Conflit israélo-palestinien
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| Conflit israélo-palestinien | |
| Informations générales | |
|---|---|
| Date | Au début du 20e siècle à aujourd'hui |
| Lieu | Israël, territoires palestiniens |
| Issue | En cours |
| Belligérants | |
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Palestiniens |
Israéliens |
| Notes | |
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Processus de paix
Accords de Camp David · Conférence de Madrid Négociation concerne primaire
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Le conflit israélo-palestinien fait référence au conflit qui oppose les Israéliens et les Palestiniens au Proche-Orient depuis 1948 mais qui commença en 1920 quand les nationalistes juifs et arabes commencèrent à s'affronter en Palestine mandataire.
Le conflit est à caractère principalement nationaliste mais inclut également une dimension religieuse importante entre les Israéliens, principalement juifs, et les arabes palestiniens à majorité musulmane.
Le conflit est étroitement lié au conflit israélo-arabe. Il a provoqué à ce jour près de 100 000 victimes lors de 10 conflits d'envergure[1], d'opérations militaires ou armées, de massacres, d'attentats et d'assassinats. Le conflit est également à l'origine de l'exode de 700 000 Palestiniens et 800 000 Juifs après la guerre de 1948 et encore de 300 000 Palestiniens en 1967, ce qui a débouché sur la problématique des réfugiés palestiniens qui sont près de 4 000 000 aujourd'hui.
Initialement géré par les Britanniques, qui contrôlaient la Palestine dans le cadre d'un mandat de la SDN, le dossier a été transmis à l'ONU en 1947. Celle-ci a alors voté le Plan de Partage de la Palestine, ce qui a encore amplifié le conflit en le généralisant au monde arabe et de par les conséquences directes de la guerre qui suivit pour la nation palestinienne. Depuis, le conflit a fait l'objet de près d'une centaine de résolutions du Conseil de Sécurité et de l'Assemblée générale ainsi que de plusieurs tentatives de négociations et de conférence de Paix.
[modifier] Histoire
[modifier] Fin du 19ème siècle-1920: Origines du conflit
Le premier congrès se réunit à Bâle en 1897. C'est l'organisation sioniste qui entérine le choix de la Palestine pour l'état des Juifs.
Le développement du sionisme combiné à la peur suscitée par les nouveaux pogroms à Kichinev, en 1903 et 1905, aboutissent à la deuxième vague d'immigration en terre d'Israël ou deuxième alya, qui amène quelques dizaines de milliers d'immigrants d'Europe orientale.
Ce succès relatif de l'immigration juive en Palestine ne doit pas faire oublier qu'à la même époque, ce sont des centaines de milliers de Juifs qui préfèrent émigrer vers les États-Unis. Les sionistes restent minoritaires au sein du peuple juif, où les orthodoxes, coalisés dans l'Agoudat Israel, s'opposent très vivement à eux[2]. C'est aussi durant cette période qu'apparaissent les premiers signes d'opposition arabe au mouvement sioniste : en 1891, des notable hiérosolomytains protestent contre la vente de terre aux Juifs ; en 1908, sont fondés les premiers journaux nationalistes arabes Al-Karmel et Falistin[3].
À la fin de la période ottomane, la population juive est estimée entre 56 000 personnes[4] et 82 000 personnes[5] et la population arabe à plus de 600 000 personnes[6].
Lors de la Première Guerre mondiale, la Palestine est une contrée de l'empire ottoman; sur les 690 000 habitants présents en 1914, 94 000 étaient juifs. La politique étrangère du Royaume-Uni a des conséquences sur le début du conflit : le Royaume-Uni a une forte influence au Moyen-Orient, il a une présence militaire en Irak dès 1914 et occupe Bagdad en 1917. Le Royaume-Uni appuie la révolte arabe et leur fait la promesse d'un grand État musulman. En contre-partie, ils se battent avec les Alliés.
En mai 1916, le Royaume-Uni passe l'accord secret « Sykes-Picot » en parallèle avec la France, qui est en contradiction avec sa promesse car il projette de diviser la région en 2 zones d'influence entre les 2 puissances coloniales européennes.
En 1917 : déclaration Balfour. Le gouvernement de Londres envisage favorablement l'établissement d'un foyer national juif en Palestine, s'il ne porte pas préjudice aux droits des populations dans le pays. C'est la consécration du sionisme.
Le sionisme est la réponse à l'évolution du sentiment antisémite qui s'est développé au cours du XIXe siècle, en Europe et en Russie. 1896 : Theodor Herzl publie l'État juif, manifeste fondateur du sionisme politique. Selon lui, l'antisémitisme étant inéluctable, il est nécessaire d'y répondre politiquement par un foyer juif, pour leur survie. Le peuple juif doit se pencher sur son avenir national en disposant d'une terre à lui. Herzl s'engage alors dans un travail diplomatique. La population juive n'est pas unanime sur cette position, jusqu'à la Shoah. Les critiques de milieux laïcs, assimilés portent avant tout sur la localisation de ce foyer pour les Juifs (La terre d'Israël, en Palestine, est sous domination turque à l'époque). Cela ne résoudra un problème que pour en poser un autre : la cohabitation avec les Arabes. Donc, Jérusalem doit être un centre culturel et non un centre politique. Autre critique : cela banalisera le peuple juif, en mettant l'accent sur le politique plutôt que sur le côté religieux. 1897 : Premier congrès sioniste mondial et Herzl en devient le président. Il faut encourager la colonisation en Palestine en organisant le judaïsme en corps locaux, des mini-sociétés pour fonder les buts du sionisme. Herzl engage des négociations avec le sultan, mais c'est un échec. Il se tourne alors vers le Royaume-Uni pour une colonie juive dans le Sinaï ou en Ouganda ; c'est aussi un échec tout en marquant un pas en avant, car les demandes juives semblent être reconnues. C'est donc une reconnaissance du peuple juif comme nation, qui a une légitime recherche de terre, et qui est un vrai interlocuteur diplomatique. Les grandes puissances hésitent, il y a une hostilité de l'Église catholique, mais les premières grandes colonies commencent en Palestine. La déclaration de Balfour est donc la consécration du sionisme politique, car elle reprend des termes du congrès, et elle a une portée internationale.
