Éducation en Nouvelle-Calédonie

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Le système éducatif de Nouvelle-Calédonie est le même que dans le reste de la France, avec quelques adaptations liées au statut et à la formation des enseignants du primaire, de compétence locale, au contenu pédagogique pouvant être enrichi par les différentes collectivités pour y intégrer les spécificités culturelles, historiques et géographiques du Territoire, et au calendrier scolaire. En effet, la Nouvelle-Calédonie est la seule collectivité de la République, avec Wallis-et-Futuna, à faire correspondre ses « grandes vacances » avec la saison chaude, ce qui fait que son année scolaire s'échelonne de fin février jusqu'au début décembre.

Sommaire

[modifier] Compétences

La loi organique du 19 mars 1999 relative à la Nouvelle-Calédonie donne la compétence de l'enseignement primaire public à la Nouvelle-Calédonie (programmes, sous réserve de la compétence des provinces pour leur adaptation en fonction des réalités culturelles et linguistiques, formation des maîtres et contrôle pédagogique).

Les compétences de l'enseignement secondaire public (sauf la réalisation et l'entretien des collèges, déjà de compétence provinciale), de l'enseignement privé (primaire et secondaire), de l'enseignement agricole et de la santé scolaire relèvent de l'État (selon les dispositions prévues par l'article 21-III) jusqu'à leur transfert à la Nouvelle-Calédonie décidées par le Congrès local à la majorité des 2/5e (l'article 26) durant les mandatures 2004-2009 ou 2009-2014. Après obtention de certaines garanties notamment financières de l'État, qui conserve la gestion des diplômes nationaux, la définition des programmes, adaptables localement par le Territoire ou, déjà depuis 1989, par les Provinces, et la qualification des enseignants, le vote du Congrès a adopté le transfert à l'unanimité le 30 novembre 2009. La Nouvelle-Calédonie assure à compter du 1er janvier 2012, outre la possibilité d'adapter les programmes nationaux, le pilotage du système éducatif du secondaire et du privé : répartition des moyens humains et financiers mis à sa disposition, organisation des structures de concertation et d’expertise nécessaire, définition de l’offre de formation, des orientations pédagogiques, des conditions de scolarisation, de la carte scolaire, de l’orientation et l’affectation des élèves, de l’accompagnement pédagogique des maîtres du 1er degré, de la construction, de la rénovation et de l’entretien des lycées et enfin de l’organisation de la santé scolaire[1].

Selon l'article 27, le Congrès peut également, à partir de 2009, adopter une résolution tendant à ce que lui soit transférée, par une loi organique ultérieure, la compétence de l'enseignement supérieur[2].

Les compétences des collectivités locales sont de plus :

  • communes : gestion des fournitures scolaires et frais de fonctionnement des écoles primaires (cantines, transports notamment), la construction et l'entretien des écoles primaires et gestion du personnel municipal en exercice dans celles-ci.
  • provinces : gestion administrative des instituteurs et professeurs des écoles, établissement de la carte scolaire, octroi de bourses, aides scolaires et subventions, l'adaptation des programmes aux réalités culturelles et linguistiques (dans le domaine de l'enseignement des langues kanak ou les programmes adaptés en histoire, géographie, éducation civique et arts plastiques notamment), gestion des internats et construction et équipement des collèges.

[modifier] Administration

Les compétences exercées dans le domaine du primaire public (transférées dès 2000) dépendent de la Direction de l'enseignement de la Nouvelle-Calédonie (DENC) au sein du Gouvernement local, et celles du secondaire, du privé et de la santé scolaire (transférées avec des compétences partagées avec l'État à partir de 2012) par un vice-rectorat.

À partir du transfert, le 1er janvier 2012, du secondaire public, de l'ensemble du privé et de la santé scolaire, un service unique pour la gestion de ces compétences est créé en reprenant le nom de vice-rectorat. Elle est dirigée par un vice-recteur nommé par décret du président de la République sur avis du gouvernement de la Nouvelle-Calédonie, qui confirme cette nomination pour ce qui concerne les compétences à sa charge sous l'appellation de « Directeur général des enseignements ».

