Essais nucléaires français

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Vue d'artiste de la bombe AN-11

210 essais nucléaires français au total ont été menés entre 1960 et 1996, d'abord dans le désert algérien puis en Polynésie française, d'une puissance cumulé d'environ 13 mégatonnes, impliquant officiellement environ 150 000 civils et militaires :

  • de 1960 à 1961 : 4 essais aériens à Reggane
  • de 1961 à 1966 : 13 essais souterrains à In Eker
  • de 1966 à 1974 : 46 essais aériens à Moruroa et Fangataufa
  • de 1975 à 1996 : 147 essais souterrains dans les sous-sols et sous les lagons des atolls de Mururoa et Fangataufa.

Depuis la signature, en 1996, du Traité d'interdiction complète des essais nucléaires (TICE), la France s'est engagée à ne plus jamais réaliser d'autres essais nucléaires. Depuis, les essais nucléaires sont effectués à l'aide de simulations et d'expériences de fissions et fusions à très petite échelle. Tirs froids et essais de détonique à l'air libre ou en puits Morontvilliers Marne.

Premiers essais en Algérie (1960-1966)[modifier | modifier le code]

Choix de l'Algérie[modifier | modifier le code]

Début 1957, la réalisation d'un site d'essai est tout d'abord envisagée sur plusieurs îles françaises d'Océanie (mais Moruroa n'est pas alors évoquée). Cette solution est rapidement exclue pour des raisons de logistique, en particulier par l'impossibilité – à l'époque – de rejoindre l'Océanie par avion sans avoir à ravitailler sur un territoire étranger[1]. La Réunion, la Nouvelle-Calédonie et les îles Kerguelen sont elles-aussi écartées.

Le Sahara est rapidement choisi. Le site de Reggane, en Algérie, est arrêté le 23 juillet 1957[1]. Les travaux y débutent le 1er octobre 1957.

Essais aériens à Reggane (1960-1961)[modifier | modifier le code]

Le premier essai nucléaire français, Gerboise bleue, est effectué le 13 février 1960, sous présidence de Charles de Gaulle. Toutefois, c'est dès 1954 que le président du Conseil Pierre Mendès France initie les premiers travaux sur la bombe atomique française[2] et c'est au début d'avril 1958 que Félix Gaillard, président du conseil sous la présidence de René Coty, décide que ce premier essai aura lieu au début de l'année 1960 et que le site de test sera localisé au Sahara[3]. Dès lors la paternité de la bombe est attribuée à tort à de Gaulle qui voit l'opposition utiliser par dérision le terme de « bombinette » (c'est une bombe A d'une puissance relativement faible alors que les États-Unis, l'URSS et la Grande-Bretagne disposent déjà de la technologie de la bombe H)[2].

Un champ de tir est créé à Reggane, au centre du Sahara algérien et à 600 kilomètres au sud de Bechar. Les tirs sont effectués à partir d'une tour située plus précisément à Hamoudia, à une cinquantaine de kilomètres au sud-ouest de Reggane.

Le rapport annuel du CEA de 1960 montre l'existence d'une zone contaminée de 150 km de long environ. Mais en 2013 la carte classée secret défense des retombées réelle est divulguée et montre l'immensité des zones touchées, allant jusqu'en zone subsaharienne. Des taux de radioactivité différents suivant le déplacement des particules de poussière contenant de l'iode 131, du césium 137.(note 002910 4 avril 2013)

À la suite immédiate du putsch des généraux (ou « putsch d'Alger », 23 avril 1961), le gouvernement français ordonnera la détonation du 25 avril 1961 (Gerboise verte[4]) afin que l'engin nucléaire ne puisse tomber dans les mains des généraux putschistes qui l'avaient localisée dans un entrepôt du port d'Alger, la bombe étant rapidement acheminée sur Reggane en 2 CV[5].

Essais en galerie au Hoggar (1961-1966)[modifier | modifier le code]

La France doit abandonner les essais aériens à la faveur d'essais souterrains, moins polluants, anticipant la signature du Traité d'interdiction partielle des essais nucléaires. Le site choisi, In Ecker (Sahara algérien), se trouve au sud de Reggane et à environ 150 km au nord de Tamanrasset. Les tirs sont réalisés en galeries, chacune étant creusée horizontalement dans un massif granitique du Hoggar, le Tan Afella. La bombe est placée au centre d'un colimaçon creusé en fin de galerie. Des sacs de sables comblent le bas et le haut de ce colimaçon. Leur rôle est d'exercer une compression lors de l'explosion afin d'assurer l'étanchéité. Les galeries sont fermées par une dalle de béton et doivent permettre théoriquement un bon confinement de la radioactivité. Les Américains surveillent ces essais en installant des stations sismiques en Libye[2].

Le 7 novembre 1961, la France réalise son premier essai nucléaire souterrain. Mais le 1er mai 1962, lors du deuxième essai, un nuage radioactif s'échappe de la galerie de tir, la roche ayant été fragilisée lors du premier essai. C'est l'accident de Béryl (du nom de code de l'essai).

De novembre 1961 à février 1966, treize tirs en galerie sont effectués dont quatre n'ont pas été totalement contenus ou confinés (Béryl, Améthyste, Rubis, Jade). Les accords d'Évian ayant prévu que la France devait abandonner ses expériences au Sahara (une clause secrète prévoit tout de même que la France peut exploiter pendant cinq ans les bases d'essais nucléaires ainsi que la base de lancement de missiles de Colomb-Béchar et la base de lancement de fusées d'Hammaguir, vingt ans[6] pour la base d'essais chimiques de B2-Namous[2]), l'État français doit se mettre à la recherche d'un autre site.

Vers un site hors du Sahara[modifier | modifier le code]

Alors que la construction du site de Reggane a débuté en octobre 1957, l'hypothèse de l'abandon d'un champ de tir saharien est envisagé dès 1958[1]. En novembre 1958, un rapport remis au général Charles Ailleret envisage des sites d'essais souterrains en métropole et en Corse[1] :

Les Pyrénées ne sont pas étudiées car on y rencontrerait vraisemblablement les mêmes problèmes que dans les Alpes.

