groupe est organisé autour de trois branches d'activité [42]:

La branche Manganèse (48 % du chiffre d’affaires) : extraction de manganèse dans la mine de Moanda, au Gabon, via la filiale d’ERAMET, Comilog, et transformation dans ses usines métallurgiques et chimiques en Chine, en Europe et aux États-Unis. Le groupe contribue aux approvisionnements français et européens en métaux « rares » par un fort développement de ses activités de recyclage grâce à ses sociétés GCMC, aux États-Unis, et Valdi, en France.

Classements :

  • 2ème producteur mondial de manganèse à haute teneur
  • 1er producteur mondial d’alliages affinés de manganèse
  • 1er producteur mondial de dérivés chimiques de manganèse

La branche Nickel (27 % du chiffre d’affaires) : extraction du nickel de cinq mines en Nouvelle-Calédonie au travers de sa filiale Le Nickel-SLN. Cet alliage est destiné principalement à la fabrication d’acier inoxydable, ou inox, dont les utilisations quotidiennes sont très nombreuses. La raffinerie ERAMET de Sandouville, en France, produit du nickel de haute pureté sous forme de :

  • nickel métal pour les superalliages des industries aéronautiques et de l’énergie
  • chlorure de nickel utilisé dans l’industrie chimique et électronique
  • carbonate de nickel utilisé dans la fabrication des catalyseurs dans les raffineries et comme pigment dans l’industrie céramique
  • chlorure de cobalt utilisé dans l’industrie pneumatique et chimique

Eurotungstène, filiale française du groupe leader technologique mondial des liants pour outils diamantés, produit des poudres de cobalt extrafines et des poudres de tungstène.

Classements :

  • 2ème producteur mondial de ferronickel
  • Un des trois producteurs mondiaux de nickel haute pureté et produits associés
  • 1er producteur mondial de chlorure de nickel
  • 6ème producteur mondial de nickel


La branche Alliages (25 % du chiffre d’affaires) : élaboration d’aciers spéciaux et de superalliages, et réalisation de pièces matricées et forgées, notamment par l’aéronautique et l’énergie. Cette branche transforme également des alliages de titane, d’aluminium et d’aluminium-lithium possédant d’excellentes propriétés mécaniques pour une faible densité. Ses filiales Aubert & Duval et Erasteel interviennent sur des marchés qui requièrent des compétences métallurgiques à forte valeur ajoutée pour répondre aux exigences croissantes de leurs clients.

Classements :

  • 2ème producteur mondial de pièces matricées pour l’aéronautique et l’énergie
  • 1er producteur mondial d’aciers rapides pour le secteur de l’outillage
  • Un des principaux producteurs mondiaux d’aciers spéciaux à hautes performances
  • 1er producteur mondial de poutres métalliques atomisées au gaz


ERAMET Research : centre de recherche du groupe qui, depuis 2006, a continuellement renforcé sa politique de R&D dans les procédés et les nouveaux produits. ERAMET considère l’innovation comme un facteur clé de différenciation sur le marché et comme le moteur indispensable de la stratégie de croissance durable et diversifié du groupe. ERAMET research prend en compte l’environnement dans ses programmes de R&D comme en atteste l’exemple le plus innovant : le procédé de traitement hydrométallurgique des minerais oxydés de nickel, développé par ERAMET pour le projet Weda Bay en Indonésie.


