Airbus Group

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Groupe Airbus

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Logo du groupe Airbus

Création 10 juillet 2000
Dates clés 16 juillet 2007 : fin de la direction bicéphale
27 mars 2013 : Désengagement de Lagardère et Daimler
2 janvier 2014 : EADS devient Airbus group
Forme juridique Société néerlandaise faisant appel public à l’épargne (Naamloze vennootschap (en))[1]
Action Euronext : AIR
BMAD : AIR
FWB : AIR
Siège social Drapeau de France Toulouse[2] (France)
Direction Drapeau : Allemagne Tom Enders (PDG)
Drapeau : France Denis Ranque (PCA)
Actionnaires État français 11,99 %
État allemand 10,94 %
État espagnol 4,13 %
Flottant : 72,94 %
au 31 décembre 2013[1]
Activité Aéronautique et spatial, défense
Produits Avions, hélicoptères, missiles, sécurité aux frontières, drones, lanceur Ariane, etc.
Filiales Airbus (100 %)
Airbus Defence and Space (100 %)
Airbus Helicopters (100 %)
MBDA (37,5 %)
Arianespace (26,68 %)
ATR (50 %)
Aerolia (100 %)
Effectif 144 061 (2013)[1]
Site web http://www.airbus-group.com/
Capitalisation 38,4 G€ (4 Décembre 2014)
Fonds propres 10,6 G€ (2010)
Chiffre d’affaires en augmentation 59,2 G€ (2013)[1]
Résultat net en augmentation 1,4 G€ (2013)[1]

Le groupe Airbus (Airbus group) est un groupe industriel européen présent dans le secteur aéronautique et spatial civil et militaire. Créé en 2000 par la France, l’Espagne, les groupes Lagardère SCA et Daimler avec le nom d’European Aeronautic Defence and Space company (EADS), il résulte d’une concentration de la quasi-totalité des constructeurs de ces pays.

Avec plus de 144 000 salariés et un chiffre d’affaires de 59 milliards d’euros en 2013, le groupe est l’un des champions mondiaux du secteur aéronautique, toutes catégories confondues. Ses activités les plus importantes sont la construction d’avions de ligne avec sa filiale Airbus, d’hélicoptères et d’avions militaires. À travers la participation à diverses entreprises, le groupe est engagé dans les lanceurs spatiaux, les satellites artificiels, les missiles, les avions de combat.

Son président exécutif est Thomas Enders, qui a succédé à Louis Gallois en 2012. Depuis 2013, la majorité du capital du groupe est coté en bourse. Le changement de nom date du 2 janvier 2014 et prend place dans un projet global de restructuration et réforme du groupe européen.

Histoire[modifier | modifier le code]

Les premières collaborations européennes[modifier | modifier le code]

Les premières collaborations entre les différentes entreprises aéronautiques européennes débutent en 1958 avec la création de Transport Allianz (Nord-Aviation, Weser Flugzeugbau et Hamburger Flugzeugbau) pour créer l’avion de transport militaire C-160 Transall. En 1962, un accord est signé entre Sud-Aviation et British Aircraft Corporation sur le développement du Concorde. Le 18 décembre 1970, le consortium Airbus est créé par l’Aérospatiale, Messerschmitt-Bölkow-Blohm et VFW-Fokker pour développer et produire l’A300. L’année suivante, l’espagnol Construcciones Aeronauticas SA (CASA) rejoint le consortium, suivi par British Aerospace en 1979 qui participe au développement de l’A310[3],[4].

En 1986, la co-entreprise Eurofighter GmbH est créée entre Messerschmitt-Bölkow-Blohm, British Aerospace, Aeritalia et CASA pour le développement de l’avion de combat éponyme. La France s’est retirée du programme car elle souhaitait un avion utilisable sur un porte-avion, et a lancé le programme Dassault Rafale.

Logo de DaimlerChrysler Aerospace

En 1989, les sociétés allemandes Dornier (groupe Daimler-Benz), Messerschmitt-Bölkow-Blohm, MTU München et Telefunken Systemtechnik fusionnent pour créer Deutsche Aerospace AG (DASA), qui deviendra Daimler-Benz Aerospace AG puis DaimlerChrysler Aerospace AG.

Sur les hélicoptères, l’Aérospatiale et DASA fusionnent leurs filiales pour créer Eurocopter en 1992. Le français Matra coopère avec des industries britanniques sur les missiles (Matra BAe Dynamics en 1996) et les satellites artificiels (Matra Marconi Space). Matra souhaite de plus racheter Thomson-CSF lors de sa privatisation, qui est finalement mariée à Alcatel et Dassault Aviation.

En 1999 Airbus Military Company, filiale d’Airbus et de CASA, est créée pour la préparation de l’offre de l’avion de transport militaire A400M[5].

