Saint-Sébastien (Espagne)

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Saint-Sébastien
Donostia (eu)
San Sebastián (es)
Blason de Saint-Sébastien
Héraldique
Drapeau de Saint-Sébastien
Drapeau
 
Vue de la Kontxa.
Pintxos. Mairie de Saint-Sébastien.
Pont Maria Cristina. Palais Kursaal.
Fronton Anoeta Atano III. Peigne de vent.
Différents monuments de la ville.
Administration
Pays Drapeau de l'Espagne Espagne
Communauté autonome Pays basque Pays basque
Province Guipuscoa Guipuscoa
Comarque Donostialdea
District judic. Saint-Sébastien (Municipalité)
Budget 466 978 310 € [1] (2008)
Maire
Mandat
Juan Karlos Izagirre (Bildu)
2011-2015
Code postal 20.001 à 20.018
Distance de Madrid 473 km
Démographie
Gentilé Donostiarra (eu, es) / Easonense (es)
Population 186 500 hab. (2013)
Densité 3 063 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 19′ 17″ N 1° 59′ 08″ O / 43.321389, -1.985556 ()43° 19′ 17″ Nord 1° 59′ 08″ Ouest / 43.321389, -1.985556 ()  
Altitude 6 m
Superficie 6 089 ha = 60,89 km2
Rivière(s) l'Urumea
Bordée par Mer Cantabrique
Divers
Saint patron saint Sébastien (20 janvier)
Localisation

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Saint-Sébastien
Liens
Site web donostia.org

Saint-Sébastien, officiellement Donostia en basque et San Sebastián en espagnol, est une ville du nord de l'Espagne, capitale de la province du Guipuscoa, dans la Communauté autonome basque. Elle est siège du diocèse de Saint-Sébastien et de la province maritime de Saint-Sébastien.

Baignée par les eaux de la mer Cantabrique, à l'embouchure de la rivière Urumea, elle doit une grande partie de sa célébrité à sa rade, la baie de la Concha, encadrée par deux éminences rocheuses, les monts Igeldo et Urgull, véritables balcons naturels d'où on appréhende une grande partie de la cité, l'océan et les paysages vallonnés des environs. La ville compte sur la présence de nombreux monuments (cathédrale du Bon Pasteur, basilique Sainte-Marie, palais de Miramar, pont María Cristina, arènes d'Atocha, place de la Constitution et rues pittoresques du centre historique), musées (musée des sciences, de la chasse à la baleine, musée Chillida-Leku) et d'un aquarium. Le palais Kursaal, édifié en 1999, est caractéristique de l'architecture contemporaine.

Importante place militaire et base navale au Moyen Âge, la ville est détruite à plusieurs reprises par des incendies au cours de son histoire. Le dernier d'entre eux, consécutif à la guerre d'indépendance en 1813, est à l'origine d'un grand projet de reconstruction urbaine mené au cours du XIXe siècle. Les murailles qui enserraient la ville sont détruites en 1863, permettant l'édification de quartiers modernes (ensanches), tel le quartier d'Amara. À partir de 1885, la reine régente Marie-Christine prend l'habitude de venir en villégiature à Saint-Sébastien, suivie par sa cour, puis par la bourgeoisie. La ville devient une station balnéaire réputée, et ne tarde pas à être surnommée « La perle du Cantabrique », nom qui est passé à la postérité.

Forte d'une population de 186 122 habitants (2011), au sein d'une aire urbaine de 436 500 habitants (2010), c'est une ville universitaire et un pôle économique majeur, centré notamment sur le tourisme et les activités commerciales. Elle accueille chaque année depuis 1953 le Festival international du film de Saint-Sébastien, de renommée internationale, et le Festival de Jazz de Saint-Sébastien depuis 1966. En 2016, la ville sera capitale européenne de la culture, avec Wroclaw[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

Cartographie de Saint-Sébastien, commandée par Philippe IV en 1622

Les origines de Saint-Sébastien nous sont inconnues. Le document le plus ancien (considéré comme faux par la majorité des historiens) la mentionne en l'an 1014. Il est en revanche plus certain qu'au XIIe siècle, Sanche VI de Navarre, dit le Sage, aurait mis le monastère de Saint-Sébastien entre les mains de l'abbé de Leyre et de l'évêque de Pampelune. Ce document sera confirmé, en 1201, par le roi Pierre Ier [3]. Les premières nouvelles écrites de Saint-Sébastien font référence à un monastère, situé dans le quartier qui encore aujourd'hui est appelé Saint-Sébastien l'Antiguo. Ce lieu a été primitivement connu, selon quelques historiens, comme Izurum. Saint-Sébastien apparaît étymologiquement de l'évolution du mot Donebastian (Done (Santo), et de Sebastian). Ce roi accorda le For de Saint Sébastien (ensemble de lois particulières à la province), qui marquera le début chronologique de l’histoire de la ville.

Aux XIe et XIIe siècles, le monastère de Saint-Sébastien l'Antiguo, de même que son centre spirituel, faisaient partie de la vie sociale naissante et administrative de la population de cette zone, qui, avec le temps, passant par divers avatars qui auront lieu postérieurement, ne sera pas cristallisé dans cette commune.

Saint-Sébastien a été fondée vers 1180 par Sanche VI de Navarre, roi de Navarre. Il naît pour être port maritime de Navarre, et initialement accomplit sa mission comme tel. Le Guipuscoa à partir de l'année 1200 demandera la vassalité du roi castillan Alfonse VIII[4], ennemi de Sanche le Fort [5]. Pour les commerçants de Saint-Sébastien ce changement sera positif, puisqu'il passe d'un état de petit port d'un petit état en décadence (Navarre), condamné à tomber sous la domination française, à servir de sortie vers la mer a une monarchie castillane, beaucoup plus grande, plus riche et en pleine expansion.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Parc et palais d'Aiete

Les rois de Castille compteront en 1248 pour la première fois avec les forces navales de Saint-Sébastien, qu'ils prendront part en immobilisant l'escadron des Maures et le pont de Triana, qui a abouti à la reddition de la ville de Séville.

Alphonse VIII accordera les juridictions et entamera la longue série de privilèges accordés à Saint-Sébastien, visant à maintenir l'un trafic navarrais vif et d'autre part une situation privilégiée des commerçants donostiars sur le marché castillan.

Cette prospérité permettra à la ville, alors construite principalement en bois (y compris en charpenterie de marine réemployée) de se relever des multiples incendies dont elle souffrira à partir de 1266 (elle aura brûlé complètement six fois en deux siècles).

La guerre de Cent Ans, la guerre des Bandes [6] et l'évolution de la Navarre en direction française pour raisons dynastiques ont apporté pour Saint-Sébastien, dans la seconde moitié du XIVe siècle, une conséquence grave, le déplacement des principales lignes de trafic vers Bilbao, en remplaçant Saint-Sébastien comme centre du trafic commercial.

En janvier 1489 un nouvel incendie réduit une fois de plus la ville en cendres. Cet événement malheureux a eu comme conséquence la construction de ville en pierre. Cet incendie sera le dernier de l'époque médiévale de Saint-Sébastien.

À partir du dernier quart du XVe siècle, Saint-Sébastien, d'un empire marchand, deviendra, par sa situation stratégique, place militaire, et son port principal, Pasaia, passera de celui essentiellement commercial, à accomplir les fonctions de base navale.

Place militaire[modifier | modifier le code]

Place de la Constitution

Après la catastrophe de 1489, plus qu'une reconstruction de ville, il faut parler d'un nouveau mode de vie de la collectivité donostiarra. Pasaia, accueillera de base navale de l'Escadron cantabrique, force maritime qui maintiendra pendant des siècles (jusqu'au XIXe siècle) la lutte contre les escadrons français, néerlandais et britanniques.

Ce nouveau rôle de Saint-Sébastien comme forteresse, chargée de freiner les attaques des français, donnera lieu à ce que la ville prenne de nouveaux chemins, par lesquels elle a gagné les titres nobiliaires et de Loyauté.

Dans la période entre les Rois Catholiques et Philippe V, trois cent années approximativement, la ville souffrira de nombreux emplacements.

Cet état de guerre permanent suppose pour Saint-Sébastien une forte altération de son économie, motivé par les frais dans les fortifications, le maintien de la garnison, et la chute continue du commerce maritime, qui, à partir de 1573, est aggravé encore plus, parce que Séville acquerra le monopole des transactions avec l'Amérique.