Le Royaume-Uni a signé cette déclaration surtout pour des problèmes liés à la guerre, pour s'attirer la bienveillance des populations juives des pays alliés. De plus, elle permet de prendre pied dans le Moyen-Orient à plus long terme, et donc le Royaume-Uni étend son influence sur les territoires autonomes. Mise en place des mandats sur la Palestine, mandats entérinés par la Société des Nations (=sorte de tutelle du Royaume-Uni sur ces territoires.) Tutelle aussi sur la Transjordanie tout juste créée. Le mandat repose sur une ambigüité : le Royaume-Uni considère que la situation doit mener à la création d'un foyer national pour le peuple juif, mais insiste sur le fait que la Palestine ne doit pas être un foyer national pour les Juifs.
La première guerre mondiale bouleverse la géographie du Moyen-Orient. L'Empire ottoman est allié aux empires centraux et les Français et les Anglais comptent bien profiter d'une défaite turque pour se partager la région. Les accords Sykes-Picot attribuent la Palestine à l'influence britannique. Ces accords n'empêchent pas les Anglais de promettre aux Arabes, un royaume indépendant et aux Juifs, la construction d'un « foyer national » en Palestine. Ce dernier est l'objet de la déclaration Balfour du 2 novembre 1917, inspirée par le chimiste et dirigeant sioniste Chaïm Weizmann.
Les sionistes avaient proclamé leur neutralité dès le début du conflit. Seuls Chaïm Weizmann et Zeev Jabotinsky voient que la guerre va radicalement changer les choses[7]. Ce dernier convainc les Anglais de créer un régiment juif (la légion juive), le 23 août 1917, qui regroupe 800 hommes et qui est envoyé en Palestine en février 1918[8]. Chaim Weizmann se consacre à la diplomatie et obtient des Anglais la déclaration Balfour. Il participe à la préparation de la conférence de la paix à Paris et il y signe, en 1919, un accord avec Fayçal, futur roi d'Irak[9].
[modifier] Mobilisations sionistes et réactions arabes
- 1897 : création de l'Organisation sioniste mondiale pour représenter « le peuple juif tout entier » et en être le porte-parole auprès des puissances mandataires. L'OSM rachète des terres en Palestine et développe l'immigration, pour renforcer la présence juive sur le territoire, pour créer un État de fait, qui soit un précédent favorable pour la réalisation des objectifs juifs.
- 1917 : déclaration Balfour, qui promet un "Foyer National Juif" en Palestine. Les arabes s'y opposent.
[modifier] 1920-48: mandat britannique de la Palestine
Les premières émeutes anti-juives se produisent en mars-avril 1920 à Jérusalem puis en mai 1921 à Jaffa et contre des établissements agricoles.Ces émeutes font plus de 50 morts et sont attribuées par la commission Haycraft nommée par les Britanniques à la colère arabe contre l'immigration juive[3]. Cela débouche sur la publication du premier Livre blanc, dit le livre blanc Churchill, visant à rassurer les Arabes, en limitant l'immigration juive. Mais ces émeutes débouchent aussi sur la création des unités de défense juive, la Haganah à partir des unités de l'organisation Hashomer.
La situation s'aggrave brutalement en 1929 avec de violentes émeutes antijuives à Hébron, Jérusalem et Safed, qui font près de cent-cinquante victimes juives et de quatre-vingt dix victimes. Pour la première fois depuis les Croisés, les Juifs sont obligés d'abandonner Hébron, leur seconde ville sainte.
De nouveau, les Anglais nomment une commission d'enquête qui tend à dédouaner le grand mufti de Jérusalem de ses responsabilités[3] et qui aboutit à un second livre blanc restreignant les acquisitions foncières et l'immigration juive[10]. Chaïm Weizmann obtient dès 1931 la quasi-annulation de ce livre blanc, ce qui va entraîner la confrontation directe des Arabes et des Anglais[10].
Après une période de violents affrontements anglo-arabes, de 1933 à 1936, les Arabes constituent le 25 octobre 1936 le Haut Comité arabe, sous la direction du grand mufti de Jérusalem, Amin al-Husseini. Les Anglais répondent militairement en augmentant le nombre de policiers juifs et politiquement par une nouvelle commission d'enquête, sous la direction de Lord William Peel, qui propose un premier partage de la Palestine : une région juive (la Galilée et partie de la plaine côtière), une région arabe (Judée-Samarie et Négev) et une région sous contrôle britannique (Jérusalem)[10]. Les Juifs refusent le plan en espérant l'améliorer. Le Haut Comité arabe le rejette totalement, mais l'émir Abdallah de Transjordanie l'accepte[10]. Après l'assassinat du commissaire régional britannique en Galilée, la répression anti-arabe par les Anglais est très dure (plus de 5 000 morts), le Haut Comité arabe dissous et Amin al-Husseini exilé[11].
