Drehu

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drehu, lifou
qene drehu
Pays Nouvelle-Calédonie
Région Lifou
Nombre de locuteurs 15 586[1]
Classification par famille
Statut officiel
Régi par Académie des langues kanak
Codes de langue
ISO 639-3 dhv
IETF dhv

Le drehu (qene drehu) est une langue appartenant à la famille des langues austronésiennes. On y retrouve en effet les principales caractéristiques de ces langues :

  • l'alternance consonne/voyelle. La voyelle finale est néanmoins parfois éludée en fin de phrase ;
  • le redoublement (par exemple tro : aller, marcher; trotro : presser le pas) ;
  • contrairement aux langues polynésiennes et un grand nombre d'autres langues austronésiennes, le drehu se caractérise par une plus grande diversité phonologique.

Elle est la langue kanak qui comporte le plus de locuteurs. Ils sont environ 15 586 en 2009, à Lifou (îles Loyauté) mais désormais une majorité, du fait de l'exode rural, résident dans le Grand Nouméa où elle est la principale langue kanak avec environ 9 300 locuteurs. Elle a aujourd'hui le statut de « langue régionale » faisant partie des 5 parmi les 28 langues de Nouvelle-Calédonie à pouvoir être passées en option au bac, que cela soit sur place ou en métropole. La langue drehu est également enseignée depuis 1973 à l'Institut national des langues et civilisations orientales et depuis 2000 à l'Université de la Nouvelle-Calédonie à Nouméa.

Langue de tradition orale, elle a été pour la première fois transcrite au milieu du XIXe siècle par les missionnaires britanniques et polynésiens de la London Missionary Society (LMS), avec l'aide des Lifous. Parmi ces missionnaires, citons Samuel Mac Farlane et Fao (ou Paoo), originaire quant à lui d'Aitutaki aux îles Cook et formé au collège de Takamoa, l'école pastorale de Rarotonga. Il existe également sur l'île une autre langue, le qene miny, utilisée autrefois pour s'adresser aux chefs bien que de nos jours peu de gens savent encore la maîtriser.

Phonologie[modifier | modifier le code]

Entretien en français et drehu de Weniko Ihage, directeur de l'Académie des langues kanak, aux États-généraux du multilinguisme dans les Outre-mer en décembre 2011.

La langue drehu se compose de 30 phonèmes :

  • Sept voyelles :
    • a : se prononce [a] comme dans "arbre", (Ltspkr.png Écouter);
    • e : se prononce [e] comme dans "café", (Ltspkr.png Écouter);
    • ë : se prononce [ɛ] comme dans "tête", (Ltspkr.png Écouter);
    • i : se prononce [i] comme dans "rite", (Ltspkr.png Écouter);
    • o : se prononce [o] comme dans "totalité", (Ltspkr.png Écouter);
    • ö : se prononce [ø] comme dans "lieu", (Ltspkr.png Écouter);
    • u : se prononce [u] comme dans "loup", (Ltspkr.png Écouter);
  • 23 consonnes :
    • b : se prononce [b] comme dans "bateau", (Ltspkr.png Écouter);
    • c : se prononce [ʧ] comme dans "Tchèque";
    • d : se prononce [] comme dans "danse", (Consonne occlusive sonore dentale comme le "d" français);
    • dr : se prononce [ɖ] (Consonne occlusive rétroflexe voisée plus proche du "d" anglais de "pudding")
    • dj : se prononce [ʤ] comme dans "Djibouti" (n'est utilisée que dans le cas d'emprunts, par exemple "djaem" pour confiture), (Consonne affriquée post-alvéolaire voisée);
    • f : se prononce [f] comme dans "finir", (Ltspkr.png Écouter);
    • g : se prononce [g] comme dans "gare",(Ltspkr.png Écouter);
    • ng : se prononce [ŋ] comme le "ng" de "parking" (vélaire),(Ltspkr.png Écouter). Cette consonne est en drehu souvent prénasalisée (hng);
    • ny : se prononce [ɲ], comme dans "news" ou le "ñ" espagnol de "mañana",(Ltspkr.png Écouter). Cette consonne est en drehu souvent prénasalisée (hny)
    • h : se prononce [h] comme en anglais il est aspiré, (Ltspkr.png Écouter);
    • j : se prononce [ð] comme le "th" de « mother » en anglais (Ltspkr.png Écouter);
    • k : se prononce [k] comme "kanak", (Ltspkr.png Écouter);
    • l : se prononce [l] comme dans "Lucien", (Ltspkr.png Écouter);
    • m : se prononce [m] comme dans "Marcel", (Ltspkr.png Écouter);
    • n : se prononce [n] comme dans "Norbert", (Ltspkr.png Écouter);
    • p : se prononce [p] comme dans "pot", (Ltspkr.png Écouter);
    • q : se prononce [ʍ] Consonne fricative labio-vélaire sourde labialisée proche "ju" de "juegar" ou "Juan" en espagnol;
    • s : se prononce [s] comme dans "cinéma", (Ltspkr.png Écouter);
    • th : se prononce [θ] alvéolaire fricative sourde, comme le "th" de « think » en anglais (Ltspkr.png Écouter);
    • t : se prononce [], (consonne occlusive sourde dentale comme le "t" français);
    • tr : se prononce [ʈ],
    • w : se prononce [w]. comme le "w" de Hawai'i", (Ltspkr.png Écouter);
    • x : se prononce [x] comme le "j"(la « jota ») espagnole, (Ltspkr.png Écouter);
    • z : se prononce [z] comme dans "Zoé", (Ltspkr.png Écouter).