Après deux siècles passés à accomplir héroïquement sa mission de guerre, Philippe IV d'Espagne, en 1662, lui accorde le titre de villa [7]. Jusqu'à sa fondation il y avait seulement de petites zones résidentielles dans le quartier de l'Antiguo (vieux quartier), dans la vieille partie et dans la vallée de l'Urumea, en entreprenant jusqu'au XVe siècle un lent processus de croissance.

En 1719, la ville est prise par une forte armée française et le maréchal de Berwick. La citadelle est prise le 17 août[8]. Il a été trouvé une ville faible dans ses fortifications, et une petite garnison en pénurie de vivres et de munitions. La ville a été occupée par une garnison de deux mille soldats français, jusqu'au 25 août 1721, date à laquelle elle a été évacuée à la suite de la paix de La Haye.

Plano de Ensanche de Cortázar, initié à la seconde moitié du XIXe siècle et terminé en 1913, un siècle après la construction de la cité en 1813

Pendant la guerre d'indépendance, Saint-Sébastien a été occupée en 1808 par les troupes napoléoniennes. Joseph Bonaparte [9] souverain de l'Espagne, est entré le 9 juin à Saint-Sébastien, en parcourant la rue Narrica, dans laquelle toutes les fenêtres étaient restées fermées. En juin 1813 les alliés, les troupes anglo-portugaises, sous le commandement direct de Sir Thomas Graham et du généralissime Duc de Wellington ont assiégé la ville. Après plusieurs jours de bombardement intense provocant un élargissement de la brèche (les troupes françaises étaient entrées par cette dernière en 1719 ), on a entamé l'opération d'assaut formée par une colonne de volontaires, appelés les desperados. Un incendie fortuit et l'explosion d'une réserve de munitions ont provoqué une panique chez les Français. Événement dont profiteront les assaillants, en obligeant les troupes françaises à se replier vers le château, où ils capituleront le 8 septembre.

Le pillage des alliés pendant la récupération de la ville a duré six jour et demi, en sauvant de l'incendie seulement les deux paroisses et trente-cinq maisons, situées dans la rue Trinidad, qui pour un tel motif porte actuellement le nom de 31 de Agosto/Abuztuaren 31. Ces maisons n'ont pas été brûlées parce qu'elles servaient de logement pour les fonctionnaires britanniques et portugais, tandis qu'ils entamaient l'attaque au château.

La ville fut pionnière pour la pêche à la baleine, avec d'autres ports de la côte, et son activité s'étendit bientôt à d'autres secteurs, comme l'industrie et le commerce. Ville fortifiée jusqu'en 1863. Elle fut ravagée à douze reprises par des incendies jusqu'à cette date. Le dernier d'entre eux, ayant eu lieu en 1813, pendant la guerre d'Indépendance. Les survivants se réunirent à Zubieta et décidèrent de reconstruire la ville.

Saint-Sébastien semble avoir été la première ville espagnole fortement touchée par la pandémie grippale de 1918, dite grippe espagnole due au virus H1N1. Il est possible que sa situation (baie très fermée, dans laquelle se déversait les égouts) et le passage de touristes venant de diverses régions d'Europe, voire venant se reposer après être passé sur le front, aient pu favoriser la diffusion de l'épidémie.

XXe siècle[modifier | modifier le code]

Après la guerre, les notables de la ville se réunirent à Zubieta et décidèrent de reconstruire Saint-Sébastien.

La division du royaume d'Espagne en 52 provinces fixa la capitale du Guipuscoa à Saint-Sébastien. Jusque-là la capitale était alternativement Saint-Sébastien, Tolosa, Azpeitia et Azkoitia, selon le lieu où se réunissaient les Juntes et où résidait le corrégidor, représentant du roi dans la province. Après un nouveau transfert à Tolosa, en 1854, il est déclaré à Saint-Sébastien comme importante pour la province. On décide le retrait des douanes à l'Èbre et la fermeture de Saint-Sébastien comme port habilité pour le commerce avec l'Amérique.

Dans la province s'opposent les carlistes et les libéraux, ces derniers partisans de la Constitution. Les deux partis défendaient les juridictions, mais de manière différente. Saint-Sébastien optera pour le libéralisme, contrairement aux campagnes de la province.

En 1863, après un débat intense, les murs qui limitaient le développement de la ville, sont démolis. Le 4 mai, aux accords d'une marche expressément réalisée pour l'événement, la première pierre est retirée, mise en pièces, puis distribuée entre les hôtes du premier rang.

Saint-Sébastien change d'orientation. Terminée son étape comme forteresse, se mettra à accomplir la fonction de capitale de la province, en commençant son expansion reflétée dans le Plan Antonio Cortázar pour la nouvelle ville.

Belle époque[modifier | modifier le code]

Reine Marie-Christine
Fontaine Wallace à Saint-Sébastien
Vue du port de Saint-Sébastien en 1890, avec la Baie de la Concha au fond

Au décès du roi Alphonse XII d'Espagne, en 1885, sa veuve la reine régente Marie-Christine emmène tous les étés la cour à Saint-Sébastien, résidant dans le Palais Miramar. Le maire de Saint-Sébastien, en reconnaissance, la nomme maire honorifique de la ville. Par la suite, déjà en plein développement de l’Ensanche Cortázar, qu'il dotera la ville de son actuel attrait architectural, la construction du casino en 1887 augmente le nombre d'estivants. Les bâtiments remarquables de la ville sont tous de cette époque — indépendamment de ceux de la vieille ville —, comme la cathédrale du Buen Pastor ou Artzain Ona de Saint-Sébastien, l’Escuela de Artes et Oficios (actuel siège de la poste) et l’Instituto Peñaflorida (occupé ensuite par l’Escuela d'Ingenieros Industriales et de nos jours par le Centre Cultural Koldo Mitxelena), le palais Miramar, le théâtre Victoria Eugenia, l'hôtel María Cristina, les villas du Paseo de Francia ou Frantziako pasealekua ou la gare du Nord, ainsi que le reste des bâtiments du Secteur romantique (roman ?), tous avec un style français marqué, qui a donné du charme à Saint-Sébastien et son surnom de « petit Paris » ou « Paris du Sud ».

La Première Guerre mondiale fait de Saint-Sébastien une des villes les plus cosmopolites d'Europe[réf. nécessaire]. Dans son Casino se retrouvent toutes les personnalités de la vie européenne : Mata Hari, Léon Trotski, Maurice Ravel, Romanones, Pastora Imperio, des toreros renommés, des banquiers, etc. À la Belle Époque, Saint-Sébastien reçoit la compagnie française d'opérette, les ballets russes, des chanteurs d'opéra et beaucoup d'autres artistes célèbres.

En 1930, la ville accueille une réunion de républicains, qu'on a appelé l'accord de Saint-Sébastien, qui aura un impact important dans l'avènement postérieur de la IIe République [10], le 14 avril 1931. De fait, le premier gouvernement républicain sera formé, dans une grande mesure, par le noyau de politiciens participant à l'« accord ». L'élection de la capitale donostiarra a été due, d'une part, à la proximité de la ville avec la République française et au fait que Saint-Sébastien était la capitale estivale de la Cour. Fernando Sasiain, hôte du Pacte, sera le maire de Saint-Sébastien pendant la République.

Franquisme[modifier | modifier le code]

Peu après le début de la Guerre civile espagnole, le 13 septembre 1936, Saint-Sébastien tombe, sans sérieux combat, entre les mains des nationalistes. Le franquisme maintiendra à Saint-Sébastien le rôle de ville capitale de la villégiature. Franco [11] résidera le mois d'août depuis 1940 à 1975 dans le palais d'Aiete, acheté par la mairie et offert au chef de l'État. Pendant cette période ont lieu dans cet édifice les conseils des ministres. Dans le même édifice, se prononcera la déclaration intégrale sur la paix au Pays basque, le 17 octobre 2011 lors de la conférence internationale de paix de Aiete.

En 1953, et à l'initiative d'un groupe de commerçants de la ville, naît le Festival de Saint-Sébastien, avec le double objectif d'élargir les vacances dans la capitale donostiarra et de restituer à Saint-Sébastien l'activité culturelle et le glamour perdus depuis la Guerre Civile. Le succès de la première édition au régime franquiste a eu vent de l'événement, qui gagnera progressivement du poids et prestige jusqu'à se transformer un des événements culturels des plus importants et avec une plus grande projection extérieure de l'Espagne. Il sera l'un des meilleurs festivals de cinéma au monde, la scène de quelques premières cinématographiques historiques et le point de rencontre de bonne partie des plus importantes étoiles du septième art.

