Guinée équatoriale

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1° 55′ 29″ N 10° 06′ 41″ E / 1.92472, 10.11139 ()

Guinée équatoriale

República de Guinea Ecuatorial (es)

République de Guinée équatoriale (fr)

República da Guiné Equatorial (pt)

Drapeau
Drapeau de la Guinée équatoriale
Blason
Armoiries de la Guinée équatoriale
alt=Description de l'image Location Equatorial Guinea AU Africa.svg.
Devise nationale Unidad, Paz, Justicia - Unité, Paix, Justice
Hymne national Caminemos pisando las sendas de nuestra inmensa felicidad - Marchons sur le chemin de notre immense bonheur - Caminhemos sob a Trilha de Nossa Imensa Felicidade
Administration
Forme de l'État République
Président Teodoro Obiang Nguema Mbasogo
Langues officielles Espagnol (Langue Nationale),
français,
portugais[1]
Capitale Malabo

3° 45′ 08″ N 8° 46′ 26″ E / 3.75222, 8.77389 ()

Géographie
Plus grande ville Bata
Superficie totale 28 051 km2
(classé 145e)
Superficie en eau Négligeable
Fuseau horaire UTC + 1
Histoire
Indépendance De l'Espagne
Date 12 octobre 1968
Démographie
Gentilé Équatoguinéen
Population totale (2008) 616 459 hab.
(classé 158e)
Densité 22 hab./km2
Économie
IDH (2012) 0,554 (moyen)
Monnaie Franc CFA (XAF​)
Divers
Code ISO 3166-1 GNQ, GQ​
Domaine Internet .gq
Indicatif téléphonique +240

La Guinée équatoriale ou Guinée-Équatoriale, en forme longue la République de Guinée équatoriale ou la République de Guinée-Équatoriale, en espagnol Guinea Ecuatorial et República de Guinea Ecuatorial, en portugais Guiné Equatorial et República da Guiné Equatorial, est un pays d'Afrique centrale. Elle est constituée de deux parties, l'une continentale, bordée par le Cameroun et le Gabon, l'autre insulaire avec l'île de Bioko (où se trouve la capitale Malabo) et l'île d'Annobón.

Toponymie[modifier | modifier le code]

La typographie française prévoit, pour la graphie des noms d’unités administratives ou politiques, des traits d'union entre les différents éléments d’un nom composé et une capitale à tous les éléments (sauf articles). Il serait donc plus convenable d’écrire « Guinée-Équatoriale ».

Néanmoins, l'usage majoritaire est d'écrire Guinée équatoriale comme le font notamment la Liste annexée à l'arrêté du 4 novembre 1993, le Petit Larousse 2007 (et 2003), ou encore le Dictionnaire Hachette 2007.

Le Petit Robert des noms propres 2006 écrit cependant Guinée-Équatoriale et république de Guinée-Équatoriale (avec r minuscule).

Du temps de la colonisation, le pays constituait la Guinée espagnole.

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire[modifier | modifier le code]

Notre connaissance de la préhistoire de la Guinée équatoriale suit une subdivision géographique, l'île de Bioko d'une part, la province du Littoral entre Cameroun et Gabon d'autre part.

L'île de Bioko était toujours reliée au continent jusque 8000 av. J.-C. par un « pont » qui sera à partir de cette époque lentement immergé par la poursuite de la montée des eaux de l'Atlantique. Ce mouvement du niveau marin avait débuté vers 11000 av. J.-C. avec le réchauffement climatique de la fin du dernier Âge glaciaire. De ce fait, il est certain que ce territoire devait être habité par des populations nomades de chasseurs-collecteurs, à l'instar de ce qui est connu sur le continent actuel.

Les vestiges d'une présence humaine ont été découverts en fouille au site de Mossumu (province du Littoral) et datés de 30000 av. J.-C. Il s'agit d'une industrie dite « Sangoenne », bien connue à cette époque à travers l'Afrique centrale. Quelques autres sites, de surface ou en affleurement stratigraphique, indiquent que l'Âge Moyen de la Pierre est bien représenté dans cette partie du pays. Par la suite, des vestiges, encore mal datés, illustrent autour de Bata et du Rio Muni la permanence de la présence de l'Homme, nomade, tailleur de pierre et chasseur-collecteur, jusque 3000 av. J.-C.

