Drapeau de la France

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Drapeau national de la France
Drapeau de la France
Drapeau de la France
Utilisation Drapeau national Version officielle
Caractéristiques
Proportions 2:3
Adoption Première fois en 1812

Dernièrement le 5 mars 1848

Éléments Tricolore de bandes verticales bleue, blanche et rouge de largeurs égales
Pavillon national de la France
Drapeau
Utilisation Pavillon national Version officielle
Caractéristiques
Proportions 2:3
Adoption Première fois le 15 février 1794

Dernièrement le 5 mars 1848

Éléments Tricolore de bandes verticales bleue, blanche et rouge de largeur respectivement 30:33:37 bleu:blanc:rouge
Le drapeau tricolore flottant au vent

Le drapeau de la France, drapeau tricolore bleu, blanc, rouge, également appelé « drapeau ou pavillon tricolore », est l’emblème national de la République française. Il est mentionné dans l’article 2 de la Constitution française de 1958. Ce drapeau de proportions « 2:3 » est composé de trois bandes verticales de largeur égale.

Il date de 1794 — dessiné par Jacques-Louis David (1748-1825) à la demande de la Convention — mais ses origines sont plus anciennes et remontent aux trois couleurs de la liberté (14 juillet 1789), le bleu et le rouge pour les couleurs de Paris qui entourent le blanc de la royauté, identiques aux trois couleurs utilisées par les différents pavillons français d'Ancien Régime. Le drapeau tricolore est le pavillon officiel de la France depuis 1794 et le drapeau officiel des armées depuis 1812, à l’exception des périodes de Restauration 1814-1815 et 1815-1830.

Sommaire

Utilisation des trois couleurs sous la Royauté[modifier | modifier le code]

Le traitement ci-dessous des couleurs suit l'ordre chronologique de leurs apparitions.

Les emblèmes utilisés reflétaient les trois ordres traditionnels de la société, avec :

  1. une bannière religieuse qui fut d'abord l'oriflamme de saint Denis puis la bannière de Jeanne d'Arc ou de saint Michel ;
  2. un étendard royal ou seigneurial, en l'occurrence les fleurs de lys sur fond bleu puis la cornette blanche (également adoptée par la flotte) ;
  3. un signe de reconnaissance pour les fantassins qui fut d'abord la croix rouge sur fond blanc puis la croix blanche sur fond souvent bleu (comme pour le pavillon de la marine marchande).

Rouge[modifier | modifier le code]

Oriflamme
L'oriflamme d'Hugues Capet

La couleur rouge est la couleur de la bannière de l'abbaye de Saint-Denis élaborée en 1124 par Suger, « père de la patrie ». Ce rouge symbolise le martyr de saint Denis, premier évêque de Paris[1]. Les comtes du Vexin la portaient à la guerre en tant qu'avoués de cette abbaye royale fondée par Dagobert Ier. Quand, en 1077, Philippe Ier réunit le Vexin français au domaine royal, le roi hérite de cette charge de porte drapeau et de défenseur militaire de l'abbaye. Le gonfalon rouge, porté par le dapifer, figurera désormais au côté de la propre bannière de France. Usurpé par les prétendants anglais au trône de France, le port de la bannière de saint Denis est abandonné par Charles VII au profit de l'étendard de saint Michel[2].

La bannière de saint Denis est appelée dès les alentours de 1170 « oriflamme », du nom de l'étendard que la Chanson de Roland attribue à Charlemagne. Plus qu'une légitimité à succéder aux carolingiens, l'oriflamme devient le signe de la mission divine du roi capétien. Une oraison funèbre[3] écrite en 1350, reprise par une Chronique universelle du début du XVe siècle, mentionne la légende que Clovis l'a reçue de Dieu[4].

La Vraie Croix portée par Saint Georges
Les Français arboreront une croix rouge sur fond blanc pendant les croisades. Le drapeau sera confisqué en 1283 aux Gallois et arborée par les Anglais ensuite.

Le 13 janvier 1188, lors d'une entrevue à Gisors, l'archevêque latin de Tyr exhorte le roi de France Philippe II, le roi d'Angleterre Henri II et le comte de Flandre Philippe Ier à secourir la Terre sainte. Une nouvelle croisade est organisée. Il est convenu que les Français arboreront une croix rouge sur fond blanc, les Anglais une croix blanche sur fond rouge, et les Flamands une croix verte sur fond blanc[5].

Denier de Gènes émis à partir de 1139. L'avers, comme sur le genovino, montre l'insignia cruxata comunis Janue, qui figure à partir de 1218 en rouge sur le champ blanc du drapeau de la ville.

Cependant, aucune de ces bannières ne véhiculent alors de signification nationale. La croix rouge est un insigne du Christ et d'une mission que la tradition attache au souvenir du pape Gélase armant les cités contre l'envahisseur ostrogoth, l'arien Théodoric[6]. La porter est un honneur auquel chaque militaire peut prétendre en formant un vœu. Identifiée à saint Georges combattant le dragon, elle avait déjà été brandie en juin 1063 pour encourager les troupes de Roger de Hauteville à la bataille de Cerami face aux Sarrazins de Sicile[7]. La bannière de Saint Georges apparait de nouveau en décembre 1096 à la bataille d'Alcoraz contre les Maures d'Al Andalus puis deux ans plus tard au siège d'Antioche.

Elle est adoptée par plusieurs des communes qui se développent dans la plaine cisalpine[8] comme signe de la légitimité de leur franchise face à l'Empereur. Milan en fait une de ses bannières, son Vexillum publicum, arboré au carroccio de 1160[9]. Quand à Gisors le pape la transmet au roi Philippe, l'intention du premier est donc clairement d'inscrire le second dans ce qui deviendra le parti guelfe. Être pour la croisade, c'est aussi être pour le pape. Les navires génois, qui transportent les croisés, arborent la croix de Saint Georges. En 1218, l'insignia cruxata comunis Janue, (enseigne à la croix de la Commune de Gênes), est pavoisée dans la cité de Vintimille conquise et devient l'emblème de la République maritime.

C'est donc à quelle puissance reviendra l'honneur de porter l'étendard de Saint Georges. Après avoir capturé le 22 juin 1283 dans les tourbières du mont Bera (en), le dernier prince des Galles indépendantes, David ab Gruvuz en fuite depuis la défaite du pont sur l'Irvon, puis l'avoir exécuté hanged, drawn and quartered à Shrewsbury le 3 octobre, le roi d'Angleterre Edouard organise pour lui et sa famille à Londres un triomphe qui se déroule en mai 1285. Au cours des cérémonies, est exposée à Westminster, parmi les autres regalia du défunt roi gallois Léolin l'Ultime que l'abbé de Cymer (de) Huw ab Izhel avait remises deux ans plus tôt au vainqueur, la « couronne du roi Arthur » et la croix de Nuz (en), réputée être du bois de la Vraie Croix. C'est alors que la croix rouge, symbole de la Vraie Croix toute entière, est choisie par l'Angleterre à son tour[10]. L'Ordre de la Jarretière[11], créé vers 1348, la diffuse comme l'emblème de sa puissance étendue sur le Pays de Galles et l'Écosse, assujettie en 1296 à la suite de la bataille de Dunbar et le transfert à Westminster de la Pierre du destin.

Or ces deux pays vont devenir des pièces dans le jeu politique de la France en lutte contre son « ennemi héréditaire ». En 1326, le roi de France Charles le Bel, qui avait pourtant participé deux ans plus tôt à une expédition contre l'Écosse, conclut avec elle le traité de Corbeil qui renouvelle l'Auld Alliance. En 1335, son successeur Philippe de Valois envoie à son alliée une armée commandée par Raoul de Brienne. En vertu du traité de 1213 signé entre Philippe Auguste et Léolin le Grand, le roi de France Charles le Sage soutient de 1363 à 1372 les prétentions d'Yvain Main Rouge sur le royaume de Galles. Dès le début de la guerre de Cent Ans, les villes gasconnes se ralliant au Prince Noir arborent la croix de Saint Georges. Quand quatre-vingt-deux ans plus tard, le 1er décembre 1420, les Anglais s'emparent de Paris, de Saint-Denis et de son oriflamme, le rouge de la croix de Saint Georges, que portaient les français deux siècles et demi plus tôt, est fixé définitivement comme la couleur de l'ennemi des fidèles au Dauphin. Repliés à Bourges, ceux-ci choisissent alors d'arborer une croix blanche et de se donner pour patron Saint Michel.

Les galères

Le rouge fleurdelysé d'or a été choisi comme étendard des galères royales alors que les vaisseaux royaux arboraient le blanc ou parfois le blanc fleurdelysé d'or.

Bleu[modifier | modifier le code]

Sainte Vierge endeuillée dans son manteau cendré - Spolète, fin du XIIe.
La même recouvrant les fidèles de son manteau désormais bleu. La tunique est traditionnellement rouge.
Memmi, Orvieto, mi XIVe.
Le pallium chrétien

Dès l'Antiquité, le rejet de la toge pour le pallium (« a togo ad pallium ») signe le vœu de se retirer du monde. Tertullien[12] instaure cette coutume dans la tradition chrétienne. À partir du XIIe siècle, apparaissent de nouveaux pigments, le pastel pour les vêtements, l'outremer véritable pour la peinture, dont l'emploi est un signe de richesse tant sa fabrication est coûteuse. Ce n'est qu'alors que le bleu cosmique est associé au manteau des saints, peut être par opposition à la pourpre de la toge impériale. L'azur devient un symbole de grandeur spirituelle.

C'est la couleur du manteau de la Vierge, qui abandonne ses vêtements de deuil sombres[1] peints jusqu'alors en noir ou gris foncé. C'est également celle qui est désormais attribuée à la chape de Saint Martin.

À l'époque carolingienne, la tradition est déjà établie que cette relique, dont aucune source directe antérieure au XIIe siècle ne précise la teinte[13], est utilisée comme palladium par Clovis[14]. Si elle a été portée par les rois mérovingiens dans la guerre quasiment comme un artifice magique[15], elle le sera par les capétiens au moment du sacre. C'est la raison pour laquelle ils portent un manteau à fond bleu au cours de cette cérémonie.

Le bleu de France

C'est donc au début du règne des capétiens que la chape de Saint Martin se colore en bleu. Le bleu est ainsi intimement associé aux rois de France et figure très tôt dans leurs armoiries fleurdelisées[16], dont l'usage militaire apparait au XIIe siècle[17]. Revêtir la chape de Saint Martin est le symbole de la légitimité que confère l'Église au roi, en particulier au moment du sacre, et réciproquement de la politique de la France capétienne, « fille aînée de l’Église », s'appuyant sur les évêques et le pape.

La couleur d'azur est en particulier celle des armes des branches cadettes de la famille royale, par exemple celles de Raoul Ier de Vermandois, « échiqueté d'or et d'azur »[18], entre 1135 et 1145.

Blanc[modifier | modifier le code]

Croix blanche de Saint Michel, opposée à la croix rouge des Anglais, sur fond bleu, couleur de la chape de Saint Martin et des capétiens. La guerre de Cent Ans l'érige en drapeau militaire de la France.
Croix de Saint Michel

Les croisades instaurent la coutume de se distinguer au combat par des croix de couleurs différentes, croix qui pour des raisons pratiques se réduisent bien souvent à des doubles sautoirs. À la croix guerrière, est associée la figure de Saint Michel « capitaine des armées célestes ». Invoquer pour son camp l'archange combattant Satan est une manière d'insulter son ennemi sinon de l'envoyer symboliquement au diable. À partir de 1300, au cours des campagnes de Flandre, les armées royales prennent l'habitude d'arborer sous l'invocation de Saint Michel une croix blanche, d'abord en bande ou en croix latine[19]. À la bataille de Mons-en-Pévèle en 1304, la tactique prévaut sur le symbole, la couleur sur la forme, et les chevaliers français se ceignent avant de partir au combat d’écharpes blanches de rencontre pour servir de signe de ralliement juste avant la charge.