Devant les menaces de guerre avec l'Allemagne, les Anglais veulent éviter que les Arabes ne rejoignent les forces de l'Axe et publient en mai 1939 un troisième Livre blanc qui réduit drastiquement l'immigration juive en Palestine (10 000 visas par an pendant 5 ans et 25 000 visas de réfugiés et, de fait, seuls 15 000 immigrants arrivent en Palestine de 1939 à 1945 [11]), qui interdit la vente de terre aux Juifs sur 80% du territoire et qui promet la création d'un état palestinien indépendant dans les 10 ans[11]. Aussi, à la déclaration de guerre, Ben Gourion peut-il déclarer : « Nous ferons la guerre comme s'il n'y avait pas de Livre Blanc, et nous combattrons le Livre Blanc comme si la guerre n'existait pas »[12]. De leur côté, les Arabes acceptent les termes de ce livre blanc, même si le Grand Mufti de Jérusalem demande l'indépendance immédiate de la Palestine.
Malgré les souhaits d'une commission d'enquête anglo-américaine d'accorder 100 000 visas pour la Palestine pour résoudre le problème des réfugiés, les Anglais interdisent toute immigration légale et la Haganah se consacre à favoriser l'immigration clandestine et 70 000 illégaux peuvent rejoindre, depuis l'Europe, la Palestine[13]. L'affaire de l'Exodus 1947, où 4500 réfugiés se voient contraints de retourner en Allemagne, bouleverse ainsi l'opinion mondiale.
La Grande-Bretagne confie alors le dossier à l'Organisation des Nations Unies qui, avec le soutien des États-Unis et de l'Union soviétique et malgré l'opposition de tous les pays arabes, votent le plan de partage de la Palestine, le 30 novembre 1947, ce qui provoque des manifestations de joie de la part des Juifs et de colère de la part des Arabes de Palestine. Ce plan de partage divise la Palestine en trois secteurs, l'un arabe, l'autre juif et le troisième, la ville de Jérusalem, international.
Le 14 mai 1948, David Ben Gourion proclame l'indépendance de l'état d'Israël, immédiatement attaqué par les états arabes voisins.
[modifier] Mobilisations sionistes et réactions arabes
- 1921 : nouvelles émeutes arabes antisionistes.
- 1922 : la Société des Nations donne mandat au Royaume-Uni pour établir en Palestine un "Foyer National Juif".
- En 1928 : institutionnalisation de revendications par des comités de grève et le haut comité arabe en 1930 pour faire face à l'agence juive. Ils revendiquent l'arabité de la Palestine, et les habitants font valoir leurs droits.
- 1930 et 1931 : nouvelles émeutes arabes anti-sionistes. Destruction du quartier juif de Hébron.
- En 1936, grande révolte arabe en Palestine, finalement écrasée en 1939. Le développement du peuplement juif en est une des causes importantes. Alors qu'au début du XIXe, il y avait 1 Juif pour 40 Arabes, en 1947, il y en aura 1 pour 2.
- 1939 : le Royaume-Uni veut éviter l'instabilité. À l'orée de la Seconde Guerre mondiale, il a trop besoin de l'appui du monde arabe (et de son pétrole), qui risque autrement de s'allier avec Hitler, ce que les Juifs ne peuvent évidemment pas menacer de faire. Publication d'un "livre blanc" qui limite l'immigration juive à 75 000 personnes pour les 5 ans à venir, et uniquement avec l'accord des représentants arabes, et promet l'indépendance d'un État unitaire (donc à majorité arabe) pour 1949. Ce livre blanc est refusé et il y a une politique d'immigration illégale à partir de 1939. Cependant, la majorité des sionistes de Palestine se bat loyalement aux côtés des Britanniques contre le IIIe Reich au cours de la guerre.
- Mai 1942 : au congrès sioniste de Biltmore, adoption d'un programme qui revendique la formation d'un État juif sur toute la Palestine, avec une immigration illimitée et la création d'une armée juive.
- 1944 : début des actions armées des organisations militaires sionistes clandestines que sont l'Irgoun et le Lehi.
- 1945 : La pression sioniste s'accentue, pour permettre l'accueil en Palestine des rescapés des camps de concentration nazi. Le Royaume-Uni s'y oppose. La Haganah lance à son tour des actions armées contre le Royaume-Uni. La découverte de l'Holocauste (ou Shoah) provoque un courant de sympathie pour la cause sioniste.
- Mai 1946 : le Royaume-Uni abandonne sa tentative de trouver une solution, ne voulant pas imposer une solution aux 2 parties.
- 1947 : Conjonction des vues entre l'Union soviétique et les É.-U. en faveur de la création d'un état juif : aux USA le président Truman considère que le réservoir des votes juifs peut lui être important. L'Union Soviétique considère le sionisme comme un moyen de chasser le Royaume-Uni du Moyen-Orient. Plan de partage de l'ONU.
[modifier] 1948 - 1967
1964
Fondation de l'OLP (Organisation de libération de la Palestine) qui décide l'intensification de la lutte des Palestiniens contre Israël.
