Laurent Fabius

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Laurent Fabius
Laurent Fabius, en février 2013.
Laurent Fabius, en février 2013.
Fonctions
Ministre des Affaires étrangères et du Développement international[1]
22e ministre des Affaires étrangères de la Ve République
En fonction depuis le
(&&&&&&&&&&&&07001 an, 11 mois et 0 jour)
Président François Hollande
Gouvernement Jean-Marc Ayrault I et II
Manuel Valls
Prédécesseur Alain Juppé
Député de la 4e circonscription de la Seine-Maritime

(&&&&&&&&&&&&&0311 mois et 1 jour)
Successeur Guillaume Bachelay

(&&&&&&&&&&&036389 ans, 11 mois et 15 jours)
Prédécesseur Didier Marie

(&&&&&&&&&&&0513914 ans, 0 mois et 25 jours)
Successeur Didier Marie

(&&&&&&&&&&&012073 ans, 3 mois et 20 jours)
Prédécesseur Olivier de Sarnez
Ministre de l'Économie, des Finances
et de l'Industrie

21e ministre des Finances de la Ve République

(&&&&&&&&&&&&07692 ans, 1 mois et 8 jours)
Président Jacques Chirac
Gouvernement Lionel Jospin
Prédécesseur Christian Sautter
Successeur Francis Mer
10e président de l'Assemblée nationale

(&&&&&&&&&&&010202 ans, 9 mois et 16 jours)
Président Jacques Chirac
Législature XIe
Prédécesseur Philippe Séguin
Successeur Raymond Forni
Président du groupe socialiste
à l'Assemblée nationale

(&&&&&&&&&&&&05651 an, 6 mois et 17 jours)
Prédécesseur Martin Malvy
Successeur Jean-Marc Ayrault
Premier secrétaire du Parti socialiste

(&&&&&&&&&&&&04501 an, 2 mois et 24 jours)
Prédécesseur Pierre Mauroy
Successeur Michel Rocard
7e président de l'Assemblée nationale

(&&&&&&&&&&&013073 ans, 6 mois et 28 jours)
Président François Mitterrand
Législature IXe
Prédécesseur Jacques Chaban-Delmas
Successeur Henri Emmanuelli
9e Premier ministre français
(157e chef du gouvernement)

(&&&&&&&&&&&&06111 an, 8 mois et 3 jours)
Président François Mitterrand
Gouvernement Laurent Fabius
Législature VIIe
Coalition PSMRGPSU
Prédécesseur Pierre Mauroy
Successeur Jacques Chirac
Ministre de l'Industrie et de la Recherche

(&&&&&&&&&&&&04821 an, 3 mois et 24 jours)
Président François Mitterrand
Gouvernement Pierre Mauroy III
Prédécesseur Jean-Pierre Chevènement
Successeur Hubert Curien
Ministre délégué au Budget

(&&&&&&&&&&&&06701 an, 10 mois et 1 jour)
Président François Mitterrand
Gouvernement Pierre Mauroy I et II
Prédécesseur Maurice Papon
Successeur Henri Emmanuelli
Maire du Grand-Quevilly

(&&&&&&&&&&&017304 ans, 8 mois et 25 jours)
Prédécesseur Tony Larue
Successeur Marc Massion
Biographie
Date de naissance (67 ans)
Lieu de naissance Paris (France)
Parti politique PS
Diplômé de ENS
IEP Paris
ÉNA
Profession Conseiller d'État

Laurent Fabius, né le dans le 16e arrondissement de Paris, est un homme politique français.

Membre du PS depuis 1974, il est député de la 2e circonscription de la Seine-Maritime de 1978 à 1981, député de la Seine-Maritime de 1986 à 1988 puis de la 4e circonscription de la Seine-Maritime de 1988 à 2000 et de 2002 à 2012.

Il occupe diverses fonctions gouvernementales sous la présidence de François Mitterrand : ministre du Budget de 1981 à 1983, puis de l'Industrie et de la Recherche de 1983 à 1984, il devient cette même année Premier ministre. Il occupe cette fonction jusqu'à la défaite de la gauche aux élections législatives, deux ans plus tard, en 1986.

Après la réélection du président Mitterrand et la victoire de la gauche aux élections législatives, en 1988, il est élu président de l'Assemblée nationale par ses pairs. Il occupe cette fonction jusqu'en 1992, année au cours de laquelle il devient le premier secrétaire du PS, à l'occasion du congrès de Bordeaux. Il quitte sa fonction un an plus tard, après la défaite de la gauche lors des élections législatives. De 1995 à 1997, il occupe la présidence du groupe socialiste à l'Assemblée nationale.

En 1997, la victoire de la « Gauche plurielle » aux élections législatives lui permet d'accéder à nouveau à la présidence de l'Assemblée. Trois ans plus tard, en 2000, il est nommé ministre de l'Économie, des Finances et de l'Industrie dans le gouvernement du Premier ministre Lionel Jospin. Il retrouve ses fonctions de député de la 4e circonscription de la Seine-Maritime en 2002, après les élections législatives. En 2006, Laurent Fabius se porte candidat à la primaire socialiste en vue de l'élection présidentielle de 2007, mais est défait par Ségolène Royal.

Le , il est nommé ministre des Affaires étrangères dans le premier gouvernement Ayrault ; il conserve ses fonctions ministérielles lors de la nomination du second gouvernement Ayrault, avant de voir ses compétences élargies au Développement international au sein du gouvernement de Manuel Valls[2].

Biographie[modifier | modifier le code]

Laurent Fabius[3] est le fils d’André Fabius (1908-1984)[4], antiquaire, issu d'une famille d'origine juive ashkénaze convertie au catholicisme[5], et de Louise Mortimer catholique (1911-2010)[6],[7], américaine. Baptisé à l'église Notre-Dame-de-Grâce-de-Passy, il grandit dans le quartier de Chaillot. Il a un frère aîné, François Fabius (1944-2006), et une sœur, Catherine Leterrier (née Fabius). La légendaire collection de 400 pièces de la galerie Fabius Frères, fondée par son grand-père Élie Fabius, l’un des plus importants marchands d’art de la première moitié du XXe siècle, a été vendue aux enchères en octobre 2011 après 129 années d’activité, chez Sotheby’s France pour la somme de 9,6 millions d’euros avec quatre records du monde pour des ventes de sculptures du XIXe siècle[8],[9],[10].

