Forces armées de Nouvelle-Calédonie

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Insigne régimentaire du RIMAP NC

Les forces armées de Nouvelle-Calédonie, abrégées en FANC, désignent les unités de l'Armée française stationnées en Nouvelle-Calédonie et constituant ainsi la zone de défense et de sécurité correspondante.

Commandement[modifier | modifier le code]

Les FANC sont dirigées par un Commandant supérieur (COMSUP FANC) qui est lui-même sous le commandement opérationnel du chef d'état-major des armée. Ce commandant supérieur a généralement au moins le grade de général de brigade. Il s'agit actuellement du général Luc du Perron de Revel, depuis le 1er août 2013. Il est secondé par trois adjoints, un pour chaque armée[1]. Il dispose d’un état major interarmées. Le poste de commandement des forces armées de Nouvelle-Calédonie est implanté au quartier Alleyron à Nouméa.

Soutien[modifier | modifier le code]

La base de défense de Nouvelle Calédonie et le groupement de soutien de la base de défense de Nouvelle Calédonie ont été créés le 1er janvier 2011. Ils assurent les missions de soutien au profit des forces armées de Nouvelle Calédonie. Le soutien commun et l’administration générale sont assurés par le groupement de Soutien de la Base de Défense - Nouvelle Calédonie (GSBdD).

Missions[modifier | modifier le code]

  • Protection du territoire national et maintien de la sécurité.
  • Préservation des intérêts de la France dans la zone.
  • Soutenir l’action de l’État en Nouvelle-Calédonie ainsi qu’à Wallis et Futuna.
  • Conduire ou participer à une opération militaire.
  • Secourir les populations en cas de catastrophes naturelles ou de situations humanitaires graves dans la zone.
  • Coopérer avec les États de la zone.

Composition[modifier | modifier le code]

En février 2012, on y trouvait les différentes composantes de l'armée (armée de terre, armée de l'air, marine nationale, le groupement du service militaire adapté et gendarmerie nationale). Elles sont en tout composées d'environ 1 748 hommes et femmes, dont environ 1200 permanents des trois armées hors service militaire adapté (SMA) et hors gendarmerie[2].

Composante Terre[modifier | modifier le code]

La caserne Gally-Passebosc à Nouméa

Le Régiment d'infanterie de marine du Pacifique - Nouvelle-Calédonie (RIMAP-NC) est basé en Nouvelle Calédonie. Il est réparti sur trois bases (Plum au Mont-Dore, la Pointe de l'Artillerie surtout mais aussi la caserne Gally-Passebosc à Nouméa et le Camp de Nandaï près de Bourail) et est formé de 6 compagnies[3]. Le RIMAP-NC dispose du Centre d'Instruction Nautique Commando (CINC) de Nouméa qui est chargé d'aguerrir les unités de l’armée de Terre qui servent sur place en missions de courte durée.

Le RIMA-P est composé de :

Pour ce qui est du matériel, il dispose de plus de 200 véhicules tactiques, dont 7 chars blindés à roue ERC-90 Sagaie, 78 véhicules militaires de soutien TRM 2000 et 58 véhicules légers tous-terrains Peugeot P4. À cela s'ajoutent des engins de travaux publics. Il est également équipé de plus de 1000 armes, dont 8 mortiers (4 de 80 mm et 4 de 120 mm)[4] et de près de 200 moyens radio[3].

Composante Mer[modifier | modifier le code]

La frégate Vendémiaire au large de la base navale de la Pointe Chaleix
Un plongeur de bord du patrouilleur La Moqueuse dans les eaux du Pacifique

La flotte stationnée en Nouvelle-Calédonie, à la base navale de la Pointe Chaleix à Nouméa, comprend :


Il faut y ajouter le détachement de la flottille d'aviation navale 25 F qui stationne à la base aéronavale de Tontouta, depuis août 2011 sous commandement de l’armée de l'air sous le nom de base aérienne 186 Lieutenant Paul Klein, et est équipé de 2 Falcon F 200 Gardian. Son effectif est de 19 personnes.

Dans les unités de terre, sont compris les 179 membres de la force de soutien de la base navale (BASENAV) de Nouméa, les 87 de la base aéronavale (BAN) de Tontouta et les 82 de la DIRISI. Est inclus dans ces effectifs un détachement de 39 fusiliers marins du groupement Brest qui se relaie sur le Territoire tous les 4 mois, dont 28 stationnent sur la base navale et 11 sur la base aéronavale travaillant avec 9 fusiliers de l'Air.

La Nouvelle-Calédonie abrite aussi une partie de la mission océanographique du Pacifique du SHOM qui emploie alors 8 militaires hydrographes ou océanographes, chargés notamment d'établir les tables de marée ou de gérer le service des balises, basés à la baie de Numbo à Ducos à Nouméa ainsi qu'à la base navale.

