Daniel Cohn-Bendit
| Daniel Cohn-Bendit | |
Daniel Cohn-Bendit lors d'un meeting d'Europe Écologie, le 10 mars 2010. |
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| Fonctions | |
|---|---|
| Député européen | |
| En fonction depuis le 19 juillet 1994 | |
| Élection | 12 juin 1994 (Allemagne) |
| Réélection | 13 juin 1999 (France) 13 juin 2004 (Allemagne) 7 juin 2009 (France) |
| Coprésident du groupe Verts/ALE | |
| En fonction depuis le 8 janvier 2002 | |
| En tandem avec | Monica Frassoni (2002-2009) Rebecca Harms (depuis 2009) |
| Prédécesseur | Heidi Hautala et Paul Lannoye |
| Biographie | |
| Nom de naissance | Marc Daniel Cohn-Bendit |
| Date de naissance | 4 avril 1945 |
| Lieu de naissance | Montauban (France) |
| Nationalité | |
| Parti politique | Alliance 90 / Les Verts (Allemagne) Europe Écologie Les Verts (France) |
| Profession | Éducateur Journaliste |
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Daniel Cohn-Bendit est un homme politique de nationalité allemande, né le 4 avril 1945 à Montauban (Tarn-et-Garonne). Il est principalement implanté politiquement et médiatiquement en France. Favorable à la mise en place d'une Europe fédérale, il a fait l'essentiel de sa carrière politique au sein des institutions de l'Union européenne, comme député européen depuis 1994 et coprésident du groupe Verts/ALE au Parlement européen depuis 2002[1]. En septembre 2010, il cofonde le Groupe Spinelli, initiative visant à renforcer la tendance fédéraliste au Parlement européen[2].
S'il fut dans sa jeunesse engagé à l'extrême-gauche et l'un des principaux acteurs du mouvement étudiant au mois de mai 68 en France, Daniel Cohn-Bendit est aujourd'hui favorable au capitalisme et à « une écologie qui prenne acte de l'économie de marché pour mieux la réguler »[3]. Membre des Verts Allemands depuis 1984, il a déclaré dans L'Humanité à l'occasion de la campagne pour les élections européennes de 1999 prôner un « réformisme écologico-social lié à une tradition libertaire qui est effectivement non étatique ». Il a revendiqué à cette même occasion l'étiquette de « libéral-libertaire »[4].
Sommaire |
Biographie [modifier]
Origines familiales et enfance [modifier]
Daniel Cohn-Bendit est issu d'une famille d'Allemands juifs réfugiés en France suite à l'arrivée au pouvoir de Hitler (1933) ; son père est avocat et sa mère intendante de lycée ; il a un frère aîné, Gabriel, né en 1936.
Au moment de sa naissance, ses parents ont l'intention d'émigrer aux États-Unis, raison pour laquelle ils ne l'inscrivent pas à l'état civil français[5]. En conséquence de cette absence d'inscription, Daniel Cohn-Bendit est apatride jusqu’à l’âge de 14 ans, où il opte pour la nationalité allemande[6] pour, dit-il, ne pas être soumis au service militaire en France[5] (actuellement, il se définit comme « citoyen européen »).
Son père étant reparti reconstruire sa vie en Allemagne, Daniel — qui est alors élève au lycée Buffon à Paris[5] — et sa mère le rejoignent, alors qu'il est atteint d'un cancer du poumon. Inscrit à l'Odenwaldschule, école alternative allemande en pleine campagne à 60 km de Francfort, il y fait son éducation politique[7]. D'après Jean-Marcel Bouguereau, Daniel Cohn-Bendit a relevé à plusieurs reprises qu'être allé dans cette école autogérée et avoir fait autant de théâtre avait joué un rôle important dans sa vie.[réf. souhaitée].
Sa mère meurt en 1959, son père en 1963.
