Metropolitan Museum of Art

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Metropolitan Museum of Art
Façade du Metropolitan Museum of Art de New York
Façade du Metropolitan Museum of Art de New York
Informations géographiques
Pays Drapeau des États-Unis États-Unis
Ville New York
Adresse 1000 Fifth Avenue - 82nd Street
Coordonnées 40° 46′ 46″ N 73° 57′ 47″ O / 40.77945, -73.96311 ()40° 46′ 46″ Nord 73° 57′ 47″ Ouest / 40.77945, -73.96311 ()  
Informations générales
Date d’inauguration 1872
Collections Peinture, sculpture, objets de l’Antiquité à nos jours
Nombre d’œuvres 2 millions, 250 000 exposées
Superficie 180 000 m2
Informations visiteurs
Nb. de visiteurs/an 5 millions
Site web www.metmuseum.org

Géolocalisation sur la carte : New York

(Voir situation sur carte : New York)
Metropolitan Museum of Art

Le Metropolitan Museum of Art de New York est l’un des plus grands musées d’art au monde. Ouvert au public depuis le , il est situé dans l'arrondissement de Manhattan, du côté de Central Park sur la Cinquième avenue et à la hauteur de la 82e rue. Le musée comprend également un autre bâtiment, « The Cloisters » (les cloîtres), à l’extrémité nord de l’île, dans Fort Tryon Park (quartier de Washington Heights). Cette annexe présente des œuvres d’art médiéval et des reconstitutions de cloîtres européens. Les collections du Met comptent plus de deux millions d’œuvres d’art provenant du monde entier[1] et représentant une gamme d’objets très divers. Les premières pièces furent apportées par les fondateurs puis des dons et des legs de grands collectionneurs ainsi que les diverses politiques d’acquisition menées par les directeurs successifs. Les visiteurs peuvent ainsi admirer des trésors de l’Antiquité, tels que ceux exposés dans ses galeries grecques et chypriotes, en passant par des toiles et des sculptures de tous les grands maîtres européens, jusqu’à une large collection d’art américain. Les collections sont aussi composées d’œuvres égyptiennes, africaines, asiatiques, océaniennes, moyen-orientales, byzantines et islamiques[2].

Une collection encyclopédique d’instruments de musique du monde entier peut aussi être admirée ainsi qu’une série d’intérieurs, comme une chambre romaine du premier siècle avant Jésus-Christ ou une pièce dessinée par l’architecte américain Frank Lloyd Wright[3]. Il faut également mentionner sa collection d’armes et d’armures antiques d’Europe, mais aussi du Japon, des États-Unis et du Moyen-Orient[4].

Histoire[modifier | modifier le code]

Façade du Metropolitan Museum of Art

L’idée de la création du musée remonte à 1870, date à laquelle plusieurs personnalités américaines, issues du milieu artistique, mais également du milieu des affaires décident de créer un musée pour apporter l’art aux citoyens américains[5]. Les premières collections sont présentées au cours de cette même année, avec trois collections privées en provenance d’Europe, pour un total de 174 peintures, avec notamment des œuvres de Nicolas Poussin, Giambattista Tiepolo ou encore Francesco Guardi[5].

Le Metropolitan Museum of Art ouvre ses portes le , dans l’académie de danse de Dodsworth, un bâtiment situé au 681 de la Cinquième avenue à New York. John Taylor Johnston, dirigeant d’une compagnie ferroviaire dont la collection personnelle représente le noyau du nouveau musée, est son premier président et l’éditeur George Palmer Putnam le rejoint en tant qu’administrateur. Sous leur direction, les biens du Met, qui consistaient initialement en un sarcophage romain en pierre et en la collection de 174 toiles principalement européennes, s’accroissent jusqu’à remplir tout l’espace disponible. En 1873, à la suite de l’achat par le Met de la collection d’antiquités chypriotes de Luigi Cesnola, le musée quitte la Cinquième Avenue pour s’installer à la Douglas Mansion sur la 14e Rue Ouest.

Carroll and Milton Petrie European Sculpture Court

Cependant, grâce à une négociation avec la municipalité de New York, ces locaux ne sont que temporaires. Le Met fait en effet l’acquisition d’un terrain à l’est de Central Park, où il construit un mausolée néogothique en briques rouges, dessiné par les architectes américains Calvert Vaux et Jacob Wrey Mould[6]. Le Met est depuis resté à cet endroit et la structure originale fait toujours partie du bâtiment actuel. Nombre d’extensions seront construites au fil du temps, comme la façade Beaux-Arts, dessinée par Richard Morris Hunt[7]. Cette façade, commencée en 1912 et complétée en 1926, est construite en calcaire gris de l’Indiana. L’aile sud est entreprise en 1911, l’aile nord en 1913 : elles sont l’œuvre du cabinet d’architectes McKim, Mead et White. En 1963, à l’instigation d’André Malraux, le musée expose La Joconde qui reçoit la visite de dizaines de milliers de personnes[8].

En 1971, un nouveau plan architectural du musée est approuvé et confié au bureau d’architectes Kevin Roche, John Dinkeloo & Associates, sa réalisation s’étendra sur une période de vingt années[9]. Son but est de rendre les collections du musée plus accessibles au public, plus pratiques pour les chercheurs et globalement plus intéressantes et didactiques pour l’ensemble des visiteurs.

Parmi les ajouts de ce nouveau plan, on peut citer la Robert Lehman Wing (« aile Robert Lehman »), achevée en 1975, qui abrite la collection des grands Maîtres de la peinture européenne, des impressionnistes et post-impressionnistes ; l’installation dans la Sackler Wing du temple de Dendour en 1978 ; l’American Wing, ouverte en 1980 qui comprend 24 salles et offre une vue complète de l’histoire de l’art et de la vie quotidienne américaine ; la Michael C. Rockefeller Wing qui présente, dès 1982, les collections africaine, océanienne et celles des Amériques ; la Lila Acheson Wallace Wing qui abrite les collections d’Art moderne ouvre en 1987 et enfin en 1991, la Henry R. Kravis Wing destinée à la sculpture européenne et aux arts décoratifs de la Renaissance au début du XXe siècle.

Ces nouvelles constructions achevées, le Met peaufine et réorganise les collections à l’intérieur des nouveaux espaces. En juin 1998, la galerie des arts coréens est ouverte au public, complétant ainsi la suite des galeries consacrées aux arts asiatiques. En 1999, s’achève la rénovation des galeries des antiquités proche-orientales et celle des antiquités grecques et romaines débute. La Robert and Renée Belfer Court, présentant l’art de la Grèce antique ouvre en juin 1996 ; les New Greek Galleries sont inaugurées en avril 1999 et les galeries chypriotes en 2000.

