Qatar

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Le Qatar ou le Katar[5], en forme longue l’État du Qatar (en arabe : Qaṭar, قطر et Dawlat Qaṭar, دولة قطر), est un émirat du Moyen-Orient d'une superficie de 11 586 km2. Le Qatar est situé sur une petite péninsule s'avançant dans le golfe Persique et reliée à la péninsule Arabique au sud, où elle a une frontière terrestre avec l'Arabie saoudite. Sa capitale est Doha, ou Ad Dawha. La langue officielle est l'arabe, et la monnaie le riyal qatarien.

Le Qatar est un producteur de pétrole de taille moyenne membre de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP). Il est aussi le troisième producteur de gaz naturel du monde après l'Iran et la Russie, et est devenu le premier exportateur de gaz naturel liquéfié. Il est membre associé de l'Organisation internationale de la francophonie (OIF) depuis le 13 octobre 2012 sans être passé par le statut d'observateur[6].

Histoire[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Histoire du Qatar.

Le Qatar est l'un des nombreux et récents émirats de la péninsule Arabique.

Après avoir été dominé par les Perses pendant des milliers d'années puis plus récemment par Bahreïn, les Ottomans ou encore les Britanniques, le Qatar devient un État indépendant le 3 septembre 1971. À la différence de la plupart des émirats voisins, le Qatar a refusé de devenir un membre des Émirats arabes unis ainsi que de l'Arabie saoudite.

Portugais et Ottomans[modifier | modifier le code]

Malgré un climat aride et difficile, le Qatar a toujours connu une présence humaine durant des milliers d'années. Cette présence est le fait de plusieurs tribus nomades ou sur les côtes avec de petits villages de pêche. Les tribus se sont longtemps combattues pour les terres les plus lucratives, formant et cassant ainsi des coalitions entre elles.

Les Portugais occupent le détroit d'Ormuz, puis Mascate et Bahreïn. En 1517, ils prennent le Qatar et imposent leurs contrôles maritime et commercial dans le Golfe. En 1538, ils sont chassés de la région par les Ottomans, qui dominent le Qatar durant quatre siècles.

Les Ottomans n'imposent pas la langue turque aux habitants, cette langue restant le seul apanage de l'administration. Au cours du XVIIe siècle, le pays est marqué par de violentes rivalités entre les tribus désirant contrôler le territoire. Les conflits entre tribus se poursuivent jusqu'au début du XIXe siècle, quand les Britanniques décident d’intervenir[7].

Protectorat britannique[modifier | modifier le code]

Les Britanniques considèrent tout d'abord le Qatar et le golfe Persique comme une position intermédiaire stratégique pour leurs intérêts coloniaux en Inde, mais la découverte de pétrole et d'hydrocarbures cent ans plus tard change cette vision.

Pendant le XIXe siècle, période de développement des entreprises britanniques, la famille Al Khalifa règne sur la péninsule qatarienne et l'île de Bahreïn. Bien que le Qatar soit une possession légale, des contestations naissent, le long du littoral oriental dans les villages de pêche de Doha et d'Al Wakrah, envers la domination des Bahreïniens Al Khalifa.

En 1867, les Al Khalifa lancent une offensive massive contre les rebelles qatariens en envoyant une force navale à Wakrah. Malgré le succès de l'opération, l'agression bahreïnie viole un traité de 1820 entre le Royaume-Uni et les Bahreïniens. La réponse diplomatique britannique ne se fait pas attendre, le colonel Lewis Pelly, responsable du protectorat, commence des pourparlers avec un responsable du Qatar. Ces pourparlers aboutissent à une séparation tacite du statut du Qatar d'avec celui de Bahreïn. L'homme choisi pour négocier avec le colonel Pelly est un entrepreneur respecté et un résidant de longue date de Doha : Muhammed Ben Thani. La famille Al Thani a jusqu'alors été relativement inactive dans la politique du Golfe, mais cet événement lui assure l'ascendant sur le Qatar en tant que famille régnante, une dynastie toujours en place à ce jour.

Indépendance[modifier | modifier le code]

La Seconde Guerre mondiale remet en cause l'emprise des Britanniques sur leur Empire, particulièrement quand l'Inde devient indépendante en 1947. L'incitation à un retrait semblable des émirats du Golfe s’accélère pendant les années 1950, et les Britanniques accueillent bien la déclaration d'indépendance du Koweït en 1961.

Sept ans plus tard, ils annoncent officiellement qu’ils se désengagent (politiquement, mais pas économiquement) du Golfe dans un délai de trois ans. Le Qatar, Bahreïn et sept autres États forment une fédération. Néanmoins, des conflits régionaux amènent le Qatar à déclarer son indépendance vis-à-vis de la coalition qui devient les Émirats arabes unis. 1971 marque la naissance du Qatar comme État souverain, qui devient membre de l'Organisation des Nations unies.

Depuis 1995, le Qatar est dirigé par l’émir Hamad bin Khalifa Al Thani, qui a pris les commandes du pays en renversant son père Khalifa bin Hamad Al Thani, alors que celui-ci était en vacances en Suisse (il vit en exil en France puis en Italie jusqu’en 2004, date de son retour au Qatar).

Sous l’émir Hamad bin Khalifa Al Thani, le Qatar enregistre de nombreuses réformes sociales (droits des femmes) et politiques ; le nouvel émir apparaît comme beaucoup plus libéral que son père. Il dote aussi le pays d'une nouvelle constitution, et il crée Al-Jazira, la CNN arabe, qui est pour beaucoup dans la notoriété du pays.

