Daniel Cohn-Bendit

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Daniel Cohn-Bendit
Daniel Cohn-Bendit lors d'un meeting d'Europe Écologie, le 10 mars 2010.
Daniel Cohn-Bendit lors d'un meeting
d'Europe Écologie, le 10 mars 2010.
Fonctions
Député européen
19 juillet 19941er juillet 2014
Élection 12 juin 1994 (Allemagne)
Réélection 13 juin 1999 (France)
13 juin 2004 (Allemagne)
7 juin 2009 (France)
Coprésident du groupe Verts/ALE
8 janvier 200211 juin 2014
En tandem avec Monica Frassoni (2002-2009)
Rebecca Harms (2009-2014)
Prédécesseur Heidi Hautala et Paul Lannoye
Successeur Philippe Lamberts
Biographie
Nom de naissance Marc Daniel Cohn-Bendit
Date de naissance 4 avril 1945 (69 ans)
Lieu de naissance Montauban (France)
Nationalité Drapeau de l'Allemagne Allemand
Parti politique Alliance 90 / Les Verts (Allemagne)
Europe Écologie Les Verts (France)
Parti vert européen
Profession Éducateur
Journaliste

Daniel Cohn-Bendit, né le 4 avril 1945 à Montauban (Tarn-et-Garonne), est un homme politique de nationalité allemande, présent dans la vie politique allemande, française et européenne.

Né en France de parents allemands antinazis, il opte pour la nationalité allemande en 1959. Militant libertaire, il fait ses études supérieures en France, à l'université de Nanterre. Durant le mouvement de mai 1968 dont il est l'un des leaders, le gouvernement utilise le fait qu'il n'est pas français pour l'expulser en Allemagne. Durant les années 1980, il s'insère dans la vie politique allemande comme élu du parti écologiste Die Grünen à Francfort. À partir des années 1990, il participe aussi à la vie politique en France avec les partis écologistes qui s'y sont succédé. Tête de liste en Île-de-France lors des Élections européennes 2009, il recueille 20,86 % des suffrages dans cette région et 16,28 % au niveau national, soit le plus haut score atteint par un parti écologiste en France.

Favorable à la mise en place d'une Europe fédérale, il est député européen depuis 1994 et coprésident du groupe Verts/ALE au Parlement européen depuis 2002[1]. En septembre 2010, il cofonde le Groupe Spinelli, initiative visant à renforcer la tendance fédéraliste au Parlement européen[2].

Daniel Cohn-Bendit dit aujourd'hui être favorable au capitalisme et à « une écologie qui prenne acte de l'économie de marché pour mieux la réguler »[3]. Membre des Verts Allemands depuis 1984, il a déclaré dans L'Humanité à l'occasion de la campagne pour les élections européennes de 1999 prôner un « réformisme écologico-social lié à une tradition libertaire qui est effectivement non étatique ». Il a revendiqué à cette même occasion l'étiquette de « libéral-libertaire »[4]. Daniel Cohn-Bendit quitte mercredi 16 avril 2014 le parlement européen, après 20 ans de participation active. À 69 ans, il ne se représente pas aux élections européennes 2014.

Biographie[modifier | modifier le code]

Origines familiales[modifier | modifier le code]

Marc Daniel Cohn-Bendit est le fils d'Erich Cohn-Bendit (1902-1959), d'une famille juive de Berlin[5], et d'Herta David (1908-1963), d'une famille juive de Posen/Poznan. En 1933, son père est avocat et sa mère vient de terminer des études de droit, se préparant à devenir juge pour enfants[6]. Erich étant, en tant que militant de gauche, menacé d'arrestation après l'arrivée au pouvoir de Hitler, ils quittent l'Allemagne dès mars 1933 et s'installent à Paris[7]. En 1936, naît leur premier enfant, Gabriel. En 1939, ils sont rejoints par les parents d'Erich, qui passeront la guerre à Paris. Durant ces années, ils fréquentent un cercle de réfugiés comprenant Walter Benjamin, Heinrich Blücher et Hannah Arendt[8].

Durant la drôle de guerre, Erich est interné comme ressortissant allemand, mais s'évade[9] et rejoint son épouse qui a quitté Paris pour Montauban. Herta travaille dans l'orphelinat pour enfants réfugiés de Moissac. En 1943, après l'occupation de la zone Sud par les Allemands, ils passent dans la clandestinité jusqu'à la libération de la région (autour du 20 août 1944). Daniel naît, comme il l'a lui-même souligné[10], 10 mois après le débarquement de Normandie.

Naissance[modifier | modifier le code]

Né alors que le Troisième Reich est encore en place (jusqu'au 8 mai 1945), de parents réfugiés antinazis[11] en France, probablement déchus de la nationalité allemande par le régime[12], Daniel reçoit des papiers d’identité de l’Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA). À la fin des années 1950, il est toujours « sous la protection de l’OFPRA[13] », puis obtient des papiers d'identité allemands. Il a évoqué cette période dans diverses déclarations, par exemple, en février 2014 : « Je suis né en 1945, alors que mes parents étaient cachés en France en raison des persécutions antijuives. J'ai été apatride pendant quatorze ans, puis j'ai choisi la nationalité allemande pour ne pas faire mon service militaire »[14]. Il se définira, par la suite, de plus en plus, comme un « citoyen européen ».

Enfance et adolescence[modifier | modifier le code]

La famille quitte assez rapidement la région de Montauban. Entre 1945 et 1948, les Cohn-Bendit sont d'abord responsables de la « Colonie Juliette », un établissement pour enfants de déportés juifs à Cailly-sur-Eure[15],[11]. Puis ils reviennent à Paris, Herta devenant économe du lycée Maïmonide de Boulogne, où elle habite avec Daniel. Son père, ne pouvant exercer sa profession en France (il faudrait qu'il refasse un cursus universitaire), décide vers 1950 de rentrer en Allemagne [16] et devient avocat à Francfort.