Il existe de légères nuances de prononciation et de tonalité entre le nord et le sud de l'île.

Les premières transcriptions faites par des anglophones ne faisaient pas la distinction entre les consonnes alvéolaires et dentales écrites alors indifféremment "d" et "t". Drehu était alors écrit "dehu". Parmi les différentes graphies ayant été utilisées par la suite, liées sans doute à des variations de prononciation, on trouve le "j" [ð] écrit un temps "dh" (ex : Dhozip pour Jozip) le "x" [x] écrit "ch" (ex : Chepenehe pour Xepenehe). La réforme du système d'écriture date des années 1970 et est aujourd'hui acceptée par tous.

L'utilisation du son [ʃ] comme par exemple eashë (nous), shëshë (voler), ishola (épouse du chef)… est considérée comme étant du qene miny. Easë, sësë ou isola seront plus couramment utilisés

Déictiques personnels[modifier | modifier le code]

Comme le plupart des langues d'Océanie, le drehu comporte un duel et un pluriel. Il fait également la distinction entre le nous inclusif et le nous exclusif.

Singulier

  • Eni/ni : je, moi
  • Eö/ö : tu, toi
  • Nyipë/nyipëti : vous de politesse, lorsque l'on s'adresse à un aîné ou à un chef (joxu)
  • Nyipo/nyipot(i) : vous de politesse quand on s'adresse à une aînée
  • Angeic(e) : il, elle
  • Nyidrë/nyidrët(i) : il, lorsque l'on évoque un aîné
  • Nyidro/nyidrot(i) : elle, lorsque l'on évoque une aînée
  • Xapo : il, elle (quand la personne est absente)
  • Ej(e) : il, elle (pour une chose, un animal)

Duel

  • Eaho/ho : nous deux (interlocuteur exclus, moi et lui)
  • Easho/sho (easo/so) : nous deux (interlocuteur inclus, toi et moi)
  • Epon(i)/pon(i) : vous deux
  • Eahlo : ils, elles deux
  • Lue ej(e) : ils, elles, eux deux (pour deux choses, deux animaux)

Pluriel

  • Eahun(i)/hun(i) : nous (interlocuteur exclus, eux et moi)
  • Eashë/shë, easë/së : nous tous (interlocuteur inclus)
  • Epun(i)/pun(i) : vous tous
  • Angaatr(e) : ils, elles, eux
  • Itre ej(e) : ils, elles, eux (pour les choses, les animaux)

Quelques marqueurs aspectuels[modifier | modifier le code]

