Îles Caïmans
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| Îles Caïmans Cayman Islands (en) |
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Armoiries |
Drapeau |
| Administration | |
|---|---|
| Statut politique | Territoire d'outre-mer du Royaume-Uni |
| Capitale | George Town () |
| Gouvernement - Chef d'État - Gouverneur - Chef du gouvernement |
Élisabeth II Duncan Taylor Juliana O'Connor-Connolly[1] |
| Démographie | |
| Population | 44 270 hab. (2005) |
| Densité | 170 hab./km2 |
| Langue(s) | Anglais |
| PIB (2004) · PIB/hab. |
1,391 milliard de $ 32 300 $ |
| Géographie | |
| Superficie | 260 km2 |
| Divers | |
| Monnaie | Dollar des Îles Caïmans[2] |
| Fuseau horaire | UTC -5 |
| Domaine internet | .ky |
| Indicatif téléphonique | 1-345 |
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Les îles Caïmans[3] ou îles Caïman ou îles Caïmanes (Cayman Islands en anglais) sont un territoire d'outre-mer du Royaume-Uni dans les Caraïbes.
Sommaire |
Géographie [modifier]
Les îles Caïmans sont situées à l'ouest de la mer des Caraïbes. Elles comportent trois îles : Grand Cayman, Little Cayman et Cayman Brac, dont les superficies respectives sont de 197 km2, 26 km2 et 36 km2. La capitale administrative, George Town est située sur la côte ouest de Grand Cayman.
Histoire [modifier]
Les îles furent atteintes pour la première fois par Christophe Colomb le 10 mai 1503 au cours de son quatrième et dernier voyage vers le Nouveau Monde. Le premier visiteur britannique attesté fut Francis Drake, qui y débarqua en 1586 et leur donna leur nom actuel. Les îles, ainsi que la Jamaïque voisine, furent cédées à l'Angleterre en 1670 par le traité de Madrid. Les îles restèrent très peu habitées jusqu'au XVIIe siècle. Alors qu'il n'existe aucune preuve archéologique d'une présence indigène sur place, les îles ont servi de refuge à des gens d'horizons différents tels des pirates, des réfugiés fuyant l'Inquisition espagnole, des marins perdus en mer et des déserteurs de l'armée d'Oliver Cromwell. Le premier habitant permanent à être reconnu fut Isaac Bodden. Il est né sur l'île de Grand Cayman aux alentours de 1661. Il était le petit-fils du premier colon qui s'appelait Bodden et qui avait sans doute appartenu à l'armée d'Oliver Cromwell lors de la prise de la Jamaïque en 1655.
L'Angleterre prit officiellement le contrôle de l'archipel, en même temps que celui de la Jamaïque, à l'issue du traité de Madrid en 1670. Après plusieurs essais infructueux d'y établir une colonie, la première population anglophone installée de manière permanente réussit dans les années 1730. Avec l'implantation se fit ressentir le besoin d'esclaves. Beaucoup d'entre eux furent amenés d'Afrique, ce qui est manifeste aujourd'hui du fait qu'une majorité des Caïmanais sont descendants africains et anglais. Le premier recensement, datant de 1802, indiquait sur l'île Grand Caïman une population de 933 dont 545 esclaves. L'esclavage fut aboli dans l'archipel en 1834. Au moment de l'abolition, il y avait 950 esclaves qui appartenaient à 116 familles. Les îles furent administrées comme une partie de la Jamaïque jusqu'en 1962, date à laquelle elles devinrent une colonie de la Couronne séparée, tandis que la Jamaïque devint un Royaume du Commonwealth. Historiquement, les îles Caïmans ont été un paradis fiscal. Le 8 février 1794, les Caïmanais portèrent secours aux équipages de dix navires de commerce parmi lesquels se trouvait le HMS Convert. Les navires avaient heurté le récif et s'échouèrent alors que la mer était agitée. La légende veut que le roi George III, en leur promettant de ne jamais créer d'impôts, récompensa les habitants de l'archipel pour leur générosité, du fait qu'un des navires transportait son propre fils, le prince Guillaume, futur Guillaume IV.