Développement moderne[modifier | modifier le code]

Vue aérienne de Saint-Sébastien. On observe la ligne de cote de près de 10 km, et la baie de la Concha et la plage de Zurriola

En 1955 on a entamé le second et plus important processus d'extension de la ville, dans ce qu'on a appelé Amara Berri, en donnant lieu à un quartier du même nom (faisant allusion aux marais qu'il y avait dans ce terrain avant sa construction). Un des premiers pas dans la construction de l'extension a été le transfert de l' Ecole des Arts et Métiers et Commerce, située dans le centre, à des écoles reconstruites, ainsi que de celui de lInstitut Peñaflorida, en l'appelant Institut Usandizaga pour sa section féminine. On peut considérer que le processus de consolidation du quartier d'Amara a fini en 1993, avec la construction du stade d'Anoeta et de la rénovation totale de la ville sportive (située à Amara).

Après les deux extensions la ville a consolidé son axe principal, qui continue de se développer bien qu'à un rythme beaucoup plus lent. Aujourd'hui les priorités de la ville sont l'amélioration des infrastructures (promotion de l'aéroport, meilleures communications ferroviaires, amélioration des routes), la régénération des quartiers de la périphérie, le maintien et le renforcement du tourisme, la principale source de recettes, et la lutte contre l'ETA et la violence urbaine, que la ville a punie avec intensité. La croissance urbaine prétend être combinée avec les soins de l'environnement, la lutte à l'échelle municipale contre le changement climatique et l'aptitude à soutenir des opérations prolongées. Fruit des efforts effectués dans cette direction, en 2008 Saint-Sébastien a été récompensé par la Fédération espagnole de Communes et Provinces [12] comme la ville la plus soutenable de l'Espagne [13].

Après le décès de Franco, en 1975, la gestion a été donnée à un conseil présidé par le socialiste Ramón Jáuregui chargé de diriger les institutions municipales jusqu'aux premières élections municipales de la démocratie, en 1979. Dans ces élections le Parti nationaliste basque est arrivé en tête, et Jesus María Alkain a été choisi comme premier maire de la nouvelle étape démocratique. Il sera remplacé en 1983, par Ramón Labayen, du PNB, qui à son tour sera remplacé par le nationaliste Xabier Albistur, d'Eusko Alkartasuna, en 1987. Saint-Sébastien a tourné progressivement vers la gauche et vers les positions libérales qui l'avaient caractérisée jusqu'à l'arrivée de la dictature, en occupant la mairie en 1991 par le socialiste Odón Elorza, du Parti socialiste du Pays basque, appartenant au PSOE. Elorza a occupé la mairie en 1991 bien qu'étant le candidat de la troisième force électorale et grâce à l'appui du PNV et du Parti populaire. Le 23 janvier 1995, la veille des élections municipales de mai, le groupe terroriste ETA assassine l'adjoint au maire, Gregorio Ordoñez, candidat du Parti populaire. Ordoñez avait amélioré progressivement ses résultats électoraux dans la Communauté autonome basque, en obtenant la majorité aux élections au Parlement européen en juin 1994. Après son assassinat, le candidat du Parti socialiste d'Euskadi, Elorza fut réélu, et occupe le poste de maire de la ville jusqu'en 2011, lorsque la coalition de la gauche abertzale Bildu l'emporte.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Saint-Sébastien a diverses dénominations :

  • La dénomination officielle de la ville est Donostia en langue basque et San Sebastián en langue espagnole depuis décembre 2011. Entre 1980 et 2011 la dénomination composée Donostia-San Sebastián était utilisée [14].
  • Le nom officiel de la ville en castillan (espagnol) est San Sebastián. Son origine est due à un monastère consacré à saint Sébastien qui se trouvait dans l'actuelle situation du quartier de l'Antiguo. Ce nom a été le nom officiel de la ville jusqu'en 1980. Bien que ce ne soit probablement pas la dénomination la plus utilisée par ses habitants dans l'utilisation coloquiale[15] le long de de son histoire, il est le nom le plus connu internationalement et duquel dérivent les dénominations de la ville dans d'autres langues. Ainsi, la dénomination habituelle en français est Saint-Sébastien. En castillan on abrège généralement avec Sn, SS (manières correctes), (SS étaient les lettres des plaques minéralogiques des automobiles enregistrées dans leur province jusqu'à ce qu'on ait changé le système en 2000).
  • Donostia est le nom officiel de la ville en basque. Ce nom viendrait de Done (« saint » en langue basque) + Sebastian (en allusion au martyr Sébastien). À l'heure actuelle on explique cette dénomination au moyen des transitions suivantes[16] :
    • «... el nombre vasco de San Sebastián, cuya evolución aproximada habrá sido « Donasa(b)astiai, Donasastia, Donastia, Donostia ».
    • « … le nom basque de Saint-Sébastien, dont l'évolution approximative aura été « Donasa (b)astiai, Donasastia, Donastia, Donostia » (ibidem).

Donostia n'a pas été une dénomination officielle, même s'il en dérive du gentilé des habitants de la ville (donostiarras) tant en espagnol qu'en basque. Cette dénomination est peu usitée en espagnol, les hispanophones préférant la variante Donosti.

  • Donosti : variante de Donostia. Comme le « a » final des mots en basque correspond en fait à un article défini, il est souvent élidé lorsque l'on se réfère à des substantifs indéfinis, comme dans des noms de peuples et de villes. Toutefois, pour certains substantifs, le « a » final est considéré comme intégré au nom, et c'est le cas pour Donostia. C'est pourquoi, en principe il est incorrect de l'éliminer. L'appellation Donosti, quoique très habituelle, est donc incorrecte.
  • Sanse: surnom populaire et affectueux qui n'est autre qu'une abréviation de San Sebastián (il existe également la version française Sainsé).
  • La Belle Easo ou Easo : c'est une dénomination apparue par la croyance dans les siècles passés que l'ancienne ville romaine Oiasso ou d'Easo se trouvait dans le lieu du Saint-Sébastien moderne. Le gentilé « easonense » (en espagnol) utilisé comme variante cultivée de donostiarra et aujourd'hui en désuétude, dérivait de cette croyance. Des découvertes archéologiques récentes confirment que l'ancienne Oiasso se trouvait à Irun et non à Saint-Sébastien. Comme héritage du nom Easo, le code IATA de l'aéroport de Saint-Sébastien est EAS.
  • Irutxulo ou Hirutxulo : signifie « trois trous » en basque et c'est le nom que les pêcheurs donnaient à Saint-Sébastien, puisque depuis la mer la ville était vue comme trois entrées ou trous : celui formé entre le mont Igeldo et l'île de Santa Clara, celui situé entre l'île de Santa Clara et le mont Urgull et celui situé entre Urgull et le mont Ulía.
Vers 1840, la baie n'est pas encore urbanisée, mais l'armée y est présente

Géographie[modifier | modifier le code]

La ville est située sur la côte basque espagnole entre le port industriel de Pasaia et la ville d'Orio, à 20 km de la France et à 38 km de la ville de Biarritz, sur les bords de la mer Cantabrique. Elle possède plusieurs plages (la plus connue étant celle de la Concha, dans la baie homonyme) et un petit port à l'abri du mont Urgull. Elle possède en outre d'autres monts, tant promontoires côtiers comme dans les terres à l'intérieur, le plus haut, Urdaburu (602 m)[17], dans un enclave éponyme. Bien que le relief soit accidenté on trouve quelques zones planes d'une certaine ampleur dans les vallées, plaines où se concentre une bonne partie du noyau urbain.

Elle s'étend à l'embouchure du fleuve Urumea, autour d'une baie dominée par les monts Igeldo, Urgull et Ulia, et fermée en partie par l'île de Santa Clara.

Plages[modifier | modifier le code]

La plage d'Ondarreta vue depuis le mont Igeldo
Vue de la plage de Zurriola depuis Sagues, avec le Kursaal au fond

La ville est composée de trois plages urbaines : Ondarreta, plage de la Concha et Zurriola, les deux premières situées dans la Baie de la Concha et la troisième de l'autre côté de la rivière Urumea. Les trois sont comprises dans un même système de gestion environnementale, qui essaye de garantir une utilisation soutenable de ces dernières[18].