En 1960, la recherche de sites s'oriente vers des îles sous dépendance française afin d'y réaliser des explosions aériennes de grande puissance[1]. Les îles Kerguelen sont tout d'abord envisagées, ainsi que La Réunion, et l'Océanie (Polynésie et Nouvelle-Calédonie). La Nouvelle-Calédonie tend à être écartée par crainte de pressions de la Nouvelle-Zélande et de l'Australie.

En décembre 1961, les autorités politiques donnent la priorité à la Polynésie[1], car la région est excentrée et proche d'un site d'expérimentation nucléaire du Royaume-Uni et des États-Unis, l'île Christmas. Au 20 décembre, de nombreux sites sont envisagées : Motu Iti, Nuku Hiva, Eiao et Hatutu parmi les Îles Marquises ; Tikehau, Mataiva et Rangiroa dans l'archipel des Tuamotu ; Maupiti dans l'archipel de la Société. L'exploration de l'atoll de Moruroa est envisagée pour la première fois le 26 décembre. Fin décembre, le Sahara est considéré comme indisponible au-delà de fin 1963, rendant nécessaire la disponibilité opérationnelle d'un nouveau site dès 1964. Début 1962, la métropole (Crête des Prénetz), La Réunion, la Nouvelle-Calédonie, les Kerguelen et les Marquises sont définitivement écartées sur la base de considérations essentiellement géologiques. À l'issue d'une mission de reconnaissance dans l'archipel des Tuamotu, les îles Gambier (Tuamotu Sud) sont retenues dès la fin mars. Après des études hydrographiques, Mururoa est désigné en juillet 1962 comme champ de tir, avec Tahiti comme base arrière.

Centre d'expérimentation du Pacifique (1966-1996)[modifier | modifier le code]

Vue de l'atoll de Moruroa par un satellite espion américain KH-7 (26 mai 1967)

Force Alfa (1966-1968)[modifier | modifier le code]

Le porte-avions Foch

En 1964-1966, la Marine nationale française mobilise plus de 100 bâtiments pour la construction des installations du Centre d'expérimentation du Pacifique (CEP) en Polynésie française, comprenant :

À l'été 1965[7], la Marine nationale française créée le Groupe aéronaval du Pacifique (dit groupe Alfa puis force Alfa) de plus de 3 500 hommes, comprenant sept bâtiments (les escorteurs d’escadre Forbin, La Bourdonnais et Jauréguiberry, les pétroliers La Seine et Aberwrach, le bâtiment de soutien Rhin) dont le porte-avions Foch. La force Alfa appareille le 23 mars 1966 de Toulon et aborde la Polynésie française le 22 mai 1966 afin de superviser les essais atmosphériques no 18 « Aldébaran », no 19 « Tamouré », no 20 « Ganymède » et no 21 « Bételgeuse ». Durant la traversée, la France quitte le commandement intégré de l'OTAN. Le groupe aérien embarqué du Foch comprend 24 avions (12 avions de guet aérien Alizé, 8 avions d’assaut Étendard IV-M et 4 avions de reconnaissance Étendard IV-P) et 22 hélicoptères (10 Sikorsky H-34, 6 Alouette II et 6 Alouette III) et est chargé de surveiller et sécuriser la zone dite « dangereuse » (dispositif Phoebus). Après que soient repérés à plusieurs reprises dans la zone d'exclusion le bâtiment de recherches scientifiques USS Belmont (en) et le navire de contrôle de missiles et d'engins spatiaux USS Richfield, un sous-marin de nationalité inconnue et un avion ravitailleur (vraisemblablement d'observation et de recueil de prélèvements atomiques) KC-135 de l'US Air Force no 9164, le 19 juillet 1966 à 5h05, un Mirage IV no 9 largue sa bombe A AN-21 à chute libre no 2070 au large de Moruroa. Après deux autres tirs le 24 septembre 1966 et le 4 octobre 1966, la force Alfa quitte la Polynésie française le 2 novembre 1966. La seconde Force Alfa quitte Toulon le 12 mars 1968 pour arriver en Polynésie française le 16 mai. Elle comprend le porte-avions Clemenceau et les avisos-escorteurs Commandant Rivière, Protet, Amiral Charner, Doudart de Lagrée et Enseigne de vaisseau Henry. Quant au groupe aérien, il est composé d’Alizé, d’Étendard IV-M et d’hélicoptères Sikorsky H-34, Alouette II, Alouette III et Super Frelon. Le 24 août 1968, l’essai no 30 « Canopus » d’une bombe H, exécuté à Fangataufa, libère 2,6 mégatonnes. Plusieurs bâtiments américains et quelques chalutiers soviétiques sont aperçus lors de la campagne de tir. Avec la venue de la Force Alfa, l'ensemble du dispositif naval présent autour des deux atolls a représenté plus de 40 % du tonnage de la flotte française, soit 120 000 tonnes[8].

Essais aériens (1966-1974)[modifier | modifier le code]

Le 2 juillet 1966 a lieu le premier essai nucléaire aérien sur l'atoll de Moruroa (Polynésie).

Deux ans plus tard, le 24 août 1968, a lieu le premier essai d'une bombe H sur l'atoll de Fangataufa du nom de code Opération Canopus. Le tir est commandé du CAA De Grasse se trouvant à environ 60 km de Fangataufa.

Les essais aériens en Polynésie ont fait intervenir plusieurs techniques :

  • les essais sur barge ;
  • les largages à partir d'avions qui permettent de reproduire les conditions réelles de façon assez proche ;
  • les essais sous ballons captifs ;
  • les essais de sécurité afin de vérifier que les bombes n'explosent pas tant qu’elles ne sont pas amorcées. En principe, ces essais ne provoquent pas d'explosion.

Au total, 46 essais nucléaires aériens ont été réalisés en Polynésie.

Retour aux essais souterrains (1975-1991)[modifier | modifier le code]

De 1975 à 1996, la France a réalisé 146 essais souterrains en Polynésie. Ils ont été réalisés dans les sous-sols et sous les lagons des atolls de Moruroa et Fangataufa.

