Bruniquel

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Bruniquel
Rue du Barri d'Albi
Rue du Barri d'Albi
Blason de Bruniquel
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Midi-Pyrénées
Département Tarn-et-Garonne
Arrondissement Montauban
Canton Monclar-de-Quercy
Intercommunalité Communauté de communes Terrasses et Vallée de l'Aveyron

Pays Midi-Quercy

Maire
Mandat
Michel Montet
2008-2014
Code postal 82800
Code commune 82026
Démographie
Gentilé Bruniquelais
Population
municipale
620 hab. (2011)
Densité 19 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 03′ 24″ N 1° 39′ 59″ E / 44.0566666667, 1.66638888889 ()44° 03′ 24″ Nord 1° 39′ 59″ Est / 44.0566666667, 1.66638888889 ()  
Altitude 130 m (min. : 90 m) (max. : 382 m)
Superficie 33,2 km2
Localisation

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Liens
Site web Le site de la commune de Bruniquel

Bruniquel est une commune française, située dans le département de Tarn-et-Garonne en région Midi-Pyrénées. Bruniquel fait partie de la liste des plus beaux villages de France.

Ses habitants sont appelés les Bruniquelais et les Bruniquelaises.

Géographie[modifier | modifier le code]

Bruniquel se situe sur un piton vertigineux surplombant le confluent de la Vère, qui vient de l'Albigeois, et de l'Aveyron au sortir des gorges du même nom, creusée dans le causse de Limogne. Petit village médiéval du Quercy dont les châteaux (vieux et jeune) surplombent l'Aveyron. Il se situe à 28 km à l'est de Montauban.

À la limite du département du Tarn, les environs de Bruniquel sont très boisés, où se rejoignent trois régions naturelles : les collines et plaines du Bas-Quercy, plateau calcaire du Causse et à l'est avec le massif de la forêt de Grésigne.

Histoire[modifier | modifier le code]

La grotte de Bruniquel a livré des indices de fréquentation du milieu souterrain profond considérés par leurs inventeurs comme les plus anciens au monde[1]. À 350 mètres de l'entrée de la cavité, des structures anthropiques découvertes par la Société spéléo-archéologique de Caussade étaient associées à un ossement d'ours daté de plus de 47 600 ans avant le présent.

La commune de Bruniquel abrite également la grotte de Mayrière supérieure, une grotte ornée ayant livré deux peintures de bison probablement antérieures au Magdalénien. Ces peintures ont été fortement abîmées en 1992 par un groupe d'Éclaireuses éclaireurs de France ayant entrepris de nettoyer les parois de la cavité. Au pied du château, les abris ont livré des objets d'art mobilier Magdalénien qui font la fierté des plus grands musées, notamment du British Museum et du musée de Saint-Germain-en-Laye.

Le château légendaire de la reine Brunehaut (M.H) domine d'un côté la falaise de l'Aveyron, de l'autre le village étagé à flanc de colline. Le lieu avait été attribué à la reine en 587 jusqu'à son exécution en 613, ses cheveux attachés à la queue d'un cheval. En 1211 le troubadour Guilhem de Tudèla, coauteur de la « Chanson de la croisade » s'y réfugie chez Baudouin de Toulouse (demi-frère du comte Raymond VI de Toulouse) qui livre Bruniquel aux Croisés et est pendu comme traître en 1214, à Montauban.

Après la croisade, le village connut un grand essor au Moyen Âge car il se trouve sur le chemin des pèlerins de Saint-Jacques-de-Compostelle. La majorité des maisons ont été construites entre le XIVe et le XVIe siècle, essentiellement en pierre, mais il en existe également à colombage. La plupart des ruelles tortueuses ont conservé leurs pavements et c'est au sommet de la principale que l'on trouve les châteaux, quasiment suspendus au-dessus du vide. Un quartier nouveau se développe, en contrebas de la porte de beffroi, quartier bientôt protégé d'un rempart, en 1355, au niveau de la promenade du ravelin que domine l'église. Ces remparts sont détruits après la paix de Montpellier en 1622 entre Louis XIII et les Protestants, ceux-ci ayant fait de la cité une place forte. Mais la communauté protestante reste importante : elle compte environ 850 personnes à la veille de la révocation de l'édit de Nantes (1685).