  • La Concha : c'est une des plages urbaines des plus célèbres d'Espagne. Elle a une longueur de 1 350 m et une largeur moyenne de 40 m. De même que les autres deux plages, son sable est fin. Elle possède 38 douches, locations d'abris et chaises plage ainsi que des douches et vestiaires. Proche de cette plage il y a un parking (parking Kontxa). Sur les bords de la plage on trouve la station thermale de la Perla, l'ancienne Maison royale des Thermes (Casa Real de Baños) et le Club nautique royal (Real Club Náutico), bâtiments qui, avec la célèbre grille longeant la plage, les élégants réverbères, deux grandes horloges du début du siècle et le Palais de Miramar (Palacio de Miramar), qui ferme par l'ouest, forment une plage élégante et singulière[19].
  • Ondarreta : située entre le palais de Miramar (Palacio de Miramar) et le mont Igeldo, elle est la plus petite des trois plages. D'allure plus informelle que La Concha, il s'agit d'une plage de coupe moins urbaine. Dans la promenade qui la touche il y a des jardins dans lesquels on peut trouver une statue en honneur à la reine María Cristina. Elle a une longueur de 600 m [20]
  • Zuriola : avec une longueur de 800 m c'est la plage la plus ouverte à la mer et avec montée subite plus forte, de sorte qu'elle se soit transformé par la fréquentation par les jeunes et les surfeurs. En 1994 on a mené à bien une restructuration de la plage, jusqu'à alors pratiquement inutilisable, avec la construction d'une digue qui a réduit le danger des eaux et avec l'amélioration générale de la qualité du sable et de l'eau. La pratique du naturisme y est autorisée depuis 2004[21].

Outre ces trois plages, on utilise aussi la petite plage qui se forme dans l'île de Santa Clara, à laquelle peut accéder en bateau les mois d'été[22], ou à la nage, car à elle est 500 m de celle d'Ondarreta en marée basse.

Climat[modifier | modifier le code]

Diagramme climatique de Saint-Sébastien

Saint-Sébastien, qui possède un climat océanique, est une des villes les plus pluvieuses d'Espagne (voir le Diagramme climatique). Les pluies sont abondantes à toutes les saisons de l'année, particulièrement en automne, les problèmes d'approvisionnement d'eau étant inexistants. En 2007, Saint-Sébastien a été la ville avec la plus forte pluviométrie d'Espagne, avec 1 536 1 millimètres, données dont dispose l'Institut national de la statistique, repris dans son annuaire statistique. Les précipitations de neige sont faibles (une par an) et le nombre de jours de gelée varie généralement entre cinq et dix par an. Les galernes sont relativement habituelles. Début d'octobre, les marées aux vagues importantes et subites sont fréquents ce que les Donostiar (gentilé de Saint-Sébastien) appellent mareas vivas/marea biziak.

Les températures sont douces et tempérées (avec une moyenne de 15 °C), bien que les mois de juin à septembre la grande quantité d'humidité (située autour de 65-70 % la plupart des jours de l'année) provoque des sensations thermiques d'une plus grande chaleur. Les jours ou souffle le vent du sud (qui provoque l'effet de foehn) élève ces températures jusqu'à 20 °C en plein hiver et jusqu'à 37-38 °C en été, en diminuant considérablement l'humidité (bien que cette situation en été ne dure généralement que quelques jours ou quelques heures, interrompu avec un changement de vent de NW, qui provient du golfe de Gascogne. Ce phénomène est la « galerne » et est accompagné d'une diminution brutale des températures et, occasionnellement accompagné de nuages, orages ou brouillards marins).

En situation d'arrivée d'air froid en provenance d'Europe, Saint-Sébastien est une des premières villes à subir le froid et c'est généralement la capitale côtière espagnole la plus touchée vue sa proximité avec la France. Ceci est dû au fait que les vents n'ont pas de parcours maritime et par conséquent ils sont moins tempérés que dans d'autres villes, raison pour laquelle il n'est pas rare de voir la plage de la Concha couverte de neige. Les températures extrêmes de Saint-Sébastien sont de 40º et de -13 °C, toutes les deux prises dans l'aéroport (situé à Fontarrabie).

Températures moyennes, absolues et des précipitations à Saint-Sébastien (aéroport de Fontarrabie) :

Paramètres climatiques moyens de Saint-Sébastien (aéroport)
Mois Jan. Fév. Mars Avril Mai Juin Juil. Août Sept. Oct. Nov. Déc. Annuelle
Température maximale moyenne (°C) 13 14 15 17 20 22 25 25 24 20 16 14
19
Température minimale moyenne (°C) 4 5 6 8 11 14 16 17 14 11 7 5
10
Température maximale absolue (°C) 25 29 29 32 37 40 40 40 38 33 28 26
Température minimale absolue(°C) -12 -13 -5 -1 3 5 7 8 4 0 -6 -9
Précipitations (mm) 148 124 124 153 130 94 92 112 115 155 170 146
1565
Source : Agencia Estatal de Meteorología

Mairie[modifier | modifier le code]

Mairie de Saint-Sébastien, ancien casino construit en 1887, vue depuis les jardins d'Alderdi Eder. s'est converti en mairie en 1946

La mairie de Saint-Sébastien est l'institution qui dirige la ville de Saint-Sébastien. Ses dépendances sont situées dans l'ancien casino de la ville, avec la baie de la Concha.

Édifice[modifier | modifier le code]

Le bâtiment a été construit en 1887 dans les jardins d'Alderdi-Eder de Saint-Sébastien. La reine Marie-Christine de Teschen a son inauguration. Il est proche au Club nautique royal (Real Club Náutico). Le casino a fermé avec l'interdiction du jeu en 1924.

Le 14 avril 1928 on est arrivé à un accord pour ouvrir dans ce bâtiment le Centre d'Attraction et de Tourisme (Centro Atracción et de Turismo). Plus tard il sera transféré à un bâtiment annexe de l'Hôtel María Cristina.

Le 20 janvier 1945 on a transféré la mairie à ce bâtiment. Les architectes Aldai et Arizmendi ont modifié le projet initial en 1943 et ont transformé l'ancien casino en mairie. Jusqu'alors elle se trouvait (casa consistorial en espagnol) à la Place de la Constitution (Plaza de la Constitución/Konstituzio plaza) dans le vieux quartier (Parte Vieja'/Parte Zaharra), actuel siège la bibliothèque municipale (Biblioteca Municipal/Udal liburutegia).

Administration[modifier | modifier le code]

Après une brève période, de septembre 1978 à avril 1979, où la ville a été dirigée par une commission exécutive provisoire (Comisión gestora) présidée par Ramón Jáuregui puis Iñaki Alkiza, les premières élections municipales de l'après-franquisme organisées en 1979 ont vu la victoire du PNB dont le leader Jesus María Alkain accèda à la mairie [23],[24]. En 1983, ce parti a obtenu de nouveau sa majorité, cette fois en la personne de Ramón Labayen. En 1987, Xabier Albistur d'Eusko Alkartasuna a été élu avec la majorité puis, en 1991, Odón Elorza est devenu le premier maire socialiste de la ville grâce à l'aide du Parti populaire, bien que Eusko Alkartasuna ait obtenu le plus grand nombre de sièges. Le PSOE occupe la mairie depuis lors, et à partir de 1999 avec la majorité des suffrages et des sièges.

En mai 2007, les socialistes ont obtenu 11 sièges sur les 27 du Conseil municipal, soit trois de moins que la majorité absolue. Le Parti populaire avec 6 élus est devenu la deuxième force politique cependant que le PNV en obtenait 5, EB-Aralar (coalition entre Ezker Batua et Aralar) 3 et EA 2 élus. Pour diriger la ville, une coalition regroupant le PSE-EE/PSOE, EB-Aralar et Alternatiba a été formée[25],[26].

Enfin, les élections municipales du 22 mai 2011, marquées partout en Espagne par une lourde défaite des socialistes, ont vu la victoire de Bildu, nouvelle alliance indépendantiste basque qui regroupe EA, Alternatiba et des indépendants, qui a obtenu 8 sièges. Les socialistes sont arrivés en deuxième position avec 7 sièges, suivis du Parti populaire et du PNV qui obtiennent chacun 6 sièges.

