La Charité-sur-Loire

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La Charité-sur-Loire
Vue panoramique de La Charité-sur-Loire depuis la rive gauche de la Loire
Vue panoramique de La Charité-sur-Loire depuis la rive gauche de la Loire
Blason de La Charité-sur-Loire
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne
Département Nièvre
Arrondissement Cosne-Cours-sur-Loire
Canton Charité-sur-Loire
(chef-lieu)
Intercommunalité C.C. du Pays charitois
Maire
Mandat
Henri Valès
2014-2020
Code postal 58400
Code commune 58059
Démographie
Gentilé Charitois(es)
Population
municipale
5 118 hab. (2011)
Densité 324 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 10′ 40″ N 3° 01′ 11″ E / 47.1777777778, 3.0197222222247° 10′ 40″ Nord 3° 01′ 11″ Est / 47.1777777778, 3.01972222222  
Altitude Min. 153 m – Max. 215 m
Superficie 15,78 km2
Localisation

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Liens
Site web Site officiel

La Charité-sur-Loire est une commune française, située dans le département de la Nièvre en région de Bourgogne.

Géographie[modifier | modifier le code]

Écluse du canal latéral à la Loire près de la Charité-sur-Loire

La ville est située sur la rive droite de la Loire. La superficie de la commune est de 1 578 hectares ; son altitude varie entre 153 et 215 mètres[1].

La commune est implantée à l'ouest de la Nièvre, à 26 km (par la route) de Nevers, dans le canton de La Charité-sur-Loire. Elle est située à 32 km au sud de Cosne-Cours-sur-Loire, son chef-lieu d'arrondissement.

La présence d’un passage à gué dans le lit de la Loire fut probablement à l'origine de la création de la ville. Historiquement située aux limites de la Bourgogne et du Berry, la cité monastique est placée sur l'un des itinéraires des Chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle. La commune est désormais dans la région Bourgogne et le département de la Nièvre, mais limitrophe de la région Centre et du département du Cher, dont elle est séparée par la Loire.

Lieux-dits et écarts[modifier | modifier le code]

Outre l'agglomération, La Charité regroupe quelques hameaux : Les Étiveaux, Gérigny et La Plauderie.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Mesves-sur-Loire Varennes-lès-Narcy Rose des vents
La Chapelle-Montlinard
(Cher)
N Raveau
O    La Charité-sur-Loire    E
S
Argenvières
(Cher)
La Marche

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Voies de communication[modifier | modifier le code]

La commune est traversée par la route D179 et la route N151 qui se raccorde, à l'échangeur no 29 de l'A77, contournant l'agglomération à un peu plus de 2 km à l'est. Cette autoroute double l'itinéraire traditionnel de la célèbre route nationale 7, aujourd'hui déclassée en simple route départementale.

Le canal latéral à la Loire passe à proximité, mais sur la rive gauche de la Loire, sur le territoire de la commune voisine de La Chapelle-Montlinard (département du Cher).

Transports[modifier | modifier le code]

La commune est desservie par la gare ferroviaire du réseau TER Bourgogne située sur la ligne de Moret - Veneux-les-Sablons à Lyon-Perrache.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Logement[modifier | modifier le code]

En 2009, le nombre total de logements dans la commune était de 3 051, alors qu'il était de 2 860 en 1999[Insee 1].

Parmi ces logements, 80,7 % étaient des résidences principales, 4,2 % des résidences secondaires et 15,1 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 59,9 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 39,6 % des appartements[Insee 2].

La proportion des résidences principales, propriétés de leurs occupants était de 55 %, en hausse sensible par rapport à 1999 (52,8 %). La part de logements HLM loués vides était de 16,3 % contre 18 %, leur nombre étant constant 400 contre 424[Insee 3].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Ses habitants sont appelés les Charitois(es)[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire et Antiquité[modifier | modifier le code]

Vers 700 existe une petite bourgade dénommée « Seyr » où un sous-diacre dénommé Lioup fonda une église dédiée à la Vierge et un monastère soumis à la règle de Saint-Basile. Le nom de « La Charité » sera donné ultérieurement, du fait de celle dont les moines faisaient preuve envers les pauvres de passage[3]. La ville est détruite deux fois par les Gascons en 743 et en 771[4].