En 2004, un attentat tue le président tchétchène, exilé au Qatar. En 2005, un attentat-suicide visant un petit théâtre à Doha tue un ressortissant britannique, professeur d'anglais et de théâtre. Cet événement choque le pays, qui n'avait jamais auparavant connu d’acte terroriste.

Le 2 décembre 2010, le Qatar est désigné pour organiser la Coupe du monde de football 2022, et, le 27 janvier 2011, il est désigné pour organiser le Championnat du monde de handball masculin 2015.

Politique[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Politique au Qatar.
Tamim ben Hamad Al Thani, émir du Qatar depuis 2013.

Le gouvernement qatarien garde un certain nombre de restrictions sur la liberté d'expression et les mouvements pour l'égalité.

Au Qatar, la famille souveraine Al Thani (آل ثاني) continue à détenir seule le pouvoir à la suite de la déclaration d'indépendance du pays en 1971. L'émir, qui est le chef de l'État, gère le Qatar en s'appuyant sur sa famille. Néanmoins, au point de vue politique, depuis les années 1990, le Qatar a commencé à évoluer d'une société traditionnelle à un État moderne, à l'écoute du bien-être de ses citoyens.[réf. nécessaire]

En 1970, la base des lois du Qatar institutionnalise les coutumes locales enracinées dans l'héritage conservateur wahhabite (son influence a diminué aujourd'hui) du Qatar, conférant à l'émir un très grand pouvoir. Le maintien des traditions de consultation, gérées par consensus, et du droit du citoyen de faire appel personnellement à l'émir, influencent le rôle de l'émir. L'émir, tandis qu'il n'est soumis à aucun individu, ne peut violer la charia (la loi islamique) et, en pratique, doit prendre en compte les opinions des dirigeants notables et de l'autorité religieuse. Le Conseil consultatif, un groupe aux membres désignés qui assiste l'émir dans l'élaboration de nouvelles politiques, institutionnalise la position de ces genres de groupes d'influences. Aucun parti politique n'existe dans le pays. Le ministre des Affaires étrangères, interrogé plusieurs fois sur cette question, répond que le Qatar est un petit pays et ne peut pas contenir tous les partis politiques[réf. nécessaire].
L'afflux d’Arabes expatriés introduit des idées qui remettent en question les doctrines de la société traditionnelle du Qatar, mais aucune contestation sérieuse à l'autorité de la famille Al-Thani n'émerge.[réf. nécessaire] En février 1972, le Premier ministre, Khalifa bin Hamad Al Thani, destitue son cousin, l'émir Ahmad ben Ali Al Thani, et assume tous les pouvoirs. Les membres importants de la famille Al-Thani soutiennent sa décision, exécutée sans aucune violence ni signe d'agitation politique.

Le 27 juin 1995, le Premier ministre, Hamad bin Khalifa Al Thani, destitue son père, l'émir Khalifa, sans violence[8], et s’est fixé pour objectif la visibilité du Qatar sur la scène régionale et, autant que possible, internationale[9]. L'émir Hamad et son père se réconcilient en 1996, mais le souverain renversé ne revient au pays qu'en 2004 après avoir séjourné en France puis en Italie. La liberté de la presse s'est étendue, et la station de télévision Al Jazeera située au Qatar, a acquis une réputation unique en tant que source libre et non-censurée de l'information dans les pays arabes. En 1999, les premières élections pour un Conseil communal sont organisées, candidature pour tous les adultes, femmes comprises, et en avril 2003 le pays se dote d'une constitution, dont la rédaction a duré quatre ans. Sa principale nouveauté : l'institution d'un "Majlis Al-Choura" (conseil consultatif) dont trente des quarante-cinq membres seront élus au suffrage universel direct, les quinze autres étant nommés par l'émir (article 77). La première élection de ce Parlement a eu lieu en 2004. La nouvelle Constitution n'autorise pas pour autant la formation de partis politiques. L'un des articles les plus novateurs est celui qui garantit la liberté de culte, sans la restreindre aux religions monothéistes dites « du Livre »[10]. Lors de la guerre contre l'Irak, le pays a servi de base à l’état-major américain (commandement central américain de Tampa, Floride (« Centcom ») responsable des opérations de guerre en Irak)[8].

Le 11 décembre 2002, est signé, avec les États-Unis, un accord de coopération militaire relatif à l’utilisation de la base aérienne d’Al-Eideïd par les forces américaines[9]. En 2011, le Qatar a envoyé ses avions Mirage combattre les forces libyennes du colonel Kadhafi aux côtés des troupes occidentales, il a quitté le terrain de la médiation pour celui de l'action.

Droits de l'homme[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Droits de l'homme au Qatar.

La situation des droits de l'homme au Qatar est une préoccupation importante de plusieurs organisations non gouvernementales, bien que des améliorations significatives aient été enregistrées depuis que Sheikh Hamad s'est emparé du pouvoir, au milieu des années 1990. Sous son gouvernement, l'émirat a connu une période de rapide libéralisation et de modernisation, tout en conservant néanmoins son identité islamique. Entre autres choses, le Qatar est connu pour être le premier pays des États arabes du golfe Persique à donner aux femmes le droit de vote[11],[12]. La possibilité pour les femmes d'occuper des postes qualifiés s'est également accrue, y compris celle de briguer et de tenir des mandats électifs.