Il est élève au lycée Janson-de-Sailly, dans le 16e arrondissement de Paris. Après le baccalauréat, il s’inscrit en hypokhâgne au lycée Louis-le-Grand. Il est admis à l’École normale supérieure, où il est reçu cacique à l’agrégation de lettres modernes[11] et intègre parallèlement l’Institut d’études politiques de Paris.

Lors de ses études à Sciences-Po, il est responsable de la Conférence Olivaint, doyenne des associations étudiantes de France[réf. nécessaire]. Élève de l’École nationale d’administration, promotion François Rabelais (1971-1973), il effectue son stage en préfecture dans le Finistère et il sort dans les trois premiers et devient auditeur au Conseil d’État. Il est nommé maître des requêtes en 1981.

En 1970, il participe à l’émission télévisée Cavalier seul.

Divorcé de la productrice Françoise Castro qu'il avait épousée en 1981, il a deux enfants Thomas (né en 1981) et Victor (né en 1983).

Carrière politique[modifier | modifier le code]

Débuts politiques (1974-1984)[modifier | modifier le code]

Remarqué par des proches de François Mitterrand dont Georges Dayan, c’est peu après sa sortie de l’ENA, en 1974, qu’il adhère au Parti socialiste et rencontre François Mitterrand dont il devient le directeur de cabinet sur la recommandation de Jacques Attali en 1979. Il est l'un des sabras, c'est-à-dire un socialiste adhérent du Parti Socialiste après le Congrès d'Épinay et appelé par François Mitterrand pour renouveler l'équipe dirigeante. Il travaille à ses côtés jusqu’à sa victoire de 1981 : c’est ainsi qu’il le défendra vigoureusement au congrès de Metz en , en affirmant contre Michel Rocard que : « entre le Plan et le marché, il y a le socialisme ».

Parallèlement, il est élu premier adjoint au maire du Grand-Quevilly en 1977, puis député de la quatrième circonscription de la Seine-Maritime (Elbeuf, Le Grand-Quevilly). Il pose ainsi les bases de ce qui deviendra son fief électoral.

Il est inculpé en 1979 pour sa participation à Radio Riposte, radio libre du PS[12].

À la suite de la victoire de François Mitterrand en 1981, il est nommé ministre du Budget, fonction lors de laquelle il instaure l’Impôt sur les grandes fortunes, aboli en 1987 par le gouvernement de Jacques Chirac et ancêtre de l’Impôt de solidarité sur la fortune. Les œuvres d’art étant exclues de l’assiette de recouvrement de l’impôt nouvellement créé, une polémique le visant débuta : en effet, la fortune familiale de ses parents est bâtie sur le commerce des œuvres d’art. Il conteste être à l’origine de cette mesure. Selon la biographie de Jean-Gabriel Fredet[13], c’est Jack Lang, alors ministre de la Culture, qui aurait obtenu cette exonération, contre l’avis de Fabius.

En 1983, il est chargé par François Mitterrand d'examiner l'opportunité d'une sortie du Système monétaire européen (SME). Soutenant Pierre Mauroy alors Premier ministre et qui s'y oppose incontestablement[14], il en montre les inconvénients, convainquant finalement François Mitterrand à maintenir la France dans le SME[15].

Puis à partir de 1983, il devient ministre de l’Industrie et de la Recherche, puis ministre de la Modernisation industrielle du temps où les plus importantes entreprises industrielles étaient dans le giron de l'État. Dans cette fonction, il a entrepris de profondes restructurations socialement difficiles, mais qui lui ont acquis l'estime de nombreux dirigeants d'entreprise. Deux anciens membres de son cabinet, Louis Schweitzer et Serge Weinberg, ont depuis fait carrière dans le monde de l'entreprise.

Premier ministre (1984-1986)[modifier | modifier le code]

Politique intérieure[modifier | modifier le code]

À la suite de l’échec du projet de réforme de l’éducation mise en œuvre par Alain Savary, François Mitterrand décide de changer de Premier ministre, et remplace Pierre Mauroy par Laurent Fabius le à ce poste. À 37 ans, il est le plus jeune Premier ministre de la République. Arrivé dans une situation de crise, il poursuit la « politique de la rigueur » afin de maîtriser la dette de l’État et l’inflation. Dans son discours d'investiture, il propose de « moderniser et rassembler » le pays[16]. Le Parti communiste, qui depuis 1983 critiquait la politique suivie, refuse de participer à son gouvernement.

Politique étrangère[modifier | modifier le code]

Sur le plan diplomatique, Laurent Fabius empiète parfois sur le domaine de François Mitterrand. Ainsi, en 1985, il prend fait et cause pour la lutte contre l’apartheid en Afrique du Sud : il rencontre l’évêque anglican Desmond Tutu lors d’une grande réunion à Paris en mai 1985, et obtient que la France impose des sanctions au régime de Pretoria : embargo commercial, suspension de tout nouvel investissement français en Afrique du Sud, rappel de l’ambassadeur de France. C'est également à la demande de son gouvernement que les écuries françaises de F1 Ligier et Renault décident de ne pas participer au Grand Prix d'Afrique du Sud 1985. En juillet 1985, lors d'une interview donnée au quotidien Le Matin, il se définit ainsi : « Au jeu des définitions, je dirais que je suis un socialiste moderne, pragmatique et amoureux de la liberté ».

Au cours de cette même année 1985, en décembre, il s’oppose au président qui invite le général Jaruzelski, chef de la République populaire de Pologne, alors que ce dernier réprime la contestation du syndicat Solidarność, conduit par Lech Wałęsa. Il fait part de son trouble à la tribune de l’Assemblée nationale, puis à la télévision, ce qui provoque le mécontentement de Mitterrand. Contrairement à ce qui est généralement publié, la célèbre formule de Laurent Fabius à propos de ses relations avec François Mitterrand (« Lui c'est lui, moi c'est moi ») date de septembre 1984 et n'est donc pas liée à l'épisode de la venue en France du général Jaruzelski.

Enfin, il dénonce les excès du régime de Fidel Castro, alors même que les proches du président (Danielle Mitterrand et Jack Lang) sont régulièrement invités par le chef de l’État cubain.