En 2006, le Met fait presque quatre cents mètres de long et occupe une superficie de plus de 180 000 m2, plus de vingt fois la taille de ses premiers locaux de 1880[10].

Les directeurs[modifier | modifier le code]

Portrait de Luigi Palma di Cesnola (vers 1870)
Portrait de Caspar Purdon Clarke

Jusqu’à ce jour (2010), neuf directeurs ont présidé aux destinées du musée, le premier d’entre eux, nommé en 1879, fut général de l’armée américaine, Luigi Palma di Cesnola, Italien d’origine. Son actuel directeur nommé le 1er janvier 2009 est Thomas Campbell. Il a remplacé Philippe de Montebello nommé en 1977. D’origine française il fut précédemment directeur du musée des beaux-arts de Houston.

Cesnola[modifier | modifier le code]

Luigi Palma di Cesnola[11] (1832-1904) fut le premier directeur du Met, de 1879 à 1904. Militaire d’origine italienne, il a servi l’Autriche lors de la guerre de Crimée avant d’émigrer aux États-Unis en 1860. Il fonda une école d’officiers à New York puis servit comme colonel de cavalerie de l’Union lors de la guerre de Sécession où ses faits d’armes lui ont valu la Medal of Honor (la plus haute distinction militaire des États-Unis). Sa carrière dans l’armée s’acheva en 1865, il était alors général. Nommé consul des États-Unis à Chypre, il se passionna pour l’archéologie et mena des fouilles, au cours desquelles il découvrit de très nombreuses pièces (plus de 30 000). La collection fut achetée par le Met, dont Palma di Cesnola devint le premier directeur en 1879. Sa nomination fut d’ailleurs l’objet d’une polémique, nombre d’historiens jugeant ses fouilles à Chypre comme du pillage[12],[13].

Clarke[modifier | modifier le code]

Le Britannique Sir Caspar Purdon Clarke (1846-1911) fut le deuxième directeur du Met entre 1904 et 1910[14]. Il était d’abord entré au South Kensington Museum de Londres (rebaptisé Victoria and Albert Museum) en 1867, dont il prit la direction en 1896. Clarke démissionna en 1910 pour des raisons de santé et retourna à Londres.

Robinson[modifier | modifier le code]

De 1910 à 1931, le Met passa sous la direction d’Edward Robinson (1858-1931). Cet archéologue, spécialiste de la Grèce antique, fut conservateur (en 1885) puis directeur (en 1902) du musée des beaux-arts de Boston. Il rejoignit le Met comme conservateur et directeur adjoint, puis comme directeur en 1910 pendant plus de vingt années[15],[16].

Winlock[modifier | modifier le code]

De 1932 à 1939, Herbert Winlock (1884-1950), un égyptologue renommé, fit toute sa carrière au Met avant de le diriger. Nombre d’œuvres d’art égyptiennes du musée proviennent de ses fouilles archéologiques, en particulier celles qu’il mena dans la région de Thèbes[17].

Taylor[modifier | modifier le code]

De 1940 à 1955, le Met fut dirigé par Francis Henry Taylor (1903–1957). Celui-ci commença sa carrière comme conservateur du Philadelphia Museum of Art, puis directeur du Worcester Art Museum du Massachusetts, avant de rejoindre le Met comme directeur. Il développa son idée qu’un musée n’était pas un simple dépôt d’œuvres d’art, mais bien une institution ou un service public. Grâce à son action, il réussit à doubler la fréquentation du musée au cours de sa carrière : le nombre de visiteurs atteignit le chiffre de 2,3 millions par an[18].

Rorimer[modifier | modifier le code]

James J. Rorimer (1905–1966) dirigea le musée de 1955 jusqu’à sa mort le . Il y consacra toute son existence. Dès la fin de ses études en 1927, il rejoignit le Met comme assistant du département des arts décoratifs, puis comme conservateur des arts médiévaux dès 1934. Une courte interruption pour servir son pays, en 1943, lors de la Seconde Guerre mondiale, où l’armée utilisa ses compétences pour la préservation des biens culturels et la recherche des œuvres d’art volées par les nazis. Il revint au Met en 1949 comme directeur du Cloisters, jusqu’à sa nomination en 1955 comme directeur du musée.

Hoving[modifier | modifier le code]

Le , c’est Thomas Hoving (né en 1931) qui succéda à Rorimer. Après son doctorat obtenu à l’université de Princeton en 1959, Hoving travailla au département des arts médiévaux du Met, dont il devint le conservateur en 1965. Il quitta ensuite le Met, en 1966, pour entrer dans l’équipe du maire de New York John V. Lindsay. Cependant, après la disparition brutale de Rorimer, il retourna au Met, mais comme directeur cette fois. Il contribua bien entendu à agrandir les collections du musée, mais aussi le musée lui-même par des extensions et des rénovations. Il fit entrer le musée dans la culture de masse, avec la création de grandes expositions « blockbusters », destinées à attirer le maximum de personnes[19]. C'est aussi dans les années 1970 que le MET se dote de librairies, de restaurants et de cafés. Il démissionna le pour fonder une société de conseil pour les musées.

de Montebello[modifier | modifier le code]

De 1977 à 2009, le directeur du Met est Philippe de Montebello (né en 1936). Ce Français né à Paris, descendant de Jean Lannes duc de Montebello, suivit sa famille aux États-Unis en 1951 où ils furent naturalisés américains en 1955. Il fréquenta le lycée français de New York où il obtint son baccalauréat en 1958. Montebello étudia ensuite l’histoire de l’art à Harvard puis prépara un doctorat à l’Institut des Beaux-Arts de l’université de New York ; mais en 1963, il interrompit ses recherches pour rejoindre le Met comme assistant conservateur du département de peintures européennes. En 1969, il fut nommé directeur du musée des beaux-arts de Houston, poste qu’il occupa jusqu’en 1974. Il retourna alors au Met comme vice-directeur, puis fut nommé directeur en 1977. Sous sa direction, le musée doubla sa superficie, les galeries européennes du XIXe siècle furent remodelées en profondeur, des galeries hautes furent créées afin de mettre en valeur des toiles monumentales comme celles de Tiepolo. Il fut néanmoins critiqué pour son conservatisme vis-à-vis de l’art moderne et contemporain[20].

Thomas Campbell[modifier | modifier le code]

Depuis janvier 2009 le directeur du musée est Thomas Campbell. Il est né en 1962 à Cambridge et est d'origine anglaise.

