Mont-Dore (Nouvelle-Calédonie)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Mont-Dore.
Mont-Dore
La Route provinciale 1 à Boulari
La Route provinciale 1 à Boulari
Administration
Pays Drapeau de la France France
Collectivité Nouvelle-Calédonie
Province Province Sud
Aire coutumière Djubéa-Kaponé
Maire
Mandat
Éric Gay
2014-2020
Code postal 98809, 98810
Code commune 98817
Démographie
Population
municipale
25 683 hab. (2009)
Densité 40 hab./km2
Ethnie Européens : 30,1 %
Kanaks : 17,6 %
Wallisiens-Futuniens : 15,8 %
Métis : 12,4 %
Asiatique : 6,6 %
Tahitiens : 5,3 %
Ni-Vanuatu : 1,5 %
Autres : 9,2 %
Non déclarés : 1,5 %
Géographie
Coordonnées 22° 13′ 46″ S 166° 31′ 25″ E / -22.229549, 166.523724922° 13′ 46″ Sud 166° 31′ 25″ Est / -22.229549, 166.5237249  
Altitude Min. 0 m – Max. 825 m
Superficie 643 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Nouvelle-Calédonie

Voir la carte administrative de Nouvelle-Calédonie (détail)
City locator 14.svg
Mont-Dore

Géolocalisation sur la carte : Nouvelle-Calédonie

Voir la carte topographique de Nouvelle-Calédonie (détail)
City locator 14.svg
Mont-Dore
Liens
Site web Mont-dore.nc

Mont-Dore est la deuxième commune française de Nouvelle-Calédonie en nombre d'habitants.

Située dans le Province-Sud, sur la côte ouest et à l'extrémité sud de la Grande Terre, elle fait partie du Grand Nouméa.

Histoire[modifier | modifier le code]

Premiers peuplements[modifier | modifier le code]

Plusieurs sites se trouvant sur la commune de Mont-Dore sont peuplés depuis de longue date. Les premières zones de peuplement ont été localisées notamment à Boulari et à Saint-Louis dès l'époque de la période de Koné remontant au début du premier millénaire avant Jésus-Christ. Un autre site, celui de Plum, a donné son nom à un style de poterie (dont un exemplaire entier a été découvert dans cette localité) développé entre le IIe siècle av. J.-C. et le début du deuxième millénaire après J.-C..

Arrivée des Européens[modifier | modifier le code]

Lorsque les premiers contacts se font avec des Européens au début du XIXe siècle (notamment des santaliers anglais), le territoire actuel de Mont-Dore est alors occupé par deux clans de langue drubéa : les Boularis (ou Morari) et les Okoniés, de part et d'autre du fleuve de La Coulée. La déclaration du Bouzet en 1855 reconnaît aux Kanak la propriété des terres occupées par eux (propriété rendue inaliénable par l'arrêté du gouverneur Charles Guillain de 1868) et place dans le domaine de l'État les autres.

Le premier peuplement européen s'est développé essentiellement à travers des missions catholiques installées suite à la prise de possession de l'archipel par la France en 1853 : la mission de La Conception, au lieu-dit Paé où s'est installé le père Pierre Rougeyron (vicaire apostolique de 1855 à 1873) en 1853 et où des néophytes venus des missions préexistantes de Pouébo ou de Balade s'installeront à partir de 1855 ; la mission de Saint-Louis développée à partir de 1859 sur un territoire acquis par les frères maristes en 1856. Ces deux missions existent toujours et, ayant fixé autour d'elles la population mélanésienne, elles sont également devenues des tribus.

Développement économique[modifier | modifier le code]

Mais c'est surtout l'exploitation forestière, agricole puis minière qui va permettre le développement de la future commune.

Tout d'abord, Saint-Louis devient alors le centre des activités sylvicoles, en accueillant une scierie dès 1862 ainsi que la première école professionnelle assurée par les missionnaires. De 1920 à 1942, le bois est également intensivement exploité par ce qui est appelé successivement la Forestière puis la Compagnie forestière et enfin la Nouvelle Compagnie forestière dans le bassin amont de la rivière des Pirogues, au sud de l'actuelle commune, par une main d'œuvre essentiellement japonaise. L'arrestation de cette dernière par les Américains présents sur le Territoire durant la Seconde Guerre mondiale va mettre fin à cette exploitation.

L'agriculture quant-à-elle se développe d'abord avec la culture du riz dès 1868 ainsi qu'avec la canne à sucre, avec une rhumerie à partir de 1875, par le biais d'une population réunionnaise ayant quitté leur île natale suite à une succession de sécheresses et de maladies végétales. Cette activité agricole ne dure guère, mais reprend à partir de 1920 avec l'apparition de fermes qui produisent essentiellement du lait, des légumes et des œufs. La production laitière culmine dans les années 1950 mais fut tuée par l'importation de lait moins cher venant d'Australie ou de Nouvelle-Zélande à partir des années 1960. De nombreuses fermes disparaissent ensuite pour laisser place aux premiers lotissements, conséquence de la croissance galopante de la ville de Nouméa durant la période du « Boom du nickel » (fin des années 1960 et début des années 1970).

