Flandre (Belgique)

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Flandre
Image illustrative de l'article Flandre (Belgique)
Le drapeau flamand est un lion noir sur fond jaune, griffes et langue rouges.

Pays Belgique
Établissement Fédération en 1993
Système politique démocratie parlementaire
Hymne national Vlaamse Leeuw
Langue Flamand, néerlandais
Coordonnées 50° 54′ N 4° 32′ E / 50.9, 4.533 ()50° 54′ Nord 4° 32′ Est / 50.9, 4.533 ()  
Superficie approximative 13 522 km2
Population totale 6 161 600 hab. (1er janvier 2008)

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Région flamande

Géolocalisation sur la carte : Belgique

(Voir situation sur carte : Belgique)
Flandre
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En Belgique, à partir du XIXe siècle, l'importance historique du comté de Flandre a conduit à utiliser le terme Flandre par synecdoque (pars pro toto) pour désigner l'ensemble de la Belgique néerlandophone. En néerlandais, on emploie le terme dans le même sens Vlaanderen[1].

Dans le contexte belge, le terme Flandre peut donc désigner plusieurs choses :

Étymologie[modifier | modifier le code]

L'étymologie de Flandre(s) viendrait de l'ingaevone et signifierait "terres inondées"[réf. nécessaire].

Article détaillé : Étymologie de Flandres.

Histoire de la Flandre[modifier | modifier le code]

Carte du comté de Flandre en 1609 par Matthias Quad (cartographe) et Johannes Bussemacher (graveur et éditeur, Cologne).

Le territoire actuel de la Flandre était au Moyen Âge divisé en plusieurs États féodaux : les principaux étaient le comté de Flandre à l'ouest, le duché de Brabant au centre et le comté de Looz à l'est (qui fut rattaché à la principauté de Liège en 1367). Ce territoire était également traversé par la frontière du Saint-Empire romain. Le comté de Flandre était donc un fief direct de la couronne de France, alors que le reste de la Flandre actuelle faisait partie du Saint-Empire.

À partir de 1384, ces territoires, à l'exception notable de la principauté de Liège, seront progressivement intégrés dans les Pays-Bas bourguignons (comté de Flandre 1384, duché de Brabant 1430), qui deviendront ensuite les Pays-Bas espagnols (1549). En 1581, les Provinces-Unies proclament leur indépendance et seuls les Pays-Bas du Sud restent sous domination espagnole. À la suite de la bataille de la Peene à Noordpeene en 1677, la région la plus occidentale de la Flandre (les châtellenies de Cassel, Bailleul et Ypres) est annexée au royaume de France en 1678 par le traité de Nimègue. Les Pays-Bas du Sud restés espagnols passeront ensuite sous domination autrichienne à partir de 1713 (Pays-Bas autrichiens). En 1792, Pays-Bas autrichiens et principauté de Liège sont envahis par la France, puis reconquis en 1793 par l'Autriche. La France les reprend en 1794 et les annexe en 1795. En 1815, le territoire actuel de la Flandre est rattaché au royaume des Pays-Bas.

La Flandre contemporaine[modifier | modifier le code]

L'histoire de la Flandre depuis l'établissement de la Belgique en 1830 jusqu'avant la Seconde Guerre mondiale est dominée par la lutte des Flamands pour obtenir des droits égaux à ceux de leurs concitoyens francophones, lutte nécessaire à cause des discriminations linguistiques qu'ils subissaient dans un État pensé au départ par des francophones flamands et wallons (noblesse et bourgeoisie).

La communauté flamande est maintenant une des trois communautés qui constituent la Belgique.

Les provinces flamandes

La majorité d'entre eux vivent dans les cinq provinces flamandes : la province d'Anvers (1), le Limbourg (2), la Flandre-Orientale (3), le Brabant-Flamand (4) et la Flandre-Occidentale (5), et une toute petite partie (2 % du total des Flamands) à Bruxelles[2], où ils sont minoritaires (actuellement environ 10 à 15 % de la population bruxelloise, comparé à presque entièrement flamand à l’époque de la création de la Belgique). Les Flamands sont environ 6,25 millions, soit à peu près 60 % de la population belge.

La Flandre a son propre parlement (le Vlaams Parlement), son gouvernement et son administration. Ces institutions exercent à la fois les compétences de la Communauté flamande et de la Région flamande, à la suite de la fusion de ces deux entités (juridiquement, c'est la communauté qui a repris les compétences de la région, qui a cessé d'exister sur le terrain).

Les institutions de la Communauté flamande ont fixé leur siège dans la ville de Bruxelles, une des 19 communes que compte la Région, ce qui, du fait de l'absorption des compétences de la Région flamande, a permis au parlement flamand de décréter la ville capitale de la Flandre, jouant sur l'ambiguïté du terme « Flandre » [3]. Dans la Région de Bruxelles-Capitale, la Communauté flamande est compétente dans certaines matières (tout comme la Communauté française de Belgique): enseignement, culture, etc. La cohabitation des deux communautés à Bruxelles pose parfois certains problèmes, voir à ce sujet l'article la Flandre et Bruxelles.

À Bruxelles, la Flandre dispose de ses propres institutions politiques, notamment la Commission communautaire flamande (Vlaamse gemeenschapscommissie ou VGC), compétente pour les institutions monocommunautaires flamandes de la Région de Bruxelles-Capitale. Dans chaque commune de la région de Bruxelles, le VGC dispose de son propre centre de la communauté (gemeenschapscentrum).

