Hienghène
| Hienghène Hyehen |
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|---|---|
Vue du rocher dit La Poule Couveuse |
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| Administration | |
| Pays | France |
| Collectivité | Nouvelle-Calédonie |
| Province | Province Nord |
| Aire coutumière | Hoot Ma Waap |
| Code commune | 98807 |
| Code postal | 98815 |
| Maire Mandat en cours |
Daniel Fisdiepas 2008-2014 |
| Site web | www.commune-hienghene.com |
| Démographie | |
| Population | 2 399 hab. (2009) |
| Densité | 2,2 hab./km2 |
| Ethnie | Kanak : 92,8 % Métis : 3 % Européens : 2,9 % Asiatiques : 0,4 % Wallisiens-Futuniens : 0,2 % Ni-Vanuatu : 0,2 % Tahitiens : 0,1 % Autres : 0,2 % Non déclarés : 0,3 % |
| Géographie | |
| Coordonnées | |
| Altitudes | mini. 0 m — maxi. 1628 m |
| Superficie | 1 068,8 km2 |
Hienghène (Hyehen[1] en langue fwâi, signifiant « pleurer en marchant »[2]) est une commune de Nouvelle-Calédonie, en Province Nord, située au nord-est de la Grande Terre, à environ 5 heures de route de Nouméa, .
C'est un des endroits les plus touristiques de la Province Nord, avec un port de plaisance.
Sommaire |
[modifier] Géographie
Cette commune est réputée pour ses falaises de calcaire noir aux formes spécifiques, dont les plus célèbres rappellent une « poule couveuse » (ou les « tours de Notre-Dame », selon l'angle d'observation) et un « sphinx ».
Si l'on suit la côte en remontant vers le nord-ouest à flanc de montagne, le paysage alterne cascades, embouchures de rivières, cocoteraies et végétation luxuriante. La rivière de la Ouaième ne possède pas de pont, et n'en a jamais possédé. Le seul moyen d'atteindre l'autre rive et d'embarquer sur le bac. Le bac permet d'embarquer plusieurs véhicules. Le bac de la Ouaième est d'autant plus célèbre et symbolique du fait qu'il est le dernier de ce genre en Nouvelle-Calédonie. Chaque traversée est assurée par un passeur expérimenté puisque ce métier se transmet de génération en génération. C'est un passage obligé pour quiconque se lancerait dans un tour de l'île.
[modifier] Histoire
- 1843 : arrivée et installation plus ou moins durables de santaliers (notamment un certain Richards).
- 1849 : première tentative, infructueuse, d'installation d'une mission mariste par le vicaire apostolique Guillaume Douarre.
- 1854-1863 : oppositions entre l'administration coloniale et les populations mélanésiennes. Le grand-chef Bouarat (Bwharat) est exilé à Tahiti en 1857, mais est rappelé par le gouverneur en 1863. Un certain équilibre s'installe par la suite.
- années 1870 : développement de la culture du café.
- 1887 : création d'une commission municipale de Hienghène, chargée de gérer les affaires de la communauté des colons européens.
- 1894-1903 : installation de colons libres « Feillet » (familles Grassin et Lapetite, par exemple). Ils pratiquent essentiellement la culture du café, avec l'apport d'une main d'œuvre indonésienne. La superficie des terres attribuées à des Européens atteint à terme 1 234 ha (contre 469 ha en 1897).
- 1897 : installation de la mission mariste de la tribu d'Ouaré.
- 1917 : révolte kanak, initiée par la chefferie Bouarate de Hienghène.
- années 1930 : ultime tentative de relancer la culture du café, qui avait décliné à Hienghène, notamment au sein de la population mélanésienne. Sans succès.
- 1946 : abolition du code de l'indigénat.
- 1961 : la commission municipale obtient un maire élu. Le premier est le gaulliste Yves de Villelongue, qui reste en place jusqu'en 1977.
- 1965 : Jean-Marie Tjibaou est ordonné prêtre.
- 1969 : Hienghène devient une commune de droit commun français.
