Léon Bourjade
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| Jean Pierre Léon Bourjade | |
| Naissance | 25 mai 1889 Montauban |
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| Décès | 22 octobre 1924 (à 35 ans) Papouasie-Nouvelle-Guinée |
| Origine | |
| Arme | Artillerie puis Aviation |
| Grade | Lieutenant |
| Années de service | 1914 - 1919 |
| Conflits | Première Guerre mondiale |
| Faits d'armes | 28 victoires |
| Distinctions | Légion d'honneur Officier |
| Autres fonctions | Missionnaire |
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Jean Pierre Léon Bourjade (né le 25 mai 1889 à Montauban - mort le 22 octobre 1924 en Papouasie-Nouvelle-Guinée) est un as de l'aviation et missionnaire français.
Sommaire |
[modifier] Biographie
[modifier] Enfance et Première Guerre mondiale
Né en 1889 dans une famille bourgeoise de neuf enfants, dès son plus jeune âge, Léon rêve de vie religieuse. Après des études à Montauban, il entre en 1908 au noviciat chez les Missionnaires du Sacré-Cœur de Jésus d'Issoudun (Indre). Le 23 janvier 1910, Bourjade prononce ses vœux. Sa congrégation ayant été interdite par le gouvernement anticlérical de la IIIe République, Bourjade est contraint de suivre sa congrégation dans son exil en Espagne. Il y reste peu de temps et rejoint bientôt Fribourg (Suisse). C'est dans cette ville, où il étudie la théologie, que Bourjade se trouve lorsque la guerre éclate en 1914. Mobilisé, il débute la guerre dans l'artillerie dans le 23e d'artillerie à Toulouse avant d'être transféré dans la 125e brigade de bombardiers, en 1915. Il s'y montre particulièrement courageux et quelque peu chanceux. Beaucoup d'hommes sont tués ou blessés autour de lui, ce qui lui vaudra de leur crier en plein combat la phrase absurde : "Debout les morts".
Il reçoit une première citation :
« Maréchal des logis, chef de section aux tranchées de première ligne depuis février 1915, a constamment donné à ses hommes le plus bel exemple de courage, d’énergie et de sang-froid. S’est distingué en mai, juin, juillet 1915. Chargé d’un poste dangereux du 21 au 25 septembre, a rempli complètement la mission qui lui était confiée, bien que ses pièces aient été à plusieurs reprises enterrées par les obus ennemis, et ses servants, sauf deux, tués ou blessés. »
En 1917, il est affecté à l'aviation, et, après avoir suivi une formation de pilote, il obtient le brevet de pilote militaire n°7457 le 20 octobre 1917, il intègre l'Escadrille 152 à Pau avec Ernest Maunoury. Dans cette unité, il se spécialise dans l'attaque des ballons d'observation allemands (les Drachens). Très pieu, il fait fixer par son mécanicien une plaque avec le portrait de Sainte Thérèse de Lisieux sur tous les avions qu'il pilote, attribuant à celle qui n'était pas encore canonisée l'ensemble de ses victoires. Il restera également célèbre pour ses atterrissages rapides, parfaitement maîtrisés, d'où l'expression restée connue chez les pilotes: "atterrir à la Bourjade". Il est promu au grade de lieutenant.
Le 12 avril 1918, il est cité à l'ordre de la VIIe armée.
« Volontaire pour l’attaque d’un ballon d’observation ennemi, l’a attaqué à 400 m du sol, malgré les feux nourris de la défense, mettant ainsi en flammes un ballon d’observation ennemi. Troisième appareil détruit par ce pilote. »
À la fin de la guerre, il totalise 254 heures et 45 minutes de vol de guerre, il a livré soixante-sept combats aériens et remporté 28 victoires aériennes homologuées dont 27 sur des ballons d'observation (Drachen et une sur avion allemand, ce qui fait de lui un des plus grands as français de la Grande Guerre. Le 5 juin 1918, il est fait Chevalier de la Légion d'honneur, puis est promu Officier de la Légion d'honneur le 16 juin 1920. Il sera également décoré de la Croix de Guerre.
Très acrobate, il fait aisément le saut périlleux arrière à pieds joints. La bicyclette à roue fixe, en marche avant et arrière, n'a pas de secret pour lui. Les chevaux les plus rétifs lui obéissent [réf. nécessaire].
[modifier] Ordination et mission en Papouasie
Ordonné prêtre le 26 juillet 1921, il embarque en novembre 1921 vers la Papouasie. Après moins de trois ans de mission auprès des Roro, où il fait preuve d'abnégation, il meurt à Yule Island d'une hématurie le 22 octobre 1924, dans les bras de son évêque Monseigneur de Boismenu. Les Papous le surnommèrent « le veuf ». De caractère très réservé, il avait une dévotion particulière à Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus[1], et nous a laissé des notes : Lettres à Sainte Thérèse. Un de ses camarades disait: "on ne peut comprendre Bourjade sans Thérèse".
Quelques années après sa mort, le célèbre aviateur Jean Mermoz, durant une de ses traversées de l'Atlantique sud en avion, eut une grave fuite d'huile qui l'assurait d'une perdition en mer ; bien qu'athée, il adressa une 'prière' à son "collègue pilote" Léon Bourjade et atterrit in extremis sur une plage du Sénégal, l'hélice "en drapeau" ! Il en a confié le témoignage dans un courrier adressé à la Congrégation du Père Bourjade.
[modifier] Références
[modifier] Bibliographie
- Jean Suberville et abbé Élie Decahors, À la gloire de Léon Bourjade, aviateur-missionnaire, impr. de G. Forestié, (s. d.)
- Édouard Peyriller, Le pilote de sainte-Thérèse. Bourjade, des Pères du Sacré-Cœur d'Issoudun, officier de la Légion d'honneur, 16 citations, 28 victoires, mort à la mission de Port-Léon (Papouasie), Plon, Paris, 1930. (OCLC 3230243)
- G. Norin, Bourjade le Papou., Archiconfrérie de Notre-Dame du Sacré-Cœur, Issoudun, 1934. (OCLC 9606216) La meilleure référence sur l'aspect religieux de sa vie, qui détaille plus sa vie en mission que ses exploits guerriers.
- Henry Montalègre, Le Lieutenant Bourjade : pilote et missionnaire l'as aux 32 victoires, Maison de la Bonne Presse, Paris, 1940. (OCLC 33264992)
- Henriette Benoist de Saint Ange, Léon Bourjade, officier aviateur et missionnaire en Nouvelle-Guinée., Édition Saint Rémi, 2009 ISBN 2-84519-836-1 Une œuvre à compte d'auteur, très hagiographique.