La formation initiale des instituteurs et la formation continue des enseignants du primaire sont assurées par l'Institut de formation des maîtres de Nouvelle-Calédonie (IFMNC), établissement public géré par le Gouvernement local, et les professeurs des écoles (dont la compétence de la formation dépend pourtant bien de la Nouvelle-Calédonie) et du second degré par l'IUFM du Pacifique[3].

[modifier] Historique des directeurs de la DENC (depuis 2000)

  1. 1er janvier 2000 - 16 février 2006 : Joël Viratelle (Inspecteur de l'Éducation nationale)
  2. 16 février 2006 - 1er novembre 2009 : Philippe Guaénéré (Inspecteur de l'Éducation nationale)
  3. 1er novembre 2009 - 4 janvier 2010 : Cameron Diver (attaché principal de l'administration générale), par intérim
  4. 4 janvier 2010 - 5 mai 2011 : Jacques Briand (Inspecteur de l'Éducation nationale)
  5. 5 mai 2011 - 16 août 2011 : Catherine Le Goavec (attachée principale de l'administration générale), par intérim
  6. 16 août 2011 - : Christian Pralong (personnel de direction de l'éducation nationale)

[modifier] Historique des vices-recteurs (avant 2012)

  1. 28 janvier 1970 - 14 septembre 1972 : Roger Delpias (inspecteur d'académie)
  2. 14 septembre 1972 - 15 janvier 1973 : Charles Lebecque (inspecteur d'académie)
  3. 15 janvier 1973 - 21 mai 1973 : Michel Sénès (proviseur du lycée La Pérouse), par intérim
  4. 21 mai 1973 - 1er septembre 1976 : Jean-Michel Barré (inspecteur d'académie)
  5. 1er septembre 1976 - 16 juin 1981 : Roland Bruel (proviseur du lycée La Pérouse puis délégué inspecteur d'académie), par intérim jusqu'au 29 novembre 1976
  6. 16 juin 1981 - 15 octobre 1984 : Robert Giannoni (inspecteur d'académie)
  7. 15 octobre 1984 - 30 septembre 1986 : Michel Vidal (inspecteur d'académie)
  8. 30 septembre 1986 - 17 novembre 1988 : Michel Bouyé (inspecteur d'académie)
  9. 17 novembre 1988 - 26 juin 1992 : Jean Lombard (inspecteur d'académie)
  10. 26 juin 1992 - 23 octobre 1995 : Gérard Blanchard (inspecteur d'académie)
  11. 23 octobre 1995 - 28 juin 1999 : François Le Guiner (IA-IPR)
  12. 28 juin 1999 - 1er août 2000 : Gérard Sarda (conseiller d'administration scolaire et universitaire), par intérim
  13. 1er août 2000 - 14 février 2003 : Michel Herland (professeur des universités en sciences économiques)
  14. 14 février 2003 - 14 février 2008 : Michel Barat (professeur agrégé de philosophie)
  15. 14 février 2008 - 1er août 2008 : Pierre Boyer (Inspecteur de l'Éducation nationale), par intérim
  16. 1er août 2008 - 9 janvier 2012 : Ives Melet (IA-IPR de physique)

[modifier] Vices-recteurs, directeurs généraux des Enseignements (depuis 2012)

  1. 9 janvier 2012 - : Patrick Dion (IA-IPR, précédemment directeur général du CNDP de 2005 à 2011)

[modifier] Enseignement primaire

Il y avait à la rentrée 2009 36 502 élèves inscrits dans le primaire (27 034 ou 74,06 % dans le public et 9 468 et 25,94 % dans le privé), répartis dans 288 écoles (soit en moyenne 127 élèves par établissement, 198 ou 68,75 % sont dans le public et 90 ou 31,25 % dans le privé) et 1 966 enseignants chargés de classe (1 459 dans le public et 507 dans le privé sous contrat). Il y a donc en moyenne 18,56 enfants par enseignant (18,53 dans le public, 18,67 dans le privé). Ils sont 12 659 en maternelle (9 170 dans le public et 3 489 dans le privé), 23 637 en école élémentaire (17 658 dans le public, 5 979 dans le privé) et 206 dans l'éducation spécialisée.