Une jeunesse contestataire [modifier]
Brièvement membre de la Fédération anarchiste, puis du mouvement Noir et Rouge, il est alors proche du communisme libertaire. En 1965-1966, il est inscrit en propédeutique pour étrangers à la Sorbonne-Censier. En 1967-1968, il est étudiant en sociologie à la faculté de Nanterre lorsque commence le mouvement de contestation qui deviendra le Mouvement du 22-Mars. Il est inscrit sur la liste noire des étudiants de l'université. À la suite de l'évacuation des locaux par la police le 2 mai, il fait partie des étudiants qui vont occuper la Sorbonne le lendemain. Il sera avec Alain Geismar et Jacques Sauvageot l'une des trois personnalités étudiantes invitées par l'ORTF en grève à venir expliquer au pays le « mouvement de Mai ». Le 21 mai, alors qu'il est en voyage à Berlin, il est interdit de séjour en France. Grâce à sa petite amie Marie-France Pisier, il y revient le 28 mai, cheveux teints et lunettes noires, pour un meeting à la Sorbonne où il est acclamé. Le slogan « Nous sommes tous des juifs allemands » résumera ce soutien des jeunes à celui que la presse nomme « Dany le rouge ». Il y reviendra plusieurs fois pour rendre visite à ses amis et à son frère à Saint-Nazaire. L'arrêté d'interdiction de séjour ne sera levé qu'en 1978.
Dès la fin des « événements », il s'installe à Francfort-sur-le-Main, où il s'intègre à la mouvance contestataire. Il est successivement aide-éducateur dans une crèche autogérée et employé à la librairie Karl-Marx, mais s'éloigne peu à peu d'une perspective contestataire : bien qu'ayant jusqu'alors dénoncé les « élections bourgeoises[8] », il entame une carrière politique.
Carrière politique [modifier]
En 1981, il soutient la candidature de Coluche à la présidence de la République. Cinq ans plus tard, il officialise son abandon de la perspective révolutionnaire dans un ouvrage-bilan, Nous l’avons tant aimée, la Révolution[9].
En 1984, il adhère au parti écologiste (Die Grünen) et se lie avec Joschka Fischer, qu'il pousse à se présenter aux élections dans le Land de Hesse. Plus tard, Daniel Cohn-Bendit est élu sous l'étiquette des Verts au conseil municipal de Francfort-sur-le-Main (depuis 1989), puis au Parlement européen. En 1989, il est nommé adjoint au maire SPD de Francfort-sur-le-Main, chargé des affaires multiculturelles.
Daniel Cohn-Bendit est député au Parlement européen depuis les élections européennes de 1994[10]. Il a été d'abord élu comme représentant des Verts allemands puis en tant que tête de liste des Verts en France (sa liste obtient 9,72 % des voix en juin 1999, second meilleur résultat des Verts français aux élections européennes après celui d’Antoine Waechter en 1989), à nouveau comme représentant des Verts allemands le 13 juin 2004 et enfin en 2009 en tant que tête de liste d'Europe Écologie en France.
Porte-parole du Parti vert européen, créé en février 2004, puis vice-président du Mouvement européen-France depuis février 2007, il soutient Dominique Voynet lors de l'élection présidentielle de 2007.
Lors de la législature 2004-2009, Daniel Cohn-Bendit a été présent à près de 93 % des sessions du Parlement européen (278 jours sur 299)[11]. Plus de 96 %[11] des votes enregistrés (4 283 sur 4 400) concordent avec le vote majoritaire de son groupe parlementaire, dont il est le président, Groupe des Verts/Alliance libre européenne. Par rapport aux autres députés de l'un de ses deux États, l'Allemagne, il a voté en accord avec la majorité d'entre eux plus d'une fois sur deux (52,25 %)[11].
En juin 2009, il se présente aux élections européennes en France, au sein de la liste Europe Écologie, qui rassemble les Verts et des personnalités proches des idées écologistes, notamment Malika Benarab-Attou, Jean-Paul Besset, Eva Joly, Cécile Duflot, José Bové, Yannick Jadot, Michèle Rivasi. Il est en tête de la liste Europe Écologie pour la circonscription Île-de-France, l'ancienne magistrate Eva Joly y figurant en deuxième position. Dans sa circonscription, Daniel Cohn-Bendit et Europe Écologie réalisent 20,86 %[12], ce qui place sa liste en seconde position, derrière l'UMP mais largement devant le Parti socialiste. Au niveau national, Europe Écologie recueille 16,28 %[13] des voix, soit le meilleur score jamais réalisé par une liste écologiste lors d'élections européennes et qui place ce parti en troisième place sur l'échiquier politique français, talonnant le Parti socialiste.