Maires de Saint-Sébastien depuis les élections municipales de 1979
Période Maire Parti politique
1979-1983 Jesús María Alkain EAJ/PNV
1983-1987 Ramón Labayen EAJ/PNV
1987-1991 Xabier Albistur EA
1991-2011 Odón Elorza PSE-EE-PSOE
2011- Juan Karlos Izagirre Bildu

Composition du Conseil municipal de Saint-Sébastien depuis les élections de 1979

Partis ou coalitions Mandatures
1979-1983 1983-1987 1987-1991 1991-1995 1995-1999 1999-2003 2003-2007 2007-2011 2011-2015
Parti nationaliste basque (EAJ-PNV) 9 10 3 4 3 7 9 5 6
Herri Batasuna (HB)
Euskal Herritarrok (EH)
6 5 6 5 4 5 - -
Coordination indépendante
Coalition populaire
Parti populaire
5 3 2 5 7 6 7 6 6
Parti socialiste du Pays basque-PSOE (PSE-PSOE) /
Parti socialiste du Pays basque-Gauche basque-PSOE (PSE-EE)
4 7 5 5 7 9 10 11 7
Euskadiko Ezkerra (EE) 3 2 4 2 - - - - -
Eusko Alkartasuna (EA) - - 7 6 5 -
(coalition
avec le PNV)
-
(coalition
avec le PNV)
2 -
(intégré
dans Bildu)
Parti communiste basque (EPK-PCE) / Ezker Batua Berdeak (EBB) 0 0 0 0 1 0 1 0 0
Aralar - - - - - - 0 3 -
Bildu - - - - - - - - 8

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune fait partie de l'Eurocité basque Bayonne - San Sebastián.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique de Saint-Sébastien (1900-2007)

La population a crû de manière progressive tout au long du XXe siècle. Entre 1900 et 1930 la croissance a été régulière, doublant en à peine 35 ans (1930 de 1965). Cette hausse dans la croissance démographique atténuée par une plus petite croissance à partir de la décennie 1970, a été réduite pour la première fois dans le siècle à la fin des années 1980, à la suite de la chute généralisée de la natalité dans tout le pays[27].

La croissance actuelle de la population est lente, bien que le phénomène de l'immigration, encore naissante dans la ville (les immigrants, en 2006, arrivent à 5 % des « empadronados » (?), selon la Sociedad de Fomento de l'Ayuntamiento de Saint-Sébastien), peut influencer une hausse de la croissance démographique. Selon les dernières données, au 1er janvier 2006, la population totale est de 183 308 habitants, dont 97 192 sont des femmes (53 %) et 86 116 hommes (47 %)[28].

Quartiers[modifier | modifier le code]

Le pont María Cristina, avec la gare du nord
Le quartier de Zubieta
Les façades de la rue Reina Regente, face au théâtre Victoria Eugenia
  • Aiete: quartier éminemment résidentiel situé dans une petite montagne dans le centre de la ville. Dans ce quartier on trouve le Palais d'Aiete (dans le parc d'Aiete) et le Palai Arbaizenea. Dans la zone de Miramon, qui est contiguë la commune de Hernani, on trouve le parc technologique de Saint-Sébastien.
  • Altza: c'est le quartier le plus densément peuplé de la ville. D'origine rurale, il a eu une grande croissance durant les années 1960 étant donné l'immigration. Il a été intégré à Saint-Sébastien comme quartier en 1939. Son noyau de population plus importante est la zone de Herrera, qui est contiguë la commune de Pasaia.
  • Amara Berri ou Amara Nuevo: principal quartier résidentiel de la ville, a été construit par une extension vers la décennie 1960. Au sud de ce quartier on trouve la ville sportive d'Anoeta, qui inclut le stade d'Anoeta (Real Sociedad de Fútbol)
  • Amara Zaharra ou Amara Viejo: quartier apparu à la fin du XIXe siècle avec le développement du chemin de fer. Les habitants de ce quartier présentent une moyenne d'âge parmi les plus élevée de la ville. Il est délimité par la calle Easo à l'est, el paseo de aldapeta au nord et par le paseo de Aiete à l'est.
  • Antiguo : dans ce quartier est apparu le premier habitat humain de la ville. Initialement peuplé par des travailleurs, il accomplit aujourd'hui des fonctions de quartier résidentiel, ainsi que de logement touristique dans sa zone la plus proche de la baie de la Concha.
  • Añorga: quartier situé dans la périphérie de Saint-Sébastien, à mi-chemin de la commune de Lasarte. Il est séparé du noyau urbain et les communications avec ce dernier sont problématiques étant donné la route n-1.
  • Ategorrieta-Ulia : quartier résidentiel composé de villas seigneuriales, occupées par l'arrivée d'une population de la ville.
  • Bidebieta : il s'agit de d'un des quartiers les plus nouveaux de la ville. Limitrophe avec Pasaia, il fait l'objet de diverses réformes structurelles destinées à améliorer leur qualité de vie et de services.
  • Erdialdea ou Centro : il naît vers le milieu du XIXe siècle (après la démolition des remparts en 1864) et est le fruit de la fusion de deux projets signés par les architectes Cortázar et Saracibar. On a d'abord pris le plan général et ensuite le Boulevard de union entre la Partie Vieille et le nouvel Ensanche. Sur ce premier projet on a effectué de nombreuses variations (comme la place du Buen Pastor/Artzain Ona (Bon berger), pour construire à la nouvelle église du même nom. La rue Prim, la rue Easo), etc. Dans cette zone le centre de la ville est au « le km 0 » des routes du Guipuscoa (dans le croisement de l'Avenue de la Liberté, une des rues les plus importantes de la ville et son centre économique, avec la rue Hernani). Son plan octogonal ou le quadrilatère sont typiques du Art nouveau, qui organise les bâtiments dans quadrilatères et rues perpendiculaires. De fait, on considère que le centre de Saint-Sébastien est comparable, en termes architectural, avec celui de Barcelone, Bilbao ou Paris. Le centre de Saint-Sébastien est délimité par la plage au nord-ouest, par la rue Easo à l'ouest, par le parc Araba au sud, par le fleuve Urumea à l'est et au nord par la mer.
  • Egia: séparé du centre de la ville par les voies du chemin de fer, se trouve le parc de Cristina Enea et le cimetière de Polloe. L'ancien terrain de football d'Atotxa était situé dans ce quartier.
  • Gros: quartier avec beaucoup d'activité commerciale situé dans le bord est de la rivière Urumea. L'extension de la plage de Gros (Zurriola) et la création du palais des congrès et de l'auditorium Kursaal l'ont revitalisé économiquement et socialement.
  • Herrera: Quartier situé à 3 km de Saint-Sébastien sur la N-1.
  • Ibaeta: zone en expansion, tant pour l'utilisation industrielle que de logements. Dans ce quartier se trouve le terrain universitaire de l'Université du Pays Basque et le terrain technologique (Tecnun) de l'Université de Navarre.
  • Igeldo : Municipalité sécessionée en 2013 et éloigné du noyau urbain et situé sur le mont éponyme. Un autobus urbain régulier le relie au centre de la ville. Sur ses flancs existe un parc d'attractions du même nom, construit au début du XXe siècle. Depuis le sommet de ce quartier on a une vue complète de la baie.
  • Intxaurrondo : divisé en parties vieille et nouvelle, il concentre une grande partie de la population donostiarra.
  • Loiola : dans ce quartier on trouve la Caserne Militaire. Les rivages de la rivière Urumea à la hauteur de Loyola se trouvent en processus de construction d'une extension de leur noyau résidentiel.
  • Martutene : quartier où on trouve la prison éponyme. Est, avec Loiola, objet de travaux et d'améliorations.
  • Miraconcha : le cadre privilégié dans lequel il se trouve (face à la baie de la Concha) a conditionné sa configuration, depuis la fin du XIXe siècle, comme une zone résidentielle de luxe. Elle est occupée, pour la plupart, par des petits palais entourés d'espaces verts. Sa création répond à la demande de résidence secondaire de qualité de la population en villégiature à ces dates à Saint-Sébastien et de ses classes nobiliaires. Dans cette zone on trouve le Palacio Municipal de Miramar, ancien palais royal.
  • Miramon: en étant contigu à la commune d'Hernani, dans ce quartier se situe le Parque Técnológico de Saint-Sébastien.
  • Parte Zaharra ou Parte Vieja: c'est le second quartier le plus ancien de la ville après l'Antiguo et où se situe le port de pêche. Selon une ancienne tradition, ses habitants se divisent joxemaritar (ceux nés avec l'église de Santa Maria) et koxkero (ceux nés avec l'église de San Bizente). Depuis ce quartier on a accès au mont Urgull.
  • Riberas de Loiola: contigu aux quartiers de Loiola et d'Amara, c'est un quartier qui se trouve actuellement en construction.
  • Zubieta: ce quartier est divisé entre les territoires municipaux de Saint-Sébastien et d'Usurbil. Ici se trouvent les installations sportives de la Real Sociedad de Football, ainsi que l'hippodrome de Saint-Sébastien.