Cependant, la situation de la très nombreuse population de travailleurs migrants est très préoccupante. Selon Human Rights Watch, en juin 2012, des centaines de milliers de travailleurs migrants, pour la plupart en provenance d'Asie du Sud-Est et employés au Qatar sur des chantiers de construction, courent le risque d'une grave exploitation et de maltraitance, au point que l'on peut parfois parler de travaux forcés[13] ou d'esclavage[14]. Les fortes réactions suscitées dans le monde par les morts sur les chantiers de la Coupe du monde de football de 2022 et la crainte que les conditions de travail sur ces chantiers n'occasionnent la mort de plus de 4 000 travailleurs étrangers avant même le début de la Coupe du monde[14] ont amené le gouvernement du Qatar à promettre une nouvelle législation qui abolirait le système de « parrainage », le kafala, au cœur des problèmes constatés.

Pour ce qui est du droit de la nationalité, le Qatar veille particulièrement à ne pas permettre aux travailleurs immigrés d'obtenir la nationalité qatarienne. Les enfants eux-mêmes n'acquièrent pas la nationalité qatarienne lorsqu'ils naissent au Qatar, même si leur mère est elle-même qatarienne. La peine de mort reste en vigueur, ainsi que les punitions corporelles, notamment la flagellation.

La liberté d'expression a subi une atteinte grave avec la condamnation à la prison à vie du poète qatarien Mohammed al-Ajami du fait des critiques qu'il avait formulé contre le gouvernement du Qatar lors de la Conférence de Doha, en 2012[15]. Une certaine liberté de culte est admise en faveur des travailleurs étrangers et des touristes, à condition que la pratique de leur religion reste discrète et s'abstienne de tout signe extérieur lié à cette religion.

Dans le domaine de la vie privée, la charia interdisant toute relation sexuelle hors mariage, les relations extraconjugales sont interdites, et l'homosexualité peut être punie de mort au Qatar[16].

Subdivisions administratives[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Subdivisions du Qatar.
Provinces du Qatar depuis 2004.

Depuis 2004 le Qatar comprend sept subdivisions appelées baladiyat (arabe : بلدية baladiyah, pluriel بلديات baladiyat) :

subdivisions (baladiyat) Superficié Population
Madinat ash Shamal 902 km² 5 400
Al Khawr 1 551 km² 193 983
Umm Salal 470 km² 31 975
Al Daayen 236 km² 43.176
Al Rayyan 893 km² 272.583
Ad Dawhah 132 km² 796 947
Al Wakrah 777 km² 31.009

Géographie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Géographie du Qatar.
Carte du Qatar

Le Qatar est une presqu'île de 11 586 km2 située sur la rive sud du golfe Persique. Il est limitrophe de l’Arabie saoudite au sud et est bordé par le golfe de Bahreïn à l'ouest où elle partage une frontière maritime avec Bahreïn au nord-ouest. Le pays s'étend sur 160 km de longueur et 80 km dans sa plus grande largeur. Ses 563 km de côtes furent jusqu'au XXe siècle la source de ses principales richesses, tirées de la pêche et des huîtres perlières.

La majeure partie de la péninsule qatarienne est une plaine stérile recouverte de sable. Au sud-est se trouve Khawr al Udayd ou « la mer intérieure ». Le pays est plat, son point culminant, situé dans le Jebel Dukhan, ne dépassant guère 90 m. C’est dans ce secteur que l’on trouve les principaux gisements terrestres de pétrole du Qatar, alors que les gisements de gaz naturel sont en mer, au nord-ouest de la péninsule.

Le climat du Qatar est désertique, chaud en été et très doux en hiver. Pendant l’été, les températures varient de 40 °C à 50 °C. Les averses hivernales sont minimes et la pluviométrie n’excède pas 75,2 mm par an. La végétation du Qatar est typique d’un tel climat : maigre, éparse, constituée de quelques broussailles épineuses et de quelques arbres d’espèces peu variées (parmi lesquelles prédominent les palmiers…). Les pluies d’hiver et de printemps viennent chaque année reverdir le désert, mais seulement pendant quelques semaines.

Doha, la capitale du Qatar, est aussi sa principale ville. Elle concentre la moitié de la population qatarienne et la quasi-totalité des infrastructures hôtelières et sportives du pays, et abrite le Palais royal (Diwan Emiri).

En 1986, un contentieux régional est ravivé lorsque les forces qatariennes occupent l'îlot de Fecht el-Dibel, également revendiqué par Bahreïn ; il est finalement apaisé par les termes d'un accord de paix. La découverte de gisements pétroliers, au début des années 1990, est le prétexte à de nouveaux différends territoriaux concernant la région de Zubarah et les îles Hawar situées à l'ouest du pays. Le règlement proposé par la Cour internationale de justice en mars 2001 déclare[17] :

  1. à l'unanimité que le Qatar dispose de la souveraineté sur Zubarah,
  2. dit par douze voix contre cinq que Bahreïn a souveraineté sur les îles Hawar,
  3. rappelle à l'unanimité que les navires du Qatar jouissent dans la mer territoriale de Bahreïn séparant les îles Hawar des autres îles bahreïnies du droit de passage inoffensif consacré par le droit international coutumier,
  4. dit par treize voix contre quatre que le Qatar a souveraineté sur l'île de Janan, y compris Hadd Janan,
  5. dit par douze voix contre cinq que Bahreïn a souveraineté sur l'île de Qit'at Jaradah,
  6. dit à l'unanimité que le haut-fond découvrant de Fasht ad Dibal relève de la souveraineté du Qatar.

Le règlement est accepté par les deux pays et le Qatar déclare fériés les deux jours suivant la proclamation de la décision.

Environnement[modifier | modifier le code]

Le Qatar est en 2012, le pays rejetant le plus de CO2 par habitant dans l'atmosphère[18], cela s'explique par la conjonction d'une consommation par habitant supérieure à celle des pays développés et l'extraction d'hydrocarbures.