En août 2009, Daniel Cohn-Bendit affirme qu'il ne sera pas candidat à l'élection présidentielle française de 2012. Bien que de nationalité allemande, il pourrait faire une demande de double nationalité qui l'autoriserait à se porter candidat mais il réfute par avance cette idée[14]
Le 2 avril 2012, il est nommé au conseil d'administration de l'université Paris-X en tant que personnalité extérieure[15],[16],[17].
Le 23 septembre 2012, il déclare après le « non » de EELV au traité européen[18] qu'il « suspend son adhésion » au parti écologiste[19].
Le 27 septembre 2012, il lance le think tank « Europe et Écologie » pour promouvoir une « approche pragmatique mais ambitieuse » de l'Europe[20].
Le 7 décembre 2012, il annonce officiellement avoir quitté EELV[21] et déclare se consacrer maintenant uniquement à son think tank[22].
Prises de position politiques [modifier]
Pour une Europe fédérale [modifier]
Opposé au nationalisme et partisan d’un fédéralisme européen, Daniel Cohn-Bendit s’engage dans le processus constitutionnel européen initié par le discours de son ami Joschka Fischer sur « la finalité de l’intégration européenne[23]». Lorsque la Convention sur l'avenir de l'Europe remet ses travaux, il adresse une lettre[24] aux gouvernements se réunissant dans une conférence intergouvernementale dans laquelle il les adjure :
- de peser de tout leur poids pour éviter que le texte final du traité établissant une Constitution pour l'Europe ne contienne des reculs par rapport au texte de la convention ;
- d’introduire dans la troisième partie de la Constitution une procédure de révision moins lourde, qui ne repose pas sur l’unanimité et qui prévoit l’entière participation du Parlement européen ainsi que la ratification par celui-ci ;
- de révolutionner le mode de ratification utilisé jusqu’ici en organisant un référendum européen pour que tous les citoyens européens puissent s’exprimer sur cette Constitution européenne et afin que les enjeux européens prennent le pas sur les considérations de politiques intérieures, ceci sans que le refus d’un seul pays puisse bloquer tous les autres.
Ces propositions trouvent relativement peu d’échos à l’époque et ne sont pas retenues par les gouvernements, mais se retrouvent au cœur des polémiques lors de la campagne précédant le référendum français sur le traité établissant une Constitution pour l'Europe. Malgré la position officielle des Verts français et européens[25] en faveur du oui au traité de Constitution pour l'Europe, la campagne référendaire est marquée par les débats tendus entre les partisans d'un « oui de raison » défendu par Daniel Cohn-Bendit, le parti des Verts européens et l'ensemble des députés et des sénateurs écologistes (comme Alain Lipietz, Gérard Onesta ou Dominique Voynet) contre une importante minorité favorable à un « non de gauche » au sein des Verts français mais aussi des autres partis de gauche comme le parti communiste français et lutte ouvrière. Les premiers participent, malgré les reproches que cela déclenche, à des meetings communs avec des membres du Parti socialiste français ou de l’UDF afin d'expliquer et défendre les apports qu'ils attendent de ce traité.
Le 15 septembre 2010, il cofonde le Groupe Spinelli avec Guy Verhofstadt (chef du groupe libéral au Parlement Européen), Isabelle Durant (Verts, vice-présiente du Parlement européen) et Sylvie Goulard (groupe libéral au Parlement Européen). Il s'agit d'un groupe interparlementaire informel au Parlement européen qui rassemble les élus pro-européens et visant à relancer la recherche d'un fédéralisme au sein de l'Union Européenne[26]. Il regroupe des personnalités telles que Jacques Delors, Mario Monti, Andrew Duff, Joschka Fischer, Pat Cox, Elmar Brok et Élie Barnavi.
