Vale Inco Nouvelle-Calédonie

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Vale Nouvelle-Calédonie, anciennement Goro Nickel est une entreprise d'extraction de minerai et de production de nickel et cobalt, située dans le sud de la Nouvelle-Calédonie et dont l'actionnaire majoritaire à hauteur de 69 %, Vale est aussi le partenaire technologique.

Histoire du chantier[modifier | modifier le code]

Camp minier du chantier de l'usine

Cette entreprise a été créée afin d'exploiter le gisement du plateau de Goro. Pour cela une mine à ciel ouvert sera creusée, un complexe de production de nickel et un port dans la baie de Prony ont été construits. Ce projet est très important à l'échelle du territoire, avec 4000 emplois dont 1200 directs, soit 5 % de la population active, et l'équivalent de 10 à 12 % du produit intérieur brut annuel du territoire.

Le projet a subi de nombreux avatars, prévue à l'origine en 2004, l'ouverture a été repoussée en raison de nombreux problèmes politiques, environnementaux et économiques. Les associations de Kanaks s'inquiètent des rejets dans le lagon des effluents de l'usine, dont Inco garantit l'innocuité.[3]. Ainsi, la construction du site a nécessité la destruction de sept hectares de forêts primaires sans accords gouvernementaux ni avec les tribus locales et le site se situe au bord du lagon sud, exposé aux éventuels cyclones.

Le démarrage progressif du complexe minier et industriel a débuté en 2010, avec une production à pleine capacité prévue en 2013.

L'usine du Sud[modifier | modifier le code]

Construction de la zone de stockage de résidus miniers de la Kwe Ouest, Mine de Goro.

L'usine hydrométallurgique doit permettre de traiter de la « terre rouge » (ou latérite) comprenant des taux de nickel inférieurs à seulement 2 % grâce à un procédé récent de lixiviation par acide sulfurique à 60 bars de pression. Ce procédé de traitement chimique de la latérite génère des effluents contenant notamment du cadmium, du chrome VI et du nickel, ainsi que des résidus solides, en particulier du sulfate de calcium (gypse). Elle est classée SEVESO II, selon une directive européenne qui identifie les sites industriels présentant des risques d’accidents majeurs[4].

La société Vale Inco a prévu de rejeter les effluents dans le lagon calédonien au moyen d'un émissaire. Ce dernier point a été l'objet d'une vive opposition de la part des associations environnementales et d'une partie des riverains confrontés à une pollution du milieu naturel dont les conséquences réelles sur la santé et l'environnement restent incertaines dans la mesure où le procédé hydrométallurgique n'a encore jamais été industrialisé dans des conditions similaires.

En avril 2009, selon l'association écologiste Coordination de Défense Sud, 44 000 litres d’acide sulfurique pur à 98 % se sont déversés dans le creek de la Baie Nord, tuant immédiatement près de 3 000 poissons, crevettes et anguilles, dont des espèces endémiques[4]. D'après le quotidien Le Monde, Vale Nouvelle-Calédonie a été condamné à une amende pour cette fuite avant une procédure au civil[5]. Mais d'après Les nouvelles calédoniennes, Vale Inco NC n'a pas été jugé car tribunal de police a estimé en août 2011 que les faits étaient prescrits[6].

Face à la fronde, Vale s'est engagée à respecter les normes de rejet en vigueur au niveau international et à mesurer régulièrement les taux de substances toxiques ou dangereuses à proximité de ses installations de rejets (notamment, le tuyau de diffusion des effluents). Vale a par ailleurs programmé une réhabilitation complète des sites miniers, avec l'utilisation d’espèces locales endémiques.

En mai 2012, une fuite d’acide sur l’unité de production d’acide sulfurique suite à la présence d’eau dans les tuyaux a entraîné une corrosion des tuyaux[7]. En juin 2012, la ligne de production est toujours arrêtée à l’usine de nickel[8].

En mai 2014, une nouvelle fuite de 100 000 litres d’effluents d’acide se déverse dans le creek de la baie Nord[7].

Références[modifier | modifier le code]

  1. Nouvelle Calédonie 1ère - 26/11/2014 : VALE NC et Antonin Beurrier en invité
  2. Vale Inco - 8 juillet 2014 : Dossier de presse
  3. L'Express - 13/03/2003 : Goro, terrain miné
  4. a et b France 24 - 19/07/2010: Une usine qui menace la biodiversité calédonienne
  5. Le Monde - 11/05/2012 : Nouvel incident à l'usine Vale en Nouvelle-Calédonie
  6. Les nouvelles calédoniennes - 10 août 2011 : L’affaire de la fuite d’acide restera impunie
  7. a et b l'Eveil calédonien - 9 mai 2014 : Usine du Sud : l’arrêt ou la fermeture ?
  8. Boursorama.com - 15/06/2012 : Plus de nickel avant longtemps à Vale-Inco

Liens externes[modifier | modifier le code]