Seychelles

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Seychelles

République des Seychelles (fr)

Repiblik Sesel (crs)

Republic of Seychelles (en)

Drapeau
Drapeau des Seychelles
Blason
Armoiries des Seychelles
alt=Description de l'image Seychelles on the globe (Madagascar centered).svg.
Devise nationale «Finis coronat opus.» (La fin couronne l'œuvre)
Hymne national Koste Seselwa
Administration
Forme de l'État République
Président James Michel
Langues officielles créole seychellois, anglais et français
Capitale Victoria

4° 37′ S 55° 27′ E / -4.617, 55.45

Géographie
Plus grande ville Victoria
Superficie totale 455 km2
(classé 179e)
Superficie en eau Négligeable
Fuseau horaire UTC +4
Histoire
Indépendance Du Royaume-Uni
Date 29 juin 1976
Démographie
Gentilé Seychellois, Seychelloise
Population totale (2008) 82 247 hab.
(classé 182e)
Densité 181 hab./km2
Économie
IDH (2011) en augmentation 0,773 (élevé) (52e)
Monnaie Roupie seychelloise (SCR​)
Divers
Code ISO 3166-1 SYC, SC​
Domaine Internet .sc
Indicatif téléphonique +248
Carte des Seychelles.

Les Seychelles, en forme longue la République des Seychelles, en anglais Seychelles et Republic of Seychelles, en créole seychellois Sesel et Repiblik Sesel, sont un archipel de 115 îles, situé dans l'océan Indien et rattaché au continent africain. Toutes ces îles sont regroupées en un État dont l'île principale est Mahé.

Histoire[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Histoire des Seychelles.

Les premiers à visiter l'archipel furent probablement des marchands arabes, mais les premiers comptes rendus écrits furent réalisés en 1501 par l'explorateur portugais Vasco de Gama. Ce dernier donna à l'archipel le nom d'Amirantes, qui désigne aujourd'hui la partie comprenant les îles granitiques des Seychelles. La même année, pour la première fois, les Seychelles étaient dessinées sur une carte tracée par le Portugais Alberto Cantino. La première description des rivages seychellois, avant tout établissement humain, fut écrite sur place du 19 au 30 janvier 1609 par le marin John Jourdan du bateau britannique Ascension. Ce dernier, après avoir franchi le Cap de Bonne-Espérance, avait remonté la côte orientale de l'Afrique avant de mettre le cap au NNE, ce qui l'amena à la pointe nord de l'archipel granitique : il y décrit sommairement les îles actuelles de Mahé, North, Silhouette, Praslin et ses îles voisines et relève un total de plus de trente îles grandes et petites et proches les unes des autres. Enfin, le 3e jour, le bateau mouilla l'ancre à l'abri de l'île Sainte Anne (face au futur port de Victoria), sur laquelle l'équipage trouve sur les hauteurs verdoyantes de l'eau en abondance (aujourd'hui déboisée et aride).

Entre l'Afrique et l'Asie, les îles furent utilisées par des pirates avant l'arrivée des Français. En novembre 1743, le gouverneur de l'Isle de France (l'Ile Maurice actuelle) Bertrand François Mahé de La Bourdonnais envoie les capitaines Lazare Picault et Jean Grossen prendre possession de l'archipel (des Seychelles) au nom de la France. Ils nommèrent l'île principale de l'archipel "Mahé" en l'honneur du gouverneur de l'Isle de France. Les Français occupèrent l'île dès 1756. Les colonisateurs nommèrent les îles « Séchelles » en honneur à Jean Moreau de Séchelles, alors contrôleur général des finances de Louis XV.

En 1781, le Français Mathurin Barbaron, corsaire du Roi, né le 20 juillet 1737 à Lorient, fils de Jean Barbaron chirurgien de marine (né à Fajolles, Tarn-et-Garonne) et Louise Lorans (2e épouse), aborde l'île de Mahé par l'anse qui porte désormais son nom. Les jardins du grand domaine Barbaron en sont aussi une référence. Les îles passèrent juridiquement sous le contrôle de la Couronne britannique en 1814, après les guerres napoléoniennes.

À partir de 1916, l'armée des Seychelles s'engage aux côtés des Britanniques en Afrique : envoi d'un corps expéditionnaire de 796 hommes, dont 358 ne reverront jamais leur pays (cimetière militaire du Mont-Fleuri à Victoria). Ce corps expéditionnaire représente le plus gros effort de toutes les colonies britanniques, en proportion des hommes valides engagés sous le drapeau britannique (près de 6 %).

Depuis le 29 juin 1976[1], les Seychelles forment un État indépendant, membre du Commonwealth et de la Francophonie.

En 1977, un avocat, France-Albert René, alors premier ministre, prit le pouvoir. Devenu président (de 1977 à 2004), il instaura un parti unique, socialiste à tendance marxiste. Depuis lors, les Seychelles se définirent comme révolutionnaires et tiers-mondistes. Toujours en place en 1991, le président René a, sous les pressions (Discours de La Baule, 20 juin 1990), accepté d'engager son pays sur la voie du multipartisme et d'un certain libéralisme, autorisant notamment davantage de privatisations. Il quitta la présidence en 2004, à 69 ans, cédant sa place à James Alix Michel, qui a été réélu le 30 juillet 2006.

Politique[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Politique aux Seychelles.

Les Seychelles sont une république présidentielle. Le président actuel est James Michel depuis le 16 avril 2004.

Districts[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Districts des Seychelles.