La guerre de Cent Ans est l'occasion d'exalter le symbole de la croix blanche, opposée à la croix rouge d'Angleterre. En 1355, Jean Ier d'Armagnac, exige de ses soldats de porter une croix blanche sur la frontière de Guyenne[20]. Durant l'été 1417, devant la menace des troupes anglaises d'Henri V qui combattent avec l'emblème de la croix rouge, les habitants d'Orléans en état de prendre les armes reçoivent l'ordre de porter notamment une heuque bleue marquée sur la poitrine d'une croix blanche[21].

En 1418, le dernier fils de Charles VI, devenu le dauphin l'année précédente, adopte sur ses étendards l'image de saint Michel armé terrassant le dragon et fait de l'archange le protecteur de la France[22]. L'emblème des combattants français est dès lors appelé la croix blanche de saint Michel (symbole de lumière opposé au rouge sang) et, réciproquement, l'archange fut représenté avec cette croix[23]. Cette opposition entre croix rouge anglaise et croix blanche française s'insinue dans les conflits annexes, comme celui entre Armagnacs et Bourguignons : les seconds, alliés des anglais, portent le sautoir écoté rouge sur fond blanc, tandis que les premiers, farouchement opposés aux Anglais, reprennent la croix blanche et l'écharpe assortie[22]. En 1449, Mauléon est prise aux partisans des Plantagenêt et ses défenseurs doivent pour leur soumission troquer leurs croix rouges avec des croix blanches[24]. En 1451, le croix blanche de Saint Michel apparait dans le ciel de Bayonne conquise[25], le 20 août[26], lendemain de bataille, et convainc les vaincus de changer leurs couleurs et rallier le parti Valois.

Symbole de sainteté

Dès la naissance de l'héraldique, à la fin du Moyen Âge central, le métal argent se confond avec l'acier de l'écu, c'est-à-dire une absence de couleur. Lancelot, parce qu'il est de père inconnu, est le « chevalier aux blanches armes ». Cette naissance le place hors des querelles familiales que tranche le combat ordalique et en fait un candidat au titre de « champion de Dieu », finalement remporté par Perceval. Le jugement de Dieu ne peut que lui donner la victoire, qu'il remporte à tous coups tant qu'il n'agit pas par passion pour un intérêt terrestre.

L'étendard de la Pucelle au sacre du « gentil dauphin». « Il avoit esté a la peine, c'estoit bien raison qu'il fust a l'honneur. »[27]

Cette expression de l'élévation au-dessus de la condition humaine se retrouve dans la fourrure d'hermine, réservée au clergé. Elle s'affiche sur le blason du Royaume de Jérusalem et depuis 1808 celui du pape. Tous deux transgressent les règles ordinaires par l'enquerre d'un motif d'or sur l'argent.

C'est le choix que fait en 1429 Jeanne d'Arc pour sa bannière. Sur ordre de voix qu'elle attribue à Sainte Marguerite et Sainte Catherine, elle fait faire par un peintre de Tours un étendard blanc sur lequel figure au milieu Dieu tenant l'orbe entouré de deux anges[27], l'étendard du « Roy du ciel »[27]. Sur le conseil de clercs[27], la devise franciscaine « Jésus Marie » y est inscrite sur le côté[28]. Comme Dieu soutient le parti français, il est fleurdelysé d'or[28].

Signe du commandement royal

Sur les tuniques et les étendards, la croix blanche de Saint Michel devient le symbole de l'armée française et le reste jusqu'à la Révolution.

Le 1er octobre 1544, François Ier, tirant les leçons de la bataille de Cérisoles, procède à une réforme de l'infanterie en créant la charge de colonel général sous le commandement unique duquel sont placées toutes les compagnies franches[29], qui étaient, aux côtés des Cent-Suisses et des troupes de garnison, les seules unités de fantassins (la Garde écossaise et les compagnies d'ordonnance sont montées). Elles étaient composées de conscrits enrôlés par les milices municipales et mises à disposition du roi en échange d'une exemption de taille pour ses soldats. À ce titre, ces « bandes » portaient des étendards propres.

Coligny ajoute à sa fonction de colonel général, que le roi Henri II lui confie le 29 avril 1547, celle de nommer les capitaines de compagnies[29]. Il crée alors deux « compagnies colonelles », qui sont entièrement recrutées et dirigées par ses lieutenants[29]. En 1552, Andelot succède à son aîné nommé Amiral et procède à une réorganisation qui aboutit en 1558, à travers un intérim exercé par Montluc, à la création des régiments[29]. Ceux-ci sont des réservoirs administratifs rassemblant derrière une compagnie colonelle commandée par un lieutenant colonel[29] un nombre de bandes variable selon le moment, dont l'ordre de bataille est adapté selon les circonstances. Les bandes conservent leurs enseignes à l'origine des drapeaux d'ordonnance des régiments et les compagnies colonelles, ou premières compagnies, arborent réglementairement un drapeau blanc[29], le drapeau colonel.

À la différence des régiments de cavalerie, qui adopteront le plus souvent sous Louis XIV un motif de soleil d'or, les régiments de troupes de ligne adoptent tous la croix blanche, qui est, avec le drapeau entièrement blanc de leurs colonels, leur seul point commun.

Les Six Grands Vieux Corps
Le même modèle est conservé pour les drapeaux des nouveaux régiments, par exemple :
Panache blanc

Le blanc est la couleur traditionnellement associée à la monarchie française, à tel point qu'après la Révolution, elle incarnera le monarchisme traditionnel. Cette association ne date que de la fin du XVIe siècle, même si elle continue une série de traditions plus anciennes. Elle provient de l'adoption par Henri IV de l'écharpe blanche (le fameux panache blanc) comme signe distinctif des armées royales par opposition à celles, rouges ou vertes, des Espagnols et des Lorrains. Il faisait en fait de la couleur du parti huguenot, auquel il avait appartenu avant son accession au trône, celle de la France. Ses successeurs prendront soin de taire cette origine protestante pour insister au contraire sur son caractère catholique[30].

Après les guerres de Religion et la décision d'Henri IV d'adopter le blanc huguenot comme couleur de ralliement, l'écharpe puis le drapeau blanc devinrent les symboles du royaume de France. Le blanc était plus spécifiquement la couleur du commandement militaire, les officiers ayant des écharpes plus voyantes afin d'être repérables par leurs hommes. Les colonels des régiments avaient des drapeaux blancs à croix blanche (adaptation des drapeaux d'ordonnance de leur unité où les quartiers de couleur étaient remplacés par des quartiers blancs). Commandant suprême des armées, le roi était accompagné d'un drapeau blanc sur les champs de bataille. Le blanc a ainsi été d'Henri IV à 1790 la couleur du drapeau royal[31] Les successeurs d'Henri IV, luttant contre le particularisme religieux des protestants, turent cette origine pour donner au blanc une nouvelle signification. La couleur humble et pure des huguenots était ainsi remplacée par celle de la vierge Marie, sous la protection de laquelle Louis XIII plaça le royaume[30].

Pavillon de marine moderne

Couleur militaire, le blanc fut réservé à partir de 1638 aux vaisseaux de guerre de la marine royale. Les galères utilisaient des pavillons rouges. Les navires marchands devaient se contenter des drapeaux bleus à la croix blanche surnommés alors « ancien pavillon de France ». C'est un de ces anciens pavillons, arboré par le bateau de Samuel de Champlain qui donna naissance au drapeau du Québec.

Naissance du drapeau : l'association des trois couleurs[modifier | modifier le code]

Les couleurs de Paris[modifier | modifier le code]

Au milieu du XIVe siècle, Étienne Marcel (riche drapier devenu prévôt des marchands de Paris) adopta comme couleurs le bleu et le rouge, qui devinrent alors la marque de ses partisans et de l'Échevinage[33]. Maître de la capitale, il profita de la captivité du roi Jean le Bon pour tenter d'imposer des réformes au dauphin Charles de manière unilatérale. Le 22 février 1358, il prit d'assaut le palais royal de l'île de la Cité avec ses hommes, qui massacrèrent deux maréchaux du dauphin sous les yeux de celui-ci ; Marcel mit alors son chaperon bleu et rouge sur la tête du jeune régent devenu son otage. Après la mort du prévôt, le bleu et le rouge se confondirent avec les couleurs du blason parisien modifié par le roi (le chef fleurdelysé placé définitivement au-dessus de la nef d'argent à partir du sceau de 1426)[33].

Sacre de Philippe-Auguste, des Grandes Chroniques de France de Charles V, XIVe siècle, qui retracent l'histoire des rois de France. Les enluminures ont une bordure tricolore.

Une caractéristique des productions de l'Île-de-France du XIVe siècle[modifier | modifier le code]

De nombreux manuscrits comportent des miniatures avec un encadrement tricolore, caractéristique des productions de l'Île-de-France du XIVe siècle. Les trois couleurs associées sont par ailleurs les couleurs du roi de France depuis le Moyen Âge.

Le parchemin Les Décades de Tite-Live[34], traduit par Pierre Bersuire et illustré par l'atelier du « Maître des boqueteaux » au milieu du XIVe siècle raconte l'histoire de Rome. Il s'agit de la traduction de Tite-Live que Jean le Bon confia à Bersuire, prieur de Saint-Eloi de Paris, et qu'il exécuta de 1352 à 1359. Le manuscrit comporte 109 miniatures dont l'encadrement tricolore caractérise les productions de l'Île-de-France du XIVe siècle. Elles se raccordent plus ou moins bien au texte et représentent en fait un tableau de la société française de cette époque. En effet, les types de vêtements et d'armures sont caractéristiques du règne de Charles V (1364-1380).

Les armoiries du Royaume de France utilisées jusqu'à la Révolution. Le blason de Navarre y figure depuis qu'Henri, roi de Navarre, était devenu roi de France sous le nom d'Henri IV.

Les couleurs du roi de France depuis le Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Plusieurs rois de France ont utilisé le bleu, le blanc et le rouge associés dans leur livrée. C'est par exemple le cas de Charles V ou de Charles IX. D'autres, comme Charles VII utilisaient des combinaisons proches de celle-ci où le vert remplace le bleu. À partir d'Henri IV (1589-1610), le personnel domestique placé sous l'autorité du roi de France fut habillé d'une livrée blanche ornée de bleu et de rouge. Les Gardes-Françaises, créés pour assurer la sécurité du roi, avaient en effet adopté les trois couleurs sur leur uniforme et l'emblème de leur régiment. Elles les conservent après la Révolution, en devenant la Garde nationale.

Henri IV avait même recommandé les trois couleurs (bleu, blanc, rouge) aux ambassadeurs des Provinces-Unies, indépendantes de fraîche date, qui en ont fait leur drapeau. Le rouge fut toutefois initialement remplacé par l'orangé, couleur de la Maison d'Orange, avant de réapparaître parmi les couleurs néerlandaises.

À partir d'Henri IV, chaque souverain de la dynastie des Bourbons se titrait « roi de France et de Navarre » et utilisait un écu mi-parti bleu et rouge aux armes des deux royaumes.

Les couleurs d'Outre-Mer[modifier | modifier le code]

Les couleurs de la Nouvelle-France en Amérique du Nord[modifier | modifier le code]

À la fin du XVIIIe siècle, les soldats britanniques et les miliciens américains portaient une cocarde noire, notamment contre les défenseurs français du Canada durant la guerre de Sept Ans. Avec la Déclaration d'Indépendance des États-Unis, les insurgés gardèrent la même cocarde, mais à l'arrivée en 1780 des troupes de Rochambeau utilisant la cocarde blanche, il fut convenu avec Washington que les troupes alliées porteraient une union cockade noire et blanche.

Selon Michel Pastoureau, jusqu'en 1789, le bleu et rouge ne représentait que marginalement la ville de Paris, pour laquelle on utilisait beaucoup plus le rouge et tanné (rouge-marron). La combinaison du bleu du blanc et du rouge avait connu un regain de faveur depuis que la France avait aidé les États-Unis à obtenir leur indépendance (les couleurs de la nouvelle nation reprenant celles de la Grande-Bretagne). À partir des années 1770 en France et en Europe, tous les sympathisants de la cause des libertés arborèrent du tricolore, tout comme à la cour.

