Echinodermata

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Les échinodermes (Echinodermata) forment un embranchement d'animaux marins benthiques présents à toutes les profondeurs océaniques, et dont les premières traces fossiles remontent au Cambrien[2]. Ils regroupent actuellement cinq classes : les étoiles de mer (Astérides), les oursins (Echinides), les concombres de mer (Holothuries), les Crinoïdes et les Ophiures.

Plusieurs milliers d'espèces d'échinodermes éteintes sont recensées par les paléontologues, leur squelette très calcifié permettant généralement une bonne fossilisation. Très originaux, les représentants de ce groupe possèdent un certain nombre de caractéristiques uniques dans le monde animal. Les principales sont une symétrie générale pentaradiée (symétrie centrale d'ordre 5, bien qu'ils restent bilatériens[3]), l'existence d'un squelette constitué de plaques de calcite percées de nombreuses canalicules (structure en stéréome) et la présence d'un système aquifère. Ils constituent un groupe proche des chordés au sein des deutérostomiens.

Caractéristiques morphologiques[modifier | modifier le code]

Les échinodermes sont des animaux (métazoaires triblastiques) caractérisés par leur endosquelette dermique (structure appelée « stéréome ») constitué de monocristaux de calcite monoaxiaux[4], formant des spicules (holothuries) ou des plaques, qui peuvent être mobiles (étoiles de mer, ophiures, crinoïdes) ou soudées (oursins, dans ce cas on appelle le squelette le « test »)[5]. De nombreuses espèces sont également hérissées de piquants[2]. Ces pièces squelettiques, quand elles ne sont pas soudées, sont tenues entre elles par un réseau de ligaments composés majoritairement de collagène, dont la rigidité est commandée par influx nerveux ; cela permet aux échinodermes de rigidifier ou de ramollir leur corps à volonté, notamment pour maintenir des positions contractées sans effort musculaire ; cela est particulièrement le cas pour les holothuries, au corps peu calcifié[4].

Le caractéristique le plus frappant est sans doute le fait que la forme adulte est organisée autour d'une symétrie pentaradiée (symétrie centrale d'ordre 5) pour la plupart des structures : cela est particulièrement visible sur les étoiles de mer par exemple, mais ce caractère n'est pas toujours aussi manifeste chez toutes les espèces. Toutefois, leur symétrie interne et les formes embryonaires, à symétrie clairement bilatérale, les rangent aux côtés des chordés dans le groupe des deutérostomiens. Ils partagent d'ailleurs avec eux bon nombre de caractéristiques biochimiques[2].

En plus de se retrouver dans la morphologie générale, leur symétrie pentaradiée se retrouve également dans l'ensemble de l'organisation du corps, depuis le système nerveux jusqu'au squelette calcifié constitué de plaques et d'épines qui entourent et protègent l'intérieur du corps. L'animal ne présente donc généralement pas de face « ventrale » et « dorsale » (typiques des bilatériens chordés) mais une face orale (où se situe la bouche) et une face aborale (où se trouve généralement l'anus, l'appareil respiratoire et les gonades, ou le pied chez les crinoïdes fixés). Ils n'ont donc pas non plus de tête : les systèmes digestif, circulatoire et nerveux sont tous répartis en cinq branches symétriques ramifiantes parcourant le corps[6].

Leur système vasculaire est réduit et relativement ouvert. Ils disposent en plus d'un système aquifère propre à ce groupe, qui assure quelques-unes des fonctions du sang et quelques autres : échanges gazeux, locomotion (par jeu de pression différentielle dans les podia) et nutrition ; il est alimenté par un organe filtreur appelé madréporite[7]. Le système digestif est complet et parfaitement fonctionnel, proche de celui des chordés[8]. Le système nerveux est constitué d'un anneau nerveux autour de la bouche (anneau périoral) d'où partent des nerfs selon une structure radiaire en 5 cordons nerveux (pas de système nerveux central)[2].

La larve est généralement pélagique, et l'individu mature benthique (sauf quelques rares crinoïdes et holothuries nageurs, dont une holothurie pélagique). Ils peuvent être sessiles (comme les crinoïdes) ou vagiles : certaines étoiles de mer sont capable de mouvements assez rapides[9].

Écologie et comportement[modifier | modifier le code]

Dermechinus horridus, oursins des abysses à plusieurs kilomètres de profondeur.