En 2012, le pays a accueilli deux rencontres internationales sur le thème de l’environnement et du développement durable : le troisième sommet qatarien sur les énergies alternatives[19] et le sommet 2012 sur le climat sous l'égide des Nations unies[20].

Économie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Économie du Qatar.

Le Qatar possède la croissance économique la plus vive de la région du Golfe grâce aux renchérissement des cours du pétrole mais aussi depuis quelques années à la mise en place de son programme gazier.

Avant que l’on y découvre du pétrole, le Qatar était essentiellement une région de pêche et de culture de perles. Après l’arrivée de la perle japonaise sur le marché mondial dans les années 1920 et 1930, l’industrie de la perle au Qatar stagne du fait de cette nouvelle concurrence. C'est la découverte du pétrole dans les années 1940, qui va complètement transformer l'économie du pays. Les ressources principales du Qatar proviennent maintenant des exportations de pétrole et de gaz naturel. Le pétrole et le gaz naturel apportent au Qatar 60 % de ses revenus à l'exportation[réf. nécessaire] et constitue les 2/3 des recettes. On estime les réserves de pétrole du pays à 26,8 milliards de barils (4,26 km3) (fin 2009)[21], ce qui le classe parmi les vingt premières puissances pétrolières de la planète, juste devant les États-Unis et le Brésil. Le Qatar détient actuellement les troisièmes réserves de gaz (25 000 milliards de mètres cubes en 2009) après la Russie et l’Iran et espère devenir le premier exportateur mondial de gaz naturel. Le pays accueille la première bourse des matières énergétiques du Moyen-Orient, Energy City. La ville s'étendra sur 2 km2 et accueillera les bureaux des sociétés du secteur, ainsi qu’une myriade de services : laboratoires, banques, assurances, centres de formations, hôtels pour un coût de construction global de 2,6 milliards de dollars[22]. La dépendance à l’égard du gaz et, dans une moindre mesure, du pétrole, a incité les autorités qatariennes à s’orienter vers une diversification de l’économie. Elles entendent ainsi développer le tourisme et se confronter à la concurrence de Dubaï[9], notamment avec la construction de The Pearl, un archipel artificiel dédié au tourisme. Le Qatar est par ailleurs le premier émetteur mondial de CO2 par habitant, avec une émission par habitant trois fois supérieure à celle des États-Unis. Le PIB par habitant du Qatar est l'un des plus élevés du monde. Au PIB nominal, le Qatar, avec un PIB estimé à 173 milliards en 2012, est cependant très loin derrière les dix grandes puissances que sont (dans l'ordre) les États-Unis, la Chine, le Japon, l'Allemagne, la France, le Royaume-Uni, le Brésil, la Russie, l'Inde, et l'Italie. Il est également derrière des moyennes puissances comme la Colombie, l'Argentine, le Nigéria, l'Indonésie ou l'Afrique du Sud. De ce fait, le Qatar n'est classé que 50 eme au rang des puissances économiques.

L'économie du Qatar dépend en grande partie d'une importante main-d'œuvre étrangère travaillant principalement dans le secteur de la construction. Le PIB du Qatar a plus que triplé en cinq ans, atteignant le chiffre de 173 milliards de dollars en 2013. En outre, le pays génère de très confortables excédents financiers, ce qui lui permet de lancer de grands programmes industriels. Les hydrocarbures emploient 38 % de la population et génèrent 60 % du PIB, le secteur des services (tourisme, construction) emploie quant à lui 59 % de la population[23].

Doha, capitale du Qatar.

À côté du pétrole et du gaz, l’agriculture, l’élevage et la pêche, ressources traditionnelles du Qatar, sont également à l’ordre du jour, grâce à l’implantation de fermes expérimentales de l’État. La pêche, quant à elle, satisfait à 90 % la demande locale. Défendant cependant le principe de la libre entreprise, il encourage l’investissement privé par certaines incitations fiscales comme la suppression d’impôt sur le revenu des personnes physiques. Quant aux sociétés étrangères, elles sont imposées de 5 % à 35 % sur les bénéfices qu’elles réalisent sur place, encore que nombre d’entre elles fassent exception à la règle, soit parce qu’elles sont des coentreprises, soit parce qu’elles sont sous contrat avec l’État[24].

Désormais, le pays a atteint un niveau de vie élevé, offrant à ses citoyens tous les services sociaux et agréments de n'importe quel pays industrialisé. Le niveau de vie des Qatariens est comparable à celui de l'Europe Occidentale. Le PIB par habitant atteint, selon le FMI, 78 260 $ en 2009. Avec 8 500 € par mois [réf. nécessaire], le salaire moyen bat tous les records.

En moins d'une génération, l'émirat a connu un enrichissement sans précédent, notamment grâce à un homme : Hamad ben Khalifa Al Thani. Au pouvoir de 1995 à 2013, l'émir a fait de cette péninsule l'un des États les plus prospères du monde. Gratte-ciel, centres commerciaux, hôtels, lotissements chics, villas luxueuses, universités, musées… La capitale, Doha, a triplé[Comment ?] depuis la fin des années 1990, et n'en finit pas de grignoter le désert. Aujourd'hui (2012), elle accueille à elle seule la moitié de la population.

Qatar Airways est l'une des quatre compagnies aériennes mondiales classées 5 étoiles Skytrax et élue meilleure compagnie aérienne au monde en 2011 et 2012, toujours par Skytrax[réf. nécessaire].

En ce qui concerne la population active, 69 % travaille dans le secteur des services, 28 % dans l’industrie et 3 % dans l’agriculture. L'agriculture réalise uniquement 1 % du PNB. Malgré d'importants investissements, principalement dans le système d'irrigation, le pays n'est pas autosuffisant[25].