Un siècle plus tard, les insignes des avions britanniques sont copiés sur les cocardes françaises (en inversant les couleurs), tandis que les drapeaux de New York et de certains États s'inspireront du tricolore de l'Hexagone.

Pour autant, la naissance du drapeau français reste un sujet mal étudié et controversé[35].

Monarchie constitutionnelle, République, Ier Empire[modifier | modifier le code]

Les cocardes révolutionnaires[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Cocarde tricolore.

Le dimanche 12 juillet 1789, dans les jardins du Palais-Royal, Camille Desmoulins prit une feuille verte et la plaça à son chapeau. Il incita la foule à en faire autant : ce geste signifiait une mobilisation générale. Rapidement, on s'aperçut que le vert était la couleur du très impopulaire comte d'Artois (futur Charles X) et on s'empressa de remplacer les cocardes vertes par des cocardes de différentes couleurs, souvent blanches ou rouges. Après la prise de la Bastille, les cocardes bleu et rouge devinrent populaires parce qu'elles étaient celles de la garde municipale parisienne. On a dit aussi que deux Gardes-Françaises avaient été portés en triomphe dans tout Paris pour avoir été les premiers à pénétrer dans la Bastille : leur uniforme était tricolore.

Durant la Révolution, les combattants de Paris arboraient donc une cocarde bleu et rouge, couleurs de la ville. Quelques jours après la prise de la Bastille, La Fayette eut l'idée d'intégrer le blanc (symbole à l'époque du royaume de France) dans cette cocarde qui remporta tout de suite un vif succès. Il est possible que La Fayette, qui venait de combattre aux côtés des insurgés américains, vit dans les trois couleurs une réminiscence de la cocarde américaine avec laquelle il avait combattu. Le vendredi 17 juillet 1789, Louis XVI se rendit à l’hôtel de ville de Paris où il reçut la cocarde tricolore au milieu de la Révolution en armes. Il est possible que l'association du bleu-rouge et du blanc signifiait, en ce jour, la reconnaissance par le roi de la garde municipale parisienne comme unité officiellement reconnue des forces armées de la France.

Les couleurs bleu, blanc, rouge étaient depuis longtemps employées ensemble ou séparément comme symbole de l'autorité de l'État en France. Mais une cocarde n'était qu'un signe d'appartenance à une unité militaire : ce n'était pas encore un emblème national.

Dans les textes de 1789, le blanc n'est pas désigné comme couleur du roi mais comme couleur de la France ou du royaume. Ce n’est que plus tard que cette couleur a été désignée comme couleurs du roi (la couleur du royaume étant celle du roi). Le blanc était considéré comme la couleur française et non pas celle du roi, la preuve en est que la République, en 1792, ne songea même pas à supprimer le blanc des trois couleurs.[citation nécessaire]

L’Assemblée nationale dans son décret du 20 mars 1790 décida que « lorsque les officiers municipaux seront en fonction, ils porteront pour marque distinctive une écharpe aux trois couleurs de la nation : bleu, rouge et blanc »[36].

Les bannières tricolores[modifier | modifier le code]

La cocarde donna spontanément naissance à des drapeaux tricolores, le plus souvent à bandes horizontales, comme ceux blanc-rouge-bleu installés au-dessus de la tribune de la Fête de la Fédération le 14 juillet 1790.

Les deux premiers pavillons de marine tricolores[modifier | modifier le code]

Autoportrait de Jacques-Louis David (1794) — Musée du Louvre, Paris.

En 1765, les armateurs civils avaient obtenu officiellement le droit de faire flotter sur leurs bateaux le pavillon blanc du roi (celui des vaisseaux de guerre) au lieu de leurs nombreux drapeaux bleu et blanc ; ainsi pour la première fois dans l'histoire, tous les bâtiments d'un même pays — qu'ils soient marchands ou militaires — purent arborer un même pavillon national[37].

En octobre 1790, l'assemblée constituante se pencha sur la nécessité ou non de créer un nouveau pavillon national. Les traditionalistes voulaient conserver le pavillon blanc ancré dans l'histoire de la marine et refusaient de copier le drapeau néerlandais. Le baron Jacques-Francois de Menou (futur général Abdallah Menou) défendit lui l'idée d'adopter un nouveau pavillon tricolore, et le marquis de Mirabeau appuya par principe le choix de ce qui était considéré comme les nouvelles couleurs nationales et celles de la liberté.

Le drapeau tricolore apparut aux armées à l'initiative du comte Henri de Virieu, représentant de la noblesse du Dauphiné aux États généraux. Il proposé à l'Assemblée nationale, le 20 octobre 1790, de charger le pavillon maritime d'un carton bleu, blanc, rouge afin « qu'à la couleur qui fut celle du panache d'Henri IV se joignît celle de la liberté reconquise » ; dans son sillage, le duc de Choiseul-Praslin proposa qu'une cravate analogue fût accrochée aux drapeaux de l'armée de terre[38].

Le 21 octobre, l'Assemblée décida que le pavillon national serait blanc avec un quartier tricolore (les détails furent renvoyés au comité de marine). L'ordonnance du 24 octobre 1790 créait : 1°) un pavillon de beaupré (pour les cérémonies officielles, à l'avant des navires de guerre) à trois bandes verticales rouge blanche et bleue, 2°) un pavillon ordinaire de poupe ; ce dernier était blanc, couleur de la France, et il portait un canton à trois bandes verticales rouge, blanche et bleue. Le canton rectangulaire était entouré d'un liseré blanc à l'intérieur et bordé à l'extérieur d'un liseré bleu à la hampe et rouge vers la partie flottante; ce second liseré était destiné à séparer les deux parties blanches du pavillon[37]. C'est le premier emblème national tricolore.

C'est pour un second pavillon national tricolore adopté le 15 février 1794 (décret du 27 pluviôse an II) que la disposition actuelle « bleu au mât, blanc au centre, et rouge flottant » a été imaginée. L'idée est due au peintre Jacques-Louis David. Ce changement de pavillon, qui devint effectif sur les vaisseaux à partir du 20 mai 1794 (1er prairial an II), avait été effectué à la demande des marins de la flotte de guerre. Ils menaçaient en effet de se révolter parce que le pavillon national de 1790 accordait trop de place à l'uniforme de leurs officiers (le blanc) et trop peu au leur (la tenue bleue à ceinture rouge).

Le pavillon de marine fut ensuite adopté comme drapeau national ; il était installé au palais des Tuileries quand le premier consul Bonaparte y prit résidence le 19 février 1800[39].

Les drapeaux militaires et l'uniformisation napoléonienne[modifier | modifier le code]

La Distribution des Aigles (1810), Jacques-Louis David

Les drapeaux de l'armée de terre dès 1791, comme ceux de la garde nationale à partir de 1789 (offerts par les quartiers de Paris), portent les trois couleurs, mais de diverses façons fantaisistes selon l'usage de l'époque. Ainsi, à la bataille du Pont d'Arcole, Napoléon Bonaparte brandit un étendard blanc ayant un faisceau du licteur doré au centre, et quatre losanges bleus et rouges dans les angles. Cette variété est conforme à la tradition des drapeaux. Elle est visible dès les origines (une cocarde, dont les couleurs étaient diversement superposées et non accolées dans un ordre uniforme).

Sous Napoléon Ier, les drapeaux des régiments avaient souvent une croix blanche cantonnée de rouge, de bleu ou de vert. Les dessins variaient d'un régiment à l'autre.

Une première uniformisation des drapeaux régimentaires date de 1804 : carré blanc sur la pointe au centre et triangles alternés bleus et rouges dans les coins, inscriptions dorées au centre. Ils portait le nom d'aigles, par référence à celles imitées de l'Empire romain qui couronnaient la hampe.

Le dessin à bandes verticales des pavillons est adopté pour les drapeaux de l'armée de terre en 1812, avec inscriptions dorées sur le blanc.

Comment s'est imposée la bannière tricolore[modifier | modifier le code]

La Restauration rétablit en 1814 le drapeau blanc.

En 1793, les couleurs dites nationales (bleu foncé, blanc et rouge) remplacent l'habit de l'infanterie de ligne. Voulant rompre avec les souvenirs napoléoniens, Louis XVIII, le 15 juillet 1815 supprime les régiments, crée des légions départementales qu'il habille en blanc et abolit la conscription. L'ordonnance du 23 octobre 1820 transforme les légions en 60 régiments de ligne et 20 légers et rend au fantassin l'habit bleu. Avec un pantalon bleu, l'infanterie combat en Espagne et en Morée. En 1829, est adopté le pantalon rouge pour débarquer à Alger en 1830.

Louis-Philippe, qui a combattu à Valmy et à Jemmapes, restaure en 1830 sous la Monarchie de Juillet le drapeau tricolore (ainsi que la cocarde). La hampe s'orne d'un coq.

La Révolution de 1848 pencha un moment pour le drapeau rouge, en référence au drapeau rouge arboré par la garde nationale en cas d’instauration de la loi martiale, invention de la Révolution française. Le drapeau rouge signe de la loi martiale fut utilisé le 17 juillet 1791 quand la Garde nationale ouvrit le feu sur une manifestation au Champ de Mars. Le drapeau symbole de la répression du peuple insurgé est repris par celui-ci comme emblème. Cette inversion de sens du drapeau rouge relève d’un processus classique de la création et de l’appropriation des symboles. Le groupe ou la population en question prend comme emblème le symbole même de sa répression. Le drapeau rouge a par la suite été choisi par les résistants au coup d’État de 1851, puis par la Commune de Paris en 1871 et par les bolchéviques lors de la révolution de 1917.

Cependant, le poète Lamartine (né le jour de l'adoption du nouveau pavillon) impose le drapeau tricolore comme drapeau de la Seconde République issue de la Révolution de 1848. Dans une harangue à la foule en 1848, le poète défendit le drapeau bleu-blanc-rouge, arguant qu'il « a fait le tour du monde avec la République et l'Empire, alors que le drapeau rouge n'a fait que le tour du Champ-de-Mars dans le sang du peuple ». Le coq ornant la hampe est abandonné pour le fer de lance, toujours repris depuis.

En 1873, le retour à la royauté échoua à cause du refus intransigeant du prétendant légitimiste au trône de France, Henri d'Artois, comte de Chambord, d’accepter le drapeau tricolore. Il exigeait au contraire le retour au drapeau blanc de l’Ancien Régime. Par le manifeste du drapeau blanc du 5 juillet 1871 réitéré par lettre le 23 octobre 1873, il refuse d'abandonner le drapeau blanc pour le drapeau tricolore, héritage de la Révolution, ruinant les espoirs d'une restauration monarchique rapide (« Henri V ne peut abandonner le drapeau blanc d'Henri IV »). Charles Maurras écrira plus tard : « il a été prêtre et pape de la royauté plutôt que roi. »

En Vendée, pays de tradition royaliste (légitimiste), il fallut attendre 1916 pour que le drapeau tricolore fût admis dans l'enceinte des églises (voir Union sacrée et Claire Ferchaud).

Évolution du drapeau[modifier | modifier le code]

Nom du
régime politique
Période Drapeau national Pavillon national Hampe Lois constitutionnelles et décrets
Monarchie XIIe siècle-XVIIe siècle Rien n'est fixé ; les rois, princes et capitaines utilisent chacun leurs propres enseignes et en changent souvent. La bannière fleurdelisée est ce qui se rapproche le plus d'un drapeau national stable.
Flag of France (XII-XIII).svg Flag of France (XIV-XVI).svg
indifférent
XVIIe siècle-1790 Rien n'est fixé, mais des patrons généraux s'imposent dans la pratique autour du drapeau blanc. Les colonels des régiments utilisent des drapeaux blancs à croix blanche et la marine de guerre utilise le pavillon blanc.
Royal Standard of the King of France.svg Naval Ensign of the Kingdom of France.svg
Monarchie constitutionnelle 1790 - 10 août 1792 Il n'y a pas de drapeau national Premier pavillon national : Adoption le 24 octobre 1790
Pavillon de beaupré: Flag of France (1790-1794).svg
Décret des 21-23 octobre 1790 : Le pavillon de France portera les trois couleurs nationales, suivant les dispositions et la forme que l'Assemblée nationale charge son comité de la marine de lui proposer.