Le 6 août 1985 est signé le traité de Rarotonga (îles Cook), déclarant le Pacifique Sud zone dénucléarisée. La France ne s’y est pas associée. Le 15 juillet 1991 est lancé le dernier essai français dans le Pacifique avant le moratoire d’un an décidé par le président François Mitterrand le 8 avril 1992, et renouvelé.

Dernière campagne d'essais (1995-1996)[modifier | modifier le code]

Le 13 juin 1995 le président Jacques Chirac rompt le moratoire et ordonne la réalisation d'une dernière campagne d'essais nucléaires dans le Pacifique. Cette ultime campagne a pour but de compléter les données scientifiques et techniques pour passer définitivement à la simulation.

Ces essais nucléaires, au nombre de six, prennent fin par un dernier essai le 27 janvier 1996 à Fangataufa[9].

Tirs froids[modifier | modifier le code]

Réalisés en cuve:explosifs et matériaux radioactifs.Cuve dénommée Meknès zone Denise. ces derniers ne sont pas comptabilisés dans les tirs.

Opposition aux essais nucléaires[modifier | modifier le code]

En France, dès la fin de la Deuxième Guerre mondiale, l’opposition à l’armement nucléaire a toujours existé au sein du mouvement antinucléaire, principalement dans les milieux politiques et scientifiques[10].

Au niveau international, l'organisation Greenpeace lança une campagne en avril 1972, quand David McTaggart et un équipage de cinq hommes appareillent sur un ketch de 12 mètres baptisé Véga. La Marine nationale finit par aborder le navire, l'obligeant à accoster à Moruroa. L'équipe du Véga n'a pu que retarder l'essai sans l'empêcher.

En 1973, Greenpeace envoie un voilier, le Fri, qui se fait intercepter par la Marine nationale au large de Moruroa. À bord on compte notamment le général de Bollardière, le prêtre Jean Toulat, l'écrivain Jean-Marie Muller et Brice Lalonde. Le Vega est de nouveau intercepté et arraisonné par la Marine nationale dans la zone interdite. Selon Michel Rocard, l'État français avait alors saboté plusieurs bateaux pour les empêcher de rejoindre Mururoa[11].

En juillet 1985, Greenpeace envoie son navire-amiral, le Rainbow Warrior, pénétrer à plusieurs reprises dans la zone militaire interdite. La DGSE envoie une équipe de nageurs de combats couler le bateau dans la baie d'Auckland. L'opération fait un mort chez Greenpeace et déclenche un scandale international.

En 1995, suite à l'annonce de la reprise des essais nucléaires, Greenpeace dépêche à deux reprises son navire amiral à Moruroa. Il sera à chaque fois arraisonné par les nageurs de combat du commando Hubert. Lors de ces deux tentatives, des groupes de zodiacs parviennent toutefois à pénétrer dans le lagon.

Démantèlement du Centre d'expérimentations du Pacifique[modifier | modifier le code]

Depuis janvier 1994, dans le cadre de la Conférence du désarmement des Nations unies, des négociations ont été conduites en vue de la conclusion du Traité d'interdiction complète des essais nucléaires. En 1994, le président François Mitterrand décide le développement du programme Simulation par la Direction des applications militaires du CEA. Ce programme doit permettre à la France de garantir la sûreté et la fiabilité des armes de la dissuasion, fondé sur le calcul. Il est financé par le ministère de la Défense et doit durer 15 ans.

En mars 1996, la France signe les protocoles du traité de Rarotonga (création d’une zone dénucléarisée dans le Pacifique Sud).

Le 24 septembre 1996, la France signe le Traité d’interdiction complète des essais nucléaires et commence immédiatement à démanteler le Centre d'expérimentations du Pacifique.

Conséquences sanitaires des essais nucléaires[modifier | modifier le code]

Selon plusieurs experts, les essais nucléaires français seraient à l'origine de cancers chez des militaires. La France a promulgué en 2010 une loi sur la reconnaissance et l'indemnisation des victimes des essais nucléaires effectués de 1960 à 1996[12].

Mesures des contaminations[modifier | modifier le code]

Les mesures de radioactivité sur une zone surveillée ou supposée contaminée sont effectuées en becquerel (ou, pour des mesures anciennes, en picocurie).

Cependant, la présence de radioactivité (même à des niveaux élevés) n'aurait pas nécessairement de conséquence notable sur la santé [réf. souhaitée]. Pour évaluer ces conséquences, il faut tenir compte de l'énergie et de la nature des rayonnements émis, et surtout de la durée de l'irradiation et de la manière dont elle atteint le corps. Dans les procédures de diagnostic médical, pour mesurer la dose efficace qui résulte de ce calcul, l'unité utilisée est le sievert (Sv), anciennement le rem. Seules des données en sievert permettent de discuter d'un impact sanitaire éventuel.

  • Des irradiations supérieures au sievert conduisent au syndrome d'irradiation aiguë (effet déterministe), et exposent les survivants à un risque nettement accru de cancer (effet stochastique).
  • La limite de l'effet stochastique statistiquement observable des excès de cancers est de l'ordre de 100 mSv[réf. souhaitée].
  • L'effet des faibles doses d'irradiation (inférieures à 10 mSv, soit un rem) est conjoncturel et polémique (de nombreuses publications[13] identifient même un effet d'hormèse positif pour des expositions de cet ordre). La limite autorisée pour les professionnels exposés, en France, est de 20 mSv sur douze mois glissants par personne. Au moment des essais, la limite adoptée par les autorités pour les travailleurs 50 mSv/an/personne[14].
  • La limite autorisée en France dans les années 2000 pour l'exposition de la population aux rayonnements artificiels est de 1 mSv/an/personne.