La création d’un groupe européen[modifier | modifier le code]

En 1997, la fusion des Américains Boeing et McDonnell Douglas, ayant suivi la création de Lockheed Martin, plus important groupe de défense, en 1995, encouragea les Européens à entrer dans la voie des restructurations dans le domaine de la défense[6]. Le 9 décembre 1997, la France, l’Allemagne et le Royaume-Uni publient une déclaration trilatérale demandant à leurs industriels de défense de présenter avant le 31 mars 1998 un projet de regroupement. Un projet complexe est alors présenté, prévoyant la création d’une société intégrée nommée European aerospace and defense company (EADC), qui pourrait en plus être associée à l’italien Finmeccanica et au suédois Saab. Le projet, trop complexe, échoue ; une des raisons est que l’industriel français (Aérospatiale) est public alors que le britannique British Aerospace et l’allemand DASA sont privés[7].

Logo d’Aerospatiale-Matra

En 1999, la société d’État Aérospatiale et la société privée Matra détenue par Lagardère SCA fusionnent. L’État français détient 48 % du capital de la nouvelle société (sa participation résulte d’une sous estimation des actifs de l’Aerospatiale[8]). Lagardère SCA détient 33 % , 17 % des parts étant gérées en bourse et 2 % étant détenues par le personnel du groupe.

En 2000, c’est une fusion British Aerospace-DASA qui est envisagée. Cette opération est contrecarrée par la mise en vente par le groupe General Electric Company de sa filiale Marconi Electronic Systems dont le rachat par British Aerospace donne naissance à BAE Systems. Cette fusion a incité DASA à devenir réceptif à la possibilité de rapprochement avec Aérospatiale[7],[8]

Iberavia Aeronáutica Industrial Hispano Aviación Airbus Defence and Space Construcciones Aeronáuticas S.A. Dornier Flugzeugwerke Flugzeugbau Friedrichshafen Daimler-Benz Daimler-Motoren-Gesellschaft MTU Aero Engines MTU München Entwicklungsgesellschaft für Turbomotoren GmbH MAN Turbomotoren MAN Turbo BMW Triebwerkbau BMW Studienge-sellschaft für Triebwerkbau Telefunken Systemtechnik Allgemeine Elektricitäts-Gesellschaft Daimler Chrysler Aerospace Daimler-Benz Aerospace Deutsche Aerospace Heinkel Vereinigte Flugtechnische Werke Focke-Achgelis Rohrbach Metallflugzeugbau Weser Flugzeugbau Albatros Focke-Wulf Hamburger Flugzeugbau Allgemeine Transportanlagen GmbH Deutsche Flugzeug-Werke Siebelwerke-ATG Siebelwerke Siebel Flugzeugwerke Messerschmitt (entreprise) Bayerische Flugzeugwerke Messerschmitt-Bölkow-Blohm Messerschmitt (entreprise) Bölkow Klemm Premium AEROTEC Junkers Aachener Segelflugzeugbau Aachen Flugzeugbau Siemens Sicherungstechnik Société industrielle pour l'aéronautique Matra SEREB Loire Aviation Chantiers aéro-maritimes de la Seine Lioré et Olivier Société nationale des constructions aéronautiques du sud-ouest Lioré et Olivier Chantiers aéronavals Étienne Romano SPAD Sud-Aviation Potez Société aérienne bordelaise Dyle et Bacalan Bloch Blériot Blériot Aéronautique Airbus Group Société provençale de construction aéronautique SNCASE Daher Socata Morane-Saulnier Société nationale des constructions aéronautiques du Midi Constructions Aéronautiques Émile Dewoitine Société Alphonse Tellier et Cie SNCAO Nieuport (entreprise) Nieuport (entreprise) Société Astra de Constructions Aéronautiques Aérospatiale-Matra Société nationale industrielle aérospatiale Société nationale industrielle aérospatiale Société anonyme des ateliers d’aviation Louis Breguet Société française d'étude et de construction de matériels aéronautiques spéciaux Arsenal de l'aéronautiqfbessoue Société de constructions aéronautiques et navales Marcel Besson A.N.F. Les Mureaux Nord-Aviation Société nationale de constructions aéronautiques du Nord Potez Avions Farman Aeroplanes Hanriot et Cie Aerolia Société nationale de constructions aéronautiques du Centre Société anonyme des ateliers d’aviation Louis Breguet Avions Amiot
Logo d’EADS entre sa création et septembre 2010

European Aeronautic Defence and Space company (EADS) est créée le 10 juillet 2000 par la fusion de DaimlerChrysler Aerospace AG, Aerospatiale-Matra et Construcciones Aeronauticas SA. Son capital est réparti entre DaimlerChrysler, Lagardère SCA, les états français et espagnol un tiers est flottant. Des accords assez complexes entre les différents actionnaires prévoient des dispositions relatives à la composition du conseil d’administration, à des droits spécifiques de l’état français (notamment les reserved et qualified voting matters, c’est-à-dire les sujets devant obligatoirement être soumis à vote, voire être entérinés à une majorité qualifiée, du conseil d’administration) en ce qui concerne certaines décisions stratégiques relatives, notamment, aux missiles balistiques d’EADS. Un système de coprésidence franco-allemande est mis en place : Jean-Luc Lagardère et Manfred Bischoff sont coprésidents du conseil d’administration (ils avaient ces fonctions dans Aérospatiale-Matra et DASA) alors que Philippe Camus (qui était président exécutif d’Aérospatiale-Matra) et Rainer Hertrich (en) sont coprésidents exécutifs[9],[10]. Les présidences des filiales et principales fonctions du groupe sont répartis entre dirigeants français et allemands[11].