Sur l'île de Bioko, il s'agit d'une autre lecture ; celle-ci sera très certainement modifiée dans les années à venir avec l'installation de projets de recherches archéologiques. Trois gisements « pré-néolithiques » ont été recensés. Seul celui du séminaire de Banapa au sud de Malabo a été fouillé dans les années soixante par un anthropologue espagnol. Tout ce qui peut être dit est qu'il est antérieur à la « Tradition Timbabé » de Bioko, datée elle à partir de 2000 av. J.-C. Il faut signaler que sur l'île d'Elobey Grande, des pierres taillées similaires à un Âge Récent de la Pierre ont été découvertes en surface. Ces trouvailles étaient l'idée d'une grande ancienneté de la présence humaine sur l'ensemble des îles équatoguinéennes avant qu'elles ne soient définitivement séparées du continent.

Enfin, l'expansion du mode de vie villageois en Afrique centrale implique dans sa modélisation, et avec le rapprochement des données de la linguistique, l'installation sur l'île de Bioko de villages dès 3500 av. J.-C. Pour l'instant rien n'a été découvert pour vérifier cette hypothèse. La séquence archéologique de l'île, outre le pré-néolithique déjà mentionné, démarre avec la « Tradition Timbabé » connue sur treize points du littoral, peut-être dès 2000 av. J.-C. Une continuité d'occupation de cette île est désormais bien attestée jusqu'à l'époque historique. À la suite du « Timbabé », on connait les Traditions « Carboneras », « Bolaopi », « Buela », et enfin « Balombe ». Cette dernière tradition est historique.

Sur le continent, entre Cameroun et Gabon, les données de fouilles restent lacunaires mais sont suffisantes pour affirmer que la séquence complète qui reste à découvrir sera dans les grandes lignes similaire à ce qui est connu au sud-Cameroun et dans la région de Libreville au Gabon.

Premiers contacts avec l'Europe[modifier | modifier le code]

Les navigateurs portugais occupaient les îles de Príncipe et São Tomé depuis le milieu du XVe siècle et c’est de là, entre 1469 et 1474, qu’ils explorèrent la zone du golfe de Guinée.

Le 1er janvier 1471, João de Santarém et Pedro de Escobar débarquèrent sur une île qu’ils appelèrent « Ilha do Ano Bom » (de la bonne année) et qui devait conserver le nom hispanisé d’Annobón jusqu’à aujourd’hui. En 1474 un autre Portugais, Fernão do Pó, découvre dans le golfe du Biafra une île qu’il nomme « Formosa » (la belle), mais qui portera finalement son nom (en espagnol, « Fernando Póo »). Ces deux îles, avec celle de Corisco, furent longtemps utilisées comme embarcadères pour les esclaves.

Avec les traités de San Ildefonso et de El Pardo (1777 et 1778), le Portugal livra à l’Espagne les îles de Fernando Póo, Annobón et de Corisco, en échange de la colonia del Sacramento, dans l'Amérique du Sud. Dans le même temps, l’Espagne se voyait accorder la liberté de commercer sur les côtes guinéennes depuis le delta du Niger jusqu’au cap Lopez, situé au Gabon actuel. En cette année 1778, une expédition partit de Montevideo pour prendre possession de ces territoires ; mais après le débarquement à Fernando Póo (actuelle Bioko), les membres de l’expédition furent touchés par de graves maladies qui provoquèrent une mutinerie et l’échec du voyage. Durant de nombreuses années, les îles furent donc isolées de la métropole, à l’exception de quelques navires de Buenos Aires ou de Montevideo qui y faisaient escale.

Occupation britannique (1827-1845)[modifier | modifier le code]

En 1827, l’Espagne autorise la colonisation de l’île de Bioko par les Britanniques. Santa Isabel, port et cité principale de l’île de Bioko, prend alors le nom de Port Clarence. C’est là qu’est constitué un tribunal destiné à réprimer le trafic d’esclaves.

Le climat et les maladies décimèrent de nombreux Espagnols, membres des expéditions successives envoyées sur place à partir de 1830.

À partir de 1832 de nombreux espagnols, voyageurs, scientifiques ou officiels visitent l’île, qui est finalement revendiquée à nouveau par l’Espagne en 1845, année au cours de laquelle Nicolás de Manterola y débarque le premier missionnaire.

Retour de l’Espagne (1845-1968)[modifier | modifier le code]

En 1856, l’Espagne fonde officiellement la Guinée espagnole, initialement réduite au domaine maritime des côtes guinéennes, et de son île principale. En 1858 est envoyé le premier gouverneur général de l’île, cette dernière bénéficiant un an plus tard du statut de colonie espagnole.