Il est à noter que la plupart des militaires ne portaient pas de dosimètres, lorsque leur affectation n'impliquait pas a priori d'exposition au risque d'irradiation ; de ce fait, il est impossible pour ceux-ci de prouver au moyen des mesures de contrôle de doses qu'ils n'ont pas été irradiés, ou contaminés même quand l'historique de leur affectation ne relève par ailleurs aucun incident particulier. Pour certains militaires leur affectation n'était pas spécifiée .En effet sur les états signalétiques, les positionnements de ces derniers n'apparaissent pas. Un texte le prévoit et l'interdit. Affaire JOYON Gérard TPMI de NIMES pièce service historique de Défense 2009/ 2010 cour d'appel 2012 .

D'autre part, pour ceux qui auraient été exposés à des environnements irradiants, le rayonnement émis par les particules alpha (qui n'ont d'incidence que par inhalation ou ingestion) ne peut pas être enregistré par des dosimètres ;le dosimètre ne permet pas de mesurer l'ingestion ou inhalation internes de particules irradiantes (comme ce fut le cas pour les militaires exposés au nuage radioactif de l'essai Béryl). La France ne possédait pas tous les appareils de mesures adaptés pour ces investigations, ce qui fut reconnu lors de l'élaboration de la loi MORIN 2010. Cette dernière mis en place LE CIVEN comité d'indemnisation et s'appuya sur un système d'estimation, un logiciel américain, le NIOSH-IREP encore très controversé à ce jour.Réunion 2013. Le logiciel calcule, de façon théorique une estimation.(Discussion et questions réunion CIVEN Associations 21 février 2012 ministère de la Défense hôtel de Brienne sous ministère Longuet.)

Extrait de cette réunion:«alors qu’il s’appuie sur un savant calcul de probabilité de risques indexé sur une valeur dosimétrique inexistante et entraîne le rejet de 99% des demandes d'indemnisation, le couperet de la méthode du Civen n'est pas remis en cause». Et c’est bien là le problème! Contamination: Pour une contamination par particules, (alpha), rien ne peut la faire apparaître, (sauf analyse de sang de selles d'urines.) souvent les signes n'apparaissent qu'après des décennies.(Cas du sable corallien et des poussières inhalées.)

Normes réglementaires[modifier | modifier le code]

L'ensemble des règles et des pratiques de surveillance radiologiques du personnel, des populations et de l'environnement était déterminé par la Commission Consultative de Sécurité (CCS) créée en 1958[15].

  • Pendant la durée des essais, la France s'est conformée en permanence aux recommandations des organisations internationales compétentes, en particulier celles émises par la Commission Internationale de Protection Radiologique (CIPR), recommandations reprises dans la réglementation européenne (J0 des 20 février 1959, 9 juillet 1962 et 2 juin 1965) puis nationale (JO du 20 juin 1966)[15].
  • Les personnes pouvant être soumises aux effets de la radioactivité générée par les essais étaient classées en deux catégories : la première : le personnel directement lié aux essais, le personnel des armées, le personnel du CEA et des entreprises, les travailleurs employés sur les sites ; la deuxième : les populations voisines du champ de tir[15].

Pour les populations, la dose maximale admissible annuelle était fixée par la CCS à 15 mSv en 1960 puis 5 mSv à partir de 1961[15].

Contaminations et irradiations au Sahara[modifier | modifier le code]

Quatre essais souterrains sur treize n'ont pas été totalement contenus ou confinés : Béryl, Améthyste, Rubis et Jade. Les deux premiers cités ont entraîné une sortie de laves radioactives. Dans les deux autres cas, les sorties, limitées à des radioéléments gazeux ou volatils, n'ont pas provoqué d'expositions significatives au plan de la santé du personnel et des populations[15].

  • 1er mai 1962 : Béryl[16]
100 personnes (>50 mSv)
15 personnes (>200 mSv)
9 personnes (600 mSv)
peut-être 240 personnes (<2,5 mSv)
  • 20 mars 1963 : Améthyste[16]
13 personnes (=10 mSv)
280 personnes (<1 mSv)
  • 20 octobre 1963 : Rubis[16]
500 personnes (<0,2 mSv)
pas de donnée (=0,01 mSv)
  • 30 mai 1965 : Jade[16]
pas de donnée (<1 mSv)

Les essais Béryl et Améthyste ont conduit à une irradiation dépassant le seuil réglementaire actuel pour le public. Des conséquences sanitaires sont envisageables pour la quinzaine de personnes fortement contaminées (à plus de 100 mSv) par l'essai Beryl, mais les conséquences attendues sont trop faibles pour être identifiables statistiquement. Bien que: le rapport annuel du CEA de 1960(cité plus haut) annonce une zone contaminée de 150 km de long, pour Gerboise bleue" Reggane 13 février, cependant: en 2013 une carte classée Secret défense montre la réalité des retombées.Déclassé le 4 avril 2013, divulgué, ce document prouve l'ampleur des zones touchées.Ces dernières allant jusqu'en zone subsaharienne.A plus ou moins fortes doses.). Les taux de radioactivité sont différents suivant le déplacement des particules de poussière contenant de l'iode 131, du césium 137. (note 002910 4 avril 2013).

Contaminations sur Moruroa et Fangataufa[modifier | modifier le code]

En 2006, Marcel Jurien de la Gravière, alors délégué à la sûreté nucléaire de la Défense, a reconnu que six de ces essais avaient « affecté plus significativement quelques îles et atolls », entraînant des retombées sur des zones habitées, et ce jusqu’à Tahiti. En 2012, Bruno Barrillot, délégué pour le suivi des conséquences des essais nucléaires auprès du gouvernement polynésien, affirme qu'il y a eu beaucoup de retombées : « au moins cinq archipels ont été touchés, dont les Gambier, situés à 400 km sous le vent des tirs »[17].

Une étude épidémiologique faite par l'Armée Française sur les vétérans du Centre d'Essais du Pacifique (CEP) a conclu à l'absence de surmortalité (pour toutes causes confondues, dont par cancer, ou pour des pathologies spécifiques potentiellement liées à l’exposition aux radiations. Une sous-mortalité est au contraire observée dans le groupe suivi[18]. Le « rapport SEPIA » aurait été établi par un laboratoire qui n'aurait reçu que les documents et les noms de vétérans choisis par l'Armée. Ce laboratoire a évoqué clairement cette façon d'agir lors d'un interview téléphonique, ce qui fut clairement exposé au grand jour (cour d'appel de Nîmes, 2012).