Fonctionnement[modifier | modifier le code]

L’ensemble du musée s’étend sur environ 180 000 m2 et les collections se répartissent sur 280 salles et quatre niveaux. Le Metropolitan Museum of Art emploie environ 1 800 salariés à plein temps et 900 bénévoles[21]. Bien que le musée ne perçoive aucune aide fédérale, la ville de New York prend toutefois à sa charge les dépenses de fonctionnement de l’établissement (comme le chauffage, l’éclairage et la sécurité). En 2006, son déficit atteignant les trois millions de $, le Met a été contraint d’augmenter sa recommandation de finance d’admission qui passe de 15 à 20 $, en faisant ainsi l’un des musées les plus chers du monde[22]. Cependant, il ne s’agit que d’une recommandation et tout visiteur peut entrer au Met en ne versant que quelques piécettes ou gratuitement. La plupart des autres recettes du musée proviennent du secteur privé (85 % en 1994)[23], dont une partie est versée par des fondations. Les investissements en bourse, appelés endowment, atteignent 1,7 milliard de dollars[19] rapportent chaque année plusieurs millions de dollars d'intérêts dépensés par le musée. Le budget de fonctionnement du Met est de 160 millions de dollars[24]. Les membres de clubs de bienfaiteurs disposent de privilèges en échange de leur cotisation : en 1994, il y avait près de 100 000 adhérents[25]. Des réceptions sont organisées par le musée, en particulier dans une salle à manger qui donne sur Central Park. La vente de produits dérivés (répliques d’œuvres, bijoux, cartes postales, tee-shirts) dans la boutique du musée ou par correspondance, est une autre source de revenus. En outre, le musée organise plus de trente expositions temporaires chaque année[26].

Une partie du budget sert à faire de nouvelles acquisitions. Enfin, le musée prête chaque année près de 5 000 œuvres à d’autres musées[21].

Aujourd'hui, l'établissement a diversifié ses activités au point que certains dénoncent la marchandisation du lieu : cinq librairies se trouvent dans l'enceinte du Met[27]. Le musée propose également des voyages organisés thématiques et loue ses salles pour des réceptions[27].

Politique d’acquisitions[modifier | modifier le code]

Dans les années 1970, sous la direction de Thomas Hoving, le Met révisa sa politique d’acquisitions en l’axant sur l’achat d’œuvres de renommée mondiale, grâce à la vente de pièces moins prestigieuses de ses collections[28]. Bien que par le passé, le Met ait déjà vendu des objets en double ou mineurs de ses collections pour financer l’acquisition de nouvelles pièces, la nouvelle politique se voulait plus agressive et plus large qu’auparavant. Elle permit la vente d’œuvres dont la valeur aurait par le passé exclu leur mise sur le marché. Cette nouvelle politique suscita de nombreuses critiques (en particulier de la part du New York Times). Cependant elle porta ses fruits ; nombre d’objets acquis grâce au fond généré par ces ventes sont aujourd’hui considéré comme des pièces maîtresses des collections du Met, comme le Juan de Pareja de Velasquez et le cratère d’Euphronios représentant la mort de Sarpedon. La politique mise en place par le Met fut à cette époque suivie par d’autres musées[29]. Le Met a poursuivi cette politique jusqu’à nos jours, vendant des pièces aussi prestigieuses que la photographie de 1904, The Pond-Moonlight (dont le musée possède une autre copie), d’Edward Steichen pour 2,9 millions de $[30].

Collections permanentes[modifier | modifier le code]

Les collections permanentes du Met sont exposées et gérées par dix-neuf départements indépendants, chacun d’entre eux comprenant une équipe de conservateurs spécialisés, de restaurateurs et de chercheurs.

Arts décoratifs américains[modifier | modifier le code]

Le département des Arts décoratifs américains comprend plus de 12 000 exemples d’œuvres d’Arts décoratifs américains, couvrant une période allant de la fin du XVIIe siècle au début du XXe siècle. Bien que le Met ait reçu, en 1909, sa première collection d’Arts décoratifs américains grâce à une donation de Margaret Olivia Slocum Sage, femme du financier Russell Sage, le département ne fut créé qu’en 1934. L’un des bijoux du département est sa collection de vitraux qui est sans doute la plus importante du monde, comprenant plusieurs pièces de Louis Comfort Tiffany. Le département est aussi célèbre pour ses vingt-cinq salles présentant chacune une pièce meublée, complète, par époque ou par créateur. On trouve aussi une collection notable d’argenterie exposant de nombreuses pièces de Paul Revere ou de Tiffany & Co..

Peinture et sculpture américaine[modifier | modifier le code]

Washington Crossing the Delaware
1851 par Emanuel Leutze (1816 - 1868).

Depuis sa fondation, le Metropolitan Museum of Art a mis un point d’honneur à collectionner des œuvres américaines. La première pièce entrée au Met fut une sculpture allégorique de Hiram Powers intitulée California, acquise en 1870, qui est toujours visible aujourd’hui dans les galeries du musée[31].

Au cours des décennies suivantes, la collection de peintures et de sculptures américaines s’agrandit jusqu’à comprendre 1 000 toiles, 600 sculptures et 2 600 dessins[32], couvrant toutes les époques, de l’ère coloniale jusqu’au début du XXe siècle. Nombre des peintures les plus célèbres des États-Unis font partie de sa collection, comme le portrait de George Washington par Gilbert Stuart, le monumental Washington Crossing the Delaware d’Emanuel Leutze, ou les chefs-d’œuvre de Winslow Homer, George Caleb Bingham, John Singer Sargent, James McNeill Whistler et Thomas Eakins.

De nos jours, la collection d’art américain repose sur deux conservatoires, celui des arts décoratifs américains, créé en 1934, et celui des peintures et sculptures américaines qui vit le jour quatorze ans plus tard. Tous deux sont abrités dans l’American Wing (aile américaine), qui ouvrit en 1924. L’aile fut agrandie de manière substantielle en 1980 pour y incorporer les galeries permanentes de peintures et de sculptures américaines, les Joan Whitney Payson Galleries, puis en 1988 par la construction du Henry R. Luce Center pour l’étude de l’art américain.

Antiquités du Proche-Orient[modifier | modifier le code]

Vaisselle en or, époque achéménide, Iran, Ve siècle av. J.-C.

