Vale Inco Nouvelle-Calédonie

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Vale Nouvelle-Calédonie, anciennement Goro Nickel est une entreprise d'extraction de minerai et de production de nickel et cobalt, située dans le sud de la Nouvelle-Calédonie et dont l'actionnaire majoritaire à hauteur de 80 %, le groupe brésilien Vale est aussi le partenaire technologique.

Histoire du chantier[modifier | modifier le code]

Camp minier du chantier de l'usine

Cette entreprise a été créée afin d'exploiter le gisement du plateau de Goro. Le complexe industriel se compose d'une mine à ciel ouvert, d'une usine de traitement du minerai basée sur le procédé hydrometallurgique et d'un port dans la baie de Prony. Ce projet est très important à l'échelle du territoire, avec 3500 emplois dont 1350 directs, soit 5 % de la population active, et l'équivalent de 10 à 12 % du produit intérieur brut annuel du territoire.

Le projet a subi de nombreux retards. Prévue à l'origine en 2004, l'ouverture a été repoussée en raison de nombreux problèmes politiques, environnementaux et économiques. Les associations environnementales s'inquiètent des rejets dans le lagon des effluents de l'usine, dont Inco garantit l'innocuité[3].

Le démarrage progressif du complexe minier et industriel a débuté en 2010, avec une montée en puissance de la production dès 2011.

L'usine du Sud[modifier | modifier le code]

Construction de la zone de stockage de résidus miniers de la Kwe Ouest, Mine de Goro.

L'usine hydrométallurgique doit permettre de traiter de la « terre rouge » (ou latérite) comprenant des basse teneurs de nickel inférieurs à 1.7% grâce à un procédé de lixiviation par acide sulfurique à 60 bars de pression. Ce procédé de traitement chimique du minerai génère des effluents liquides et solides. Les effluents liquides contiennent des traces des mineraux présents dans le minerai initialement, ils sont traités in-situ dans une unité de traitements des effluents qui permet de rendre le rejet conforme à l’arrêté ICPE du complexe industriel.Les résidus solides,sont eux stockés dans un bassin de stockage. Le site est classé HRI (haut risque industriel) correspondant à SEVESO II.

Les effluents liquides traités sont rejetés dans le canal de la Havannah, zone à forte courantologie, au moyen d'un émissaire. Ce dernier point a été l'objet d'une vive opposition de la part des associations environnementales. Vale s'est conformé aux normes européennes les plus restrictives en la matière, notamment en adoptant le seuil de 1 ppm de teneur en manganèse (seuil français pour les rivières).

En avril 2009, selon l'association écologiste Coordination de Défense Sud, 44 000 litres d’acide sulfurique pur à 98 % se sont déversés dans le creek de la Baie Nord, tuant immédiatement près de 3 000 poissons, crevettes et anguilles, dont des espèces endémiques[4]. D'après le quotidien Le Monde, Vale Nouvelle-Calédonie a été condamné par le tribunal de Noumea à une amende pour non-respect du code de l'environnement. Il a ensuite été condamné au civil à des dommages et intérêts à verser à 5 associations environnementales locales qui recevront 8 millions de XPF chacune.

En mai 2012, une corrosion s'est produite sur l’unité de production d’acide sulfurique suite à la présence d’eau dans les tuyaux [5].

En mai 2014, une nouvelle fuite de 100000 litres d’effluents d’acide se déverse dans le creek de la baie Nord[5].

Références[modifier | modifier le code]

  1. Nouvelle Calédonie 1ère - 26/11/2014 : VALE NC et Antonin Beurrier en invité
  2. Vale Inco - 8 juillet 2014 : Dossier de presse
  3. L'Express - 13/03/2003 : Goro, terrain miné
  4. France 24 - 19/07/2010: Une usine qui menace la biodiversité calédonienne
  5. a et b l'Eveil calédonien - 9 mai 2014 : Usine du Sud : l’arrêt ou la fermeture ?

Liens externes[modifier | modifier le code]