Une autre étude fut demandée en 2009, devant prendre en compte d'autres facteurs.

2009 : Un ancien directeur du centre des essais DIRCEN évoque le fait que sa maladie serait due aux essais[19]

Décembre 2012 : une levée du secret-défense concerne 58 documents, confirmant que les zones touchées par les retombés radioactives s’étendaient bien au-delà du périmètre défini par la loi et ses décrets d’application. L’inclusion de l’ensemble de la Polynésie est par conséquent pris en compte.

Rapport Bataille 2001[modifier | modifier le code]

Selon un rapport parlementaire de Christian Bataille publié en 2001, sur les 52 750 personnes affectées sur l’ensemble des sites pendant les essais atmosphériques, 3 425 personnes (6,5 %) ont reçu des doses mesurables[15]. Au total, les doses collectives relevées s’élèvent à 8,9 homme.Sv[15].

Le nombre de doses ayant dépassé la « norme annuelle travailleur » de 50 mSv s’est élevé à sept[15]. Dans quatre cas il s’agissait des pilotes d’avions chargés des pénétrations dans le nuage radioactif consécutif au tir pour des doses de 180 mSv, 120 mSv, 60 mSv et 51 mSv, ce qui les situe dans le domaine des expositions exceptionnelles concertées, la première étant légèrement supérieure à la limite. Dans deux autres cas, il s’agissait d’activités extérieures aux essais nucléaires avec deux médecins ayant eu une exposition lors d’examens radiologiques (60 et 54 mSv).

La plupart des autres personnels classés catégorie A a reçu dans sa majeure partie des doses inférieures à la norme « personnes du public » (soit 5 mSv). Cinquante-cinq personnes ont atteint la valeur de 15 mSv[15].

Retombées radioactives sur la Polynésie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Retombée radioactive.

Dès la première explosion, en juillet 1966, les responsables militaires ont connaissance des retombée radioactives plus importantes que prévues sur l'atoll de Mangareva, mais cette information ne sera rendue publique qu'en 1998 par le journaliste Vincent Jauvert[20]. Affaire de la Coquille(bateau de recherches) note de l'Armée juillet 1966 demandant de minimiser les doses. Contenu: Accentuer le secret, déplacer certains témoins.(instituteurs français en place) De cacher à la population la réalité des faits. Autres objectifs décrits sur le document: Eloigner, les témoins, notamment deux instituteurs métropolitains en mission sur place. Ne rien dire au prêtre, il ne se doute de rien. Faire confiance au gendarme(un) sur place, qui ne dira rien c'est un ancien.

Le rapport d'une commission d'enquête publié en février 2006, montre pour la population, la réalité que chacun des essais de 1966 et 1967 a provoqué des retombées radioactives sur les archipels habités de la Polynésie française ; même Tahiti a été touché (le 17 juillet 1974, par l'essai Centaure, avec des taux de radioactivité de six à sept fois supérieures à la normale). Le nuage radioactif consécutif à l'essai « Centaure » a effectivement touché Tahiti, le 19 juillet 1974. Des précipitations de forte intensité, conjuguées aux effets du relief, conduisirent à des dépôts au sol, hétérogènes en termes d'activités surfaciques : à Hitiaa sur le plateau de Taravao, et au sud de Teahupoo. De plus de nombreux récifs coralliens ont été contaminés. Toujours en 1974, le 16 juin à 8h30 (heure locale) un essai de 4 kilotonnes sous ballon à 220 m (Tir CAPRICORNE, Zone DINDON) . Tahiti a encore été touché[21]. Une augmentation de l’activité volumique associée à l’indice bêta global atmosphérique de faible niveau due à des nuages dérivés du nuage principal a été détectée à Papeete (Tahiti) à partir du 20 juin, avec une valeur maximale enregistrée le 21. Lors de ce tir du 16 juin, des militaires présents sur la zone Martine à Moruroa sont restés sans protection aucune afin de prendre des photos du nuage à H +30 mn distance 15 km puis de ce dernier les survolant. (preuves seront présentées dans les mois à venir 2014).

Une étude de l'INSERM montre qu'il existerait une relation statistique entre le risque de cancers de la thyroïde et la dose totale de radiations reçues à la thyroïde du fait des 46 essais nucléaires atmosphériques en Polynésie[22].

Bilan des doses reçues par les populations des îles et atolls les plus exposés
pour les essais dont les retombées ont été les plus importantes[23]
Lieu Essai Année Estimation initiale[24] (mSv) Estimation CEA 2006 (mSv) UNSCEAR et AIEA[25]
Îles Gambier Aldébaran 1966 5,5 3 à 7 5,5
Îles Gambier Rigel 1966 - 0,1 à 0,23
Îles Gambier Éridan 1970 0,1 -
Îles Gambier Toucan 1970 0,2 -
Îles Gambier Phoebé 1971 1,2 0,2 à 2,6 1,2
Tureia Rigel 1966 - 0,06 à 0,15
Tureia Arcturus 1967 1 0,79 à 3,2 0,9
Tureia Dragon 1970 0,16 -
Tureia Encelade 1971 1,3 1,3 à 1,9 1,3
Reao Toucan 1970 0,15 -
Hereheretue Umbriel 1972 0,2 -
Tahiti (Pirae) Centaure 1974 0,8 0,5 0,8
Tahiti (Hitiaa) Centaure 1974 - 2,6
Tahiti (Teahupoo) Centaure 1974 - 3,6

Selon les sources officielles, l'impact mesuré n'a que rarement dépassé la limite réglementaire d'exposition de 1 mSv, et même les plus fortes expositions (celles des Îles Gambier en 1966) restent largement inférieures au niveau (100 mSv) où des conséquences sanitaires sont statistiquement confirmées.