1966
L'écrivain israélien Shmuel Yosef Agnon reçoit le prix Nobel de Littérature.
1967
Guerre des Six Jours. « Réunification » de Jérusalem.
L'Égypte obtient le retrait des troupes de l'ONU en mai 1967, remilitarise le Sinaï et ferme le détroit de Tiran, passage-clef du transport maritime israélien. Le 15 mai 1967, les forces égyptiennes pénétrèrent dans le Sinaï, contrairement aux accords de démilitarisation de 1957.
Le 5 juin 1967, devant l'imminence d'une attaque arabe préparée et les bombardements syriens réguliers depuis le plateau du Golan depuis début 1967, Israël lance une offensive préventive éclair contre l'Égypte, menée par le général Moshe Dayan (voir : Guerre des Six Jours) et appelle la Transjordanie à rester neutre. La Jordanie refuse et attaque Israël avec l'artillerie lourde sur Jérusalem-ouest et la région de Tel Aviv. Le 8 juin, Israël vainc l'armée jordanienne et conquiert la Cisjordanie. Les Syriens continuent de bombarder les habitations, les vergers et les silos agricoles israéliens depuis le plateau du Golan ; en réponse le 9 juin, Israël attaque les Syriens sur le Golan.
Les aviations égyptiennes, jordaniennes et syriennes sont détruites en une journée. Au terme d'une guerre-éclair de six jours, Israël conquiert la Cisjordanie, la bande de Gaza, le Golan (y compris la zone des fermes de Chebaa), la péninsule du Sinaï et Jérusalem-Est[14].
Le 22 novembre 1967, adoption de la résolution 242 (1967) du Conseil de sécurité de l'ONU. Cette résolution stipule le retrait des forces armées israéliennes « des territoires occupés » (dans sa version en français) ou « from occupied territories » (c'est-à-dire « de territoires occupés », dans sa version en anglais) au cours du récent conflit. La fin de toute revendication ou de tout état de belligérance, respect et reconnaissance de la souveraineté, de l'intégrité territoriale et de l'indépendance politique de chaque État de la région et de leur droit de vivre en paix dans des frontières sûres et reconnues, dégagées de toute menace ou tout acte de violence. D'apporter une juste solution au problème des réfugiés. De garantir l'inviolabilité territoriale et l'indépendance politique de chaque État de la région, à travers diverses mesures telles que, notamment l'établissement de zones démilitarisées.
[modifier] 1967 - 1993
1969
Début de la guerre d'usure le long du canal de Suez. Yasser Arafat devient le leader de l'OLP.
1969-1972
Les passagers juifs et israéliens des lignes aériennes deviennent la cible du terrorisme de l'air palestinien.
1972
4 septembre : Voir l'article détaillé Prise d'otages des Jeux Olympiques de Munich. Onze athlètes israéliens sont assassinés aux Jeux Olympiques de Munich. Les jeux ne s'arrêtent pas pour autant.
1976
27 juin - 4 juillet : opération Entebbe. 47 otages juifs et israéliens, capturés par un commando terroriste germano-palestinien à bord d'un avion et fait prisonniers en Ouganda, sont délivrés par un raid de l'Armée de l'Air israélienne.
1982
Depuis le Liban sud, des centaines d'obus sont lancés contre Israël, sur la Galilée. Le 6 juin 1982, Israël déclenche l'« opération Paix en Galilée » et envahit le Liban jusqu'à Beyrouth pour repousser les forces de l'OLP à plus de 40 km de la frontière israélienne. Le 20 juin, les États-Unis obtiennent un cessez-le-feu comportant l'évacuation de l'OLP en Tunisie.
1985
Raid de l'aviation israélienne sur le quartier général de l'OLP à Tunis.
1987
Les Palestiniens déclenchent la première Intifada ou « guerre des pierres », en réponse à l'occupation israélienne en Cisjordanie et dans la bande de Gaza. Ce conflit prendra fin avec les accords d'Oslo signés à Washington le 13 septembre 1993 par Yitzhak Rabin et Yasser Arafat. Ces accords prévoient la création d'une Autorité palestinienne et une reconnaissance mutuelle de l'OLP et d'Israël.
[modifier] 1993 - 2000: processus de paix d'Oslo
1993
13 septembre : signature de la déclaration de Principes entre Israël et l'OLP.
1994
4 mai : signature de l'accord sur Gaza et Jéricho par Israël et l'OLP.
25 février : 29 fidèles musulmans qui prient au Caveau des Patriarches à Hebron, sont assassinés par le Dr Baroukh Goldstein.
12 décembre : Yitzhak Rabin, Shimon Peres et Yasser Arafat reçoivent le prix Nobel de la paix.
1997
Janvier : l'armée israélienne quitte la ville de Hébron qui passe sous Autorité palestinienne.
[modifier] 2000 à aujourd'hui: Seconde Intifada
2000
Septembre, début de la seconde Intifada ou Intifada al-Aqsa.
Novembre 2000, Ehud Barak approuve un plan de construction d'une « barrière destinée à empêcher le passage de véhicules motorisés » depuis le Nord-Est de la Cisjordanie jusqu'à la région du Latrun.
Le problème des mouvements armés palestiniens : Les organisations armées les plus actives sont le Hamas, le Hezbollah, les Brigades d'Al Aqsa et le Jihad islamique qui sont localisés dans la bande de Gaza et la Cisjordanie. Certaines de ces organisations considèrent les morts civils qui en découlent comme étant des martyrs du jihad islamique.