Enclaves[modifier | modifier le code]

Saint-Sébastien possède trois enclaves :

Outre des propres enclaves, la mairie de Saint-Sébastien possède la propriété d'Artikutza, située en territoire navarrais, dans le territoire municipal de Goizueta. Là se trouve un barrage (Ibérica est le point le plus pluvieux de la péninsule) et il a une grande valeur écologique. Sa surface, de 37 km2 (équivalent a plus de la moitié du territoire municipal de Saint-Sébastien).

Économie[modifier | modifier le code]

Vue de la plage de La Concha depuis les jardins de Alderdi Eder
Sur l'avenue de la Liberté, 20 agences bancaires ont leurs sièges

Malgré certaines incursions dans le monde de la banque dans la seconde moitié du XIXe siècle, avec la création du Banco de San Sebastián (qui deviendra plus tard la Banque d'Espagne) ou Banco de guipuzcoano [29], la ville ne brillera pas par son activité bancaire, mais le fera dans le secteur du tourisme. L'élection de la ville comme lieu de repos et de vacances par la Maison Royale (Casa Real) espagnole a été la catalyseuse du développement de l'activité touristique et de sa configuration conséquente architecturale francisée à partir de la démolition des remparts qui limitaient l'expansion de la ville. Quelques organismes ont été déjà créés au début du XXe siècle pour attirer le tourisme, parmi eux citons la Sociedad de Fomento de Saint-Sébastien, créée sur l'initiative privée pour la construction d'un hôtel de luxe (l'hôtel María Cristina) et d'un théâtre (Théâtre Victoria Eugenia). Aujourd'hui encore, le tourisme est la principale activité économique de Saint-Sébastien, qui suit la même stratégie d'attraction des touristes au moyen de publicités comme les festivals d'été.

Le secteur du commerce est aussi important, une constante le long de l'histoire de la ville. L'activité commerciale est intense dans le Centre, surtout dans l'avenue de la Liberté, la plus grande de Saint-Sébastien et avec une grande concentration d'organismes bancaires et commerces d'importance. Les commerces familiaux du centre sont relégués, progressivement, par de grandes multinationales, dont un possédant plusieurs locaux dans la ville. La proximité avec la France attire de nombreux visiteurs, qui remplissent les commerces et les grandes surfaces locales. Dans ces dernières années il se réfère, dans la ville il en existe quatre, une dans le quartier d'Amara, deux dans le centre et une quatrième, la plus grande, située entre les quartiers Altza et d'Intxaurrondo. En tout cas, le phénomène des grandes surfaces a été tardif, puisqu'on n'a ouvert la première de celles-ci qu'en 1996.

L'industrie, pour sa part, a peu de présence dans la ville et se concentre d'autres points de la province du Guipuscoa.

Transports[modifier | modifier le code]

Transport urbain[modifier | modifier le code]

Tramway de la Compañía del Tranvía de San Sebastián, première en Espagne à électrifier tous ses services de tram, sur le pont de María Cristina en 1905

Le bidegorri (« chemin rouge » en basque, car c'est la couleur de la voie), est un des moyens de transport le plus utilisé par les donostiar. Le réseau de pistes cyclables de Saint-Sébastien dépasse les 25 kilomètres, la proportion de mètres de piste par habitant la plus importante d'Espagne (136,2 mètres/habitant)[30]. Il est prévu d'étendre ce réseau jusqu'à atteindre une extension suffisante pour pouvoir parcourir toute la ville en bicyclette. Le projet n'a pas eu un accueil unanime : certains se félicitent de ce projet, mais d'autres le critiquent parce qu'il compliquera le stationnement dans la ville et pensent que cela générera des conflits avec les piétons. Tout est déjà fait pour décourager la circulation automobile en centre-ville : nombreuses rues piétonnières, parking en surface de plus en plus réduit, interdiction (sauf Dimanche) d'y stationner plus de 2h par 24h pour le même véhicule (identifié par son immatriculation), contrôles fréquents, nombreux parkings souterrains, mais très chers (plus de 20 euros la journée).

Les autobus urbains sont le principal moyen de transport public municipal de Saint-Sébastien. Ce service est en place, depuis 1886, la Compañía du Tranvía de Saint-Sébastien, propriété municipale, choisie la meilleure entreprise de transport urbain de voyageurs de l'Espagne en 2006[31]. L'utilisation de l'autobus urbain par habitant est le plus haut d'Espagne, en donnant en 2005 un indice de 145.36 voyages par habitant et année[31]. Elle dispose de 21 lignes qui comprennent toute la ville, plus un service spécial au polygone industriel d'Igara, quatre lignes de minibus et un service de taxi bus pour les hauts quartiers auxquels ne peuvent atteindre les autobus conventionnels, ainsi que six lignes nocturnes les vendredi et samedis jusqu'à l'aube ainsi que des lignes de renforcement.

Un funiculaire relie le quartier d'Ondarreta au mont Igeldo.

Transport inter-urbain[modifier | modifier le code]

Train de la Renfe pénétrant en gare du Nord (Saint-Sébastien)
Gare du « Topo » de Euskotren à Lugaritz, (Antiguo)

On accède à la ville par la route, autoroutes et autovias suivantes:

D'autres routes d'accès à la ville sont :

Pour arriver à Saint-Sébastien il existe de nombreuses lignes d'autobus interurbains. Plusieurs lignes relient la capitale avec le reste de la province, et autres beaucoup la relient au reste de l'Espagne et l'étranger. De fait, l'autobus est, après la voiture, le moyen de transport plus utilisé par les touristes qui visitent la ville (20 % d'entre eux l'utilisent)[32]. Diverses lignes nationales unissent Saint-Sébastien avec des destinations très variées. La gare routière dans laquelle s'arrêtent toutes ces lignes interurbaines se trouve sur la Place Pie XII, au quartier d'Amara. On prévoit de construire une nouvelle gare routière dans le futur, dans une zone qui comprend l'actuelle gare centrale de la Renfe (gare du Nord).

Le service de train est rendu par deux compagnies :

  • La Renfe (gare du Nord et gares de Martutene, Loiola, Gros, Ategorrieta et Herrera.
  • Euskotren, compagnie régionale qui centralise ses trains dans la gare d'Amara (Easo plaza / plaza Easo dans le quartier d'Amara Zaharra), accompagnée par celles d'Errekalde, Añorga (Añorga-Txiki), Lugaritz (Antiguo), Anoeta, Loiola et Herrera.

De la gare du Nord partent les trains longue distance. Il y a trois trains Alvia quotidiens à destination de Madrid, deux vers Barcelone, un vers Salamanque, un vers La Corogne et un train international vers Lisbonne, plus quelques trains vers Pampelune et Valladolid). Ici s'arrêtent aussi les trains de proximité de Renfe, qui relient Saint-Sébastien avec diverses villes du Guipuscoa. Il est prévu qu'à cette gare arrive le futur train à grande vitesse (TAV)[33]. De la gare d'Amara partent les trains en direction d'Irun et de la France, ceux appelés « topos » (la ligne va jusqu'à Hendaye, c'est pourquoi elle est utilisée pour prendre le TGV en direction de Paris) et Bilbao, en desservant toutes les villes importantes de la côte. Il existe également des trains directs pour Bilbao.

Aérien[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Aéroport de Saint-Sébastien.

L'aéroport de Saint-Sébastien, se trouve dans la localité frontalière de Fontarrabie. Il a des vols quotidiens vers Madrid et Barcelone et quelques autres destinations occasionnelles. Quelques 450 000 passagers l'utilisent chaque année. L'absence de lignes de bas coût, ses dimensions réduites et l'existence de deux aéroports proches limitent les possibilités d'utilisation de cet aéroport. La Députation forale du Guipuscoa et la mairie de Saint-Sébastien maintiennent des négociations avec le Gouvernement central pour l'extension de la piste. Actuellement la compagnie Iberia est la seule à opérer depuis cet aéroport.

Éducation[modifier | modifier le code]

Festival Tamborrada
Le pont du Kursaal
Vue panoramique de la plage de La Concha

La ville accueille de nombreux collèges privés à caractère religieux et laïque, ainsi que les écoles et instituts publics, employés par le gouvernement basque. La tradition musicale de Saint-Sébastien souligne le Conservatoire Francisco Escudero, créé dans 1879 et par lequel sont passés certains des plus importants compositeurs et musiciens espagnols du XXe siècle.