Cependant, le domaine de plus de 800 000 km2 laissé en Guinée par le Portugal à l’Espagne par les traités de San Ildefonso (1777) et du Pardo (1778) est plus ou moins abandonné, et l’Espagne rencontre bien des difficultés pour faire admettre ses droits de propriété auprès des autres puissances européennes qui viennent s'y installer : la France au Gabon, l'Allemagne au Cameroun et la Grande-Bretagne au Nigeria.

L’Espagne envoie un géographe, Manuel Iradier y Bulfy, qui s’emploie à partir de 1884 à réannexer les territoires du Rio Muni, en passant des traités avec les chefs locaux.

La conférence de Berlin de 1884-1885 sur le « partage de l’Afrique » tourne au désavantage de l’Espagne, qui ne se voit octroyer que 180 000 km2, sans compter les dépossessions dont elle fait l’objet sur le terrain de la part de la France.

Face à ses récriminations, une commission franco-espagnole est créée, qui aboutit au traité de Paris du 27 juin 1900 qui ne laisse à l’Espagne qu’un territoire de 26 000 km2, correspondant au Rio Muni, partie continentale de l'actuelle République de Guinée Équatoriale.

De plus, lors de la guerre contre les États-Unis, en 1898-1899, l'Espagne perd ses colonies des Philippines, de Porto Rico, et de Cuba. Deux contingents militaires américains sont envoyés aux Territoires Espagnols du golfe de Guinée : un à Fernando Poo, et l'autre à Bata. Il n'y aura aucun combat, contrairement aux autres colonies, et la ville de San Isabel, déclarée libre, reçoit l'état major du corps expéditionnaire américain sans effusion de sang. Les Américains, ne souhaitant pas avoir une image de colonisateurs en Afrique, rendent assez rapidement la colonie aux Espagnols, notamment en raison de ses contraintes, manque important d'infrastructures, maladies tropicales endémiques. L'Espagne conserve des miettes de son empire colonial, mais elle perd toutes ses autres colonies. Les dernières troupes américaines quittent Santa Isabel en janvier 1899, et les États-Unis confirment la rétrocession aux Espagnols des territoires du golfe de Guinée par le traité de Paris, en 1900. Les deux ensembles de territoires (Fernando Poo, dépendances et Bata, territoires sur la côte) forment alors les Territoires Espagnols du golfe de Guinée, jusqu'en 1968.

Indépendance[modifier | modifier le code]

En 1958 est créé un gouvernement autonome. Dix ans plus tard, en 1968, l’ancienne dépendance autonome de Guinée espagnole accède à une indépendance pleine et entière et prend le nom de Guinée équatoriale.

Politique[modifier | modifier le code]

La Guinée équatoriale est une république de type présidentiel. Le président actuel est Teodoro Obiang Nguema, neveu de Francisco Macías Nguema, le précédent potentat. Le pouvoir législatif est exercé par l'Assemblée nationale.

Le fonctionnement des institutions est très familial, puisque tous les postes à responsabilité sont détenus par des membres de la famille du président, issu de Mongomo (ethnie Fang). Ce pays est souvent qualifié de « démocrature » (dictature sous des oripeaux démocratiques) puisqu'il existe une « opposition légale » contrôlée par la présidence et que l'opposition réelle est réfugiée en Espagne. Son chef, Severino Moto Nsa, a déjà été condamné à plus de 100 ans de prison par contumace, accusé par le président d'avoir participé à la tentative de coup d’État lancée en 1997 contre lui.

Arrivé au pouvoir le 3 août 1979 à la suite d'un coup d'État, Teodoro Obiang Nguema est régulièrement reconduit par lui-même à la tête du pouvoir :

1982 : nommé chef d'État pour sept ans par le conseil militaire

1989 : élu avec 99,99 % des voix comme candidat unique

1996 : élu avec 97 % des voix comme candidat unique, dans un scrutin officiellement multipartite

2003 : élu avec 97,1 % des voix dans un scrutin multipartite (5 candidats autorisés).

2009 : élu avec 95,19 % des voix dans un scrutin multipartite (5 candidats autorisés).