Grands projets [modifier]

Projet Weda Bay Nickel en Indonésie [modifier]

Depuis mai 2006, le groupe ERAMET est engagé dans un projet d’exploitation d’un gisement minier de nickel de classe mondiale en Indonésie situé à Weda Bay sur le site d’Halmahera. La décision finale d’investissement devrait intervenir à l’issue du résultat des dernières études sur la faisabilité technique et économique du projet en 2014. Ce gisement est codétenu par la société indonésienne PT Antam à hauteur de 10 %. ERAMET a engagé les études en vue de la construction d’une mine et d’une usine qui utiliserait le procédé hydrométallurgique mis au point par le groupe dans son centre de recherche. En février 2009, ERAMET a cédé à Mitsubishi Corporation 33,4 % de Strand Minerals (Indonesia) Pte Ltd, qui détient 90 % de PT Weda Bay Nickel, les 10 % restants étant détenus par la société indonésienne PT Antam. En décembre 2011, Mitsubishi Corporation a décidé de céder 3,4 % du capital de Strand Minerals (Indonesia) Pte Ltd à la société japonaise Pacific Metals Co. Ltd (Pamco).

Projet Maboumine au Gabon [modifier]

La société Maboumine, filiale à 60 % de COMILOG, détient le permis de recherche minière sur le gisement de pyrochlores polymétalliques de Mabounié, au Gabon. Celui-ci est riche en niobium (utilisé pour les aciers et les superalliages), en terres rares (groupe de 17 métaux utilisés dans les voitures hybrides, les éoliennes, les catalyseurs pétroliers, etc.), en tantale (employé dans les composants électroniques) et en uranium. Pour ce projet de long terme, ERAMET travaille à la mise au point d’un nouveau procédé hydrométallurgique pour la séparation des métaux. Une installation pilote a démarré en 2011 et des études en laboratoire se poursuivent.


Joint-venture TiZir au Sénégal [modifier]

En 2011, ERAMET et la société australienne Mineral Deposits Limited (« MDL ») ont établi une coentreprise associant 100 % de l’usine de dioxyde de titane et de fonte de haute pureté de Tyssedal en Norvège, opérée auparavant par ERAMET Titanium & Iron (« ETI »), et 90 % du projet de sables minéralisés de Grande Côte situé au Sénégal, qui étaient détenus par MDL – les 10 % restants étant détenus par la République du Sénégal. La combinaison de ces deux actifs constituera une entité verticalement intégrée et un acteur majeur de l’industrie des sables minéralisés : TiZir. L’usine de Tyssedal bénéficiera d’une nouvelle source d’approvisionnement en ilménite de haute qualité –un minerai de titane-, assuré par le projet Grande Côte, qui sécurisera ainsi la vente d’une majeure partie de sa production.


Projet Lithium en Argentine [modifier]

Les groupes ERAMET et BOLLORE ont uni leurs compétences depuis plus de deux ans pour devenir un acteur significatif sur le marché du lithium. ERAMET apporte ses compétences minières et hydrométallurgiques, ainsi que la capacité de son centre de recherche en vue de développer de nouveaux procédés d’extraction et de transformation du lithium. BOLERA MINERA, la joint-venture issue de ce groupement, étudie différents projets d’exploitation de salars (lacs salés) riches en lithium dans le nord de l’Argentine. Elle en évalue la ressource en vue de la production de carbonate de lithium, matière première à partir de laquelle sont produits les sels de lithium et le lithium métal utilisés dans les batteries rechargeables.

Pour ce projet, ERAMET et BOLLORE se verront décerner le Prix Pinocchio pour l'exploration d'une région où vivent 33 communautés indigènes.

ERAMET dans le monde [modifier]

