Politique en Nouvelle-Calédonie

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Politique en France
Image illustrative de l'article Politique en Nouvelle-Calédonie
Ve République (Constitution)



En Nouvelle-Calédonie le clivage politique traditionnel est celui qui oppose les courants indépendantistes de gauche aux courants loyalistes de droite. Ce paysage se diversifie au fur et à mesure que l'enjeu est, plus que le statut de l'île, sa gestion.

Partis politiques[modifier | modifier le code]

Anti-indépendantistes[modifier | modifier le code]

Né face à la montée de la revendication indépendantiste dans les années 1970, le camp anti-indépendantiste, souvent appelé également « loyaliste », a longtemps été fédéré au sein du Rassemblement pour la Calédonie dans la République de Jacques Lafleur, fondé en 1977 sous le nom de Rassemblement pour la Calédonie (RPC), et dénommé aujourd'hui Le Rassemblement-UMP. Mais depuis les années 1990 et la signature des Accords de Matignon et de Nouméa, le leadership de Lafleur a fortement été remis en question et a conduit à la création de plusieurs partis politiques, à quoi s'ajoutent les mouvements qui ont toujours été hostiles au RPCR. Depuis la défaite de ce dernier aux élections provinciales du 9 mai 2004 en Province Sud et le retrait de Jacques Lafleur du devant de la scène politique, cette division s'est accentuée. Si la tendance anti-indépendantiste n'était représentée après le scrutin de 2004 que par 3 partis au Congrès, il est dispersé aujourd'hui entre sept formations au sein de l'assemblée locale à quoi s'ajoutent quatre autres mouvements. Toutefois, en 2013, des rapprochements se créent dont notamment deux coalitions électorales. Dans ce paysage, trois principales forces apparaissent en ligne pour les échéances électorales de 2014 :

En dehors de ces trois principales forces, peuvent également être cités, par ordre d'ancienneté et en étant toujours actifs en décembre 2013 :

Indépendantistes[modifier | modifier le code]

Article connexe : Nationalisme kanak.

L'action politique indépendantiste est née à la fin des années 1960 avec la création de deux groupes d'extrême gauche, les Foulards rouges et le Groupe 1878. Elle s'est développée dans les années 1970, notamment par l'action de Jean-Marie Tjibaou qui théorise le concept d'Indépendance kanake socialiste (IKS) et fonde le Front indépendantiste en 1979 puis le Front de libération nationale kanak et socialiste (FLNKS) en 1984. Très combatif durant les Évènements des années 1980, au cours desquels il s'oppose de manière violente aux anti-indépendantistes du RPCR, le mouvement indépendantiste a depuis les accords de Matignon et Nouméa, accepté le principe de coopération entre les différentes ethnies du territoire, tout en gardant toujours l'essentiel de son électorat au sein de la population kanake. De plus, tout comme le camp loyaliste, il a connu de fortes divisions depuis que le débat politique néo-calédonien a transcendé la simple question d'opposition ou de soutien à l'indépendance.

« Progressistes » et « Accordistes »[modifier | modifier le code]

À côté de ces deux blocs qui dominent traditionnellement le paysage politique néo-calédonien, de nouvelles formations sont apparues depuis les années 1990 dans le but de sortir de ce clivage. Pour autant, aucun de ces mouvements n'a obtenu d'élus autres qu'à l'échelon municipal (essentiellement Jean-Raymond Postic, conseiller municipal de Nouméa de 1995 à 2008) :

