Bertrix

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Bertrix
L'église Saint-Étienne
L'église Saint-Étienne
Blason de Bertrix
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la Belgique Belgique
Région Drapeau de la Région wallonne Région wallonne
Communauté Drapeau de la Communauté française de Belgique Communauté française
Province Drapeau de la province de Luxembourg Province de Luxembourg
Arrondissement Neufchâteau
Bourgmestre Michel Hardy (MR)
Majorité ACTION, ETE
Sièges
UNION
ACTION (MR-PS)
ETE
Ecolo
19
6
7
4
1
Section Code postal
Bertrix
Auby-sur-Semois
Cugnon
Jehonville
Orgeo
6880
6880
6880
6880
6880
Code INS 84009
Zone téléphonique 061
Démographie
Gentilé Bertrigeois(e) ou Bertrigeot(te)
Population
– Hommes
– Femmes
Densité
8 507 (1er janvier 2014)
49,35 %
50,65 %
62 hab./km2
Pyramide des âges
– 0–17 ans
– 18–64 ans
– 65 ans et +
(1er janvier 2013)
22,68 %
61,58 %
15,75 %
Étrangers 2,76 % (1er janvier 2013)
Taux de chômage 11,58 % (octobre 2013)
Revenu annuel moyen 11 888 €/hab. (2011)
Géographie
Coordonnées 49° 51.25′ N 5° 15.2′ E / 49.85417, 5.2533 ()49° 51.25′ Nord 5° 15.2′ Est / 49.85417, 5.2533 ()  
Superficie
– Surface agricole
– Bois
– Terrains bâtis
– Divers
137,70 km2 (2005)
41,03 %
48,86 %
7,80 %
2,31 %
Localisation
Situation de la commune dans l'arrondissement de Neufchâteau et la province de Luxembourg
Situation de la commune dans l'arrondissement de Neufchâteau et la province de Luxembourg

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Liens
Site officiel bertrix.be

Bertrix (en wallon Bietris, localement prononcé Bèrtrès, Bërtrës) est une commune francophone de Belgique située en Région wallonne dans la province de Luxembourg et l’arrondissement de Neufchâteau, ainsi qu’une localité où siège son administration. Elle compte environ 8 000 habitants.

Géographie[modifier | modifier le code]

Sections et localités[modifier | modifier le code]

La commune est divisées en 5 sections: Auby-sur-Semois, Bertrix, Cugnon, Jehonville et Orgeo. Dans ces dernières se trouvent plusieurs villages rattachés à la commune: Acremont, Assenois, Biourge, Blanchoreille, Glaumont, La Géripont, La Girgaine, Mortehan, Nevraumont, Rossart et Sart.

Répartition de l'espace[modifier | modifier le code]

L’espace communal se répartit comme suit :

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Bertrix
Paliseul Libin Libramont-Chevigny
Bertrix Neufchâteau
Bouillon Florenville Herbeumont

Communications[modifier | modifier le code]

La gare ferroviaire de Bertrix est desservie par la ligne 165 Athus-Libramont.

Histoire[modifier | modifier le code]

Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Le 24 août 1914, les 115e, 116e, 117e, 118e RI de l'armée impériale allemande, passèrent par les armes 11 civils et détruisirent 4 maisons, lors des atrocités allemandes commises au début de l'invasion.

L'histoire et la mémoire de Bertrix sont, par ailleurs, étroitement attachées à celle de Montauban (France). En effet, « Les soldats de la 33e Division d’Infanterie basé à Montauban seront décimés dans la forêt de Bertrix, le 22 août 1914 »[1]. Dans chacune de ces deux localités, une statue a été récemment érigée pour rappeler la tragédie de ces premiers combats de la Grande Guerre.

Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Le 11 mai 1940, lendemain du déclenchement de la campagne des 18 jours, Bertrix est prise vers 16 h par les Allemands de la 1re Panzerdivision[2], qui a pour objectif de traverser la Meuse au niveau de Sedan. Plusieurs éléments de la cavalerie française avaient Bertrix dans leur itinéraire de repli et il y aura ainsi des chars Hotchkiss qui y seront abandonnés, les équipages rejoignant leurs lignes à pied[2].

Libéré à l'automne 1944, la région de Bertrix est de nouveau le théâtre de combats lors de l'offensive allemande des Ardennes au cours de l'hiver[3].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason ville be Bertrix (Luxembourg).svg
La commune possède des armoiries.
Blasonnement : D’argent à trois fers d’âne mal ordonnés de sable, cloutés d’or, posés en barre.
Source du blasonnement : Lieve Viaene-Awouters et Ernest Warlop, Armoiries communales en Belgique, Communes wallonnes, bruxelloises et germanophones, t. 1 : Communes wallonnes A-L, Bruxelles, Dexia,‎ 2002, p. 167.