En 1956, Daniel entre au lycée Buffon[17], où il fait sa sixième et sa cinquième. Sa mère ayant rejoint son père atteint d'un cancer du poumon (Daniel restant sous la garde de sa grand-mère), le fait venir à son tour en 1958 et il entre dans une école alternative, l'Odenwaldschule, située à la campagne à Oberhambach-Heppenheim, non loin de Mannheim et à 60 km de Francfort.

Erich Cohn-Bendit meurt en 1959. Herta, rentrée en France, meurt d'une attaque cardiaque en 1963, au cours d'une visite chez sa belle-sœur à Londres. Daniel, placé sous la tutelle de l'ancien associé de son père, termine ses études secondaires à Oberhambach et passe le baccalauréat (Abitur) en 1965. Il revient alors en France faire ses études supérieures.

Il a été fortement marqué par son passage à l'Odenwaldschule[18]. Il a souligné par la suite qu'être allé dans cette école autogérée et y avoir fait autant de théâtre avait joué un rôle important dans sa vie[19]. Durant ces années, il a aussi fait des séjours notables à l'étranger : en Angleterre en 1962, en Israël en 1963 et aux États-Unis en 1964, dans la famille de Thomas Bieber, ancien de Cailly-sur-Eure.

Nanterre et le mouvement de mai 68[modifier | modifier le code]

En 1965-1966, il est inscrit en propédeutique pour étrangers à la Sorbonne-Censier.

Daniel Cohn-Bendit participe, avec son frère à des campings libertaires. Brièvement membre de la Fédération anarchiste, puis du groupe Noir et Rouge, il est alors proche du communisme libertaire et participe activement à la Liaison des étudiants anarchistes (LEA)[11].

Les études à Nanterre

Il commence ensuite des études de sociologie à la faculté de Nanterre (ouverte en 1964). Considéré comme perturbateur, il est menacé à la rentrée 1967 d'être transféré à la Sorbonne, étant donné que son domicile se trouve dans le XVe arrondissement[20].

L'année 1967 est encore plus agitée avec notamment, en mars, l'occupation par 60 étudiants d'un des pavillons de la cité universitaire réservé aux étudiantes (les filles ont le droit d'accéder au bâtiment des garçons après 22 heures mais l'inverse est interdit) et, en décembre, une grève de deux semaines autour de la question des examens.

Menacé d'expulsion en février 1968

Le 8 janvier 1968, il interpelle François Missoffe (le ministre de la Jeunesse et des Sports venu inaugurer la piscine de la faculté) à propos d'un rapport publié par le ministère sur la jeunesse : « 400 pages sur la jeunesse, et pas un mot sur la sexualité ! »[21],[11]. Le doyen Pierre Grappin lance alors contre lui une procédure d'expulsion du territoire français (le nom de Daniel Cohn-Bendit apparaît à ce sujet, sans doute pour la première fois, dans le journal Le Monde, le 28 janvier 1968[22]). Défendu par l'avocat François Sarda, « gaulliste de gauche », il comparaît le 16 février devant la commission d'expulsion de la Préfecture de police de Paris[23], compétente pour un habitant de cette ville. Il a écrit à François Missoffe une lettre[24] afin de dissiper le malentendu autour des déclarations mises en cause ; le ministre a répondu en l'invitant à venir discuter avec lui des problèmes de la jeunesse. La procédure d'expulsion n'aboutit pas.

Le Mouvement du 22 mars

L'étape suivante est la manifestation du 20 mars contre la guerre du Viêt Nam. Quelques étudiants ayant été arrêtés, les militants de Nanterre décident d'occuper la tour de l'administration de la faculté, occupation qui a lieu le 22 mars. Ils évacuent après avoir appris la libération de leurs collègues. C'est le point de départ du Mouvement du 22-Mars et le début de la notoriété nationale de Daniel Cohn-Bendit. Le mouvement s'organise, de façon très informelle, autour de lui et de quelques autres militants, notamment Jean-Pierre Duteuil. Le mois d'avril est marqué par une agitation incessante à Nanterre.

Le samedi 27 avril, Daniel Cohn-Bendit est arrêté à son domicile en début de matinée ; il est en effet poursuivi 1) suite à la plainte d'un étudiant de la FNEF (pour violences) 2) pour avoir participé à la rédaction d'un tract sur la confection des cocktails Molotov ; il est relâché vers 20 heures après avoir été interrogé au commissariat de Nanterre, avoir subi une perquisition domiciliaire et avoir été de nouveau interrogé à la Préfecture de Police[25]. Le mardi 30 avril, le parquet annonce l'ouverture d'une information judiciaire[26]. Le jeudi 2 mai, huit étudiants dont Daniel Cohn-Bendit et Jean-Pierre Duteuil sont convoqués pour un conseil de discipline de l'Université de Paris le 6 mai, sans notification officielle des motifs[27]. Le jeudi soir, en raison de l'agitation consécutive, le doyen de Nanterre décide de suspendre les cours.

Mai 68

Le 1er mai, lors de la manifestation pour la Journée internationale des travailleurs, il participe au cortège du « 22 mars » qui s’affronte violemment au service d’ordre de la CGT[11].

Le vendredi 3 mai, en début d'après-midi, les militants du Mouvement du 22-Mars participent à un meeting restreint (400 personnes) dans la cour de la Sorbonne ; vers 16 heures, la police ayant pénétré dans l'Université et arrêté les participants, des échauffourées avec les étudiants restés à l'extérieur éclatent et durent une partie de la nuit. C'est la première « journée de mai », à laquelle Cohn-Bendit, interrogé dans un commissariat, ne participe pas (il est relâché dans la journée du samedi).