  • Génération destin commun : fédération plusieurs petits mouvements et associations fédérées autour de Jean-Raymond Postic et héritière des différents partis fondés par ce dernier depuis 1995 : Génération calédonienne de 1995 à 2002, le Mouvement pour réussir l'Accord de Nouméa (MPRAN) de 2002 à 2003 puis Calédonie mon pays en décembre 2003. Se définissant comme « ni loyaliste, ni indépendantiste, mais simplement "accordistes" »[2], il n'hésite pas à s'allier avec les indépendantistes du FLNKS lors des élections municipales de 2001 à Nouméa, où il est réélu (il était déjà conseiller municipal depuis 1995) en seconde position sur la liste « Alternative citoyenne » emmenée par l'Union calédonienne Gérald Cortot. Pour lui, la priorité est de sortir du clivage traditionnel et de se concentrer sur la mise en application pleine et entière de l'Accord de Nouméa, en particulier des notions de « citoyenneté calédonienne » et de « destin commun ». Il appelle aussi à une définition rapide des signes identitaires (drapeau, hymne, nom de pays, devise, graphie des billets de banque) pour qu'ils servent de symboles rassembleurs de l'ensemble de la population néo-calédonienne.
  • Rassemblement océanien pour une Calédonie plurielle (ROC Plurielle), présidé par Mikaële Tuifua, soutenu par son autre leader Seleone Tuulaki, secrétaire général du mouvement, et Jean-Pierre Selefen, ancien militant de la FCCI, est né d'une transformation du Rassemblement océanien pour la Calédonie, lui-même créé en janvier 2004 en vue des élections provinciales de cette année-là et à la suite des évènements ethniques de Saint-Louis. Visant à « sensibiliser sur les problèmes dont souffre la communauté wallisienne et futunienne » et sur « l’épuration ethnique de Saint-Louis », le ROC était initialement censé réfléchir à une alliance sur une liste loyaliste non-RPCR. Mais ce nouveau mouvement s'oriente petit à petit vers la constitution d'une nouvelle liste ethnique, provoquant le départ de certains de ses dirigeants, dont Jean-Baptiste Felomaki, pour le Front national. Il s'est rebaptisé ROC Plurielle en 2008 pour se préparer aux élections provinciales du 10 mai 2009. Présent cette fois-ci avec un programme de tendance sociale, il défend la notion de « destin commun » définie par l'Accord de Nouméa et dans lequel les wallisiens et futuniens doivent avoir toute leur part, et au rapprochement océanien entre Polynésiens et Mélanésiens. Il se déclare totalement indépendant des loyalistes qu'il accuse d'être à l'origine de l'entretien du clivage entre Kanaks et Polynésiens.

Coalitions[modifier | modifier le code]

La politique néo-calédonienne a connu de longues périodes avec un parti dominant seul : l'Union calédonienne de 1953 à 1972, le RPCR de 1984 à 1995 et l'Avenir ensemble de 2004 à 2007 (minoritaire mais avec le soutien informel de plusieurs autres formations, le plus souvent le LKS et le FN). Le reste du temps, des accords, alliances ou coalitions ont été mises en place pour dégager des majorités, parfois entre des mouvements ayant des positions et idéologies très différentes.

Élus[modifier | modifier le code]

Au Congrès de la Nouvelle-Calédonie[modifier | modifier le code]

Composition depuis les élections du 10 mai 2009 et les partielles des îles Loyauté du 6 décembre 2009
N.B. : R-UMP : Rassemblement-UMP - CE : Calédonie ensemble - AE : L'Avenir ensemble - PT : Parti travailliste

Le Congrès de la Nouvelle-Calédonie est composé de 54 membres issus proportionnellement des trois Assemblées de Province élus tous les 5 ans au suffrage universel direct par les citoyens calédoniens (ceux pouvant attester d'une présence sur le territoire avant 1998) au scrutin proportionnel de listes à un tour. Le précédent congrès était issu des élections provinciales du 9 mai 2004. L'actuel est issu des élections provinciales du 10 mai 2009. Ces élections ont toutefois été annulées pour les Îles Loyauté le 16 octobre 2009 par le Conseil d'État[3].

La composition de l'assemblée, au lendemain du scrutin général du 10 mai 2009 et de la partielle du 6 décembre 2009, est la suivante :

Depuis le 29 août 2012, le président du Congrès est Gérard Poadja (Calédonie ensemble, Province Nord). À cette date, l'assemblée était ainsi constituée :

Dans les Assemblées de Province[modifier | modifier le code]

Les Accords de Matignon ont divisé la Nouvelle-Calédonie en trois provinces :

Province Sud[modifier | modifier le code]

Depuis les élections provinciales du 10 mai 2009, aucune majorité stable n'est possible, entraînant la nécessaire alliance des principales tendances jusqu'ici adverses du camp anti-indépendantiste, tandis que les indépendantistes, absents de la précédente mandature, retrouvent une représentation. Composée de 40 membres, elle envoie 32 élus au Congrès. Durant cette mandature, son président a d'abord été Pierre Frogier du 15 mai 2009 au 20 septembre 2012, élu en 2009 avec la quasi-totalité des voix loyalistes (34 voix), par ailleurs président du Rassemblement-UMP. Il est remplacé le 20 septembre 2012 par Cynthia Ligeard, elle aussi membre du Rassemblement-UMP, élue avec 24 voix sur 40 (15 Rassemblement-UMP, 4 Avenir ensemble, 2 LMD, 1 MoDem, 1 UDC, 1 ex-RPC) contre 12 à Philippe Michel de Calédonie ensemble et 4 à Sylvain Pabouty du FLNKS :

  • anti-indépendantistes : 36 élus, dont 29 au Congrès :

Province Nord[modifier | modifier le code]

Elle est composée de 22 élus, dont 15 envoyés au Congrès. Elle est présidée depuis 1999 par Paul Néaoutyine, du FLNKS-UNI-Palika.

