Léon Cladel

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Léon Cladel

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Autres noms Léon Alpinien Cladel
Naissance 13 mars 1834
Montauban
Décès 21 juillet 1892 (à 58 ans)
Sèvres
Langue d'écriture Français
Genres Roman, conte, nouvelle

Œuvres principales

  • Les Martyrs ridicules, roman parisien
  • Ompdrailles, le Tombeau des lutteurs
  • Juive-errante

Léon Cladel (1834[réf. nécessaire] - 1892), est un romancier et nouvelliste français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Léon Alpinien Cladel est issu d'une famille catholique d'artisans et d'agriculteurs du Quercy. Son père, Pierre Cladel, était bourrelier, métier fort prisé et rentable à l'époque. Ce dernier habitait à Lafrançaise au Moulin de Lalande sur la route de Lauzerte. Après un grand nombre de procès, il finit ruiné et ne laisse à son fils que le mobilier du Moulin et un appartement à Montauban. Le reste de ses biens est vendu pour éponger ses dettes.

Léon Cladel monte à Paris à l'âge de vingt ans. Homme de lettres, il se construit une solide réputation de romancier naturaliste dont la matière principale était le peuple. Il aimait d'ailleurs mettre en avant ses origines paysannes quercynoises. Il se fit connaître dans un cercle restreint par son premier roman, Les Martyrs ridicules, préfacé par Charles Baudelaire.

Puis il retourna vivre dans son Quercy natal, où il écrivit sur la vie des paysans. Il réside et écrit à Montauban, quartier de la Villenouvelle, qui devient plus tard un lieu de séjour d'été pour sa famille. Revenu à Paris, Léon Cladel publia les deux romans qui sont généralement considérés comme ses meilleures œuvres, Le Bouscassié (1869) et La Fête votive de Saint-Bartholomée Porte-Glaive (1872).

Portrait par Félix Bracquemond

Léon Cladel a vécu de près la période de la Commune (mars 1871-mai 1871). S'il n'y joue pas un rôle prépondérant, il manque cependant d'être fusillé comme suspect par les hommes de Thiers. Cette période de la Commune est présente dans un grand nombre de ses œuvres : Trois fois maudites (1876) - qui lui vaut un séjour en prison - Les Va-nu-pieds (1883), Revanche (1887), Urbains et Ruraux (1890). Mais son œuvre majeure sur la période est I.N.R.I (1887). Dans ce roman, il tente de réhabiliter la Commune.

Le 14 novembre 1871, il épouse, à Paris, une jeune musicienne de confession juive : Julia Mullem. Tous les deux non pratiquants, ils vont marquer leurs origines à travers les prénoms donnés à leurs cinq enfants : Judith-Jeanne, Sarah-Marianne, Rachel-Louise, Eve-Rose, Pierrine-Esther, Saül-Alpinien. Cependant, l'éducation que recevront ces enfants sera laïque et républicaine.

L'ensemble de son œuvre connaît un réel succès en France et en Belgique. D'ailleurs, il adhère à l'Académie Goncourt dès sa création avec des auteurs comme Alphonse Daudet, Zola

Sa descendance va confirmer les talents artistiques de la famille Cladel. Sa fille Judith va se lancer à son tour dans une carrière littéraire. Elle a écrit une biographie de son père. Son fils Saül-Alpinien va entrer comme élève dans l'atelier de Rodin et deviendra sculpteur spécialisé dans les monuments aux morts après la Première Guerre mondiale. La statue du monument aux morts de Lafrançaise est son œuvre. Enfin, une petite-fille de Léon Cladel, Dominique Rolin est un écrivain belge célèbre.

De tempérament colérique et de santé fragile, Léon Cladel meurt à Sèvres, à côté de Paris, en 1892 à l'âge de 58 ans. Contemporain et ami du sculpteur Antoine Bourdelle, il acceptera avant sa mort de servir de modèle pour la réalisation d'un buste. Il est inhumé au cimetière du Père-Lachaise (52e division)[1].

Aujourd'hui, six rues portent son nom, situées respectivement à Lafrançaise, Montauban, Moissac, Limoges, Sèvres et Paris 2e (depuis 1897).

Œuvres[modifier | modifier le code]

  • Les Martyrs ridicules, roman parisien (1862) Texte en ligne
  • Le Bouscassié (1869) Texte en ligne
  • La Fête votive de Saint-Bartholomée Porte-Glaive (1872) Texte en ligne
  • Les Va-nu-pieds : Mon ami le Sergent de ville : Achille & Patrocle, Le Nommé Qouael, Les Aurentys, Eral le dompteur, L'Enterrement d'un Ilote, Un Noctambule, La Citoyenne Isidore, Nâzi, L'Hercule, Montauban-Tu-Ne-Le-Sauras-Pas, Revanche ! (éd. Richard Lesclide, 1873)[2]
  • Bonshommes (1876) Texte en ligne
  • L'Homme de la Croix-aux-Bœufs (1878) Texte en ligne
  • Ompdrailles, le Tombeau des lutteurs[3] (1879) Texte en ligne
  • Petits Cahiers : Un revenant, Paul-des-Blés, L'Ancêtre, Trois fois maudite, Chez ceux qui furent, Madame la générale à la jambe de bois, Du Pain ou la Mort, Au Point-du-Jour ? Bêtes et Gens (1879).
  • Crête-Rouge (1880)
  • Par-devant notaire (1880)
  • N'a-qu'un-œil (1882-1886) Texte en ligne
  • L'Amour romantique : Confession d'une Mondaine, Huit jours dans les nuages, Aux Amours éternelles (1882)
  • Le Deuxième Mystère de l'Incarnation (1883) Texte en ligne
  • Pierre Patient (1883) Texte en ligne
  • Urbains et ruraux (1884)
  • Héros et pantins (1885) Texte en ligne
  • Quelques sires (1885) Texte en ligne
  • Léon Cladel et sa kyrielle de chiens (1885) (inspiré par l'œuvre du peintre animalier Joseph Stevens).
  • Mi-diable (1886) Texte en ligne
  • Titi Foÿssac IV, dit la République et la Chrétienté (1886) Texte en ligne
  • Gueux de marque (1887)
  • Raca (1888)
  • Kerkadec, garde-barrière (1888)
  • Effigies d'inconnus, feuilles volantes (1888) Texte en ligne
  • Seize morceaux de littérature (1889) Texte en ligne
  • L'Ancien, drame en 1 acte, en vers, Paris, Théâtre-Libre, 2 mai 1889
Œuvres posthumes
  • Juive-errante (1897) Texte en ligne
  • INRI (1931 ; 1997)
  • Poésies de Léon Cladel (1936)

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Judith Cladel, La Vie de Léon Cladel, suivie de Léon Cladel en Belgique, par Edmond Picard, A. Lemerre, Paris, 1905.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Paul Bauer, Deux siècles d'histoire au Père Lachaise, Mémoire et Documents,‎ 2006 (ISBN 978-2914611480), p. 205
  2. Affiche publicitaire du livre, en ligne.
  3. Il existe une édition illustrée de 16 eaux fortes signées Rodolphe Julian (selon Gérard Oberlé in Lire, décembre 2013, p. 105).

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