Malheureusement les doses déclarées ne correspondaient pas à la réalité. Ordre donné par le commandement de diminuer les véritables doses. De:ce fait on peut lire: Les doses maximales reçues par les populations des îles et atolls les plus exposés, pour les essais dont les retombées ont été les plus importantes, ont généralement été inférieures à 10 mSv. Des valeurs maximales plus importantes ont été calculées pour les doses thyroïde des enfants, allant jusqu'à 80 mSv aux Gambiers pour l'essai Aldebaran de 1966. L'état actuel des connaissances montre que ces niveaux de dose "ne devraient" pas conduire à l'apparition d'un nombre décelable de cancers de la thyroïde en excès dans les populations vivant en Polynésie[26].

Toutefois les effets n'apparaissent que des décennies plus tard. Ce rapport de 2006 fut mis à mal après le déclassement de 2013.

Le bilan (IRSN) de la surveillance de la radioactivité en Polynésie française effectué en 2008 a constaté un état radiologique de l’environnement stable et des niveaux de radioactivité très bas (inférieure à μSv.an-1), soit moins de 1 % de la dose associée à l’irradiation naturelle en Polynésie (environ 1 000 μSv.an-1)[27].

Revendications associatives et victimes civiles[modifier | modifier le code]

Le 9 juin 2001, à la suite de l'appel lancé par le Centre de documentation et de recherche sur la paix et les conflits, un groupe de personnes créent l'Association des vétérans des essais nucléaires français et leurs familles (AVEN), déclarée à la préfecture du Rhône.

Après la défaite de Gaston Flosse (UMP) en 2004 et l'arrivée au pouvoir de l'opposant Oscar Temaru, une commission d'enquête locale a été créée. Celle-ci a confirmé les craintes de l'Association des vétérans des essais nucléaires (Aven) et de Moruroa e Tatou (Moruroa et nous), deux associations de victimes nées en 2001 : le rapport, publié en février 2006, a montré que chacun des essais de 1966 et 1967 avait provoqué des retombées radioactives sur les archipels habités de la Polynésie française; même Tahiti aurait été touché le 17 juillet 1974 (avec des taux de radioactivité de six à sept fois supérieures à la normale) [28].

Suite à plusieurs affaires judiciaires, la loi du 5 janvier 2010 encadre l'indemnisation par l'État du préjudice subi par certaines personnes atteintes de maladies radio-induites dues aux essais nucléaires français[29].

En janvier 2014,sur 843 dossiers d'indemnisation qui ont été déposés, seules 11 personnes ont été indemnisés dont 2 anciens militaires du SAHARA, le reste est constitué de travailleurs Polynésiens. Ce qui représente au total seulement 1,3% des dossiers.(cumul en 3 ans). Certaines personnes déboutées ont saisi le tribunal administratif.Depuis, trois vétérans ont obtenu gain de cause mai 2014 inclus. Il est à remarquer que la loi MORIN visait pourtant à désengorger les tribunaux, accélérer la reconnaissance et les indemnisations.


Veille, surveillance environnementale et sanitaire en Polynésie[modifier | modifier le code]

Durant les essais, le respect des règles de sécurité et de protection radiologique du personnel et des populations locales devait être assurée par la Direction des centres d'expérimentations nucléaires (DIRCEN, organisme mixte Armées-Commissariat à l'énergie atomique fondée en 1964 pour gérer les opérations du Centre d’expérimentations du Pacifique (CEP ; atolls de Mururoa et de Fangataufa). La surveillance radiologique du sites dépendait de deux services de la DIRCEN : 1) le Service mixte de sécurité radiologique (SMSR) et 2) le Service mixte de contrôle biologique (SMCB), qui ont fusionné en 1994 pour former le Service mixte de sécurité radiologique et biologique de l’Homme et de l’environnement (SMSRB)[30].

Une évaluation de l’exposition des populations des différents archipels a été basée sur une surveillance radiologique de l'environnement (eau, air, sols, faune, flore) et des aliments (noix de coco, légumes, poissons, mollusques, crustacés, etc.) mise en place pour toute la Polynésie française, sous l'égide du Service mixte de contrôle biologique (SMCB, responsable de l’échantillonnage) et du Laboratoire de surveillance radiologique (LSR), responsable des analyses, qui sera ensuite renommé Laboratoire d'étude et de surveillance de l'environnement (ou « LESE »), basé à Tahiti et depuis 1996, responsable des prélèvements d’échantillons (hors sites d’expérimentations nucléaires) au sein de l'Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN) qui envoie toujours un rapport annuel sur le sujet au Comité scientifique sur les effets des radiations atomiques des Nations Unies (UNSCEAR)[30]. À partir de 1998, cette surveillance ressort du Département de suivi des centres d’expérimentations nucléaires (DSCEN) de la Délégation générale pour l'armement, qui met en œuvre une campagne annuelle de prélèvements sur les anciens lieux d'essais de Moruroa et Fangataufa et publie ses résultats[30].

Des dégâts géomorphologiques sont attendus et apparaissent aussi. En plus d'un suivi général [30] de l'état des récifs coralliens de Polynésie Française, a été mis en place dont « sur les sites de Moruroa et de Fangataufa par les chercheurs du Commissariat à l'Énergie Atomique en association avec ceux d’autres organismes (Muséum, EPHE, Universités) dans le cadre de conventions avec la Direction des Centres d’Expérimentations Nucléaires et leurs apports considérables de connaissances notamment sur la géologie de ces atolls mais aussi sur l’écologie récifale de ces atolls et des atolls voisins » [30],[31],[32],[33],[34],[35], les récifs extérieurs de Fangataufa ont été étudiés pour leurs peuplements de mollusques (ils ont été inventoriés à 7 reprises de 1967 à 1987 pour évaluer l’impact de trois explosions nucléaires réalisées dans l'atmosphère de 1968 à 1970 (Salvat et al., 1995 ; Lanctot et al., 1997)[30]. Ils ont montré que certaines populations de gastropodes ont chuté juste après l’essai Canopus le 24 août 1968 (2,6 mégatonnes ; le plus puissant des essais français, mais six fois moindre que l'essai Bravo à Bikini par les États-Unis en 1954). Ces populations d'escargots se sont ensuite reconstituées, mais n'avaient pas retrouvé en 1987 les densités antérieures aux tirs. En 1997 leur nombre atteint ceux d’avant essai (Salvat, com. pers.). Dans le lagon de Moruroa, les peuplements ichtyologiques de 1990 et de 1996 ont été comparés afin de préciser leur résilience à la suite des mortalités provoquées par les ondes de choc des expérimentations souterraines entre 1976 et 1995 (Planes et al., 2005)[30]. L’étude montre que les communautés de poissons se reconstituent très rapidement (1 à 5 ans) selon leurs structures habituelles dans leur habitat par ailleurs non dégradé par ce type d’expérimentations[30].