Démographie[modifier | modifier le code]

Le graphique suivant reprend la population résidente au 1er janvier de chaque année[4] pour la commune.

Autres villages compris dans la commune[modifier | modifier le code]

Biourge, Orgeo, Rossart, Nevraumont, Auby-sur-Semois, Cugnon, Mortehan, La Géripont, Assenois, Blanchoreille, Glaumont, Jehonville, Sart, Acremont, La Girgaine.

Château des Fées et oppidum du Trinchî[modifier | modifier le code]

La Semois et ses affluents ont créé dans la roche schisteuse des sites propices à l'aménagement de refuges pour les populations celtiques, romaines et autres. Deux fortifications de type éperon barré ont été mises au jour dans les années 1970 par A. Matthys et G. Hossey. Le « château des Fées » se dresse à mi-chemin entre Bertrix et Mortehan (Cugnon). Le site forme un éperon enserré dans le confluent de deux ruisseaux, en un endroit stratégique pour le contrôle d'une voie naturelle nord-sud. Protégée par des pentes abruptes, la fortification dessine un ovale, dont l'intérieur s'étageait en plusieurs terrasses. Trois périodes d'aménagement ont été distinguées : une palissade en bois indatable, une enceinte probablement romaine de pierres sèches empruntant le tracé primitif de la palissade et une tour massive des IIIe et IVe siècles, et enfin un vaste donjon et une consolidation de la muraille au Moyen Âge (XIeXIIe siècles). Le village de Cugnon est dominé à l'ouest par un promontoire ceinturé dans un méandre de la Semois. La partie la plus abrupte accueille l'« oppidum du Trinchî » sur 6,25 ha. Des pentes raides protègent naturellement le site à l'ouest et à l'est. De grands travaux ont été malgré tout nécessaires pour fortifier convenablement la place. Si une dépression naturelle de 100 m, appelée Trinchî ou fossé, barre l'accès au sud, la crête parallèle a été pourvue d'une importante levée de terre. Des murs de barrage ont été également construits à l'ouest et au nord. Cet oppidum remonterait à l'époque gauloise, appelée La Tène Final (120–58 avt J.-C.).

Le Rallye Trompes des Ardennes « Croix Mambour »[modifier | modifier le code]

Vers 1990, Monsieur Paul Pierret fonda une école de trompes de chasse, au sein de l'académie de musique de la commune de Bertrix. Pour ce il fit appel à Monsieur P. Carabin, directeur musical d'un célèbre groupe belge : « Le Rallye Trompes de l'Hertogenwald » et pédagogue de cet instrument. Nombreux étaient les amateurs désirant apprendre les vertus de l'instrument. Plusieurs moniteurs se sont succédé dans cette école de trompes : messieurs P. Carabin, Jules et Bertrand Bourgeois, Patrick Lassence (directeur musical du Royal Forêt St Hubert)… En 1992, Messieurs Paul Pierret et Alain Godfrin eurent l'idée de former un nouveau groupe de trompes de chasse : Le Rallye Trompes des Ardennes « Croix Mambour », le long des méandres de la Semois, en plus des Échos de la Semois de Nafraiture (Vresse/Semois) fondé en 1977 par Monsieur Joseph Bartiaux et des Trompes du Val d'Attert, situé près de la source de la Semois, à deux pas d'Arlon. Le groupe participera à des concours fédéraux organisés par la Fédération des Trompes de Belgique et aura remporté quelques titres. Actuellement, le groupe se compose d'une dizaine de sonneurs et l'école d'une dizaine d'élèves.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Sécurité et secours[modifier | modifier le code]

La commune fait partie de la zone de police Semois et Lesse pour les services de police, ainsi que de la de la zone de secours Luxembourg pour les services de pompiers. Le numéro d'appel unique pour ces services est le 112.

Images[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Michel Florens, 1914-1918 : La bataille de Bertrix, revue Arkheia, Montauban, 1999.
  2. a et b Jean-Yves Mary, Le Corridor des Panzers, t. I, Bayeux, Heimdal,‎ 2009, p. 151-152.
  3. Histoire des paras-colos
  4. « Chiffres de la population résidente au 1er janvier, par année 1990‑2010 », sur le site de l’INS (consulté le 11 janvier 2011).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]