C’est vers la fin du XIXe siècle que le Met entreprend l’acquisition d’objets d’art antique du Proche-Orient. De quelques tablettes d’écriture cunéiforme et quelques sceaux, la collection du musée s’est étendue et comprend désormais des objets datant du début du Néolithique jusqu’à la conquête arabe de l’empire des Sassanides en 651[33]. On y trouve des œuvres sumeriennes, hittites, sassanides, assyriennes, babyloniennes et élamites (parmi d’autres), ainsi qu’une collection unique d’objets de l’âge du bronze.

En octobre 1999, les galeries d’antiquités du Proche-Orient ont été rouvertes après dix-huit mois de travaux de rénovation et de remodelage de l’exposition grâce au soutien du fond Hagop Kevorkian. Les galeries sont organisées chronologiquement et géographiquement, les objets y sont placés dans un contexte qui éclaire leur signification dans l’Antiquité ainsi que leur connexions avec l’art des cultures voisines. Le point central de la nouvelle construction est la galerie d’art assyrien, Raymond et Beverly Sackler, qui recrée une salle d’audience du palais du nord-ouest du roi assyrien Assurnazirpal II à Kalkhu (situé de nos jours en Irak). Le monumental lammasu, ou gardien de pierre du palais est sans doute le point d’orgue de la collection.

Armes et armures[modifier | modifier le code]

Galerie des armes et armures, Met

Le département des armes et armures est l’une des collections les plus populaires du musée. La « parade » des armures à cheval exposée au premier étage de la galerie est l’une des images les plus connues du Met. Le département se concentre sur les modèles d’apparat, joyaux d’habileté technique et d’ouvrages finement ciselés, du Haut Moyen Âge européen et de pièces japonaises du Ve au XIXe siècles. Cependant, ce ne sont pas les seules cultures représentées, la collection offre aussi des pièces d’autres époques et régions, comme celle de la période thinite en Égypte, de la Grèce antique, de l’Empire romain, de la période antique au Proche-Orient, de l’Afrique, de l’Océanie et des Amériques. Parmi cette collection de 15 000 objets, on compte des pièces ayant appartenu à des rois et des princes comme Henri II de France et Ferdinand Ier du Saint-Empire.

Le Met a reçu ses premiers exemplaires d’armes et armures en 1881. Grâce à un lot important provenant du Japon et une collection majeure européenne, toutes deux achetées en 1904, la collection du musée a bientôt acquis un renom international. Ce qui mena à l’établissement d’un département séparé en 1912.

Les galeries exposent également des armes américaines allant de l’ère coloniale jusqu’à la fin du XIXe siècle, des armes de diverses cultures islamiques, comprenant une très belle série d’armures des XVe et XVIe siècle d’Iran et d’Anatolie, ainsi que des armes serties de pierres précieuses des cours des empire ottoman et moghol.

Arts d’Afrique, Océanie et Amériques[modifier | modifier le code]

Masque olmèque
Xe ‑ VIe siècles av. J.-C.

Bien que le Met ait acquis un lot d’antiquités péruviennes en 1882, il n’entreprend une collecte systématique d’œuvres africaines, océaniennes et américaines qu’en 1969, lorsque l'homme d'affaires et philanthrope Nelson Rockefeller lui fait don de 3 000 pièces de sa collection[34].

Aujourd’hui, le musée est riche de plus de 11 000 œuvres d’Afrique subsaharienne, des îles du Pacifique et des Amériques qu’il expose sur près de 4 000 m2 dans l’aile Rockefeller, située à son extrémité sud. Les collections s’échelonnent sur une période de 40 000 ans, dont des peintures aborigènes, un groupe de poteaux funéraires sculptés de cinq mètres de haut, réalisés par les Asmats de Nouvelle-Guinée, mais aussi des objets rares de la cour du Bénin. La gamme d’objets présentés dans ce département est l’un des plus vastes du musée et comprend des objets réalisés à partir de différent matériaux, du métal le plus précieux jusqu’à des épines de porc-épic.

La collection africaine couvre la vaste étendue géographique de l’Afrique sub-saharienne. Les œuvres comprennent de très beaux ivoires afro-portugaises du XVe siècle, mais aussi des statuettes Fangs[35] qui influencèrent des artistes du XXe siècle comme Jacob Epstein et André Derain. Alors que le bois est le principal moyen d’expression de ces artistes, on peut également admirer des objets en pierre, en terre cuite, en or, en argent et en ivoire ainsi que des textiles et des assemblages de perles.

La collection des antiques Amériques est principalement mexicaine et péruvienne, couvrant une période de 3 500 ans, depuis 2000 avant notre ère jusqu’à l’arrivée des européens à la fin du XVe siècle. Parmi ces objets précolombiens, on trouve aussi bien des céramiques Olmèques du Ier millénaire av. J.-C. que des boucles d’oreilles en mosaïques de couleurs, des peuples moches du Pérou (plus récentes d’un millier d’années) ou qu’une statue antillaise en bois du XVe siècle. Le Jan Mitchell Treasury d’art précolombien en or, qui fut ouvert dans la galerie sud-américaine en 1993, abrite l’une des expositions les plus complètes au monde en matière d’objets américains en or. Les autres matériaux présents dans la collection comprennent la pierre, le jade, les textiles et des œuvres en plumes d’oiseaux.

Arts asiatiques[modifier | modifier le code]

Le département Asie du Met[37] est doté d’une très riche collection qui remonte à la fondation même du musée : nombre des philanthropes qui le dotèrent possédaient des œuvres asiatiques. De nos jours, c’est toute une aile qui leur est consacrée, elle comprend plus de 60 000 pièces et couvre 4 000 ans d’histoire. Chaque civilisation asiatique y est représentée et les œuvres exposées concernent chaque domaine artistique, de la peinture à l’imprimerie, en passant par la sculpture ou le travail des métaux. Le département est célèbre pour sa collection de calligraphies et de peintures chinoises, ainsi que pour ses œuvres népalaises et tibétaines. Ce ne sont pas seulement des objets d’art ou rituels qui y sont exposés, mais aussi des objets du quotidien. On y trouve également un jardin de la dynastie Ming, sur le modèle de celui du Maître des filets de Suzhou.

Le département fut établi en 1915 sous le nom de département d’art d’Extrême-Orient, puis son nom fut changé en 1986 en département d’arts asiatiques. La réelle impulsion, pour créer une importante collection d’arts asiatiques, vint de Douglas Dillon qui fut nommé président du conseil d’administration du musée en 1970. Depuis cette année-là, qui coïncidait avec le centenaire du musée, le département s’est engagé sur la voie de l’expansion de son personnel, de sa collection et de sa surface d’exposition en suivant un plan très ambitieux. Ce processus culmina en 1998 avec l’achèvement d’une aile entière dévolue aux arts asiatiques, occupant quelque 5 800 m2.