Le Hamas a créé une infrastructure d'aide sociale, lui faisant gagner ainsi des milliers de supporters. C'est un mouvement politique et terroriste, très répandu et très populaire, à sa tête : Ramadan Abdallah Shalakh. Le Hamas est soutenu financièrement par de nombreuses organisations mondiales, particulièrement en Europe, ainsi que des pays comme l'Iran et la Syrie. Le Jihad islamique palestinien est moins populaire que le Hamas. Il est plus petit, et n'a pas d'activités sociales au programme et aucune aspiration politique. Le Jihad islamique est très actif à Jénine, Tulkarem et Naplouse (Schrem) en Cisjordanie. Il travaille en cellule et n'a pas d'infrastructure civile.
2002
14 avril : suite à la multiplication des attentats, le israél gouvernement décide de construire une barrière antiterroriste à l'intérieur de la Ligne de Séparation, et émet une directive en vue de « commencer immédiatement la construction d'une clôture dans la région de 'Anin… le secteur de Tulkarem et le secteur de Jérusalem ».
14 août : approbation par le israél gouvernement du tracé du Mur, resté secret. Il sera composé en grande partie de barrières électroniques.
2005
Après la mort de Yasser Arafat, relance du processus de paix par Ariel Sharon et Mahmoud Abbas (Abou Mazen), nouveau président de l'Autorité palestinienne. Ce dernier, élu sur un programme visant à la fin de la violence, établit une trêve avec Israël qui semble respectée par des mouvements terroristes palestiniens, sauf par le Hamas et le Jihad qui s'opposent à Abou Mazen au sein de l'Autorité palestinienne et durant les élections. Ariel Sharon de son côté, œuvre à la décolonisation de Gaza mais se heurte à une opposition au démantèlement des colonies dans son propre parti, le forçant à composer avec la gauche israélienne. Les colonies israéliennes dans les territoires disputés font barrage politique à leur démantèlement et réclament un référendum soutenu par la droite israélienne.
Mars : Israël envisage de confier à l'Égypte le contrôle d'une zone tampon à Gaza. Un « accord de principe » sur le déploiement d'une force égyptienne de 750 hommes le long des huit kilomètres de la zone tampon, dite du « couloir de Philadelphie », a été conclu à Charm el-Cheikh en Égypte entre le président égyptien Hosni Moubarak et le ministre israélien de la Défense Shaul Mofaz.
2006
La tension avec les Palestiniens continue d'être encore vive (tirs de roquette "Qasam" sur les villes israéliennes et représailles de Tsahal). Le 25 juin, le caporal Gilad Shalit est enlevé par 3 groupes terroristes palestiniens (les Comités de résistance populaire, l’Armée de l’Islam et la branche armée de l'organisation terroriste Hamas) lors d'une attaque conjointe contre un poste militaire de Tsahal en territoire israélien. En riposte, le cabinet israélien déclenche l'opération Pluie d'été.
Le mercredi 12 juillet, 8 soldats de Tsahal sont tués et 2 capturés par le Hezbollah près de la frontière israélo-libanaise. Les sources divergent quant aux circonstances et au côté de la frontière ou a eu lieu l'accrochage[15][16]. L'aviation israélienne riposte en bombardant routes, ponts et l'aéroport de Beyrouth. Le bilan de la journée est de 40 morts civils[17]. La réponse d'Israël est jugée "disproportionnée" par l'ONU mais soutenue par les Etats-Unis qui estiment comme la Grande Bretagne qu'Israël a le "droit à l'autodéfense".
2008
Le 5 novembre, après 5 mois de trêve partielle[18], Israël procède à un raid contre un tunnel du Hamas qui entraîne des échanges de feu et la mort de 6 membres du Hamas[19][20]. Le 18 décembre, le Hamas annonce la non-reconduction de cette trêve[21]. Les tirs de roquettes vers Israël reprennent[22].
À partir du 27 décembre, l'aviation israélienne bombarde les infrastructures du Hamas à Gaza : c'est le début de l'opération Plomb durci.
2009
Le 3 janvier, l'opération Plomb durci connaît une nouvelle phase quand les Israéliens envoient des troupes dans la bande de Gaza. L'opération fait selon les sources palestiniennes plus de 1 300 morts à Gaza et 13 du côté israélien selon les sources israéliennes.
Le 18 janvier, Israël proclame le cessez le-feu. Le même jour, le Hamas annonce une trêve et donne 7 jours à l'armée israélienne pour quitter Gaza, ce qui est fait dès le 21 janvier.
Pendant les semaines qui suivent, les Palestiniens de Gaza continuent d'envoyer quelques roquettes plusieurs fois par semaine sur Israël dont l'aviation réplique en bombardant les tunnels palestiniens de contrebande avec l'Egypte.