Mais c'est surtout l'activité minière qui fait la richesse de la future commune. La découverte en 1873 de minerai de nickel dans le massif de ce qui est d'ores et déjà appelé le « Mont d'Or », et qui deviendra le Mont-Dore, permet l'ouverture alors de la première mine par l'aventurier et industriel anglais John Higginson. D'autres minerais font leur apparition au XXe siècle : chrome et fer. Après avoir explosé entre 1959 et 1960, l'exploitation minière se concentre alors sur d'autres massifs plus riches dans un contexte de « boom de nickel », notamment à Thio ou Canala sur la côte Est ou encore à Tiébaghi dans le Nord. Désormais, Mont-Dore abandonne définitivement sa fonction de commune rurale et minière pour celle de banlieue urbaine de Nouméa, l'essentiel de la population se concentrant le long du littoral au nord de la commune tandis que le reste se vide.

Histoire communale[modifier | modifier le code]

Sur le plan administratif, Mont-Dore est d'abord géré par une commission régionale à partir de 1947, puis par une commission municipale en 1961 qui devient en 1967 un conseil municipal, Mont-Dore devenant finalement une commune de droit commun français par la deuxième loi Billote du 17 janvier 1969.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Administration[modifier | modifier le code]

La mairie de Mont-Dore, à Boulari
Un des bâtiments de la mairie

La commune est d'abord gérée à partir de 1947 par une commission régionale nommée, puis une commission municipale à partir de 1961 dont le président, Luc Wade Neju, prend pour la première fois le nom de maire. Le premier conseil municipal élu est mis en place en 1967.

Depuis 2008, le conseil municipal, dirigé depuis 2003 par le maire Éric Gay (Rassemblement-UMP), comporte 35 membres, dont 10 adjoints (tous issus également du Rassemblement-UMP). Depuis 2014, trois formations politiques y sont représentées, à savoir (entre parenthèses sont indiqués les changements en sièges par rapport à la mandature précédente) :

Groupe Président Effectif Statut
Front pour l'unité - Rassemblement-UMP Éric Gay 27 (-3) majorité anti-indépendantiste
Calédonie ensemble Monique Jandot 6 (+4) opposition anti-indépendantiste
FLNKS Jean-Iréné Boano 2 (=) opposition indépendantiste
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1961 1967 Luc Wade Neju UC  
1967 1977 Boniface Brukoa UC  
1977 1983 Robert Emery FNSC  
1983 1987 Victorin Boewa RPCR  
1987 2001 Pierre Frogier RPCR Président de la Région Sud - Président du Congrès - Député de la 2e circonscription
2001 2003 Réginald Bernut RPCR  
2003 en cours Éric Gay RPCR puis Rassemblement-UMP 1er V/P de la Province Sud
Les données manquantes sont à compléter.

Politique[modifier | modifier le code]

Le Mont-Dore est, depuis la fin des années 1970, un fief de la droite anti-indépendantiste locale, et tout particulièrement du Rassemblement pour la Calédonie dans la République (RPCR), devenu en 2004 le Rassemblement-UMP, affilié à l'Union pour un mouvement populaire (UMP) métropolitaine jusqu'en 2014. L'actuel président de ce mouvement, le député puis sénateur et président de l'Assemblée de la Province Sud Pierre Frogier, fut le maire de cette commune de 1987 à 2001. L'actuel premier magistrat, Éric Gay, est le secrétaire général et donc le numéro deux du Rassemblement de 2006 à 2012 et le 1er vice-président de l'Assemblée de la Province Sud de 2009 à 2011. En 2013, Thierry Santa, jusque là secrétaire général de la mairie, devient à son tour secrétaire général du Rassemblement-UMP.

L'Avenir ensemble, créé en 2004 par des dissidents de plus ou moins longue date du RPCR (Marie-Noëlle Thémereau, Harold Martin, Philippe Gomès, Didier Leroux et, pour Mont-Dore, l'ancien maire de 2001 à 2003 Réginald Bernut) opposés au dirigeant historique des anti-indépendantistes Jacques Lafleur et disposant d'un programme de hausse des aides sociales, de respect à la lettre du processus de l'accord de Nouméa et de dialogue permanent avec les indépendantistes, s'est bien implanté dans les zones urbaines. Il s'est scindé en deux en 2008 avec la dissidence des partisans du président de l'Assemblée de la Province Sud Philippe Gomès, qui fondent Calédonie ensemble. Le groupe de l'Avenir ensemble au conseil municipal de Mont-Dore se divise lui-aussi : deux élus sur quatre (l'ancienne tête de liste de 2008, Jean-Yves Maléjac, et Lawrence Sagnol) restent fidèles à la direction du parti, quand les deux autres (Xavier Vergès et Solange Wamytan-Poli, avec le soutien de Réginald Bernut) fondent l'association municipale « Droit de cité » et soutiennent Calédonie ensemble[1]. En novembre 2011, aussi bien Lawrence Sagnol que Solange Wamytan-Poli démissionnent du conseil municipal : leurs suivants de liste les remplacent, à savoir respectivement André Martin (président de l'association des handicapés de Mont-Dore) qui est devenu un proche de Calédonie ensemble et donc rejoint Xavier Vergès, et Chantal Benebig (fonctionnaire du vice-rectorat) qui pour sa part rejoint avec Jean-Yves Maléjac le groupe du Rassemblement-UMP. Ce dernier perd pour sa part un membre en avril 2012, le conseiller Bertrand Lefebvre rejoignant l'opposition comme non inscrit en avril 2012 et s'affiliant en juin suivant au parti Calédonie ensemble. Pour les municipales de 2014, c'est une nouvelle venue en politique, Monique Jandot, gérante de station-service et jusque là présidente de la Confédération générale des petites et moyennes entreprises (CGPME) qui est choisie pour mener la liste Calédonie ensemble, avec derrière elle, entre autres, les élus du Congrès Léonard Sam en deuxième position et Sutita Sio-Lagadec en vingt-cinquième, mais aussi l'ancienne conseillère municipale Solange Wamytan-Poli en septième place et le conseiller sortant André Martin en huitième place. Elle gagne six sièges.

