Buanderie
Une buanderie est un petit local, attenant immédiatement à la maison, qui était réservé à la lessive, en mauvaise saison. C'était aussi des bâtiments de la taille d'une petite maison spécialisés dans le blanchiment des toiles (de lin et de chanvre), dénommés par exemple kanndi [1] en breton dans le cadre de l'activité toilière importante dans le Léon du XVIe siècle au XIXe siècle)[2], qui enrichit les juloded (paysans-marchands de toiles du Pays de Léon).
Étymologiquement, il s'agit du lieu où l'on fait de la buée[3].
Dans chaque buanderie, il y avait au moins un trépied, qui permettait d'installer le baquet à une hauteur limitant au minimum la fatigue (due à une position trop inclinée vers l'avant, très éprouvante pour le dos). En plein été, les femmes sortaient les baquets et seaux à l'extérieur.
Autrefois, en Picardie par exemple, chaque maison avait sa buanderie.
Aujourd'hui, dans les logements comportant une buanderie, celle-ci est équipée des branchements électriques et évacuations nécessaires permettant d'y installer un lave-linge, ainsi qu'un sèche-linge.
Si le terme n'est pas exactement synonyme de blanchisserie et de buerie, il est néanmoins utilisé au Québec pour désigner la blanchisserie.
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Vision humoristique et féministe (par inversion des rôles dans le couple) vers 1900 aux États-Unis.
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En 1945, les femmes allemandes, à Berlin, ne disposaient plus ni de buanderie, ni même de baquets.
Articles connexes[modifier]
Notes et références[modifier]
- http://www.dourdon.org/spip.php?rubrique31
- Andrée Le Gall-Sanquer, Jean-Luc Richard, Marie-Louise Richard, "L'or bleu (An aour glaz) : le lin au pays de Landerneau-Daoulas", Association Dourdon, Cloître Imprimeurs, 2005, [ISBN 2-9505493-1-4]
- Marcel Lachiver, Dictionnaire du monde rural - Les mots du passé, éd. Fayard, 1997, 1766 pages - (ISBN 2-213-59587-9) (p. 322)