  • indépendantistes : 20 élus, dont 13 au Congrès :
  • Anti-indépendantistes : 2 élus, tous au Congrès :

Province des îles Loyauté[modifier | modifier le code]

Elle est composée de 14 élus, dont 7 envoyés au Congrès. Elle est présidée depuis 2004 par Néko Hnepeune, du FLNKS-UC. Depuis les élections provinciales du 10 mai 2009, elle ne comporte plus que des indépendantistes. Ces élections ont toutefois été annulées par le Conseil d'État le 16 octobre 2009[3], entraînant la tenue d'un scrutin partiel le 6 décembre 2009. À la suite de ce dernier, non seulement les non-indépendantistes restent exclus de l'assemblée, mais pour la première fois depuis 1989 la liste du Palika n'a obtenu aucun siège (même si la liste « Union pour le Renouveau » menée par l'UC Renouveau a fait élire en deuxième position une membre du Palika).

Dans les communes[modifier | modifier le code]

Les communes traditionnellement détenues par le camp anti-indépendantiste se situent surtout sur la côte ouest de la Grande-Terre (notamment toutes celles de la côte ouest de la Province Sud, seule la commune de Koumac étant un fief important loyaliste en Province Nord avec toutefois une forte présence sur les communes de Poya et Pouembout) et à l'île des Pins.

La côte est, les îles Belep et les îles Loyauté sont quant-à-elles des bastions indépendantistes, même si la ville de Thio dispose depuis 2004 d'un maire anti-indépendantiste. Sur la côte ouest, les communes situées entre Koné et Kaala-Gomen (incluses) sont généralement considérées comme imprenables pour les anti-indépendantistes, à quoi s'ajoute Poum à l'extrémité nord de la Grande-Terre.

Depuis les élections municipales de 2008, les maires des 33 communes de la Nouvelle-Calédonie et les compositions des conseils municipaux sont les suivants :

Province Sud[modifier | modifier le code]

  • anti-indépendantistes : 26 élus :
  • « Ensemble pour une communauté de destin » (apolitique, proche indépendantiste) : 1 élu.
  • anti-indépendantistes : 20 élus :
  • indépendantistes : 3 élus :
    • « Cîrî 2014 » (divers) : 2 élus.
    • « Union des citoyens de La Foa » (UC) : 1 élu.
  • anti-indépendantistes : 13 élus :
  • « FLNKS pour le progrès communal » : 9 élus.
  • « La commune au service de tous les citoyens » (indépendante) : 1 élu.
  • Indépendantistes : 6 élus :
    • « FLNKS Sarraméa » : 5 élus.
    • « Avenir de Sarraméa pour demain » (divers indépendantistes) : 1 élu.
  • « Liste d’entente communale » (liste d'ouverture du Rassemblement-UMP) : 5 élus.
  • « Sarraméa dans la continuité » (apolitique puis Calédonie ensemble, du maire sortant) : 4 élus.
  • Anti-indépendantistes : 10 élus :
    • « Ensemble pour l’Avenir de Moindou » (Avenir ensemble puis Calédonie ensemble) : 5 élus.
    • « Liste d’entente citoyenne de Moindou » (Avenir ensemble) : 2 élus.
    • « Moindou autrement » (divers droite) : 2 élus.
    • « Un développement durable pour Moindou » (divers droite) : 1 élu.
  • « UNI Mwârû » (FLNKS-UNI) : 3 élus.
  • « Entente communale de Moindou » (Rassemblement-UMP-FCCI) : 2 élus.