Manuel Ruben N’dongo, un opposant équatoguinéen en exil à Paris, qui dirige le collectif des partis démocratiques d’opposition résume ainsi l'exercice du pouvoir : « Le pouvoir est aujourd’hui entre les mains d’une dizaine de personnes, toutes proches de la famille du président. Vous avez d’un côté le président Obiang, sous l’influence de sa femme dont la volonté manifeste est de propulser à tout prix son fils au sommet de l’État. De l’autre côté, Armengol et le général Mba Nguema, les frères du président, qui considèrent Teodorin comme incapable, voire dangereux »

Forces armées[modifier | modifier le code]

Officiellement Fuerzas Armadas de Guinea Ecuatorial, elles comprennent un total de 1 540 personnels actifs et la part du PNB allouée à la défense en 2006 était de 0,1 %.

Subdivisions[modifier | modifier le code]

Géographie[modifier | modifier le code]

La Guinée équatoriale

Bioko[modifier | modifier le code]

Cette province comprend les anciennes îles de Fernando Póo et d'Annobón ou Pagalú. Elle a une superficie totale de 2 034 km², dont 2 017 correspondent à l'île de Bioko elle-même et 17 km² au territoire d'Annobón.

L'île de Bioko[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Bioko.

Nommée « Isla de Fernando Póo » durant la colonisation espagnole, en l'honneur du marin portugais qui la découvrit, elle se trouve au fond du golfe de Guinée, dans la baie du Biafra, à 33 kilomètres de la côte africaine, en face du Cameroun. L'aventurier Stanley l'avait surnommée la « perle de l'Atlantique ».

Elle a la forme d'un rectangle irrégulier, mesurant 76 kilomètres du Nord au Sud, avec une largeur moyenne de 35 km. À ses angles se trouvent Punta Hermosa (Nord), Punta Europa (Nord-Ouest), Punta Santiago (Sud-Est) et Punta Sagre (Sud-Ouest).

L'île d'Annobón[modifier | modifier le code]

Carte du golfe de Guinée indiquant la localisation de l'île d'Annobón à l'extrémité de la ligne du Cameroun.
Article détaillé : Annobón.

Elle est de forme ovale, de 17 km de long et se trouve à 180 km de Sao Tomé-et-Principe et à 640 km du Gabon. Elle est d'origine volcanique et ne compte que 5 800 habitants. Elle fut découverte en 1471 par les Portugais, le jour de l'an, d'où son nom (Anno Bom), et fut cédée en 1778 à l'Espagne.

Économie[modifier | modifier le code]

La Guinée équatoriale est l'un des pays les moins avancés au monde[2].

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution de la démographie entre 1961 et 2003 (chiffre de la FAO, 2005). Population en milliers d'habitants.

Culture[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Culture de la Guinée équatoriale.
Fêtes et jours fériés
Date Nom français Nom local Remarques
1er janvier Jour de l'an Año Nuevo Interdiction de circuler
8 mars Journée internationale des droits des femmes Día de la Mujer
(fête mobile) Vendredi Saint Viernes Santo
1er mai Fête du travail Fiesta del Trabajo
25 mai Jour de l'Afrique Día de África
5 juin Anniversaire du président Cumpleaños del Presidente
(fête mobile) Corpus Christi Corpus Christi
3 août Fête des forces armées Fiesta de las Fuerzas Armadas Anniversaire du coup d'État de 1979
15 août Assomption Asunción
12 octobre Fête nationale Fiesta Nacional
17 novembre Sainte-Isabelle Santa Isabel
10 décembre Journée des droits de l'homme Día de los Derechos del Hombre
25 décembre Noël Navidad Interdiction de circuler

Langues officielles[modifier | modifier le code]

La loi constitutionnelle No 1/1998 du 21 janvier 1998, modifiant l'article 4 de la Loi fondamentale, établit que « les langues officielles de la République de Guinée équatoriale sont l'espagnol et le français » et que « les langues autochtones sont reconnues comme faisant partie intégrante de la culture nationale »[3].

En juillet 2007, le président Teodoro Obiang Nguema Mbasogo a annoncé la décision du gouvernement d'adopter le portugais comme troisième langue du pays, ceci pour devenir membre plein de la Communauté des pays de langue portugaise (CPLP). En juillet 2010 la Guinée équatoriale dépose sa demande formelle d'adhésion[4]. En juillet 2012, la CPLP a nouvellement refusé la demande, moins à cause de progrès insuffisants dans l'introduction du portugais, et surtout en raison des violations constantes des droits de l'homme en Guinée équatoriale[5].