Décret de l'Assemblée constituante des 24-31 octobre 1790 : est fixée la disposition des couleurs dans les différents pavillons des vaisseaux de guerre et des bâtiments de commerce : le rouge tenant au bâton, le blanc au milieu et le bleu à l'extrémité.


Décret du 5 juillet 1792 : l'art. 16 prescrit à tout homme résidant ou voyageant en France de porter la cocarde nationale ; toute autre cocarde est considérée comme un signe de rébellion, et tout individu qui s'est revêtu à dessein d'un signe de rébellion est puni de mort.

Première République 22 septembre 1792-18 mai 1804 Il n'y a pas de drapeau national Flag of France.svg Décret du 27 pluviôse an II (15 février 1794) : « le pavillon national sera formé des trois couleurs nationales, disposées en bandes verticalement, de manière que le bleu soit attaché à la gaule du pavillon, le blanc au milieu et le rouge flottant dans les airs ».
Premier Empire 18 mai 1804-1812 Le premier drapeau national arbore un grand carré blanc posé sur une pointe et cantonné de bleu et de rouge. Le pavillon national reste identique au modèle de 1794
Flag of France.svg
Aigle 1804, Ordonnance impériale uniformisant les drapeaux de tous les régiments.
Premier Empire 1812-6 avril 1814 Flag of France.svg Flag of France.svg Aigle 1812 Ordonnance impériale adoptant, pour les drapeaux des régiments, le modèle du pavillon national de 1794.
Première Restauration 6 avril 1814 - 1er mars 1815 Drapeau blanc Naval Ensign of the Kingdom of France.svg Lys Acte du Gouvernement provisoire du 13 avril 1814 : « Le Gouvernement provisoire, ouï le rapport du commissaire provisoire du département de la marine, arrête, le pavillon blanc et la cocarde blanche seront arborés sur les bâtiments de guerre et sur les navires du commerce. »
Cent-Jours 1er mars 1815 - 18 juin 1815 Flag of France.svg Flag of France.svg Aigle Décret du 9 mars 1815 : rétablissement du pavillon tricolore.
Décret du 13-21 mars 1815 : abolition de la cocarde blanche, de la décoration du Lis, les ordres de Saint-Louis, du Saint-Esprit et de Saint-Michel. Ordonne d'arborer la cocarde nationale et le drapeau tricolore.


Décret des 9-12 mai 1815 : toute personne convaincue d'avoir enlevé le drapeau tricolore placé sur un monument public est punie conformément à l'art. 257 c. pén. (art. 4), et les communes qui ne se sont point opposées à cet enlèvement seront poursuivies en exécution de la loi du 10 vend. an 4, relatif à la responsabilité des communes (art. 5).

Seconde Restauration (monarchie constitutionnelle) 8 juillet 1815 - 2 août 1830 Drapeau blanc Naval Ensign of the Kingdom of France.svg Lys Loi du 9 novembre 1815 : déclare séditieux l'enlèvement du drapeau blanc et le port de cocardes non autorisées par le roi.
Monarchie de Juillet (monarchie parlementaire) 9 août 1830 - 24 février 1848 Flag of France.svg Flag of France.svg Coq gaulois Ordonnance du 1er août 1830 : rétablissement des couleurs nationales.


Article 67 de la Charte constitutionnelle du 14 août 1830. - « La France reprend ses couleurs. À l'avenir, il ne sera plus porté d'autre cocarde que la cocarde tricolore ».

Deuxième République (République) 24 février 1848 - 5 mars 1848 En usage de février à mars 1848 Fer de lance Décret du 26 février 1848 : le drapeau tricolore est le drapeau national et les couleurs en seront rétablies dans l'ordre qu'avait adopté la République française.


Arrêté du 28 février 1848, signé du délégué de la République au Département de la Police, Marc Caussidière : « Le drapeau bleu-rouge-blanc doit être arboré sans délai sur les monuments et établissements publics ». Cet ordre des couleurs est celui de la fête de la Fédération et des cocardes de l'Empire.

Deuxième République (République) 5 mars 1848 - 2 décembre 1852 Rétablissement le 5 mars 1848 Rétablissement le 5 mars 1848 Fer de lance Décret du 5 mars 1848 : « Le pavillon, ainsi que le drapeau national, sont rétablis tels qu'ils ont été fixés par le décret de la Convention nationale du 27 pluviôse an II… En conséquence, les trois couleurs nationales, disposées en trois bandes égales, seront, à l'avenir, rangées dans l'ordre suivant: le bleu attaché à la hampe, le blanc au milieu et le rouge flottant à l'extrémité ».
Second Empire 2 décembre 1852 - 1er mars 1871 Dimensions 1/1/1 - Ratio 2:3 Dimensions 30/33/37 - Ratio 2:3 Aigle
Troisième République (République) 4 septembre 1870 - 10 juillet 1940 Dimensions 1/1/1 - Ratio 2:3 Dimensions 30/33/37 - Ratio 2:3 Fer de lance
Régime de Vichy[40] 10 juillet 1940 - 20 août 1944 Dimensions 1/1/1 - Ratio 2:3 Dimensions 30/33/37 - Ratio 2:3 Fer de lance
Gouvernement provisoire de la République française (République) 2 juin 1944 - 13 octobre 1946 Dimensions 1/1/1 - Ratio 2:3 Dimensions 30/33/37 - Ratio 2:3 Fer de lance
Quatrième République (République) 13 octobre 1946 - 27 septembre 1958 Dimensions 1/1/1 - Ratio 2:3 Dimensions 30/33/37 - Ratio 2:3 Fer de lance Article 2 de la Constitution. - « L'emblème national est le drapeau tricolore, bleu, blanc, rouge à trois bandes verticales d'égales dimensions. »
Cinquième République (République) Depuis le 28 septembre 1958 Dimensions 1/1/1 - Ratio 2:3 Dimensions 30/33/37 - Ratio 2:3 Fer de lance Article 2 de la Constitution. - « L'emblème national est le drapeau tricolore, bleu, blanc, rouge. »

Réglementation et usages[modifier | modifier le code]

Dimensions et couleurs[modifier | modifier le code]

Pendant longtemps, les trois bandes n'avaient pas la même largeur (en effet les bandes du drapeau de Paris n'étaient pas de même largeur et cela s'est conservé sur le drapeau révolutionnaire), et parfois le mât était du côté rouge, parfois du côté bleu. C'est sur une décision de Napoléon Bonaparte, sur conseil du peintre Jacques-Louis David[41], que la réglementation actuelle a été établie : les trois bandes doivent avoir la même largeur et le mât est toujours placé du côté de la bande bleue.

Comparaison du changement de teinte

Bien que toutes les lois définissent les couleurs du drapeau, elles ne précisent pas la nuance ; des habitudes ont été prises et instituées pour les drapeaux officiels. Le bleu drapeau plus sombre est ainsi parfois remplacé par un bleu plus vif que d'aucuns trouvent moins martial, et par un rouge plus clair, depuis Valéry Giscard d'Estaing (juin 1976)[réf. nécessaire], notamment pour les interventions télévisées du chef de l'État ou des membres du gouvernement. Les mairies, casernes et bâtiments publics sont en revanche souvent ornés de pavillons « bleu sombre ». L'Album des pavillons nationaux et des marques distinctives, édition du Service hydrographique et océanographique de la marine, indique que les couleurs officielles du drapeau français sont le bleu sombre et le rouge vif [42].

Couleur Consultez la documentation du modèle Bleu foncé Blanc Rouge foncé
HTML #051440 #FFFFFF #ec1920
RVB 05, 20, 64 255, 255, 255 236, 25, 32
Pantone Reflex Blue Safe Red 032
CMJN 100.92.43.52 0.0.0.0 0.95.87.0

Pour les unités et organismes du ministère de la Défense, les couleurs du symbole national sont fixées dans le document Couleurs de la Défense GAM-C (Édition 2006, page 79 C) : bleu-violet sombre (A503) ; blanc (A665) ; rouge orangé vif (A805). Ces couleurs font référence à la norme NF X 08-000.

Actuellement, le drapeau doit être 50 % plus long (battant) que haut (guindant) en proportion 3:2, et les bandes des trois couleurs sont de largeur égale. Les drapeaux de cérémonie sont carrés, les bandes des trois couleurs étant également de même largeur.
Le battant et le guindant des pavillons de marine sont également dans la proportion 3:2, mais les bandes des couleurs ont des largeurs respectives de 30:33:37 % du battant conformément aux dessins initiaux du peintre David, ce qui permet de les percevoir comme d'égales dimensions lorsque le pavillon flotte au vent.

Le drapeau qui flotte sous l'Arc de triomphe, à Paris, est le plus grand, il est de taille 1[réf. nécessaire]. Un drapeau de taille 2 est deux fois plus petit, un drapeau de taille 13, treize fois plus petit, c'est la taille la plus courante utilisée dans les administrations et armées.
Seize tailles de pavillons nationaux sont nomenclaturés dans la marine.

Drapeau souvent utilisé pour les interventions télévisées

On remarque parfois en France, à la télévision, que la bande blanche du drapeau placée derrière un locuteur est nettement plus étroite que les bandes colorées[43] (pendant les allocutions du président de la République par exemple). Cela est fait pour compenser un cadrage resserré qui ne laisserait autrement voir que du blanc à l'écran.

Il y a souvent confusion entre drapeau et pavillon. Le pavillon, terme de marine, est toujours « frappé » sur une drisse et les trois couleurs ne sont pas de même largeur alors que le drapeau peut être fixée à demeure sur une hampe ou être aussi frappé sur une drisse et les trois couleurs sont de même largeur.

Cadre légal[modifier | modifier le code]

Textes législatifs anciens[modifier | modifier le code]

Voir paragraphe : Évolution du drapeau

Textes législatifs en vigueur[modifier | modifier le code]

Les constitutions de 1946 et de 1958 (article 2) officialisent le drapeau tricolore comme emblème national de la République.

L'article L322-17 du Code de justice militaire incrimine l'outrage au drapeau ou à l'armée ; mais il ne concerne que les militaires[44].

En 2003, la Loi pour la sécurité intérieure créait, dans son article 113, un délit d'outrage public à l'hymne national ou au drapeau tricolore, punissable de 7 500 € d'amende (et 6 mois d'emprisonnement si le délit est commis en réunion). Le Conseil constitutionnel, saisi par 60 députés et 60 sénateurs, a émis une réserve d'interprétation à cette disposition, considérant « que sont exclus du champ d'application de l'article critiqué les œuvres de l'esprit, les propos tenus dans un cercle privé, ainsi que les actes accomplis lors de manifestations non organisées par les autorités publiques ou non réglementés par elles »[45], afin de concilier cette incrimination, jugée suffisamment claire et précise[46], avec « la garantie des libertés constitutionnellement protégées »[47]. Ce délit ne trouverait donc à s'appliquer que dans le cas « des manifestations publiques à caractère sportif, récréatif ou culturel se déroulant dans des enceintes soumises par les lois et règlements à des règles d'hygiène et de sécurité en raison du nombre de personnes qu'elles accueillent ». De plus, la peine d'amende ne revêt, pour le juge constitutionnel français, aucun caractère manifestement disproportionné. Dans le cadre d'une manifestation indépendantiste, ce délit peut être considéré comme une atteinte à la défense nationale.[réf. nécessaire] Commis par un militaire, il est réprimé par le Code de justice militaire[réf. nécessaire] (5 ans d'emprisonnement, destitution ou perte du grade pour les officiers).

La loi est aujourd'hui en vigueur, et ce délit se trouve à l'article 433-5-1 du Code pénal français.