Dès cette époque, il est la cible d'attaques d'origines diverses ; le 2 mai, l'éditorial de Minute indique : « ce Cohn-Bendit doit être pris par la peau du cou et reconduit à la frontière sans autre forme de procès »[28] ; dans l'Humanité du 3 mai, Georges Marchais l'a désigné comme « l'anarchiste allemand Cohn-Bendit », formule qui sera un peu plus tard démarquée dans les défilés par le slogan « Nous sommes tous des Juifs allemands ».

Le lundi 6 vers 9 heures débute le conseil de discipline, à la Sorbonne par ailleurs fermée et protégée par la police ; c'est ce jour-là qu'est prise la photo célèbre de « Dany souriant insolemment au nez des CRS ». Les étudiants, défendus par Henri Leclerc, avocats de l’UNEF, et par trois professeurs de Nanterre, Henri Lefebvre, Alain Touraine et Guy Michaud[29] sortent vers 13 heures, mais leur sort ne doit être décidé que le vendredi suivant. Durant cette matinée, un cortège de 4 000 à 5 000 étudiants parcourt Paris pour demander l'arrêt de la répression (contre les huit, mais aussi contre les personnes arrêtées le vendredi soir). À partir de là, s'enclenche le processus de la révolte étudiante qui fait de lui une personnalité médiatique sous le surnom de « Dany le rouge ».

Le lundi 13 mai, premier jour de la grève générale nationale, il défile en tête de la manifestation parisienne, aux côtés d'Alain Geismar (SNESup) et de Jacques Sauvageot (UNEF). Ils seront les trois personnalités invitées par l'ORTF en grève pour expliquer au pays le « mouvement de mai ». Daniel Cohn-Bendit déclare aux journalistes : « Ce qui m’a fait le plus plaisir cet après-midi, c’est d’avoir marché en tête d’un défilé où les crapules staliniennes étaient à la remorque. »[11].

La Sorbonne et Nanterre ayant rouvertes et occupées (13 mai) et les détenus des journées du 3 au 10 ayant été libérés, sa dernière intervention concerne l'occupation du théâtre de l'Odéon le jeudi 16 mai, opération dont l'UNEF et le SNESup se désolidarisent.

Lors des événements et des affrontements de mai, Daniel Cohn-Bendit fut à la fois agitateur et conciliateur, évitant, par un accord tacite avec le préfet de Paris Maurice Grimaud, toute effusion de sang[11].

Saint-Nazaire, Berlin, Amsterdam

Il prend alors un peu de distance avec le mouvement parisien, partant d'abord à Saint-Nazaire où son frère est professeur d'allemand. Lui et Gabriel organisent deux meetings, dont un particulièrement mémorable (au moins localement) de discussion sur la plage[30], avec des ouvriers des chantiers navals. Revenu à Paris, il envisage d'intervenir en Belgique, mais le gouvernement belge lui interdit l'accès du territoire[31].

Puis il décide d'aller à Berlin, et se rend ensuite à Amsterdam. Une déclaration sur le drapeau français (« il faut le déchirer pour en faire un drapeau rouge ») crée une nouvelle polémique dans la droite française.

L'arrêté d'expulsion (21 mai 1968)

Le 21 mai, il est frappé en tant que ressortissant étranger par un arrêté d'expulsion du ministre de l'Intérieur ; il en est informé alors qu'il se trouve à Francfort. La notification officielle a lieu lorsqu'après un meeting à Sarrebruck, il se présente à la frontière à Forbach, accompagné de plusieurs dizaines d'étudiants allemands ou français.

Le 28 mai, il parvient à revenir à Paris sous un déguisement (notamment pour cacher la couleur de ses cheveux), et assiste à un meeting à la Sorbonne où il est acclamé. Il passe ensuite quatre jours en France, participant même à une manifestation, puis décide de quitter le territoire, ce qu'il fait dans une automobile conduite par Marie-France Pisier ; il passera ensuite avec elle une période de vacances en Sardaigne.

Le Mouvement du 22 mars est dissout le 12 juin, comme les autres groupes gauchistes. Quelques jours après, il participe à une émission de télévision à Londres, avec d'autres militants (Alain Geismar...). Le gouvernement anglais lui a d'abord accordé une autorisation de séjour de 24 heures, puis, devant la menace de boycott de l'émission, de deux semaines.

L'été 1968

Il passe ensuite un mois à écrire, avec Jean-Pierre Duteuil et Gabriel un livre commandé par les éditions du Seuil et les éditions Rowohlt (Le Gauchisme, remède à la maladie sénile du communisme). Puis il s'installe à Francfort-sur-le-Main où il reçoit un mot de soutien de la philosophe Hannah Arendt pour son action durant le mois de mai[11].

Du 31 août au 3 septembre 1968, il participe au congrès anarchiste international de Carrare qui doit jeter les bases d’une internationale anarchiste. Il fait une intervention remarquée, mais peu appréciée de la majorité des militants quand il accuse le Movimiento Libertario Cubano en exil et la SAC anarcho-syndicaliste de Suède d’être financés par la CIA. Les libertaires « spontanéistes » qu’il représente quittent le congrès peu après[11].