  • A exprime que l'action est en train de s'accomplir ou un état présent.
    • Eni a papaathe la wahnawa : Je suis en train de râper la banane.
    • Nyipë a tro ië ? : Où vas-tu ?
    • Angeic a madrin : Il/elle est content(e).
  • Kola exprime l'idée d'un constat présent.
    • Kola mani : Il pleut.
    • Kola hnötr : Il fait froid.
    • Kola meköl la nekönatr : L'enfant dort.
    • kola qaja : on dit… il se dit...
  • Ka : exprime un état permanent, durable ou un résultat
    • foë ka mingömingö : une jolie fille
  • Hna exprime l'accompli.
    • Hna mani : Il a plu.
    • Hnenge hna si e kuhu hnagejë : Je me suis baigné (en bas) à la mer.
    • Hnei nyidrë hna qaja ka hape… : Il a dit que…
  • Ha : exprime l'accomplissement d'un acte ou d'un phénomène attendu
    • Angeic ha xulu : il est enfin arrivé.
    • Kola ha hetre iön : l’arbre à pain a donné des fruits
  • Kolo exprime l'idée d'un constat passé.
    • Kolo sineng : C'était mon ami (il ne l'est plus).
    • Tha kolo kö a mani : Il ne pleut plus.
  • Ase hë exprime que l'action est définitivement terminée.
    • Ase hë ni xeni la koko : J'ai terminé de manger l'igname.
    • Ase hë la ini : Le cours est terminé.
  • troa/ tro… a exprime une action non encore accomplie (futur), mais aussi le devoir, "il faut"
    • Troa mani : il pleuvra.
    • Tro ni a xen : Je vais manger.
    • Tro ni a tro e kohië la macatre ka troa xulu : J'irai là-bas (dans la direction de l'est, sous entendu en Europe), l'année prochaine.
    • Tro epuni a ujëne la hna cinhyihane celë : Vous devez traduire ce texte.
    • Troa huliwa : il faut travailler.
  • Tha… kö : exprime la négation
    • Tha 'tre kö ni : je ne sais pas
  • The… kö : indique l'interdiction
    • The ewekë kö ! : Ne parle pas, tais-toi !
  •  : exprime l'injonction, l'ordre.
    • xeni jë ! : mange !

Vocabulaire de base[modifier | modifier le code]