- 1977 : Jean-Marie Tjibaou est élu maire.
- 1982-1983 : construction du Centre culturel Goa Ma Bwarhat.
- 5 décembre 1984 : des Européens tendent une embuscade près de la tribu de Tiendanite en représailles aux incendies et aux pillages répétés de maisons d'éleveurs « caldoches » par les militants indépendantistes du FLNKS. Dix Kanak sont tués (dont deux frères de Jean-Marie Tjibaou, chef indépendantiste, qui réclame cependant la levée des barrages).
- 29 octobre 1987 : les sept auteurs de cette embuscade sont tous acquittés par la cour d'assises de Nouméa. Le jury était exclusivement composé d'Européens et cela provoque à nouveau la colère des indépendantistes.
- 4 mai 1989 : le dirigeant indépendantiste et maire de la commune, Jean-Marie Tjibaou, est assassiné à Ouvéa par un Kanak indépendantiste radical qui lui reproche d'avoir signé avec les anti-indépendantistes et l'État les accords de Matignon-Oudinot en 1988.
- 1992 : ouverture du « Koulnoué Village » du Club Med.
[modifier] Administration et politique
Hienghène est, depuis 1977, l'un des bastions de l'Union calédonienne (UC), l'une des principales composantes du Front de libération nationale kanak et socialiste (FLNKS). Elle était le fief du chef historique du camp indépendantiste, Jean-Marie Tjibaou. L'actuel maire depuis 1995, Daniel Fisdiepas, est issu de ce même parti. Il a été réélu en 2008 avec 87,05 % des suffrages (901 votes), contre 12,95 % (134 voix) à la liste anti-indépendantiste du Rassemblement-UMP menée par Bertin Boya[3].
| Période | Identité | Étiquette | Qualité | |
|---|---|---|---|---|
| 1961 | 1967 | Yves de Villelongue | Gaulliste | |
| 1967 | 1971 | Yves de Villelongue | Gaulliste | |
| 1971 | 1977 | Yves de Villelongue | Gaulliste | |
| 1977 | 1983 | Jean-Marie Tjibaou | UC puis FI-UC | Vice-président du Conseil de Gouvernement |
| 1983 | 1989 | Jean-Marie Tjibaou | FI puis FLNKS-UC | Vice-président du Conseil de Gouvernement - Président du FLNKS - Président de la Région Nord |
| 1989 | 1989 | Jean-Marie Tjibaou | FLNKS-UC | Président du FLNKS |
| 1989 | 1995 | Joseph Karié Bwarhat | FLNKS-UC | |
| 1995 | 2001 | Daniel Fisdiepas | FLNKS-UC | |
| 2001 | 2008 | Daniel Fisdiepas | FLNKS-UC | |
| 2008 | 2014 | Daniel Fisdiepas | FLNKS-UC | |
| Toutes les données ne sont pas encore connues. | ||||
[modifier] Économie
Hienghène s'est surtout développée depuis les années 1990 autour des activités touristiques. Elle bénéficie en effet de plusieurs sites naturels parmi les plus visités : la Poule couveuse et le Sphinx, la cascade de Tao, la réserve botanique du mont Panié. Certaines infrastructures culturelles ou ayant revêtu un aspect folklorique sont tout autant prisés : le bas sur la Ouaieme, le centre culturel.
Ainsi, pour bénéficier de ce potentiel, Hienghène est l'une des communes du Nord les mieux équipées en infrastructures touristiques : outre le « Koulnoué Village », qui est l'un des quatre « 3 étoiles » de cette province (et l'un des deux plus anciens avec le Malabou Beach de Poum, construits en 1992), s'ajoutent un port de plaisance (depuis 2004), une base nautique, un centre de plongées et un office du tourisme. Hienghène est l'une des sept escales régulières des grands paquebots de croisière en Nouvelle-Calédonie. Des activités écotouristiques sont se sont développées : randonnées pédestres ou équestres, canoë. Une fête communale est organisée chaque année depuis 1999 au mois de septembre.