L'Union calédonienne (UC) est aussi historiquement bien implantée et, avant sa transformation en parti indépendantiste en 1977, en était même la force politique dominante. Rock Pidjot, ancien député (de 1984 à 1986) et premier président de ce mouvement (entre 1956 et 1985), était le chef de la tribu de La Conception. Mont-Dore continue à fournir régulièrement des cadres dirigeants à l'UC, tout particulièrement la famille de Rock Pidjot : son petit-fils Rock Wamytan, chef de Saint-Louis et grand-chef du district du Pont-des-Français, fut le président unitaire du Front de libération nationale kanak et socialiste (FLNKS) de 1995 à 2001, le chef de la délégation indépendantiste pour la négociation et la signature de l'accord de Nouméa en 1998 et le président de l'UC de 1999 à 2001, et est le président du Congrès de la Nouvelle-Calédonie de 2011 à 2012 et depuis 2013 ; son neveu Charles Pidjot est, de 2007 à son décès en 2012, le président de l'Union calédonienne. Gérard Reignier, chef du groupe FLNKS au conseil municipal de Mont-Dore de 2001 à 2011, est également le secrétaire général de l'UC depuis 2007. Comme promis lors de la campagne, ce dernier a démissionné du conseil municipal à mi-mandat, en avril 2011, pour laisser sa place à Jean-Iréné Boano, lui-aussi membre de l'UC. En novembre 2011, c'est au tour de la seconde élue de 2008, Angélique Méro, du Parti de libération kanak (Palika), d'abandonner son mandat. La quatrième de la liste, Françoise Faua du Rassemblement démocratique océanien (RDO), refuse de prendre ce siège qui revient ainsi au cinquième, Jean-Rock Pidjot, de l'UC toujours, chef de la tribu de La Conception à partir de 2012 et petit-fils de l'ancien député Rock Pidjot (et donc neuveu de Charles Pidjot et de Rock Wamytan). Jean-Iréné Boano mène en 2014 une liste ouverte à l'ensemble du camp indépendantiste, seul le Palika refusant d'y participer, qui obtient à nouveau deux élus au conseil municipal : Jean-Iréné Boano pour l'UC et la militante féministe Françoise Caillard de la Dynamik unitaire Sud

Ainsi, les postes exécutifs les plus importants (ceux de président et de secrétaire général) des deux principales forces politiques de 2009 à 2012 (le Rassemblement-UMP et l'UC) sont occupés par des Mont-Doriens.

Les résultats des derniers scrutins électoraux dans la commune ont été les suivants :