Province Nord[modifier | modifier le code]

  • « Union indépendantiste - FLNKS » : 24 élus.
  • « Entente communale de Koné » (anti-indépendantiste) : 3 élus.
  • Anti-indépendantistes : 20 élus :
    • « Pour le progrès communal » (proche Avenir ensemble) : 10 élus.
    • « Le rassemblement pour Koumac » (Rassemblement-UMP) : 4 élus.
    • « Koumac renouveau » (Divers droite) : 3 élus.
    • « Koumac démocratie » (Divers droite devenu proche de Calédonie ensemble) : 3 élus.
  • « FLNKS » : 3 élus.
  • Indépendantistes : 16 élus.
    • « UPM - FLNKS » : 6 élus.
    • « FLNKS » (surtout UC) : 5 élus.
    • « Parti travailliste » : 4 élus.
    • « Tagötù-jè » (divers indépendantiste) : 1 élu.
  • Anti-indépendantistes : 7 élus :
  • « FLNKS » : 20 élus.
  • « Entente pour une nouvelle gestion communale » (Rassemblement-UMP) : 3 élus.
  • Indépendantistes : 15 élus :
  • « Pour un vrai changement » (Rassemblement-UMP) : 4 élus.
  • Indépendantistes : 14 élus :
    • « Liste d’union citoyenne » (FLNKS-UC) : 8 élus.
    • « UNI » (FLNKS-UNI) : 6 élus.
  • Anti-indépendantistes : 5 élus :
    • « Ouégoa le changement » (Avenir ensemble) : 2 élus.
    • « Nouvel élan communal » (Divers droite) : 2 élus.
    • « Le progrès communal » (Rassemblement-UMP) : 1 élue.
  • « Entente communale » (apolitique mais proche FCCI) : 10 élus.
  • Indépendantistes : 9 élus :
    • « FLNKS » : 6 élus.
    • « Molo-Bulu » (également FLNKS) : 3 élus.
  • Indépendantistes : 10 élus :
  • Anti-indépendantistes : 9 élus :
    • « Union municipale pour Kouaoua » (Rassemblement-UMP) : 5 élus.
    • « Kouaoua pour tous » (divers droite) : 3 élus.
    • « Ensemble pour l'avenir de Kouaoua » (Avenir ensemble) : 1 élue.
  • Anti-indépendantistes : 9 élus :
    • « Mouvement citoyen » (divers droite proche Avenir ensemble puis Calédonie ensemble) : 4 élus.
    • « Intérêts communs » (divers gauche proche anti-indépendantiste) : 2 élus.
    • « Union en mouvement pour Pouembout » (Rassemblement-UMP) : 2 élus.
    • « Rassemblés pour construire l’avenir » (Avenir ensemble) : 1 élu.
  • Indépendantistes : 6 élus :
    • « Destin commun » (FLNKS-UC dissidente, maire sortant) : 3 élus.
    • « Union Calédonienne et Action solidaire » (FLNKS-UC) : 3 élus.
  • Indépendantistes : 13 élus :
    • « Union citoyenne » (FLNKS-UC) : 6 élus.
    • « Front uni pour la commune » (FLNKS-UNI-UPM) : 4 élus.
    • « Génération APM 2001 » (divers indépendantistes) : 2 élus.
    • « Une commune dynamique pour tous » (FLNKS-UNI-divers) : 1 élu.
  • « Rassemblement-UMP » : 2 élus.
  • « Responsabilités partagées » (FCCI) : 8 élus.
  • « Pour le développement économique et social » (FLNKS) : 7 élus.

Îles Loyauté[modifier | modifier le code]

  • « Union Citoyenne pour le Développement Né Drehu » (FLNKS) : 25 élus.
  • « Parti travailliste ne Drehu » : 4 élus.
  • « Unir et Construire dans le Renouveau » (UC Renouveau) : 4 élus.

Parlementaires[modifier | modifier le code]

Si seuls ceux inscrits sur la liste électorale spéciale et bénéficient donc de la citoyenneté double calédonienne, tous les citoyens français de Nouvelle-Calédonie votent pour les élections nationales, dont les législatives. La Nouvelle-Calédonie dispose ainsi de deux députés depuis 1978 (un seul auparavant) et de deux sénateurs depuis 2011 (un avant cette date). De 1986 à 2012, les deux députés ont toujours été issus des rangs du RPCR, et surtout pour la circonscription comprenant Nouméa de 1978 à 2012, et ont donc tous siégé au sein des groupes RPR puis UMP durant cette période. Depuis 2012, les deux députés restent anti-indépendantistes mais proviennent de Calédonie ensemble et sont devenus membres du groupe de l'Union des démocrates et indépendants (UDI), de centre-droit. De même, tous les sénateurs depuis 1958 ont été anti-indépendantistes et de droite.