L'unité monétaire est le riyal qatarien, divisible en 100 dirhams. Le premier client du Qatar est de loin le Japon. Les fournisseurs sont plus diversifiés : Japon, Royaume-Uni, France, États-Unis et Allemagne. Le pays est doté d'un réseau routier assez développé, de 1 230 km de routes et 418 km d'autoroutes. Il possède un aéroport international à Doha, agrandi et rénové à l'occasion des Jeux asiatiques de 2006. La capitale, Doha, et Umm Saïd (pour les industries pétrolières) sont les deux ports importants du pays.

Le taux de chômage du Qatar est presque nul puisqu'il avoisine les 0,5 % en 2012. Le taux de croissance annuel est de 20 %.

Démographie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Démographie du Qatar.
Le Qatar compte 80 % d'étrangers.

Selon l'institut national de statistiques, la population du Qatar est estimée à 2 144 101 habitants au 31 mars 2014[4]. La densité de population est de 185 habitants au kilomètre carré. La majorité de la population est concentrée dans la capitale, Doha ; Al Rayyan est la deuxième ville du pays ; ces deux villes concentrent environ 80 % de la population[26].

L'arabe sert comme langue officielle mais l'anglais est largement utilisé. Lors du recensement de 2010, la population totale était de 1 699 435 personnes[27], 20 % de celle-ci est composée de nationaux, les 80 % restant sont des expatriés. Le Qatar est une véritable mosaïque culturelle, du fait de l'important poids des étrangers. L'industrie pétrochimique attirant des gens du monde entier, la population du Qatar est composée à 65 % d'ouvriers immigrés. La plupart des immigrants proviennent du sous-continent indien et des proches pays arabes qui ne sont pas riches en pétrole. En raison de la grande quantité d'expatriés, majoritairement masculins, le Qatar a l'une des plus grosses différences de ratio entre les sexes dans le monde, avec 1,88 homme par femme[28]. Ceci vaut également mais de façon moindre dans les autres pays arabes du Golfe Persique.

Langues[modifier | modifier le code]

Il existe au Qatar une triglossie dans la reconnaissance de la langue officielle au niveau institutionnel, celle-ci comprenant : l'arabe littéraire, l'arabe dialectal qatarien et la langue des signes qatarienne.

L'anglais est fréquemment usité dans les rapports commerciaux[29]. De plus, non-seulement il a tendance à s'imposer comme une langue véhiculaire entre les différentes communautés culturelles qui composent le pays, mais également à devenir une langue de communication privilégiée pour l'importante diaspora d'expatriés que compte le pays. Face à ce tout-à-l'anglais en nette expansion[30], le gouvernement qatarien a mis en œuvre des mesures ayant pour but la revalorisation de l'utilisation de la langue arabe dans le pays.

En 2012[31], notamment pour des raisons de proximité géopolitique de l'État qatarien avec l'Afrique francophone[32], ce dernier a adhéré à l'Organisation internationale de la francophonie en tant que membre associé.

Conséquence de la mosaïque multiculturelle du pays, de nombreuses autres langues y sont parlées telles que : l'hindi, l'ourdou, le tamoul, le népalais ou encore le tagalog[33].

Obédience religieuse[modifier | modifier le code]

L'islam d'obédience wahhabite (lui-même issu de l'islam sunnite hanbalite), est la religion d'État du Qatar et tous les Qatariens sont musulmans. En revanche, il y a des fidèles d'autres religions, notamment des chrétiens, parmi les nombreux travailleurs étrangers.

Selon le recensement de 2004, 77,5 % de la population est musulmane, 9 % sont hindouistes, 8,5 % sont chrétiens et 5 % sont adeptes d'autres religions[28].

Articles détaillés : Islam au Qatar et Chrétiens au Qatar.

Culture[modifier | modifier le code]

Articles détaillés : Culture du Qatar et Cinéma qatarien.

L’islam est la religion officielle de l’État du Qatar. On y compte plus de mille mosquées. La majorité des Qatariens sont des musulmans sunnites. Les Qatariens n'imposent pas un habit spécial aux étrangers. La langue officielle du Qatar est l’arabe, mais l'anglais est la deuxième langue officielle du pays, et il est parlé couramment. D'autres langues comme le persan, l'urdu et certaines langues orientales y sont parlées. L'Ardha est la danse traditionnelle du pays ; elle est effectuée par l'émir lors des évènements majeurs, comme le jour de l'indépendance ou le jour de l'aïd. Les chanteurs qatariens sont peu nombreux, et peu connus dans le monde arabe, à part Ali abdel Sattar, mais ce dernier n'est apprécié que par les habitants du Golfe. Le plat traditionnel qatarien est à base de riz et d’épices : le majbouss.

Le Qatar comporte aussi une francophonie qui se manifeste dans des festivités annuelles, sur un site internet et grâce à une station de radio.

Le Qatar investit également beaucoup dans la culture en général – la salle de cinéma numérique du Royal Monceau à Paris, par exemple – et en particulier dans les arts plastiques arabes : peinture, sculpture, photographie… Son premier Musée d'art moderne et contemporain, le MATHAF, ouvre ses portes en décembre 2010. Il existe également, à Doha, un Musée des Arts Islamiques, construit sur la baie, selon une architecture moderne ; il rassemble de nombreuses œuvres, poteries, etc. du monde arabe.

