Conservation International

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Conservation International (CI) est une organisation à but non lucratif qui cherche à protéger les points chauds de biodiversité, espaces sauvages à forte biodiversité ainsi que les régions maritimes importantes. Le groupe est aussi connu pour son partenariat avec des ONG et des peuples indigènes.

Créée en 1987, son siège est à Washington et elle emploie plus de 900 personnes. Elle a une activité dans 40 pays, principalement dans les pays en développement d'Afrique, le pacific rim, et les forêts primaires d'Amérique Centrale et du Sud.

La mission de Conservation International est de préserver l'héritage naturel vivant de la Terre, notre biodiversité mondiale, et de démontrer que les sociétés humaines sont capables de vivre en harmonie avec la nature.

Biodiversité[modifier | modifier le code]

1988, l'année suivante de la naissance de l'organisation américaine de protection de la nature Conservation International, voit se dérouler plusieurs événements concomitants dans le domaine de la biodiversité :

Mittermeir fut nommé Président de l'organisation Conservation International en 1989. Sous sa présidence, cette organisation a repris le concept des « points chauds » de biodiversité développé par l'équipe de Myers et a décidé de concentrer ses moyens en argent et en temps en priorité sur la conservation de ces hauts lieux de biodiversité.

Conservation International a procédé à une nouvelle analyse, parue en 2004, pour réévaluer le concept des « points chauds » de biodiversité. Le résultat de cette analyse a conduit à une augmentation de leur nombre, de 25 en 1999 à 34 en 2004 [1].

De façon complémentaire avec la préservation de ces sites menacés, Conservation International, avec Mittermeier et ses collègues, a aussi introduit d'autres concepts, à savoir les notions de « zones sauvages » de haute biodiversité [1] et de pays de « mégadiversité » [2].

Depuis lors, l'organisation Conservation International utilise ses diverses notions qui lui servent à définir ses priorités en matière de conservation de la nature.

Les définitions données par Conservation International sont les suivantes :

  • Un « point chaud de biodiversité » (1999 & 2004) est une écorégion ou une partie d'écozone qui contient au moins 1500 espèces de plantes vasculaires endémiques (soit au moins 0,5 % du total mondial) et qui a perdu au moins 70 % de son habitat originel.
  • Une « zone sauvage de haute biodiversité » (2002) est une écorégion ou une partie d'écozone qui contient au moins 1500 espèces de plantes vasculaires endémiques (soit au moins 0,5 % du total mondial) et qui a maintenu 70 % ou plus de son habitat originel.
  • Un « pays de mégadiversité biologique » (1997) est un pays qui contient au moins 3000 espèces de plantes vasculaires endémiques (soit au moins 1 % du total mondial).

Projets[modifier | modifier le code]

En décembre 2005, des scientifiques de Conservation International inspectent une zone encore inexplorée des montagnes Foja, en Papouasie, Indonésie. Ils y trouvent 20 espèces de grenouille, 4 papillons, 5 palmiers et une espèce d'oiseau Meliphagidae encore inconnues[3].

Éco-blanchiment[modifier | modifier le code]

Une ancienne salariée de Conservation International, Christine MacDonald, journaliste et auteur du livre Green. Inc.[4] accuse Conservation International de favoriser l'« éco-blanchiment » en permettant à de nombreuses multinationales polluantes comme BP, Shell ou Northrop Grumman de faire partie des partenaires de CI[5] moyennant finance et sans réelle contrepartie[6]. Ces fonds servent notamment à payer les très hauts salaires de CI, son PDG, Peter Seligmann, a gagné plus de 470 000 dollars en 2010[6].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Russel A. Mittermeier, Tom Brooks, Gustavo Fonseca & Daniel Brito, "Hotspots et Régions Sauvages", in Pierre Jacquet & Laurence Tubiana (dir.), Regards sur la Terre 2008, L'annuel du développement durable ; Dossier : Biodiversité, nature et développement, Presses de Sciences Po, coll. Annuels, Paris, 2007, p.131-133. ISBN 9782724610437
  2. Russel A. Mittermeier, Tom Brooks, Gustavo Fonseca & Daniel Brito, "Les pays de Mégadiversité", in Pierre Jacquet & Laurence Tubiana (dir.), Regards sur la Terre 2008, L'annuel du développement durable ; Dossier : Biodiversité, nature et développement, Presses de Sciences Po, coll. Annuels, Paris, 2007, p.153-154. ISBN 9782724610437
  3. Actualité > Découverte d'un monde perdu en Papouasie : un Jardin d'Eden
  4. (en) Christine C. MacDonald, Green, Inc : An environmental insider reveals how a good cause has gone bad, Guilford, Globe Pequot,‎ 2008, 265 p. (ISBN 978-1-59921-436-8, lire en ligne)
  5. (en) Conservation International Corporate Partners
  6. a et b Simon Gouin, Comment les plus gros pollueurs de la planète « s’achètent » des organisations écologistes, Basta !, 15 juin 2011

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Russell A. Mittermeier, Cristina Goettsch Mittermeier (ed.), Megadiversity : Earth’s Biologically Wealthiest Nations, Cemex, Mexico, 1997, 501 p. ISBN 9686397507
  • Russell A. Mittermeier, Norman Myers, Patricio Robles Gil & Cristina Goettsch Mittermeier (ed.), "Hotspots : Earth's biologically richest and most endangered terrestrial ecoregions", Cemex, Mexico, 1999, 430 p. ISBN 9686397582
  • Russell A. Mittermeier & Patricio Robles Gil (ed.), Wilderness : Earth's last wild places, Cemex, Mexico, 2002, 573 p. ISBN 9686397698
  • Russell A. Mittermeier & Patricio Robles Gil (ed.), Hotspots revisited, Cemex, Mexico, 2004, 390 p. ISBN 9686397779