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Le prieuré de La Charité au Moyen Âge[modifier | modifier le code]

La façade de l'église Notre-Dame
Le chevet de l'église prieurale abbatiale Notre-Dame de La Charité-sur-Loire

La Charité-sur-Loire s'est développée autour d'un prieuré clunisien et de deux églises érigées par les moines en 1059, le tout protégé par des remparts. L'église Notre-Dame, la plus grande d'Europe après celle de l'abbaye de Cluny, est édifiée à partir du XIe siècle. Le prieuré bénédictin devient rapidement l'un des plus beaux, des plus riches et des plus renommés d'Europe[5]. Le pape Pascal II le consacre en 1107[6]. Il compte près de 400 dépendances dans tout le monde chrétien jusqu'aux portes de la Terre Sainte à Constantinople[5]. Aujourd'hui, subsiste le chœur et l'abside du monastère prioral.

58 - La-Charité-sur-Loire 2.jpg

La charte de fondation du prieuré, ainsi que des sources plus récentes, notamment celles d'un moine écrivant au XIIe siècle, exposent les conditions de construction du prieuré : l'évêque d'Auxerre Geoffroy de Champallement offre en 1059 à l'abbé Hugues de Cluny avec l'assentiment du comte de Nevers Guillaume Ier et celui du seigneur donateur de La Marche, les bâtiments d'une église ancienne, ruinée, dédiée à la Vierge Marie, avec les terres qui en dépendent,en un lieu nommé "Neyr".

La naissance du prieuré de La Charité s'inscrit dans un mouvement de réforme monastique inspiré par l'abbaye de Cluny et qui concerna ensuite l'Église catholique tout entière à l'instigation de Léon IX, pape de 1049 à 1054, puis de Grégoire VII, ancien moine de Cluny, pape de 1073 à 1085. La naissance du prieuré de La Charité s'inscrit dans ce mouvement, les clunisiens formant une ecclesia cluniacensis ("église clunisienne") avec à sa tête l'abbaye-mère de Cluny qui essaime dans la région et bien au-delà (Angleterre, Italie, Suisse, péninsule ibérique, Allemagne) abbayes-filles et prieurés.

Au XIIe siècle, La Charité règne sur 45 monastères et 400 dépendances et obédiences en France et dans toute l'Europe.

L'abbé Hugues de Cluny confie la construction du prieuré à Gérard de Cluny, frère convers d'origine nivernaise, moine voyageur et parfois ermite, qui vivait aussi par moments au monastère Saint-Sauveur de Nevers[7]. C'est sous sa direction que sort de terre le prieuré de La Charité dont il confie la direction à Vilencus, premier prieur de la Charité donc ; lui-même se retire au prieuré de Joigny, dont il deviendra prieur, avant toutefois de revenir finir ses jours au prieuré de La Charité ; il est enterré le 6 décembre 1102 derrière le grand autel de l'église prieurale.

Le prieuré de La Charité essaime en Angleterre (après la conquête par Guillaume le Conquérant), au Portugal, près de Constantinople, occupant une position éminente parmi les dépendances de Cluny et justifiant son surnom de « fille aînée de Cluny ». En 1559, le prieuré est victime d'un grave incendie ; l'église prieurale est sommairement réaménagée sous le priorat de Robert de Lenoncourt (1538-1551).

La ville de La Charité au Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Les remparts de La Charité-sur-Loire
En 1081, Philippe-Auguste autorise la création d'une première enceinte qui est renforcée et fortifiée en 1164, qui s'ajoutait à l'enceinte ceinturant le monastère.