De nouvelles entreprises européennes voient le jour :

  • Airbus qui existaient auparavant sous la forme d’un GIE et qui lance à cette occasion l’avion A380[12] ;
  • Astrium (fusion de Matra Marconi Space et de la division spatiale de DASA) ;
  • MBDA (fusion des sociétés Matra BAe Dynamics, Aerospatiale Matra Missiles et Alenia Marconi Systems).

Ces trois sociétés sont codétenue avec BAE et, dans le cas de MBDA, avec Finmeccanica.

En 2001, Jean-Luc Lagardère envisage une fusion avec BAE, mais le projet n’aboutit pas même s’il sera repris régulièrement[7]. BAE revend ses parts d’Astrium et d’Airbus à EADS.

2000-2005 : Les premières années[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Affaire Clearstream 2.

Le 10 juillet 2000, Airbus Group est introduit en bourse au prix de 18,10€.
De 2001 à 2003, Airbus Group subit les crises sanitaires, économiques et terroriste de plein fouet. Les prises de commandes sont au plus bas. A la fin de l'année 2003, seulement 284 appareils seront en commande.
Après la mort de Jean-Luc Lagardère, le 27 février 2003, Jean-Louis Gergorin, directeur de la coordination stratégique d’EADS, a le sentiment qu’il s’agit d’un assassinat orchestre par la mafia russe et des dirigeants de Thomson-CSF (devenue Thales). Il écrit une lettre anonyme au juge Renaud Van Ruymbeke où il dénonce l’ouverture de compte à la chambre de compensation Clearstream par d’anciens dirigeants de Thomson et par Philippe Delmas, adjoint de Noël Forgeard à la direction d’Airbus. Après la présentation de l’Airbus A380 le 18 janvier 2005 en présence de plusieurs chefs de gouvernement, Philippe Delmas est placé en garde à vue. Plus tard le juge se rend compte que les fichiers sont des faux créés par Jean-Louis Gergorin avec l’aide d’Imad Lahoud[13].
En novembre 2004, un rapprochement Thales/EADS est envisagé, mais celui-ci n'aboutira pas.
Le 27 avril 2005 à lieu le premier vol de l'Airbus A380, qui est alors le plus gros avion du monde, et qui ce termine par un succès. Airbus Group rentre alors sur le marché des avions très gros porteurs.

2006-2011 : Crises et changement de gouvernance[modifier | modifier le code]

Succession des dirigeants
Présidents du Conseil d’administration (Chairmen of the Board of Directors)
Présidents exécutifs (Chief executive officer)
Notes
  1. Jean-Luc Lagardère décède le 14 mars 2003
  2. Manfred Bischoff s’est retiré après sa nomination à la présidence du conseil de surveillance de DaimlerChrysler AG
  3. Rüdiger Grube s’est retiré après avoir pris de nouvelles responsabilités.
  4. Arnaud Lagardère s’est retiré après la vente des parts détenues par son groupe.
Logo d’EADS entre septembre 2010 et son changement de nom en décembre 2013.
Louis Gallois fut CEO d’Airbus et co-président exécutif d’EADS de 2006 à 2007. Il fut ensuite président exécutif d’EADS entre 2007 et 2012.
Thomas Enders fut CEO de la division Defence and Security Systems entre 2000 et 2005, puis co-président exécutif d’EADS de 2005 à 2007 et CEO d’Airbus entre 2007 et 2012. Il est président exécutif du groupe Airbus depuis fin 2012.

Les années 2006 et 2007 sont difficiles pour le groupe. En avril 2006, Lagardère et Daimler annoncent leur intention de vendre une partie de leur part de capital. Plus tard, Alcatel, en fusion avec Lucent Technologies et actionnaire de Thales souhaite apporter à cette dernière son activité spatiale (Alcatel Alenia Space). EADS manifeste son intention de créer Airbus de l’espace, en fusionnant sa filiale satellite Astrium avec celle d’Alcatel sous le contrôle de Thales contre une part du capital du groupe de défense. Cette proposition est refusée par les dirigeants d’Alcatel qui cède effectivement son activité qui devient Thales Alenia Space[26] (la prise de participation dans Thales sera à nouveau évoqué en 2008, lorsque Alcatel-Lucent revendra ses parts à Dassault Aviation[27]).