La loi protège les œuvres de l'esprit. Mais à la suite d'un fait divers révélé le 21 avril 2010, l'appareil législatif est remis en question. Une photographie montrant un homme en train de s'essuyer le postérieur avec le drapeau français a été réalisée – et primée – dans le cadre d'un concours sur le thème de « Politiquement incorrect », organisé par la Fnac de Nice du 6 au 18 mars 2010. Le cliché a été publié dans le journal Métro le 19 mars qui a relaté cet événement local sans en être partenaire. Des associations d'anciens combattants ayant exprimé leur indignation, la garde des Sceaux « Michèle Alliot-Marie a demandé que des poursuites pénales soient engagées contre cet acte inadmissible », a déclaré Guillaume Didier, porte-parole du ministère de la Justice. « On peut penser qu'il y a déjà en l'état actuel du droit des moyens juridiques pour sanctionner un acte aussi intolérable contre le drapeau français », a-t-il ajouté. Mais le droit actuel se révèle être lacunaire sur ce point. La ministre de la Justice envisage de prendre un décret visant à sanctionner les outrages aux symboles de la Nation, quels qu'ils soient, réfléchit à la création par décret d'une contravention de 5e classe qui permettrait, tout en respectant les exigences du Conseil constitutionnel, de faire évoluer rapidement notre droit pour sanctionner ce type de comportement. « La question qui est posée est celle de savoir quelle est la limite de l'art, de la provocation, de la liberté d'expression », a déclaré Frédéric Vézard, directeur de la rédaction de Metro France[48].

Quelques mois plus tard est publié le décret no 2010-835 du 21 juillet 2010 relatif à l’incrimination de l’outrage au drapeau tricolore[49], qui punit d’une contravention de 5e classe (jusqu'à 1 500 € d’amende, le double en cas de récidive) « le fait, lorsqu’il est commis dans des conditions de nature à troubler l’ordre public et dans l’intention d’outrager le drapeau tricolore :

  1. De détruire celui-ci, le détériorer ou l’utiliser de manière dégradante, dans un lieu public ou ouvert au public ;
  2. Pour l’auteur de tels faits, même commis dans un lieu privé, de diffuser ou faire diffuser l’enregistrement d’images relatives à leur commission. »

La France rejoint ainsi la liste des pays pour lesquels l'outrage au drapeau fait l'objet d'une incrimination spécifique[50].

Le 25 juillet 2010, la Ligue des droits de l'Homme s'inquiète dans les colonnes du Monde des limites que pose ce décret à la liberté d'expression et de création[51] et décide le 27 septembre 2010 de saisir le Conseil d'État « pour faire juger l’anticonstitutionnalité de ce décret »[52].

Protocole et étiquette[modifier | modifier le code]

Ces règles sont communément admises au niveau international. Le drapeau tricolore flotte sur tous les bâtiments publics. Traditionnellement sur les façades des grandes mairies françaises, il flotte auprès du drapeau européen et régional. Les honneurs lui sont rendus selon un cérémonial très précis. Lorsque le président de la République s'exprime publiquement, le drapeau français est souvent placé derrière lui. En fonction des circonstances, on trouve aussi le drapeau européen ou le drapeau d'un autre pays.

Déploiement lors des cérémonies officielles[modifier | modifier le code]

Le drapeau est déployé dans la plupart des cérémonies officielles, qu'elles soient civiles ou militaires, lors des commémorations nationales. La soprano américaine Jessye Norman, fréquemment appelée à se produire lors d'événements publics ou de cérémonies, a célébré en juillet 1989 le bicentenaire de la Révolution française sur la place de la Concorde à Paris, en chantant La Marseillaise, drapée dans une robe aux couleurs du drapeau français imaginée par le styliste d'avant-garde Jean-Paul Goude.

Honneurs funèbres[modifier | modifier le code]

Drapeaux en berne[modifier | modifier le code]

Le drapeau est hissé jusqu'en haut du mât, puis abaissé de l'équivalent de la hauteur du drapeau (comme si le drapeau invisible du défunt était fixé au-dessus du drapeau), quand on abaisse le drapeau on fait de même, c'est-à-dire que l'on remonte le drapeau jusqu'en haut avant de le descendre. À l'intérieur, avec une hampe trop courte pour permettre la mise en berne, ou si drapeau est porté, on met une boucle de crêpe noir - une cravate - fixée au sommet de la hampe, et dont les volants tombent vers le sol.

Selon l'article 47 du décret no 89-655 du 13 septembre 1989 relatif aux cérémonies publiques, préséances, honneurs civils et militaires[53] : « Lors du décès du président de la République, les drapeaux et étendards des armées prennent le deuil ; les bâtiments de la flotte mettent leurs pavillons en berne ».

Drap mortuaire[modifier | modifier le code]

Le côté que l'on fixe à la drisse (le guindant) se trouve à la tête du cercueil et le canton d'honneur au-dessus de l'épaule gauche du défunt.

Par les circulaires no 338 du 17 septembre 1965, no 423 du 10 octobre 1957, et no 77530 du 3 août 1977 du ministère de l’intérieur, le privilège de recouvrir un cercueil d'un drap tricolore en lieu et place du drap noir, si la famille en exprime le désir, a été accordé et réservé aux militaires titulaires de la carte du combattant ou de la carte du combattant volontaire de la Résistance. En juin 1999, un accord a été donné par le ministre de l’Intérieur, Jean-Pierre Chevènement, pour l'extension de ce privilège aux titulaires de la médaille de la Reconnaissance de la Nation (ex. TRN). Par ailleurs, il a été décidé de conférer le même honneur aux anciens réfractaires au STO (Service du travail obligatoire)[54].

La famille du défunt doit le signaler à l'entreprise de pompes funèbres qui se chargera, de fournir et poser le drapeau tricolore sur le cercueil et éventuellement le coussin pour les décorations. Elle doit aussi contacter l'association, dont le défunt était adhérent, afin qu'elle envoie une délégation et le porte-drapeau.

Disposition[modifier | modifier le code]

Entrée vers le palais des Nations à Genève, le siège européen de l'ONU.

Le drapeau de la France doit toujours être mis tête en haut. Le faire tenir à l'envers est un signe de détresse (en mer par exemple) ou est considéré comme une marque d'irrespect.

  • Présence de deux drapeaux : sur des hampes croisées, le drapeau qui se trouve à la place d'honneur est situé à droite (à gauche de l'observateur). L'autre drapeau est à gauche (à droite de l'observateur).
  • Trois drapeaux : la place d'honneur est au centre.
  • Plus de trois drapeaux : ils sont disposés en file indienne sur des mâts distincts et d'égale hauteur. La place d'honneur est au bout de la file, à la gauche de l'observateur, puis les autres drapeaux se présentant dans l'ordre alphabétique de leur nom s'ils sont de même rang (voir infra l'ordre de préséance). Si les mâts sont disposés de telle façon que celui du centre est plus haut, le drapeau d'honneur y sera hissé. Il en va de même sur une façade, sur un toit, etc.

Deux drapeaux ne sont jamais arborés sur un même mât, l'un au-dessus de l'autre. Ce serait une marque de domination pour le drapeau en position supérieure et d'infériorité voire d'irrespect pour le drapeau en position inférieure.

Ordre de préséance[modifier | modifier le code]

Le drapeau national tricolore a la préséance sur tous les autres sur le territoire de la République française (Drapeau de la France > Drapeau européen).

Les grands ensembles n'ont pas forcément préséance : les drapeaux de même rang ont droit aux mêmes marques d'honneur. Ils doivent être de dimensions identiques et être hissés à la même hauteur.

Les drapeaux actuels ont toujours préséance sur les drapeaux historiques, y compris dans un lieu historique précis.

Selon le lieu[modifier | modifier le code]

Pavoisement du chœur de la cathédrale Notre-Dame de Strasbourg à l’occasion de l’anniversaire de la libération de la ville.
  • Dans une salle ou lors d'une réunion : à l'intérieur ou à l'extérieur, le drapeau doit être fixé au mur à une hauteur convenable, soit à l'arrière ou au-dessus du président, du conférencier, soit à l'endroit le plus honorifique. Le côté que l'on fixe à la drisse se place à la gauche de l'observateur ou au-dessus ; le canton d'honneur est à la gauche de l'observateur, que le drapeau soit déployé horizontalement ou verticalement.
  • Attaché à une hampe : à l'intérieur, le drapeau est le plus souvent attaché à une hampe posée sur un piédestal, à une hauteur suffisante pour l'empêcher de toucher le sol. Cela s'applique aussi pour le déploiement dans les défilés.
  • En travers d'une rue ou d'une salle : au-dessus d'une rue, le drapeau est suspendu au centre. Le côté que l'on fixe à la drisse se trouve en haut, le canton d'honneur orienté vers le nord dans les rues allant de l'est à l'ouest, et vers l'est dans les rues allant du nord au sud. Au-dessus d'un trottoir, le canton d'honneur doit être orienté vers la rue.
  • Sur les véhicules : le drapeau doit être placé à droite du véhicule.
  • Sur les fuselages : c'est le revers qui doit apparaître sur côté tribord, et l'avers sur le côté bâbord, comme si c'était l'arête de la dérive qui faisait office de hampe.
  • Sur les habits : si le drapeau est cousu sur les manches, c'est le revers qui doit apparaître sur la manche droite, et l'avers sur la manche gauche (comme si c'était l'avant du corps qui faisait office de hampe).

Les porte-drapeau[modifier | modifier le code]

Les porte-drapeau des anciens combattants et associations patriotiques à Strasbourg lors d’une cérémonie commémorant la victoire sur les Nazis du 8 mai 1945.
Article connexe : Porte-drapeau.

Il existe un diplôme d'honneur de porte-drapeau régit par un arrêté du 30 janvier 2003[55],[56].

Le drapeau ne peut être incliné (mis à l'horizontal) par le porte-drapeau que lors de la Sonnerie aux morts, devant le Président de la République et, pendant une messe catholique, devant le Saint-Sacrement (en particulier pendant l'élévation).

Événements et incidents liés au drapeau[modifier | modifier le code]

Le 6 octobre 2001, lors d'un match France-Algérie au stade de France, La Marseillaise a été sifflée, en présence du Premier ministre Lionel Jospin. À la suite de cet incident, le délit d'outrage au drapeau tricolore ou à l'hymne national a été introduit à l'article 433-5-1 du Code pénal par une loi du 18 mars 2003 relative à la « sécurité intérieure ».

À Toulouse, après la victoire de l'Algérie face à l'Égypte dans un match joué au Soudan pour les qualifications du Mondial 2010, le drapeau tricolore de la mairie a été arraché et remplacé par le drapeau algérien[57].

En mars 2010, le quotidien Métro a diffusé une photographie montrant un jeune s'essuyant les fesses avec le drapeau tricolore. Le gouvernement a alors décidé de compléter les textes réprimant l'outrage au drapeau français : cela a abouti au décret du 21 juillet 2010 (voir plus haut) punissant même les actes privés si leur auteur leur donne une diffusion publique.

Variations du drapeau tricolore : cas particuliers[modifier | modifier le code]

Les marques des présidents de la République[modifier | modifier le code]

La C6 présidentielle de Nicolas Sarkozy

Par marques, il faut entendre les pavillons en mer et les fanions de voiture des présidents de la République.

Fanions de voiture[modifier | modifier le code]

Pavillons en mer[modifier | modifier le code]

Le pavillon particulier[58] apparaît pour la première fois avec le décret du 20 mai 1885 qui précise : « Le bâtiment monté par le président de la République arbore au grand mât le pavillon carré aux couleurs nationales, au centre duquel ses lettres initiales sont brodées en or. Toute autre marque distinctive est alors rentrée. L’embarcation montée par le président de la République porte le même pavillon à l’avant et le pavillon national à la poupe ».

Pendant la Seconde Guerre mondiale, Philippe Pétain fait ainsi frapper le blanc de son pavillon personnel de son bâton de maréchal, orné d’une Francisque et surmontant ses sept étoiles de maréchal[58]. Mais le drapeau de la France pendant le régime de Vichy est le drapeau tricolore sans marque distinctive particulière[40].

Le général de Gaulle choisit de prendre comme symbole de la France libre le drapeau français orné d’une croix de Lorraine. Ce drapeau est le symbole de la Résistance française et de la Libération. Il est plus tard utilisé comme fanion de voiture par Charles de Gaulle, en tant que président de la République.