Fêtes et jours fériés
Date Nom français Nom local Remarques
3 septembre Fête de l'indépendance عيد الإستقلال
18 décembre accession au trône de la famille Al Thani
Aid el-fitr عيد الفطر La date dépend du calendrier musulman (fête de deux jours marquant la fin du Ramadan)
Aid el-edha عيد الإضحى La date dépend du calendrier musulman (fête qui marque la période du hadj, ou pèlerinage à La Mecque)

Mode de vie[modifier | modifier le code]

Le Qatar demeure une société patriarcale où l'homme décide de tout. Ainsi, dans certaines familles, les femmes ne sont pas encore autorisées à sortir seules. Les mariages restent souvent arrangés. Quant à la mixité, elle est loin d'être la norme : à l'université du Qatar par exemple, filles et garçons étudient sur deux campus séparés. Ces règles sont si profondément ancrées que beaucoup de jeunes y adhèrent[34].

Médias[modifier | modifier le code]

La salle de presse d'Al Jazeera English à Doha.

Certains journaux qatariens sont rédigés en arabe Al-Raya, Al-Sharq et Al-Watan et d'autres sont en anglais Gulf Times (version anglaise de Al-Raya) et The Peninsula (version anglaise de Al-Sharq). La première chaîne de télévision qatarienne a été lancée en 1970. Après quatre ans en noir et blanc, les retransmissions en couleur ont commencé en 1974. Une deuxième chaîne, principalement en anglais, a été inaugurée en 1982 et diffuse un hebdomadaire en français le lundi (vers 18 h 45). La chaîne de télévision Al Jazeera, première chaîne d’informations en continu du monde arabe, est basée à Doha et est entièrement financée par l’État du Qatar[réf. nécessaire]. Elle est diffusée via satellite et regardée par près de quarante-cinq millions d’Arabes dans le monde. Le président du Conseil d’administration d’Al Jazeera est un membre de la famille royale[7]. Présente dans trente-cinq pays, la chaine de télévision Al Jazeera s'est imposée comme un véritable outil d'influence médiatique et diplomatique. Elle a permis de faire connaître le Qatar au reste du monde. Elle a aussi offert à l'émir une légitimité sans précédent, pour se positionner dans les négociations internationales. Ainsi, depuis 2007, peu de discussions géopolitiques ont lieu sans que le Qatar soit présent. Au point que l'émir est désormais surnommé le « Kissinger arabe »[35]. La presse écrite de l’Émirat jouit par ailleurs d’une relative liberté de ton par rapport aux autres pays arabes.

Éducation[modifier | modifier le code]

L'enseignement au Qatar est gratuit et obligatoire à la fois pour les enfants qatariens et pour ceux des travailleurs immigrés [réf. nécessaire]. Au cours des dernières années, le Qatar a donné une grande importance à l'éducation. Au même titre que les services de soins de santé gratuits pour tous les citoyens, chaque enfant a droit à l'éducation gratuite à partir de la garderie jusqu'à la fin du collège. Chaque communauté du pays a une école qui suit le programme de son pays d'origine. Le pays a une université, l'université du Qatar, et un certain nombre d'institutions permettant la poursuite d'études supérieures. De plus, avec le support de la Fondation du Qatar, des universités américaines réputées ont ouvert des campus dans la Cité de l'éducation. Celles-ci incluent l'université Carnegie-Mellon, l'université de Georgetown, l'université Texas A&M, l'université Commonwealth de Virginie, le collège médical Weill de l'université Cornell, l'University College London et HEC. En 2004, le Qatar a établi le Parc des Sciences et Technologies du Qatar dans la Cité de l'éducation pour relier ces universités avec l'industrie.

En novembre 2002, l'émir Hamad bin Khalifa Al Thani a créé, par le décret numéro 37, le Conseil d'Éducation Suprême, qui inclut, parmi les membres de sa famille, la femme de l'émir, Sheikha Mozah bint Nasser Al Missned, Ambassadrice de l'UNESCO pour l'éducation de base et l'enseignement supérieur[36], et qui a pour but de superviser la réforme complète du système de l'enseignement public au Qatar[37]. Le Conseil dirige et contrôle l'éducation pour tout âge, à partir du préscolaire jusqu'au niveau universitaire, incluant la réforme initiative de l'Éducation pour une Nouvelle Ère. Des écoles indépendantes financées par l'État ont été créées au cours des années qui ont suivi la création du Conseil. Ces établissements scolaires seront guidés par de nouveaux programmes d'enseignement en arabe, en anglais, en mathématiques et en sciences. En 2005, 3,3 % du PIB du Qatar était consacré aux dépenses d'éducation[38].

Art et musées[modifier | modifier le code]

Le musée d'art islamique de Doha est le plus grand musée de Doha, devant le Musée National du Qatar. Il dispose d’une collection d’œuvres d’art islamique datant des VIIe au XIXe siècles.

Sport[modifier | modifier le code]

