Cantonais
| Cantonais 粵語 (jyut6 jyu5) |
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|---|---|
| Parlée en | Chine |
| Région | provinces du Guangdong et du Guangxi, Hong Kong et Macao en Chine, et Sarawak, Sabah et Kuala Lumpur en Malaisie |
| Nombre de locuteurs | 54 millions dont 52 millions en Chine continentale (1984) |
| Classification par famille | |
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| Statut officiel | |
| Langue officielle de | |
| Codes de langue | |
| ISO 639-1 | zh[1] |
| ISO 639-2 | chi[1], zho[1] |
| ISO 639-3 | yue |
| IETF | yue |
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Le cantonais ou cantonnais (variante admise), (en sinogrammes simplifiés : 粤语 ; en sinogrammes traditionnels : 粵語 ; en pinyin : ), est une langue chinoise parlée particulièrement dans le sud de la Chine, dans les provinces du Guangdong et du Guangxi, à Hong Kong et à Macao. On le nomme, en cantonais 粵 jyut6, 粵/粤 yuè en mandarin.
Le cantonais est un dialecte chinois mais d'un point de vue linguistique, il y a plus de différences entre le cantonais et le mandarin qu'entre l'espagnol et le français, même si l'intercompréhension à l'écrit est assez bonne grâce aux sinogrammes qui sont les mêmes.
À la différence du mandarin qui utilise 4 tons, la prononciation du cantonais peut utiliser jusqu'à 9 tons, c'est-à-dire que certains phonèmes peuvent se prononcer de neuf façons différentes, avec neuf sens différents en fonction de l'intonation et de l'inflexion données à la voix. En plus, les syllabes cantonaises se terminent souvent avec une consonne (p/b, m, n, ng, g/k, d/t), alors qu'en mandarin on ne trouve que les voyelles et deux consonnes nasales (n, ng) à la fin d'une syllabe.
Il s'écrit au moyen des sinogrammes, dont un certain nombre lui sont propres et/ou ne se retrouvent plus en mandarin (qui peut cependant les prononcer ou les utiliser de manière bien moins fréquente et dans des emplois très limités). Par exemple (transcriptions jyutping) :
- 佢 keoi5, « il, lui » (se prononce qú en mandarin mais n'a pas de sens ; on utilisera 他 tā) ;
- 冇 mou5, « ne pas avoir » (mandarin mǎo, pas de sens, équivalent de 沒有 méiyǒu) ;
- 唔 m4, [négation] (mandarin wú, où il sert d'onomatopée rare ; équivalent de 不 bù);
- 係 hai6, « être » (mandarin xì, où il signifie « lier »; équivalent de 是 shì);
- 乜 mat1, « quoi » (mandarin mie, pas de sens, équivalent de 甚麼/什么 shénme).
Sommaire |
[modifier] Cartes des différents langages utilisés en Chine
[modifier] Le cantonais dans le monde
Les communautés du sud de la Chine sont de loin celles qui ont essaimé le plus fréquemment à l'étranger pour former des communautés issues de la diaspora chinoise. Le cantonais s'y est donc imposé comme langue véhiculaire, notamment dans les pays anglo-saxons, au détriment du mandarin.
[modifier] Emprunt français
Le français a emprunté au cantonais quelques mots : wok, dimsum, mah-jong, longane. En jargon de cinéma, on utilise le terme de gweilo pour désigner les personnages occidentaux antipathiques, notamment dans le cinéma de Hong Kong.
[modifier] Notes et références
- code générique (langues chinoises)
[modifier] Voir aussi
[modifier] Liens externes
- Dictionnaire cantonais-français/français-cantonais Freelang
- Apprendre le cantonais par Véronique Chiang lechinois.com
- (en)(zh) « Base de données de caractères chinois phonologiquement désambiguïsés selon la prononciation cantonaise » (粵語審音配詞字庫)sur le site de l'Université chinoise de Hong Kong
- (en) cantonese.ca Cours de cantonais
- (en) écriture et prononciation du cantonais sur omniglot
- (en) cantonese pod cours de cantonais sonores.