Les galeries Charlotte C. Weber, rénovées en 1997 et consacrées aux antiquités chinoises, ouvrirent leurs portes en 1988 afin d’exposer les collections de bronzes et jades anciens, de céramiques et de travaux sur métaux de la période néolithique jusqu’à la dynastie Tang.

L’institut du vêtement[modifier | modifier le code]

En 1946, le Museum of Costume Art (musée des arts du vêtement) rejoint le Met et devient son département de l’institut du vêtement. Aujourd’hui, sa collection comprend plus de 80 000 habits et accessoires. À cause de la nature fragile de ces objets, l’institut ne présente pas d’exposition permanente de sa collection. Par contre, chaque année il organise deux présentations de ses trésors dans les galeries du Met, chacune se concentrant sur un thème ou un créateur en particulier. Par le passé, l’institut a présenté de grands couturiers comme Chanel et Gianni Versace qui ont attiré la foule. L’institut organise chaque année un grand gala de bienfaisance, parrainé par la rédactrice en chef de Vogue, Anna Wintour, qui est un véritable événement pour le monde de la mode. En 2007, le prix des 700 tickets d’entrée débutait à 6 500 $[38].

Le Museum of Costume Art était une entité indépendante fondée en 1937. Dirigé par la fondatrice de Neighborhood Playhouse, Irene Lewisohn, le musée avait bénéficié de dons d’Irene et de sa sœur Alice Lewisohn Crowley, ainsi que des décorateurs de théâtre Aline Bernstein et Lee Simonson, parmi d’autres. En 1946, grâce au soutien financier de l’industrie de la mode, le Museum of Costume Art fut acheté par le Met et en devint un département en 1959. La célèbre rédactrice du monde de la mode, Diana Vreeland (1903-1989), fut consultante de 1972 jusqu’à sa mort en 1989. Elle réalisa une suite d’expositions spectaculaires dont Le Monde de Balenciaga (1973), Hollywood Design (1974), La Gloire du Costume Russe (1976) ou encore Vanity Fair (1977) qui galvanisèrent le public et firent du département un standard international.

Dessins et gravures[modifier | modifier le code]

Détail de la carte du ciel de Dürer, 1515

Le département des dessins et gravures se concentre sur les œuvres nord-américaines et de l’Europe de l’Ouest produites depuis le XVe siècle[39] (d'autres département possèdent des œuvres appartenant à d'autres périodes et régions géographiques). Actuellement, on y compte plus de 11 000 dessins, 1,5 million de gravures et 12 000 livres illustrés. La collection s’est considérablement enrichie depuis le premier legs de 670 dessins fait par Cornelius Vanderbilt (1794–1877) en 1880. Les grands maîtres de la peinture européenne, qui produisirent plus de croquis et de dessins que de véritables peintures, y sont fort bien représentés. Le département offre des œuvres majeures de Michel-Ange, Léonard de Vinci et Rembrandt, ainsi que des gravures et eaux-fortes de Van Dyck, Dürer et Degas parmi d’autres.

Le département des gravures fut établi en 1916 et, sous la direction de son premier conservateur, William M. Ivins Jr., se développa rapidement pour devenir une référence encyclopédique internationale dans le domaine des images imprimées. Ivins attira de nombreuses donations et legs au musée : des gravures de Dürer de Junius Spencer Morgan, des xylographies et des croquis tardifs de Rembrandt de Felix M. Warburg et sa famille, ainsi que des gravures de Rembrandt, van Dyck, Degas et Cassatt de la collection H. O. Havemeyer. La collection continua de s’agrandir sous la direction des conservateurs suivants : A. Hyatt Mayor, John McKendry, et Colta Ives. Il s’étend maintenant également à l’époque contemporaine, avec des œuvres de Jasper Johns, Robert Rauschenberg et d’autres.

Antiquités égyptiennes[modifier | modifier le code]

Temple de Dendur, construit sur ordre d’Auguste, conservé au Metropolitan Museum of Art

Bien que la dotation originelle du département des antiquités égyptiennes proviennent de collections privées, les objets découverts lors des fouilles entreprises par les chercheurs du musée, entre 1906 et 1941, constituent plus de la moitié de la collection actuelle. Plus de 36 000 pièces d’art égyptien allant du Paléolithique à l’époque romaine composent la collection égyptienne du Met. La plupart d’entre elles sont visibles dans l’immense aile du musée qui abrite quarante galeries égyptiennes.

Les expéditions égyptiennes comportent quatorze périodes de fouilles à Licht. Le site comprend la pyramide d'Amenemhat Ier, qui inaugure une dynastie qui restera l’une des plus prestigieuses de l’histoire égyptienne, et celle de son fils, la pyramide de Sésostris Ier. Les premières fouilles furent dirigées par le fameux égyptologue américain Albert M. Lythgoe, premier conservateur du département d’antiquités égyptiennes, assisté d’Ambrose Lansing et Arthur C. Mace. On retrouvait également à Licht un jeune égyptologue, Herbert E. Winlock, qui commençait tout juste sa carrière. C’est alors qu’il travaillait avec Mace dans la tombe de Senebtisi[40] que Winlock développa la méthodologie de fouilles archéologiques qui fera sa renommée d’égyptologue.

Parmi les pièces de grande valeur de la collection égyptienne, on compte une série de 24 miniatures en bois, découvertes dans la tombe de Méketrê, chancelier de Mentouhotep II (XIe dynastie), à Deir el-Bahari en 1920. Elles dépeignent avec des détails stupéfiants la vie égyptienne au début de la période du Moyen Empire : bateaux, jardins et scènes de la vie de tous les jours.

Cependant, la pièce majeure et la plus populaire du département est sans nul doute le temple de Dendour. Ce temple fut démantelé par le gouvernement égyptien pour le sauver de la montée des eaux, lors de la construction du barrage d’Assouan, puis offert aux États-Unis en 1965. Il est réassemblé au Met, dans l’aile Sackler en 1978. Il se trouve dans cette salle immense entourée d’un bassin et éclairée par une gigantesque baie vitrée donnant sur Central Park.

En novembre 2010, le musée a accepté de rendre 19 pièces subtilisées par Howard Carter dans le tombeau de Toutânkhamon en 1923, peu après qu'il l'eut découvert. Ce retour au pays (qui faisait suite à la restitution par le musée du Louvre de peintures murales volées dans la tombe du prince Tetiky à Dra Abou el-Naga) fut historique[41].