Selon les données officielles disponibles, « depuis la fin des essais atmosphériques (1974), l’exposition par ingestion des populations a décru régulièrement. En 2005, elle était inférieure à 5 μSv par an »[30].

Des études de la résistance des atolls face aux cyclones, tsunamis et tremblements de terre ont été faites[36] et un suivi sismique a été mis en place pour toute la Polynésie française, s'appuyant principalement sur le Laboratoire de Géophysique de Tahiti (LDG, installé à Pamatai et qui dispose de stations sismologiques notamment basées à Tahiti, Rangiroa, Tubuai, Rikitea...).

Films et reportages[modifier | modifier le code]

  • 1997 : L'allemand Roland Emmerich, connu pour ses opinions politiques écologistes et anti-nucléaire, en réponse à la reprise des essais nucléaires dans le Pacifique en 1995 par Jacques Chirac, a réalisé en 1997 Godzilla où un sphenodon se métamorphosait à la suite d'essais nucléaires français à Moruroa.
  • 2006 : Cancer du Tropique (réalisé par Sophie Bontemps) ; reportage sur les explosions nucléaires françaises dans le Pacifique, diffusé en 2006
  • 2007 : Vive la bombe ! (réalisé par Jean-Pierre Sinapi ; production Raspail), relatant le tir raté Beryl de mai 1962 dans le Sahara ; diffusé le 16 mars 2007
  • 2008 : Les Gambiers sous le vent nucléaire ; reportage diffusé le 11 avril 2008 dans l'émission Thalassa sur France 3
  • 2008 : Vent de sable (réalisé par Larbi Benchiha)
  • 2009 : Essais nucléaires, quelles vérités (réalisé par Nathalie Barbe et Thierry Derouet)
  • 2009 : Gerboise bleue (réalisé par Djamel Ouahab), sur premiers essais atomiques français dans le Sahara de 1960 à 1966 ; sorti en France le 11 février 2009
  • 2010 : De Gaulle, l’Algérie et la Bombe (réalisé par Larbi Benchiha)
  • 2010 : Djinns (réalisé par Sandra et Hugues Martin), film fantastique français, où l'on voit une section de parachutiste français à la recherche d'un avion qui contient les ordres de mise à feu de Gerboise bleue
  • 2012 : Aux enfants de la Bombe (réalisé par Jean Philippe Desbordes et Christine Bonnet) ; Grand Prix du Jury FIFO
  • 2013 : Les essais nucléaires français ; un héritage sans fin (réalisé par Thierry Derouet et Nathalie BARBE), diffusé sur la chaîne publique SENAT.
  • 2014 : Vive la FRANCE (réalisé par Titti Johnson et Helgi Felix, avec FelixFilm), diffusé par Arte le 6 juin 2014 avec comme titre français : Polynésie un avenir Irradié et comme titre allemand : Strahlende zukunft (Un avenir rayonnant). Il évoque notamment les risques d'effondrement de l'Atoll de Mururoa (qui peut induire un tsunami en direction de l'île voisine) et en existe 2 versions: 56 mn 47s ARTE et 86 mn en salles en 2015.
  • 2014 : un documentaire est en préparation, doit sortir en novembre 2014, concernant Moruroa. (sites Gérard JOYON, mai 2014)