Habitat[modifier | modifier le code]

Les échinodermes sont exclusivement marins : on n'en connaît aucune trace en eau douce, y compris parmi les formes fossiles. Ils peuplent pratiquement toutes les mers ouvertes du globe (ils ont cependant disparu des mers fermées comme la Caspienne), depuis la surface jusqu'aux abysses, et de l'équateur jusqu'aux mers subglaciales[2]. Ils font partie des groupes d'animaux supérieurs les plus représentés dans les profondeurs abyssales, plusieurs espèces de chaque classe étant présentes au-delà de 8 000 m de profondeur, et certaines espèces d'holothuries jusqu'à plus de 10 000 mètres[10]. Ils constituent une part très importante de la faune benthique, et jouent donc un rôle majeur dans les processus biologiques de ces milieux, notamment en ce qui concerne le recyclage des déchets par leurs régimes détritivores ou filtreurs.

On compte par exemple une centaine d'espèces en Méditerranée occidentale[11], réparties en 22 étoiles de mer, 23 ophiures, 2 crinoïdes, 22 oursins et 31 holothuries, toutes profondeurs confondues.

Reproduction[modifier | modifier le code]

Les trois stades larvaires des étoiles de mer : scaphularia, bipinnaria, brachiolaria.

Les sexes sont séparés et la reproduction gonochorique, mais il n'existe pas de dimorphisme sexuel. La disposition de l'appareil reproducteur varie selon les espèces : à l'apex (sommet) des oursins et de certaines étoiles, au niveau des pinnules chez les crinoïdes, dans la cavité centrale des holothuries, au niveau des bras pour les ophiures et la plupart des étoiles[6]. La plupart des espèces émettent une grande quantité de gamètes (jusqu'à plusieurs millions d’œufs peuvent être fécondés en une seule reproduction) : le sperme et les ovocytes sont libérés dans le milieu de manière synchrone grâce à un signal phéromonal, et la fécondation a ensuite lieu au hasard dans l'eau. Les larves évoluent ensuite parmi le plancton pendant plusieurs semaines (où elles sont la proie de nombreux planctonivores), subissant des métamorphoses caractéristiques des différentes classes (mais toutes sont encore à symétrie bilatérale). Arrivées au terme de leur dernier cycle larvaire, elles se rapprochent du fond jusqu'à s'y poser pour entamer leur dernière métamorphose en juvénile, et commencer leur cycle de vie[6].

Les échinodermes, et particulièrement les oursins ont été très utiles dans la compréhension du phénomène de fécondation, notamment en ce qui concerne les mouvements ioniques lors de la pénétration du spermatozoïde[12],[13].

Certaines espèces ont cependant développé des modes de reproductions particuliers : absence de stade planctonique[14], autofécondation, reproduction par division (chez les étoiles et les holothuries)[15], etc...

Locomotion[modifier | modifier le code]

Gros plan sur les podia d'une Pycnopodia helianthoides.

Presque tous les échinodermes sont benthiques : cela signifie qu'ils vivent posés sur le fond, à l'exception de certaines rares espèces d'holothuries capables de vivre en pleine eau (comme Pelagothuria natatrix, mais plusieurs autres espèces peuvent nager un moment[16], tout comme certaines comatules[17]).

De nombreuses espèces sont « sessiles », ce qui signifie qu'elles vivent fixés au substrat, où elles se nourrissent en filtrant l'eau : c'est le cas de nombreux crinoïdes et de certaines holothuries (et dans une moindre mesure de certaines espèces des trois autres classes). À l'inverse, les échinodermes capables de se déplacer sont dits « vagiles », et certaines étoiles de mer et ophiures sont capables de mouvements relativement rapides[9].

Pour se déplacer et adhérer à des surfaces dures, les oursins, les étoiles de mer et les holothuries sont pourvus de minuscules pieds ambulacraires munis de ventouses appelés podia[2]. Ceux-ci peuvent développer une force d'adhérence extrêmement efficace, comme chez l'oursin-tortue Colobocentrotus atratus[18].

Alimentation[modifier | modifier le code]

Deux étoiles de mer : une Solaster dawsoni attaquant une Hippasteria spinosa.

Les différentes espèces d'échinodermes ont adopté une grande variété de régimes alimentaires. Ils peuvent être des prédateurs carnivores (principalement les étoiles de mer, mais aussi certains oursins et ophiures), charognards (étoiles, oursins et ophiures), brouteurs herbivores (la plupart des oursins), dépositivores (oursins, holothuries, ophiures) fouisseurs (oursins irréguliers) ou encore filtreurs (crinoïdes, holothuries). Leur bouche est généralement très développée et adaptée au régime, avec par exemple des tentacules digités ou ramifiés en fractales pour filtrer le plancton ou le sédiment chez les holothuries[6], un estomac pouvant être dévaginé pour assurer la digestion externe de grosses proies chez de nombreuses étoiles de mer[6], ou encore une puissante mâchoire dentée (appelée « lanterne d'Aristote ») chez les oursins[19].