Peinture européenne[modifier | modifier le code]

Velázquez, Portrait de Juan de Pareja, vers 1650, huile sur toile

Le Metropolitan possède l’une des plus belles collections de peinture européenne au monde. Bien que la collection ne compte que 2 500 pièces[42], elle comprend des œuvres immédiatement reconnaissables. C’est dans ce département que s'est toujours fait le gros des acquisitions du musée, se concentrant principalement sur les grands maîtres de la peinture européenne du XIXe siècle en particulier français, italiens et hollandais. Nombre de grands artistes y sont présentés de manière exhaustive et le Met possède par exemple 37 toiles de Monet, 21 huiles de Cezanne, 18 œuvres de Rembrandt ou encore cinq peintures de Vermeer[43].

Les autres éléments essentiels de la collection comprennent Les Moissonneurs de Bruegel l’Ancien, La Diseuse de bonne aventure de Georges de La Tour, La Mort de Socrate de Jacques-Louis David et l’Autoportrait avec le chapeau de paille de Van Gogh.

En 1870, lors de la fondation du Met, une campagne de récolte de fonds fut lancée dans le but d’acquérir des œuvres. L’année suivante, les administrateurs votèrent un crédit de 116 180 27 $ pour l’acquisition de 174 peintures, pour la plupart hollandaises et flamandes du XVIIe siècle. Un département de peinture fut créé en 1886 pour prendre en charge ces peintures et d’autres, les gravures et les dessins du musée, sans se préoccuper de leur époque ni de leur origine. Au fur et à mesure de la croissance de la collection, d’autres départements se formèrent qui prirent en charge différents éléments de la collection. En 1950, la collection ne comptant plus que des œuvres européennes, le département fut renommé en conséquence. Ses conservateurs continuèrent également d’acquérir des dessins jusqu’à ce qu’un département y soit consacré en 1960.

Lors de ces dernières décennies, le Met a mis sur pied une politique de désinvestissement de ses œuvres « mineures » afin de pouvoir acquérir des « pièces majeures ». Bien que cette politique soit sujette à controverse, elle a permis l’acquisition de chefs-d’œuvre, à commencer par le Juan de Pareja de Velázquez en 1971 ou encore, plus récemment, La Vierge à l’Enfant de Duccio qui coûta 45 millions de $ au musée. La peinture ne faisant que 23 centimètres sur 15 est cependant nommée la « Mona Lisa » du Met.

Sculptures et arts décoratifs européens[modifier | modifier le code]

Buste de Voltaire par Houdon

Bien que la peinture européenne possède son propre département, les autres arts décoratifs de ce continent sont également bien représentés au Met. Il s’agit de l’un des plus grands départements du musée avec plus de 50 000 pièces du XVe au XXe siècle. Si la collection se concentre principalement sur la sculpture de la Renaissance, elle comprend également des meubles, des bijoux, des verreries, des céramiques, des tapisseries, des textiles, de l’horlogerie et des instruments mathématiques[44].

Les visiteurs peuvent également admirer des pièces meublées de différentes époques, reconstituées dans les galeries du Met. La collection comprend par exemple le patio du XVIe siècle du château espagnol de Vélez-Blanco ; une pièce d’un château suisse du XVIIe siècle, ou encore la devanture d’une boutique parisienne du XVIIIe siècle. Les sculptures majeures du département comprennent une Bacchanale de Bernini, l'Héraklès archer de Bourdelle, un plâtre des Bourgeois de Calais de Rodin, et quelques pièces uniques de Houdon, parmi lesquelles le Buste de Voltaire et le fameux portrait de sa fille Sabine.

Le département, créé en 1907 sous la présidence de John Pierpont Morgan, était alors un dépôt d’œuvres sans distinction d’époque ou d’origine. Trente-cinq années d’acquisitions en avait déjà fait une collection importante. Alors que le rythme des acquisitions augmentait au cours des décennies, il y eut plusieurs partitions et consolidations autour de ces objets au sein du département. La définition des buts du département fut établie en 1935 et c’est en 1978 qu’il reçut son appellation actuelle.

Antiquités grecques, étrusques et romaines[modifier | modifier le code]

Statue du Diadumène, Polyclète. Metropolitan Museum of Art

La collection est composée de plus de 35 000[45] œuvres remontant au Néolithique jusqu’à la conversion au christianisme de l’empereur romain Constantin en 312. La collection gréco-romaine remonte à la fondation du musée. Sa première acquisition fut un sarcophage romain provenant de Tarse, don de 1870, qui est toujours exposé.

Bien que la collection se concentre naturellement sur la Grèce antique et l’Empire romain, ces régions historiques représentent un large éventail de cultures et de styles artistiques. Les objets présentés vont de la petite pierre semi-précieuse gravée à la statue et reflète l’ensemble des matériaux sur lesquels travaillaient les artistes d’alors : marbre, calcaire, terre cuite, bronze, or, argent et verre, mais aussi l’ivoire, les os, le fer, le plomb, l’ambre et bien sûr le bois.

On compte des œuvres antérieures à la fondation des empires grec et romain, comme par exemple des sculptures des Cyclades ou le seul et unique Char étrusque[46] datant du second quart du VIe siècle av. J.-C. et découvert dans une tombe à Montelone. Le visiteur peut aussi admirer de grandes peintures murales classiques ou des bas-reliefs de différentes périodes, ainsi qu’une chambre reconstituée d’une noble villa de Boscoreale, mise à jour après son ensevelissement lors de l’éruption du Vésuve en 79.

Parmi les premiers directeurs du musée, on compta plusieurs archéologues classiques, comme Luigi Palma di Cesnola et Edward Robinson. Après 1905, le musée se lança dans une politique accrue d’acquisition dans ce domaine, grâce au Fond Rogers, créé en 1901 par un legs de Jacob S. Rogers, un industriel des chemins de fer. De plus, le droit du partage étant toujours en vigueur, il permettait au musée de partager, avec les musées locaux, les découvertes faites sur les fouilles qu’il organisait autour de la mer Méditerranée, comme à Sardes. Malgré ces nombreuses acquisitions dans ce domaine et l’importante collection qui était déjà en sa possession, le musée ne créa le département qu’en 1909 et il ne fut baptisé de son nom actuel qu’en 1925.

En 2007, le département s’est agrandi de quelque 6 000 m2 afin de permettre l’exposition permanente de la presque totalité de la collection[47].

Art de l’Islam[modifier | modifier le code]

Aiguière à long bec signée « al-Quasîr ». Iran, XIIe siècle

La collection d’art islamique n’est pas strictement confinée à l’art religieux, bien que de nombreux objets exposés furent créés à l’origine pour le culte ou comme éléments décoratifs de mosquées. On y trouve des objets séculiers, comprenant céramiques et textiles du monde arabo-musulman, allant de l’Espagne à l’Asie centrale, en passant par l’Afrique du Nord.