  • ERAMET International : 11 bureaux sur les cinq continents et 76 personnes chargées des négociations commerciales pour les trois branches du groupe
  • États-Unis :
    • Erachem COMILOG Baltimore (chimie du manganèse)
    • BMC Butler (ferromolybdène et ferrovanadium)
    • GCMC Freeport (recyclage de catalyseurs pétroliers)
    • ERAMET Marietta (alliages de manganèse)
    • Erachem COMILOG New Johnsonville (chimie du manganèse)
    • Erasteel Boonton (aciers rapides)
    • Erasteel Romeoville (centre de service)
  • Canada : GCMC Fort Saskatchewan, Alberta (recyclage des catalyseurs pétroliers)
  • Mexique : Erachem Mexico Tampico (chimie du manganèse)
  • Gabon :
    • COMILOG (Mine de Moanda et usine d’agglomération, site logistique d’Owendo) et Setrag (société d’exploitation du Transgabonais, concession du chemin de fer)
    • Maboumine (niobum, terres rares, tantale)
  • France :
    • COMILOG Dunkerque (alliages de manganèse)
    • Usine Valdi du Palais (recyclage de catalyseurs)
    • Usine Valdi de Fleurs (recyclage de piles)
    • Usine Eurotungstène de Grenoble (poudres métalliques)
    • Usine ERAMET Sandouville (nickel de haute pureté et de cobalt)
    • Erasteel Champagnole (aciers rapides)
    • Erasteel Commentry (aciers rapides)
    • 6 usines (matriçage, produits longs, outillage, pièces unitaires) et un centre de distribution (aciers spéciaux) Aubert & Duval
    • Nouvelle-Calédonie : Société Le Nickel-SLN (5 mines, usine métallurgique de Doniambo)
  • Belgique : Erachem COMILOG Tertre (chimie du manganèse et recyclage de solutions de cuivre)
  • Allemagne : Aubert & Duval Stahlschmidt (centre de distribution)
  • Italie : Aubert& Duval Ades (centre de distribution)
  • Royaume-Uni : Erasteel Stubs Warrington (aciers rapides)
  • Suède : 3 usines Erasteel
  • Norvège : 3 usines ERAMET Norway (alliages de manganèse) et ETI Tyssedal (dioxyde de titane)
  • Chine :
    • Aubert & Duval Wuxi (centre de distribution)
    • Erasteel Tianjin (aciers rapides)
    • COMILOG Guilin (alliages de manganèse)
    • COMILOG Laibin (alliages de manganèse)
    • GECC Chongzuo (chimie du manganèse)
  • Indonésie : PT Weda Bay Nickel, Ile d’Halmahera (gisement de nickel)
  • Sénégal : TiZir (sables minéralisés)

Développement durable [modifier]

En 2010, ERAMET a adopté une charte d’éthique fondée sur la responsabilité, la citoyenneté, l'intégrité et le respect des personnes, qui a contribué à formaliser sa politique de développement durable. Cette Charte d’éthique est basée sur trois grands principes :

  • Protection des collaborateurs. L’accent mis sur la sécurité des employés à tous les niveaux du groupe, qui a conduit à une baisse de la fréquence des accidents, et une politique de santé poussée (dépistage de patologies liées au travail, actions de prévention, prise en compte des risques psychosociaux) sont les deux principaux axes.
  • L’innovation continue. Elle a pour motivation la réduction de l’empreinte environnementale des activités et des produits du groupe. En 2010, ERAMET a franchi la première étape d’enregistrement de ses substances soumises à REACH (Registration Evaluation and Authorization of Chemicals). Il tend également vers une valorisation plus complète des ressources naturelles via de nouveaux procédés économes en énergie.
  • Échange avec les parties prenantes. ERAMET apporte une attention particulière aux aspects économiques et sociaux avec ses partenaires locaux. C’est notamment le cas en Nouvelle-Calédonie, au Gabon et en Indonésie où le groupe fonde son ancrage et son développement sur une logique de partenariat avec les autorités publiques. ERAMET a, par exemple, créé une fondation à Halmahera, en Indonésie.

Dans le prolongement de cette charte d’éthique, ERAMET a décidé d’adhérer à l'Initiative pour la Transparence des Industries Extractives (ITIE – EITI) qui a pour but de renforcer la gouvernance en améliorant d’une part la transparence des revenus générés par les industries pétrolières, gazières et minières et d’autre part la responsabilisation dans le secteur extractif. Cette norme mondiale repose sur une méthodologie solide de contrôle des échanges financiers, notamment vis-à-vis des états.