Les résultats pâtissent principalement de trois charges exceptionnelles que sont les provisions pour faire face aux retards de l’avion de transport militaire A400M, celles dues au lancement du long-courrier A350XWB, et aussi celles constituées pour Power8, le plan de redressement d’Airbus. À cela s’est ajouté l’impact de la détérioration de la parité entre le dollar et l’euro[28]. Dans le même temps, Lagardère SCA et des dirigeants du groupe sont soupçonnés par l’Autorité des marchés financiers (AMF) d’avoir caché les difficultés de l’A380 et d’en avoir profité pour revendre leurs parts. L’AMF clos le dossier en 2009, sans prononcer de sanction, puis un procès en correctionnelle a débuté en 2014, avant d’être suspendu en raisons de questions prioritaires de constitutionnalité[29],[30],[31].

Le 16 juillet 2007, le système de direction bicéphale est abandonné, Louis Gallois est le président exécutif. Il met en place la stratégie « Vision 2020 », qui vise notamment à atteindre un meilleur équilibre entre Airbus et les autres divisions du groupe et à augmenter la part de services[32].

Sur l’A400M, l’organisation, trop complexe, est revue le 18 décembre 2008 : Airbus était responsable de 70 % du développement ; Airbus Military Company était le responsable industriel et devait mobiliser les équipes de sa maison-mère, et Military Transport Aircraft devait être responsable de l’assemblage final : Military Transport Aircraft est intégrée dans la division Airbus, qui comprend alors Airbus Commercial et Airbus Military. Le 9 janvier 2009, EADS annonce un retard d’au moins trois ans pour la première livraison, prévu initialement à la fin 2009[5].

Après avoir enregistré un résultat net de 1 572 millions d'€uros au titre de l'année 2008, l'entreprise annonce, en mars 2010, une perte de 768 millions d'€uros au titre de l'année 2009, due principalement à la crise économique et aux difficultés sur l'Airbus A400 et l'Airbus A380[33]. Le groupe sera de nouveau bénéficiaire, au titre de l'année 2010 avec un résultat net de 553 millions d'€uros.

Le 1er décembre 2010, l'avionneur lance l'Airbus A320Neo.

2012-2014 : à la recherche d'une stratégie[modifier | modifier le code]

En mai 2012, Thomas Enders, qui doit prendre la présidence du groupe un mois plus tard, et Ian King, PDG de BAE Systems, demandent à leurs directeurs stratégiques (Marwan Lahoud et Kevin Taylor) de proposer des pistes pour regrouper leurs avions de combat suite à l’échec de la vente en Inde d’Eurofighter Typhoon. Ils reçoivent plusieurs propositions, dont une fusion des deux groupes. BAE Systems est le numéro trois mondial des groupes industriels de défense derrière Lockheed Martin et Boeing, avec un chiffre d’affaires 2011 de 24,2 G€ dont 97 % dans le domaine de la défense, contre 49,1 G€ pour EADS, dont seulement 24 % dans le domaine de la défense. Ce rapprochement aurait ainsi permis un développement des activités de défense et une expansion commerciale vers les États-Unis. Un montage complexe était envisagé, avec une société commune propriétaire de tous les actifs, et contrôlée à 60 % par EADS et à 40 % par BAE Systems. Révélée trop tôt par la presse (le 11 septembre 2012), ces discussions n’ont pu aboutir (la réglementation boursière britannique ne laissait qu’un mois après l’information du public pour finaliser l’accord). Cette discussion s’est heurtée notamment aux intérêts divers des états impliqués[34],[35]. Ainsi, le plan « Vision 2020 » est abandonné, et le groupe va engager plusieurs réformes internes.

Tout d’abord, un changement dans le capital du groupe est décidé par l’accord du 5 décembre 2012, validé par l’assemblée générale extraordinaire du 27 mars 2013. Il se traduit par la sortie de Daimler et de Lagardère SCA, envisagée depuis la création d’EADS. L’état allemand exigeant le maintien d’une parité franco-allemande, la banque publique Kreditanstalt für Wierderaufbau (KfW) rachète une partie des parts de Daimler. Les droits de veto sur les reserved et qualified voting matters du concert antérieur disparaissent, mais les états conservent quelques prérogatives (par exemple l’unanimité de l’assemblée générale d’Astrium pour toutes les questions stratégiques de défense, afin que l’État français ait un regard sur le missile nucléaire M51). Dans le même temps, EADS rachète 15 % de ses titres[36]. En décembre 2013, l'entreprise annonce un carnet de commande, record, de 1 619 appareils[37].

Puis, en 2014 soit quelques mois plus tard, une restructuration importante a lieu : EADS est renommé Airbus group, et regroupe ses activités défense et espace dans une nouvelle division : Airbus Defence and Space. Cette restructuration devrait s’accompagner de 5800 suppressions de postes, bien que ce chiffre pourrait être revu à la baisse. Des filiales sont cédées. Dans le même temps, Eurocopter devient Airbus Helicopters. Le groupe vise une rentabilité opérationnelle de 10 % dès 2015[38],[39],[40],[41].