  • Bozu : Bonjour (emprunt au français, « bonjour »). Les jeunes aiment aujourd'hui à dire uzob, ce qui est généralement mal vu par les vieux.
  • Talofa : forme plus ancienne de salutation (emprunt au samoan)
  • Hape ue lai ?  : Comment allez-vous ? (Une autre manière de dire est mare ? ou matre ?, un raccourci pour matre troa la mel ?
  • Egöcatr(e) : Très bien, je vais bien. Une autre réponse possible est « pëkö », littéralement « rien du tout ». L'étiquette lifou fait que l'on ne doit jamais se plaindre de ses maux. Ne jamais répondre « tha loi kö », « cela ne va pas » ou eni a kucakuca, « je suis fatigué ».
  • Drei nyipë ? : Qui êtes-vous ? Comment vous appelez-vous ?
  • Ame ni tre... : Je m'appelle...
  • Elanyi hë’’ : salut, à demain
  • Edrae hë : salut, à plus tard
  • Eö a u ? : Que fais-tu ?
  • Eni a pi xen : j’ai faim
  • Ka madra : un blanc, un Européen. Littéralement le terme signifie « le rouge ». Il existe plusieurs versions quant à l'origine du terme. Il est probable que cela fasse référence à la couleur de la peau brûlée par le soleil des premiers Européens (des britanniques) à être passés sur l'île
  • Atre wiiwii : Un français. Nöje wiiwii: la France. Wiiwii est le terme utilisé pour désigner les Français dans un grand nombre d'archipels, par exemple chez les Māori de Nouvelle-Zélande.
  • Atre papaale : un Anglais ; qene papaale : l'anglais, la langue anglaise.
  • Mëëk(e) : la Grande Terre.
  • Eaj(e) : Ouvéa.
  • Mengon(e) : Maré.
  • Tixa : Tiga.
  • Kunie : île des Pins.
  • Kolo ka hapeu ngöne qene wiiwii la trenge ewekë... : Que signifie en français la phrase...
  • xen(i) : manger (un produit de nature végétale), eni a xeni la wahnawa : je mange une banane
  • ön(i) : manger (un produit de nature animale), eni a öni la gutu : je mange du poulet
  • tro : aller, marcher ; nyipë a tro ië ? : Où allez-vous ?;
  • föe : une femme adulte
  • trahmany(i) : un homme adulte
  • Jajiny(i) : une jeune fille (une adolescente)
  • Thöthi : un jeune homme (un adolescent) ; Ame la eni a thöthi tre : Lorsque j'étais jeune...
  • Nekönatr(e) : un enfant
  • Qatr(e) : un vieux, un ancêtre
  • joxu : chef
  • angajoxu : grand chef. Ils sont au nombre de trois sur l'île. Le nom des trois grandes chefferies sont Lösi au sud, Gaica à l'ouest et Wetr au nord.
  • Uma : habitation (terme générique) ; uma meitro : case traditionnelle ; uma etë : maison en dur, en pierre ; uma itön : magasin
  • Itön : acheter ; tro ni a itön la falawa : je vais acheter du pain
  • Hnanyijoxu : enceinte de la chefferie, lieu où habite le chef.
  • Huhnahmi : village chrétien. Traditionnellement, l'habitat était dispersé. Ce sont les missionnaires qui regroupèrent la population de chaque tribu au sein de villages créés à cet effet
  • Hmitrötr(e) : interdit, sacré, tabou; Kola hmitrötre troa qaja.. : il est interdit de dire… ; thina ka hmitrötr : avoir une conduite incorrecte
  • Thoi : mensonge ; qeje thoi : mentir
  • Nyipici : vérité, vrai
  • Koko : igname (terme générique). Il existe également des termes précis pour chaque variété d'ignames.
  • Wene gee : calebasse
  • Nu : cocotier
  • fiji : moule
  • eötr(e) : requin
  • helep(u) : l'intérieur des terres

Lexique (à classer)[modifier | modifier le code]