La ville à deux campus université, l'un privé qui est celui de l'université Deusto, l'autre publique de l'Université du Pays Basque.

Culture[modifier | modifier le code]

Capitale européenne de la Culture 2016[modifier | modifier le code]

Saint-Sébastien a été choisie fin juin à Madrid capitale européenne de la culture 2016. Son idée phare autour de laquelle s'articulera l'ensemble du projet : « Vagues d'Énergie citoyenne ». Cette idée phare résume « l’esprit » de la candidature « Saint-Sébastien 2016 » dans un message clair : les personnes et les initiatives citoyennes sont le vrai moteur des transformations et des changements à travers le monde. C’est l’énergie vitale et civique qui pousse les sociétés à avancer et à progresser. La citoyenneté est, en définitive, l’acteur principal dans la recherche de solutions aux nouveaux défis globaux qui s’ouvrent à nous.

Événements[modifier | modifier le code]

Chaque année à mi-septembre, Saint Sébastien accueille l’un des festivals de cinéma les plus importants au monde. Créé en 1953, ce festival se déroule depuis quelques années au Kursaal, un bâtiment de la création de Rafael Moneo. Les soirées de gala et d’inauguration se déroulent au théâtre Victoria Eugenia. Durant cette célébration ont défilé les principales idoles du cinéma depuis 55 ans comme Audrey Hepburn, Federico Fellini, Alfred Hitchcock, Elizabeth Taylor, Steven Spielberg, Luis Buñuel, Al Pacino, Michael Douglas, Anthony Hopkins, Johnny Depp, Robert De Niro ou Woody Allen. Chaque année est remis le prix Donosita, une sorte de reconnaissance pour la carrière d’un cinéaste. En septembre 2008, Meryl Streep s'est vu remettre le prix qui salue trente ans de carrière et le record de nominations aux Oscars.

Appelé aussi Jazzaldia, ce festival créé en 1965 est aujourd’hui l’un des festivals de jazz les plus importants d’Europe. Cet événement a généralement lieu à la mi-juillet.

Créé en 1939, ce festival est consacré à la musique classique, il dure environ un mois et demi et se déroule principalement au Kursaal, mais aussi dans d’autres salles de la ville comme le Chillida-Leku.

C'est l'un des évènements traditionnels majeurs de la ville. À partir du 19 janvier (+ ou - deux jours) à minuit, et pendant 24 heures, des fanfares défilent dans les rues de la ville, dans tous les quartiers. L'ouverture et la clôture des festivités ont lieu dans la Place de la Constitution, qui est, surtout pour l'ouverture, bondée à tel point qu'il n'est pas possible de s'y déplacer. C'est réellement quelque chose à vivre. Les personnages de ces fanfares sont soit des cuisiniers, soit des soldats. Parallèlement à ces fanfares, la population participe au vacarme à l'aide de petits tambours.

  • Bibliothèque du conservatoire Francisco Escudero : Cette bibliothèque comporte une très importante musicothèque. Elle disposerait des fonds musicaux digitalisés les plus importants d’Espagne.
  • Feria : C'est une foire de théâtre qui a lieu depuis 1988, bien qu'avoir été organisé plusieurs années. Outre les œuvres de théâtre représentées dans les théâtres de la ville, certains groupes théâtraux jouent dans la rue, dans une tentative d'approcher le théâtre au grand public. En 2008 il a adopté sa dénomination actuelle et a créé un tournant significatif vers l'internationalisation.
  • Concours international de feux d'artifice de Saint-Sébastien : Créé en 1964, le Concours de feux d'artifice de Saint-Sébastien est le plus ancien en Occident et un des plus importants du monde[34]. Il a lieu pendant la Semana Grande, en août. Chaque nuit une compagnie différente lance une campagne pyrotechnique depuis les jardins d'Alderdi Eder sur la baie de la Concha.
  • Semaine du Cinéma Fantastique et d'horreur : Créé en 1990, c'est un concours cinématographique organisé par la mairie centrée le cinéma fantastique et de terreur. On lui on accorde, entre autres, le Premier court-métrage de Canal+.
  • Festival Cinéma et des Droits de l'homme : Démarré en 2003, il a commencé à projeter des films dans d'autres festivals qui sont en relation étroite avec les droits de l'homme et tout type de thématique de sociale. Organisé par la mairie en collaboration avec la Secrétariat d'État de la Coopération et diverses ONG, est en pleine expansion.
  • Festival Publicitaire Latino-américain El Sol : Il s'agit du plus prestigieux forum de réunion du secteur publicitaire et de créativité publicitaire en Espagne. Il a été créé en 1986, et a lieu annuellement dans le Kursaal au mois de mai.
  • Surfilm Festival : Il s'agit d'un échantillon jeune et moderne de films et courts rodés de l'environnement du surf qui renforce l'attrait de la ville pour l'organisation d'événements en rapport avec ce sport et pour la pratique de ce dernier.
  • Donostikluba : Festival de Musique Électronique.
  • Street Zinema: festival audio-visuel indépendant, entamé avec l'aide du centre culturel Arteleku, qui analyse la production vidéo massive de skateboarding et d'autres manifestations culturelles dans le contexte urbain.

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

Auditoires et théâtres:

  • Palais des Congres et Auditorium Kursaal: complexe architectural qui incorpore des salles de congrès, spectacles et concerts conçu par Rafaël Moneo.
  • Théâtre Victoria Eugenia: théâtre historique inauguré en 1912. Ici ont joué certains des plus importants interprètes de musique classique ou de théâtre. Année de l'inauguration du Kursaal et de la fermeture du théâtre a été le siège principal du Festival de Cinéma jusqu'en 1999, pour sa restauration. Il a été rouvert en mars 2007.
  • Théâtre Principal: il est le plus ancien des théâtres donostiar. Inauguré en 1843, il a adopté son aspect actuel à la fin du XIXe siècle. Outre les œuvres de théâtre habituelles et de certaines de de celles présentées dans la Feria de Teatro, on y fait des projections de la Semana de Cine Fantástico y de Terror, du Festival Cine y de Derechos Humanos et quelques films du Festival de Cinéma.

Musées:

  • Aquarium: l'Aquarium et Musée de la Mer de Saint-Sébastien est situé dans le quai sur le Paseo Nuevo/Paseo Berria près du port. Il possède une collection historique maritime significative, ainsi qu'une extension moderne avec des aquariums géants et un passage sousmarin qui fait le tour d'une grande quantité d'espèces de poissons et autres animaux marins[35] ;
  • Musée de la chasse à la baleine : sur le port également, non loin de l'Aquarium-Musée de la Mer, ce petit musée rappelle cette activité traditionnelle et dangereuse des Basques, aujourd'hui disparue, mais qui, avant l'ère du charbon et des hydrocarbures, a fourni de l'huile à des villes entières et fait la fortune des armateurs ;
  • Musée des Sciences : sur les hauteurs de la ville, adapté aux enfants et jeunes d'âge scolaire, un panorama complet, interactif, expérimental et ludique des principaux phénomènes physiques, chimiques et biologiques; une statue d'Einstein assis sur un banc accueille les visiteurs, tandis que le parc présente des maquettes des principaux monuments de la région du Guipuscoa[36] ;
  • Musée San Telmo: propriété municipale et situé dans un ancien couvent du XVIe siècle ;
  • Musée Chillida-Leku : situé dans la localité voisine d'Hernani, loge la plus vaste collection d'œuvres du sculpteur donostiar Eduardo Chillida ;
  • Tabakalera: ancienne fabrique de tabac et futur siège du Centre Internacional de Culture Contemporaine ;
  • Museum Cemento Rezola: situé dans le quartier d'Añorga, face à la Fabrique des Ciments Rezola. Bâtiment projeté par l'architecte Luis Peña Ganchegi, a comme sujet principal la pénétration du ciment dans la civilisation occidentale.

Bibliothèques :

  • Kultura Etxeak / Casas de Cultura : propriété municipale, il s'agit de centres culturels dotés de bibliothèque, de salles de conférences et autres équipements distribués par les différents quartiers de la ville. L'école de musique et de Dance, offre aussi des enseignements non réglés
  • Bibliothèque Centrale: située à la mairie, il s'agit de la bibliothèque la plus vaste de gestion municipale
  • Centre Culturel Koldo Mitxelena : propriété provinciale, il s'agit du plus important équipement culturel de Saint-Sébastien. Il dispose de bibliothèque, de vidéothèque, de sonothèque, des journaux, salles d'expositions, salles d'étude et salles de lecture

Architecture[modifier | modifier le code]

Religion[modifier | modifier le code]

Catholicisme[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Diocèse de Saint-Sébastien.

