Insecte

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Les insectes forment la classe des Insecta, dans le sous-embranchement des hexapodes, lui-même inclus dans l'embranchement des arthropodes mais dans un sous-groupe : les mandibulates. Ils sont caractérisés par un exosquelette composé de chitine, un corps segmenté en trois parties principales (tête, thorax et abdomen), trois paires de pattes articulées, des yeux composés et une paire d'antennes.

Avec près de 1,3 million d'espèces décrites, les insectes représentent plus des deux tiers de tous les organismes vivants. Ils constituent la plus grande part de la biodiversité animale (définie par le nombre d'espèces). On estime à entre 6 et 10 millions d'espèces possibles[1][2][3], ce qui représenterait plus de 90% des différentes formes de vie animale[4].

Ils sont apparus il y a plus de 400 millions d'années et ils sont les plus anciens animaux à s'être adaptés à la vie terrestre. Ils sont également les premiers animaux complexes à avoir développé la capacité de voler pour se déplacer[5]. On les trouve maintenant sous presque tous les climats et dans les milieux continentaux terrestres et aquatiques. Certains se sont même adaptés à la vie aquatique en eau salée, un habitat majoritairement dominé par le groupe des crustacés.

Ils ont de nombreuses interactions avec les humains. Certains insectes entrent en compétition directe pour nos ressources comme les ravageurs en agriculture et en exploitation forestière (sylviculture). D'autres peuvent causer des problèmes de santé majeurs en tant que vecteurs de pathogènes et de maladies infectieuses graves. À l'opposé, beaucoup d'insectes sont considérés comme écologiquement bénéfiques en tant que prédateurs, pollinisateurs, producteur de commodités (miel, soie, etc.), détritivores, ou encore en tant que source de nourriture pour de nombreuses espèces animales et humaines[6].

Les araignées, scorpions et acariens ne sont pas des insectes, mais des arachnides ; entre autres différences, ils ont huit pattes.

L'entomologie est la branche de la zoologie dont l'objet est l'étude des insectes.

Étymologie[modifier | modifier le code]

Le mot insecte vient du latin insectum qui signifit ''avec un corps cranté ou partagé'' ou littéralement ''coupé en'' qui réfère à la segmentation des trois parties principales[7].

Évolution[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Histoire évolutive des insectes.

Position relative au sein des arthropodes[modifier | modifier le code]

Exemples d'arthropodes.

Au sein des arthropodes, les insectes ont traditionnellement été rapprochés des myriapodes sur la base de plusieurs caractères : appendices uniramés, présence de trachées et de tubes de Malpighi, mandibules formées d'un appendice complet (et non pas de la base d'un appendice comme chez les crustacés). Cependant, la phylogénie moléculaire[8][9], l'arrangement des gènes mitochondriaux[10] , ainsi que l'analyse cladistique des caractères ont conduit à considérer que les insectes étaient en fait inclus au sein des crustacés (au Moyen Âge, ils étaient classés dans les vermes, « vers » comprenant aussi les petits rongeurs et les mollusques[11]). Le clade des pancrustacés établi suite à cette découverte contient donc les lignées de crustacés marins qui sont probablement paraphylétiques et les insectes proprement dits, qui sont monophylétiques. Les caractères ayant conduit au rapprochement des insectes avec les myriapodes sont donc probablement des convergences associées à l'adaptation au milieu terrestre. Le développement du système nerveux des insectes et des crustacés possède en revanche des similitudes extrêmement frappantes[12].

Pancrustacea
Hexapoda



Collembola



Protura




Diplura



Insecta





Crustacea[Note 1]



Cladogramme montrant la position de la classe Insecta.