  • ahnahna : cadeau, don, présent
  • aj : nager
  • akawa : entre
  • akötr : avoir mal, souffrir
  • akötrehnine : se soucier
  • angetre cengön : communauté
  • aqane melene la itre wanaithihlë (savoir vivre des indigènes)
  • Aqane troa hê hun : pour nous contacter
  • atraqatr : énorme
  • atre ea kano: navigateur
  • atre itupath : tentateur
  • atre iwanaxoeë : le traitre
  • atrune : louer, implorer, agrandir
  • bus : chat
  • ca : pied
  • canaalu : février
  • cinyihan : écrire
  • draha : à tout à l'heure
  • drai ange dic : mardi
  • drai kaco : jeudi
  • drai katru : vendredi
  • drai menu : mercredi
  • drohno : feuille de bananier
  • dromeci : feuille morte du bananier
  • drône tus ka ihmeku : pages liées
  • drône tus menu : page au hasard
  • ea : naviguer
  • ea kano: navigation
  • egöcatr : en forme
  • Égypte : aigupito
  • ejene hlapa : nom de famille
  • ekula e hmakany (ce matin)
  • elëhni : colérer
  • elo : jeu
  • elon : jouer
  • enijën : bouger
  • France : faras, nöje wiwi
  • ga nany : lieu éloigné
  • gejë  : vague
  • hakuth : envelopper
  • hamekeu, ihotrekeu : donation, legs
  • hanengë : volonté
  • he :tête
  • hej : soir
  • hetin : engloutir, noyer quelqu'un ou quelque chose
  • hlapa : champ
  • hlapang : ma famille
  • hleuhleu : triste, malheureux
  • hmakany : matin, matinée
  • hmej : marée basse
  • hmetreun : bananier
  • hna : tomber, lancer, remplaçant, adjoint
  • hnafij : nez
  • hnagejë : mer
  • hnagejë madra : mer rouge
  • hnagoe : la vue
  • hnai he : touffe de cheveux,
  • hnaihedrö : juin
  • hnaipajö : midi
  • hnaipajöhej : après-midi
  • hnaket : le toucher
  • hnamunë : la demeure, lieu d'habitation, résidence
  • hnangenyë : l'ouïe
  • hnangöni : plage
  • hnapapa : désert, prairie, plaine
  • hnapet : île
  • hnapun : l'odorat
  • hnasaatr : statue
  • hnehenatr : crâne
  • hnëkën : préparer
  • hnenyipajid : minuit
  • hneopegejê : lac, océan
  • hnipilo: récemment
  • hnipixe : nouveau, nouvelle, neuve, neuf
  • hnyip : récent
  • hoea : long
  • hudrume : lueur,
  • huliwa : acte, travail
  • hulö : iniquité
  • iahnithekeu : avertissement
  • iananyi : être séparer, s'éloigner de quelqu'un où quelque chose
  • iasenyi : être rapprocher
  • iaw : nuage
  • idreuth : chaud
  • ifetesi : l’amour
  • ihnyingë : jugement
  • ijine itre xötrapan (au temps des ancêtres)
  • ikep: Accueil
  • im : main
  • ini a ipië xajawai cilie (je me prosterne devant toi seigneur)
  • ithanatakeu : discussion
  • ithel : la recherche (ini a tro troa ithel) (je vais à la recherche)
  • ithelên: rechercher
  • ithupëjia : ennemi
  • itrapetr : chapeau
  • itre treu : les mois
  • itrei : la peau
  • itupath : examen, la tentation
  • iwanaxoe : trahison
  • iwê : marée haute
  • ixelê : croiser (quelqu'un)
  • ixelê : rencontre (avec une personne)
  • ixete : vêtements
  • janacas : tempête
  • jel : déterrer
  • jid : nuit
  • jua : pointe de terre
  • jumejum : secouer
  • kaqane lai : l'aurore
  • kaxet : jeune pousse feuille de bananier
  • kelem :enterrer
  • kenith : couper en deux,
  • kenu, wenge : pirogue
  • kohië : l'est<kohië e edrena> à l'est d'Éden
  • kohuê : l'ouest
  • köletrij : effacer
  • kolojë : le sud
  • kolopi : le nord
  • kötrecileëji : décembre
  • kuci ina : faire un don
  • lapaun : croire
  • lepany : froid, glacial
  • lö : entrer
  • lue ca : les deux pieds
  • lue im : les deux mains
  • majemine : habitude, coutume
  • mecijin : avoir faim
  • mecipudrelë : juillet
  • meciun : convoiter
  • mecixen : samedi
  • mejengön : prodigue
  • mejiun : espérer
  • mekumina : souvenir
  • men : la puissance
  • menu : hasard (traqa menu hini e celê) : je suis arrivé ici par hasard
  • munë : rester
  • munën : restes de quelque chose
  • nany : loin
  • nemenij : îlot
  • ngazo : le mal, chose usée
  • ngenyë : oreille
  • ngönal : le corps
  • ngöne la qaan (au commencement)
  • ngöneqeu : avril
  • ngöni : sable
  • nu : lâcher, aller
  • nyihnane : remplacer, rembourser
  • nyima : chant
  • nyipin : au milieu, centre
  • nyithupen : payer en échange
  • odrai : tous les jours, chaque jour
  • ole: merci
  • oleti: merci beaucoup
  • öni :betes, animaux, manger de la viande
  • penehe  : poil des cheveux
  • pengôn itre ewekêne la drai : actualité
  • pengöne : façon de
  • qaan : commencement
  • qahlapa : rivage
  • qaqacil : sec
  • qazi : baie, anse
  • që : bouche, ouverture
  • qëhnelö : porte d'entrée
  • qielu : mai
  • sanamamec : salaud, faux semblant, serviteur du mal
  • satresi : janvier
  • sawaan : novembre
  • sewengön : ressusciter
  • sinejid : l'aube
  • sineng : mes racines
  • sisitria : grand
  • tengecatr : la force,
  • thatraqan : pour quelque chose
  • thele alien : rechercher le contenu
  • thelê: tonte de la pelouse
  • thelên : chercher (un renseignement)
  • thew : séparer
  • thupene lai : après cela
  • thupenehmi : lundi
  • thupëtresij : jeune, jeunesse
  • tine im, tine ca : ongle des doigts du pied et de la main
  • trengene itre ewekêne huliwa : boîte à outil
  • trepel : table
  • trepeneca : chaussure
  • tro menu : errer au hasard, récolte des prémices
  • tueni : s'asseoir
  • tupath : tenter, essayer, se mesurer
  • ùatre aj : nageur
  • udreli : ouragan, tourbillon
  • ujêewekê ka hnyip : modifications récentes
  • ujën : changer, retourner, traduire
  • ukeineqë : les lèvres
  • ula : exalter
  • uma ne ikep: maison d'accueil
  • uthixaji/ngongoxaji : août
  • waco : oiseau
  • wahnawa : banane
  • wai alien : voir le contenu
  • wai pengôn : voir le résultat
  • wai trepen : consultation
  • waitrepenên : consulter
  • wanaithihlë : indigêne
  • wanakoca : doigts du pied, orteils
  • wanakoim : doigt de la main
  • wanaxoeëne : trahir
  • wanmamik : poussière
  • wathebo : loi, interdiction
  • wene : cyclone
  • wene lepany : la rosée du matin
  • wene ngöni : grain de sable
  • wenehmitre : septembre
  • wengesisila : les côtes
  • wesiula : parole
  • wezipo : malade
  • xajawa : devant quelqu'un
  • xatua : aider
  • xölep : octobre
  • xomathipikoko : mars
  • xomecipan : retenir
  • xötr  : la lignée
  • xötrapan(e) : ancêtre
  • xötreith : entourer, autour
  • xôtrene itre ihmekun : suivi des liens
  • xötrethenge : suivre, pister, marcher sur les pas de quelqu'un