Le drapeau de l'Armée française[modifier | modifier le code]

Les documents officiels suivants définissent certains usages relatifs aux drapeaux dans l'Armée française :

  • la circulaire 808 EMM/CAB du 5 décembre 1985, définit, par référence aux textes interarmées, les unités qui peuvent se voir attribuer un drapeau ;
  • la décision no 12350/SGA/DPMA/SHD/DAT du 14 septembre 2007 est relative aux inscriptions de noms de batailles sur les drapeaux et étendards des corps de troupe de l'armée de terre, du service de santé des armées et du service des essences des armées[59] ;
  • un arrêté du 19 novembre 2004 est relatif à l'attribution de l'inscription « AFN 1952-1962 » sur les drapeaux et étendards des formations des armées et services[60].

Armée de terre[modifier | modifier le code]

Le drapeau de 90 cm de côté est l'insigne de tous les régiments français de traditions ou unités (infanterie, génie, transmissions, écoles militaires). Il existe aussi un étendard de 64 cm de côté en vigueur dans les « armes à cheval » (arme blindée, cavalerie, artillerie, train et matériel) ainsi que dans l'aviation légère de l'armée de terre. Seul le corps des chasseurs ne possède par tradition qu'un seul drapeau pour l'ensemble de ses unités celles-ci ayant chacune un fanion rectangulaire de 50 cm de largeur et 40 cm de hauteur . La garde de ce drapeau unique est confiée alternativement à chaque unité de chasseurs pour une durée d'un an.

Le drapeau est composé d'un tablier en soie de 90 cm de côté divisé en 3 bandes tricolores, il est bordé d'une frange dorée de 5 cm sur trois côtés, le quatrième bord étant rattaché à une hampe en bois de 2,11 m et 32 mm de diamètre. Au sommet un cartouche portant les lettres RF est surmonté d'un fer de lance en bronze doré de 38 cm. Le drapeau porte, inscrit en doré, sur l'avers, « République française » et le nom du régiment et sur le revers, la devise « Honneur et patrie ». Aux angles supérieurs et inférieurs le numéro du régiment est entouré d'une couronne de feuilles de chêne. Au sommet de la hampe deux bandes tricolores de 90 cm de long sur 24 cm (bordé d'une frange dorée de 8 cm) reprenant la couronne et le numéro du régiment forment ce que l'on appelle la cravate. C'est sur celle-ci que sont accrochées les décorations et les fourragères que le drapeau reçoit au nom de l'ensemble du régiment pour l'action de ses hommes. En fonction du nombre reçu, le personnel peut se voir ensuite attribuer la ou les fourragères à la couleur du ruban de la ou des médailles (par exemple la fourragère aux couleurs du ruban de la Croix de guerre 1914-1918). Les décorations étrangères ne sont pas portées sur la cravate mais sur le coussin. Sur le revers, sous de la devise « Honneur et Patrie » (le drapeau de la Légion étrangère est le seul à porter l'inscription « Honneur et Fidélité »), le drapeau, initialement vierge, voit s'inscrire l'histoire du régiment au fil des grandes batailles auxquelles celui-ci a pris part. Ce rappel du rôle que le régiment a joué au front impose aux soldats le respect.

Marine nationale[modifier | modifier le code]

FIAV 000001.svg Pavillon de la Marine nationale. Dimensions 30/33/37 - Ratio 2:3.

En mer, depuis le Second Empire, les bateaux français, civils ou militaires, arborent un pavillon national un peu différent du drapeau. Les proportions des couleurs nationales du pavillon français sont alors : 30/33/37. La bande bleue est légèrement plus étroite que la bande blanche et la blanche légèrement plus étroite que la bande rouge. Ainsi, en flottant, les trois bandes paraissent égales[61]. Ce type de dessin, corrigeant un effet d'optique dû au mouvement du drapeau ou du pavillon, se retrouve en Scandinavie, en Finlande (croix décalée), au Japon (anciens drapeaux et drapeau de la marine de guerre), au Portugal, au Bangladesh, à Palau et au Groenland.

Cérémonie des couleurs[modifier | modifier le code]

À la mer, le pavillon national est hissé en permanence soit au mât de pavillon à la proue, soit dans la mature à la corne la plus à l'arrière.
Au mouillage sur rade foraine ou à quai, le pavillon national est hissé au mât de pavillon à la proue. À l'étrave, un pavillon plus petit ou une marque distinctive est hissé au mât de beaupré.
Les couleurs sont battantes du lever du soleil au lieu où l'on se trouve et au plus tôt à 8 heures, jusqu'à l'heure du coucher du soleil et au plus tard à 20 heures. Les couleurs sont envoyées le matin à l' assemblée en présence de tout l'équipage qui se découvre, contrairement aux autres armées où l'on salue. Le soir, elles sont rentrées en présence du personnel de service qui se découvre.

Drapeaux de la Marine nationale[modifier | modifier le code]

Comme l'armée de terre, la marine nationale possède aussi ses drapeaux, au nombre de neuf :

  • 1er régiment blindé de fusiliers marins (noyau permanent pour les honneurs à Paris)
  • Demi-brigade de fusiliers marins (école des fusiliers marins)
  • Canonniers marins (centre d'instruction naval de Saint-Mandrier)
  • École navale
  • École militaire de la flotte
  • Centre d'instruction naval de Brest
  • École des mousses
  • École des apprentis mécaniciens de la flotte (centre d'instruction naval de Saint-Mandrier)
  • Bataillon de marins pompiers de Marseille

Oriflamme[modifier | modifier le code]

La partie basse de l'oriflamme peut être droite ou en forme de queue de pie.

Évocations du drapeau tricolore[modifier | modifier le code]

Dans d'autres symboles officiels de la République française[modifier | modifier le code]

Blason[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Armoiries de la France.

La France n'a pas d'armoiries officielles car elles ont été considérées comme liées à la royauté. Aux fenêtres et balcons des édifices publics comme les mairies ou les préfectures, les drapeaux sont souvent tenus à l'arrière d'un porte-drapeau[pas clair], généralement orné d'un écusson tricolore avec le sigle « RF » et des palmes.

Cocarde tricolore[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Cocarde tricolore.

Elle est composée des trois couleurs du drapeau de la France, avec le bleu au centre, le blanc ensuite et le rouge à l'extérieur. Les cocardes des aéronefs britanniques ont été dessinées en utilisant les couleurs françaises mises à l'envers : rouge-blanc-bleu.

De même que les insurgés de 1789 arboraient des cocardes tricolores, les FFI de 1944 portaient des brassards bleu-blanc-rouge.

Écharpe tricolore[modifier | modifier le code]

Un élu de la République française, Nicolas Perruchot, portant son écharpe tricolore pour remettre la médaille de l'Assemblée nationale au chef Raoni.
Article détaillé : Écharpe tricolore.

En France, l’écharpe tricolore est un symbole des élus députés, sénateurs, maires et dans certains cas, adjoints et conseillers municipaux. Le port et l'usage de l'écharpe tricolore est régi par le décret no 2000-1250 du 18 décembre 2000 (Journal officiel du 23 décembre 2000).

Brièvement, le port de l’écharpe par tous les élus s’effectue sur l’épaule droite au côté gauche. Pour les parlementaires, le bord rouge doit être près du col (formant ainsi, lues de gauche à droite, les couleurs bleu-blanc-rouge). À l’inverse, les élus communaux (les maires, leurs adjoints et les conseillers municipaux) portent l’écharpe avec le bord bleu près du col.

Cette différenciation présente l’avantage de distinguer d’un simple coup d'œil un parlementaire d’un maire, étant bien entendu qu'en cas de cumul de mandat (député-maire, sénateur-maire) c’est le mandat national qui prévaut.

Deux autres catégories portent à l’occasion de l'exercice de certaines de leurs prérogatives, une écharpe tricolore, les commissaires de police en leur qualité de magistrats civils et les officiers de police judiciaire notamment en matière de maintien de l’ordre.

Ruban tricolore[modifier | modifier le code]

Lors d'inaugurations de bâtiments publics, il est d'usage qu'un élu coupe avec des ciseaux un ruban aux couleurs tricolores.

Logotype[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Logo de la République française.

Le gouvernement français s'est doté en septembre 1999, sous le gouvernement Jospin, d'un logotype rappelant le drapeau du pays sous la forme d'un rectangle allongé où la partie blanche prend la forme d'une effigie de Marianne vue de profil et contournée, c'est-à-dire regardant vers la droite. Sous le rectangle figure la devise de la République « Liberté • Égalité • Fraternité » et sous une deuxième ligne la mention République française.

Décorations[modifier | modifier le code]

Les couleurs bleu blanc rouge sont fréquemment utilisées pour les rubans des décorations françaises, par exemple la Médaille d'honneur pour acte de courage et de dévouement.

Dans le domaine de la communication d'État[modifier | modifier le code]

Logotypes d'institutions publiques[modifier | modifier le code]

Les institutions publiques et les forces armées de la France ont des logos qui reprennent naturellement les couleurs du drapeau français :

Dans d'autres drapeaux à l'étranger[modifier | modifier le code]

Drapeaux nationaux[modifier | modifier le code]

Pays ayant adopté le modèle tricolore vertical[modifier | modifier le code]

De nombreuses nations (d'anciennes colonies africaines par exemple) admiratrices de la liberté, de l'égalité et de la fraternité à la française ont adopté le modèle tricolore vertical (la norme auparavant était le drapeau horizontal)[62].

La péninsule italienne connaît un drapeau tricolore italien dès 1796, lorsque la République transpadane est proclamée, qu'elle conserve jusqu'en 1802. C'est Napoléon Bonaparte qui le lui impose, en préférant le vert au bleu, car le vert est la couleur complémentaire au rouge en peinture et devient la couleur impériale. Il devient drapeau officiel du royaume d'Italie en 1861.

En 1831, la Belgique indépendante des Pays-Bas adopte la disposition en bandes verticales en référence aux couleurs du Duché de Brabant. La mythologie patriotique belge veut que ce drapeau tricolore, repris en 1830, ait déjà été celui de la révolution brabançonne de 1787-1790. De 1830 à 1831, les couleurs étaient horizontales. Les couleurs horizontales ont été d'usage jusqu'en 1832.

L'État libre d'Irlande fait un usage officiel du modèle tricolore à partir de sa création en 1922. Il est confirmé comme drapeau officiel dans la constitution de décembre 1937. L'usage des trois couleurs est attesté depuis 1830[réf. souhaitée], quand des patriotes irlandais fêtent le retour au drapeau tricolore en France après les Trois Glorieuses. Le drapeau dans sa disposition actuelle est déployé pour la première fois de manière certaine en 1848 par le mouvement « Jeune Irlande » ; il est possible qu'il ait été utilisé quelques années plus tôt. Il flotte sur la Poste centrale de Dublin et sur les positions tenues par les troupes républicaines lors de l'insurrection de Pâques 1916 quand est proclamée la République irlandaise. Il reste le drapeau officiel quand l'Irlande devient une république en 1949. Il a été longtemps interdit dans les Six Comtés du Nord, sous souveraineté britannique.

Les trois couleurs, bleu, jaune et rouge du drapeau d'Andorre adopté en 1866, rappellent celles des drapeaux de la Catalogne et de la France.

Les drapeaux de la Roumanie et de la Moldavie reprennent les couleurs historiques des anciennes principautés (attestées bien avant la révolution française) mais dans une disposition verticale adoptée en 1848/1866 et peut-être influencée par le modèle français.

Tricolores africains[modifier | modifier le code]

La Côte d'Ivoire, le Sénégal et le Mali se sont inspirés du drapeau tricolore français pour leurs drapeaux.
Les couleurs du drapeau du Tchad ont été choisies par le dernier gouverneur français, sur le modèle du drapeau français.

Pays ayant adopté les couleurs de la France[modifier | modifier le code]

Le drapeau de la République centrafricaine, barré de rouge en son centre, mélange[63] les couleurs du drapeau français, en souvenir de l'ancienne puissance coloniale, et les couleurs typiques de l'Afrique (rouge, jaune et vert).