[modifier] Répartition géographique

Ils sont répartis comme suit :

  • en Province Sud : 25 389 élèves (69,56 %, dont 8 936 en maternelle, 16 276 en école élémentaire et 177 dans l'éducation spécialisée). Plus qu'ailleurs en Nouvelle-Calédonie, le public domine et distance le privé. Il y a ainsi 20 211 élèves dans le public (74,76 % de l'ensemble du public néo-calédonien, et 79,61 % du total provincial) pour 5 178 dans le privé (à peine 54,69 % du privé territorial, et 20,39 % des écoles de la province). Ils sont répartis dans 127 écoles (44,1 %, 103 rien que dans le Grand Nouméa dont 60 à Nouméa), dont 106 publiques (53,53 % de l'ensemble du public néo-calédonien, et 83,46 % des établissements provinciaux) et 21 privées (23,33 % seulement du privé local, 16,54 % du total provincial), avec quelque 1 250 enseignants chargés de classe (1 000 dans le public, 300 dans le privé). Les établissements sont donc de taille plus importante que sur le reste de la Nouvelle-Calédonie (quelque 200 élèves par école), mais le nombre moyen d'élèves par enseignant (20 environ) est à peine plus forte que la moyenne territoriale (1 élève de plus par instituteur en moyenne).
  • en Province Nord : 7 434 élèves (20,37 %, dont 2 453 en maternelle, 4 965 en école élémentaire et 16 en éducation spécialisée), avec un écart entre les poids du public et du privé plus étroit que dans le Sud, se rapprochant de la moyenne territoriale : 4 770 enfants sont inscrits dans le public (17,64 % des élèves du public néo-calédonien, 64,16 % de la population scolaire provinciale) et 2 664 dans le privé (28,14 % du privé local, 35,84 % des écoliers du Nord). Et le nombre d'établissement s'équilibre entre les deux : sur 89 écoles (30,90 %, 35 sur la côte Ouest, Poum comprise, 53 sur la côte Est et 1 aux îles Belep), 45 sont publiques et 44 privées (pratiquement la moitié des établissements privés du Territoire). Il y a environ 500 enseignants chargés de classe. Les établissements sont de taille réduite (84 élèves en moyenne par école), et c'est là que l'on trouve les plus petites classes (la densité s'établit à environ 15 élèves par enseignant, soit quelque 4 élèves de moins que la moyenne territoriale).
  • aux îles Loyauté : 3 679 élèves (10,08 %, dont 1 270 en maternelle, 2 396 en école élémentaire et 13 en éducation spécialisée), et privé et public s'équilibrent presque : la population scolaire y est respectivement de 1 626 (17,17 % du privé néo-calédonien, 44,2 % des écoliers loyaltiens) et 2 053 enfants (7,59 % du public territorial, 55,8 % des inscrits aux Îles). Pourtant, l'écart reste fort en nombre d'établissements : sur 72 écoles (36 à Lifou, 24 à Maré et 12 à Ouvéa), 47 sont publiques et 25 privées. Le nombre d'enseignants chargés de classe est de 200 environ, répartis pratiquement à égalité entre le public et le privé. La taille des établissements est en moyenne largement plus faible qu'ailleurs sur le Territoire (quelque 51 élèves par école en moyenne), même si ceux du privé sont légèrement plus gros (moyenne de 65 écoliers). Mais la taille des classes correspond pratiquement à la moyenne territoriale avec une densité d'environ 18 enfants par enseignant.

[modifier] Programmes

[modifier] Enseignement secondaire

Il y avait à la rentrée 2009 32 463 élèves inscrits dans le secondaire (24 235 ou 74,65 % dans le Sud, 5 500 ou 16,94 % dans le Nord et 2 728 ou 8,4 % dans les Îles), dont 22 192 dans le public (68,36 %, avec là encore une proportion plus forte dans le Sud avec 70,25 % des élèves de la province inscrits dans ce type d'établissement) et 10 271 dans le privé (31,64 %, toujours plus présent dans le Nord, où il regroupe 33,62 % des inscrits, mais surtout dans les Îles où ce taux atteint 44,46 %). Ils sont répartis dans 73 établissements (37 publics et 36 privés), avec 2 763 enseignants chargés de classes (1 800 dans le public et 963 dans le privé).