En réalité, 88 % de la population parle espagnol, mais les autres deux langues officielles permettent de bénéficier des aides économiques qu'offrent la Francophonie et la CPLP.

Cas du français[modifier | modifier le code]

Après son indépendance, l'espagnol était devenu la seule langue officielle de la Guinée équatoriale, bien que la majorité de la population parle le fang.

La Guinée équatoriale est enclavée entre deux pays francophones, le Cameroun et le Gabon, faisant eux-mêmes partie d'un grand espace dont le français est la langue officielle. De plus, la Guinée équatoriale est le seul pays hispanophone d'Afrique.

Le français a donc été adopté en 1997 comme seconde langue officielle du pays et la présidence utilise aussi bien le français que l'espagnol. Par conséquent, le français est devenu une langue d'apprentissage obligatoire dans le secondaire – bien que seulement 10 % des jeunes y accèdent – et il est de plus en plus utilisé dans le monde économique à côté de l'espagnol[6].

Aujourd'hui le développement de la langue française en Guinée Équatoriale est notamment défendu à travers le groupe d'amitié parlementaire France - Guinée Équatoriale de l'Assemblée nationale[7] présidé par le député Jacques Valax. La Guinée équatoriale fait partie de l'Organisation internationale de la francophonie de même que de l'Assemblée parlementaire de la francophonie.

De fait, la langue majoritaire de la Guinée équatoriale reste cependant l'espagnol, maîtrisé par 87,7 % de la population, souvent comme deuxième langue[8]. L'enseignement de l'espagnol est favorisé par la politique de l'Université nationale de la Guinée équatoriale, qui propose des cours d'espagnol comme langue étrangère pour des ressortissants étrangers installés en Guinée équatoriale[9], tandis que la possible constitution d'une Académie équatoguinéenne de la Langue espagnole est en cours de discussion.

Fête nationale (12 octobre)[modifier | modifier le code]

La fête nationale est l'évènement majeur de l'année en Guinée équatoriale. Il s'agit d'une manifestation tournante organisée chaque année dans une ville différente. Tout le pays est mis à contribution pour organiser l'évènement. La ville sélectionnée est ainsi rénovée pour accueillir le président, sa cour et les nombreux équatoguinéens venus prêter allégeance au président.

Cinéma[modifier | modifier le code]

Au début des années 2000, l'industrie cinématographique était encore presque inexistante en Guinée équatoriale[10]. Cependant, les premiers courts et moyens métrages équatoguinéens commencent à être réalisés, notamment par Juan Pablo Ebang Esono, avec le court métrage No Está Desnuda puis le moyen métrage Teresa[11].

Par ailleurs, plusieurs documentaires étrangers, principalement espagnols, ont été consacrés au pays, comme Subvaloradas, sin ser vistas. Voces literarias de Guinea Ecuatorial (Mischa G. Hendel, 2009) ou Malabo Barrio X (Marc Tardiu et Oriol Rivero, 2009).

Codes[modifier | modifier le code]

La Guinée équatoriale a pour codes :

Divers[modifier | modifier le code]