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Des images d'une attaque à la roquette dans le sud d'Israël, Mars 2009 |
[modifier] Conflit international
| Les Nations unies face au conflit israélo-palestinien |
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| Résolutions du Conseil de sécurité | |
| Résolution 194 (1964) | |
| Résolution 242 (1967) | |
| Résolution 338 (1973) | |
| Résolution 476 (1980) | |
| Résolution 478 (1980) | |
| Résolution 1322 (2000) | |
| Résolution 1397 (2002) | |
| Résolutions de l'AG des Nations unies | |
| Résolution 181, 1947 | |
| Résolution 194, 1948 | |
| Résolution 3236, 1974 | |
| Résolutions 3376 et 3379, 1975 | |
| Résolution 4686, 1991 | |
| Instruments et législations | |
| Convention contre la discrimination raciale (1965) | |
| Convention sur le crime d'apartheid (1973) | |
| Statut de Rome (1998) définissant la Cour pénale internationale |
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| Conférences et comités | |
| Conférence mondiale contre le racisme (1978, 1983, 2001, 2009) |
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| Comité pour l'exercice des droits inaliénables du peuple palestinien (1975 à nos jours) |
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[modifier] Les nouvelles frontières israéliennes
[modifier] Mobilisation internationale sur ce conflit
Ce conflit suscite des réactions et des mobilisations dans de nombreux pays[23]. Les réactions gouvernementales visent l'élaboration d'un processus de paix.
[modifier] Réactions à l'ONU
Résolutions du Conseil de sécurité des Nations unies :
- Résolution 181 (1947)
- Résolution 194 (1964), Résolution 242 (1967), Résolution 338 (1973), Résolution 1322 (2000), 1397 (2002), ...
Résolutions de l'Assemblée générale de l’ONU :
- Résolution 181 de l’Assemblée générale de l’ONU (29 novembre 1947)
- Résolution 194, 1948
- Résolution 3236, 1974
- Résolution 3376, 1975. S'appuyant sur la 3236, fonde le Comité pour l'exercice des droits inaliénables du peuple palestinien et sa Division des droits des Palestiniens du secrétariat de l'ONU.
- Résolution 3379, 1975.
- Résolution 4686, 1991. Révoque la résolution 3379.
Comités et conférences à l'ONU :
- Comité pour l'exercice des droits inaliénables du peuple palestinien, créé en 1975
- Conférence de Durban
[modifier] Activisme palestinien et opérations militaires israéliennes
[modifier] Les organisations palestiniennes
[modifier] Guerre du Liban
[modifier] La Première Intifada ou l'émergence de la société palestinienne
Années 1980 : blocage du mouvement palestinien. Fait nouveau : la Première Intifada. Intifada ou la « guerre des pierres ». Marque l'entrée en scène d'un acteur nouveau : la population palestinienne. Dans les premiers jours, on ne croit pas à un changement réel. Contexte de pérennisation de l'occupation par l'accélération de la colonisation et de la dépendance économique des territoires occupés. La hausse du niveau de vie des Palestiniens va de pair avec une dépendance très forte au niveau des revenus et des échanges commerciaux (profond déséquilibre). La dépendance économique creuse les disparités entre ceux qui en profitent et ceux qui en souffrent. Développement du peuple juif, réseaux d'implantation avec pour objectif la reconstitution du grand Israël, passant par un ancrage territorial. Pérennisation du peuple par l'appropriation de la terre. L'occupation et le contrôle sont de plus en plus grands : 56% des terres de Jordanie, par la prise de contrôle des propriétés de l'État jordanien et de toutes les terres qui n'ont pas été enregistrées ni cultivées. 11% du territoire de Gaza en 1988. À l'extérieur, s'est développé la thématique de libération des territoires, tandis qu'à l'intérieur : logique d'intégration. L'activisme laisse la place à une résistance passive à l'occupation. Repli sur les bases les plus traditionnelles de l'économie (rurales, familiales), autarcie, instrument de la fécondité. Il y a des initiatives dans les villes par les intellectuels qui tentent des pourparlers avec les Israéliens, mais ils sont marginaux et coupés de la majorité de l'opinion et de la population. L'Intifada est un soulèvement spontané des Palestiniens de l'intérieur.
- 1er objectif : territorialiser le conflit, le ramener au centre géographique.
- 2e objectif : permettre le retour de l'OLP en terre palestinienne. Créer une liaison entre les différentes composantes de la population palestinienne. Mettre à jour un projet national commun : une entité politique souveraine à Gaza et en Cisjordanie.
- 3e objectif : impliquer les puissances extérieures et surtout les É.-U., dans une tentative de médiation pour le règlement global acceptable pour les 2 parties.
[modifier] Processus de Paix
Le processus de paix israélo-palestinien regroupe l'ensemble des discussions diplomatiques qui ont été tentées pour trouver une solution définitive au conflit israélo-palestinien, depuis la reconnaissance de l'OLP par Israël comme d'un partenaire palestinien pour la paix.
[modifier] Conférence de Madrid de 1991
[modifier] Accords d'Oslo de 1993
[modifier] Accords de Wye Plantation de 1998
[modifier] Sommet de Camp David de juillet 2000
[modifier] Conséquences de l'échec des négociations: la seconde Intifada
Peu de temps après l'effondrement des discussions, Ariel Sharon et d'autres membres du Likoud visitèrent l'esplanade des Mosquées/Mont du Temple pour démontrer le contrôle israélien sur ce lieu saint. Le lendemain, une manifestation palestinienne tourna à l'affrontement avec la police israélienne. L'escalade de la violence conduisit au soulèvement de la seconde Intifada.