Systématique[modifier | modifier le code]

La classification des insectes a été proposée par Carl von Linné au XVIIIe siècle sur la base de critères morphologiques propres aux insectes. Ainsi, une trentaine d'ordres d'insectes actuels est recensée sur l'ensemble de la planète. Leur classification n'est pas encore stabilisée, quelques groupes établis par la tradition se révélant récemment hétérogènes. La classe des hexapodes est donc un concept plus vaste que celui des insectes lequel, au sens strict, constitue un groupe frère des entognathes.

La classe des insectes est subdivisée en deux sous-classes :

Aptérygotes[modifier | modifier le code]

Cette sous-classe regroupe des insectes primitifs aptères. On y retrouve peu de diversité et ils sont classés en deux groupes qui sont traités comme des ordres : Archaeognatha et Zygentoma.

Ptérygotes[modifier | modifier le code]

Cette sous-classe regroupe les insectes «ailés» ou ptérygotes. Ce groupe représente la lignée principale de la majorité des insectes. Ils se sont abondamment diversifiés depuis leur apparition il y a environ 350 millions d'années (Carbonnifère)[13]. On retrouve maintenant plus de 25 ordres reconnus.

Pterygota (ptérygotes)

Biodiversité[modifier | modifier le code]

Avec près de 1,3 million d'espèces décrites, les insectes représentent plus des deux tiers de tous les organismes vivants. Dans cette classe, quatre ordres dominent dans le nombre d'espèces décrites. Entre 600 000 et 795 000 espèces sont inclues dans l'ordre des coléoptères, des diptères, des hyménoptères et des lépidoptères. Les coléoptères représentent 40% des espèces d'insectes, mais certains entomologistes suggèrent que les mouches et les hyménoptères pourraient être aussi diversifiés.

Une nymphe de punaise du Costa Rica sur une feuille de fougère.
Tableau 2. Nombre d'espèces décrites dans quatre ordres majeurs (d’après WCMC, 1992)[14].
Ordres Southwoood (1978) Arnett (1985) May (1988) Brusca & Brusca (1990)
Coléoptères 350 000 290 000 300 000 300 000
Diptères 120 000 98 500 85 000 150 000
Hyménoptères 100 000 103 000 110 000 125 000
Lépidoptères 120 000 112 000 110 000 120 000

Anatomie et physiologie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Anatomie de l'insecte.
Grands types de pièces buccales :
(A) Criquet (B) Abeille (C) Papillon (D) Moustique
a: antenne / c: œil composé / lb: labium / lr: labre / md: mandibule / mx: maxillule

Anatomie externe[modifier | modifier le code]

Anatomie de l'insecte :
A- Tête B- Thorax C- Abdomen
1. antennes
2. ocelle inférieure
3. ocelle supérieure
4. œil composite
5. cerveau (ganglion cérébral)
6. prothorax
7. artère dorsale
8. tubes trachéaux (trompe en spirale)
9. mésothorax
10. métathorax
11. première paire d'ailes
12. seconde paire d'ailes
13. boyaux médians (estomac)
14. cœur
15. ovaire
16. boyaux arrières (intestin, rectum & anus)
17. anus
18. vagin
19. chaîne ganglionnaire ventrale
20. tubes de Malpighi
21. coussinet
22. griffes
23. tarse
24. tibia
25. fémur
26. trochanter
27. boyaux avant (jabot, gésier)
28. ganglion thoracique
29. coxa
30. glande salivaire
31. ganglion sous-œsophagien
32. pièces buccales

Comme tous arthropodes, les insectes ont un corps segmenté soutenu par un exosquelette qui est composé d'une cuticule chitineuse. Les segments du corps sont organisés en trois parties principales qui sont la tête, le thorax et l'abdomen[15]. La tête possède une paire d'antennes, une paire de yeux composés, des ocelles et trois ensembles d'appendices modifiés qui forment les pièces buccales. Ces appendices se sont spécialisés avec l'évolution, si bien que maintenant on en retrouve plusieurs types (broyeur, suceur, suceur-piqueur, suceur-spongieur et suceur-lécheur)[16].