  • élections municipales de 2008 : la liste Rassemblement-UMP menée par le maire sortant Éric Gay a été réélue au 1er tour, avec 4 700 voix et 55,96 % des suffrages. La liste « Ensemble pour l'Avenir du Mont-Dore », de l'Avenir ensemble (parti anti-indépendantiste opposé au Rassemblement) et menée par Jean-Yves Maléjac, arrive en deuxième position, avec 2 069 votes (24,63 %), suivie par les 1 050 scrutins (12,5 %) du FLNKS de Gérard Reignier et les 580 bulletins (6,91 %) du FN de Guy Guépy. Le Rassemblement-UMP a obtenu ses meilleurs scores dans la partie urbaine de la commune, tout particulièrement dans son « centre-ville » de Boulari (71,5 % à l'école primaire de Boulari 2, 68,8 % à la mairie). Ce parti a obtenu une majorité absolue des voix dans 12 des 15 bureaux de vote, et est arrivé en tête dans 13. Le FLNKS a obtenu le meilleur score dans les deux derniers, soit à l'île Ouen (62,1 %) et à Saint-Louis (56,5 % à l'école de La Coulée 1). La participation était relativement faible (57,6 % des inscrits)[2].
  • élections provinciales de 2009 : la participation est alors plus élevée, à 74,15 % des inscrits. La liste du Rassemblement-UMP menée pour la Province Sud par Pierre Frogier arrive en tête, mais avec un score moins important que ce que le parti avait emporté aux municipales de 2008, avec 3 106 suffrages (32,4 %). Vient ensuite Calédonie ensemble (dissidence de l'Avenir ensemble en 2008, soutenue au Mont-Dore par deux conseillers municipaux sur les 4 élus de ce parti aux municipales qui ont créé l'association « Droit de cité ») du président sortant de l'Assemblée de la Province Sud Philippe Gomès, avec 2 213 voix (23,08 %) ; l'Avenir ensemble du président du gouvernement local sortant Harold Martin allié au Mouvement de la diversité (LMD) du sénateur Simon Loueckhote (dissident du Rassemblement-UMP depuis 2006) et ses 1 258 votes (13,12 %) ; le FLNKS de Rock Wamytan avec 1 146 scrutins (11,95 %, et un cinquième, ou 21,45 %, du résultat total du Front indépendantiste dans le Sud dans une commune qui ne représente que 16 % de l'électorat de cette province) ; le Rassemblement pour la Calédonie (RPC) de l'ancien homme fort de la vie politique locale et du camp non-indépendantiste Jacques Lafleur avec 647 bulletins (6,75 %) ; la liste « Ouverture citoyenne » montée par une coalition dite progressiste, pluraliste et se voulant neutre sur la question de l'indépendance (des dissidents du FLNKS, comme les Palika Louis Mapou, qui tire la liste, ou Élie Poigoune ainsi que les UC Marie-Claude Tjibaou et Octave Togna, mais aussi des loyalistes comme Laurent Chatenay, et la section néo-calédonienne du Parti socialiste)[3] avec 377 suffrages (3,93 %) ; le FN menée par Bianca Hénin retombé à 368 voix (3,84 %) ; le Parti travailliste (parti d'extrême gauche indépendantiste lié au syndicat USTKE) de Marie-Pierre Goyetche et 281 votes (2,93 %) ; « Génération Destin Commun » (mouvement déclaré « accordiste », c'est-à-dire en faveur de la réussite des concepts de l'accord de Nouméa avant de parler de l'avenir institutionnel) de Jean-Raymond Postic avec 128 scrutins (1,34 %) ; et enfin le Rassemblement océanien dans la Calédonie plurielle (ROC plurielle, créé pour défendre spécifiquement les intérêts de la communauté wallisienne et futunienne au sein de la citoyenneté néo-calédonienne) avec 65 bulletins (0,68 %). Le Rassemblement-UMP garde ses avantages, quoique moins importants qu'aux municipales, à Boulari (47,91 % à l'école primaire 2 et 46,46 % à la mairie), et le FLNKS à l'île Ouen (62,3 %) et à Saint-Louis (65,35 %), et arrive également en tête (grâce à la présence de la tribu de La Conception et de la division du camp anti-indépendantiste) au bureau de vote de l'école maternelle de Pont-des-Français (24,08 %). Calédonie ensemble pour sa part perce dans les banlieues proches de Nouméa (32,74 %, et le meilleur score, à Robinson, 22,16 % et le 2e résultat au Pont-des-Français - La Conception) et dans les zones plus périurbaines (28,31 % à Saint-Michel, 27,4 % à La Coulée, 26,83 % au Mont-Dore Sud et 25,41 % à Plum)[4].
  • élection présidentielle de 2012 : au 1er tour, le président sortant Nicolas Sarkozy l'emporte assez largement dans la commune avec 5 988 voix (58,32 %), suivi par François Hollande (1 579 votes, 15,38 %), Marine Le Pen (1 307 suffrages, 12,73 %), François Bayrou (518 bulletins, 5,04 %), Jean-Luc Mélenchon (316, 3,08 %), Eva Joly (281, 2,74 %), Philippe Poutou (108, 1,05 %), Nicolas Dupont-Aignan (89, 0,87 %), Nathalie Arthaud (57, 0,56 %) et Jacques Cheminade (25, 0,24 %). La participation était assez supérieure à la moyenne néo-calédonienne, mais très en dessous du score national, avec 64,49 % des inscrits s'étant déplacé pour voter[5]. Nicolas Sarkozy arrive en tête (avec une majorité absolue des suffrages à chaque fois) dans 13 des 15 bureaux de vote (dont 7 au-dessus de 60 %), et François Hollande n'obtient la première place que dans les deux fiefs traditionnels indépendantistes : l'île Ouen (46,43 % contre 39,29 %, et la plus faible participation de la commune, à 32,18 %) et à Saint-Louis (61,73 % contre 24,3 %, participation de 40,04 %)[6].