Aux Jeux olympiques de 2012, le Qatar a remporté deux médailles de bronze. Aux Jeux olympiques d'été de 1992 à Barcelone : une médaille de bronze, au 1 500 m hommes avec Mohamed Ahmed Sulaiman. Aux Jeux olympiques d'été de 2000 à Sydney, Said Saif Asaad a fini 3e en haltérophilie hommes, plus de 105 kg. Dans le but de se faire connaître dans le monde, le pays utilise le sport pour accueillir des évènements importants et des sportifs célèbres. La Fédération qatarienne est reconnue par le CIO depuis 1980. Le pays accueille chaque année l'Open de Doha au tennis, ainsi que l'Open du Qatar ITTF au tennis de table. Le pays a accueilli les jeux asiatiques en décembre 2006, le troisième événement sportif mondial, après la Coupe du monde et les Jeux olympiques. Dans ce but, le stade Khalifa à Doha a été agrandi, un ensemble de complexes sportifs a été construit tout autour recouvrant une surface de 130 hectares. Le Campus ASPIRE, académie sportive du Qatar à la pointe de la modernité, représente l’un des édifices centraux de ce complexe. Pour son inauguration, Maradona, Pelé et Hicham El Guerrouj ont été invités[39]. Le pays a lancé une politique pour naturaliser des sportifs de haut niveau. Le Qatar a même remporté une médaille d’or aux championnats du monde d’athlétisme de Paris d’août 2003, en fait grâce à un ex-Kényan, Stephen Cherono, qui venait d’être naturalisé et rebaptisé Saif Said Shaheen en échange d’un salaire à vie. Le Qatar propose même à des footballeurs qui n’auraient pas été sélectionnés dans leur pays la nationalité qatarienne afin de qualifier l’Émirat pour la Coupe du monde 2006, mais la Fédération internationale de football (FIFA) a mis un veto à un tel projet[8].

En 2005, Tracy Edwards a reçu 55 millions d’euros pour baptiser son bateau Qatar-2006 (ex-Club Med). Quarante millions d’euros ont été injectés dans le championnat de football, où Gabriel Batistuta, Frank Lebœuf, Stefan Effenberg et Josep Guardiola gagnent entre 100 000 et 200 000 euros par mois. Le pays accueille également le tour du Qatar depuis 2002, qui est organisé par les organisateurs du tour du France ainsi qu'une étape du moto GP depuis 2004. Le Qatar était candidat à l'organisation des Jeux olympiques d'été de 2020.

Le 27 janvier 2011, l'IHF désigne le Qatar pour organiser le Mondial 2015 de handball[40]. Le Championnat du monde de handball masculin 2015 sera la 24e édition des championnats du monde, compétition organisée par la FIH et qui réunit les meilleures sélections nationales.

La FIFA a décidé le 2 décembre 2010 qu'il serait le pays hôte de la coupe du monde en 2022 (les autres candidats étaient les États-Unis, le Japon, l'Australie et la Corée du Sud). Ainsi, le Qatar sera le premier pays arabe à organiser un des deux plus grands évènements sportifs du monde avec les Jeux olympiques. La coupe du monde de football de 2022 va avoir un impact énorme sur la société. Quatre milliards d'euros seront investis, des milliers d'hôtels créés, des centaines de routes construites. Neuf stades de football sortiront de terre ; trois autres seront agrandis. Des dizaines de milliers de travailleurs seront sans doute embauchés ; pour quelques centaines d'euros, ils bâtiront la vitrine du pays[35].

Le Qatar est également très impliqué dans le sport équestre et hippique. Il s'y élève des Pur Sangs et des Pur-sang arabes réputés[41]. Le souverain investit beaucoup, à travers des achats de haras et de chevaux de valeur, ou encore le sponsoring du prix de l'arc de triomphe[42]. L'endurance est, de loin, le sport équestre le plus pratiqué[41]. L'arrivée du Qatar sur la scène équestre et hippique internationale s'accompagne aussi de controverses, en raison d'affaires de dopage et de chevaux morts d'épuisement après les épreuves[43],[44],[45].

Article détaillé : Monde équestre au Qatar.

Codes[modifier | modifier le code]

Le Qatar a pour codes :

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Gentilé : Qatarien Selon la dénomination officielle du bulletin officiel no 106 de janvier-mars 2009 du Ministère des Affaires Étrangères.
  2. Qatariote ou Qatari sur le dictionnaire en ligne Reverso
  3. Formes précédentes déclinées avec un K d’après la variante orthographique Katar admise par Le Petit Robert.
  4. a et b (en)Qatar Statistics Authority – Population structure
  5. Katar est une variante orthographique admise par différents dictionnaires comme Le Petit Robert des noms propres (édition 2014) (ISBN 978-2-321-00235-2) ; cette variante orthographique tend à disparaître sous l’influence de la forme Qatar, d’un usage quasi exclusif en anglais.
  6. http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2012/10/13/francophonie-l-entree-du-qatar-comme-membre-associe-fait-polemique_1775174_3218.html
  7. a et b (fr) « Qatar » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), sur Université Laval, Québec.. Consulté le 5 novembre 2006
  8. a, b et c (fr) « Le Qatar se veut un modèle pour le Golfe », sur Le Monde diplomatique (consulté le 5 novembre 2006)
  9. a, b et c (fr) « Politique extérieure du Qatar », sur Site du ministère des affaires étrangères français (consulté le 5 novembre 2006)
  10. (fr) « Qatar - Rapport annuel 2004 », sur Reporters sans frontières (consulté le 5 novembre 2006)
  11. "In Bahrain, Women Run, Women Vote, Women Lose" New York Times
  12. Nima Elbagir, « The Tole of Saudi Women », Channel 4,‎ 2007-02-08 (lire en ligne) Link to the full Channel 4 video report.
  13. Qatar: Migrant Construction Workers Face Abuse, Human Rights Watch, 12 juin 2012
  14. a et b « Revealed: Qatar's World Cup 'slaves', Exclusive: Abuse and exploitation of migrant workers preparing emirate for 2022 »,‎ 25 septembre 2013 (consulté le 7 janvier 2013)
  15. Press releases - Qatar: Outrageous life sentence for 'Jasmine poet' , 29 novembre 2012
  16. Fifa urged to pressure Russia and Qatar over anti-gay legislation, sur theguardian.com (consulté le 7 août 2014).
  17. (fr) « Délimitation maritime et questions territoriales entre Qatar et Bahreïn » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), sur Cour internationale de Justice. Consulté le 1er décembre 2006
  18. Évolution des émissions de gaz carbonique dans l'atmosphère de 1960 à 2008.
  19. « Le troisième sommet qatarien sur les énergies alternatives. » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?). Consulté le 2014-08-08
  20. Le Qatar accueille le sommet de 2012 sur le climat des Nations unies.
  21. BP Statistical Review of World Energy June 2010
  22. (fr) « Le Qatar se place sur la carte mondiale de l’énergie », sur site de Radio France international (consulté le 6 janvier 2007)
  23. (fr) « Économie du Qatar », sur [1] (consulté le 15 février 2008)
  24. (fr) « Le politique par l’économie » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), sur Maroc hebdo. Consulté le 6 novembre 2006
  25. Encyclopédie Encarta, article : Qatar
  26. Démographie du Qatar.
  27. Recensement du Qatar 2010
  28. a et b CIA - The World Factbook
  29. « About Qatar » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?)