Scandales[modifier | modifier le code]

Son passage à l’hôtel Matignon est aussi marqué par deux scandales retentissants :

  • Le scandale de l’affaire du sang contaminé viendra aussi entacher le bilan du passage de Laurent Fabius à Matignon : selon ses détracteurs, des retards dans la mise en œuvre de mesures préventives auraient entraîné la contamination par le virus du sida de patients ayant subi une transfusion sanguine. À la suite de la révélation de l’affaire en 1991 de la déclaration de François Mitterrand du (« les ministres doivent rendre compte de leurs actes »), il demande la levée de son immunité parlementaire pour être jugé. Il est finalement relaxé du délit d'« atteinte involontaire à la vie » le par la Cour de justice de la République, qui affirme, dans ses attendus, que « Compte tenu des connaissances de l’époque, l’action de Laurent Fabius a contribué à accélérer les processus décisionnels. »[17] Malgré ce verdict, ce scandale a été et est régulièrement évoqué à son encontre.

Président de l'Assemblée nationale à deux reprises (1986-2000)[modifier | modifier le code]

À la suite de la défaite de la gauche aux législatives de 1986, Laurent Fabius quitte Matignon le . Il retrouve son siège de député lors de ces élections. Un incident notable, par ailleurs, marque sa campagne électorale : le 27 octobre 1985, pendant un duel télévisé avec Jacques Chirac, celui-ci le rabroue en le comparant au « roquet ». Laurent Fabius le reprend alors en ces termes, avec un geste de la main : « Je vous en prie, vous parlez tout de même au Premier ministre de la France ! » ; une répartie pour laquelle il sera très critiqué[18].

Il est élu président de l’Assemblée nationale en 1988 après la dissolution qui suit la réélection de François Mitterrand.

Il conduit la liste socialiste lors des élections européennes du 18 juin 1989 : il est élu et le Parti socialiste réalise un score de 23,61 %[19], l'un des meilleurs scores du PS à cette élection[20].

Il s’engage à la fin des années 1980 et au début des années 1990 dans une rivalité avec Lionel Jospin pour s’assurer le contrôle du Parti socialiste, et échoue à deux reprises :

Finalement, Laurent Fabius est élu premier secrétaire du Parti socialiste en , et le restera jusqu’au congrès du Bourget, qui suit la défaite de la gauche aux législatives de 1993. Cependant, le PS subit une perquisition menée par le juge Renaud Van Ruymbeke, le jour même de son installation au siège du parti, le . En , la défaite de la gauche aux législatives l'oblige à céder la place à Michel Rocard.

Estimant qu'il ne peut se présenter lui-même à l'élection présidentielle en raison de l'affaire du sang contaminé, il se range derrière Henri Emmanuelli contre Lionel Jospin. Élu maire du Grand-Quevilly en 1995, il devient président du groupe socialiste à l’Assemblée nationale la même année, poste qu’il quitte pour retrouver la présidence de l’Assemblée en 1997, à la suite de la victoire de la Gauche plurielle aux législatives et la nomination de Lionel Jospin au poste de Premier ministre[22].

Lors de cette nouvelle traversée du désert, il prend le temps de voyager et de mesurer les problèmes soulevés par la mondialisation, envisageant même de postuler au Fonds monétaire international. À l'époque, des rumeurs médiatiques, qui précèdent son retour au gouvernement et sur le premier plan de la scène politique, annoncèrent effectivement son intention de prendre la direction de cette grande institution financière internationale.

Dans un entretien accordé au quotidien Le Monde du , il dénonce l'emballement de la machine fiscale responsable de la fameuse « cagnotte » et pronostique : « La gauche ne court pas beaucoup de risques d'être battue par la droite, mais elle peut l'être par les impôts et par les charges ». Le , dans une entretien accordé au quotidien La Tribune, il déclare : « Nous devons aussi alléger l'impôt sur le revenu, à mon avis, pour l'ensemble du barème : en bas, afin d'éviter les « trappes d'inactivité », au milieu pour réduire la charge des classes moyennes, en haut, afin d'éviter la fuite ou la démotivation des contribuables aux revenus les plus élevés » précisant le dans un entretien accordé aux Échos : « Nous devons pour 2002 ramener les prélèvements obligatoires, qui ont considérablement gonflé, à leur niveau de 1995 ».

Ministère de l’Économie et des Finances (2000-2002)[modifier | modifier le code]

Laurent Fabius, après son retour au gouvernement.

Non intégré dans les premiers gouvernements Jospin, il redevient ministre à la suite de la démission du successeur éphémère de Dominique Strauss-Kahn, Christian Sautter, victime d’une fronde des agents de son ministère, celui de l’Économie, face à un projet de réforme interne dont le but était d'établir un lien « entre les rémunérations et la manière dont les tâches sont accomplies »[réf. nécessaire] et qui fut considéré comme une provocation par les syndicats. C'est la période du grand remaniement ministériel où Lionel Jospin nomme dans son gouvernement Jack Lang et Laurent Fabius. Il est nommé ministre de l’Économie, des Finances et de l’Industrie le . Le Premier ministre fait entrer au gouvernement Jean-Luc Mélenchon, Catherine Tasca, un représentant des Verts (Guy Hascoët) et un communiste (Michel Duffour).

Laurent Fabius enterre le projet de son prédécesseur et à Bercy, il met en œuvre la deuxième phase de la réforme des 35 heures, tente de poursuivre la politique de réduction de la fiscalité et de maîtrise des dépenses menée depuis 1997, prônant l'application du principe de sincérité dans les comptes de l'État. Sa politique lui est immédiatement reprochée par ses adversaires plus à gauche, estimant qu’il sacrifie ainsi le social, ce qui renforce la critique de son image libérale. Cependant, même si le Premier ministre donne l'impression d'écouter son ministre de l'Économie en déclarant : « Je retiens donc l'idée avancée par Laurent Fabius et par quelques autres que nous devons poursuivre cette politique d'allègement des impôts. Et l'objectif que je fixe au gouvernement, c'est que d'ici à la fin de la législature nous revenions à un taux de prélèvement qui soit celui qui existait en 1995 »[réf. nécessaire], il refuse finalement de conditionner la baisse des impôts à celle des dépenses, et considère les cadeaux fiscaux comme des prélèvements sur les surplus dégagés par la croissance et non pas comme les vecteurs d'une réforme fiscale de fond. Il concentre la baisse des impôts sur les deux tranches les plus basses — les « trappes d'inactivité » évoquées par Laurent Fabius et rien pour les revenus moyens et les tranches les plus élevées — et autorise une large progression des dépenses portée par les investissements dans les hôpitaux, de nouveaux recrutements dans l'Éducation nationale et plus généralement dans toute la fonction publique.