  • élections législatives de 2012 : au 1er tour, le candidat de Calédonie ensemble, Philippe Gomès, arrive en tête avec 3 414 voix (40,75 %), devançant ainsi le maire et candidat du Rassemblement-UMP Éric Gay qui totalise pour sa part 2 936 votes (35,04 %). Viennent ensuite le candidat commun des indépendantistes Jean-Pierre Djaïwé (943 votes, 11,26 %), la présidente de la fédération locale du FN Bianca Hénin (617, 7,36 %, soit moins de la moitié de l'électorat de Marine Le Pen à la présidentielle) et le candidat du RPC Cédrik Sangarné (468, 5,59 %, soit légèrement moins que le score obtenu par la liste de Jacques Lafleur aux provinciales de 2009). La participation est plus faible qu'à la présidentielle du mois précédent, avec seulement 51,86 % des inscrits s'étant déplacé pour voter. Philippe Gomès arrive en tête dans 11 des 15 bureaux de vote, réalisant ses meilleurs scores à Robinson (389 voix et 47,15 % à l'école primaire de Robinson et 313 votes pour 45,3 % à l'école maternelle de Boulari), au Vallon-Dore et au Mont-Dore Sud (329 suffrages et 42,67 % à l'école primaire du Mont-Dore 2 et 279 voix pour 40,2 % à l'école du Mont-Dore 1), à La Coulée (481 votes dans les deux bureaux de vote principaux de La Coulée 2 et des Coccinelles pour 46,07 %), à Yahoué (462 voix cumulés dans les deux bureaux de vote pour 41,7 % des suffrages exprimés), à Plum (289, 44,39 %), à Saint-Michel (241, 43,35 %) et au Pont-des-Français - La Conception (205 voix et 35,47 %). Éric Gay conserve uniquement l'avantage dans son fief de Boulari (235 voix et 49,37 % à la mairie, 269 votes pour 43,6 % à l'école primaire). Enfin, sans surprise, Jean-Pierre Djaïwé l'emporte dans les deux bastions indépendantistes de Saint-Louis (233 voix et 73,04 % à la Coulée 1) et de l'île Ouen (29 votes et 59,18 %), et fait un bon score au Pont-des-Français - La Conception, siège de la tribu des Pidjot (129 voix et 22,32 %)[7]. Au deuxième tour, Philippe Gomès (élu député pour la 2e circonscription) rassemble l'électorat anti-indépendantiste et gagne ainsi 7 366 électeurs mont-doriens et 79,23 % des suffrages exprimés (44,21 % des inscrits), contre 1 931 et 20,77 % (11,59 % des inscrits) à Jean-Pierre Djaïwé, pour une participation à peine plus élevée qu'au premier tour (58,81 %)[8]. Il l'emporte avec plus de 66 % des suffrages dans l'ensemble des 13 bureaux de vote traditionnellement non-indépendantistes (et avec plus de 78 % dans tous à l'exception de celui du Pont-des-Français - La Conception, allant jusqu'à 88 % et 90 % dans les deux bureaux de vote de Robinson)[9].
  • Les élections municipales de 2014 : la liste Front pour l'unité - Le Rassemblement-UMP (unissant, outre ce parti, l'Avenir ensemble, le Mouvement de la diversité dit LMD mais aussi l'unique élu sortant du Front nationale local Guy Guépy en 11e position) menée par Éric Gay (qui s'est concentré sur son mandat de maire après sa défaite aux législatives et qui a promis de ne briguer aucun autre mandat, notamment provincial) est mise en ballotage au premier tour. Elle arrive toutefois largement en tête, avec 4 815 voix soit 43,34 % des suffrages, démontrant ainsi que le maire a su conserver un fort ancrage local. Arrive en seconde position la liste Calédonie ensemble de Monique Jandot qui, malgré l'entrée récente de cette dernière sur la scène politique, prouve une assise croissante de ce parti dans l'électorat mont-dorien, avec 3 600 votes (32,4 %), soit un résultat en nombre de voix légèrement meilleur que celui de Philippe Gomès au premier tour des législatives de 2012 (+186) et largement plus important que celui de la liste Avenir ensemble de 2008 (+1531 votes et +7,77 points). La liste d'union indépendantiste du conseil municipal UC sortant Jean-Iréné Boano fait le plein des voix de son camp, notamment à La Conception, Saint-Louis et l'île Ouen, totalisant 1 761 suffrages (15,85 %), soit une certaine progression par rapport aux scrutins précédents (+711 votes et +3,35 points par rapport à 2008). Arrive en dernière progression la liste de l'Union pour la Calédonie dans la France (UCF), coalition anti-indépendantiste formée en 2013 par le Mouvement populaire calédonien (MPC, né en 2013 d'une dissidence du Rassemblement-UMP menée essentiellement par des élus nouméens dont en premier lieu l'ancien député Gaël Yanno, et qui s'est associé à l'UMP en 2014), le RPC et le Mouvement républicain calédonien (MRC, créé en 2011 par des opposants à la levée des deux drapeaux sur les édifices publics). Menée par une nouvelle venue en politique, Chantal Courtot, elle ne totalise que 935 votes (8,42 %), ne fusionne pas et laisse libre choix à ses électeurs pour le second tour. Celui-ci est remporté par la majorité sortante, avec 5 636 voix (+ 821 votes par rapport au premier tour) et 48,64 % des suffrages (+ 5,3 points) pour 27 élus sur 35, contre 4 120 votes (+ 520) et 35,56 % (+ 3,16 points) ainsi que 6 sièges pour la liste Calédonie ensemble de Monique Jandot, et contre 1 831 suffrages (+ 70) et 15,8 % (- 0,05 points) pour 2 conseillers municipaux à celle indépendantiste de Jean-Iréné Boano.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Le Mont-Dore est jumelé à Arue, en Polynésie française, depuis 2006, et a signé des protocoles d'amitié avec Nuku Hiva aux îles Marquises en Polynésie française en 2004, Maroochydore sur la Sunshine Coast dans le Queensland en Australie, Luganville sur Espiritu Santo au Vanuatu et Pouébo en Province Nord en 2006.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune du Mont-Dore est constituée de plusieurs lieux-dits, ou quartiers.

