Daniel Prévost (acteur)

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Daniel Prévost

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Daniel Prévost en 2009

Naissance (74 ans)
Garches (Hauts-de-Seine), France
Nationalité Drapeau de France Français
Profession Acteur
Films notables Uranus
Le Dîner de cons
La Vérité si je mens ! 2
Les Petits Ruisseaux

Daniel Prévost, de son vrai nom Denis Forestier, est un comédien et humoriste français, né le à Garches (Seine-et-Oise, aujourd'hui Hauts-de-Seine).

Enfance et formation[modifier | modifier le code]

Daniel Prévost, alias Denis Forestier, est le fils de Louise Drancourt et de Mohand Aït-Salem[1],[2]. Sa mère le lui ayant caché, Daniel Prévost n'apprend que tardivement l'identité de son père. Celui-ci est un Algérien, originaire de Kabylie (Taghzout). Dans les années 1990 il se rend en Algérie et retrouve la famille de son père [3].

Dans les années 60, Daniel épouse Yette, d'origine danoise, avec qui il a trois enfants : Sören, Erling et Christophe Prévost, eux-mêmes comédiens.

Sorti de l'école dramatique de la rue Blanche à Paris avec un premier prix de comédie, il décroche, en 1964, un rôle au théâtre dans Un certain M. Blot, aux côtés de Michel Serrault. Dès ses débuts, il rencontre Boby Lapointe, ils jouent dans les mêmes cabarets, et Jean Yanne dont il deviendra l'un des acteurs fétiches. Une bonne école pour développer son comique de l'absurde.

Carrière[modifier | modifier le code]

Il débute assez tôt à la télévision, dans les années 1960 chez Jean-Christophe Averty (Les Raisins verts, Douches écossaises), dans Les Saintes chéries, une série avec Daniel Gélin et dans les sketches de La Caméra invisible. En même temps, il débute au cinéma sous la direction de Gérard Pirès, Michel Audiard et Jean Yanne.

Mais c'est dans la fin des années 1970 qu'il va devenir célèbre avec ses chroniques dans Le Petit Rapporteur (1975 - 1976) de Jacques Martin (une émission comique où va également percer Pierre Desproges). Un des reportages les plus connus fut celui que Daniel fit sur le village de Montcuq, avec Pierre Bonte. Il se fait remarquer par le grand public par son humour grinçant. Il devient célèbre aussi par les sketches loufoques écrits par Gébé et Roland Topor pour Merci Bernard (1980) de Jean-Michel Ribes.

Il anime brièvement Anagram un jeu télévisé sur TF1 de septembre à décembre 1985.

Daniel Prévost en juin 1999 pour la dernière de La Grosse Émission

On le voit ensuite dans d'importants seconds rôles, notamment dans Uranus, en Rochard, cheminot communiste pleutre, souffre-douleur de Gérard Depardieu, Le Dîner de cons, comédie qui a eu un gros succès commercial et pour lequel il obtient le César du meilleur second rôle en jouant Cheval, le contrôleur des impôts et La Vérité si je mens ! 2, en directeur de supermarché qui tire le maximum de ses fournisseurs et finit par se faire rouler.

Il participe à des projets potaches comme La Nuit de l'invasion des nains de jardin venus de l'espace. De plus, en 1999, il présente pendant plusieurs mois La Grosse émission sur la chaîne Comédie !. Il alterne sa carrière au cinéma avec des one-man shows de spectacles comiques.

En 2006, dans René Bousquet ou le grand arrangement de Laurent Heynemann, puis en 2007 dans le téléfilm Monsieur Joseph d'Olivier Langlois, il laisse apparaître un registre dramatique qu'on ne lui connaissait pas encore.

En 2008, il tourne sous la direction de Francis Huster dans le film Un homme et son chien, aux côtés de Jean-Paul Belmondo

Lors de l'émission La traversée du miroir sur France 5 du , il a déclaré avoir la double nationalité française et algérienne.

Filmographie[modifier | modifier le code]

Cinéma[modifier | modifier le code]

Note :
Il est souvent crédité à tort pour Le Roi de cœur (1966) de Philippe de Broca. Il avait confirmé dans une émission de Canal+, En aparté, qu'il n'avait jamais participé à ce film.

Téléfilms[modifier | modifier le code]

Télévision[modifier | modifier le code]

Au théâtre ce soir[modifier | modifier le code]

Théâtre[modifier | modifier le code]

Publicité[modifier | modifier le code]

Il prête sa voix pour les spots publicitaires de Système U depuis les années 1980[4], apparaît depuis peu dans certains spots de la MAAF. Il a également fait la publicité de la Renault 6 à la télévision.

Publications[modifier | modifier le code]

En 1986, sous un trait de plume corrosif, il signe le premier volet d'une trilogie autobiographique (Coco belles nattes aux éditions Denoël).

  • Le pont de la révolte, Denoël, coll. « Romans Français », janvier 1995 (ISBN 2207242692)
  • Sodome et Virginie, illustrations de Jacques Tardi, Denoël, octobre 1996 (ISBN 2207244873)
  • Journal intime. Les années de réflexion (1939-1995), Verticales, coll. « Littérature », mars 1998 (ISBN 2843350786)
  • Le passé sous silence, Gallimard, coll. « Folio », juin 2001 (ISBN 2070416879)
  • Coco belles-nattes, Gallimard, coll. « Folio », juin 2003 (ISBN 2070427978)
  • Éloge du moi et autres pensées, Hors Collection, coll. « Bibliothèque de l'humour », octobre 2006 (ISBN 2258071135)
  • Délires, Le Cherche Midi, coll. « Humour », février 2010 (ISBN 274911585X)

Sur Daniel Prévost[modifier | modifier le code]

  • Daniel Prévost, L'Arme du rire par Robert Belleret in Portraits sur le vif, Amazon éditeur, 2014

Distinctions[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Le Passé sous silence, Le Magazine Littéraire, 24 sept. 1998
  2. Daniel Prévost La fierté d’être Kabyle, La Dépêche de Kabylie, 29 Septembre 2010
  3. Daniel Prevost. Dernières nouvelles du père inconnu sur Libération
  4. David Dauba, « Système U », émission À vos marques sur BFM Business, 21 janvier 2013

Liens externes[modifier | modifier le code]

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