Le drapeau de la Thaïlande, adopté en 1917 par le roi thaïlandais Rama VI, est influencé par le graphisme moderne des drapeaux européens qui étaient presque tous composés de bandes horizontales ou verticales. Le drapeau comporte des bandes rouges, blanches et bleue symbolisant respectivement la nation, la religion et la monarchie (le bleu était la couleur du roi Rama VI). On dit que[64] les bandes colorées du drapeau sont un hommage aux Forces alliées : Français, Britanniques, Américains et Russes qui possèdent tous les quatre ces couleurs sur leurs drapeaux respectifs.

La couleur bleue de la croix ajoutée au Dannebrog danois a été choisie par les Norvégiens notamment pour faire référence aux couleurs françaises (et américaines), symbole de liberté à l'époque.

Drapeaux de provinces, d'États fédérés, de villes[modifier | modifier le code]

La province canadienne de Terre-Neuve-et-Labrador possède également un tricolore non officiel rose, blanc, et vert qui a historiquement été utilisé par les nationalistes opposés à la confédération canadienne ou mécontents du gouvernement fédéral. Il existe actuellement un mouvement populaire pour en faire le drapeau officiel de la province.

Toujours au Canada, le drapeau acadien est un tricolore bleu-blanc-rouge orné d'une étoile jaune en son coin supérieur à la hampe (en l'honneur de la Vierge Marie, protectrice des marins). À la fin du XIXe siècle, le drapeau tricolore français était en effet devenu la marque de ralliement d'une grande partie des Canadiens-français (de toutes les régions), et il a été adopté officiellement comme drapeau de l'Acadie en 1884 (un 15 août) tandis que le Québec a fini par s'orienter vers le drapeau fleurdelisé.

L'Iowa, État du centre des États-Unis, possède un drapeau tricolore. Les Filles de la Révolution américaine sont à l'origine de ce drapeau où l'on voit un pygargue à tête blanche tenant dans son bec une banderole portant la devise de l'État. Le bleu et le rouge furent ajoutés à la ratification du drapeau en 1921, de sorte que les couleurs de ce dernier devinrent celles du drapeau tricolore français, pour commémorer le passé de l'Iowa dans l'Amérique du Nord française.

Le drapeau de New York créé en 1915 reprend le modèle français mais avec les anciennes couleurs des Pays-Bas.

Drapeaux de départements et territoires français d'outre-mer[modifier | modifier le code]

À l'exception de celui de la Polynésie française et de La Réunion qui utilise le drapeau français, les drapeaux des DOM-TOM sont tous non officiels, étant supplantés par le drapeau national. La Nouvelle-Calédonie utilise le drapeau français et le drapeau kanak, bien que cet usage n'ait pas été acté par une loi de pays. Le drapeau des îles Wallis-et-Futuna, archipel de l'océan Pacifique, ne dispose pas encore de statut officiel. Le drapeau tricolore, placé dans le haut à gauche et séparé du reste du drapeau par une fine ligne blanche, fut ajouté en 1959, lorsque les îles optèrent pour le statut de Territoire d'outre-mer. Le carré, formé par quatre triangles isocèles congrus, représente les rois des trois principales îles — Uvea (Wallis), Futuna et Alofi — et la France.

Drapeaux historiques[modifier | modifier le code]

Dans le domaine du sport[modifier | modifier le code]

Tenues des équipes françaises[modifier | modifier le code]

Les couleurs de la tenue des équipes nationales françaises de différents sports font référence à celle du drapeau. C'est en raison de la couleur de leur maillot que les sportifs des équipes de France sont surnommés « les Bleus ».

Pour exemple, voici le jeu de maillot de l'Équipe de France de football à la Coupe du monde 2010 :

Couleurs Bleu, blanc et rouge
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Domicile
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Extérieur

C'est logiquement de cette manière que sont habillées les mascottes Jules en 1994 et Footix en 1998.

Logos des fédérations françaises de sport[modifier | modifier le code]

Le drapeau est régulièrement utilisé à des fins de communication ou de publicité, soit en entier, soit de manière partielle, ou comme une simple évocation par l'intermédiaire de ses couleurs. Nombre de fédérations françaises de sport ont ainsi un logo comportant une référence au drapeau, par exemple la FFE (Fédération française d'équitation).

Couleurs des équipes hors de France[modifier | modifier le code]

Dans le domaine de la communication d'entreprise[modifier | modifier le code]

Entreprises commerciales[modifier | modifier le code]

Comme pour les fédérations françaises de sport, nombre de compagnies commerciales françaises ont des logos comportant une référence au drapeau :

  • Air France : le logo, basé sur les couleurs nationales, reproduit sur l'empennage et le fuselage des avions, souligne "non seulement l'identité française, mais également les valeurs et l'histoire de la Compagnie qui fête ses 75 ans : le bleu marine, prédominant depuis la naissance d'Air France, évoque le capital historique de la marque et l'efficacité de la Compagnie ; le blanc, couleur de l'exigence, suggère le bien-être et l'art du voyage à la française ; l'accent rouge vif, ponctue et dynamise la marque, soulignant à la fois le chic français et l'attention portée aux clients d'Air France par le personnel de la Compagnie, en aéroport et en vol. (Extrait du communiqué Air France, du mercredi 11 février 2009)
  • TF1, première chaîne de télévision généraliste française privée. Le logo adopté depuis 1990 représente le sigle TF1 inscrit en blanc dans un rectangle partagé en deux couleurs : le bleu et le rouge.
  • Française des jeux, entreprise publique française détenue à 72 % par l'État qui lui a confié le monopole des jeux de loterie et de paris sportifs sur tout le territoire national. Le logo représente un trèfle blanc à quatre feuilles sur fond bleu. L'une des feuilles possède un carré rouge.
  • FRAM, voyagiste français indépendant fondé en 1949. Leur logo, composé de trois cocotiers, a été abandonné en 2006.
  • ECF (École de conduite française)
  • Crédit immobilier de France : spécialiste du crédit à l'habitat indépendant. Son logo représente une clé sur un fond bleu de forme carrée. En ce qui concerne la clé : l'anneau et la tige sont blanches, le panneton est rouge.
  • Carrefour

Associations[modifier | modifier le code]

En ce qui concerne les associations françaises (certaines reconnues d'utilité publique), on peut donner en exemple :

Dans le domaine de la communication politique[modifier | modifier le code]

Certains partis politiques nationaux français - principalement de droite - reprennent aussi ce symbole dans leurs logos :

Dans la société[modifier | modifier le code]

Honneurs au niveau national[modifier | modifier le code]

  • l'écharpe de Miss France arbore une cocarde tricolore.
  • la médaille du meilleur ouvrier de France décernée par la Société des meilleurs ouvriers de France est composée d'un ruban tricolore. L'ouvrier a le droit de porter une veste blanche au col tricolore. L'ouvrier récompensé conserve son titre à vie avec l'indication de sa promotion (l'année d'obtention).

Expressions[modifier | modifier le code]

L'expression « Bleu Blanc Rouge »[modifier | modifier le code]

La formule « bleu-blanc-rouge », tout comme les mots « tricolore » ou « hexagonal », est souvent utilisée comme synonyme de l'adjectif « français ».

Elle a aussi été utilisée pour favoriser, dans certaines listes d'embauche, les candidats « 100 % Français » par rapport à ceux qui présenteraient une peau foncée et des traits de type « non européen ». Cette pratique discriminatoire illégale a été sévèrement réprimée[65],[66]. Il a été fait usage d'un autre code de discrimination : 001[67].

L'expression « Black Blanc Beur »[modifier | modifier le code]

Lors de la Coupe du monde de football de 1998 est apparue l'expression « Black Blanc Beur », qui joue sur la symétrie avec le « bleu blanc rouge » du drapeau ; elle souligne le métissage et le multiculturalisme de la France nés de l'immigration (« Black » et « Beur » faisant respectivement référence aux populations noires et maghrébines)[68]. Le succès de l'équipe de France qui comportait des joueurs de diverses origines a fait passer dans le langage courant cette expression connue sous le sigle BBB[69]. L'expression offre un assemblage rare : celui de trois mots d'origine distincte. Black (anglais), Blanc (français), Beur (issu du langage des cités - Beur est le verlan, prononciation inversée d'Arabe)[70].

Œuvres littéraires, artistiques et prouesses techniques[modifier | modifier le code]

La Patrouille de France[modifier | modifier le code]

La Patrouille de France est la patrouille acrobatique officielle de l'Armée de l'Air française. Elle réalise des figures avec des fumigènes bleu blanc et rouge.

Tableaux[modifier | modifier le code]

  • Henri Félix Emmanuel Philippoteaux, Épisode de la Révolution de 1848 : Lamartine repoussant le drapeau rouge à l’hôtel de ville, le 25 février 1848, v. 1848. Huile sur toile, 63 × 27,5 cm. Musée Carnavalet, Paris.
  • Henri Félix Emmanuel Philippoteaux, Lamartine faisant acclamer le drapeau tricolore sur le perron de l'Hôtel de ville de Paris.
  • E. Charpentier. Alphonse de Lamartine présentant le drapeau tricolore, à l'hôtel de ville de Paris, 1848. Lithographie.
  • Jacques-Louis David, Serment de l'Armée fait à l'Empereur après la Distribution des Aigles au Champ de Mars, 1810.

Monnaie[modifier | modifier le code]

Tricolore, le drapeau est très rarement représenté sur les pièces de monnaie, unicolores par définition (ou bicolores gris-jaune depuis 1988). Il figure cependant en bonne place sur la face nationale des pièces de 10[71],[72], 20[73],[74] et 50[75] [76] centimes d'euros ainsi que sur la pièce de 10 euros à l'Hercule[77] gravée par Joaquin Jimenez (en argent, émise en 2012, elle a cours légal en France). Comme en héraldique, les couleurs sont représentées par des hachures conventionnelles ; tout l'arrière-plan, derrière les personnages, représente les trois couleurs : des hachures horizontales pour le bleu sur le tiers gauche, un fond uni pour le blanc sur le tiers médian, des hachures verticales pour le rouge sur le tiers droit.

Citations[modifier | modifier le code]

Alphonse de Lamartine dans son discours du 25 février 1848 a déclaré : « Le drapeau rouge que vous nous rapportez n'a jamais fait que le tour du Champ-de-Mars, traîné dans le sang du peuple en 91 et 93, et le drapeau tricolore a fait le tour du monde avec le nom, la gloire et la liberté de la patrie ! »

Dans L'Aiglon, Edmond Rostand évoque le drapeau tricolore :

« ...Plein de sang dans le bas et de ciel dans le haut,
Puisque le bas trempa dans une horreur féconde,
Et que le haut baigna dans les espoirs du monde... »