Les « Banlieues » urbaines de Nouméa[modifier | modifier le code]

Le quartier central de Boulari
Le centre culturel municipal à Boulari
Le parc du centre Culturel à Boulari

Le Mont-Dore fait partie du Grand Nouméa. Toutefois, très vaste, sa population est inégalement répartie. La plupart de la population est rassemblée dans des quartiers résidentiels qui prolongent le tissu urbain continu de Nouméa, formant donc la banlieue proche de cette ville. Avec 13 485 habitants en 2009, ces quartiers rassemblent alors 52,5 % de la population du Mont-Dore sur 3 % de sa superficie totale (19,45 km2), pour une densité de 693 hab/km2.

  • Pont-des-Français : situé à la sortie directe de Nouméa, il s'y trouve tous les dimanche un marché aux puces réputé, à l'emplacement de l'ancien Ciné-parc fermé en août 2006. On peut également citer la bibliothèque municipale du Mont-Dore. En 2009, ce quartier comptait 1 012 habitants[10] sur 1,83 km2[11], et donc une densité de 553 hab/km2.
  • Yahoué : situé plus en hauteur, tire son nom de la rivière qui y passe et sur laquelle fut construit le premier barrage servant à alimenter Nouméa en eau au XIXe siècle. Il y avait 2 962 habitants en 2009[10] sur 5,89 km2[12], soit 502,89 hab/km2.
  • La Conception : tire son nom d'une église construite en 1874 pour servir de lieu de culte à une mission catholique installée là depuis les années 1860. S'y trouvent plusieurs lotissements résidentiels, dont notamment wallisiens et futuniens, et une tribu kanak (dont la chefferie a été successivement occupée par Rock Pidjot jusqu'en 1988, puis par son fils Joseph Pidjot jusqu'à sa mort en 2010 et par son petit-fils Jean-Rock Pidjot à partir de 2012). On y trouve, outre l'église, le lycée professionnel Saint Pierre Chanel. Le quartier était peuplé de 941 personnes[10] en 2009 sur 3,35 km2[13], soit 280,9 hab/km2.
  • Robinson : comporte de nombreux lotissements résidentiels, dont les Hauts de Robinson sur les contreforts de la Chaîne ou encore le Parc de Robinson. C'est le quartier le plus peuplé et le deuxième plus dense du Mont-Dore, avec en 2009 5 047 habitants[10] sur 4,63 km2[14], soit 1 090 hab/km2.
  • Boulari : c'est en quelque sorte le « centre ville » du Mont-Dore, avec la mairie, le collège public du même nom (910 élèves dont 91 en SEGPA en 2006), la marina, la salle omnisports ou encore le Centre culturel du Mont-Dore. Il comptait en 2009 1 851 habitants[10] sur 2,22 km2[15], soit 841,36 hab/km2.
  • Saint-Michel: contient de nombreux lotissements résidentiels, notamment peuplés par des Polynésiens. Il comportait 1 672 habitants en 2009[10] sur 1,53 km2[16], soit une densité de 1 092,8 hab/km2, la plus forte de la commune.

Des périphéries en phase d'urbanisation[modifier | modifier le code]

Plusieurs quartiers possèdent ensuite un bâti moins dense et déconnecté du tissu urbain nouméen (mais ayant vocation à en faire partie), constituant les zones périurbaines ou de rurbanisation de l'agglomération, organisées autour des routes provinciales 1 (route du Sud) et 2 (route de la corniche du Mont-Dore).

  • Saint-Louis : tire son nom d'une église construite là en 1860 par les missionnaires, elle a donné son nom à la tribu kanak qui s'y trouve (qui est une grande-chefferie disputée entre le clan Kambwa Ouétcho pour le district du Pont-des-Français actuellement dirigé par Rock Wamytan et la chefferie Morari, ou district du Mont-Dore, dont le grand-chef est Robert Moyatéa) et à la ferme de Saint-Louis. Ce quartier a été le lieu de violents heurts ethniques entre les Kanaks de la tribu et les Wallisiens du lotissement voisin de l'Ave Maria. Ces derniers ont dû finalement déménager. En 2009, la zone comptait 916 habitants[10] sur 32,13 km2[17], soit 28,51 hab/km2.
  • La Coulée : tire son nom de la rivière qui y coule. On y trouve plusieurs lotissements, déjà plus éparpillés, ainsi qu'un centre commercial et la zone industrielle. Le quartier était peuplé de 3 278 personnes en 2009[10] sur 63,26 km2[18], soit 51,82 hab/km2.
  • Vallon-Dore : quartier déjà plus périurbain, il a longtemps été un lieu de villégiature avec de nombreuses résidences secondaires de Nouméens qui y viennent passer leur week-end, désormais l'habitat permanent s'y est développé (en 2009, sur 694 logements, 636, soit 91,64 %, étaient des résidences principales, contre 44 ou 6,34 % de logements jugés vacants, 9 ou 1,3 % de résidences secondaires et 5 ou 0,73 % de logements occasionnels). Il comportait en 2009 1 977 habitants[10] sur 5,47 km2[19], soit 361,43 hab/km2.
  • Mont-Dore Sud : à l'instar du Vallon-Dore, on y trouve plusieurs pieds-à-terre d'habitants de Nouméa avec une tendance à la rurbanisation et donc à l'installation permanente (689 logements en 2009, dont 634 ou 92,02 % de résidences principales, contre 34 ou 4,93 % de logements vacants, 11 ou 1,6 % de résidences secondaires et 10 ou 1,45 % de logements occasionnels). En 2009, il y avait 2 180 habitants[10] sur 6,41 km2[20], soit 340,09 hab/km2.
  • Plum: c'est là que l'on trouve la source donnant l'eau du Mont-Dore, l'eau minérale la plus bue en Nouvelle-Calédonie. À cela on peut ajouter plusieurs lotissements périurbains, des résidences secondaires de Nouméens (37 en 2009, soit 5,4 % des logements, il s'agit ainsi du quartier du Mont-Dore comptant le plus de résidences secondaires, à quoi s'ajoutent 50 ou 7,3 % de logements jugés vacants et 5 ou 0,73 % de logements occasionnels), un collège public ouvert en 2003, un centre militaire et le club nautique des Piroguiers du Mont-Dore (essentiellement de l'optimist). Le quartier comptait en 2009 2 547 habitants[10] sur 29,75 km2[21], soit 85,61 hab/km2.