En septembre 2011, il annonce soutenir le Parti fédéraliste pour la promotion du fédéralisme dans la campagne présidentielle des élections de 2012 en France[27].
En octobre 2012, il publie avec Guy Verhofstadt un manifeste pour une Europe fédérale intitulé Debout l'Europe et sous-titré en anglais « Manifeste pour une révolution post-nationale en Europe ». L'ouvrage est paru simultanéement en six langues et dans de nombreux pays européens.
Pour une économie « sociale-libérale » [modifier]
Ses options économiques « sociales-libérales[28] » et son soutien à la privatisation de certains services publics[29] l’éloignent d'une partie des écologistes européens qui considèrent que le dogme libéral est incompatible avec les moyens que nécessitent la préservation de la planète et le combat pour la justice sociale. Ainsi, le mensuel La Décroissance, qui présente régulièrement Daniel Cohn-Bendit comme un « éco-tartuffe », le décrit également comme « le Canada Dry de la politique : ça a la couleur de la rébellion, l'odeur de la rébellion, le goût de la rébellion, mais ce n'est pas de la rébellion ; c'est juste l'idéologie capitaliste classique sous une face souriante et décoiffée. Un produit marketing redoutable »[30]. Il est intervenu à l’université d’été du Medef (patronat français) en 2000[31] et en 2006[32].
Pour une politique d'immigration « ouverte » [modifier]
Premier adjoint au maire de la ville de Francfort pour les affaires multiculturelles dans les années 1980-90, Daniel Cohn-Bendit plaide pour une politique d'immigration « ouverte »[33]. Il s'oppose publiquement aux propos de la chancelière allemande Angela Merkel selon lesquels le modèle multiculturel en Allemagne aurait « totalement échoué ». Il avance : « Dans les prochaines années, l’Europe aura besoin d’immigration en raison de son évolution démographique et de son vieillissement »[34].
Pour la dépénalisation des drogues dites « douces » [modifier]
Il est connu également pour ses prises de position en faveur de la dépénalisation des drogues dites « douces » (cannabis)[35].
Polémique autour du Grand Bazar (1975) [modifier]
En 1975, Daniel Cohn-Bendit publie le livre Le Grand Bazar[36], dans lequel il évoque ses activités d’aide-éducateur au jardin d’enfants autogéré de Francfort. Certains passages de cet ouvrage théorisent l'éveil à la sexualité des enfants de 1 à 6 ans et témoignent de rapports physiques ambigus (il parle notamment de « caresses » qu'il donnait, et d'attouchements qu'il recevait, de façon explicite[37]) que Daniel Cohn-Bendit a entretenus avec eux. Il avait également évoqué cela de manière provocante lors de l'émission Apostrophes du 23 avril 1982[38],[39].
En 2001, une polémique éclate à propos de son livre, ces passages pouvant être alors considérés, vingt-cinq ans plus tard, comme une complaisance envers la pédophilie. Des citations du livre venaient en effet d'être diffusées à la presse internationale[40] par la journaliste allemande Bettina Röhl (fille d'Ulrike Meinhof, une ancienne membre de la Fraction armée rouge), qui s'en prenait à d'anciennes personnalités de mai 68, notamment Joschka Fischer et Cohn-Bendit[41]. De manière récurrente, des responsables politiques ont également évoqué cette part d'ombre, notamment Marine Le Pen en 2004[42], François Bayrou à deux reprises en 2009[43], le conservateur suisse Oskar Freysinger[44], et Jean-Marie Le Pen au Parlement européen[45].
Daniel Cohn-Bendit s'est toujours défendu en expliquant que ses textes et ses déclarations, destinées à « choquer le bourgeois des années 1970 »[46], étaient à replacer dans le contexte des années 1970[47]. Des parents et des enfants de ces crèches alternatives avaient alors apporté leur soutien au leader écologiste[48]. Daniel Cohn-Bendit déclare : « Prétendre que j’étais pédophile est une insanité. La pédophilie est un crime. L’abus sexuel est quelque chose contre lequel il faut se battre. Il n’y a eu de ma part aucun acte de pédophilie. » Il ajoute néanmoins que « ce texte, qui n'avait pas fait scandale à l'époque, est aujourd'hui insoutenable[49] », et qu'il nourrit « des remords d'avoir écrit tout cela[50] ».