Le thorax est composé de trois segments (prothorax, mésothorax et le métathorax) et porte généralement tous les organes locomoteurs (ailes ou pattes). L'abdomen est composé la plupart du temps de onze segments qui peuvent parfois porter des appendices tels des cerques par exemple. À l'intérieur, il contient une partie des organes importants comme l'appareil digestif, le système respiratoire, le système excréteur et les organes reproducteurs[17]. On retrouve une grande variabilité et de nombreuses adaptations dans la composition des parties du corps de l'insecte, en particulier les ailes, les pattes, les antennes et les pièces buccales.

Anatomie interne[modifier | modifier le code]

Système respiratoire[modifier | modifier le code]

La respiration de l'insecte se fait grâce à des invaginations du tégument appelées trachées qui constituent un réseau apportant l'oxygène directement aux cellules. Ces trachées s'ouvrent sur l'extérieur par des stigmates respiratoires à ouverture variable, sur les côtés des segments (pleurites) thoraciques et abdominaux. L'appareil circulatoire n'a donc pas ou peu de rôle pour la respiration (à quelques exceptions près comme les larves de chironomediptère vivant dans des milieux très faiblement oxygénés — qui possèdent de l'hémoglobine).

Système circulatoire[modifier | modifier le code]

Le milieu intérieur est constitué d'hémolymphe qui est mis en mouvement par des vaisseaux contractiles dorsaux et les mouvements musculaires généraux de l'insecte. L'appareil circulatoire est ouvert, à faible pression.

Système digestif[modifier | modifier le code]

L'insecte utilise son système digestif pour extraire des nutriments et d'autres substances à partir de la nourriture qu'il consomme[18]. Ces aliments sont généralement ingérés sous forme de macromolécules complexes composées de protéines, polysaccharides, lipides et d'acides nucléiques. Ces macromolécules doivent être ventilées par des réactions cataboliques pour devenir des molécules plus petites comme des acides aminés et des molécules de sucre simple. De cette manière, les cellules peuvent les assimiler.

L'appareil digestif est constitué d'un long tube clos appelé le canal alimentaire et celui-ci s'étend longitudinalement à travers le corps. Ce tube digestif dirige unidirectionnellement la nourriture de la bouche à l'anus. Il est divisé en trois parties : stomodeum (intestin antérieur), mésentéron (intestin moyen) et proctodeum (intestin postérieur). Le Stomodeum et le proctodeum sont recouverts de cuticule puisqu'ils sont issus d'invaginations du tégument. En plus du tube digestif, les insectes ont également des glandes salivaires et des réservoirs salivaires. Ces structures se retrouvent dans le thorax, à côté de l'intestin antérieur[17].

Le régime alimentaire des insectes est très variable : herbivore (chenilles, criquet), coprophage (bousier), prédateurs (libellules), nécrophages, nectarivore (papillons), suceurs de sèves (pucerons) ou de sang (moustiques femelles). Certains insectes (xylophages) peuvent se nourrir de bois (termites). Certains insectes peuvent changer de régime alimentaire au cours de leur vie (chenilles mangeuses de feuilles et papillons adultes nectarivores). Les appendices buccaux sont très variables chez les insectes et liés à leur alimentation (appendices de type broyeur (criquet), suceur avec trompe dévaginable par afflux d'hémolymphe (papillon adulte), piqueur-suceur (moustique), lécheur-suceur (abeille)…)

Système nerveux central[modifier | modifier le code]

Le système nerveux central est constitué d'une double chaîne ganglionnaire ventrale, dont les ganglions les plus massifs sont antérieurs et forment le cerveau situé dans la cavité de l'exosquelette de la tête. Les trois premières paires de ganglions sont fusionnés dans le cerveau, tandis que les trois paires suivantes fusionnent pour former un ganglion sous-œsophagien qui innerve les pièces buccales[17].