En 1365, durant la guerre de Cent Ans, La Charité est assiégée par l’ordre du roi Charles V de France, et mené par Philippe le Hardi duc de Bourgogne, secondé par le connétable Moreau de Fiennes ainsi que des maréchaux Mouton sire de Blainville et Boucicaut et près de 20 000 hommes d’armes. La ville détenue par des navarrais, alliés des anglais à cette époque, dut capituler. La reddition fut totale. La ville rentrait sous l’obéissance du roi de France. Les Français investirent la place et les fortifications furent en partie rasées.

En 1429, Jeanne d'Arc, pour le compte de Charles VII, tente de reprendre la ville contrôlée alors par le capitaine Perrinet Gressard qui la tenait depuis décembre 1423, mais elle échoue en raison des fortifications puissamment érigées qui défendent la ville[8]. Des puissantes murailles de l'époque, il ne subsiste de nos jours que la partie nord soutenue par la "Tour Jeanne d'Arc", la "Tour Perrinet Gressard", grosse tour ronde dénommée aussi "Tour des Espagnols"[9] et une grande tour carrée dite "Tour de Cuffy" reliée à la précédente par un chemin de ronde[10].

Renaissance[modifier | modifier le code]

Le « Vieux pont » sur la Loire à La Charité-sur-Loire

Le Pont de pierre, désormais dénommé « Vieux pont », est construit en 1520 par le prieur Jean de la Magdeleine de Ragny. Ce pont fut remanié au XVIIIe siècle.

Dans les années 1530 et suivantes, la population de la Charité-sur-Loire se convertit au protestantisme, pour être majoritairement huguenote au début des guerres de religion[11]. Lieu de passage stratégique sur la Loire, elle est l’objet de nombreux assauts durant les guerres de religion et la ville connaît alors maintes destructions.

Un gigantesque incendie ravage la cité monastique en 1559. Il détruit la nef de Notre-Dame, l’église Saint-Laurent, les toitures du chœur, la plus grande partie du monastère et deux cents habitations. La ville entre alors dans une période de déclin[12]. En est témoin l'église Notre-Dame elle-même que le prieur Colbert relèvera en 1695 mais avec une nef de quatre travées là où il y en avait dix au Moyen Âge[13].

L’amiral Gaspard de Coligny, un des chefs protestants, s'installe un temps après sa victoire lors de la bataille d'Arnay-le-Duc le 25 juin 1570 contre les armées catholiques du maréchal de Cossé, barrant la route du Midi aux catholiques, ce qui précipite le 8 août 1570 la signature de la paix de Saint-Germain-en-Laye, signée entre le roi Charles IX et l’amiral Gaspard de Coligny, qui octroie aux protestants quatre places fortes : La Rochelle, Cognac, Montauban et La Charité-sur-Loire.

La nouvelle du massacre de la Saint-Barthélemy atteint la ville dès le soir du 24 août 1572. Elle provoque immédiatement une répétition du massacre[14]. En 1576, la ville est reprise par le frère du roi, le duc d’Anjou, presque sans combat[15]. Le 19 avril 1577, Sarra Martinengo, gouverneur de Gien, est tué sous les murs de La Charité-sur-Loire alors qu'il assiégeait les Réformés qui tenaient la ville[16].

Temps modernes[modifier | modifier le code]

Le XVIIe siècle est marqué par la rivalité entre le fastueux conseiller Pierre Payen et Alphonse-Louis du Plessis de Richelieu, frère du cardinal qui se disputent la charge de prieur. La mort de son puissant frère entraine la disgrâce de du Plessis de Richelieu et la victoire de Pierre Payen au terme d'un très long procès[3]. Des prieurs comme Jean de la Magdeleine au XVIe siècle, Jacques-Nicolas Colbert au XVIIe siècle et le cardinal de Bernis au XVIIIe siècle reconstruisent, agrandissent et embellissent les établissements monastiques[8], qui déclinent par contre dans la seconde moitié du XVIIIe siècle : en 1789, seuls 12 moines occupent le monastère.