On constate que le régime suspensivore sessile, qui semble être le plus ancien dans ce groupe, est un caractéristique ponctuellement récurrent chez toutes les classes malgré leur diversité : des ordres d'étoiles de mer (comme les Brisingida), d'ophiures (comme les Euryalida), d'holothuries (Dendrochirotida) et même certains oursins (Dendraster excentricus[20], peut-être aussi Dermechinus horridus [21]) sont revenus à ce mode de vie primitif qui est celui des crinoïdes (et avant eux de groupes archaïques comme les Eocrinoidea), développant des convergences morphologiques (principalement de longs bras rétractiles ramifiés en fractales ciliées).

Dans les groupes carnivores actifs, la prédation intra-embranchement n'est pas rares : ainsi de nombreuses étoiles de mer se nourrissent principalement d'autres échinodermes, comme les Solaster[22]. Cette grande diversité en fait des animaux extrêmement importants dans les cycles biologiques marins, présents à tous les niveaux trophiques en grande abondance. Ainsi, leurs fluctuations de population sont susceptibles d'avoir des effets importants sur tout l'écosystème.

Respiration[modifier | modifier le code]

La respiration est passive chez la plupart des échinodermes, et s'effectue le plus souvent à travers la peau, et notamment au niveau du système aquifère. Elle est aussi assurée en partie de manière directe par les podia chez les espèces qui en sont pourvues, mais les espèces massives ayant de gros besoins sont souvent pourvus d'organes respiratoires plus spécialisés : organes arborescents chez certains ordres d'holothuries, branchies chez certains oursins réguliers (Echinacea), papules respiratoires chez certaines étoiles de mer, bourses branchiales chez les ophiures[6].

Origine phylogénétique[modifier | modifier le code]

Tribrachidium heraldicum, une possible forme ancestrale des échinodermes.

Les plus anciens fossiles attestés d'échinodermes remontent à -525 millions d'années (Cambrien inférieur)[2], mais d'autres fossiles leur ressemblant pourraient être plus vieux encore[4].

Les échinodermes dériveraient de formes à symétrie bilatérale, les hétérostèles. La symétrie pentaradiée semble ne pas s'être imposée immédiatement, une forme précambrienne d'Ediacara (Tribrachidium) est en effet triradiée, mais son appartenance aux échinodermes est très controversée ; les homalozoa du Cambrien semblent quant à eux bilatériens, mais leur inclusion parmi les échinodermes est elle aussi parfois remise en question, le groupe étant accusé par certains d'être paraphylétique[23]. Les plus anciens animaux à symétrie pentaradiée sont les Arkarua[4], trouvés à l'état de traces dans des sédiments de l'édiacarien (vers -560 millions d'années), mais leur squelette ne semble pas structuré par un stéréome, trait normalement caractéristiques des échinodermes (et ne connaissant pas d'autre exception connue, contrairement à la symétrie pentaradiaire). Le taxon des carpoïdes (rangé dans le groupe des mitrales au sein des homalozoa) est lui aussi encore difficile à situer : il s'agit d'une forme étrange de l'Ordovicien que quelques scientifiques classent parmi les chordés primitifs[23]. Les formes certaines les plus anciennes sont des organismes sessiles suspensivores et comprennent les éocrinoïdes, les cystoïdes et les blastoïdes, qui furent très abondants au Paléozoïque mais disparurent respectivement au Silurien, au Carbonifère et lors de l'Extinction Permien-Trias.

Tous les spécimens du Mésozoïque et du Cénozoïque font partie des cinq classes actuelles, mais le registre Paléozoïque contient des animaux appartenant à d'autres classes, éteintes (jusqu'à 15)[4],[24]. Plusieurs clades majeurs d'échinodermes sont ainsi complètement éteints : les homalozoa (animaux du Cambrien à symétrie bilatérale pourvus d'un bras unique appelé aulacophore), les Helicoplacoidea (échinodermes du Cambrien en forme de pelotes), les Edrioasteroidea (petits animaux sessiles étoilés), les Ophiocistioidea (sortes d'oursins sans piquants munis de longs bras), les Eocrinoidea (ressemblant aux cinoïdes mais sans tige différenciée), les blastoidea (en forme de noix pédonculée) ou encore les Cystoidea (en forme de massues pédonculées)[2]. Aucun de ces groupes n'a passé la crise Permien-Trias, qui mit fin à l'ère Paléozoïque[24].