Par-delà la polémique politique, perce également l'un des aspects controversés de mai 68, lors duquel certains avançaient l'idée de « libération sexuelle » de l'enfant[51],[52].
En avril 2013, au centre d'une polémique en Allemagne pour ses écrits sur la pédophilie, il renonce au Grand Prix des Médias franco-allemand 2013[53].
Football [modifier]
En septembre 2012, il signe pour être président d'un club de football « autogéré » de Francfort, le FC Gudesding (ce qui signifie « bonne chose » dans le patois local)[54],[55].
Ouvrages [modifier]
- Avec Gabriel Cohn-Bendit, Le gauchisme, remède à la maladie sénile du communisme, Paris, Seuil, 1969
- Le Grand Bazar, Belfond, 1975
- Nous l’avons tant aimée, la Révolution, Barrault Éditions, 1986
- Une envie de politique, avec Lucas Delattre et Guy Herzlich, La Découverte, 1998, 270 p. (ISBN 9782707129413)
- Avec Georges-Marc Benamou, Liquider 68 ? : Forum Libération de Grenoble, Frémeaux & Associés, 2008, CD audio
- Forget 68 (entretiens), Éditions de l'Aube, 2008
- La gouvernance en révolution(s) (entretien), Paris, Éditions Charles Léopold Mayer, 2012, 390 p. (ISBN 9782843771705) [lire en ligne]
- Debout l'Europe !, avec Guy Verhofstadt, Bruxelles, Belgique, André Versaille éditeur, 2012, 158 p. (ISBN 978-2-87495-197-8)
- Pour supprimer les partis politiques !?. Réflexions d'un apatride sans parti, Montpellier, France, Indigène éditions, coll. « Ceux qui marchent contre le vent », 2013, 36 p. (ISBN 979-1-09-035438-8)
Scénariste [modifier]
- Il coécrit le film Le Vent d'est avec Jean-Luc Godard en 1970.
Notes et références [modifier]
- Fiche de Daniel Cohn-Bendit sur le site du Parlement européen
- site du Groupe Spinelli - Liste des membres
- Une envie de politique, 1998, La Découverte. Cité par Politis, 23 mai 2009.
- « Cohn-Bendit : “Je suis un libéral-libertaire” », L'Humanité, 7 janvier 1999
- 50e anniversaire du traité de l'Élysée, émission Square sur Arte le 22 janvier 2013.
- Selon ses dires dans le reportage de Serge July diffusé le 28 mars 2008 sur France 5, ainsi que son interview à LaTéléLibre.
- Emeline Cazi, Le vrai Cohn-Bendit, Plon, 2010.
- Cité par Lucien Rioux et René Backmann, L'Explosion de mai, Robert Laffont, 1968, p. 503.
- Barrault Éditions, 1986 (ISBN 978-2-7360-0037-0).
- Vos députés : Présentation : Daniel Cohn Bendit
- Statistiques sur l'activité de Daniel Cohn-Bendit au Parlement européen sur le site VoteWatch.
- Résultats pour l'Île-de-France sur le site du ministère de l'Intérieur
- Résultats nationaux sur le site du ministère de l'Intérieur
- Réponse donnée à 37:0è, dans Les Questions du mercredi sur France Inter et Dailymotion, le 2
- Isabelle Rey-Lefebvre, « "Dany le rouge" au conseil d'administration de l'université de Nanterre », Le Monde, 11 avril 2012 [texte intégral (page consultée le 11 avril 2012)]
- Daniel Cohn-Bendit au conseil d'administration de… Nanterre !, Le Point, 10 avril 2012.
- Cohn-Bendit au CA de la fac de Nanterre, Le Figaro, 11 avril 2012.
- Europe Écologie se prononce contre le traité européen, Le Figaro, 22 septembre 2012.