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean-Philippe Desbordes, Les Cobayes de l'apocalypse nucléaire, L'Express, 2011, 270 pages
  • Louis Bulidon, Les Irradiés de Béryl, Thaddée 2011, 174 pages
  • Au nom de la bombe : histoires secrètes des essais atomiques français, bande dessinée basée sur des témoignages écrite par Albert Drandov et dessinée par Franckie Alarcon, publiée aux éditions Delcourt en 2010
  • André Bendjebbar, Histoire secrète de la bombe atomique française, Le Cherche Midi Éditeur, Paris, 2000
  • Barrillot, B () Les essais nucléaires français.1960-1996, Éditions Observatoire des Armements, Lyon, 1996
  • Barrillot, ot, B (2002) L’héritage de la bombe, Éditions Observatoire des Armements, Lyon,
  • Barrillot, ot, B (2003) Les irradiés de la République, Éditions Complexe, Bruxelles,
  • Barrillot, ot, B (2006) Les Polynésiens et les essais nucléaires, Rapport Assemblée de la Polynésie française,
  • Barrillot, ot, B (2007) Quelle justice pour les victimes des essais nucléaires ?, Éditions Observatoire des Armements, Lyon,
  • Barrillot, ot, B (2010) Victimes des essais nucléaires.Histoire d’un combat, Éditions Observatoire des Armements, Lyon,
  • Barrillot, ot, B (2012) L’héritage empoisonné, Éditions Observatoire des Armements, Lyon,
  • Barrillot, ot, B (2013) Témoins de la bombe, en collaboration avec Arnaud Hudelot et MH Villierme, Éditions Univers Polynésiens, Papeete,
  • IRSN (2006) Surveillance de la radioactivité en Polynésie française, Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire ; année 2005. Direction de l’Environnement et de l’Intervention, Rapport DEI/SESURE no 2006-59
  • Martin G (2007) Les atolls de Mururoa et de Fangataufa Aspects radiologiques RAPPORT CEA-R-6136 2007, 750 pages
  • Ministère de la défense (2006) La dimension radiologique des essais nucléaires français en Polynésie Ministère de la défense, décembre 2006 [PDF]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e et f Jean-Marc Régnault, « La France à la recherche de sites nucléaires (1957-1963) », Cahier du Centre d'études d'histoire de la défense, no 12 « Science, technologie et Défense. Stratégies autour de l’atome et de l’espace (1945-1998) »,‎ 1999, p. 24-47 (ISSN 2-9515024-0-0, lire en ligne)
  2. a, b, c et d Patrick Pesnot, La bombe A, émission Rendez-vous avec X sur France Inter, 4 mai 2001
  3. (en) Irwin M. Wall, France, the United States, and the Algerian War, Berkeley, University of California Press,‎ 2001 (ISBN 0-5202-2534-1), p. 158
  4. Après les Gerboise blanche et rouge, complétant avec la bleue le drapeau tricolore français.
  5. Peter Feaver et Peter Stein, Assuring Control of Nuclear Weapons : The Evolution of Permissive Action Links, CSIA Occasional Paper #2, Lanham, MD: University Press of America, 1987
  6. Bail plus long car base plus discrète.
  7. Arrêté ministériel no 51 du 20 août 1965
  8. Bernard Dumortier, Atolls de l'atome : Mururoa & Fangataufa, Marine Éditions, Rennes, 2004 (ISBN 2-915379-11-4) dont une version abrégée est à [lire en ligne]
  9. Les essais nucléaires en Polynésie
  10. http://www.moruroa.org/Texte.aspx?t=182
  11. « Complocratie » : plongée dans un monde de conspirations.
  12. Les essais nucléaires français à l'origine de cancers chez des militaires, Le Point du 17 juillet 2012
  13. Zbigniew Jaworowski, Ionizing radiation in the 20th centyry and beyond, symposium "Entwicklungen im Strahleschutz", Munich, 29 novembre 2001.
  14. Gambier sous le vent nucléaire - Thalassa 2008.
  15. a, b, c, d, e, f, g, h et i Rapport sur les incidences environnementales et sanitaires des essais nucléaires effectués par la France entre 1960 et 1996 et éléments de comparaison avec les essais des autres puissances nucléaires - Christian Bataille et Henri Revol, rapport no 3571 à l'assemblée nationale, 5 février 2001[PDF]
  16. a, b, c et d Dossier de présentation des essais nucléaires et leur suivi au Sahara - Délégation à l'information et à la communication de la Défense (DICoD), janvier 2007 [PDF] (voir archive)
  17. Des tonnes de résidus dangereux en Polynésie, Le Parisien du 17 juillet 2012
  18. [1]
  19. Adefdromil, JOYON Gérard Midi libre 6 décembre 2010)
  20. Épisode Les dégâts nucléaires français en Polynésie de la série Rendez-vous avec X, d'une durée de 38. Diffusé pour la première fois du 13 h 20 au 14 h 0 sur la chaîne France Inter du réseau Radio France. Autres crédits : Patrick Pesnot. Visionner l'épisode en ligne, 25e minute.
  21. "La dimension radiologique des essais nucléaire". Retombées sur TAHITI 20 et 21Juin
  22. Les essais nucléaires polynésiens responsables de cancers thyroïdiens - Paul Benkimoun, Le Monde, 3 août2006
  23. D'après La Dimension radiologique des essais nucléaires français en Polynésie (ministère de la Défense (ISBN 2-11-096780-3)), p. 293
  24. Estimation faite au moment des essais par le SMSR (Service mixte de sécurité radiologique).
  25. Rapport du Comité consultatif international (CCI) sur la situation radiologique des atolls de Mururoa et Fangataufa publié en 1998 - Cité par le rapport Bataille de 2001
  26. La dimension radiologique des essais nucléaires français en Polynésie à l'épreuve des faits, Ministère de la défense, 2006 (ISBN 2-11-096780-3 et 978-2-11-096780-0) 474 pages
  27. Bilan de la surveillance de la radioactivité en Polynésie française en 2008, IRSN [PDF]
  28. A quand la vérité sur les essais nucléaires ? - L'Humanité, 22 février 2006
  29. LOI no 2010-2 du 5 janvier 2010 relative à la reconnaissance et à l'indemnisation des victimes des essais nucléaires français (1), JO du 6 janvier 2010
  30. a, b, c, d, e, f, g, h et i Salvat, B., Aubanel, A., Adjeroud, M., Bouisset, P., Calmet, D., Chancerelle, Y., ... & Villiers, L. (2008). Le suivi de l'état des récifs coralliens de Polynésie Française et leur récente évolution (Monitoring of French Polynesia coral reefs and their recent development). Revue d'Écologie de la Terre et de la Vie, 63(1-2), 145-177
  31. Bouchez , J & Lecomte R (1995) Les atolls de Mururoa et de Fangataufa (Polynésie française). II. Les expérimentations nucléaires, effets mécaniques, lumino-thermiques, électromagnétiques. DIRCEN CEA DAM Direction des Essais
  32. Salvat B (1967) Importance de la faune malacologique dans les atolls polynésiens. Cah. Pacif., 11 : 7-49
  33. Guille G, Goutière G & Sornein JF (1993) Les atolls de Mururoa et de Fangataufa (Polynésie française). I. Géologie – pétrologie – hydrogéologie, édifi cation et évolution des édifices. DIRCEN CEA DAM Direction des Essais.
  34. Bablet JP, Gout B & Goutière G (1997) Les atolls de Mururoa et de Fangataufa (Polynésie française). III. Le milieu vivant et son évolution. DIRCEN CEA DAM Direction des Essais
  35. Lanctot , JL, Legendre P & Salvat B (1997)How do coral reef gastropods feel about nuclear testing ? A long term study of the effects of man-made perturbations. Oceanol. Acta , 20 : 243-247
  36. Bourrouilh-Le Jan FG & Talandier J (1985) Sédimentation et fracturation de haute énergie en milieu recifal : tsunamis, ouragans et cyclones et leurs effets sur la sédimentologie et la géomorphologie d'un atoll : Motu et hoa, a rangiroa, Tuamotu, Pacifique SE. Marine Geology, 67(3), 263-333 (résumé).

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]