Par la suite, les échinodermes ont cependant continué de laisser d'abondantes traces grâce à leur squelette calcaire très minéralisé[24], en particulier les groupes des crinoïdes et des oursins, qui sont présents dès l'Ordovicien et abondants à partir du Carbonifère, et dont les corps durs permettent une excellente fossilisation. Au total 13 000 espèces éteintes ont été identifiées (contre environ 7 000 vivantes aujourd'hui)[4].

Chronologie relative du registre fossile des principales classes d’échinodermes
Nom Apparition Disparition Remarques
Arkarua -635 millions d'années (Cambrien) -542 millions d'années (Cambrien) Statut encore incertain, pas de stéréome
Helicoplacoidea -530 Ma (Cambrien) -516 Ma (Cambrien) Symétrie pas encore affirmée
Eocrinoidea -530 Ma (Cambrien) -298 Ma (Silurien)
Homalozoa -510 Ma (Cambrien) -300 Ma (Carbonifère) statut et cohérence discutés, symétrie bilatérale
Cystoidea -513 Ma (Cambrien) -392 Ma (Carbonifère)
Edrioasteroidea -516 Ma (Cambrien) -272 Ma (Permien)
Blastoidea -488 Ma (Ordovicien) -252 Ma (Permien)
Ophiocistioidea -475 (Ordovicien) -254 Ma (Permien)
Crinoidea -470 Ma (Ordovicien) actuel Crinoïdes et comatules
Echinoidea -450 Ma (Ordovicien) actuel Oursins
Asteroidea -440 Ma (Ordovicien) actuel Étoiles de mer
Ophiuroidea -440 Ma (Ordovicien) actuel Ophiures
Holothuroidea inconnu (fossilisation rare) actuel Holothuries

Classification[modifier | modifier le code]

Histoire scientifique[modifier | modifier le code]

L'un des plus anciens textes scientifiques concernant les échinodermes remonte à Aristote, dans son Histoire des Animaux (vers -343) : il y décrit succinctement les étoiles de mer et plus longuement les oursins, et nomme un animal « holothurie » sans le décrire (il le rapproche des éponges car c'est un animal qui semble dépourvu de sens) ; ce nom sera conservé par la suite pour nommer les concombres de mer (classe holothuroidea). Le nom du Philosophe sera quant à lui attribué à l'appareil masticateur des oursin, à travers une métaphore de son cru : la « Lanterne d'Aristote »[25]. En Europe, Aristote demeure l'inspiration principale de la plupart des traités d'histoire naturelle de l'antiquité et du Moyen-âge, et Pline l'Ancien s'en inspire ouvertement quand il aborde les mollusques (au rang desquels il compte les échinodermes) au livre IX de son Histoire Naturelle (vers 77)[26].

Les scientifiques recommencent à s'intéresser aux échinodermes à partir du siècle des Lumières : en 1751 les oursin, les holothuries et les étoiles de mer ont leur article dans l'Encyclopédie, mais sont encore dispersés et classés parmi les mollusques, avec quelques hésitations[27]. En 1758, Carl Von Linné énumère de nombreuses espèces dans son Systema naturae, les plaçant chacune dans un seul genre (Echinus, Holothuria, etc), toujours parmi les mollusques. C'est Jacob Theodor Klein qui le premier avait eu l'idée, en 1734, de regrouper les oursins non plus parmi les mollusques mais avec les étoiles de mer, concombres de mer, ophiures et crinoïdes, sous l'appellation d'« échinodermes » (sur le critère du plan d'organisation pentaradié) ; mais il faudra attendre que ses travaux soient poursuivis par Nathanael Gottfried Leske (1778) puis systématisés par Jean-Guillaume Bruguière en 1791 pour que le clade des échinodermes soit définitivement incorporé aux classifications scientifiques. Au début du XIXe siècle, de nombreux explorateurs scientifiques décrivent des dizaines de nouvelles espèces en quelques décennies, qui furent rapidement divisées en nouveaux genres, puis familles et ordres. Les premiers travaux de phylogénie scientifique apparaissent à partir de la moitié du siècle (avec Louis Agassiz et Edouard Desor pour les oursins). Sous l'impulsion de Mortensen entre 1928 et 1951 (Monograph of Echinoidea), les critères squelettiques commencent à être préférés pour la classification des échinodermes (se fondant sur les plaques chez les étoiles de mer et ophiures, et les spicules chez les holothuries), permettant de réunir les classifications fossile et naturaliste[28].