Les Flamands[modifier | modifier le code]

Les Flamands sont les citoyens domiciliés en Flandre, même lorsqu'ils ne parlent ni le néerlandais ni un dialecte s'en approchant. Depuis la fédéralisation de la Belgique, et à la suite de la fusion par la Flandre de ses institutions communautaires et régionales, sont considérés comme Flamands tous les Belges qui habitent la Région Flamande et en plus tous les Flamands de Bruxelles, c’est-à-dire les Belges habitant la région de Bruxelles qui se définissent comme Flamands. Il n'existe cependant pas de sous-nationalité flamande.

Certains pensent que ce terme devrait être utilisé uniquement pour désigner un habitant d'une des deux provinces belges : Flandre-Orientale ou Flandre-Occidentale. Toutefois, pour désigner les habitants d'une de ces deux provinces, on utilise plus souvent le belgicisme flandrien.

Le mot Flamand, dans un sens linguistique, peut aussi désigner les Belges qui s'expriment de préférence en néerlandais ou dans un de ses dialectes. Il existe en Flandre plusieurs minorités : , la minorité francophone[4] qui représente plus de 5% des habitants de la Flandre , les Juifs (parlant diverses langues dont le français et le yiddish) ainsi que des minorités issue d'une immigration plus récente, venant de la Pologne, de l'Italie, de l'Espagne, du Portugal, des pays du Nord de l'Afrique, de la Turquie... Au total, il y aurait des résidents d'environ 170 nationalités en Flandre.

Le terme « les Flamands » désigne d'abord l'ensemble de tous les Flamands, cette communauté flamande (dans le sens sociologique, politique et culturel du mot) qui est dotée aujourd'hui de ses propres institutions (Parlement flamand, gouvernement flamand et est reconnue par la constitution belge comme la Communauté flamande).

Bruxelles étant une ville officiellement bilingue[5] (et en même temps majoritairement francophone), cosmopolite et multilingue en pratique à la suite de l'établissement des institutions européennes et des communautés d'immigrés, est aussi une ville où les membres de la minorité flamande sont citoyens chez eux avec des services publics disponibles dans leur langue, la région de Bruxelles-Capitale disposant du statut de troisième région de la Belgique.Les francophones de Flandre disposent également de droits équivalents (écoles et services publics disponibles dans leur langue).

Pour ce qui concerne les Flamands de France (dont le territoire fit partie du Royaume de France jusqu'en 1529 puis fut annexé par la France entre 1659 et 1678), il convient de se référer à l'article Flandre française.

La politique flamande[modifier | modifier le code]

La Flandre connait une démocratie avec une assemblée élue au suffrage universel, le Parlement flamand avec une chambre unique, un gouvernement, et des ministères. Toutes ces institutions sont installées à Bruxelles.

Partis flamands[modifier | modifier le code]

Liste des partis représentés au parlement flamand :

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Culture flamande[modifier | modifier le code]

Discussion générale[modifier | modifier le code]

Pour la formation académique, il existe six universités néerlandophones en Belgique.

La tendance politique qui a dominé la Flandre presque sans partage au XXe siècle est la démocratie chrétienne. Actuellement, l'électorat flamand est un des plus instables de l'Union européenne[6],[7], les mouvements entre partis, principalement de droite et d'extrême-droite, étant très importants et conduisant à divers blocages politiques en Flandre avec répercussion sur la Belgique au niveau fédéral.

La Flandre est renommée pour :

Elle appelle ses célébrités du nom de « BV » pour bekende vlamingen, c'est-à-dire « Flamands connus ».

Littérature flamande[modifier | modifier le code]

La littérature flamande est multiforme et ne peut être considérée comme totalement homogène. Les écrivains flamands sont couramment lus aux Pays-Bas, et vice-versa. Parmi les écrivains flamands les plus connus, on peut noter Hugo Claus, Kristien Hemmerechts, Anne Provoost, Tom Lanoye, Geert van Istendael, Paul Koeck, Stijn Streuvels, Ward Ruyslinck, Dimitri Verhulst. Il existe également un courant poétique très important représenté par Willem Elsschot et Guido Gezelle entre autres. Une partie de ce que l'on peut qualifier de littérature flamande se trouve être écrite en français, Michel de Ghelderode en est un exemple.

Musique[modifier | modifier le code]

Jacques Brel a également toujours réclamé son attachement à la Flandre, notamment au travers de la chanson "Le plat pays" même s'il chante la grande majorité de ses chansons en français, tout en dénonçant fermement le Flamingantisme, souligné par sa chanson "Les Flamingants".

Les médias flamands[modifier | modifier le code]

La Flandre a plusieurs chaînes de radio et de télévision, les principaux étant la VRT, chaîne officielle et dotée d'une mission qui comprend de l'information grand-public et objective, non-partisane et de qualité, et VTM, société privée qui regroupe deux chaînes.La "Vier et la Vijf" appartenant à la Maison de production Woestijnvis et encore Vitaya.

Pour les médias imprimés, les plus importants sont :

Références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Liens externes francophones[modifier | modifier le code]

Liens externes anglophones et néerlandophones[modifier | modifier le code]