Laurent Fabius est également le ministre du passage à l'euro, de la création du géant industriel Areva (créé le 3 septembre 2001), et du vote de la LOLF (Loi organique sur les lois de finances), promulguée en août 2001. Il fut partisan d'une taxation des flux de capitaux. Premier ministre de l'Économie à accepter de dialoguer avec les représentants de l'organisation anti-libérale ATTAC, il participe aussi au Forum social européen aux côtés de José Bové. En 2001, il supprima la vignette pour les véhicules particuliers. La loi relative aux nouvelles régulations économiques, dite « Loi NRE », marque également son passage à Bercy.

Laurent Fabius reste en poste jusqu’à la défaite de Lionel Jospin à l’élection présidentielle d’avril-mai 2002. Quelques mois avant la nomination de ce dernier, Laurent Fabius avait pronostiqué : « Lionel Jospin aura deux haies à franchir. S'il perd les législatives, la présidentielle sera aussi perdue » et en il déclara « Pour gagner, il faut un bilan, mais il faut aussi un projet ».[réf. nécessaire]

Dans l'opposition (2002 - 2012)[modifier | modifier le code]

Le no 2 du Parti socialiste[modifier | modifier le code]

Lionel Jospin ayant annoncé au soir du premier tour de l'élection présidentielle, le , qu’il se retirait de la vie politique, Laurent Fabius est la principale tête d'affiche pour mener les élections législatives qui suivent, difficiles pour la gauche. Dès lors, il affiche ses ambitions présidentielles. C’est François Hollande qui est réélu premier secrétaire du Parti socialiste tandis que Laurent Fabius devient son second au Congrès de Dijon. Il affiche alors une ligne marquée à gauche et par le rejet du libéralisme : il estime que c’est le rejet massif du libéralisme qui explique la défaite socialiste aux élections de 2002. Il prône également ce qu’il nomme une « opposition frontale » à la droite, et exclut toute alliance future avec l’UDF qui, après la réélection de Jacques Chirac et la création de l'UMP, commence à prendre son autonomie.

Le référendum constitutionnel[modifier | modifier le code]

Au cours de l’année 2004, il se fait remarquer en devenant le plus important responsable socialiste à s’opposer à la Constitution européenne. Dès fin 2003, il évoque son hésitation à l’égard du projet qui prend forme, évoluant ensuite d’un « non sauf si », en , à un non définitif qu’il défend au sein du parti socialiste. Ce faisant, il déclenche une vive polémique au sein de l’ensemble des partis socialistes européens, dont la plupart sont acquis au « oui ».

Par référendum interne, les militants socialistes décident toutefois le de soutenir le « oui » par 59 % des voix.

Lors du référendum national du 29 mai 2005, le « non » l’emporte. Le « non » est majoritaire, non seulement dans le pays, mais également au sein de l'électorat de Gauche et en particulier du Parti socialiste[23]. Le « oui » est ratifié par 16 pays sur 25 (dont 14 par procédure parlementaire sans consultation de la population) et est rejeté par les 2 derniers scrutins directs en France et aux Pays-Bas, les autres scrutins directs prévus (dont celui de la Grande-Bretagne) étant alors annulés.

Passage dans la minorité du PS[modifier | modifier le code]

Laurent Fabius, en compagnie de ses partisans, le 10 janvier 2006, lors de l'annonce de sa candidature à la primaire présidentielle socialiste.

Son positionnement contre le traité constitutionnel européen a fait l’objet de nombreuses critiques, à droite et à gauche. Ses détracteurs voient dans cette décision une manœuvre opportuniste de positionnement en vue de la présidentielle de 2007. Selon ses partisans, elle est conforme à son évolution dès le lendemain de la défaite historique du PS le et à son engagement en faveur d'une Europe différente[24].

Le , alors que le 'non' l'a emporté à gauche et dans le pays, le Conseil national du PS vote son exclusion, ainsi que celle de ses amis ayant prône le « non », des instances du secrétariat national du PS (les autres instances étant représentées à la proportionnelle des voix du congrès et étant non touchées). Ce faisant, le Parti socialiste veut clarifier sa ligne politique, tout en prenant le risque de la division, en interne et avec son électorat.

Laurent Fabius au colloque Axe Seine, Acte II organisé par la CREA, le 23 mai 2011.

Lors du congrès du Mans de , Laurent Fabius dépose une motion contre la majorité sortante, à laquelle il avait appartenu, avec le soutien de Jean-Luc Mélenchon, André Laignel, Alain Vidalies et Marie-Noëlle Lienemann. Avec le score de 21,21 %, elle arrive en troisième position derrière la motion défendue par la direction sortante (53,6 %) et celle du Nouveau Parti socialiste (23,6 %). Au congrès du Mans, il accepte de voter un texte destiné à faire la synthèse entre les motions, texte qui inclut certains de ses amendements. Il se retrouve ainsi dans la majorité du Parti socialiste. Il choisit cependant de ne pas réintégrer la direction du parti, laissant ce soin à d’autres membres de son courant.

Le , Laurent Fabius se déclare candidat à l’investiture du Parti socialiste pour l’élection présidentielle de 2007. Sa candidature est officialisée le 1er octobre 2006 lors d’un discours prononcé à Fleurance (Gers)[25] en marge d’un congrès de chercheurs. Étaient en lice pour l’investiture avec lui, Ségolène Royal et Dominique Strauss-Kahn. À l’issue de la primaire interne du , vainqueur dans son département de la Seine-Maritime, en Haute-Corse et à Mayotte, il arrive en troisième et dernière position avec 18,66 % des voix des militants et annonce dès le lendemain son ralliement à Ségolène Royal, désignée candidate du Parti socialiste dès le premier tour avec 60,65 % des voix.

Pendant la campagne de 2007, alors qu'il avait auparavant durement critiqué Ségolène Royal, il a pris sa défense au moment où elle a rencontré les premières difficultés[réf. nécessaire]. Il démissionne du bureau national du PS en .

Il est réélu au second tour député de la quatrième circonscription de la Seine-Maritime en juin 2007, en obtenant 67,54 % des voix, après en avoir rassemblé 49,87 % au premier tour (meilleur score socialiste à ces élections législatives)[26]. Il contribue à cette occasion au redressement de la gauche entre les deux tours des élections législatives en ayant mis le doigt sur le projet gouvernemental de TVA sociale contre lequel l'opposition s'est mobilisée[27].

Au plan local, le , il prend la tête de la communauté d'agglomération de Rouen, qu'il avait déjà occupée entre 1989 et 2000, avec comme objectif de la faire évoluer en communauté urbaine[28]. Celle-ci devient Communauté d'agglomération Rouen-Elbeuf-Austreberthe (CREA) le 1er janvier 2010. Regroupant un peu moins de 500 000 habitants et 71 communes, c'est la première communauté d'agglomération de France par sa taille.