Les segments thoraciques ont un ganglion placé de chaque côté du corps, donc une paire par segment. Cette disposition est également présente dans les huit premiers segments abdominaux[19]. Cette constitution peut varier, certaines blattes (blattaria) ont seulement six ganglions abdominaux. La mouche domestique (Musca domestica) a tous les ganglions fusionnés en un seul et celui-ci se retrouve dans le thorax.

Quelques insectes ont des nocicepteurs, des cellules qui détectent et transmettent des sensations de douleur[20]. Bien que la nociception ait été démontré chez les insectes, il n'y a pas de consensus sur leurs degrés de conscience à la douleur[21].

Développement[modifier | modifier le code]

Le cycle de vie des insectes implique plusieurs métamorphoses. Ce cycle évolutif est une série de stades (œuf, larve, nymphe, adulte) qui se succèdent au cours d'une génération complète. Ce cycle peut être interrompu annuellement par des conditions climatiques défavorables (température, pluie, manque de nourriture, etc.). La diapause est le terme qui réfère à cet arrêt prolongé au cours du cycle de vie de l'insecte[22][23].

Les insectes primitifs de la sous-classe des Apterygota ont un développement dit sans métamorphose ou amétabole. Dès la naissance, le jeune insecte est très semblable à l'adulte, à la taille près (« amétabole » équivaut à « sans changement »). Du côté des insectes ptérygotes, on retrouve deux types de transformations : hémimétaboles (hétérométaboles) et holométaboles.

Le développement est contrôlé par une hormone stéroïde, l'ecdysone, qui est produite dans des glandes prothoraciques et permet la mue. Une autre hormone, l'hormone juvénile, un dérivé terpénoïde, inhibe la métamorphose. Elle est produite dans les corps allates, des organes endocrines près de l'œsophage[24].

La reproduction des insectes est également contrôlée par l’ecdysone et l’hormone juvénile, qui agissent dans les deux sexes. Ces hormones contrôlent le fonctionnement de l'appareil reproducteur, mais n'influent pas sur la détermination des caractères sexuels, qui sont strictement déterminés de manière génétique. Les hormones de type phéromones jouent aussi un rôle majeur pour l'attraction et la reconnaissance des individus au sein d'une espèce.

hétérométaboles (métamorphose incomplète)[modifier | modifier le code]

Hétérométabole : La nymphe ressemble à l'adulte (exemple: criquet)

Ce type de développement est composé de trois étapes principales : l'œuf, la nymphe (ou larve) et l'adulte (il n'y a pas de stade pupal). La nymphe est similaire à l'adulte. Elle est cependant plus petite, ses ailes ne sont pas développées complètement et ses organes sexuels ne sont pas fonctionnels. Au cours de sa croissance, la nymphe ressemblera de plus en plus à l'adulte et ses ailes se déploieront à sa dernière mue[17].

On retrouve deux sous-division à ce type de métamorphose :

  • Hémimétabole (au sens strict) : Cette métamorphose est effectuée par les insectes paléoptères (éphémères, libellules et demoiselles) et néoptères (plécoptères) qui ont des larves aquatiques. La larve se départit de ses branchies respiratoires lors de sa transformation en adulte. La larve et l'adulte ne vivent pas dans le même milieu (aquatique ou aérien).
  • Paurométabole : C'est le plus commun des métamorphoses incomplètes et il caractérise la grande majorité des exoptérygotes. La nymphe est similaire à l'adulte et elle vit dans le même milieu (aquatique ou terrestre) que celui-ci.

holométaboles (métamorphose complète)[modifier | modifier le code]

Holométabole : La larve est différente de l'adulte et passe par un stade nymphale (pupal)

Cette transformation est typique des insectes endoptéygotes et de certains exoptérygotes (exemple: thrips et aleurodes). Ce type de développement est composé de quatre étapes principales : l'œuf, la nymphe (ou larve), la chrysalide (pupe) et l'adulte. Le stade larvaire ne ressemble pas à l'adulte. La larve ne présente aucun signe extérieur du développement de ses ailes. La métamorphose en adulte est concentrée au stade nymphal (pupe)[17].