- Daniel Cohn-Bendit et les Verts, un divorce annoncé, Le Figaro, 24 septembre 2012.
- Cohn-Bendit crée son think-tank, Le Figaro, 27 septembre 2012.
- Cohn-Bendit en partance d'Europe Écologie-Les Verts, Le Figaro, 7 décembre 2012.
- « Daniel Cohn-Bendit quitte officiellement le parti Europe Écologie Les Verts » in huffingtonpost.fr, 7 décembre 2012.
- Discours de M. Joschka Fischer sur la finalité de l’intégration européenne, prononcé le 12 mai 2000 à Berlin.
- « Pour un référendum sur la Constitution à l’échelle européenne », 14 mai 2004.
- http://lipietz.net/?breve38
- Site officiel - Les actions du groupe Spinelli
- http://blog.lesfederalistes.eu/?p=813
- « Hue/Cohn-Bendit : le libéralisme en plat de résistance », L'Humanité, 3 décembre 1998.
- « Des services comme le téléphone, la poste, l’électricité n’ont pas de raison de rester dans les mains de l’État. » (Libération, 6 janvier 1999) ; « Cohn-Bendit et Besancenot s'affrontent sur l'Europe et les services publics », 6 juin 2009.
- dossier sur Daniel Cohn-Bendit, La Décroissance, no 56, février 2009, p. 8.
- Guylain Chevrier, « Le PS à La Rochelle : des primaires pour en finir avec le peuple et une gauche authentique », Riposte laïque, publié le lundi 31 août 2009, [1], consulté le 1er septembre 2009.
- http://www.medef13.com/main/core.php
- « Il y a une vraie folie ambiante ». Entretien exclusif avec Daniel Cohn-Bendit. », Presse et Cité, 11 mai 2011
- « "Stupidité et malveillance" : le sarkozysme selon Cohn-Bendit ». Propos recueillis par Luc Bronner et Gérard Courtois. », Le Monde, 16 août 2010
- Présentation sur Canal-U.
- Éditions Belfond, 1975 (ISBN 978-2-7144-3010-6).
- Il écrit à ce propos : « Il m’était arrivé plusieurs fois que certains gosses ouvrent ma braguette et commencent à me chatouiller. Je réagissais de manière différente selon les circonstances, mais leur désir me posait un problème. Je leur demandais : “Pourquoi ne jouez-vous pas ensemble, pourquoi m’avez-vous choisi, moi, et pas d'autres gosses ?” Mais s’ils insistaient, je les caressais quand même. » Et ailleurs : « J’avais besoin d’être inconditionnellement accepté par eux. Je voulais que les gosses aient envie de moi, et je faisais tout pour qu’ils dépendent de moi. » (Le Grand Bazar, Éditions Belfond, 1975).
- Au cours de cette émission, intitulée « Quelles valeurs pour demain ? » et où il présentait le livre d'Ingolf Diener et Eckard Supp Ils vivent autrement. Les Alternatifs de la RFA (Stock, 1982), il déclare, entre autres : « Je viens à 9 heures du matin retrouver mes huit petits gosses entre 16 mois et 2 ans. Je vais leur torcher le cul, Je vais… les chatouiller, ils me chatouillent, on se fait des papouilles. (…) Vous savez que la sexualité d’un gosse, c’est absolument fantastique. (…) Quand une petite fille, de 5 ans, commence à vous déshabiller c’est fantastique ! C’est fantastique parce que c’est un jeu absolument érotico-maniaque ! »
- Arrêt sur images, Cohn-Bendit et les accusations de pédophilie, une histoire ancienne de 34 ans
- Les extraits du livre seront ainsi publiés par la presse allemande (Bild), britannique (The Independent) et italienne (La Repubblica).
- Libération du 8 mars 2001.
- Lors de l'émission France Europe Express du 25 mai 2004.