Retour dans la majorité du PS (2007 - 2012)[modifier | modifier le code]

À l’occasion de la désignation du candidat PS pour la présidentielle de 2007, de nouveaux militants, issus notamment du courant Nouveau Parti socialiste se rallient à Laurent Fabius, comme le groupe Nouvelle Gauche de Benoît Hamon et une partie des anciens soutiens d’Arnaud Montebourg. Ces rapprochements se concrétiseront ultérieurement dans l'initiative des « Reconstructeurs » puis de la motion D du Congrès de Reims, dont la première signataire Martine Aubry est élue première secrétaire : les fabiusiens se retrouvent, pour la première fois depuis des années, dans l'axe central de la majorité. À l'occasion de la composition du secrétariat national, il reproche à Claude Bartolone de ne pas avoir obtenu suffisamment de représentants pour son courant, ce qui affaiblit la réputation de complicité entre les deux hommes[29].

En décembre 2008, il propose avec Manuel Valls, la députée UMP Henriette Martinez, les sénateurs Marie-Christine Blandin (Verts) et Alain Fouché (UMP), un projet de loi autorisant l'euthanasie aux personnes en phase avancée ou terminale d'une maladie incurable[30], en s'appuyant sur les travaux de l'Association pour le droit de mourir dans la dignité (ADMD) dont il est membre du comité d'honneur[31].

Laurent Fabius intervient à l'Assemblée nationale au nom du groupe Socialiste, radical, citoyen et divers gauche, sur des sujets politiques stratégiques. Le 17 mars 2009, il défend avec force l'opposition à la réintégration de la France au sein du commandement militaire intégré de l'OTAN[32]. La sortie de ce commandement intégré avait été décidé, le 7 mars 1966, par le Général de Gaulle au nom « d'une certaine idée de la France. » Il mène également la bataille politique contre les projets gouvernementaux de réforme territoriale[33] et de réforme des retraites[34].

Le , Laurent Fabius défend la motion de censure visant le Gouvernement Fillon 2[35]. À cette occasion, il qualifie Nicolas Sarkozy de « monsieur chômage et monsieur déficit »[36].

En vue de la primaire présidentielle socialiste de 2011, il passe un accord de désistement au profit de Dominique Strauss-Kahn ou de Martine Aubry selon qui sera le mieux placé[37]. L'idée d'une primaire réduite à une simple confirmation d'un accord entre Dominique Strauss-Kahn et Martine Aubry est alors vivement combattue par les représentants des différents candidats déclarés ou pressentis[38]. Alors que Martine Aubry n'est pas encore candidate à cette primaire, Laurent Fabius lui apporte son soutien le en louant ses qualités, officialisant en même temps son renoncement[39].

Martine Aubry est battue par François Hollande au second tour de la primaire le . Laurent Fabius se range ensuite derrière le candidat investi, qu'il représente durant la campagne lors de plusieurs déplacements à l'étranger : il se rend à la fin du mois de au Proche-Orient (Qatar, Autorité palestinienne et Israël, où il rencontre le président Shimon Peres et le ministre de la Défense Ehud Barak)[40], puis en Extrême-Orient au mois suivant (Chine où il n'est reçu par aucun haut dirigeant, et le Japon où il rencontre notamment le Premier ministre Yoshihiko Noda)[41]. Il est également choisi pour être le contradicteur du président de la République sortant, et candidat à sa succession, Nicolas Sarkozy lors de l'émission Des paroles et des actes du sur France 2[42].

Ministre des Affaires étrangères (depuis 2012)[modifier | modifier le code]

Laurent Fabius, lors de l'investiture de François Hollande en tant que président de la République, le .

Le , à la suite de l'élection du candidat socialiste François Hollande, Laurent Fabius est nommé ministre des Affaires étrangères. Il succède à Alain Juppé, avec lequel il a en commun d'avoir été Premier ministre, no 2 du gouvernement, ministre du Budget, chef du principal parti d'une aile politique, et qui est passé par les trois mêmes établissements d'enseignement supérieur. Le jour de sa prise de fonction, il déclare : « Je suis profondément européen mais on a besoin d'une Europe différente, d'une Europe qui soit beaucoup plus tournée vers l'emploi »[43].

Depuis janvier 2013, date du début de l'intervention militaire française au Mali, Laurent Fabius a multiplié les déplacements, seul ou avec le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, à Bamako. Critiqué sur la scène internationale pour sa prise de position, François Hollande peut compter sur son ministre pour œuvrer au sein des institutions internationales afin de convaincre d'autres pays de rejoindre les forces militaires françaises sur le terrain[44].

Depuis son arrivée au Quai d'Orsay, Laurent Fabius a fait de la diplomatie économique une des priorités de son ministère. « Le ministère des Affaires étrangères, présent dans le monde entier, a pour mission [...] de renforcer notre influence, il s'occupe également des crises : il aurait été étonnant qu'il ne se préoccupe pas d'économie[45]», affirmait-il en février. Une ambition confirmée depuis, notamment dans une interview parue dans Les Échos[46] en janvier 2014, où il expliquait vouloir « ajouter des actions vers trois filières à fort potentiel : le sport, la transition énergétique et le tourisme ».

Le , dans le cadre de la déclaration de patrimoine de tous les membres du gouvernement, Laurent Fabius déclare posséder un patrimoine estimé à 6,04 millions d'euros[47],[48].

En octobre de la même année, il surprend en reprenant à son compte l’idée d’une réforme du droit de veto au sein du Conseil de sécurité de l’ONU, et propose d'interdire le recours au veto en cas de crime de masse. Dans une tribune parue dans Le Monde[49], il évoque tout particulièrement la Syrie : « Il aura fallu attendre plus de deux ans et 120 000 morts en Syrie pour que le Conseil de sécurité des Nations unies cesse enfin d’être paralysé par l’usage du veto et prenne une décision », écrit-il alors. Une cause qu'il n'a eu de cesse de défendre en condamnant systématiquement le massacre de la population syrienne par le régime de Bachar Al-Assad[50] tout en maintenant le dialogue avec la Coalition nationale syrienne, seule à même, selon lui de favoriser la transition démocratique vers une « une Syrie démocratique unie, libre, respectant les communautés »[51].