Le 19 septembre, il participe à une opération du SDS dirigée contre Léopold Sédar Senghor, récipiendaire du Prix de la paix des libraires allemands. La Foire du livre est bloquée ; arrêté, il est condamné à neuf mois de prison avec sursis[32]

Les années 1970 : Francfort[modifier | modifier le code]

Indésirable en France jusqu'en 1978

Il revient à plusieurs reprises illégalement en France pour rendre visite à ses amis ou à son frère, en 1971, en 1975 et en 1977. Il demande la levée dès l'élection de Valéry Giscard d'Estaing en 1974, mais ni lui ni le ministre de l'Intérieur Michel Poniatowski ne répondent. Une demande de levée provisoire faite en 1975 pour qu'il puisse venir à l'émission de Bernard Pivot est aussi rejetée. À partir de 1977, un pétition est lancée par Gabriel ; elle recueille les signatures de Jacques Chaban-Delmas, Jean-Paul Sartre, etc. ; ce n'est que le 20 décembre 1978 que le ministre de l'Intérieur (Christian Bonnet) met fin à la mesure d'expulsion, lui permettant de passer quelques jours dans les Pyrénées avec la famille de Gabriel. À cette époque, il n'est plus question pour lui de s'installer en France et il regagne l'Allemagne sans le moindre trouble à l'ordre public (ce que, semble-t-il, le gouvernement redoutait jusque là)[33].

Le militant

À Francfort, il s'intègre à la « scène sponti » où il rencontre Joschka Fischer et milite au sein du groupe Revolutionärer Kampf (de) (Combat révolutionnaire). Il contribue aux revues Autonomie et Pflasterstrand (de)[34] dont il dira qu'il est le « magazine de référence du milieu anarchiste à Francfort ("Sponti-Szene") »[35]. Il est successivement aide-éducateur dans une crèche autogérée et employé à la librairie Karl-Marx, mais s'éloigne peu à peu d'une perspective révolutionnaire : bien qu'ayant jusqu'alors dénoncé les « élections bourgeoises[36] », il entame une carrière politique.

Carrière politique[modifier | modifier le code]

Daniel Cohn-Bendit à Paris, en mai 2005.

En 1981, il soutient la candidature de Coluche à la présidence de la République. Cinq ans plus tard, il officialise son abandon de la perspective révolutionnaire dans un ouvrage-bilan, Nous l’avons tant aimée, la Révolution[37].

En 1984, il adhère au parti écologiste (Die Grünen) et pousse Joschka Fischer à se présenter aux élections dans le Land de Hesse. Plus tard, Daniel Cohn-Bendit est élu sous l'étiquette des Verts au conseil municipal de Francfort-sur-le-Main (depuis 1989), puis au Parlement européen. En 1989, il est nommé adjoint au maire SPD de Francfort-sur-le-Main, chargé des affaires multiculturelles.

Daniel Cohn-Bendit est député au Parlement européen depuis les élections européennes de 1994[38]. Il a été d'abord élu comme représentant des Verts allemands puis en tant que tête de liste des Verts en France (sa liste obtient 9,72 % des voix en juin 1999, second meilleur résultat des Verts français aux élections européennes après celui d’Antoine Waechter en 1989), à nouveau comme représentant des Verts allemands le 13 juin 2004 et enfin en 2009 en tant que tête de liste d'Europe Écologie en France.

Daniel Cohn-Bendit, en juin 2009.

Porte-parole du Parti vert européen, créé en février 2004, puis vice-président du Mouvement européen-France depuis février 2007, il soutient Dominique Voynet lors de l'élection présidentielle de 2007.

Lors de la législature 2004-2009, Daniel Cohn-Bendit a été présent à près de 93 % des sessions du Parlement européen (278 jours sur 299)[39]. Plus de 96 %[39] des votes enregistrés (4 283 sur 4 400) concordent avec le vote majoritaire de son groupe parlementaire, dont il est le président, Groupe des Verts/Alliance libre européenne. Par rapport aux autres députés de l'un de ses deux États, l'Allemagne, il a voté en accord avec la majorité d'entre eux plus d'une fois sur deux (52,25 %)[39].

En juin 2009, il se présente aux élections européennes en France, au sein de la liste Europe Écologie, qui rassemble les Verts et des personnalités proches des idées écologistes, notamment Malika Benarab-Attou, Jean-Paul Besset, Eva Joly, Cécile Duflot, José Bové, Yannick Jadot, Michèle Rivasi. Il est en tête de la liste Europe Écologie pour la circonscription Île-de-France, l'ancienne magistrate Eva Joly y figurant en deuxième position. Dans sa circonscription, Daniel Cohn-Bendit et Europe Écologie réalisent 20,86 %[40], ce qui place sa liste en seconde position, derrière l'UMP mais largement devant le Parti socialiste. Au niveau national, Europe Écologie recueille 16,28 %[41] des voix, soit le meilleur score jamais réalisé par une liste écologiste lors d'élections européennes et qui place ce parti en troisième place sur l'échiquier politique français, talonnant le Parti socialiste.

En août 2009, Daniel Cohn-Bendit affirme qu'il ne sera pas candidat à l'élection présidentielle française de 2012. Bien que de nationalité allemande, il pourrait faire une demande de double nationalité qui l'autoriserait à se porter candidat mais il réfute par avance cette idée[42].

Le 2 avril 2012, il est nommé au conseil d'administration de l'université Paris-X en tant que personnalité extérieure[43],[44],[45].

Le 23 septembre 2012, il déclare, après le « non » de EELV au traité européen, qu'il « suspend son adhésion » au parti écologiste[46],[47]. Il annonce officiellement avoir quitté EELV le 7 décembre 2012[48] et déclare se consacrer maintenant uniquement à son groupe de réflexion[49].

Il lance, le 27 septembre 2012, le groupe de réflexion « Europe et Écologie » pour promouvoir une « approche pragmatique mais ambitieuse » de l'Europe[50].