    Le modèle {{dead link}} doit être remplacé par {{lien brisé}} selon la syntaxe suivante :
    {{ lien brisé | url = http://example.com | titre = Un exemple }} (syntaxe de base)
    Le paramètre url est obligatoire, titre facultatif.
    Le modèle {{lien brisé}} est compatible avec {{lien web}} : il suffit de remplacer l’un par l’autre.

  30. D. D. Guttenplan, « Battling to Preserve Arabic From English's Onslaught », The New York Times,‎ 11 juin 2012 (lire en ligne)
  31. EurActiv.com, « OIF defends Qatar's admission to French-speaking club », EurActiv,‎ 29 octobre 2012 (consulté le 11 avril 2014)
  32. http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2012/10/13/francophonie-l-entree-du-qatar-comme-membre-associe-fait-polemique_1775174_3218.html
  33. « Qatar Facts », First Qatar Orthodontic Conference
  34. GEO no 398 d'avril 2012 p. 60
  35. a et b GEO no 398 d'avril 2012 p. 61
  36. « Éducation » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?). Consulté le 2014-07-17
  37. « La Réforme de L'enseignement public » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?). Consulté le 2014-07-17
  38. http://www.statistiques-mondiales.com/qatar.htm
  39. « Une cathédrale du sport au milieu du désert » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?). Consulté le 2014-07-17 Alcoa (consulté le 10 novembre 2006)
  40. Le Qatar organisera les championnats du monde 2015 de handball.
  41. a et b Lise Mayrand, « Qatar : Si loin, si près », Cheval magazine, no 507,‎ février 2014, p. 21
  42. Nicolas Beau et Jacques-Marie Bourget, Le Vilain Petit Qatar: Cet ami qui nous veut du mal, Fayard,‎ 2013, 304 p. (ISBN 2213674183 et 9782213674186), p. Chap. Le triomphe du ballon rond - livre numérique
  43. Stéphane Mandard, « La princesse Haya, le bourrin et le venin de vipère », Le Monde,‎ 7 octobre 2013 (lire en ligne)
  44. Yves Riou, « L’endurance : un conflit culturel ? », Cheval Savoir, no 48,‎ novembre 2013 (lire en ligne)
  45. « La Suisse dénonce le dopage de chevaux en courses d’endurance », Terre et Nature,‎ 6 juin 2013

Annexes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Ouvrage[modifier | modifier le code]

  • Au Qatar, Frédéric Danos, Revue Le Tigre, collection Feuilleton du Tigre, 2014
  • Qatar, Nabil Ennasri, Deboeck, collection Monde arabe / Monde musulman dirigée par Mathieu Guidère, 2013
  • Qatar : les secrets du coffre-fort, Georges Malbrunot, Christian Chesnot, Michel Lafon, 2013
  • Le Vilain Petit Qatar, Nicolas Beau, Jacques-Marie Bourget, Fayard, 2013
  • Le PSG, le Qatar et l'argent : l'enquête interdite, Arnaud Hermant, Gilles Verdez, Du Moment, 2013
  • Qatar : les nouveaux maîtres du jeu, collectif, Demopolis, 2013
  • Le Qatar aujourd'hui, Mehdi Lazar, Michalon Eds, 2013
  • Le Qatar. Géopolitique d'un émirat à l'ambition dévorante, Ennasri, Armand Colin, 2013
  • Qatar. Une Education City, Mehdi Lazar, l'Harmattan, 2012
  • L'Essentiel d'un marché au Qatar, collectif, Ubifrance, 2010
  • Mirages et cheiks en blanc. La face cachée du Qatar, coffre-fort de l'Occident, Robert Ménard, Thierry Steiner, Du Moment, 2009
  • Monarchies du Golfe, Rémy Leveau, Frédéric Charillon (dir.), La Documentation française, 2005

Presse[modifier | modifier le code]

  • Jobs, salaires: le nouvel eldorado des français?, émission Capital sur M6, diffusée le 20 mars 2011.
  • « Les secrets du plus gros investisseur du monde : La stratégie et les pépites du Qatar », Challenges,‎ 16 février 2012, p. 52 à 63 (ISSN 0751-4417)
  • « Le Qatar, nouvelle puissance mondiale ? », Le Point,‎ janvier 2012
  • « La diplomatie à géométrie variable du Qatar », Slate,‎ mars 2012
  • « Qatar : une politique d’influence entre conjoncture favorable et fondamentaux géographiques », Diploweb,‎ mai 2012
  • « Qatar : quelle stratégie régionale ? De l’influence à la puissance », Diploweb,‎ octobre 2012

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]