[modifier] Répartition géographique

Collège Louis-Léopold Djiet de Bourail
Collège de Koumac

Sur le total d'élèves, 25 371 (78,15 %) sont inscrits dans une filière générale ou technologique. Depuis la rentrée 2010, le nombre d'établissements dispensant ce type d'enseignement est de :

  • 53 collèges (30 publics et 23 privés) dont 17 avec SEGPA (14 publics et 3 privés) :
  • 4 « groupements d'observation dispersés » (GOD), annexes de collèges (3 publiques et 1 privée) :
  • 8 lycées (5 publics et 3 privés) :
    • 6 dans le Grand Nouméa (3 publics et 3 privés, dont 2 catholiques et 1 protestant), dont 4 à Nouméa avec 2 publics (le lycée La Pérouse dans le quartier de la Pointe de l'Artillerie qui est lui aussi, comme le collège Baudoux, l'héritier de l'ancien collège La Pérouse et qui reste le plus important du Territoire avec près de 1 500 élèves et 59 classes, et le lycée Jules-Garnier à Nouville) et 2 privés (le catholique lycée Blaise-Pascal à l'Anse Vata, plus important lycée privé du Territoire avec quelque 1000 élèves dans 35 classes, et le protestant Do Kamo à la Vallée des Colons). À la limite entre les communes de Nouméa et Dumbéa, le lycée du Grand Nouméa a ouvert à la rentrée 2000 et est aujourd'hui le deuxième lycée néo-calédonien voir le premier plus ou moins à égalité avec La Pérouse (lui aussi environ 1 500 élèves et 58 classes). Le lycée catholique Apollinaire-Anova est situé à Païta.
    • 1 public en Province Nord, celui Antoine-Kéla de Poindimié.
    • 1 public aux îles Loyauté, le lycée polyvalent des Îles Williama-Haudra à sur Lifou.

À ceci s'ajoutent 7 092 élèves (12,85 %) inscrits dans un cursus professionnel, répartis dans :

[modifier] Adaptations des programmes

[modifier] Organisations de l'enseignement privé

Le collège catholique de Saint-Joseph-de-Cluny à Nouméa

Il existe trois organismes pour l'enseignement privé sous contrat en Nouvelle-Calédonie, toutes trois confessionnelles et héritées des organisations missionnaires :

[modifier] Enseignement supérieur

À la rentrée 2009, l'enseignement supérieur regroupaient quelque 3 750 étudiants, dont 62 % (environ 2 800 inscriptions) à l'université de la Nouvelle-Calédonie, 20 % en classes supérieures des lycées (BTS, CPGE), 5 % à l'IFM-NC, 4 % en BTS en alternance dispensés par la CCI, 3 % à l'IUFM du Pacifique, 3 % à l'IFPSS-NC, 2 % à l'EGC et 1 % à l'ENEP. L'essentiel (si ce n'est la totalité) de l'offre de formation se situe à Nouméa ou dans le Grand Nouméa.

[modifier] L'Université de la Nouvelle-Calédonie

Le campus de l'Université de la Nouvelle-Calédonie à Nouville

Elle est née en 1987 sous le nom d’université française du Pacifique répartie entre deux centres universitaires : celui de Nouvelle-Calédonie et celui de Polynésie française, le siège administratif de l'université étant à Tahiti. En 1999, les deux centres sont devenus deux universités autonomes et l'antenne calédonienne est devenue l'université de la Nouvelle-Calédonie (UNC). Il s'agit de la plus petite université de France par ses effectifs, avec, en 2008, 2 800 étudiants, 82 enseignants-chercheurs et enseignants et 55 agents administratifs et de bibliothèque. Elle est répartie sur trois sites, tous situés à Nouméa : deux à Nouville à l'ouest (Nouville-Banian : département des Sciences et Techniques, Nouville-Ateliers : département de Droit, Gestion et Économie) et un à Magenta à l'est (département des Lettres, Langues et Sciences humaines). Il est prévu de réunir bientôt les départements en un seul grand campus universitaire à Nouville, les travaux ont commencé en 2005 et doivent s'achever en 2011. L'université n'offre pas de formation au-delà du premier cycle (c'est-à-dire la licence dans le cadre de la réforme LMD), à l'exception d'un master professionnel de développement et d'aménagement du territoire (DEVTAT) ouvert en 2005, d'un autre en sciences de l'environnement créé en 2009 et d'un troisième de management international de l'entreprise prévu pour commencer à la rentrée 2010, d'un master recherche sur les « Espaces, Sociétés et Littératures des Mondes océaniens » (ESLMO) inauguré en 2009 ainsi que de plusieurs masters 1 recherches créés en collaboration avec des établissements supérieurs métropolitains à partir de 2009 notamment en droit pénal et carrière judiciaire et en droit public et collectivités territoriales (un master de droit, ouvert en 2005, a été fermé en 2006). Il existe également une unique école doctorale. Les licences offertes sont : mathématiques-informatique, systèmes informatiques et logiciels option Développeur d'applications intranet / internet (licence professionnelle), physique-chimie, sciences de la vie et de la terre, droit, économie et gestion, commerce spécialisé en Achats et Logistique (licence professionnelle), lettres modernes, anglais, histoire, géographie et langues, littératures et civilisations océaniennes. Il a également été ouvert en 2003 une première année de médecine en collaboration avec le CHU de la Pitié-Salpêtrière à Paris. Plusieurs DEUST y sont ouverts : géosciences, métallurgie, « Animation et Gestion des Activités Physiques, Sportives ou Culturelles » intégré au cursus STAPS et génie informatique et électronique des systèmes.