Quelques proverbes[modifier | modifier le code]

(Source : Emma Hadfield, Among the natives of the Loyalty Group 1920)

Qali ne nu : (littéralement « C'est un cocotier tordu »), au sens d'on ne peut pas changer les gens car on ne redresse pas un cocotier tordu

Tulu kö tulu : (litt : « une mesure pour une mesure »), c'est donnant-donnant

Hnaho pi xetë a xetë : (litt. « la poule sultane donnera naissance à une poule sultane »), « les chats ne donnent pas des chiens ».

Kuië wëtresiji hnengödraië : (litt. « lancer des étoiles dans le ciel ») au sens de faire quelque chose d'inutile ou de perdre son temps. Le ciel est déjà plein d'étoiles, pourquoi en jeter d'autres ?

Me eö kö lai, nge qa shë kö la : (litt. « toi c'est comme cela et nous c'est ainsi »), à chaque pays sa façon de faire, à chacun sa méthode.

Munë ne wenge pë hë : (litt. « les restes de la pirogue », le bois non utilisé pour construire une pirogue - wenge), une « vieille fille », une « femme non mariée ».

Notes et références[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Wamo Haocas, Itre xeni ka cia xan me itre xeni hna traane ngöne la Hnapeti Drehu (litt. plantes sauvages et plantes cultivées comestibles de l'île de Lifou), Paris, Publications orientalistes de France, cop. 1976. (texte unilingue)
  • Maurice Lenormand, Dictionnaire de la langue de Lifou. Le Qene Drehu, 1999, Nouméa, Le Rocher-à-la-Voile, 533p
  • Lercari, Vernaudon, Sam, Gowé, Qene Drehu langue de Lifou (2 tomes + 4 cassettes)
  • Claire Moyse-Faurie, Le Drehu : langue de Lifou (îles Loyauté): phonologie, morphologie, syntaxe, SELAF, ISBN 2-85297-142-9
  • Pauleau (Christine), 2000, Le Calédonien de poche, Assimil, ISBN 2-7005-0267-1

Voir aussi[modifier | modifier le code]