Villages éloignés[modifier | modifier le code]

Maison de l'ancien village minier de Prony

À cela s'ajoutent plusieurs petits villages très peu densément peuplés.

  • Prony : le village et la baie de Prony, à l'extrémité sud, est essentiellement touristique du fait de la présence de vestiges du bagne, du passage dans la baie des baleines l'hiver, l'ancien village minier conservé quasiment à l'identique ou encore l'hôtel de l'îlot Casy.
  • île Ouen : îlot de 37 13 km2 séparé de la Grande Terre par le canal Woodin qui est le passage obligé des navires passant du lagon ouest au lagon est. Très peu peuplé (à peine 2 hab/km2), à l'exception d'une tribu Kanak rassemblée dans le village d'Ouara (environ 80 habitants)[22], c'est un îlot touristique avec un hôtel et un aérodrome. L'île est surtout connue pour ses randonnées pédestres dans son relief accidenté, pour ses tortues et pour son ancienne mine de Jade.

Les espaces quasi déserts[modifier | modifier le code]

Vue du Grand-Sud depuis une ancienne mine désaffectée reboisée, celle de Rouvray, avec en second plan le site de l'usine du Sud

En 2009, les quartiers de Lembi - Mouirange, Grand Sud (incluant le village, en vérité pratiquement inhabité, de Prony) et de l'Île Ouen totalisaient 1 300 habitants[10] sur 477,85 km2 (en incluant l'île Ouen), soit 2,72 hab/km2.

  • La Lembi - Mouirange : c'est essentiellement un relief accidenté s'étendant sur 30,46 km2[23], qui sépare le Mont-Dore de Yaté. Ce quartier est la zone agricole du Mont-Dore, habitée par des maraichers et des agriculteurs.
  • Le Grand-Sud : à l'exception du village de Prony, le Grand-Sud est une vaste étendue (410,26 km2, soit près des deux tiers, ou 63,8 %, de l'ensemble du territoire communal) pratiquement déserte[24]. Il est appelé à se développer avec l'implantation de l'usine de Goro-nickel, à travers sa base vie, et est très étudié par les biologistes pour sa végétation xérophyle qui présente un très fort taux d'endémisme et par les géologues pour son sol ferreux et pour la latérite qui recouvre le sol en formant une poussière appelée « terre rouge ».

Économie et emploi[modifier | modifier le code]

Le Mont-Dore est avant tout une ville-dortoir dépendant de la ville centre, Nouméa. Le ratio emplois/actifs occupés résidents était de 0,41 dans cette commune en 2002, contre 1,26 à Nouméa, 0,7 à Païta et légèrement moins à Dumbéa (0,35). Ainsi, en 2009, sur les 11 274 actifs occupés résidant dans la commune, 6 716 (59,57 %) travaillaient dans une autre commune, essentiellement Nouméa (6 013, soit 53,34 %), contre 4 558 (40,43 %) au Mont-Dore[10]. C'est particulièrement vrai pour les quartiers inclus dans le tissu urbain continu du chef-lieu : ils sont 80,27 % au Pont-des-Français, 78,89 % à La Conception, 77,24 % à Yahoué, 67,4 % à Robinson, 69,58 % à Boulari et 72,57 % à Saint-Michel à travailler dans la commune voisine. C'est aussi vrai dans les zones rurbaines du Vallon-Dore (63,73 %) et du Mont-Dore Sud (60,83 %). Les seuls quartiers où les actifs occupés travaillent majoritairement au Mont-Dore sont Plum (c'est le cas de 59,96 % des résidents, en raison de la présence du centre militaire essentiellement mais aussi la proximité de l'usine du Sud) et la zone de Lembi - Mouirange, Grand Sud et île Ouen, dominées par les activités agricoles (notamment maraîchères) et l'usine du Sud (94,58 % des actifs occupés résidant dans ces quartiers travaillent ainsi au Mont-Dore)[10]. En sens inverse, il y avait en 2009 2 483 actifs occupés d'autres communes qui venaient travailler au Mont-Dore (1 493 Nouméens, soit 36,64 % des 4 075 habitants du chef-lieu qui ne travaillent pas dans leur commune de résidence)[10].