En novembre 2013, il participe aux négociations entre les diplomates iraniens et le groupe des « 5+1 » (États-Unis, Royaume-Uni, France, Russie, Chine et Allemagne) pour parvenir à un compromis sur le programme nucléaire controversé de l'Iran[52]. L'accord, signé le 24 novembre à Genève, prévoit que la République islamique accepte de limiter son programme nucléaire, soupçonné d'avoir des visées militaires, en échange d'un allègement des sanctions économiques[53]. Lors des discussions, il lui est reproché par plusieurs médias français et étrangers[54], ainsi que dans les milieux diplomatiques anglo-saxons[55], de « torpiller » les négociations. Il alimente les critiques soulignant que la position française affaiblit l'unité du groupe, qui a contribué à amener l'Iran à la table de négociation, et renforce les arguments iraniens avançant que Téhéran s'est montré disposé à traiter mais qu'Israël, les ultra-conservateurs du Congrès américain ainsi que la France préfèrent une confrontation militaire plutôt que la diplomatie. La position de Laurent Fabius est au contraire applaudie par l'ancien candidat républicain John McCain et par les conservateurs américains[56]. Laurent Fabius soutient, pour sa part, que son refus de signer la première version du texte qu'il jugeait insuffisante, lui a permis d'obtenir plusieurs évolutions importantes dans le compromis final (notamment, concernant le réacteur nucléaire d'Arak)[57].

Dans une tribune parue dans Le Figaro du 25 novembre[58], il appelle à la mobilisation afin de « prévenir une situation dramatique et d’accompagner les Centrafricains et leurs partenaires africains dans leurs efforts pour la République centrafricaine ». Après un premier déplacement en octobre suivi d'un aller retour à Bangui avec le président de la République pour rendre hommage aux deux soldats français tués le jour même[59], Laurent Fabius s'efforce de tenter de placer la situation en Centrafrique au centre des préoccupations de la communauté internationale[60]. Attentif à la transition politique en cours en janvier 2014, il y effectue de nombreux déplacements, notamment à l'occasion de l'investiture de la nouvelle présidente centrafricaine, Catherine Samba-Panza, le 21 janvier 2014[61] afin de lui témoigner du soutien de la France.

Lors de la conférence de paix de Montreux en janvier 2014, il dénonce l'attitude de son homologue syrien et ses « élucubrations agressives[62] », et accuse publiquement Damas d'« alliance objective avec les terroristes », en référence aux groupes jihadistes qui contrôlent de larges zones en Syrie[63].

À l'issue de la deuxième session de négociations à Genève, il condamne l'attitude du régime syrien[64] qu'il accuse d'avoir « bloqué toute avancée sur l'établissement d'un gouvernement de transition et multiplié les violences et les actes de terreur à l'encontre des populations civiles ». Et témoigne à nouveau de son soutien indéfectible à l'égard de la Coalition nationale syrienne.

Durant le déroulement de la crise ukrainienne, Laurent Fabius déclare début mars 2014 vouloir « apporter aux nouvelles autorités tout notre soutien ». Interrogé au sujet d'un possible référendum pour la Crimée, il affirme « qu’en droit international, on ne peut pas faire un référendum pour modifier des frontières » tout en admettant « davantage de décentralisation »[65],[66]. Le 17 mars, il évoque une possible annulation de la vente de navires militaires français Mistral à la Russie s'attirant la réplique du vice-Premier ministre russe Dmitri Rogozine estimant que la France nuirait à sa réputation de partenaire "fiable" en agissant ainsi[67].

Le 2 avril 2014, après un remaniement voulu l'avant-veille par le Président de la République, Laurent Fabius devient ministre des Affaires étrangères et du Développement international du gouvernement[68] du nouveau Premier ministre Manuel Valls.

Le courant fabiusien[modifier | modifier le code]

Au sein du Parti socialiste, Laurent Fabius dispose d'un courant et de nombreux soutiens attachés à sa personne. Ses proches ou ceux partageant ses idées politiques sont appelés « fabiusiens » ; ses principaux « lieutenants » sont Guillaume Bachelay, Pascale Boistard, Thomas Lardeau et de nombreux parlementaires, élus locaux ou ministres comme Henri Weber ou Alain Vidalies.

Historiquement, les fabiusiens se sont opposés aux « rocardiens », puis aux « jospinistes », aux « hollandais », et plus récemment à Ségolène Royal.

Lors du référendum sur le traité constitutionnel européen de 2005, le courant des fabiusiens a défendu le « non », malgré le vote des militants du PS en faveur de ce texte. Des fabiusiens comme Jack Lang ont à cette occasion rompu avec Laurent Fabius, pour s’en rapprocher ensuite à nouveau[69].

Les fabiusiens et les proches de Jean-Christophe Cambadélis sont les initiateurs de l’initiative des « Reconstructeurs » qui fédérera des courants épars, caricaturés d’abord comme « l’alliance de la carpe et du lapin », mais qui trouveront une cohérence aboutissant à la motion D du congrès de Reims, dont la première signataire Martine Aubry est élue première secrétaire, replaçant les fabiusiens dans l’axe central de la majorité.

Fonctions administratives[modifier | modifier le code]

Laurent Fabius a été élu administrateur de l'Institut François-Mitterrand.

Détail des mandats et fonctions[modifier | modifier le code]

Mandats électifs[modifier | modifier le code]

Mandats locaux[modifier | modifier le code]

Mairie
  • Du 21 mars 1977 au 13 mars 1983 : adjoint au maire du Grand-Quevilly (Seine-Maritime)
  • Du 14 mars 1983 au 19 mars 1989 : adjoint au maire du Grand-Quevilly
  • Du 20 mars 1989 au 18 juin 1995 : adjoint au maire du Grand-Quevilly
  • De 1989 à 2000 : président du SIVOM (Syndicat intercommunal à vocation multiple) de Rouen, puis du district de l'agglomération de Rouen
  • Du 19 juin 1995 au 18 mars 2001 : membre du conseil municipal du Grand-Quevilly
  • Du 19 juin 1995 au 30 mars 2000 : maire du Grand-Quevilly
  • Du 31 mars 2000 au 18 mars 2001 : adjoint au maire du Grand-Quevilly
  • Du 18 mars 2001 à 2008 : adjoint au maire du Grand-Quevilly
  • De 2001 à 2008 : vice-président de la communauté d'agglomération rouennaise
  • 2008-2014 : 1er adjoint au maire du Grand-Quevilly
  • depuis 2014 : membre du conseil municipal du Grand-Quevilly
  • Du 3 avril 2008 au 31 décembre 2009 : président de la communauté d'agglomération rouennaise
  • Du 1er janvier 2010 au 23 juin 2012 : président de la CREA
Conseil général
Conseil régional