Les miniatures d’Iran et de l’Empire moghol constituent les éléments essentiels de la collection. La calligraphie, aussi bien religieuse que profane, y est bien représentée, depuis les décrets officiels de Soliman le Magnifique jusqu’à de nombreux corans reflétant différentes périodes et styles de calligraphie. On peut aussi admirer des intérieurs reconstitués, comme la Chambre Nur Al-Din provenant d’une maison de Damas du XVIIIe siècle.

Le département est en cours d’agrandissement et restera fermé jusqu’en 2010. Cependant, quelques objets sont visibles grâce à une exposition temporaire située sur le balcon sud, surplombant le hall principal. La collection est également visible sur le site internet du musée[48].

Bien que quelques cachets et bijoux de pays musulmans aient été acquis dès 1874, ainsi que quelques textiles turcs en 1879, le Met ne reçut son premier lot important d’objets islamiques qu’en 1891, grâce à un legs d’Edward C. Moore. Depuis lors, la collection s’est agrandie par des dons, des legs, des achats et par les fouilles organisées par le musée à Nishapur en Iran, entre 1935 et 1939, puis en 1947. Jusqu’en 1932, lorsque le département d’art du Proche-Orient fut constitué, tous ces objets étaient exposés par le département des arts décoratifs. Vers 1963, la quantité d’objets s’était accrue au point qu’il fût nécessaire de créer une division entre les pièces proche-orientales et islamiques de la collection. En 1975, les galeries d’art de l’Islam furent déplacées et totalement rénovées. Aujourd’hui, près de 10 000 pièces sont présentées sur environ 4 000 m2[49].

Collection Robert Lehman[modifier | modifier le code]

Après le décès du banquier Robert Lehman en 1969, sa fondation fit don de 3 000 œuvres au musée, abritées aujourd’hui dans l’aile Robert Lehman. Le Met affirme que la collection est « l’une des plus extraordinaires collections privées jamais assemblée aux États-Unis »[50].

Pour mettre en valeur la nature personnelle de la collection Lehman, le Met l’expose dans des galeries évoquant l’intérieur richement décoré de l’hôtel particulier de Lehman. La création d’un « musée dans le musée » a reçu critiques et approbations à l’époque, même si l’acquisition de la collection par le Metropolitan a été unanimement saluée[28].

Contrairement aux autres départements, la collection Lehman ne se concentre pas sur un style ou une période déterminés. Elle reflète plutôt les goûts et intérêts personnels de son défunt propriétaire. Le collectionneur s’était largement concentré sur la peinture de la Renaissance italienne et en particulier l’école siennoise. Parmi les peintures, on compte des chefs-d’œuvre de Botticelli et Domenico Veneziano, ainsi que de nombreuses toiles de peintres espagnols comme El Greco ou Goya. La collection de dessins des grands maîtres, comprenant des œuvres de Rembrandt ou de Dürer, est particulièrement importante par sa quantité et sa qualité[51]. Le musée a documenté cette immense collection par un ouvrage en plusieurs volumes, publié sous le titre de Robert H. Lehman Collection : catalogues of the drawings (OCLC 80785870).

Les bibliothèques[modifier | modifier le code]

La Thomas J. Watson Library[52], du nom de son fondateur, est la principale bibliothèque du Met. Elle regroupe des livres d’histoire de l’art, comprenant des catalogues de vente et d’exposition, dans le but de mettre en valeur les collections permanentes du musée. Plusieurs départements du Met ont leur propre bibliothèque spécialisée relative à leurs domaines propres. La Watson Library et les bibliothèques des départements conservent également des ouvrages anciens et importants qui sont eux-mêmes des œuvres d’art. Parmi lesquels on peut citer les livres de Dürer et Athanasius Kircher, ainsi que les éditions de la revue surréaliste VVV et une copie de La Description de l'Égypte[53] commandée en 1803 par Napoléon Bonaparte et considérée comme l’une des plus grandes publications françaises.

Quelques bibliothèques sont ouvertes au public sans rendez-vous. Le Library and Teacher Resource Center, Ruth and Harold Uris Center for Education (Bibliothèque et centre de ressources pour enseignants du Centre pour l’éducation Rut et Harold Uris) est ouvert aux visiteurs de tout âge désireux d’étudier l’art et l’histoire de l’art ainsi que de mieux connaître le musée, ses expositions et collections permanentes. La Robert Goldwater Library du département des arts africains, d’Océanie et des Amériques présente des documents sur ces sujets. Elle est ouverte aux chercheurs adultes et aux étudiants. La plupart des autres bibliothèques sont réservées au personnel du musée ou ne sont ouvertes au public que sur rendez-vous.

Art médiéval[modifier | modifier le code]

Les Belles Heures de Jean de France, duc de Berry
(1412-1416) les Frères de Limbourg

La collection d’art médiéval[54] consiste en une très large gamme d’objets d’art occidentaux allant du IVe au XVIe siècles, ainsi que d’art byzantin et d’antiquités pré-médiévales européennes ne faisant pas partie des collections gréco-romaines. Comme la collection islamique, la collection médiévale est composée d’objets laïques et religieux. Au total, le département compte plus de 11 000 œuvres.

À cause de son ampleur, elle est la seule collection du musée à être exposée dans deux endroits : le bâtiment principal sur la Cinquième Avenue et The Cloisters. Les deux emplacements sont gérés par le même département.

Bâtiment principal[modifier | modifier le code]

Située au premier étage, la galerie médiévale contient environ 6 000 objets. Bien que de nombreuses pièces européennes y soient exposées, la plus grande partie d’entre elles se trouvent au musée des Cloîtres (The Cloisters), au nord de Manhattan. Cela permet au Met d’exposer, côte à côte, des pièces d’art européennes et byzantines. La galerie principale abrite de nombreuses tapisseries et statues religieuses et funéraires, alors que les galeries secondaires présentent des œuvres plus petites en métaux précieux et en ivoire, y compris des reliquaires et des objets séculiers. La galerie principale avec son haut plafond voûté a aussi un autre usage : il est le site du traditionnel arbre de Noël du Met.