- Au cours de la campagne pour les élections européennes de 2009, cf. « Insultes sur un plateau télé entre Cohn-Bendit et Bayrou », Le Figaro, 5 juin 2009
- « Gros clash entre Freysinger et Cohn-Bendit sur la TSR », 20 minutes (Suisse), 3 décembre 2009
- Jean-Marie Le Pen rappelle à Daniel Cohn-Bendit son passé pédophile, TF1, 14 septembre 2011
- Insultes sur un plateau télé entre Cohn-Bendit et Bayrou, Le Figaro, 5 juin 2009
- Daniel Cohn-Bendit justifie en 2001 ses propos tenus dans Le Grand Bazar (1975), où il décrivait des contacts clairement pédosexuels, comme étant une « provocation intolérable », due au contexte de l'époque, et non des actes s'étant réellement déroulés. L.D. et J.-P. M., « Pédophilie. Polémique autour de propos " insoutenables " de l’ancien leader étudiant. », dans L'Humanité, 24 février 2001
- « Nous savons qu’il n’a jamais porté atteinte à nos enfants », écrivent-ils. Les enfants eux-mêmes rejettent dans cette lettre « toute tentative de rapprochement entre Daniel Cohn-Bendit et des personnes coupables d’abus sexuels sur enfants ». « L'affaire Cohn-Bendit ou le procès de mai 68 », article de Paul Quinio dans Libération, 23 février 2001 ; voir aussi « L'innocence, on l'avait rêvée », Marie Guichoux, Libération, 24 février 2001 ; « Retour sur les polémiques autour de la génération 68 », Jean-Michel Helvig, Libération, 8 mars 2001, etc.
- Daniel Cohn-Bendit sur RTL, mars 2001.
- Le Parisien, 6 juin 2009.
- « Que reste-t-il de la révolution sexuelle de mai 68 ? » Le Monde, 28 février 2001.
- Pour le journal L'Express, « la complaisance de l'époque pour les excès de langage — et parfois d'actes — des militants de la libération sexuelle s'accompagnait d'un véritable aveuglement : l'enfant, croyaient-ils, ne demandait qu'à exprimer sa sexualité, et c'était l'interdit qui constituait un abus sexuel. Cette complaisance, qui a servi d'alibi et de caution culturelle à bien des pédophiles, masque aussi une autre réalité, l'infantilisme d'une mouvance. » (« Le remords de Cohn-Bendit », L'Express, 22 février 2001).
- Cohn-Bendit renonce à un prix pour éviter la polémique, Le Parisien, 29 avril 2013.
- Un « bréviaire pédago » de Mélenchon pour démonter le traité européen, Libération, 5 septembre 2012.
- Cohn-Bendit président d'un club de foot, Le Figaro, 6 septembre 2012.
Voir aussi [modifier]
Bibliographie [modifier]
- Notices d’autorité : Système universitaire de documentation • Bibliothèque nationale de France • Fichier d’autorité international virtuel • Bibliothèque du Congrès • Gemeinsame Normdatei • WorldCat
- Paul Ariès et Florence Leray, Cohn-Bendit, l'imposture, Max Milo, 2010
- Emeline Cazi, Le vrai Cohn-Bendit, Plon, 2010
- Daniel Cohn-Bendit, Que faire ?, Pluriel, 2010
Articles connexes [modifier]
- Mai 68
- Noir et Rouge
- Alliance 90 / Les Verts (Die Grünen)
- Les verts
- Europe Écologie
- Europe Écologie Les Verts
- Liste des députés européens de France 2009-2014
- Groupe Spinelli
Liens externes [modifier]
- (de) Site officiel
- Sa fiche sur le site du Parlement européen, sur europarl.europa.eu
- Site du Groupe Spinelli
- Naissance à Montauban
- Naissance en 1945
- Étudiant de l'université Paris X
- Événements de mai 1968
- Journaliste allemand
- Personnalité des Verts (France)
- Personnalité des Verts (Allemagne)
- Personnalité d'Europe Écologie Les Verts
- Député européen élu en Allemagne 1994-1999
- Député européen élu en France 1999-2004
- Député européen élu en Allemagne 2004-2009
- Député européen élu en France 2009-2014
- Député européen du groupe Les Verts/Alliance libre européenne 2004-2009
- Député européen du groupe Les Verts/Alliance libre européenne 2009-2014