Mandats nationaux[modifier | modifier le code]

À l'Assemblée nationale
  • Du 3 avril 1978 au 22 mai 1981 : député de la 2e circonscription de la Seine-Maritime
  • Du 2 juillet 1981 au 23 juillet 1981 : député de la 2e circonscription de la Seine-Maritime
  • Du 2 avril 1986 au 14 mai 1988 : député de la Seine-Maritime (scrutin proportionnel)
  • Du 6 juin 1988 au 1er avril 1993 : député de la 4e circonscription de la Seine-Maritime
  • Du 2 avril 1993 au 21 avril 1997 : député de la 4e circonscription de la Seine-Maritime
  • Du 1er juin 1997 au 27 avril 2000 : député de la 4e circonscription de la Seine-Maritime
  • Du 1er juin 2002 au 19 juin 2007 : député de la 4e circonscription de la Seine-Maritime
  • Du 20 juin 2007 au 4 juin 2012 : député de la 4e circonscription de la Seine-Maritime (démissionnaire)
  • Du 20 juin 2012 au 21 juillet 2012 : député de la 4e circonscription de la Seine-Maritime (suppléé en raison de ses fonctions ministérielles)

Président de l'Assemblée nationale du 23 juin 1988 au 21 janvier 1992 et du 12 juin 1997 au 28 mars 2000.

Mandat européen[modifier | modifier le code]

Au Parlement européen

Fonctions ministérielles[modifier | modifier le code]

  • Du 22 mai 1981 au 22 juin 1981 : ministre délégué auprès du ministre de l’Économie et des Finances, chargé du Budget
  • Du 23 juin 1981 au 22 mars 1983 : ministre délégué auprès du ministre de l’Économie et des Finances, chargé du Budget
  • Du 22 mars 1983 au 17 juillet 1984 : ministre de l’Industrie et de la Recherche
  • Du 19 juillet 1984 au 20 mars 1986 : Premier ministre de la République française
  • Du 27 mars 2000 au 6 mai 2002 : ministre de l’Économie, des Finances et de l’Industrie
  • Depuis le 16 mai 2012 : ministre des Affaires étrangères

Fonctions politiques[modifier | modifier le code]

Au PS
  • 1979 : Secrétaire national du PS
  • 1977 : Membre du comité directeur au titre de la motion 1 (F. Mitterrand)
  • 1978 : Délégué général du PS Membre de la commission « projet socialiste »
  • 1978 : Secrétaire législatif au sein du groupe socialiste à l’Assemblée nationale
  • 1979 : Secrétaire national à la presse et porte parole. Membre du bureau national et du comité directeur.
  • 1981 - 1986 : Membre du bureau national et du comité directeur
  • 1986 - 1988 : Secrétaire national à l’éducation
  • 1988 - 1992 : Membre du bureau national et du comité directeur
  • 1992 - 1993 : Premier secrétaire du PS
  • 1993 - 2002 : Membre du bureau national et du conseil national
  • 2002 - 2005 : Secrétaire national du PS, chargé des élus et du territoire
  • 2006 - 2007 : Membre du bureau national
  • 2009-2012] : Membre du bureau national

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Ouvrages de Laurent Fabius[modifier | modifier le code]

Ouvrages sur Laurent Fabius[modifier | modifier le code]

  • Les Brûlures d’une ambition, de Jean-Gabriel Frédet, Hachette Littérature, 2002.
  • L’Homme qui voulait être président, de Jean-Michel Helvig, Robert Laffont, 2006.