Bruniquel s'endort ensuite jusqu'au XIXe siècle où se développent les forges de Caussanus (I.M.H) qui trouvent leurs matières premières dans la Grésigne et le Causse.

Mais ce sont les artistes qui vont faire revivre le village à travers ses paysages. En 1830, Bruniquel la quercynoise et Penne d'Albigeois, sa sœur languedocienne attirent les romantiques et les premiers voyageurs. De 1915 à 1921, Marcel Lenoir, peintre de l'école de Montparnasse, admiré de Picasso, vit tout près et une partie de son œuvre est exposée au château-musée de Montricoux. Les châteaux de Bruniquel ont été immortalisés au cinéma dans le film de Robert Enrico Le Vieux Fusil en 1975.

L'histoire retient aussi que dès les premiers jours de la Seconde Guerre mondiale, dans le cadre des plans d'évacuation des populations résidant près des frontières de l'est et des vraisemblables zones de combats, les habitants de Salonnes dans la Moselle (Lorraine) furent acheminés jusqu'à Bruniquel. Après juin 1940 et l'armistice signifiant la fin des combats, parmi certains de ces réfugiés qui furent autorisés à retourner chez eux en Lorraine, quelques uns choisirent de rester dans le Quercy.

De nos jours, Bruniquel vit essentiellement grâce au tourisme avec l'installation d'artistes et d'artisans, du festival Offenbach organisé en août par la compagnie Brunehaut, à la venue, à demeure d'Européens du Nord, aux résidences secondaires de Toulousains et de la chasse en Grésigne.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Bruniquel Blason De sinople au chevron cousu de gueules accompagné en pointe d'une tête de bélier d'argent accornée d'or.
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1945 1971 Louis Gibert SFIO  
juin 1995 2014 Michel Montet Divers gauche  
Les données manquantes sont à compléter.


La commune de Bruniquel fait partie de la communauté de communes Terrasses et Vallée de l'Aveyron

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 620 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 485 1 585 1 603 1 571 1 861 1 788 1 809 1 797 1 699
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 650 1 634 1 514 1 396 1 660 1 504 1 318 1 233 1 110
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 040 1 050 908 739 757 788 698 690 634
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
581 515 478 446 469 561 587 620 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[3])
Histogramme de l'évolution démographique


Économie[modifier | modifier le code]

L'économie du village est en grande partie basée sur son fort tourisme : Bruniquel est considéré comme un des plus beaux villages de France[4] , [5] et [6]. Le village abrite d'ailleurs un camping (2 étoiles)[7], et 9 établissements faisant chambres d'hôtes[8]. Elle repose aussi sur la Viticulture (coteaux-du-quercy (AOVDQS).

En 2009, Bruniquel accueillait 40 entreprises, dont 77,5 % dans le commerce, les transports ou services divers[7].

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Les châteaux de Bruniquel classés Monuments historiques en 1840[9] ;
  • Église Saint-Maffre du XIIe siècle inscrite au titre des Monuments historiques en 1947[10] ;
  • Maison de bois Maison Belaygue inscrite aux monuments historiques le 24 avril 1952[11] ;
  • Maison dite "Le Parlement" inscrite au titre des Monuments historiques en 1984[12] ;
  • Ancienne maison dite des comtes de Fayrols inscrite au titre des Monuments historiques en 1986[13] ;
  • Maison aux anneaux de fer inscrite au titre des Monuments historiques en 1990[14] ;
  • Les forges de Caussanus, inscrites au titre des Monuments historiques en 1991[15] ;
  • La grotte de Bruniquel, découverte en 1992, a livré des traces d'activité humaine en milieu souterrain probablement très anciennes (env. - 47 600 ans).

Autres curiosités[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Photos[modifier | modifier le code]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Pierre Malrieu, Bruniquel, cité médiévale en Quercy, Éditions Loubatières (collection Terres du Sud no 58), Portet-sur-Garonne, 1992 (ISBN 2-86266-172-4) ; p. 32

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]