En juin 2014, Safran et le groupe Airbus annoncent leur volonté de créer une co-entreprise dans le domaine des lanceurs spatiaux, afin de concurrencer l’américain SpaceX. Les deux groupes voudraient à terme reprendre les activités actuellement confiées à Arianespace et au Centre national d'études spatiales[42].

Le 30 septembre 2014, l'Airbus A350 XWB reçoit sa certification permettant de prévoir la livraison du premier appareil vers le 13 décembre 2014.

En chiffres

1999 (Aérospatiale-Matra) 1999 (DASA) 2001[14] 2005[18] 2007[20] 2009[22] 2013[1]
Actionnaires État français[T 1] 48,0 % 15,1 % 14,9 % 15 % 15 % 12 %
État allemand[T 2] 11 %
État espagnol[T 3] 5,5 % 5,5 % 5,4 % 5,4 % 4,1 %
Lagardère[T 4],[T 5] 33,0 % 15,1 % 7 % 7 %
Daimler n/c 30,2 % 24,9 % 22,5 % 22,4 %
Flottant 17,0 % n/c 34,1 % 34,7 % 43,9 % 49,1 % 72,9 %
Données financières[T 6] Chiffre d’affaires (Revenues) (G€) 12,8 9,1 30,8 34,2 39,1 42,8 56,2
Bénéfice avant intérêts et impôts (EBIT) (G€) 0,3 0,6 1,7 2,8 −0,4 −0,3 2,6
Effectifs Salariés 52 387 46 107 102 967 113 210 116 493 119 506 144 061
  1. L’État français est représenté par la société de gestion de participations aéronautiques (SOGEPA)
  2. L’État allemand est représenté notamment par la Kreditanstalt für Wierderaufbau (KfW)
  3. L’État espagnol est représenté par la Sociedad Estatal de Participaciones Industriales (SEPI)
  4. Lagardère est représenté par DESIRADE
  5. DESIRADE et SOGEPA sont représentés par la société de gestion de l'aéronautique, de la défense et de l'espace (SOGEADE)
  6. Les données financières ajustées étant issues des rapports annuels, la comparaison entre les années est difficile. Notamment, les chiffres sont en euros courants et les périmètres de consolidation varient.

Activités[modifier | modifier le code]

Avions civils[modifier | modifier le code]

Le groupe Airbus a une importante activité dans les avions de ligne. La gamme d’Airbus offre des appareils de 107 à 525 places et comprend la famille des mono-couloirs A320 (A318, A319, A320, A321), les long-courriers à fuselage large A330/A340, le très long-courrier à double pont A380 et le futur long-courrier nouvelle génération A350. L’A300, l’A310 et l’A340 ne sont plus produits mais sont encore en service. L’A320, l’A330 et l’A380 sont en production et l’A350 doit entrer en service en 2014. Airbus construit également des avions civils privés ou de fret.

La filiale Avions de transport régional construit des avions turbopropulseurs pouvant transporter de 48 à 74 personnes

Hélicoptères[modifier | modifier le code]

L’activité hélicoptère du groupe Airbus est très variée : elle comprend des engins civils et militaires.

Avions militaires[modifier | modifier le code]

Le groupe est le responsable du programme européen d’avion de transport militaire lourd A400M, fabrique et commercialise des avions dédiés aux missions spéciales, dérivés des plates-formes existantes (par exemple avion de transport et de ravitaillement A330 MRTT).

L'Eurofighter Typhoon est un avion de combat bi-réacteur, ailes delta et plan canard, multi-rôles de quatrième génération. Il a été produit à plus de 700 exemplaires grâce à des contrats exports.

Lanceurs spatiaux et satellites[modifier | modifier le code]

Le groupe Airbus est un des principaux constructeurs mondiaux de satellites de télécommunications (série Eurostar). Il est un des deux chefs de file européens pour la réalisation des satellites scientifiques comme Gaia, des satellites d'observation de la Terre et des sondes spatiales pour le compte de l'Agence spatiale européenne et du CNES. Il est le concepteur et le principal constructeur de la famille de lanceurs Ariane. Il fournit également des services liés à l’espace.

Produits et services les plus notables[modifier | modifier le code]

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Organisation[modifier | modifier le code]

Statut et siège[modifier | modifier le code]

European Aeronautic Defence and Space Company EADS N.V. est une société néerlandaise faisant appel public à l’épargne (Naamloze vennootschap (en)), dont le siège social est situé à Leyde (Pays-Bas). Cet endroit a été choisi à la création du groupe en raison de sa neutralité, et également pour des raisons fiscales[11].

L’entité dont il est question dans cet article est l’ensemble consolidé de toutes les sociétés du groupe (cet ensemble n’ayant pas d’existence juridique à proprement parler).

Le siège opérationnel, longtemps co situé entre Paris et Ottobrunn, dans la banlieue de Munich, est déplacé à Toulouse à partir de 2012[2].

Dirigeants[modifier | modifier le code]

Conseil d'administration[modifier | modifier le code]

Le Conseil d’administration est composé de onze membres au plus, qui sont nommés et révoqués par l’Assemblée générale des actionnaires[43].