Management [modifier]

Comité exécutif (COMEX) en 2012 [modifier]

  • Patrick Buffet – Président-directeur général
  • Georges Duval – Vice-président, girecteur général délégué - Branche Alliages
  • Bertrand Madelin – Directeur général délégué - Branche Nickel
  • Jean-Didier Dujardin – Directeur administratif et financier
  • Michel Carnec – Directeur ressources humaines - hygiène et sécurité
  • Catherine Tissot-Colle – Directeur de la communication et du développement durable
  • Philippe Vecten – Directeur général délégué - Branche Manganèse

Conseil d’administration en 2012 [modifier]

  • Patrick Buffet – Président-directeur général
  • Georges Duval – Vice-Président, Directeur Général Délégué - Branche Alliages
  • Edouard Duval – Président du Conseil de gérance de Sorame, Président d’ERAMET International
  • Cyrille Duval
  • Patrick Duval
  • Gilbert Lehmann
  • Jean-Hervé Lorenzi
  • Louis Mapou
  • Pierre Charreton
  • Michel Quintard
  • Michel Somnolet
  • Antoine Treuille
  • Claire Cheremetinski
  • Manoelle Lepoutre
  • Frédéric Tona

Direction [modifier]

Direction générale :

Comité de direction international [modifier]

Le comité de direction international réunit les membres du Comité exécutif, le directeur général d’Erasteel, le directeur général d’Aubert & Duval, le président d’ERAMET International, le directeur général délégué de la société Le Nickel-SLN, le directeur général de Comilog, le président de Pt Weda Bay Nickel, le directeur du projet Weda Bay Nickel, le directeur de la business unit chimie du manganèse / recyclage, le directeur des programmes Leaders, le directeur d’ERAMET en Chine, le directeur exécutif chargé du développement du groupe en Afrique et le directeur de la recherche, de l’innovation, de l’ingénierie et des achats.

Présidents-Directeur généraux successifs [modifier]

  • Patrick Buffet : depuis 2007
  • Jacques Bacardats : 2003-2007
  • Yves Rambaud : 1991-2003

Chiffres clés [modifier]

  • 14 749 collaborateurs (au 31 décembre 2011), présents dans 20 pays et sur 5 continents[43]
  • 47 sites industriels
  • Chiffre d’affaires : 3,6 milliards d’euros (2011)
  • Répartition du chiffre d’affaires par zone géographique :
    • Europe : 44 %
    • Asie : 33 %
    • Amérique du Nord : 19 %
    • Afrique / Océanie : 4 %


Notes et références [modifier]