  • hypermétabole : Il s'agit d'un type de métamorphose holométabole dont la transformation implique un stade de plus. D'abord, on retrouve le stade de l'œuf, ensuite une première étape larvaire qui comprend une larve mince et adaptée à la locomotion (appelée triongulin), après, une deuxième étape larvaire avec une larve massive et sédentaire, ensuite une nymphe et finalement un adulte. Les meloidae sont des insectes qui réalisent se type de transformation.

Écologie[modifier | modifier le code]

L'écologie des insectes est l'étude scientifique des interactions des insectes, individuelles ou en tant que communauté, avec leur environnement ou avec les écosystèmes environnants[25]. Les insectes jouent l'un des rôles les plus importants dans les écosystèmes. Premièrement, Ils permettent l'aération du sol et le brassage de la matière organique qui s'y retrouve. Ils entrent également dans la chaîne alimentaire en tant que proie et prédateur. De plus, ils sont d'importants pollinisateurs et de nombreuses plantes dépendent des insectes pour se reproduire. Finalement, ils recyclent la matière organique en s'alimentant des excréments, des carcasses d'animaux et des plantes mortes et la rend ainsi accessible pour d'autres organismes[26]. D'ailleurs, ils sont responsables en grande partie de la création des terres arables[17].

Les insectes sont inféodés aux terres émergées. Quelques-uns vivent en eau douce et de rares exceptions en mer. On les trouve sous presque tous les climats, du plus chaud au plus froid.

Tableau 1. Estimation de la proportion des phytophages parmi les espèces connues d'insectes d'après Montesinos (1998)[27].
Ordres Pourcentage
Coléoptères 35 %
Hyménoptères 11 %
Diptères 29 %
Lépidoptères 99 %
Hémiptères 90 %
Orthoptères 99 %
Thysanoptères 90 %
Phasmoptères 99 %
Collemboles 50 %

Conservation[modifier | modifier le code]

L'état des populations mondiales d'insecte est très mal connu, notamment dans les forêts tropicales et équatoriales.
On sait cependant que beaucoup d'espèces semblent avoir disparu ou sont en forte voie de régression (insectes saproxylophages par exemple dans les zones tempérées). De manière générale l'ONU a identifié de grandes causes de régression de la biodiversité qui sont les modifications des habitats des espèces (destruction, banalisation, fragmentation, artificialisation, déforestation, drainage, mise en culture, etc.) ; la surexploitation ; la pollution ; l'introduction d'espèces exotiques envahissantes ; et les changements climatiques.

Concernant le dérèglement climatique, on mesure mal les impacts qu'il aura sur les insectes et le caractère invasif (éventuel ou avéré) de certaines espèces ; Il existe un écart entre les évaluations de vulnérabilité des espèces et les stratégies de gestion conservatoire (bien qu'il y ait un consensus sur l'importance de lier ces deux domaines pour la conservation de la biodiversité). Une étude[28] récente (2012) a cherché à étudier la vulnérabilité de 3 espèces de coléoptères aquatiques ibériques endémiques en trois colonisations indépendants d'un même habitat, sur la base de leur métabolisme et physiologie selon la température, des modèles de distribution et de capacité de dispersion. La gestion doit prendre en compte les capacités différentielles à persister et les gammes possibles de réponse au réchauffement. Dans ce cas l'étude a conclu que ces 3 espèces seront affectées très différemment par le réchauffement malgré des traits écologiques et biogéographiques assez similaires[28]

Un groupe d'experts, appartenant principalement à des organismes de recherches publiques d'une quinzaine de pays, a synthétisé les publications de ces dernières années sur le thème du comptage des populations d'insectes, et a conclu au « déclin massif des insectes » depuis les années 1990, ce qui serait dû à l'utilisation et la persistance de pesticides systémiques[29].