Au 1er mars 2014, les membres sont[44] :

Composition du Conseil d’administration
Nom Début de mandat Fin de mandat Fonction principale
Denis Ranque 2013 2016 Président du conseil d’administration
Thomas Enders 2005 réélu en 2013 2016 Président exécutif
Manfred Bischoff 2000 réélu en 2003 2016 Président du Conseil de surveillance de Daimler AG
Ralph D. Crosby 2013 2016 Ancien membre des comités de direction d’EADS N.V. et de Northrop Grumman Corporation
Hans-Peter Keitel 2013 2016 Vice-président de la Fédération des industries allemandes
Hermann-Josef Lamberti 2007 réélu en 2013 2016 Ancien membre du directoire de la Deutsche Bank AG
Anne Lauvergeon 2013 2016 Partenaire d’Efficiency Capital, président-directeur général d’A.L.P.S.A.
Lakshmi N. Mittal 2007 réélu en 2013 2016 Président-directeur général d’ArcelorMittal
Sir John Parker 2007 réélu en 2013 2016 Président d’Anglo American PLC
Michel Pébereau 2007 réélu en 2013 2016 Président honoraire de BNP Paribas
Josep Piqué i Camps 2012 réélu en 2013 2016 Président de Pangea XXI Consultora Internacional
Jean-Claude Trichet 2012 réélu en 2013 2016 Gouverneur honoraire de la Banque de France

Comité exécutif[modifier | modifier le code]

La durée du mandat des membres du Comité exécutif est de cinq ans. Les membres du Comité exécutif sont nommés par le Conseil d’administration sur proposition du Président exécutif[45].

Au 1er mai 2014, les membres sont[46] :

Composition du Comité exécutif
Nom Début de mandat Fin de mandat Fonction principale
Thomas Enders 2012 2017 Président exécutif du groupe Airbus
François Auque 2010 2015 EVP Space Systems, Airbus Defence and Space
Thierry Baril 2012 2017 Directeur des ressources humaines du groupe Airbus et d’Airbus
Jean Botti 2011 2016 Directeur général délégué technologie du groupe Airbus
Fabrice Brégier 2012 2017 Président d’Airbus
Günter Butschek 2012 2017 Directeur général délégué d’Airbus
Guillaume Faury 2013 2018 Président d’Airbus Helicopters
Bernhard Gerwert 2012 2017 Président d’Airbus Defence and Space
Marwan Lahoud 2012 2017 Directeur de la stratégie et du marketing du groupe Airbus
John Leahy 2012 2017 Directeur général délégué d’Airbus chargé des relations commerciales
Sean O’Keefe 2010 2014 Président du groupe Airbus North America
Domingo Ureña-Raso 2009 2014 Directeur d’Airbus Military
Harald Wilhelm 2012 2017 Directeur financier du groupe Airbus et d’Airbus

Divisions et filiales[modifier | modifier le code]

À sa création, le groupe comptait cinq divisions : Airbus, Military Transport Aircraft, Aeronautics, Space et Defense & Civils Systems[9],[14],[15],[16],[17]. En 2005 la division Aeronautics disparaît, Eurocopter devient une division autonome alors que certaines filiales comme ATR deviennent « hors division »[18]. Puis en 2006, la division spatiale prend le nom de sa filiale satellite : Astrium[19],[20].

En 2008, la division Military Transport Aircraft devient Airbus Military et fait partie de la division Airbus[21],[22] et en 2010, la division Defense & Civils Systems devient Cassidian[23],[24],[25]

En 2014, avec les changements de nom et d’actionnariat, les divisions sont les suivantes :

  • Airbus : avions civils
  • Airbus Helicopters : hélicoptères civils et militaires
  • Airbus Defence and Space qui se compose de quatre branches : Military Aircraft (avions militaires), Space Systems (espace), Communication, Intelligence & Security Systems, et Electronics[47].

Les résultats recalculés pour l’année 2013 sont présentés dans le tableau suivant :

Chiffres des divisions du groupe Airbus en 2013[1]
Airbus Airbus Defence and Space Airbus Helicopters
Chiffre d’affaires (Revenues) (G€) 39,8 14,4 6,2
Bénéfice avant intérêts et impôts (EBIT) (G€) 1,5 0,6 0,3

Les filiales de groupe sont :

Dassault Aviation est détenu à 46,32 % par le groupe Airbus. Cette participation est héritée de l'époque où la France souhaitait fusionner la société des Avions Marcel Dassault et la société nationale industrielle aérospatiale : 35,01 % furent acquis par la SOGEPA en 1979. En 1981, l’État acquiert directement 10,75 % de l’entreprise. En 1997, le gouvernement décide de transférer ses parts à l’Aérospatiale afin de renforcer le groupe. Ainsi aujourd’hui le groupe Airbus est actionnaire de Dassault alors que les deux constructeurs sont présentés comme des concurrents, notamment sur les avions de chasse (Eurofigher / Rafale) ; le groupe n’exerce de facto aucun contrôle actionnarial[48]. En 2014, la cession progressive de cette participation est envisagée[49].