La Charité-sur-Loire au XVIIe siècle (gravure de Matthäus Merian)
La Charité-sur-Loire au XVIIe siècle (gravure d'Isaac Sylvestre)

La navigation sur la Loire, malgré les difficultés liées entre autres aux nombreux bancs de sable qui encombrent son lit, est très active jusqu'à la construction du canal latéral à la Loire, au gabarit Freycinet, ouvert en 1838. Tout un peuple de mariniers vivait dans les ruelles menant vers la Loire.

Révolution française et Empire[modifier | modifier le code]

La Charité-sur-Loire fut chef-lieu de district de 1790 à 1795. Le 26 août 1793, un décret de la Convention « ordonne de procéder à l'estimation des biens des ci-devant Bénédictins de La Charité-sur-Loire pour y établir une manufacture d'armes et une fonderie de canons »[17]. Par le décret impérial du 25 novembre 1810 sont approuvés et reconnus les statuts des "Sœurs hospitalières" attachées à l'hospice militaire et civil de La Charité-sur-Loire[18].

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

En 1840, Prosper Mérimée sauve le cloître et les deux églises promues à une destruction pour le passage d'une route.

Le XXe siècle

Le 19 juin 1940, en pleine déroute française, les troupes allemandes découvrent, par hasard, à la Charité-sur-Loire, un train abandonné transportant les archives secrètes du Grand quartier général français.

Le monument aux morts de La Charité-sur-Loire porte les noms de 232 soldats morts pour la France pendant les guerres du XXe siècle dont 170 pendant la Première Guerre mondiale, 57 pendant la Seconde Guerre mondiale, 4 pendant la Guerre d'Indochine et 1 pendant la Guerre d'Algérie[19]. Le 20 juin 1940, Léopold Sedar Senghor, alors soldat de deuxième classe d'un régiment de Tirailleurs sénégalais, fit partie des soldats fait prisonniers par les Allemands près du pont de La Charité-sur-Loire[20].

Le 17 août 1986 une tornade de type F3, traverse la ville. Sur sa trajectoire, les dégâts ont été très importants au niveau des habitations et des arbres. Le parcours de la tornade a été d'environ 22 kilomètres pour une largeur de 500 mètres. On[Qui ?] surnommera pendant quelque temps La Charité-sur-Loire comme « la ville aux toits bleus » en raison des bâches pour protéger les toitures arrachées. Une personne a trouvé la mort au cours de cette catastrophe.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

La commune est le chef-lieu du canton et accueille le siège de la communauté de communes du Pays charitois.

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Hôtel de ville
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1952 1971 Boulet Paul RPR maire puis député maire
mai 1912 1940 Marcel Lebœuf Rad. ind. Sénateur
1947 1952 Simonot Fernand   maire
mars 1971 1994 Robert Guillaume PS Sénateur
1994 2001 André Dupis PS  
mars 2001 2014 Gaëtan Gorce PS Sénateur
Ancien député
mars 2014 en cours
(au 10 avril 2014)
Henri Valès S E PS  

Instances judiciaires et administratives[modifier | modifier le code]

La Charité-sur-Loire relève du tribunal d'instance de Nevers, du tribunal de grande instance de Nevers, de la cour d'appel de Bourges, du tribunal pour enfants de Nevers, du conseil de prud'hommes de Nevers, du tribunal de commerce de Nevers, du tribunal administratif de Dijon et de la cour administrative d'appel de Lyon[21].

La commune accueille la brigade de proximité de la circonscription de gendarmerie, une recette-perception des impôts et un bureau de poste.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 5 118 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
3 939 4 222 5 361 4 498 5 086 4 947 5 052 4 947 4 944
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
4 875 5 297 5 212 4 891 5 086 4 826 5 453 5 443 5 339
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
5 147 5 246 5 120 4 791 4 776 4 994 5 505 5 564 5 552
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
5 742 6 194 6 426 6 416 5 686 5 460 5 405 5 366 5 129
2011 - - - - - - - -
5 118 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[22] puis Insee à partir de 2004[23].)
Histogramme de l'évolution démographique


Enseignement[modifier | modifier le code]

La commune est rattachée à l'académie de Dijon. Cette académie fait partie de la zone B pour son calendrier de vacances scolaires.