Géographie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Géographie des Seychelles.
Plage de Source d'Argent, La Digue
L'île de Mahé

Les îles qui forment le cœur de l'archipel (Mahé, Praslin, La Digue) reposent sur le plateau des Seychelles, un microcontinent, en effet ni corallien ni volcanique, le soubassement est de type granitique. On peut en voir de magnifiques affleurements à la fameuse plage Anse Source d'Argent dans l'île de la Digue. D'autres îles (Aldabra, la plus grande des îles de l'archipel) sont de type corallien.

Les Seychelles sont composées de 115 îles et îlots.

À cent kilomètres au nord de Mahé se trouve Bird Island, une zone protégée qui est le refuge des oiseaux de mer. Elle n'abrite que quelques bungalows, insérés dans des cocoteraies, et un belvédère, aménagé pour observer le ballet des 112 espèces recensées sur l'île.

Économie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Économie des Seychelles.

Le tourisme est la principale ressource des Seychelles. La pêche thonière industrielle est développée, Port-Victoria est le premier port de transbordement de thon de l'océan Indien. Une conserverie existe sur place. Plusieurs programmes immobiliers apportent des devises au pays, le plus important et le plus surprenant est certainement Eden Island (île artificielle construite sur des comblements).

Les secteurs de l'offshore et de la zone franche se sont beaucoup développés ces dix dernières années ; la juridiction n'est pas inscrite sur les listes de l'OCDE. La SIBA (Seychelles International Business Authority) a pour mission de réguler les différentes dispositions gouvernementales et de contrôler les professionnels de l'offshore.

En octobre 2008, les Seychelles sont touchées par la crise financière internationale au point de se trouver dans une situation économique de quasi faillite[2].

Le 16 avril 2009, le Club de Paris et la République des Seychelles sont convenus d'une annulation nominale de 45 % du stock de dette. Les Seychelles se sont engagées à mettre en œuvre les réformes économiques requises au titre du programme soutenu par le Fonds monétaire international (FMI)[3].

Vue du port de Victoria

Démographie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Démographie des Seychelles.

Les Seychelles ont une forte croissance démographique (plus de 3 %), tirée de l'immigration, d'une forte natalité et du dynamisme de l'économie.

La population des Seychelles devrait donc dépasser 100 000 habitants dès 2018.

A l'exception de pécheurs venant des îles alentour, les Seychelles n'avaient pas de population indigène lors de l'arrivée des premiers Européens, entre 1580 et 1750.

98% des Seychellois sont donc des descendants d'immigrés : Européens (Français, Portugais, Anglais), Africains, Indiens et Chinois sont les plus représentés.

Aujourd'hui, les Seychellois sont dans leur grande majorité (80%) noirs et principalement catholiques.

Le diocèse de Port-Victoria érigé en 1892, relève directement du Saint-Siège.

Évolution de la démographie entre 1961 et 2003 (chiffre de la FAO, 2005). Population en milliers d'habitants.

Langue(s)[modifier | modifier le code]

Les Seychelles ont trois langues officielles (selon l'article 4 de la constitution) :

  • le créole seychellois, langue courante à base lexicale française et langue maternelle de 95 % de la population et parlée par 97 %[4] de la population. On dit qu'il tient sa base du créole mascarin et est très proche du créole mauricien ;
  • l'anglais, langue du colonisateur pendant plus d'un siècle et demi, il est parlé par 60 %[4] de la population et est principalement utilisé dans l'administration et les affaires ;
  • le français, parlé par 30 %[4] de la population, est utilisé principalement dans la presse écrite, l'affichage commercial et la pratique religieuse du dimanche.

Religion[modifier | modifier le code]

90 % de la population est catholique.

Monuments et lieux touristiques[modifier | modifier le code]

Malgré le fait que les Seychelles ne regorgent pas d'innombrables monuments, la capitale Victoria dispose tout de même de quelques lieux dignes d'intérêt, comme la cathédrale catholique de l'Immaculée-Conception et la cathédrale anglicane Saint-Paul, la Tour de l'Horloge (Clock Tower), le Musée national d'histoire de Victoria (Victoria National Museum of History), le Jardin botanique de Victoria (Victoria Botanical Gardens).

Culture[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Culture des Seychelles.
Fêtes et jours fériés
Date Nom français Nom local Remarques
5 juin Fête de la Libération
29 juin Indépendance
18 juin Fête nationale
15 août Fête de l'Assomption Festival à La Digue

Dernière semaine d'octobre : Festival du créole

Environnement[modifier | modifier le code]

Le désir de sauvegarder la biodiversité seychelloise a conduit la nation à créer de nombreuses zones protégées.

Codes[modifier | modifier le code]

Les Seychelles ont pour codes :

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Jean-Louis Guébourg, Les Seychelles, Paris, Karthala Éditions,‎ 2004, 192 p. (ISBN 9782845863586[à vérifier : ISBN invalide], lire en ligne), p. 75, consulté le 2 avril 2011.
  2. « Les Seychelles au bord de la faillite », sur www.lejdd.fr,‎ 29 octobre 2008 (consulté le 29 octobre 2008) : « Le pays a été incapable d'assurer ce mois-ci le service de sa dette de 800 millions de dollars - soit 175 % du PIB, selon les statistiques officielles -, contraignant le gouvernement à solliciter d'urgence le Fonds monétaire international. La hausse des prix pétroliers et la tourmente sur les marchés financiers ont eu un effet dévastateur sur le tourisme, principale source de devises du pays. »
  3. Club de Paris : Seychelles
  4. a, b et c http://www.francophonie.org/IMG/pdf/synthese_pacte__seychelles.pdf

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]