Sites les plus importants[modifier | modifier le code]

En octobre 2013, les sites les plus importants du groupe sont[50].

Sites les plus importants en 2013
Site Effectif Division Activité
Drapeau de la France Toulouse et Blagnac 26 090 Airbus, Groupe Airbus, Airbus Defence and Space Siège du groupe, CE[S 1] fuselage et cabine, CE Ailes et mâts de liaison des moteurs, assemblage final des Airbus, intégration de satellites.
Drapeau de l'Allemagne Hambourg 13 060 Airbus, Groupe Airbus CE Fuselage et cabine, CE empennage et fuselage arrière, assemblage final des Airbus,
Drapeau de la France Marignane 9 080 Airbus Helicopters Siège d’Airbus Helicopters, Conception et production d’hélicoptères
Drapeau de l'Allemagne Donauworth 5 645 Airbus Helicopters, Groupe Airbus Production d’hélicoptères
Drapeau de l'Espagne Getafe 5 480 Airbus, Airbus Defence and Space CE empennage et fuselage arrière, conversion des Airbus MRTT, assemblage des Eurofighters. Bureaux d’études A400M.
Drapeau du Royaume-Uni Broughton 5 520 Airbus, Groupe Airbus Fabrication d’ailes
Drapeau de l'Allemagne Manching 3 885 Airbus Defence and Space Assemblage final des Eurofighters destinés à la Luftwaffe
Drapeau de l'Allemagne Brême 5 385 Airbus CE Fuselage et cabine
Drapeau de la France Saint-Nazaire 3 280 Aerolia Fabrication de fuselages
Drapeau du Royaume-Uni Filton 2 950 Airbus, Airbus Defence and Space, Groupe Airbus CE Ailes et mâts de liaison des moteurs
  1. CE : Centre d’excellence d’Airbus

Sociétés concurrentes et parts de marché[modifier | modifier le code]

Compétition Airbus(bleu)-Boeing(rouge) : commandes nettes d'avions 1989-2010
Article détaillé : Concurrence entre Airbus et Boeing.

Fondation d'entreprise[modifier | modifier le code]

La Fondation Airbus Group a été créée sous le nom Fondation EADS par les Business Units du Groupe EADS en septembre 2004. La Fondation d’entreprise Airbus group a pour ambition de contribuer au rapprochement de la recherche publique et privée et s’investit dans la réalisation de projets scientifiques d’excellence. Elle poursuit également une action de mécénat « d’intérêt général » affirmant son engagement sociétal et éthique dans le domaine des sciences, en particulier redonner le goût des sciences aux jeunes, susciter des vocations scientifiques et techniques et encourager la diffusion de la culture scientifique[51].

Mécénat[modifier | modifier le code]