Une vague d'attentats-suicides organisés par les mouvements extrémistes palestiniens visa les civils israéliens. Les représailles israéliennes prirent la forme d'un bouclage de la Bande de Gaza et d'un redéploiement de Tsahal en Cisjordanie. Israël déclencha également des opérations d'assassinats ciblés contre les dirigeants des organisations islamistes palestiniennes. Ces opérations furent l'occasion d'appels à la vengeance de la part de ces organisations. Ce cycle de la violence tua un millier d'Israéliens et trois milliers de Palestiniens.
Le 7 octobre 2000, le Conseil de sécurité de l'ONU adoptait la Résolution 1322 (2000) déplorant tout à la fois la provocation d'Ariel Sharon, le chef du Likoud, et les violences qui s'en sont suivies dès le lendemain avec le déclenchement de la Seconde Intifada.
[modifier] Discussions de paix à Paris de octobre 2000
Madeleine Albright rencontre tour à tour Yasser Arafat et Ehud Barak dans la capitale française. Arafat serait sur le point d'accepter le compromis qui lui est proposé mais Jacques Chirac serait intervenu pour durcir la position d'Arafat[24][25].
[modifier] Sommet de Taba de 2001
Les appels au calme et à la reprise des discussions se multiplièrent en vain. Bill Clinton proposa par écrit de nouveaux paramètres de négociations. Barak les accepta avec des réserves, Arafat retarda sa réponse par laquelle il accepta avec des questions et des réserves. Les initiatives du Président Clinton amenèrent Barak et Arafat à des discussions à Taba en janvier 2001 au cours desquelles les délégations confièrent n'avoir jamais été aussi près d'un accord. Mais Barak dut interrompre les discussions à la veille d'échéances électorales anticipées.
[modifier] Nouvelles tentatives
Un mois plus tard, les violences de la seconde Intifada et le sentiment d'insécurité entraîna une alternance politique au pouvoir en Israël, à l'issue du scrutin, amenant la droite et Ariel Sharon à la tête d'un nouveau gouvernement.
Le nouveau gouvernement d'Ariel Sharon exige alors un arrêt des attentats terroristes avant toute reprise du dialogue.
Les initiatives pour sortir de l'impasse furent multiples :
- Le Quartet constitué du nouveau Président américain George Walker Bush, de l'Union européenne, de la Russie et de l'ONU élaborèrent la feuille de route pour la paix qui appelle à la création d'un État palestinien avant 2005, sous les conditions d'un arrêt du terrorisme, et du déroulement d'élections démocratiques dans les territoires palestiniens.
- La Ligue arabe réunie à Beyrouth au Liban fit également un plan de paix qui appelait au retour aux frontières de 1967 en échange d'une reconnaissance mutuelle et de la paix. Le gouvernement israélien salua cette proposition.
- En 2003, une assemblée non officielle de personnalités politiques modérées des deux parties se rencontrèrent pour s'entendre sur les termes d'une proposition de paix connue sous le nom d'initiative de Genève. Arafat reçut favorablement ce document et Sharon le rejeta.
[modifier] Sommet de Sharm el-Sheikh de 2005
[modifier] Plan de désengagement unilatéral de 2005
Le gouvernement israélien prit des dispositions unilatérales pour assurer la sécurité de sa population. La construction d'une barrière, qui avait été pensée par un précédent gouvernement de coalition gauche-droite, commença. Son tracé, qui empiète largement sur les territoires de Cisjordanie annexés en 1967, provoque d'importantes contestations et des condamnations internationales.
Le même gouvernement prit ensuite l'initiative du plan de désengagement concernant l'évacuation définitive et la destruction de toutes les colonies de la Bande de Gaza et de quatre implantations israéliennes dans le nord de la Cisjordanie.
[modifier] Projet de création d'un État palestinien
Depuis que, en 1988, l'État palestinien a été proclamé en novembre à Alger lors du dix-neuvième Conseil national d’Alger[26], la revendication d'un État palestinien autonome n'a cessé d'être portée par les Palestiniens, sous la direction de l'OLP et de Yasser Arafat, et n'a cessé d'avancer, un certain nombre d'États et d'instances internationales s'y ralliant au fil des années.
Le 19 janvier 1993, le Parlement israélien abroge la loi interdisant les contacts avec l'OLP. Et le 13 septembre 1993, les accords dits d'Oslo] sur l'autonomie palestinienne, d'abord mis au point à Oslo puis signés à Washington, donnent lieu à une déclaration qui aboutit à la reconnaissance mutuelle de la Palestine et d'Israël.
Le 4 mai 1994 est signé un accord israëlo-palestinien, entre l'Organisation de libération de la Palestine (OLP) et l'État d'Israël : accord d'"Oslo I" signé au Caire (Égypte), prévoyant l’autonomie de la bande de Gaza et de la ville de Jéricho (Cisjordanie).
Le 28 septembre 1995, Israël et l'OLP signent à Washington l’accord négocié à Taba ("Oslo II") étendant l'autonomie en Cisjordanie et prévoyant une série de retraits israéliens par étapes. Fin 1995, Israël se retire de six villes de Cisjordanie qui deviennent autonomes. Le 20 janvier 1996, Yasser Arafat est élu président de l'Autorité palestinienne. Le CNP (parlement palestinien en exil), réuni pour la première fois en Palestine, élimine de sa charte les articles mettant en cause le droit à l'existence de l'État d'Israël.
La création de l'État palestinien, aux termes des accords d’Oslo, aurait dû intervenir en décembre 1998 selon des modalités préparées en commun par le gouvernement israélien et l’Autorité palestinienne.