Description de quelques ordres[modifier | modifier le code]

Éphémères[modifier | modifier le code]

Les éphémères constituent le groupe d'insectes ailés le plus primitif et, du point de vue phylogénétique, représente le groupe frère de tous les autres ordres insectes ailés. Près de 2 500 espèces sont recensées dans le monde, répartis en sept familles. Insectes de tailles moyenne à petite, ils sont associés au milieu aquatique où les femelles pondent leurs œufs.
Les adultes (dits en France « mouches de mai ») sont connus pour avoir une durée de vie très courte (leurs pièces buccales atrophiées ne leur permettant pas de se nourrir) contrairement aux larves qui peuvent subsister jusqu'à trois années. Celles-ci sont aquatiques et peuvent être phytophages, détritophages ou carnivores.

Odonates (Libellules et Demoiselles)[modifier | modifier le code]

Ils sont caractérisés par leurs deux paires d'ailes, leurs yeux énormes et leur abdomen très allongé. Les larves et les adultes sont des prédateurs se nourrissant d'insectes et autres invertébrés. Les libellules sont apparus il y a près de 285 millions d'années. Au Permien, certaines espèces pouvaient atteindre une envergure de 70 cm [30].

Blattodea (les blattes et les termites)[modifier | modifier le code]

Blattodea est un ordre d'insectes comprenant les blattes et les termites. Autrefois, les termites étaient regroupées dans un ordre à part, les Isoptera. Cependant, les dernières recherches sur la génétique de ces groupes suggèrent qu'ils ont évolué d'un ancêtre commun et qu'ils sont ainsi fortement liés[31][32].

Bien connus de nos foyers, les blattes, cafards et autres cancrelats sont représentés par environ 3 500 espèces dans le monde. La grande majorité vit en milieu tropical ; les espèces résidant en milieu tempéré sont, elles, plus petites et se rencontrent souvent dans la litière.
Les blattes sont très plates, dotées de longues antennes, elles courent avec agilité à la tombée de la nuit. Les élytres sont souvent plus courts chez les femelles. Les ailes peuvent être complètes ou atrophiées, les formes ailées volant peu. Le pronotum très ample recouvre la tête. Les œufs sont pondus dans une oothèque que les femelles portent à l'extrémité de l'abdomen. Les petits ressemblent à des adultes dépourvus d'ailes

Isoptera (les termites) :

Les termites sont des insectes sociaux polymorphes. Les plus archaïques se bornent à creuser des galeries dans le bois mort, mais la plupart élaborent d'énormes monticules de terre : les termitières.
Quelque 2 000 espèces sont recensées dans le monde.
Les colonies sont constituées d'individus sexués, mâles et femelles (laquelle peut vivre très longtemps). Les femelles ne cessent de grandir, atteignant parfois jusqu'à 10 cm de long. Les ouvriers et les soldats constituent la grande majorité des effectifs. Les termites consomment essentiellement du bois (causant parfois d'énormes dégâts) dont ils digèrent la cellulose en abritant des bactéries ou des protozoaires dans leur estomac. Les ouvrières régurgitent la cellulose prédigérée pour en nourrir larves et soldats.

Mantodea (les mantes)[modifier | modifier le code]

Plus de 2 400 espèces de mantes ont été décrites dans le monde[33]. Les mantes ont un corps allongé que surmonte une tête très mobile posée sur un cou étroit. Les yeux sont saillants et les pièces buccales sont du type broyeur. Les mantes possèdent des pattes préhensiles ravisseuses ou raptoriales. Elles s'en servent pour capturer et maintenir leur proie. Le fémur et le tibia sont dotés d'épines acérées sur leur face interne. Les mantes sont des prédatrices généralistes.