La sciences des échinodermes est devenu un champ d'études consacré en 1963, avec l'organisation à Washington du premier Symposium on Physiology of Echinodermata (à l'origine une émanation du 16e International Congress of Zoology). À partir de 1968, la communauté des biologistes travaillant sur les échinodermes est fédérée par The Echinoderm Newsletter, à défaut d'une revue dédiée (contrairement à la plupart des autres embranchements du vivant), suivie par Echinoderm Studies de 1983 à 2001, puis le SPC Beche-de-mer Information Bulletin à partir de 1990 (plus spécialement consacré aux holothuries). Des publications ponctuelles semi-régulières permettent cependant de constituer des pierres de touche dans le progrès de la recherche, comme Echinoderms, Echinoderm Nutrition, ou Edible Sea Urchins[29]. En 1999, The Echinoid Directory est le premier site internet contenant une base de données de référence tenue à jour par des spécialistes, permettant notamment une homogénéisation de la taxinomie ; cette base de données est intégrée en 2008 au World Register of Marine Species, regroupant tous les échinodermes (et tous les autres règnes du vivant marin), qui constitue toujours la base de données en ligne de référence[29].

On connaît à l'heure actuelle environ 7000 espèces vivantes d'échinodermes. Le groupe le plus diversifié est celui des ophiures avec près de 2 100 espèces, devant les étoiles de mer (autour de 1900 espèces), puis les holothuries (1250 espèces environ), les oursins (950 espèces) et les crinoïdes (600 espèces)[30]. Cependant, ce sont les oursins qui ont la plus grande diversité phylogénétique avec 16 ordres actuels (et plus de 70 familles, qui sont autant de plans d'organisation originaux), devant les étoiles (8 ordres), les holothuries (5), les crinoïdes (4) et les ophiures (seulement 2 ordres)[31].

Place des échinodermes dans le règne animal[modifier | modifier le code]

Classifications actuelles[modifier | modifier le code]

Selon World Register of Marine Species (28 Août 2013)[31] :

Selon ITIS (28 Août 2013)[32] :

Selon NCBI (28 Août 2013)[33] :