Politique [modifier]
Les îles font partie de la Couronne britannique, et la reine du Royaume-Uni Elizabeth II en est nominalement chef de l'État. Elle est représentée par un gouverneur, actuellement Duncan Taylor.
Le Parlement est composé d'une unique chambre (parlement unicaméral) ; l'Assemblée législative comporte quinze sièges pourvus au suffrage universel, plus trois sièges dont les titulaires sont nommés par le gouvernement. La durée du mandat des parlementaires est de quatre ans.
Les îles Caïmans comprennent six circonscriptions électorales :
- West Bay qui élit quatre députés,
- George Town qui élit quatre députés,
- Bodden Town qui élit trois députés,
- Cayman Brac and Little Cayman qui élit deux députés (un pour l'île de Petit Caïman et un pour l'île de Caïman Brac) et
- North Side et East End qui élisent chacune un député.
Économie [modifier]
Fiscalité [modifier]
De nombreux économistes considèrent les îles Caïmans comme un paradis fiscal. À ce titre, de nombreuses sociétés offshore y sont implantées en tant que sociétés-écran, et beaucoup de banques y sont présentes[4].
Il n’existe pas d’impôt sur les sociétés aux îles Caïmans, mais seulement des droits sur les biens importés à différents taux, un droit de timbre sur les transferts immobiliers au taux normal de 7,5 % et un droit de timbre de 1 % frappant les transactions d’actifs mobiliers. Toutefois, en sont normalement exonérées les émissions de sûretés et de titres de mutuelle. N’ayant pas d’impôt sur les sociétés mais seulement des taxes diverses, les îles Caïmans n’ont signé aucun traité tendant à éviter la double imposition. Les Îles ont signé un accord d’échange d’information en matière fiscale avec les États-Unis en novembre 2002[réf. nécessaire].
Les îles Caïmans ont été classées comme pavillon de complaisance par l'International Transport Workers' Federation[5].
McKeeva Bush entame des discussions avec l'OCDE pour que les îles Caïmans sortent de la liste grise des paradis fiscaux de l'OCDE en signant des accords d'échange de renseignements fiscaux avec plusieurs pays. Il déclare que « si les pays signataires nous demandent une information dans le cadre d'une enquête pour fraude ou évasion, nous la donnerons, sans faire de distinctions entre un délit pénal ou civil[6].» Depuis début 2009, les îles Caïmans ont signé de tels accords avec 9 pays dont les pays scandinaves, l'Irlande et les Pays-Bas[7]. Des projets et des négociations avec d'autres pays sont en cours.
Démographie [modifier]
Culture [modifier]
- Cayman 27, chaîne de télévision
Codes [modifier]
Les îles Caïmans ont pour codes :
- CAY, selon la liste des codes pays du CIO ;
- CYM, selon la norme ISO 3166-1 (liste des codes pays), code alpha 3 ;
- VPC, selon la liste des préfixes d'enregistrement des aéronefs ;
- .ky, selon les codes internet ;
- KY, selon le code ISO 3166-1, code alpha 2.
Annexes [modifier]
Liens externes [modifier]
- Guide à l'intention des exportateurs canadiens - Îles Caïmans du Ministère des affaires étrangères du Canada
- (mul) Site officiel de l'office du tourisme
- (en) Site officiel du gouvernement des îles Caïmans
- (en) Site du gouvernement des Isles Caïmans
Notes et références [modifier]
- Nommée le 19 décembre 2012: Rulers.org
- À parité avec le dollar américain.
- (fr) Commission nationale de toponymie, conseil national de l'information géographique, Pays indépendants et capitales du monde : Entités géopolitiques dépendantes au 01.06.2006, 24 avril 2006, 10 p. [lire en ligne], p. 4
- Banking list: Cayman Islands, Bank for International Settlements (BIS).
- http://www.itfglobal.org/flags-convenience/flags-convenien-183.cfm Site web de l'ITF
- « Les fraudeurs fiscaux ne sont plus à l'abri aux îles Caïmans », Le Figaro, 17 juin 2009.
- Accords d’échange de renseignements fiscaux (TIEAS), OCDE.