Le groupe Airbus est un sponsor de l'écurie de Formule 1, Caterham F1 Team depuis 2014, mais également des clubs de rugby à XV du Stade toulousain et des Cardiff Blues.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e, f, g, h et i Rapport annuel 2013
  2. a et b Véronique Guillermard, « EADS : Tom Enders veut un seul siège social à Toulouse », sur www.lefigaro.fr,‎ 15 juin 2012
  3. « History / The narrative / First order, first flight (1970-1972) », sur www.airbus.com
  4. « History / The narrative / Technology leaders (1977-1979) », sur www.airbus.com
  5. a et b Jean-Pierre Masseret et Jacques Gautier, L'Airbus militaire A400M sur le « chemin critique » de l'Europe de la défense : Rapport d'information, fait au nom de la commission des Affaires étrangères, de la Défense et des Forces armées et de la commission des finances du Sénat français,‎ 2009, 96 p. (lire en ligne)
  6. (en) Andrea Rothman, « Europe Defense Firms Feel Pressure to Unite », The Seattle Times,‎ 1997-06-15 (lire en ligne)
  7. a, b et c Dominique Gallois, « EADS - BAE : Toute ressemblance avec des personnes ou des situations ayant déjà existé… », Le Monde,‎ 10 octobre 2012 (lire en ligne)
  8. a et b Cour des comptes, Les faiblesses de l’État actionnaire d’entreprises industrielles de défense (rapport public thématique),‎ avril 2013 (lire en ligne), chap IV ; I - A- Des conditions initiales peu favorables à la défense des intérêts patrimoniaux de l’État
  9. a, b, c et d « Rapport annuel 2000 », sur www.eads.com
  10. Cour des comptes, Les faiblesses de l’État actionnaire d’entreprises industrielles de défense (rapport public thématique),‎ avril 2013, chap IV ; I - B - Un dispositif de contrôle actionnarial qui s’est rapidement révélé inadapté
  11. a et b Michel Barabel, Gaël Le Boulch et Olivier Meier, « Le management interculturel au sein du groupe EADS (2004-2005) », dans Olivier Meier, Management interculturel, Paris, Dunod,‎ 2013 (ISBN 978-2-10-058746-9)
  12. Anne-Marie Rocco, « Airbus devient une société privée et lance son avion gros porteur, l'A3XX », Le Monde,‎ 23 juin 2000
  13. Gilles Gaetner et Jean-Marie Pontaut, « Les coulisses d’une affaire d’État », L’Express,‎ 13 décembre 2004 (lire en ligne)
  14. a, b, c et d Rapport annuel 2001
  15. a, b et c Rapport annuel 2002
  16. a, b et c Rapport annuel 2003
  17. a, b et c Rapport annuel 2004
  18. a, b, c et d Rapport annuel 2005
  19. a, b, c et d Rapport annuel 2006
  20. a, b, c et d Rapport annuel 2007
  21. a, b et c Rapport annuel 2008
  22. a, b, c et d Rapport annuel 2009
  23. a, b et c Rapport annuel 2010
  24. a, b et c Rapport annuel 2011
  25. a, b, c et d Rapport annuel 2012
  26. Guy Dutheil et Anne Michel, « L'alliance Thales-Alcatel, une gifle pour EADS », Libération ,‎ 6 avril 2006
  27. Cour des comptes, Les faiblesses de l’État actionnaire d’entreprises industrielles de défense (rapport public thématique),‎ avril 2013, chap III - II ; 2008 : le partage du contrôle actionnarial de Thales avec Dassault
  28. Dominique Gallois, « Malgré des ventes record, EADS dans le rouge », Le Monde,‎ 12 mars 2008
  29. Claire Gatinois et Dominique Gallois, « Lagardère SCA est rattrapé par « l'affaire EADS » », Le Monde,‎ 30 janvier 2011
  30. Guy Dutheil et Anne Michel, « L’affaire des délits d’initiés présumés chez EADS sera jugée en correctionnelle », Le Monde,‎ 3 décembre 2013
  31. « Affaire EADS : le procès ajourné », sur www.lesechos.fr,‎ 3 octobre 2014
  32. Dominique Gallois, « EADS veut être moins dépendant de l'aviation civile », Le Monde,‎ 12 janvier 2008
  33. L'A400M a plombé les résultats 2009 d'EADS
  34. Dominique Gallois, Guy Dutheil, Frédéric Lemaître et Marc Roche, « EADS-BAE : récit d’une négociation au pas de charge jusqu’à l’échec », Le Monde,‎ 10 octobre 2012 (lire en ligne)
  35. Cour des comptes, Les faiblesses de l’État actionnaire d’entreprises industrielles de défense (rapport public thématique),‎ avril 2013, chap IV ; II - L’échec du projet de rapprochement EADS - BritishAerospace
  36. Cour des comptes, Les faiblesses de l’État actionnaire d’entreprises industrielles de défense (rapport public thématique),‎ avril 2013, chap IV ; III - Le rééquilibrage actionnarial : l’accord du 5 décembre 2012
  37. Airbus établit de nouveaux records de commandes et de livraisons, et affiche un carnet de commandes jamais atteint
  38. Michel Cabirol, « Pourquoi EADS va s'appeler Airbus le 1er juillet 2014 », sur www.latribune.fr,‎ 31 juillet 2013
  39. « EADS concentre ses forces autour d'Airbus », sur www.challenges.fr,‎ 4 octobre 2013
  40. Guy Dutheil, « Airbus pourrait revoir à la baisse son plan de restructuration », sur lemonde.fr,‎ 16 juillet 2014
  41. Véronique Guillermard, « Airbus engage un plan de cessions dans le militaire et le spatial », sur www.lefigaro.fr,‎ 17 septembre 2014
  42. Michel Cabirol, « Airbus et Safran lancent une OPA sur les activités spatiales de l'Etat », sur www.latribune.fr,‎ 17 juin 2014
  43. « Conseil d’Administration », sur www.eads.com (consulté le 10 octobre 2012)
  44. « Composition du conseil d’administration », sur www.airbus-group.com (consulté le 28 juin 2014)
  45. « Comité exécutif », sur www.eads.com (consulté le 10 octobre 2012)
  46. « Comité exécutif, membres », sur www.eads.com (consulté le 28 juin 2014)
  47. – December 9, 2013.html « Announcement – December 9, 2013 », sur www.airbus-group.com,‎ 9 décembre 2013
  48. Cour des comptes, Les faiblesses de l’État actionnaire d’entreprises industrielles de défense (rapport public thématique),‎ avril 2013, chap III ; I - La perte progressive de tout contrôle actionnarial de l’État sur Dassault-Aviation
  49. Vincent Lamigeon, « Pourquoi l'alliance entre Airbus et Dassault prend fin », sur www.challenges.fr
  50. « EADS Active Workforce Backgrounder », sur www.airbus-group.com,‎ 9 décembre 2013
  51. http://fondation.airbus-group.com/ Site officiel de la Fondation d'entreprise Airbus Group