Références taxinomiques[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. http://www.marinespecies.org/aphia.php?p=taxdetails&id=1806 WoRMS taxon details
  2. a, b, c, d, e, f, g et h Christopher Taylor, « Echinodermata », sur Palaeos (consulté le 18 décembre 2013). Nous ne retenons pas la classification proposée par ce site, non consensuelle.
  3. http://perso.univ-rennes1.fr/denis.poinsot/OVIV_organisation_du_vivant/cours%203%20OVIV%20deuxi%c3%a8me%20partie.pdf
  4. a, b, c, d, e et f Tree of Life Web Project, consulté le 2 mars 2014
  5. (en) « Echinodermata: Morphology », sur UCMP.Berkeley.edu (consulté le 19 décembre 2013).
  6. a, b, c, d, e et f Alain Guille, Pierre Laboute et Jean-Louis Menou, Guide des étoiles de mer, oursins et autres échinodermes du lagon de Nouvelle-Calédonie, ORSTOM,‎ 1986, 244 p. (lire en ligne).
  7. « Madréporite », sur Echinologia.
  8. (en) « Internal organs », sur l'Echinoid Directory du Natural History Museum.
  9. a et b (en) Christopher Mah, « Starfish Feeding : When Starfish Capture moving Prey », sur Echinoblog,‎ 6 avril 2009.
  10. (en) Christopher Mah, « What are the Deepest known echinoderms ? », sur Echinoblog,‎ 8 avril 2014.
  11. (en) Paola Rinelli, « A synthesis of the echinoderm faune of the Tyrrhenian sea », Rapp. Comm. int. Mer Médit., vol. 35,‎ 1998 (lire en ligne).
  12. (en) FR Lillie, « The Fertilizing Power of Sperm Dilutions of Arbacia », Proc. Natl. Acad. Sci. U.S.A., vol. 1, no 3,‎ mars 1915, p. 156–60 (PMID 16575966, PMCID 1090763, DOI 10.1073/pnas.1.3.156)
  13. (en) MV Inamdar, T Kim, YK Chung, et al., « Assessment of sperm chemokinesis with exposure to jelly coats of sea urchin eggs and resact: a microfluidic experiment and numerical study. », J. Exp. Biol., vol. 210, no Pt 21,‎ novembre 2007, p. 3805–20 (PMID 17951422, DOI 10.1242/jeb.005439, lire en ligne)
  14. (en) « Reproduction and life history », sur l'Echinoid Directory du Natural History Museum.
  15. (en) S. Ooka, M. Takeda, M. Komatsu et C. Conand, « Sexual reproduction of the small fissiparous seastar Aquilonastra conandae (Asteroidea: Asterinidae) in La Réunion Island », dans Larry G. Harris, S. Anne Böttger, Charles W. Walker et Michael P. Lesser, Echinoderms: Durham : Proceedings of the 12th International Echinoderm Conference, 7-11 August 2006, Durham, New Hampshire, U.S.A., Londres, Taylor & Francis,‎ 2010, 467-472 p. (ISSN 978-0-415-40819-6, DOI 10.1201/9780203869543-c72, lire en ligne).
  16. (en) Christopher Mah, « Deep-Sea Swimming Sea Cucumbers and the "most bizarre holothurian species in existence" ! », sur Echinoblog,‎ 18 septembre 2012.
  17. (en) Christopher Mah, « Some Stunning & Swimming Feather Star (Crinoid) Pics », sur Echinoblog,‎ 7 octobre 2013.
  18. (en) Christopher Mah, « Holding on in a Rough World: Colobocentrotus atratus - the Shingle Urchin », sur Echinoblog,‎ 21 avril 2008
  19. (en) Christopher L. Mah, « What (and How) do Sea Urchins Eat? Sea Urchin Feeding Roundup ! », sur The Echinoblog,‎ 9 juillet 2013
  20. (en) « Lifestyle - sand dollars », sur l'Echinoid Directory du Natural History Museum.
  21. (en) Christopher Mah, « Dermechinus horridus ! Trick or Treat ? », sur Echinoblog,‎ 29 octobre 2008 (consulté le 27 octobre 2013)
  22. (en) Christopher Mah, « What Eats Starfish ? (aka What do starfish fear ?) - The Top Starfish Predator : Solaster dawsoni », sur Echinoblog,‎ 5 avril 2011.
  23. a et b Christopher Taylor, « Homalozoa », sur Palaeos (consulté le 18 décembre 2013)
  24. a, b et c (en) Christopher Mah, « Five Points About The Fossil History of Echinoderms », sur Echinoblog,‎ 15 octobre 2014.
  25. Aristote, Histoire des Animaux, vol. IV,‎ -343 (lire en ligne).
  26. Pline l'Ancien, Histoire Naturelle, vol. IX,‎ 77 (lire en ligne).
  27. Daubenton, Jaucourt, L’Encyclopédie, 1re édition, 1751 (Tome 11, p. 716-718). lire en ligne.
  28. (en) John M. Lawrence, Sea Urchins: Biology and Ecology, Londres, Elsevier,‎ 2013 (lire en ligne)
  29. a et b (en) Alexander Ziegler, Michel Jangoux, Georgy Mirantsev et Andreas Kroh, « Historical aspects of meetings, publication series, and digital resources dedicated to echinoderms », Zoosystematics and Evolution, vol. 90, no 1,‎ 2014, p. 45-56 (lire en ligne).
  30. (en) Dr. Christopher Mah, « Brittle Star Diversity! How many are there and where do they live? », sur The Echinoblog,‎ 28 janvier 2014 (consulté le 29 janvier 2014).
  31. a et b World Register of Marine Species, consulté le 28 Août 2013
  32. ITIS, consulté le 28 Août 2013
  33. NCBI, consulté le 28 Août 2013

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Alain Guille, Pierre Laboute et Jean-Louis Menou, Guide des étoiles de mer, oursins et autres échinodermes du lagon de Nouvelle-Calédonie, ORSTOM,‎ 1986, 244 p. (lire en ligne)
  • Raven (et al.) « Les échinodermes adultes ont une symétrie radiaire », Biologie, Partie V : « Diversité de la vie terrestre ». Chapitre 33 : Les invertébrés coelomates. - Lire le document PDF
  • (en) A.M. Clark et F.W.E. Rowe, Monograph of Shallow-water Indo-West Pacific Echinoderms, Londres, Trustees of the British Museum (Natural History),‎ 1971, 238 p..

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]