Enfin, la mission en Nouvelle-Calédonie du service de soutien de la flotte (SSF) emploie 7 personnes.

Composante Air[modifier | modifier le code]

Un H-3 Puma des FANC se pose sur le navire américain USS Blue Ridge (LCC-19) lors d'un entraînement conjoint

La Nouvelle Calédonie accueille la base aérienne 186 "Lieutenant Paul Klein" à Tontouta (52 km au nord de Nouméa). Ce pôle aérien nouvellement restructuré est commandé depuis août 2011 par un officier de l'armée de l'air du grade de colonel. Outil de défense cohérent, cette base aérienne vient efficacement renforcer le dispositif militaire français déployé dans le Pacifique Sud. Elle abrite une flotte d'aéronefs constituée de 2 avions de transport tactique -CASA 235- et de 3 hélicoptères de manœuvre SA330 PUMA[5]- au sein d'un escadron de transport unique : l'escadron de transport 00.52 Tontouta. L'aéronautique navale y est également présente avec un détachement de la flottille 25F de Tahiti (2 aéronefs de surveillance maritime de type Gardian).

Directions et services[modifier | modifier le code]

  • DIASS : Direction interarmées du service de santé en Nouvelle-Calédonie.
  • DIRISI : Direction interarmées des réseaux d'infrastructure et des systèmes d'information.
  • DID Nouméa : Direction d'infrastructure de la défense de Nouméa dépendant du SID.
  • DICOM : Direction des commissariats d'outre-mer en Nouvelle-Calédonie.
  • DPSD Nouméa : Direction de la Protection et de la Sécurité de la défense.
  • CSN : Centre du service national.
  • DLSEA : Détachement de liaison du service des essences des armées.
  • CIRFA : Centre d’Information et de Recrutement des Forces Armées.

Actions, exercices et interventions[modifier | modifier le code]

La dernière mission à l'étranger des FANC remonte à 1999, lorsqu'elles ont fait partie de la Force internationale pour le Timor Oriental (INTERFET) (Opération Santal (16 septembre 1999-15 janvier 2000)).

Tous les 2 ans, les FANC réalisent un grand exercice militaire avec forces déployées, souvent avec la participation de troupes étrangères dans la région. Ces manœuvres sont intitulées « Croix-du-Sud ». Du 28 mars au 12 avril 2008, l'exercice « Croix-du-sud 2008 » s'est déroulé à Koumac, Poum, Ouégoa et aux îles Belep en Province Nord. 800 soldats ainsi que plusieurs navires, avions et hélicoptères étrangers y ont également participé, provenant des armées australienne, néo-zélandaise, vanuataises, fidjiennes et tongiennes[6]. « Croix-du-sud 2010 » a eu lieu du 8 au 23 avril 2012 avec près de 1 400 militaires de toute la zone pacifique, dont 800 français (surtout des FANC et environ 30 des FAPF) et 600 étrangers (372 australiens, une centaine de néo-zélandais ainsi que des forces mobiles du Vanuatu et des soldats de Tonga), dans la région de Népoui, Pouembout et Koné[7],[8].

Autres unités militaires en Nouvelle Calédonie[modifier | modifier le code]

Un certain nombre de personnels de statut militaire servent en Nouvelle Calédonie ou à Wallis et Futuna sans appartenir directement aux Forces armées de Nouvelle Calédonie.

Il s'agit :

  • des stagiaires et des formateurs du régiments du service militaire adapté (RSMA) de Nouvelle Calédonie.
  • des éléments de la Gendarmerie nationale en Nouvelle Calédonie ou à Wallis et Futuna.

Gendarmerie nationale[modifier | modifier le code]

La gendarmerie est gérée en Nouvelle-Calédonie et à Wallis-et-Futuna par le commandement de la gendarmerie de la Nouvelle-Calédonie et de Wallis-et-Futuna (COMGEN), dont le quartier général est à Nouméa.

Elle comprend 763 hommes et femmes, répartis en 5 compagnies (dont 4 pour la Nouvelle-Calédonie) et en 33 brigades territoriales (dont 31 en Nouvelle-Calédonie)[9] :

La gendarmerie dispose sinon de 2 hélicoptères écureuils, 500 véhicules et 21 embarcations.

Service militaire adapté[modifier | modifier le code]

Le groupement du service militaire adapté de Nouvelle-Calédonie (GSMA-NC) fut fondé pendant la période des Évènements, en 1986, sous la forme d'un détachement (DSMA) avant de devenir un groupement en 1996. Il dépend de l'autorité du ministère de l'Outre-mer, mais son encadrement, militaire, dépendant de la Défense nationale. Il emploie environ 300 militaires inter-armes. Il est installé à Koumac.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]