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Bernard Richard, Les emblèmes de la République, CNRS Éditions,‎ 2012, 430 p. (ISBN 978-2-271-07299-3)
  2. Cf. Beaune, op. cit., livre II, chap. 6, p. 264-265.
  3. Manuscrit français de la Bibliothèque nationale de France n°B.N. FR 1371, fol. 10 v°.
  4. Colette Beaune, Naissance de la nation France, vol. I : La France et son Histoire, Éditions Gallimard, Gallimard, coll. « Folio histoire »,‎ 1993 (ISBN 978-2-07-032808-6 et 2-07-032808-2), « II - Saint Clovis », p. 86-87.
  5. R. de Hoveden, Chronica.
  6. G. Pagani, Cenno storico dello stemma di Milano. Dedicato all'onorevole consiglio comunale della città di Milano, p. 12, Enrico Reggiani impr., Milan, 1903.
  7. Geoffroi Maleterre, De rebus gestis Rogerii Calabriae et Siciliae comitis et Roberti Guiscardi ducis fratris eius., II, 33, Mileto, 1099.
  8. G. Bologna, Milano e il suo stemma, p. 16, Archives de l'histoire civile de la Bibliothèque trivulciane, Milan, 1989.
  9. G. Bologna, Milano e il suo stemma, p. 18, Archives de l'histoire civile de la Bibliothèque trivulciane, Milan, 1989.
  10. W.G. Perrin, British Flags, p. 37-38, Cambridge, 1922.
  11. J. Bengston, Saint George and the formation of English Nationalism, in Journal of medieval and early modern Studies, t. XXVII, p. 317-321, 1997.
  12. De Pallio.
  13. Grégoire de Tours, décrivant les événements qui précèdent la bataille de Vouillé, dit bien que Clovis Ier s'est rendu à la basilique Saint-Martin de Tours pour y recevoir un signe, mais ne parle pas de la chape. En revanche, il indique que le roi franc reçoit de l'empereur Anastase Ier la pourpre (manteau carmin-violet) de consul impérial (Histoire des Francs, livre II).
  14. Notamment le gendarme Étienne-Claude Bénéton de Moranges, dans son Traité des Enseignes militaires (1750), cité par Jean Rey, Histoire des drapeaux, des couleurs et des insignes de la monarchie française, vol. 2, Paris, Techener,‎ 1837, p. 417).
  15. Cf. Chroniques de Saint-Gall : « les rois de France avaient coutume d'appeler du nom de chapelle (sancta sua) à cause de la chape de Saint Martin, qu'il portaient ordinairement à la guerre pour leur défense et ruine de leurs ennemis » (Chron. Lib. II, de rebus Caroli Magni) ; Walafrid Strabon : « Anciennement, les chapelains ont été ainsi appelés à cause de la chape de Saint Martin, laquelle les rois de France portaient pour secours et pour la victoire aux guerres ; et ceux qui la portaient et gardaient avec les autres reliques des saints ont été appelés chapelains. » (capit. ultimo de exordiis et incrementis rerum ecclesiasticarum) ; Honoré d'Autun : « La chape de Saint Martin, était portée devant les rois de France allant à la guerre pour étendard, et par le moyen d'icelle remportaient la victoire, et surmontaient leurs ennemis ». (In speculo ecclesiæ; sermone de Marino episcopo). Ces trois citations sont tirées de Constant Leber, Des cérémonies du sacre, ou Recherches historiques et critiques sur les mœurs... dans l'ancienne monarchie, Paris, Baudoin Fr.,‎ 1825, p. 145.
  16. Cf. Beaune, op. cit., livre II, chap. 8, p. 334-5
  17. Cf. Beaune, op. cit., livre II, chap. 8, p. 322
  18. Michel Pastoureau, Bleu - Histoire d'une couleur, Paris, éditions du Seuil,‎ 2002, 2e éd. (ISBN 978-2-02-086991-1 et 2020869918)
  19. Cf. Colette Beaune, Naissance de la nation France, vol. II : La France et Dieu, Gallimard, coll. « Folio histoire », « VI - Saint Michel », p. 274. L'auteur précise que cette couleur est liée au culte de saint Michel propre aux derniers capétiens.
  20. Cf. Philippe Contamine, Guerre, État et société à la fin du Moyen Âge, Paris, EHESS,‎ 1972, éd. Mouton (réimpr. 2004), 2 vol. (ISBN 978-2-7132-1816-3 et 2-7132-1816-0), p. 668-670
  21. Henri Baraude, Le siège d'Orléans et Jeanne d'Arc 1428-1429 (1906-07). Consulté le 25-VIII-2010.
  22. a et b Charlotte Denoël, Saint André : culte et iconographie en France (Ve-XVe siècles), École des Chartes (2004), p. 83, p. 91-92. Consulté le 25-VIII-2010.
  23. Colette Beaune, Les sanctuaires royaux in Les Lieux de mémoire, t. 1 La Nation, Gallimard (1986). Consulté le 25 août 2010
  24. J. Chartier, Chronique de Charles VII roi de France, t. II, p. 130, Pierre Jannet, Paris, 1858.
  25. J. Chartier, Chronique de Charles VII roi de France, t. II, p. 320, Pierre Jannet, Paris, 1858.
  26. Ph. Contamine, Prodige et propagande. Vendredi 20 août 1451, de 7 h à 8 h du matin : le ciel de Bayonne, in B. Ribémont, Observer, lire, écrire le ciel au Moyen Âge, p. 63-86, Paris, 1991.
  27. a, b, c et d Jeanne d'Arc citée par le greffier du roi Guillaume Manchon, BNF, côte ms. lat. 8838., Sixième interrogatoire privé du procès d'office, Prison du château de Rouen, 17 mars 1431, in E. O'Reilly, Les deux procès de condamnation, les enquêtes et la sentence de réhabilitation de Jeanne d'Arc, t. I, Plon, Paris, 1868.
  28. a et b Jeanne d'Arc citée par le greffier du roi Guillaume Manchon, BNF, côte ms. lat. 8838., Sixième interrogatoire privé du procès d'office, Prison du château de Rouen, 27 février 1431, in E. O'Reilly, Les deux procès de condamnation, les enquêtes et la sentence de réhabilitation de Jeanne d'Arc, t. I, Plon, Paris, 1868.
  29. a, b, c, d, e et f J.-J. Expilly, Dictionnaire géographique, historique et politique des Gaules et de la France, vol. II 2, p. 394, Desaint & Saillant, Amsterdam, 1764.
  30. a et b Denise Turrel, Le blanc de France. La construction des signes identitaires pendant les guerres de Religion (1562-1629), Genève, Droz, 2005
  31. Le drapeau français - Présidence de la République
  32. Jean-Paul Garnier, le drapeau blanc, éditions Perrin, 1971, p. 222-223.
  33. a et b Histoire du blason de Paris par Robert Louis (conseiller technique de la Société française d'héraldique et de sigillographie), extrait de la plaquette « Symboles de Paris » évocation d'histoire, diffusion « Le temps retrouvé », Paris V, consulté le 10 octobre 2009.
  34. Musée d'Aquitaine, Bordeaux. Dépôt de la Bibliothèque municipale de Bordeaux. Inv. Ms 730.
  35. Michel Pastoureau, Dictionnaire des couleurs de notre temps: symbolique et société, Christine Bonneton Éditeur (Paris), octobre 2007, EAN: 978-2-86253-416-9, pages 32-37: bleu, blanc, rouge, consulté le 30-X-2009.
  36. www.senat.fr Insignes de fonction des maires et adjoints consulté le 26-X-2009.
  37. a et b La France maritime par Amédée Gréhan (1837, éditions Postel) pages 113-120, consulté le 22 octobre 2009.
  38. Daniel de Montplaisir, Le comte de Chambord, dernier roi de France, Paris, Perrin, 2008, p. 442.
  39. Société française de vexillologie, « L’histoire du drapeau français » ; consulté le 28 octobre 2009.
  40. a et b « Voyages du maréchal Pétain », Les Actualités mondiales, 18 juillet 1941, Archives de l'INA, sur le site ina.fr, consulté le 16 janvier 2009.
  41. L'implication de David est par exemple mentionnée à Le drapeau français sous toutes ses formes, sur le site eurodrapeau.com
  42. (références Pantone Bleu 282C (RVB (0,33,71)) et Rouge 186C (RVB (206,17,38)))
  43. Le drapeau français à bande blanche étroite sur le blog de la Société française de vexillologie (mars 2010-janvier 2012).
  44. Article L322-17 du Code de justice militaire sur Legifrance
  45. Conseil constitutionnel, Décision no2003-467 DC, 13 mars 2003, Loi pour la sécurité intérieure, c. 104 [lire en ligne]
  46. Cahiers du Conseil constitutionnel, mars 2003 à septembre 2003, no15, Jurisprudence, Loi pour la sécurité intérieure [lire en ligne]
  47. ibidem, c. 103
  48. « Il s'essuie les fesses avec le drapeau français : MAM se fâche », leparisien.fr, 21 avril 2010.
  49. Décret no 2010-835 du 21 juillet 2010 relatif à l'incrimination de l'outrage au drapeau tricolore.
  50. Outrage au drapeau, études de droit comparé, sur le site internet du ministère de la Justice et des Libertés.
  51. Alain Salles, « L'outrage au drapeau tricolore à nouveau pénalisé », Le Monde, 25 juillet 2010 : « La Ligue des droits de l'homme s'alarme de cette “atteinte à la liberté d'expression” ».
  52. « outrage au crapaud français : la censure doit être censurée ! », 27 septembre 2010.
  53. Décret no 89-655 du 13 septembre 1989 relatif aux cérémonies publiques, préséances, honneurs civils et militaires
  54. Anciens combattants d'Algérie
  55. La déontologie du porte-drapeau
  56. Arrêté du 30 janvier 2003 relatif au diplôme d'honneur de porte-drapeau
  57. Bernard Davodeau, « Débordements après le match Algérie-Égypte : le drapeau français arraché au Capitole », La Dépêche, 20 novembre 2009..
  58. a et b source : Société française de vexillologie, page internet « Les marques des présidents de la République depuis 1870 » s'appuyant sur « plusieurs articles parus dans le bulletin Emblèmes et Pavillons sous la plume de Lucien Philippe, ancien rédacteur », site consulté le 19 janvier 2009.
  59. Bulletin officiel des armées, no 27, 9 novembre 2007
  60. (A) NORDEF0452926A de Michèle Alliot-Marie, ministre de la Défense.
  61. Michel Pastoureau, Bleu. Histoire d'une couleur
  62. Sylvie Bednar, Les Drapeaux du monde expliqués aux enfants, éd. de la Martinière jeunesse, Paris, 2008 (ISBN 978-2-7324-3762-0), p. 28.
  63. Sylvie Bednar, Les Drapeaux du monde expliqués aux enfants, éd. de la Martinière jeunesse, Paris, 2008 (ISBN 978-2-7324-3762-0), p. 128.
  64. Sylvie Bednar, Les Drapeaux du monde expliqués aux enfants, éd. de la Martinière jeunesse, Paris, 2008 (ISBN 978-2-7324-3762-0), p. 170.
  65. Sahra Saoudi, « Adecco devant la justice pour son "BBR" », L'Express, 18 mai 2006.
  66. Philippe Aujard, « Discrimination raciale à l’embauche, Adecco et Garnier (L'Oréal) condamnés » www.emploi-stage-environnement.com, 7 juillet 2007
  67. Mattieu Auzanneau, « La sélection ethnique à l’ANPE et dans l’intérim », Le Canard enchaîné, 3 mars 1999.
  68. (en) Ginette Vincendeau, La Haine, Londres, I.B. Tauris,‎ 2005, 128 p. (ISBN 978-1-84511-216-5 et 1-84511-216-4), p. 30.
  69. Stéphanie Marteau & Pascale Tournier. Black Blanc Beur… : la guerre civile aura-t-elle vraiment lieu ?, Albin Michel.
  70. Le Langage des sigles / Patrice Cartier. Paris : Éd. de la Martinière jeunesse, 2009, p. 26. ISBN 978-2-7324-3934-1
  71. 10 centimes d'euro - France - 1ère carte, sur Numista.
  72. 10 centimes d'euro - France - 2e carte, sur Numista.
  73. 20 centimes d'euro - France - 1ère carte, sur Numista.
  74. 20 centimes d'euro - France - 2e carte, sur Numista.
  75. 50 centimes d'euro - France - 1ère carte, sur Numista.
  76. 50 centimes d'euro - France - 2e carte, sur Numista.
  77. 10 euros Hercule - France - 2012, sur Numista.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Monographies[modifier | modifier le code]

  • Michel Pastoureau . Les emblèmes de la France. Paris, Bonneton, 1998. 224 pages. (ISBN 9782862531724)
  • Hervé Pinoteau. Le chaos français et ses signes. Étude sur la symbolique de l'État français depuis la Révolution de 1789. Loudun, PSR, 1998; 516 pages et 10 planches.
  • Hervé Pinoteau. La symbolique royale française Ve-XVIIIe siècles. Loudun, PSR, 2004; 916 pages et 16 planches.
  • Bernard Richard. Les emblèmes de la République. Paris, CNRS Éditions, 2012; chap. V (pages 169 à 195): Le drapeau tricolore et ses principaux rivaux, le blanc et le rouge. (ISBN 9782271072993)

Articles[modifier | modifier le code]

  • Bernadette Simon, « Bleu - Blanc - Rouge et pourquoi ? », Sélection du Reader's Digest, juillet 1980. [lire en ligne]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]