Dermaptère (les forficules)[modifier | modifier le code]

Perce oreille

Cet ordre rassemble les forficules, insectes communs dans l'humus et la végétation basse, couramment appelés perce-oreilles à cause de leurs deux pinces à l'extrémité de leur abdomen, qui n'ont d'utilité que lors des parades nuptiales de ces insectes[réf. nécessaire] (il ne s'agit pas d'armes contrairement à une opinion répandue). La femelle prend soin des œufs et des jeunes larves. Leur régime alimentaire est omnivore, chez les larves comme les adultes.

Embioptère (les embies)[modifier | modifier le code]

Petit groupe d'insectes (env. 150 espèces), peu connu, apparenté aux forficules. Ils vivent dans les climats tropicaux et tempérés chauds, ne sortent pas de l'humus et s'abritent dans des tunnels confectionnés avec la soie qu'ils tissent, en petites colonies (composées d'adultes et de larves). Ailes inexistantes chez les femelles, peu développées chez les mâles. Se nourrissent de débris.

Orthoptère (les sauterelles, grillons et les courtillieres)[modifier | modifier le code]

Tettigonia viridissima - Photo légendée de la Grande Sauterelle verte

Il existe plus de 2 000 espèces de grillons dans le monde, et l'on retrouve des traces fossiles attestant de leur présence remontant au Trias supérieur.

Le plus ancien fossile de ce groupe connu à ce jour est âgé de –365 Ma. Strudiella devonica semble très proche des premières sauterelles. Il a été découvert en 2012 à Strud (province de Namur, Belgique) dans un gisement daté de la fin du Dévonien[34],[35]

Cet ordre inclut les criquets, les sauterelles, les grillons et les courtilières. Ils se déplacent en sautant à l'aide de leurs longues pattes postérieures. Cependant, certaines sauterelles ont l'abdomen tellement développé qu'elles ne sont plus en mesure d'effectuer de vrais sauts et les courtilières ne possèdent même pas de pattes sauteuses.
De nombreux insectes de cet ordre produisent un son : ils stridulent en produisant leur chant par le frottement de leurs pattes postérieures sur une nervure des élytres chez les criquets, ou en frottant leurs ailes l'une contre l'autre chez les sauterelles. Ce chant d'été les rapproche des cigales, qui sont des hémiptères, donc appartenant à un ordre complètement différent des Orthoptères. Certains coléoptères sont aussi en mesure de striduler avec leurs ailes…
Les Orthoptères sont caractérisés par des ailes postérieures à plis droits (ortho- : droit et -ptère : aile, en grec), qui se déplient à angle droit avec le reste du corps et se replient comme un éventail sous les "tegmina" (correspondant aux élytres chez les coléoptères).

Hémiptères (les punaises, cigales…)[modifier | modifier le code]

Les caractéristiques des hémiptères (Hemiptera) sont :

  • des antennes longues,
  • des pièces buccales piqueuses avec un long rostre,
  • deux paires d'ailes, dont l'une, en partie sclérifiée, est transformée en hémiélytre.

Coléoptères (hanneton, coccinelle…)[modifier | modifier le code]

Hanneton

Les coléoptères (coléo- : protection en grec) sont caractérisés par :

  • des ailes antérieures, les élytres, épaisses et sclérifiées, couvrant le plus souvent la totalité de l'abdomen.
  • des ailes postérieures (si elles existent), membraneuses et repliées au repos sous les élytres.
  • des pièces buccales broyeuses.

L'ordre des coléoptères est l'ordre des animaux qui rassemble le plus grand nombre d'espèces puisque cet ordre seul contient près d'un tiers des espèces d'insectes connus. Certains coléoptères ne dépassent pas un millimètre tandis que d'autres font partie des insectes les plus lourds au monde[36].