Prises de position politiques[modifier | modifier le code]

Pour une Europe fédérale[modifier | modifier le code]

Opposé au nationalisme et partisan d’un fédéralisme européen, Daniel Cohn-Bendit s’engage dans le processus constitutionnel européen initié par le discours de son ami Joschka Fischer sur « la finalité de l’intégration européenne[51]». Lorsque la Convention sur l'avenir de l'Europe remet ses travaux, il adresse une lettre[52] aux gouvernements se réunissant dans une conférence intergouvernementale dans laquelle il les adjure :

  • de peser de tout leur poids pour éviter que le texte final du traité établissant une Constitution pour l'Europe ne contienne des reculs par rapport au texte de la convention ;
  • d’introduire dans la troisième partie de la Constitution une procédure de révision moins lourde, qui ne repose pas sur l’unanimité et qui prévoit l’entière participation du Parlement européen ainsi que la ratification par celui-ci ;
  • de révolutionner le mode de ratification utilisé jusqu’ici en organisant un référendum européen pour que tous les citoyens européens puissent s’exprimer sur cette Constitution européenne et afin que les enjeux européens prennent le pas sur les considérations de politiques intérieures, ceci sans que le refus d’un seul pays puisse bloquer tous les autres.

Ces propositions trouvent relativement peu d’échos à l’époque et ne sont pas retenues par les gouvernements, mais se retrouvent au cœur des polémiques lors de la campagne précédant le référendum français sur le traité établissant une Constitution pour l'Europe. Malgré la position officielle des Verts français et européens[53] en faveur du oui au traité de Constitution pour l'Europe, la campagne référendaire est marquée par les débats tendus entre les partisans d'un « oui de raison » défendu par Daniel Cohn-Bendit, le parti des Verts européens et l'ensemble des députés et des sénateurs écologistes (comme Alain Lipietz, Gérard Onesta ou Dominique Voynet) contre une importante minorité favorable à un « non de gauche » au sein des Verts français mais aussi des autres partis de gauche comme le parti communiste français et lutte ouvrière. Les premiers participent, malgré les reproches que cela déclenche, à des meetings communs avec des membres du Parti socialiste français ou de l’UDF afin d'expliquer et défendre les apports qu'ils attendent de ce traité.

Le 15 septembre 2010, il cofonde le Groupe Spinelli avec Guy Verhofstadt (chef du groupe libéral au Parlement Européen), Isabelle Durant (Verts, vice-présiente du Parlement européen) et Sylvie Goulard (groupe libéral au Parlement Européen). Il s'agit d'un groupe interparlementaire informel au Parlement européen qui rassemble les élus pro-européens et visant à relancer la recherche d'un fédéralisme au sein de l'Union Européenne[54]. Il regroupe des personnalités telles que Jacques Delors, Mario Monti, Andrew Duff, Joschka Fischer, Pat Cox, Elmar Brok et Élie Barnavi.

En septembre 2011, il annonce soutenir le Parti fédéraliste pour la promotion du fédéralisme dans la campagne présidentielle des élections de 2012 en France[55].

En octobre 2012, il publie avec Guy Verhofstadt un manifeste pour une Europe fédérale intitulé Debout l'Europe et sous-titré en anglais « Manifeste pour une révolution post-nationale en Europe ». L'ouvrage est paru simultanéement en six langues et dans de nombreux pays européens.

Pour une économie « sociale-libérale »[modifier | modifier le code]

Ses options économiques « sociales-libérales[56] » et son soutien à la privatisation de certains services publics[57] l’éloignent d'une partie des écologistes européens qui considèrent que le dogme libéral est incompatible avec les moyens que nécessitent la préservation de la planète et le combat pour la justice sociale. Ainsi, le mensuel La Décroissance, qui présente régulièrement Daniel Cohn-Bendit comme un « éco-tartuffe », le décrit également comme « le Canada Dry de la politique : ça a la couleur de la rébellion, l'odeur de la rébellion, le goût de la rébellion, mais ce n'est pas de la rébellion ; c'est juste l'idéologie capitaliste classique sous une face souriante et décoiffée. Un produit marketing redoutable »[58]. Il est intervenu à l’université d’été du Medef (patronat français) en 2000[59] et en 2006[60].

Pour une politique d'immigration « ouverte »[modifier | modifier le code]

Premier adjoint au maire de la ville de Francfort pour les affaires multiculturelles dans les années 1980-90, Daniel Cohn-Bendit plaide pour une politique d'immigration « ouverte »[61]. Il s'oppose publiquement aux propos de la chancelière allemande Angela Merkel selon lesquels le modèle multiculturel en Allemagne aurait « totalement échoué ». Il avance : « Dans les prochaines années, l’Europe aura besoin d’immigration en raison de son évolution démographique et de son vieillissement »[62].

Le 26 février 2014, les députés européens, qui débataient notamment ce jour-là de priver les étudiants suisses du programme Erasmus, en représailles à l'acceptation par la majorité du peuple suisse, le 9 février 2014, de l'initiative populaire « Contre l'immigration de masse », et qui de ce fait, remettait en cause la libre circulation des travailleurs de l'Union européenne en Suisse, accords, qui faisaient partie tous deux des accords bilatéraux dans les relations entre la Suisse et l'Union européenne, Daniel Cohn-Bendit, l'un des anciens portes-paroles des étudiants de mai 68, qui soutenait la fin du programme Erasmus pour les étudiants suisses, a notamment déclaré : « C'est à la Suisse de trouver des solutions, c'est pas à l'Union européenne, c'est à la société suisse de trouver les solutions, nous ne pouvons pas déresponsabiliser la Suisse, nous devons reconnaître le vote des Suisses, nous voulons leur dire, vous êtes grands, vous êtes forts, vous êtes autonome, débrouillez-vous. Vous verrez que les Suisses reviendront à genoux »[63],[64].