  1. Site ERAMET : Implantation
  2. Site ERAMET : Compte de résultat 2012
  3. Daily Bourse : Composition du SBF120
  4. Daily Bourse : Résultats et chiffres ERAMET
  5. Site ERAMET : Historique du groupe
  6. Les grandes dates de l'histoire d'ERAMET Site ERAMET : Notre histoire
  7. LE DÉCOLLAGE ÉCONOMIQUE : La "Belle au bois dormant" de la Nouvelle-Calédonie Site officiel du Sénat
  8. La société minière et métallurgique de Peñarroya Réalité Industrielle, publication d’août 2008
  9. a et b ERAMET, mineur en quête d’émancipation Les Echos n°20920 du 27 avril 2011 (page 11)
  10. a et b Le cadre politico-juridique minier en Nouvelle-Calédonie par Pierre-Yves Le Meur et Thierry Mennesson - Université de nouvelle-Calédonie, mars 2011
  11. Matières premières : ERAMET investit encore dans le nickel L’usine Nouvelle n°2502 du 11 mai 1995
  12. Eurotungsten : la recherche pour moteur France-Metallurgie, publication du 15 avril 2010
  13. Le BRGM prend 2,4% d’ERAMET Les Echos du 19 décembre 1994 (page 15)
  14. Assemblée générale extraordinaire ERAMET du 21 juillet 1999 Dubus.fr
  15. Histoire de la Nouvelle-calédonie Frédéric Angleviel, editions L’Harmattan (page 262)
  16. Pose de la première pierre du complexe métallurgique de Moanda Capital, publication du 7 avril 2009
  17. Proposition de résolution de l’assemblée nationale du 6 novembre 2003 à propos du plan de restructuration des branches du groupe ERAMET, sitte officiel de l’assemblée nationale
  18. Rectificatif a propos de la participation à 100% d’ERAMET dans le centre de recherche de Trappes L’usine Nouvelle n°2892 du 6 novembre 2003
  19. [Eurotungstène La recherche pour moteur http://www.lejournaldesentreprises.com/editions/38/actualite/entreprise-du-mois/eurotungstene-la-recherche-pour-moteur-02-04-2010-92383.php] Le journal des Entreprises Isère du 2 avril 2010
  20. ERAMET : Sa filiale américaine prend 100% de Bear M. L’Express, publié le 13 décembre 2005
  21. 45 à 60 M EUR pour la rénovation du Transgabonais L’antenne, parution AFP du 26 juin 2012
  22. Projet Weda Bay : nouveau partenariat avec Mitsubishi Corporation Capital, publication du 19 fevrier 2009
  23. a, b et c [GROUPE ERAMET : Résultats record en 2007] Capital, publication du 21/02/2008
  24. Eramet se renforce dans le manganèse en avalant un groupe norvégien L'Express, publication du 15 avril 2012
  25. ERAMET cède 34% de Strand Minerals Indonesia à Mitsubishi Corporation Sicavonline, publication du 19 février 2009
  26. Le Gabon va rentrer au capital d’ERAMET L’express, publication du 17 juin 2010
  27. Nouvelle usine UKAD Journal de 20h France 3 Auvergne du 21 février 2012
  28. Groupe ERAMET : Acquisition de la société française Valdi Capital, publication du 11 décembre 2009
  29. http://bourse.trader-finance.fr/Eramet+le+ton+monte+avec+Carlo+Tassara+France+367265 Eramet : Le ton monte avec Carlo Tassara France] Trader-Finance, publication du 20 janvier 2010
  30. Eramet : Accord signé dans le lithium avec Bolloré Le Figaro, publication du 16 février 2010
  31. ERAMET et la STCPI renouvellent leur pacte d’actionnaires au sein de la Société Le Nickel (SLN) Capital, publication du 30 octobre 2012
  32. Le Gabon va monter à 35% du capital de Comilog AGEFI Quotidien, publication du 15 octobre 2010
  33. Charte d'éthique Site officiel ERAMET Comilog
  34. ERAMET rejoint l'ITIE site de la FEDEM
  35. Adhésion d'ERAMET Site officiel de l'ITIE
  36. Aubert et Duval inaugure Ukad aux Ancizes L'Usine Nouvelle, publié le 19 Septembre 2011
  37. Erasteel investit dans une nouvelle unité d'atomisation en Suède Capital.fr, publié le 115 septembre 2009
  38. Eramet : Romain Zaleski rate son coup d’éclat Les Echos, publication du 2 décembre 2011
  39. Affaire ERAMET: Les Duval repassent devant la justice 20 Minutes, publication du 11 janvier 2013
  40. Les duval gagnent leur procès contre Zaleski Le Figaro, publication du 19 mars 2013
  41. Communiqué de presse sur l'instance opposant ERAMET à Romain ZaleskiBFM, publication du 19 mars 2013
  42. http://www.eramet.fr/fr/Site/Template/QUOTIDIENS.aspx?SELECTID=77&ID=84
  43. http://www.eramet.fr/fr/PRODUCTION_GALLERY_CONTENT/DOCUMENTS/Investisseurs/Publications/Doc_reference/Document_de_reference_ERAMET___2011.pdf


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