Décorations[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Portefeuille du « Développement international » ajouté lors du remaniement ministériel du 2 avril 2014
  2. Royal, Montebourg, Hamon... l'équation risquée de Manuel Valls, Le Monde, 2 avril 2014.
  3. «…Le nom de Fabius, explique Laurent dans Les Blessures de la vérité (Hachette Littératures, Paris, 2002), remonte à son arrière-arrière-grand-père Joseph, né en Moselle, commis-marchand de son état, qui s'appelait en réalité Lion et choisit de prendre Fabius comme patronyme lorsqu'en 1808 les Juifs reçurent le droit de porter un nom de famille… » [1]
  4. Marie-Odile Mergnac, Histoire familiale des hommes politiques français, p. 100, Archives & culture, 1997.
  5. http://www.webeconomie.com/personnalites-politiques/laurent-fabius/
  6. Marie-Odile Mergnac, Histoire familiale des hommes politiques français, p. 100, Archives & culture, 1997
  7. [http://www.paris-normandie.fr/actu/deces-de-la-mere-de-laurent-fabius Décès de la mère de Laurent Fabius, paris-normandie.fr, 12 mai 2010.
  8. http://www.lexpress.fr/actualites/1/culture/vente-fabius-freres-9-6-m-eur-et-quatre-records-mondiaux_1045776.html],www.lexpress.fr, 28 octobre 2011'
  9. http://www.sothebys.com/fr/auctions/2011/collection-fabius-pf1124/overview.html],www.sothebys.com, 27 octobre 2011
  10. http://monoeilsurlart.blog4ever.com/blog/lire-article-350977-3011599-collection__fabius_freres____une_des_ventes_du_sie.html]'
  11. Laurent Fabius, Les Blessures de la vérité (Hachette Littératures, Paris, 2002)
  12. Robert Prot, Précis d'histoire de la radio et de la télévision, L'Harmattan, 2007, p. 209.
  13. Jean-Gabriel Fredet, Les Brûlures d’une ambition, Hachette Littératures, 2002
  14. http://documentaires.france5.fr/series/lenfer-de-matignon
  15. http://www.mitterrand.org/1983-affronter-la-crise.html
  16. http://www.archives.premier-ministre.gouv.fr/villepin/acteurs/premier_ministre/histoire_chefs_gouvernement_28/laurent_fabius_245/discours_politique_generale_laurent_50371.html
  17. Cour de Justice de la République, 9 mars 1999, no 99-001, Laurent Fabius, Georgina Dufoix et Edmond Hervé..
  18. Marianne2007.info
  19. France-politique.fr
  20. Interieur.gouv.fr
  21. Laurent Fabius dit : « Avoue que tu as des ambitions présidentielles et que c'est pour ça que tu cherches à m'éliminer » ce à quoi Jospin réplique « Nous allons devoir nous supporter encore longtemps. À moins que les hasards de la vie n'en décident pour nous. » en faisant allusion à l'accident de voiture dans lequel Jean-Pierre Stirbois, le numéro deux du Front national venait de trouver la mort le .
  22. (fr) Assemblée nationale, « Laurent FABIUS »,‎ 2000 (consulté le 27 juin 2012)
  23. http://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9f%C3%A9rendum_fran%C3%A7ais_sur_le_trait%C3%A9_%C3%A9tablissant_une_Constitution_pour_l%27Europe
  24. Une certaine idée de l'Europe, Essai, Plon, 2004
  25. Vidéo de la déclaration de candidature
  26. « Résultats des élections législatives », Ministère de l'Intérieur,‎ 17 juin 2007 (consulté le 9 mars 2010)
  27. Vidéo du dialogue entre Laurent Fabius et Jean-Louis Borloo
  28. « Avec un projet de vaste Communauté urbaine, Laurent Fabius reprend les commandes de l'agglomération de Rouen », DrakkarOnLine, 3 avril 2008
  29. « Les humeurs de Laurent Fabius », Le Parisien, mardi 10 février 2009, page 6.
  30. Proposition de loi de Valls sur la fin de vie, Le Nouvel Observateur, 2 décembre 2012
  31. Page « Comité d'honneur », sur le site de l'ADMD.
  32. dai.ly
  33. Réforme territoriale
  34. Vidéo de l'intervention de Laurent Fabius sur les retraites
  35. voir LeMonde.fr: « Laurent Fabius va défendre la motion de censure contre le gouvernement »
  36. voir nouvelobs.com: « L'Assemblée rejette la motion de censure du PS »
  37. Françoise Fressoz et Sophie Landrin, « Laurent Fabius : “L'insécurité est la rente viagère de Nicolas Sarkozy” », Le Monde, 28 août 2010.
  38. Bastien Hugues, « L'idée d'un accord Aubry-DSK déclenche un tollé au PS », Le Figaro.fr, 24 septembre 2010.
  39. AFP, « Primaire au PS: Fabius penche pour Aubry », Libération, 24/05/2011
  40. M. WESFREID, « Fabius, Israël et l'Iran », L'Express, 15/02/2012
  41. AFP, « Fabius (PS): développer la relation franco-japonaise négligée par Sarkozy », Romandie, 23/02/2012
  42. « Sarkozy laisse Fabius sans voix », Le Point, 07/03/2012
  43. « La première journée du gouvernement », Le Nouvel Observateur, 17/05/2012
  44. http://www.liberation.fr/monde/2013/01/14/mali-la-france-seule-au-front_874044
  45. http://www.lesechos.fr/12/02/2013/lesechos.fr/0202561406609_laurent-fabius-----la-france-ne-traverse-pas-simplement-une-crise--mais-un-changement-du-monde--.htm
  46. http://www.lesechos.fr/economie-politique/politique/actu/0203233531017-laurent-fabius-pour-diminuer-durablement-le-chomage-il-faut-davantage-de-croissance-641812.php
  47. « Le patrimoine des ministres en un coup d’œil », Rue89, 15/04/2013
  48. http://www.declarations-patrimoine.gouvernement.fr/pdf/declaration-patrimoine-fabius.pdf
  49. http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/politique-etrangere-de-la-france/la-france-a-l-onu-1032/evenements-et-actualites-lies-aux/actualites-21429/article/suspendre-le-droit-de-veto-en-cas
  50. http://www.lefigaro.fr/international/2013/08/22/01003-20130822ARTFIG00232-laurent-fabius-souhaite-une-reaction-de-force-en-syrie.php
  51. Interview à France Inter du 9 décembre 2013 : http://basedoc.diplomatie.gouv.fr/vues/Kiosque/FranceDiplomatie/kiosque.php?fichier=bafr2013-12-09.html#Chapitre10
  52. http://www.leparisien.fr/international/fabius-l-iran-s-engage-a-renoncer-a-la-perspective-de-l-arme-nucleaire-25-11-2013-3348001.php
  53. http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2013/11/24/ce-que-prevoit-l-accord-sur-le-nucleaire-iranien_3519404_3218.html
  54. France's role in scuttling Iran nuclear deal prompts speculation, Paul Richter, Los Angeles Times, 10 novembre 2013
  55. Pourquoi Laurent Fabius a torpillé l’accord de Genève avec l’Iran, Pierre Haski, rue89.com, 10 novembre 2013
  56. Nucléaire iranien : la France félicitée par l'Américain McCain sur Twitter, Romain Jeanticou, leparisien.fr, 10 novembre 2013
  57. Laurent Fabius : Paris a «convaincu ses partenaires» d'infléchir l'accord de Genève, entretien, lemonde.fr, 26 novembre 2013
  58. http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/dossiers-pays/republique-centrafricaine/la-france-et-la-republique-1216/evenements-19300/article/tribune-de-laurent-fabius-empecher
  59. Hollande à Bangui rend hommage aux soldats français, lesechos.fr, 11 décembre 2013
  60. RCA - Adoption de la résolution 2127 : déclaration de Laurent Fabius, diplomatie.gouv.fr, 5 décembre 2013
  61. Catherine Samba-Panza officiellement présidente de Centrafrique, Radio France Internationale, le
  62. http://www.20minutes.fr/monde/syrie/1278246-20140122-montreux-laurent-fabius-denonce-elucubrations-agressives-chef-diplomatie-syrienne
  63. Montreux : Fabius dénonce les élucubrations agressives du chef de la diplomatie syrienne, Romandie, le
  64. http://basedoc.diplomatie.gouv.fr/vues/Kiosque/FranceDiplomatie/kiosque.php?fichier=bafr2014-02-17.html#Chapitre2
  65. Ukraine : intense activité diplomatique pour infléchir la position russe, Le Monde.fr, 6 mars 2014
  66. Plus une démocratie est représentative, moins elle est démocratique !, Entretien avec Alain de Benoist, bvoltaire.fr, 10 mars 2014
  67. Fabius évoque une annulation de la vente de Mistral à la Russie , lejdd.fr, 18 mars 2014
  68. http://www.elysee.fr/communiques-de-presse/article/composition-du-gouvernement-3/
  69. http://www.paris-normandie.fr/actu/presidentielle-2012-jack-lang-voit-fabius-comme-le-meilleur-candidat-du-ps
  70. « Le prix Montaigne récompense Laurent Fabius », sur http://www.livreshebdo.fr,‎ 6/04/2011 (consulté en 6/04/2011)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]