L'enseignement public du premier degré est assuré dans la commune. L'enseignement secondaire est assuré, dans la commune, par le collège Amenier-Michot puis par les lycées polyvalents Pierre-Gilles-de-Gennes et Simone-Dounon à Cosne-Cours-sur-Loire et le lycée agricole de Nevers-Cosne.

Santé[modifier | modifier le code]

La Charité-sur-Loire accueille un centre d'incendie et secours, ainsi que le centre hospitalier Henri-Dunant[24].

Sports[modifier | modifier le code]

L'US Charitoise Basket (Basket-ball) évolue en Nationale 2 (4e division nationale) en 2013-2014 (Poule D).

Médias[modifier | modifier le code]

Le quotidien régional le Journal du Centre, dans son édition du Val de Loire, consacre quelques pages à l’actualité du canton de La Charité. La commune édite un journal tri-annuel : Le mag.

Dans le domaine des médias audiovisuels, une chaîne de télévision relaie les informations locales : France 3 Bourgogne.

Cultes[modifier | modifier le code]

Culte catholique

La paroisse catholique de La Charité-sur-Loire fait partie du groupement de paroisses du Val de Loire dans le diocèse de Nevers.

Culte protestant évangélique

Une église protestante évangélique du réseau France-Mission, membre du CNEF, est implantée dans la commune[25].

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

En 2011, le revenu fiscal médian par ménage était de 22 832 €, ce qui plaçait La Charité-sur-Loire au 28 117e rang parmi les 31 886 communes de plus de 49 ménages en métropole[26].

En 2009, 53,8 % des foyers fiscaux n'étaient pas imposables[Insee 4].

Emploi[modifier | modifier le code]

En 2009, la population âgée de 15 à 64 ans s'élevait à 2 859 personnes, parmi lesquelles on comptait 65 % d'actifs dont 55,2 % ayant un emploi et 9,8 % de chômeurs[Insee 5].

On comptait 2 900 emplois dans la zone d'emploi, contre 2 774 en 1999. Le nombre d'actifs ayant un emploi résidant dans la zone d'emploi étant de 1 610, l'indicateur de concentration d'emploi est de 41,5 %, ce qui signifie que la zone d'emploi offre un peu moins d'un emploi pour deux habitants actifs[Insee 6].

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

Au 31 décembre 2010, La Charité-sur-Loire comptait 451 établissements : 11 dans l’agriculture-sylviculture-pêche, 40 dans l'industrie, 37 dans la construction, 294 dans le commerce-transports-services divers et 69 étaient relatifs au secteur administratif[Insee 7].

En 2011, 31 entreprises ont été créées à La Charité[Insee 8], dont 24 par des autoentrepreneurs[Insee 9].

Agriculture[modifier | modifier le code]

Le vignoble des "Côtes de La Charité"

Le développement du vignoble fut d'abord le fait des moines du prieuré bénédictin ; le vignoble se développe au XIVe siècle, les « vins parfumés des coteaux nivernais » agrémentant les tables des ducs de Bourgogne et des comtes de Nevers. Le vignoble fut anéanti, comme beaucoup d'autres en France, par le phylloxéra dans la deuxième moitié du XIXe siècle, mais depuis 1980 environ, un vignoble dit des « Côtes de La Charité » est réapparu, planté de cépages typiquement bourguignons comme le Pinot noir pour le rouge et le Chardonnay pour le blanc[27].

Artisanat et industrie[modifier | modifier le code]

  • Constructions mécaniques.