L'essentiel des actifs occupés mont-doriens travaillent dans le tertiaire (7 378, soit 65,44 %). Il s'agit de la catégorie socio-professionnelle qui travaille le plus à Nouméa : c'est le cas pour 4 687 d'entre eux (soit 63,53 % des actifs mont-doriens travaillant dans ce secteur, et 69,79 % de l'ensemble des actifs de la commune qui partent travailler dans une autre commune). Viennent ensuite les travailleurs du secondaire (3 574 personnes, soit 31,7 %), dont 54,2 % (1 937) travaillent dans une autre commune et 45,8 % (1 637) au Mont-Dore grâce à l'usine du Sud (546 des résidant travaillant sur place dans ce secteur pour la zone Lembi - Mouirange - Grand Sud - île Ouen, 102 à Plum) mais aussi grâce à la petite zone d'activité de La Coulée qui emploi des habitants de ce même quartier (155) mais aussi de ceux voisins du Vallon-Dore (93), du Mont-Dore Sud (100) voire de Plum, entre autres. Enfin, l'agriculture fait travailler 322 actifs occupés habitant la commune (2,86 %), dont 230 (71,43 %) travaillant dans cette commune. Ils sont regroupés surtout dans la zone Lembi - Mouirange - Grand Sud - île Ouen (57 actifs travaillant sur place) et à La Coulée (52), mais aussi à Plum (22), au Mont-Dore Sud (17) ou au Vallon-Dore (16)[10].

Il y avait au 30 septembre 2008 3 653 établissements inscrits au Répertoire d'identification des entreprises et des établissements (RIDET) pour le Mont-Dore, soit 11,55 % des entreprises enregistrées dans le Grand Nouméa (contre 73,6 % à Nouméa mais 8,09 % à Dumbéa et 6,77 % à Païta). 933 d'entre elles (25,54 %) touchaient alors au secteur de la construction, suivi par 708 (19,38) dans les services collectifs, sociaux et personnels, 630 (17,25 %) dans l'immobilier, la location et les services aux entreprises, 322 (8,81 %) dans l'agriculture, la chasse et la sylviculture, 264 (7,23 %) dans l'industrie manufacturière (eau en bouteille du Mont-Dore au col de Plum, ferronnerie, agroalimentaire, menuiserie, charpente à la zone industrielle de La Coulée, énergie avec les cinq fermes éoliennes du Mont Négandi, d'Éole Prony I, II et III et du Mont Mau ou encore la centrale électrique à charbon de Prony-Énergies, sous-traitance de l'usine métallurgique du Sud) et 235 (6,43 %) dans le commerce et les réparations automobiles ou d'articles domestiques[25]. Le parc d'entreprises a augmenté de 36,8 % au Mont-Dore, soit à peine plus que les 36,5 % de croissance pour la même période à Nouméa, et moins que les 45,5 % à Dumbéa et surtout les 53,9 % à Païta.

Il y avait au Mont-Dore en 2009 1 068 chômeurs, soit un taux de chômage pour la commune de 8,65 % (soit nettement moins que le taux de 13,85 % de l'ensemble de l'archipel, et le deuxième taux le plus faible du Grand Nouméa, derrière les 8 % de Nouméa)[10].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. [PDF] « Provinciales 2009, Droit de cité se positionne », site officiel de l'Association Droit de cité
  2. Résultats des élections municipales de 2008, site officiel de la ville du Mont-Dore
  3. Profession de foi d'Ouverture citoyenne sur son site officiel, 24/04/2009
  4. [PDF] « Provinciales 2009, résultats du Mont-Dore en détails, site de droit de cité »
  5. Résultats officiels du 1er tour de l'élection présidentielle du 22 avril 2012 dans la commune du Mont-Dore, ministère de l'intérieur
  6. [PDF] Résultats détaillés de l'élection présidentielle du 22 avril 2012 dans la commune du Mont-Dore, site du Haut-commissariat de la République en Nouvelle-Calédonie
  7. [PDF] Résultats du premier tour des élections législatives de 2012 par commune et bureau de vote de Nouvelle-Calédonie, site officiel du Haut-commissariat de la République en Nouvelle-Calédonie
  8. [PDF] Résultats du second tour des élections législatives de 2012 par commune de Nouvelle-Calédonie, site officiel du Haut-commissariat de la République en Nouvelle-Calédonie
  9. [PDF] Résultats du second tour des élections législatives de 2012 par bureau de vote de Nouvelle-Calédonie, site officiel du Haut-commissariat de la République en Nouvelle-Calédonie
  10. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m, n, o, p et q ISEE, tableaux du recensement 2009
  11. Présentation du quartier de Pont-des-Français, site de la ville du Mont-Dore
  12. Présentation du quartier de Yahouén, site de la ville du Mont-Dore
  13. Présentation du quartier de La Conception, site de la ville du Mont-Dore
  14. Présentation du quartier de Robinson, site de la ville du Mont-Dore
  15. Présentation du quartier de Boulari, site de la ville du Mont-Dore
  16. Présentation du quartier de Saint-Michel, site de la ville du Mont-Dore
  17. Présentation de Saint-Louis, site officiel de la ville du Mont-Dore
  18. Présentation de La Coulée, site officiel de la ville du Mont-Dore
  19. Présentation du Vallon-Dore, site officiel de la ville du Mont-Dore
  20. Présentation du Mont-Dore Sud, site officiel de la ville du Mont-Dore
  21. Présentation de Plum, site officiel de la ville du Mont-Dore
  22. Présentation de l'île Ouen, site officiel de la ville du Mont-Dore
  23. Présentation de la Lembi - Mouirange, site officiel de la ville du Mont-Dore
  24. Présentation du Grand Sud, site officiel du Mont-Dore
  25. [PDF] Portrait de votre commune, Mont-Dore, ISEE