Pour la dépénalisation des drogues dites « douces »[modifier | modifier le code]

Il est connu également pour ses prises de position en faveur de la dépénalisation des drogues dites « douces » (cannabis)[65].

La polémique autour du Grand Bazar (1975) et les accusations de pédophilie[modifier | modifier le code]

En 1975, Daniel Cohn-Bendit publie le livre Le Grand Bazar[66], dans lequel il évoque ses activités d’aide-éducateur au jardin d’enfants autogéré de Francfort. Certains passages de cet ouvrage théorisent l'éveil à la sexualité des enfants de 1 à 6 ans et témoignent de rapports physiques ambigus (il parle notamment de « caresses » qu'il donnait, et d'attouchements qu'il recevait, de façon explicite[67]) que Daniel Cohn-Bendit a entretenus avec eux. Il avait également évoqué cela de manière provocante lors de l'émission Apostrophes du 23 avril 1982[68],[69].

En 2001, une polémique éclate à propos de son livre, ces passages pouvant être alors considérés, vingt-cinq ans plus tard, comme une complaisance envers la pédophilie. Des citations du livre venaient en effet d'être diffusées à la presse internationale[70] par la journaliste allemande Bettina Röhl (fille d'Ulrike Meinhof, une ancienne membre de la Fraction armée rouge), qui s'en prenait à d'anciennes personnalités de mai 68, notamment Joschka Fischer et Cohn-Bendit[71]. De manière récurrente, des responsables politiques ont également évoqué cette part d'ombre, notamment Marine Le Pen en 2004[72], François Bayrou à deux reprises en 2009[73], le conservateur suisse Oskar Freysinger[74], et Jean-Marie Le Pen au Parlement européen[75].

Daniel Cohn-Bendit s'est toujours défendu en expliquant que ses textes et ses déclarations, destinées à « choquer le bourgeois des années 1970 »[76], étaient à replacer dans le contexte des années 1970[77]. Des parents et des enfants de ces crèches alternatives avaient alors apporté leur soutien au leader écologiste[78]. Daniel Cohn-Bendit déclare : « Prétendre que j’étais pédophile est une insanité. La pédophilie est un crime. L’abus sexuel est quelque chose contre lequel il faut se battre. Il n’y a eu de ma part aucun acte de pédophilie. » Il ajoute néanmoins que « ce texte, qui n'avait pas fait scandale à l'époque, est aujourd'hui insoutenable[79] », et qu'il nourrit « des remords d'avoir écrit tout cela[80] ».

Par-delà la polémique politique, perce également l'un des aspects controversés de mai 68, lors duquel certains avançaient l'idée de « libération sexuelle » de l'enfant[81],[82].

En avril 2013, au centre d'une polémique en Allemagne pour ses écrits sur la pédophilie, il renonce au Grand Prix des Médias franco-allemand 2013[83].

Le 27 juillet 2013, Eckhard Stratmann-Mertens, cofondateur du parti Vert allemand et ancien député au Bundestag, accuse de pédophilie directement Daniel Cohn-Bendit et d'autres membres originels du parti. Il répond au journal Die Welt : « J'étais aussi étudiant à Francfort-sur-le-Main quand Cohn-Bendit et Joschka Fischer étaient là. J'ai participé aux mêmes manifestations. Et je peux vous dire que je ne crois pas un mot des explications de Cohn-Bendit quand il dit qu'il a fait ses révélations sur ses relations sexuelles avec des enfants dans un seul but de provocation » (« Ich war damals ja auch als Student in Frankfurt, als Cohn-Bendit und Joschka Fischer da waren. Ich habe an denselben Demonstrationen teilgenommen. Und ich muss sagen: Ich glaube Cohn-Bendit kein Wort, wenn er seine Äußerungen zum Sex mit Kindern heute als Provokation, als reine Theorie hinstellt. ») Selon lui Cohn-Bendit aurait notamment dû être « jeté du parti bien plus tôt »[84].

Publications[modifier | modifier le code]

Autres activités[modifier | modifier le code]

Cinéma[modifier | modifier le code]

Acteur
Scénariste

Radio[modifier | modifier le code]

À partir du 26 août 2013, il intervient dans la matinale d'Europe 1 présentée par Thomas Sotto pour une chronique quotidienne[86].

Football[modifier | modifier le code]

En septembre 2012, il signe pour être président d'un club de football « autogéré » de Francfort, le FC Gudesding (ce qui signifie « bonne chose » dans le patois local)[87],[88].

Vie privée[modifier | modifier le code]