Hyménoptère (abeille à miel, abeille solitaire, guêpe, bourdon et fourmi)[modifier | modifier le code]

Frelon

Les hyménoptères constituent, après les coléoptères, l'ordre d'insectes le plus diversifié. Le nombre des espèces actuellement connues atteint 280 000. Cet ordre comprend les abeilles, les fourmis, les guêpes. Cet ordre comporte des espèces aux fonctions très variées : tout un ensemble d'espèces sont parasites (Chalcidiens), d'autres sont pollinisatrices et ainsi auxiliaires de l'agriculture ; d'autres sont phytophages.
Leur nom provient des ailes membraneuses que la plupart des hyménoptères portent par paires. Le mot vient du Grec hymên, «membrane», et ptéron, « aile ».
La caractéristique la plus frappante des hyménoptères est que de nombreuses espèces sont des insectes sociaux.

Diptère (mouches, moucherons, moustiques)[modifier | modifier le code]

Mouche

Les diptères sont caractérisés par la possession d'une seule paire d'ailes (di- : deux en grec) sur le deuxième segment thoracique.
L'étymologie désigne d'ailleurs l'unicité de la paire d'ailes (di : deux ; ptères : ailes). Cependant, certaines espèces sont aptères telles les hippobosques qui vivent leur stade adulte sur l'animal qu'elles parasitent. L'autre paire d'ailes sur le troisième segment thoracique s'est transformée en « haltères », qui sont de minuscules petites massues servant de balanciers pour la stabilité du vol.
Cet ordre contient pour l'essentiel les mouches (dont le modèle de génétique du développement drosophile), les moucherons, les moustiques et les "cousins". Avec plus de 150 000 espèces réparties dans 177 familles, c'est un des ordres les plus importants de la classe des Insectes.
Malgré le caractère désagréable ou dangereux pour la santé humaine de certaines espèces (vecteur de nombreux parasites dont l'agent du paludisme), la plupart jouent un rôle écologique important. Non seulement elles participent pour une large part à l'élimination des excréments (espèces coprophages) et des cadavres (espèces nécrophages), mais leurs larves qui vivent souvent dans le sol produisent des quantités importantes d'humus.

Lépidoptère (papillons)[modifier | modifier le code]

Certains insectes vivent presque fixés, se protégeant derrière une carapace chitineuse ou cireuse.
A: Lepidosaphes gloverii, adulte femelle
B : Parlatoria oleae, adulte femelles (ronde avec point noir) et immatures (oblongs)
C: Diaspidiotus juglansregiae, adultes femelles après retrait de la carapace cireuse)

Le fossile le plus ancien est Archaeolepis mane du jurassique anglais, daté d'environ 190 millions d'années.
Les lépidoptères se caractérisent par deux paires d'ailes recouvertes d'écailles (d'où l'appellation lépidoptère). En état de larve, les lépidoptères fabriquent de la soie, et forment ensuite souvent un cocon.
Le développement des chenilles s'effectue généralement en cinq stades marqués par des mues jusqu'à la transformation en chrysalide. Suivant les espèces, la nymphose a lieu à l'air libre et la chenille s'entoure parfois d'un cocon de fils de soie avant de se transformer en chrysalide ou bien elle a lieu sous terre.


Notes[modifier | modifier le code]

  1. probablement paraphylétiques

Références[modifier | modifier le code]

  1. Chapman, A. D. (2006). Numbers of living species in Australia and the World. Canberra: Australian Biological Resources Study. pp. 60pp. ISBN 978-0-642-56850-2.
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  36. Coléoptères

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

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  • Michael Chinery, Insectes d'Europe en couleur, Paris, Multiguide Nature, Bordas, 1987. (ISBN 2-04-012575-2)
  • Gérard Delvare et Henri-Pierre Aberlenc, Les insectes d'Afrique et d'Amérique tropicale : clés pour la reconnaissance des familles, PRIFAS-CIRAD, 1989. (ISBN 2-87614-023-3)

Clés d'identification[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Références taxonomiques[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]