Kérosène
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| Kérosène | |||
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| Identification | |||
| No CAS | |||
| No EINECS | |||
| Propriétés physiques | |||
| T° fusion | -48 à -26 °C[1] | ||
| T° ébullition | 150 à 300 °C [1] | ||
| Solubilité | pratiquement insoluble (eau)[1] | ||
| Masse volumique | 0,8 g·cm-3 à 15 °C[1] | ||
| T° d'auto-inflammation | 220 °C [1] | ||
| Point d’éclair | 49 à 55 °C [1] | ||
| Limites d’explosivité dans l’air | 0,6–6,5 %vol[1] | ||
| Précautions | |||
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B3, D2B, |
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| Écotoxicologie | |||
| DL50 | 2 835 mg·kg-1 (lapin, oral) 180 mg·kg-1 (lapin, i.v.) 6 600 mg·kg-1 (lapin, i.p.) [4] |
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| Seuil de l’odorat | bas : 3 ppm[5] | ||
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Le kérosène est un mélange d'hydrocarbures contenant des alcanes (CnH2n+2) de formule chimique allant de C10H22 à C14H30. Issu du raffinage du pétrole, il résulte du soutirage pendant la distillation d'une coupe avec un point initial (PI) de distillation compris entre 150 °C et 180 °C, et un point final (PF) de distillation entre 225 °C et 250 °C. Il doit être exempt de soufre.
Il est utilisé essentiellement dans la fabrication de carburant pour l'aviation (turboréacteurs et turbopropulseurs), notamment du Jet A1, le principal d'entre eux. C'est le composant principal des additifs pour automobiles (nettoyage injecteurs, etc.)[réf. souhaitée]
Sommaire |
Historique [modifier]
Dès le IXe siècle, le savant perse Al-Razi décrit la distillation du pétrole permettant d'obtenir du pétrole d'éclairage dans son Livre des Secrets[6]. En Europe, c'est le physicien et géologue canadien Abraham Pineo Gesner (1797-1864) qui a présenté en 1846 la première démonstration publique d'un liquide d'éclairage qu'il nomme « kérosène » . Au départ obtenu à partir de charbon, puis de pétrole, le kérosène est un liquide économique, qui a supplanté l'huile de baleine dans les lampes à huile ; on l'appelait aussi « pétrole lampant ». Cet usage a été abandonné lors de l'avènement des ampoules électriques.
Utilisation comme carburant pour l'aviation [modifier]
Son usage en aviation est principalement dû à son fort pouvoir calorifique de 43,15 MJ·kg-1 pour le Jet A1, qui autorise une plus grande autonomie à masse embarquée égale, ou, en d'autres termes, qui permet d'alléger la masse totale à emporter à autonomie constante.
Comme carburant pour l'aviation, le kérosène doit remplir des conditions particulières, notamment au niveau de ses propriétés physiques. Le carburant pour avion est ainsi un kérosène particulier ayant notamment un point de congélation très bas (-47 °C pour le Jet A1[7]), car à 11 000 mètres d'altitude, la température externe est proche de -56,5 °C. Selon ce qui l'a provoqué, les matériaux qui l'alimentent, son exposition à l'oxygène et sa durée, un incendie par kérosène peut dégager une chaleur de carburant 1 700 à 2 500 °C (Source Claude Moniquet, expert international en attentats, ancien agent de renseignement de la DGSE).
Utilisation en médecine vétérinaire [modifier]
Dans les cas de métrite équine, il a été décrit une technique de lutte contre les champignons présents dans l'utérus de la jument par le kérosène[réf. nécessaire].
Notes et références [modifier]
- Entrée de « Kerosene » dans la base de données de produits chimiques GESTIS de la IFA (organisme allemand responsable de la sécurité et de la santé au travail) (allemand, anglais), accès le 3 mai 2009 (JavaScript nécessaire)
- UCB Université du Colorado
- « Kérosène » dans la base de données de produits chimiques Reptox de la CSST (organisme québécois responsable de la sécurité et de la santé au travail), consulté le 27 octobre 2009
- (en) « Kerosene » sur ChemIDplus, consulté le 12 octobre 2009
- Kerosene, sur hazmap.nlm.nih.gov. Consulté le 14 novembre 2009
- Zayn, « Livre des Secrets », Saudi Aramco World, janvier 1995. Consulté le 1er octobre 2009
- Fiche de données de Sécurite - Total, 23 novembre 2006 [PDF] (voir archive)