Élections présidentielles[modifier | modifier le code]

Les électeurs calédoniens ont toujours eu une tendance gaulliste (94 % de « oui » à l'indépendance de l'Algérie), ou tout au moins de droite, aux élections présidentielles, à l'exception de celle de 1974, à laquelle François Mitterrand fut vainqueur en voix sur le territoire. Elle a élu un candidat qui fut battu au plan national en 1974 (François Mitterrand au lieu de Valéry Giscard d'Estaing), 1981 (Valéry Giscard d'Estaing au lieu de François Mitterrand), 1988 (Jacques Chirac au lieu de François Mitterrand) et 2012 (Nicolas Sarkozy au lieu de François Hollande).

En 1965, 1974, 1995 et 2002, le candidat qu'il plaçait en seconde position au premier tour arrivait 3e au plan national (respectivement Jean Lecanuet, Jacques Chaban-Delmas, Édouard Balladur et Lionel Jospin). Seuls deux candidats qui furent finalement élus auraient été éliminés dès le premier tour si la Nouvelle-Calédonie avait été seule à voter : Valéry Giscard d'Estaing en 1974 (arrivé derrière François Mitterrand et Jacques Chaban-Delmas) et François Mitterrand en 1988 (arrivé seulement en quatrième position, derrière Jacques Chirac, Jean-Marie Le Pen et Raymond Barre).

La Nouvelle-Calédonie a offert plus de la majorité absolue de ses suffrages exprimés dès le premier tour à un candidat en 1965 (Charles de Gaulle), 1969 (Georges Pompidou) et 1988 (Jacques Chirac).

En 2007 et 2012, elle a voté en grande majorité pour Nicolas Sarkozy le candidat de l'UMP.

«corps électoral figé»[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Citoyenneté néo-calédonienne.

Il existe trois corps électoraux distincts en Nouvelle Calédonie.

  • Tous les électeurs peuvent voter pour les élections nationales (présidentielle, législatives, municipales, référendums nationaux, européennes).
  • Le corps électoral pour les référendums d'auto-détermination (article 218 LOI no 99-209 du 19 mars 1999 organique relative à la Nouvelle-Calédonie) prévus aux accords de Nouméa est figé à tous ceux
  1. qui étaient ou auraient pu être électeurs pour le référendum de 1998
  2. ou peuvent justifier d'une durée de vingt ans de domicile continu en Nouvelle-Calédonie à la date de la consultation et au plus tard au 31 décembre 2014*.
  • Le débat a porté sur le corps électoral concerné par les élections provinciales.

Pour les prochaines élections au Congrès de l'archipel issu des assemblées de province (élections provinciales), un débat avait lieu entre deux définitions du corps électoral :

  • un « corps électoral figé », ou « gelé », ne comprenant que les seules les personnes présentes en Nouvelle-Calédonie avant le 6 novembre 1998. Cette option était soutenue par le FLNKS et Avenir ensemble (bien que se déclarant pour le principe « une personne égale une voix », ce parti soutient ce système dans le sens où il a été promis aux indépendantistes par le RPCR) ;
  • un « corps électoral glissant », permettant l'extension de la citoyenneté calédonienne à toute personne pouvant justifier de 10 ans de présence continue sur le Territoire. Cette option était soutenue par Le Rassemblement-UMP, le RPC, nouveau parti créé par Jacques Lafleur, et le Front national.

Le Congrès réuni à Versailles le 19 février 2007 a entériné par 724 voix pour et 90 contre le gel du corps électoral.

  • 6704 personnes pouvant participer aux élections provinciales viennent ainsi s'ajouter aux 18 525 électeurs exclus des possibles scrutins de sortie de l'accord (2014-2015-2016-2017-2018).Ce dernier précise que dans la mesure où le pays n'accèderait pas à l'indépendance à ce terme, et qu'aucune « solution originale » ne serait proposée par l'ensemble des signataires, l'état prendrait en compte la répartition politique des trois provinces (ex: si deux provinces sur trois sont « indépendantistes » l'indépendance sera acquise « de fait » sans possibilité de sécession et de maintien dans la république française pour la 3e).
  • Toute modification relative à la composition du corps électoral et plus généralement tout amendement impliquant le texte de l'accord ne sont possibles qu'à la condition que l'ensemble des signataires historiques le souhaitent. Dans ce cas, un nouveau référendum local serait organisé afin de provoquer une révision constitutionnelle par le congrès de Versailles.

Deux lois du pays à venir vont permettre de privilégier les citoyens calédoniens pour l'accès à l'emploi.

Références[modifier | modifier le code]