L'archevêque de Saint-Sébastien est, depuis le 13 janvier 2000, Mgr Juan María Uriarte, ancien évêque de Zamora de 1991 à 2000. Il a succédé à Mgr José María Setién, qui occupait le siège épiscopal depuis 1979.

La cathédrale du Bon Pasteur de Saint-Sébastien était auparavant une église paroissiale, édifiée de 1889 à 1897.

Tourisme[modifier | modifier le code]

Saint-Sébastien est une des villes les plus touristiques d’Espagne. Le tourisme est très important pour l’économie de cette ville. La principale activité touristique est la gastronomie. Les bords de mer, les trois plages (« Zurriola », « la Concha » et « Ondarreta »), la vieille ville dont les rues étroites, sans trottoirs, contrastent avec les larges avenues de la ville moderne et les promenades en centre-ville sont d'autres points forts du tourisme de Saint-Sébastien.

Gastronomie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Txoko.
  • les txoko (txokoak, en pluriel) (sociétés gastronomiques)

Saint-Sébastien est notamment réputée pour ses pintxos (tapas en basque). On dit que Saint-Sébastien est la ville du monde avec un plus grand nombre d'étoiles Michelin par mètre carré. De fait, c'est une des seules villes du monde, avec Paris, Tokyo et New York, qui possède trois restaurants avec trois étoiles, la qualification maximale. Par conséquent, la gastronomie est un des principaux attraits touristiques de la ville. Comme représentants de la Nouvelle Cuisine basque, cuisiniers prestigieux comme Juan María Arzak, Pedro Subijana, Martín Berasategui ou José Juan Castillo (les trois premiers avec les trois étoiles Michelin déjà commentées) ont ses restaurants à Saint-Sébastien. Sont aussi très populaires les bars à pintxos de la Vieille Ville.

Sport[modifier | modifier le code]

Personnalités nées à Saint-Sébastien[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

La ville de Saint-Sébastien est jumelée avec [37]:

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Mairie de Saint-Sébastien.
  2. http://ec.europa.eu/culture/news/donostia-san-sebastian-to-be-the-european-capital-of-culture-in-spain-in-2016_fr.htm
  3. Pierre Ier d'Aragon (né vers 1074 - mort à Huesca en 1104) fut roi d'Aragon et de Navarre entre 1094 et 1104. Il est le fils de Sanche Ier d'Aragon et d'Isabelle d'Urgell.
  4. Alphonse VIII né le 11 novembre 1155, mort le 5 octobre, 1214, roi de Castille et de Tolède.
  5. Sanche VII de Navarre, dit « Le Fort », né en 1170, mort en 1234. Il régna sur la Navarre de 1194 à 1234. Sa sœur Bérengère épouse Richard Cœur de Lion le 12 mai 1191. Fils de Sanche VI de Navarre, dit « le sage » et de Sancha de Castille, parfois nommée Béatrice de Castille († 1179).
  6. La « guerre des bandes » opposait les partisans de deux familles : les Oinaz et les Gamboins. Les Oinacins étaient des partisans de la lignée guipuscoanne des Oinaz. Elle était menée par la famille Mendoza, avec comme alliés les Beaumontais et la couronne de Castille. Les Gamboins étaient les partisans de la lignée guipuscoanne des Gamboa. Ils étaient alliés aux Agramontais (qui apparaissent pour la première fois au début du XIIe siècle avec Sanche VII le Fort) et le Royaume de Navarre.
  7. Une villa est une population rurale de taille intermédiaire entre une aldea et une ciudad. Le terme « villa » dérive du latin villa, domaine rural.
  8. Gérard Folio. La citadelle et la place de Saint-Jean-Pied-de-Port, de la Renaissance à l’Époque Contemporaine, in Cahier du Centre d’études d’histoire de la défense n° 25 Histoire de la fortification, 2005 ISBN 2-11-094732-2, consulté le 3 mars 2007 p 41
  9. Joseph Bonaparte, (né à Corte (Corse), le 7 janvier 1768 et mort à Florence le 28 juillet 1844), avocat, diplomate et soldat, puis prince français, roi de Naples et enfin roi d'Espagne, est le frère aîné de Napoléon Bonaparte.
  10. La Seconde République espagnole (en espagnol, Segunda República Española) est le régime qu'a connu l'Espagne de 1931 à 1939. Elle est proclamée à la suite des élections municipales le 14 avril 1931. Le roi Alphonse XIII abandonne Madrid à 20 h 15 et part en exil sans avoir abdiqué. En juillet 1931, la gauche espagnole a le pouvoir de transformer par voie législative l'ordre social et économique du pays.
  11. Francisco Paulino Hermenegildo Teódulo Franco y Bahamonde, né le 4 décembre 1892 à El Ferrol (Galice) en Espagne et mort le 20 novembre 1975 à Madrid en Espagne, est un militaire et chef de l'État espagnol. De 1939 à 1975 il présida un gouvernement autoritaire et dictatorial désigné sous le nom de franquisme, avec le titre de Caudillo (guide) : « Generalísimo Francisco Franco, Caudillo de España por la Gracia de Dios ».
  12. La Federación Española de Municipios et de Provincias (FEMP) est une association espagnole d'organismes locaux qui groupe les mairies, Députations provinciales et la députation statutaire Alava, Conseils Insulaires et de Cabildos insulaires.
  13. Premios a la Sostenibilidad de la FEMP, mayo de 2008
  14. Source : Gouvernement basque.
  15. L'utilisation coloquiale est l'emploi du langage, d'une certaine manière, dans un contexte informel, familial et distendu, avec des mots caractérisés par son utilisation commune, fréquente et directe qui s'éloignent de tout type de rhétorique et, dans une certaine mesure, de la norme cultivée, il est aussi appelé connotation.
  16. Koldo Mitxelena : Apellidos Vascos, 2e édition, 1955, p. 96
  17. Urdaburu (aussi appelé Oberan) est le nom d'une enclave de la ville de Saint-Sébastien, au Guipuscoa, Pays basque (Espagne), situé sur la frontière avec la Navarre.
  18. Information sur les plages de la mairie de Saint-Sébastien (référencée le 29/08/2007) - (Es)
  19. Information sur la plage de La Concha de la mairie de Saint-Sébastien (référencée le 29/08/2007)
  20. Information sur la plage d'Ondarreta de la mairie de Saint-Sébastien (referencée le 7/10/2007)
  21. Information sur la plage de Zurriola de la mairie de Saint-Sébastien (référencée le 29/08/2007)
  22. Information sur l'île de Santa Clara de la mairie de Saint-Sébastien (référencée le 29/08/2007)
  23. Mairie de Saint-Sébastien constituée avec un maire du PNB, ABC, 21 avril 1979.
  24. Jesús María Alkain est proclamé maire, Diario Vasco, 21 avril 2009.
  25. Alternative (Alternatiba) est un parti politique basque espagnol apparu du courant interne d'Ezker Batua Berdeak Alternatiba Eraikitzen, lequel a finalement abandonné la formation avec l'intention de se transformer en parti politique autonome avec la participation d'Ezker Gogoa (scission de Zutik) et autres mouvements sociaux
  26. Alternative désirée par EB et confirmant son pacte de gouvernement avec Elorza, El País, 22 juillet 2009.
  27. Selon les dates de l'Institut National des Statistiques Institut national de la statistique
  28. Information démographique par capitales de Province au 01/01/2006 de l'Institut National de la Statistique (référencée le 30/08/2007)
  29. Le Banco de Guipuzcoa est une banque espagnole appelée de deux manières. Il cotise dans le Mercado Continuo des Bolsas Madrid, Barcelone et de Bilbao.
  30. (es) El Pais.com
  31. a et b (es) El Diario Vasco
  32. (es) Site de la Mairie de Saint-Sébastien
  33. Ligne à grande vitesse: Vitoria-Gasteiz/Bilbao/Saint-Sébastien (« Y » Basque, mise en service prévue en 2014)
  34. http://www.donostia.org/info/ciudadano/fest_fuegos.nsf/voWebContenidosIdMicro/NT00000906?OpenDocument&idioma=cas&idContenido=449783
  35. Aquarium-Musée de la Mer sur [1].
  36. Musée des Sciences sur [2].
  37. Ciudades hermanadas

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Sources[modifier | modifier le code]

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