The Cloisters[modifier | modifier le code]

Article détaillé : The Cloisters.
La licorne en captivité (1495-1505)

The Cloisters était un projet de John D. Rockefeller, qui fut l’un des principaux donateurs du Met. Situé dans Fort Tryon Park et terminé en 1938, le bâtiment est uniquement consacré à l’art médiéval. La collection faisait partie à l’origine d’un autre musée et avait été rassemblée par George Grey Barnard, puis acquise en totalité par Rockefeller en 1925 pour en faire cadeau au Met. Rockefeller acheta une propriété de 28 ha au nord du musée de Barnard, convertissant la propriété en parc public et y construisant un nouveau musée. Puis il fit don de nombre de pièces de sa propre collection au musée pour compléter la dotation[55].

The Cloisters sont ainsi nommés en référence à cinq cloîtres médiévaux français en ruine[56] dont les structures sauvées ont été incorporées au nouveau bâtiment, qui est une œuvre d’art en lui-même. Le résultat évoque les bâtiments qui le constituent sans imiter l’un d’eux en particulier. Les vitraux, les colonnes sculptées et même les tapisseries proviennent des édifices originaux. Le parc entourant les Cloîtres comprend plusieurs jardins plantés selon les ouvrages d’horticulture de l’époque médiévale.

Alors que les œuvres médiévales présentées dans le bâtiment principal du Met sont de provenances diverses, les 5 000 exposées ici sont strictement limitées à l’Europe médiévale. On y trouve des œuvres d’une grande importance historique et d’une extraordinaire beauté comme Les Belles Heures du duc de Berry, illustrées par les frères de Limbourg au XVe siècle[57], ou la croix d’autel roman du XIIe siècle, en ivoire de morse, connue sous le nom de Cloisters Cross[58] provenant d’Angleterre, ou encore la série de sept tapisseries nommées La chasse à la licorne[59] et représentant les sept étapes de chasse de la légendaire Licorne, de la fin du XVe, début du XVIe siècle provenant du sud des Pays-Bas.

Art moderne[modifier | modifier le code]

Bien que le Museum of Modern Art soit considéré comme le temple new-yorkais de l’art moderne, le Met dispose d’un substantiel département en ce domaine. Avec plus de 10 000 œuvres, principalement d’artistes européens et américains, la collection occupe près de 6 000 m2 et présente de nombreuses icônes de l’art moderne. Les pierres angulaires de la collection comprennent le portrait de Gertrude Stein par Picasso[60] (1906), le Drapeau blanc[61] de Jasper Johns (1955), l’Autumn Rhythm (Number 30)[62] de Jackson Pollock de 1950, et le Triptyque Beginning[63] de Max Beckmann (1949). Certains artistes sont représentés de manière extensive, pour un musée ne se consacrant pas uniquement à l’art moderne. On citera par exemple les quarante peintures de Paul Klee, retraçant l’ensemble de sa carrière. À cause de la longue histoire du Met, les peintures contemporaines acquises au cours de ces dernières années ont souvent migré dans d’autres collections du musée, en particulier dans les départements de peinture américaine et européenne.

Instruments de musique[modifier | modifier le code]

Clavecin de Michele Todini

Avec près de 5 000 instruments de musique[64] provenant du monde entier, la collection du Met figure parmi les plus grands musées. La collection débute en 1889 par la donation de plusieurs centaines d’instruments par Lucy W. Drexel, mais ce sont surtout les donations de Mary Elizabeth Adams, femme de John Crosby Brown, qui donnèrent une impulsion significative au département. Les instruments ont été (et continuent d’être) incorporés à la collection, non seulement sur la base de critères esthétiques, mais aussi de par leurs aspects techniques et sociaux dans les cultures dont ils sont originaires. La collection est encyclopédique de par son étendue : chaque continent y est en effet représenté, à presque chaque époque de son histoire musicale. Les joyaux du département[65] comprennent plusieurs violons d’Antonio Stradivarius, une collection d’instruments asiatiques faits dans des métaux précieux et le plus vieux piano-forte au monde encore visible[66] (un modèle de 1720 de Bartolomeo Cristofori). Nombre d’instruments de la collection peuvent toujours être joués et le département l’encourage en organisant des concerts et des démonstrations par des musiciens invités.

Photographies[modifier | modifier le code]

Riche de quelque 20 000 œuvres, la collection de photographies du Met[67] est composée de cinq collections majeures et des nouvelles acquisitions du musée. Alfred Stieglitz, fameux photographe lui-même, fit don de la première collection importante du musée, laquelle comprenait une étude complète d’œuvres pictorialistes, une riche série de tirages d’Edward Steichen, et une collection remarquable de photographies provenant du propre studio de Stieglitz.

Le Met compléta le don de Stieglitz par 8 500 pièces provenant de la Gilman Paper Company Collection, de la Rubel Collection, et de la Ford Motor Company Collection, qui enrichissaient la collection respectivement par des œuvres des pionniers de la photographie française et américaine, britanniques et par des photographies américaines et européennes postérieures à la Première Guerre mondiale. Le musée fit aussi l’acquisition de la collection personnelle de Walker Evans, un coup particulièrement réussi, vu la demande pour son œuvre.

Bien que le département ait obtenu une galerie permanente en 1997, toutes ses œuvres ne sont pas exposées en permanence, à cause de la nature délicate des photographies. Cependant, il a mis sur pied quelques-unes des expositions temporaires les mieux accueillies du Met, comme la rétrospective Diane Arbus ou l’exposition Édouard Baldus[68] par exemple.

Sélection de peintures exposées au MET[modifier | modifier le code]

Dans les jeux vidéo[modifier | modifier le code]

Au cinéma[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

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  68. (fr) Edouard Baldus, photographe : Metropolitan Museum of Art, New York, 3 octobre-31 décembre 1994… ; Metropolitan Museum of Art, Centre canadien d’architecture, Musée national des monuments français ; Paris : Réunion des musées nationaux, 1994. (OCLC 34455692)

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) Thomas Hoving, Making the Mummies Dance: Inside the Metropolitan Museum of Art, New York, 1993, Simon and Schuster, (ISBN 9780671880750)
  • (en) Calvin Tomkins, Merchants and Masterpieces: The Story of the Metropolitan Museum of Art, deuxième édition, New York, Henry Holt, 1989. (OCLC 19398070)
  • (en) Howard Hibbard, The Metropolitan Museum of Art, New York : Harper & Row, 1980. (OCLC 6825307)
  • (en) Marshall B Davidson, Elizabeth Stillinger, The American Wing at the Metropolitan Museum of Art, New York : The Museum, 1985. (OCLC 11971196)
  • (fr) Jacob Bean, Linda Gillies, Cynthia Lambros, Dessins français du Metropolitan Museum of Art, New York, de David à Picasso., Paris Éditions des musées nationaux 1973. (OCLC 835923)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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