Population : 486 060 habitants (en 2001). 0-14 ans : 42,56 % ; 15-64 ans : 53,68 % ; + 65 ans : 3,76 %
Superficie : 28 051 km2
Densité : 17 hab./km2
Frontières terrestres : 539 km (Gabon 350 km; Cameroun 189 km)
Littoral : 296 km
Extrémités d'altitude : 0 m > + 3 008 m
Espérance de vie des hommes : 52 ans (en 2001)
Espérance de vie des femmes : 56 ans (en 2001)
Taux de croissance de la population : 2,46 % (en 2001)
Taux de natalité : 37,72 ‰ (en 2001)
Taux de mortalité : 13,11 ‰ (en 2001)
Taux de mortalité infantile : 92,9 ‰ (en 2001)
Taux de fécondité : 4,9 enfants/femme (en 2001)
Taux de migration : 0 ‰ (en 2001)
Indépendance : 12 octobre 1968 (ancienne colonie espagnole)
Lignes de téléphone : 10 000 (en 2005)
Téléphones portables : 20 000 (en 2004)
Postes de radio : 180 000 (en 1997)
Postes de télévision : 4 000 (en 1997)
Utilisateurs d'Internet : 8 000 (en 2006)
Nombre de fournisseurs d'accès Internet : 1 (en 2000)
Routes : 2 880 km (0 km goudronnés) (en 2000)
Voies ferrées : 0 km
Voies navigables : 0 km
Nombre d'aéroports : 5 (les 5 avec des pistes goudronnées) (en 2007)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. http://www.prnewswire.com/news-releases/equatorial-guinea-adds-portuguese-as-the-countrys-third-official-language-131882808.html "La Guinée équatoriale ajoute le portugais comme troisième langue officielle"
  2. (en) « List of Least Developed Countries », ONU (consulté le 7 mai 2009).
  3. « Dispositions linguistiques des États souverains »
  4. Voir la déclaration officielle clôturant la réunion des chefs d'état de la CPLP à Luanda le 23 juillet 2010 [1] mais le président a promulgué un décret quelques jours avant la conférence d'après le Diário de Notícias du 21 juillet 2010 [2] et le site « Guinea-Ecuatorial.net »[3].
  5. Público (Lisbonne, 20-07-2012
  6. http://www.tlfq.ulaval.ca/axl/afrique/guinee_equatoriale.htm
  7. Fiche du groupe sur le site de l'Assemblée nationale
  8. http://cvc.cervantes.es/lengua/anuario/anuario_06-07/pdf/paises_08.pdf
  9. « Congresos internacionales de la lengua española: Guinea Ecuatorial », Real Academia de la Lengua Española
  10. Africa in "Enciclopedia del cinema" (2003), article de Giuseppe Gariazzo sur Treccani. Page consultée le 17 juillet 2013.
  11. “Teresa”, the first medium-length film produced by the National Library: a story based on actual events, article de Mansueto Loeri sur le site du gouvernement de Guinée équatoriale le 8 août 2010. Page consultée le 17 juillet 2013.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • 2009 - Malabo, le nouvel Eldorado pétrolier de l'Afrique, Samuel Denantes Teulade, Éditions l'Harmattan ISBN 2-296-09637-9
  • 2007 - Sagesse et initiation à travers les contes, mythes et légendes Fang, Bonaventure Mve Ondo, Éditions l'Harmattan ISBN 978-2-296-02870-8
  • 2007 - Aux sources de la culture Fang, Paul Mba Abessole, Éditions l'Harmattan ISBN 2-296-02055-0
  • 2005 - La Guinée Equatoriale convoitée et opprimée, Max Liniger-Goumaz, Éditions l'Harmattan ISBN 2-7475-9174-3
  • 2005 - Guinée Equatoriale Aujourd'hui, Jean-Claude Klotchkoff, Éditions Jaguar ISBN 2-86950-393-8
  • 2004 - Macias. Verdugo o victima. Nze Nfumu A., Herrero y Associados, 267p.
  • 2001 - Atlas de Guinée Equatoriale, A. Lerebours Pigeonnière & Coll., Éditions Jaguar, ISBN 2-86950-334-2
  • 2001 - Guinée équatoriale, traces…, Emmanuel Rioufol & Jean-Luc Le Bras, Éditions Sépia, ISBN 2-84280-051-6
  • 2000 - Guinée Equatoriale, Un Pays méconnu, Max Liniger-Goumaz, Éditions l'Harmattan ISBN 2-85802-132-5
  • 2000 - Guinée Equatoriale, 30 ans d'état délinquant Nguemiste, Max Liniger-Goumaz, Éditions l'Harmattan ISBN 2-7384-6965-5
  • 1999 - Guinée Equatoriale Aujourd'hui, Brigitte Helali, Éditions Jaguar ISBN 2-86950-314-8
  • 1993 - Carrero, la eminencia gris del regimen de Franco, Tussel J, Madrid, Grandes Temas de Hoy, 478p.
  • 1988 - Brève Histoire de la Guinée Équatoriale, Max Liniger-Goumaz
  • 1986 - Donde estas Guinea, Balboa Boneke J., Madrid, Damarys 54, 224p.
  • 1983 - De La Guinée Équatoriale Nguemiste. Éléments Pour Le Dossier De L'Afro-Facisme, Max Liniger-Goumaz
  • 1983 - De La Guinée Équatoriale Nguemiste, Max Liniger-Goumaz
  • 1982 - Guinée Équatoriale. De La Dictature Des Colons à La Dictature Des Colonels, Max Liniger-Goumaz, Les Éditions Du Temps
  • 1979 - La Guinée Équatoriale. Un Pays Méconnu, Max Liniger-Goumaz
  • 1979 - La Guinée Équatoriale, Max Liniger-Goumaz

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]