Activités de service[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Les ruines de l'église Saint-Laurent
Le grenier à sel de La Charité-sur-Loire
  • Église prieurale, fille aînée de l'abbaye de Cluny. En 1998, l'église Notre-Dame est déclarée patrimoine de l'UNESCO.
  • Prieuré (en cours d'aménagement).
  • Église Saint-Laurent (ruines).
  • Ville ancienne : pittoresque[Note 3], les rues et ruelles ont conservé leurs noms anciens témoignant de professions et d’activités disparues (Place des pêcheurs, Rue des chapelain, Rue du Grenier à sel, Passage du guichet,..), le nom d’un ancien propriétaire (rue du champ Baratté) ou d’un évènement passé[28].
  • Maison du nain, blottie contre l'église.
  • Grenier à sel.
  • Remparts : le chemin de ronde, qui sépare la tour de Cuffy de la tour Perrinet Gressard, est accessible et permet de profiter d’un magnifique panorama sur la cité médiévale et sur la Loire.
  • Promenade des Anglais.
  • Château de Gérigny[29], construit au XVe siècle sur une motte féodale, présente un corps de logis daté du XVIIIe siècle, remanié au XIXe siècle, entouré de tours d'angle, d'un donjon et d'une tour barbacane avec escalier à vis. Récemment rénové, il est possible d'y louer des chambres d'hôtes.
  • Vieux pont (pont en pierre construit sur la Loire, 1520)[30].
  • Gare de La Charité.
  • Hôtel Le Bon Laboureur (**)

Photos de l'église[modifier | modifier le code]

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Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

La Charité-sur-Loire est une étape du pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle sur la via Lemovicensis, itinéraire culturel du Conseil de l'Europe.

Par son patrimoine historique, la ville adhère à la Fédération des sites clunisiens.

En 2011, la ville s'est vu attribuer le label « Villes et Pays d'art et d'histoire ».

La Charité, ville du livre[modifier | modifier le code]

Au début des années 1990, Christian Valleriaux, libraire à Paris décide de venir s'installer à la Charité. Il crée en 1996 une foire du livre ancien. Ensuite à l'image de ce qui a été fait à Hay-on-Wye au Pays de Galles, l'idée est de faire de la Charité-sur-Loire une cité du livre[30]. Depuis une douzaine de libraires se sont installés dans un centre-ville historique, déserté par les commerces, ainsi que quelques artisans du livre : typographes, enlumineurs, calligraphes, relieurs et éditeurs. Depuis l'an 2000, la Charité se surnomme elle-même la Ville du livre et cité du mot[31]. De nombreuses citations d'écrivains et de personnalités sont peintes sur les façades d'habitations ou de commerces de la ville, ainsi que, devant la gare, la mention : " Je ne suis pas seul, il y a les mots"[32]. Durant l'année, plusieurs événements ou foires du livre sont organisés :

  • Marché du printemps (troisième dimanche d'avril)
  • Salon des artistes et artisans du livre (troisième dimanche de mai)
  • Festival du Mot (suivant les années, entre la fin mai et la mi-juin)
  • Foire aux livres anciens et vieux papiers (troisième dimanche de juillet)
  • Nuit du livre (premier samedi d'août) associant jazz et livres
  • Marché mensuel (tous les troisièmes dimanches du mois de mars à octobre)

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

La ville est récompensée par trois fleurs au palmarès 2007 du concours des villes et villages fleuris[33].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
« D'azur à trois tours d'argent, ajourées et maçonnées de sable, rangées en fasce, surmontées de trois fleurs de lys d'or également en fasce, les tours posées sur une terrasse échiquetée d'argent et de gueules. »

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
  3. Par exemple : le "chemin des 84 marches".

Références[modifier | modifier le code]

Insee[modifier | modifier le code]

  1. LOG T1M - Évolution du nombre de logements par catégorie.
  2. LOG T2 - Catégories et types de logements.
  3. LOG T7 - Résidences principales selon le statut d'occupation.
  4. REV T1 - Impôts sur le revenu des foyers fiscaux.
  5. EMP T1 - Population de 15 à 64 ans par type d'activité.
  6. EMP T5 - Emploi et activité.
  7. CEN T1 - Établissements actifs par secteur d'activité au 31 décembre 2010.
  8. DEN T1 - Créations d'entreprises par secteur d'activité en 2011.
  9. DEN T2 - Créations d'entreprises individuelles par secteur d'activité en 2011.