Le 29 août 1997, il épouse Ingrid Apel avec laquelle il vit depuis 1981. Ils ont un fils[89].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Fiche de Daniel Cohn-Bendit sur le site du Parlement européen
  2. Cf. Site du Groupe Spinelli, Liste des membres
  3. Une envie de politique, 1998, La Découverte. Cité par Politis, 23 mai 2009.
  4. « Cohn-Bendit : “Je suis un libéral-libertaire” », L'Humanité, 7 janvier 1999
  5. Son père, Alex Cohn, est un industriel du textile. Cf. notice Erich Cohn-Bendit dans la Wp-de
  6. Emeline Cazi, Le vrai Cohn-Bendit, Plon, 2010, p. 10.
  7. 3, square Léon-Guillot, dans le XVe arrondissement. En 1968, c'est encore le domicile de Daniel en France.
  8. Cazi, p. 12
  9. Cazi, p. 14
  10. Cazi, p. 16, en référence à un débat à propos de l'intervention en Bosnie.
  11. a, b, c, d, e, f, g, h et i Dictionnaire des anarchistes, « Le Maitron » : notice biographique.
  12. Loi du 14 juillet 1933 ; décrets de 1941 sur les Juifs émigrés. La législation nazie est officiellement abrogée le 20 septembre 1945 par le Conseil de contrôle interallié.
  13. Cazi, photographies hors texte : Reproduction de la carte de l’OFPRA (no 71 937 8758) délivrée à Daniel Cohn-Bendit le 26 avril 1957 « pour la période du 26 avril 1957 au 25 avril 1960 ». L'OFPRA n'ayant été fondée qu'en 1952, il y a un hiatus pour la période 1945-1952.
  14. Le Monde, 1er février 2014, entretien avec Alain Finkielkraut
  15. Cazi, p. 16. Appellation se référant à Juliette Stern, une des responsables des secours aux enfants à l'UGIF.
  16. Cazi, p. 19
  17. 50e anniversaire du traité de l'Élysée, émission Square sur Arte le 22 janvier 2013.
  18. Cazi, p. 25-28
  19. Alain Aufray, « Ich liebe dich, moi non plus... », Libération, 1er juillet 2005, texte intégral.
  20. Cazi, p. 48
  21. Philippe Artières, 22 mars 1968 : l'émergence de Cohn-Bendit, 21 mars 2008, Le Figaro, texte intégral.
  22. Le Monde, 28-29 janvier 1968, page 7 : « Les incidents de Nanterre ». Il s'agit de manifestations en sa faveur.
  23. Le Monde, 17 février 1968, page 10 : « Daniel Cohn-Bendit a comparu devant la commission d'expulsion ».
  24. Citée dans Cazi, pages 302-304.
  25. Le Monde, 28 avril, p. 8 et 30 avril, p. 4.
  26. Le Monde, 2 mai, p. 7. Cette procédure est encore mentionnée dans le numéro du 3 mai, puis disparaît.
  27. Le Monde, 3 mai, p. 14.
  28. Cité par Le Monde, 3 mai, p. 24.
  29. Guy Michaud (1911-2006), professeur de Lettres. Cf. page dans la WP allemande.
  30. La plage du centre-ville de Saint-Nazaire, à seulement 300 m de l'entrée du port. Cf. Cazi, photographies hors texte.
  31. Le Monde, 22 mai, p. 7. C'est la raison pour laquelle le 28 mai, il parlera du « roi des Belges »
  32. Lemire, Cohn-Bendit, page 57.
  33. Cazi, p. 93 et suivantes.
  34. « Plage pavée », formule à mettre en relation avec « Sous les pavés, la plage » en mai 68.
  35. Daniel Cohn-Bendit, auto-présentation.
  36. Cité par Lucien Rioux et René Backmann, L'Explosion de mai, Robert Laffont, 1968, p. 503.
  37. Barrault Éditions, 1986 (ISBN 978-2-7360-0037-0).
  38. « Vos députés : Présentation : Daniel Cohn Bendit »
  39. a, b et c Statistiques sur l'activité de Daniel Cohn-Bendit au Parlement européen sur le site VoteWatch.
  40. Résultats pour l'Île-de-France sur le site du ministère de l'Intérieur
  41. Résultats nationaux sur le site du ministère de l'Intérieur
  42. Réponse donnée à 37:00, dans Les Questions du mercredi sur France Inter et Dailymotion, le 2 décembre 2012.
  43. Isabelle Rey-Lefebvre, « "Dany le rouge" au conseil d'administration de l'université de Nanterre », Le Monde,‎ 11 avril 2012 (lire en ligne)
  44. Daniel Cohn-Bendit au conseil d'administration de… Nanterre !, Le Point, 10 avril 2012.
  45. Cohn-Bendit au CA de la fac de Nanterre, Le Figaro, 11 avril 2012.
  46. Europe Écologie se prononce contre le traité européen, Le Figaro, 22 septembre 2012.
  47. Daniel Cohn-Bendit et les Verts, un divorce annoncé, Le Figaro, 24 septembre 2012.
  48. Cohn-Bendit en partance d'Europe Écologie-Les Verts, Le Figaro, 7 décembre 2012.
  49. « Daniel Cohn-Bendit quitte officiellement le parti Europe Écologie Les Verts » sur huffingtonpost.fr, 7 décembre 2012.
  50. Cohn-Bendit crée son think-tank, Le Figaro, 27 septembre 2012.
  51. Discours de M. Joschka Fischer sur la finalité de l’intégration européenne, prononcé le 12 mai 2000 à Berlin.
  52. « Pour un référendum sur la Constitution à l’échelle européenne », 14 mai 2004.
  53. http://lipietz.net/?breve38
  54. Site officiel - Les actions du groupe Spinelli
  55. http://blog.lesfederalistes.eu/?p=813
  56. « Hue/Cohn-Bendit : le libéralisme en plat de résistance », L'Humanité, 3 décembre 1998.
  57. « Des services comme le téléphone, la poste, l’électricité n’ont pas de raison de rester dans les mains de l’État. » (Libération, 6 janvier 1999) ; « Cohn-Bendit et Besancenot s'affrontent sur l'Europe et les services publics », 6 juin 2009.
  58. dossier sur Daniel Cohn-Bendit, La Décroissance, no 56, février 2009, p. 8.
  59. « Cohn-Bendit anime la fin de l'université d'été du Medef », Les Échos, publié le lundi 4 septembre 2000, [1], consulté le 23 mars 2014.