[modifier] Classes supérieures des lycées

Il existe 18 offres de BTS répartis dans quatre lycées, à savoir les trois publics du Grand Nouméa et celui privé catholique de Blaise Pascal. Il existe 7 classes préparatoires aux grandes écoles dont 4 scientifiques (en physique, technologie et sciences de l'ingénieur) au lycée Jules-Garnier et 3 Classes préparatoires économiques et commerciales (à l'ENS Cachan et, à partir de la rentrée 2010, des classes de la section Économique et Commerciale option Technologique ECT) au lycée du Grand Nouméa, en partenariat avec l'UNC. Le Grand Nouméa dispose également de 2 classes formant au diplôme de comptabilité et de gestion.

[modifier] La formation des enseignants (primaire et secondaire, public et privé)

Regroupe 9 % des étudiants en 2009, avec trois établissements. Tout d'abord, deux organismes ont été formés en 1990 par la division du « Centre de formation et de recherche pédagogique » (CEFOREP), créé en 1969 sous le nom d'école normale avant d'être rebaptisé en 1971, à savoir : l'Institut de formation des maîtres de Nouvelle-Calédonie (IFM-NC), nouveau nom depuis le transfert de la compétence de l'enseignement primaire public à la Nouvelle-Calédonie de l'ancien Institut territorial de formation des maîtres, pour le public ; et l'École normale de l'enseignement privé (ENEP) pour le privé. Situé en face du collège Mariotti à Nouméa, dans le quartier de l'Anse Vata, le premier assure la formation initiale et continue des maîtres et des enseignants du premier degré public ainsi que celle des instituteurs amenés à enseigner les langues et cultures kanak. Pour sa part, l'ENEP, située au Centre-ville, en bordure de la place des Cocotiers et des locaux partagés avec l'école catholique Saint-Joseph-de-Cluny, forme les instituteurs pour les trois enseignements (catholique, Alliance libre réformée et Fédération de l'Enseignement libre protestant). Ils préparent au même diplôme : celui d'instituteur et le DEUG d'« enseignement 1er degré »[4],[5]. Il existe également un IUFM du Pacifique commun aux trois collectivités françaises du Pacifique sud (Nouvelle-Calédonie, Polynésie française et Wallis-et-Futuna) dont les services centraux ainsi que l'antenne néo-calédonienne sont localisés à Nouville sur un nouveau site ouvert en 2005 près du campus universitaire. Il prépare aux concours du professorat des écoles et des professeurs de lycées professionnels en Lettres-histoire et Anglais-lettres, aux CAPES de Lettres modernes, Histoire-géographie, Anglais, Mathématiques et Sciences de la vie et de la terre et enfin au CAPEPS.

[modifier] Notes et références

  1. H. LEPOT, « Les transferts votés à l’unanimité au Congrès », Les Nouvelles Calédoniennes, 01/12/2009
  2. Loi organique n°99-209 du 19 mars 1999 relative à la Nouvelle-Calédonie
  3. Répartition des compétences entre les collectivités de la Nouvelle-Calédonie en matière d'enseignement primaire public
  4. Présentation de l'IFM-NC sur son site officiel
  5. Présentation de l'ENEP sur son site officiel

[modifier] Liens externes

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