Autres sources[modifier | modifier le code]

  1. Institut national de l'information géographique et forestière, Répertoire géographique des communes, [lire en ligne].
  2. David Malescourt, « Nièvre > La Charité-sur-Loire (58400) », sur le site habitants.fr (consulté le 2 octobre 2014).
  3. a et b http://architecture.relig.free.fr/charite.htm
  4. http://www.archive.org/stream/neversetmoulinsl00locquoft/neversetmoulinsl00locquoft_djvu.txt
  5. a et b Site Internet de l'Institut national de recherches archéologiques préventives (INRAP) : www.inrap.fr : Rubrique Actualités > Communiqué de presse du 5 mai 2003 - Consulté le 20 novembre 2008.
  6. La venue en France du pape Pascal II en 1107
  7. Coutumier d'Ulrich (1077) et De Miraculis, ouvrage écrit par Pierre le Vénérable, abbé de Cluny entre 1122 et 1157
  8. a et b http://www.ville-la-charite-sur-loire.fr/pics/pdf/historique.pdf
  9. Appelée ainsi en raison de la présence de prisonniers espagnols qui y furent enfermés en 1645 et 1707
  10. http://www.ville-la-charite-sur-loire.fr/ages.htm#
  11. Pierre Miquel, Les Guerres de religion, Paris, Club France Loisirs, 1980 (ISBN 2-7242-0785-8), p. 245
  12. http://www.lacharitesurloire-tourisme.com/IMG/pdf/DP_LaCharitsurLoire.pdf
  13. http://medieval.mrugala.net/Architecture/France,_Nievre,_La_Charite_sur_Loire,_Eglise_Notre-Dame/
  14. Pierre Miquel, Les Guerres de religion, Paris, Club France Loisirs, 1980 (ISBN 2-7242-0785-8), p. 286
  15. Miquel, op. cit. p. 325
  16. E. Saulnier, « Lettres de Sarra Martinengo, gouverneur de Gien en 1568-1569 », citées dans Revue de l'histoire de l'Église de France, 1913, vol. 4, no 21, [lire en ligne]
  17. J.B. Duvergier, Collection complète des lois, décrets, ordonnances, règlemens, avis du Conseil d'État, tome VI, 1834, [lire en ligne]
  18. Encyclopédie théologique, vol. 38, 1862, [lire en ligne]
  19. http://www.memorial-genweb.org/~memorial2/html/fr/resultcommune.php?act=view&insee=58059&pays=France&dpt=58&idsource=26223&table=bp04&lettre=&debut=200
  20. http://www.francophonie.org/Le-Secretaire-general-de-la,28389.html
  21. « Liste des juridictions compétentes pour une commune », sur le site du ministère de la Justice et des libertés (consulté le 3 octobre 2014).
  22. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  23. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011
  24. Fédération hospitalière de France, « Trouver un établissement », sur L'hôpital (consulté le 2 octobre 2014).
  25. « Annuaire des Églises évangéliques », sur le site du CNEF (consulté le 15 octobre 2014).
  26. « Fichier RFDM2011COM : Revenus fiscaux localisés des ménages - Année 2011 » [xls], sur le site de l'Insee (consulté le 3 octobre 2014).
  27. http://www.lacharitesurloire-tourisme.com/spip.php?article21
  28. http://www.lacharitesurloire-tourisme.com/spip.php?article10
  29. http://chateau-de-gerigny.fr
  30. a et b Marianne n° 546 du 6 octobre 2007 « Librairies sur Loire »
  31. « La Charité-sur-Loire, ville du livre, cité du mot » (consulté le 25 septembre 2014)
  32. « Un beau tag à la gare de La Charité-sur-Loire » (consulté le 16 octobre 2014)
  33. Source : Villes et Villages Fleuris

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]