  60. http://www.medef13.com/main/core.php
  61. « Il y a une vraie folie ambiante ». Entretien exclusif avec Daniel Cohn-Bendit. », Presse et Cité, 11 mai 2011
  62. « "Stupidité et malveillance" : le sarkozysme selon Cohn-Bendit ». Propos recueillis par Luc Bronner et Gérard Courtois. », Le Monde, 16 août 2010
  63. Vote du 9 février: le programme Erasmus sera gelé pour les Suisses, dès la rentrée 2014, 24 février 2014, Radio télévision suisse
  64. Étudiants suisses exclus du programme Erasmus dès l'automne, 27 février 2014, Radio télévision suisse
  65. Présentation sur Canal-U.
  66. Éditions Belfond, 1975 (ISBN 978-2-7144-3010-6).
  67. Il écrit à ce propos : « Il m’était arrivé plusieurs fois que certains gosses ouvrent ma braguette et commencent à me chatouiller. Je réagissais de manière différente selon les circonstances, mais leur désir me posait un problème. Je leur demandais : “Pourquoi ne jouez-vous pas ensemble, pourquoi m’avez-vous choisi, moi, et pas d'autres gosses ?” Mais s’ils insistaient, je les caressais quand même. » Et ailleurs : « J’avais besoin d’être inconditionnellement accepté par eux. Je voulais que les gosses aient envie de moi, et je faisais tout pour qu’ils dépendent de moi. » (Le Grand Bazar, Éditions Belfond, 1975).
  68. Au cours de cette émission, intitulée « Quelles valeurs pour demain ? » et où il présentait le livre d'Ingolf Diener et Eckard Supp Ils vivent autrement. Les Alternatifs de la RFA (Stock, 1982), il déclare, entre autres : « Je viens à 9 heures du matin retrouver mes huit petits gosses entre 16 mois et 2 ans. Je vais leur torcher le cul, Je vais… les chatouiller, ils me chatouillent, on se fait des papouilles. (…) Vous savez que la sexualité d’un gosse, c’est absolument fantastique. (…) Quand une petite fille, de 5 ans, commence à vous déshabiller c’est fantastique ! C’est fantastique parce que c’est un jeu absolument érotico-maniaque ! »
  69. Arrêt sur images, Cohn-Bendit et les accusations de pédophilie, une histoire ancienne de 34 ans
  70. Les extraits du livre seront ainsi publiés par la presse allemande (Bild), britannique (The Independent) et italienne (La Repubblica).
  71. Libération du 8 mars 2001.
  72. Lors de l'émission France Europe Express du 25 mai 2004.
  73. Au cours de la campagne pour les élections européennes de 2009, cf. « Insultes sur un plateau télé entre Cohn-Bendit et Bayrou », Le Figaro, 5 juin 2009
  74. « Gros clash entre Freysinger et Cohn-Bendit sur la TSR », 20 minutes (Suisse), 3 décembre 2009
  75. Jean-Marie Le Pen rappelle à Daniel Cohn-Bendit son passé pédophile, TF1, 14 septembre 2011
  76. Insultes sur un plateau télé entre Cohn-Bendit et Bayrou, Le Figaro, 5 juin 2009
  77. Daniel Cohn-Bendit justifie en 2001 ses propos tenus dans Le Grand Bazar (1975), où il décrivait des contacts clairement pédosexuels, comme étant une « provocation intolérable », due au contexte de l'époque, et non des actes s'étant réellement déroulés. L.D. et J.-P. M., « Pédophilie. Polémique autour de propos " insoutenables " de l’ancien leader étudiant. », dans L'Humanité, 24 février 2001
  78. « Nous savons qu’il n’a jamais porté atteinte à nos enfants », écrivent-ils. Les enfants eux-mêmes rejettent dans cette lettre « toute tentative de rapprochement entre Daniel Cohn-Bendit et des personnes coupables d’abus sexuels sur enfants ». « L'affaire Cohn-Bendit ou le procès de mai 68 », article de Paul Quinio dans Libération, 23 février 2001 ; voir aussi « L'innocence, on l'avait rêvée », Marie Guichoux, Libération, 24 février 2001 ; « Retour sur les polémiques autour de la génération 68 », Jean-Michel Helvig, Libération, 8 mars 2001, etc.
  79. Daniel Cohn-Bendit sur RTL, mars 2001.
  80. Le Parisien, 6 juin 2009.
  81. « Que reste-t-il de la révolution sexuelle de mai 68 ? » Le Monde, 28 février 2001.
  82. Pour le journal L'Express, « la complaisance de l'époque pour les excès de langage — et parfois d'actes — des militants de la libération sexuelle s'accompagnait d'un véritable aveuglement : l'enfant, croyaient-ils, ne demandait qu'à exprimer sa sexualité, et c'était l'interdit qui constituait un abus sexuel. Cette complaisance, qui a servi d'alibi et de caution culturelle à bien des pédophiles, masque aussi une autre réalité, l'infantilisme d'une mouvance. » (« Le remords de Cohn-Bendit », L'Express, 22 février 2001).
  83. Cohn-Bendit renonce à un prix pour éviter la polémique, Le Parisien, 29 avril 2013.
  84. (de) « Ich glaube Daniel Cohn-Bendit kein Wort », Die Welt, 27 juillet 2013.
  85. Jean-Luc Godard et Jean-Pierre Gorin
  86. « Daniel Cohn-Bendit rejoint la matinale d'Europe 1 », in lemonde.fr, 25 juin 2013.
  87. Un « bréviaire pédago » de Mélenchon pour démonter le traité européen, Libération, 5 septembre 2012.
  88. Cohn-Bendit président d'un club de foot, Le Figaro, 6 septembre 2012.
  89. Daniel Cohn-Bendit: il a fait de "jouir sans entrave" son slogan, Gala, 21 juin 2009

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

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