Le 25 mars 1999, l'Union européenne se prononce en faveur du droit à l’autodétermination des Palestiniens et à celui de créer un État : appui qui s'ajoute au projet de création du futur État palestinien.
En mars 2002, c'est au tour de l'ONU de soutenir la revendication : le Conseil de sécurité adopte la résolution 1397 qui évoque pour la première fois un État palestinien aux côtés d’Israël. Ce pour quoi le Président Georges Bush nouvellement élu se prononce également.
Aujourd'hui l'Autorité palestinienne, sous la présidence de Mahmoud Abbas et à la suite de Yasser Arafat, son premier président élu en 1996, œuvre en vue de la création d'un État palestinien. Le 25 mai 2006, Mahmoud Abbas annonce la tenue d'un référendum en ce sens[27].
Toutefois, à la suite de violents affrontements inter-palestiniens, les islamistes du Hamas ont pris le contrôle de la bande de Gaza le 14 juin 2007, tandis que Mahmoud Abbas, soutenu par le Fatah, annonçait la mise en place d'un "cabinet d'urgence" à Ramallah, en Cisjordanie. Ainsi, avant même d'avoir pu accéder à la souveraineté internationale, le futur État palestinien se trouve partagé de fait en deux entités rivales, l'une à Gaza et l'autre en Cisjordanie.
[modifier] Le contrôle des ressources en eau
Selon le professeur Malin Falkenmark, il faudrait 1 000 m³ d'eau par habitant et par an, soit 2 740 l par personne et par jour, pour satisfaire les besoins de la population. En dessous de ce seuil, on est en situation de pénurie. À partir de 500 m³ par personne et par an, la situation devient critique[28].
Pour l'État hébreu, la situation est critique puisqu'il ne dispose que de 390 m³ par habitant et par an. Cette situation empirera dans le futur puisque qu'on avance le chiffre de 258 m³ par habitant et par an en 2020[29].
Aujourd'hui, l'État hébreu dispose de la majorité des ressources en eau et, dans le cadre de la création d'un État palestinien, le consensus est difficile à trouver sur un partage de cette ressource précieuse entre Israéliens et Palestiniens.
Pour Noam Chomsky, le contrôle des ressources en eau est le principal motif du maintien de la mainmise d'Israël sur la Cisjordanie qui lui fournit actuellement un tiers de sa consommation[30].
[modifier] Notes et références
- ↑ La Grande révolte arabe en Palestine (guerre civile), la Guerre civile de 1947-1948 en Palestine mandataire, la Guerre israélo-arabe de 1948-1949, la Crise de Suez, la Guerre des six jours, la Guerre du Kippour, l'intervention militaire israélienne au Liban de 1982, la Première Intifada, la Seconde Intifada et la Conflit israélo-libanais de 2006
- ↑ HUJ, Le sionisme
- DEJ, page 1496
- ↑ DEJ, page 1494
- ↑ HUJ, L'émergence de la nouvelle société
- ↑ DEJ, page 1495
- ↑ HUJ, La Palestine moderne
- ↑ HUJ, Les Juifs dans la première guerre mondiale
- ↑ Accords Fayçal-Weizmann (1919) sur le site de l'Association France-Palestine, 16 février 2005. Consulté le 8 mai 2009
- DEJ, page 1497
- DEJ, page 1498
- ↑ Un siècle de sionisme - Chronologie sur site de l'Agence Juive. Consulté le 9 mai 2009
- ↑ DEJ, page 1499
- ↑ Carte de la guerre des Six Jours
- ↑ L'enlèvement des soldats israéliens selon un site d'information belge
- ↑ L'enlèvement des soldats israéliens selon Voltairenet.org
- ↑ Blocus du Liban par Israël, 40 civils tués dans des raids au sud du pays, AFP (2006-07-13). Consulté le 2008-05-05.
- ↑ Les points de passage vers Gaza fermés après un tir de roquette, 20 août 2008, Le Monde. Consulté le 20 janvier 2009
- ↑ (en) Gaza truce broken as Israeli raid kills six Hamas gunmen, The Guardian, 5 novembre 2008
- ↑ Denis Sieffert : “La couverture médiatique du conflit à Gaza est très déséquilibrée”, 9 janvier 2009, Telerama
- ↑ La trêve entre le Hamas et Israël aura duré six mois, 19 décembre 2008, Libération. Consulté le 30 décembre 2008
- ↑ Le Hamas annonce la fin de la trêve avec Israël, 19 décembre 2008, Radio-France Internationale. Consulté le 6 janvier 2009
- ↑ [1]
- ↑ rfi.fr
- ↑ jewishsf.com
- ↑ monde-diplomatique.fr
- ↑ lapaixmaintenant.org
- ↑ Jacques Sirobbeau, L'eau, nouvel enjeu stratégique mondial, Paris, Economica, 1996, p. 17-18.
- ↑ Aymeric Chauprade, Géopolitique. Constantes et changements dans l'Histoire, 3e éditions Ellipses, 2006, chapitre « La guerre de l'eau », p. 641.
- ↑ Noam Chomsky, Comprendre le pouvoir : Tome II, Aden, 2006, p. 50-51.
[modifier] Annexes
[modifier] Bibliographie
[modifier] Ouvrages
- (en) Noam Chomsky, The Fateful Triangle: The United States, Israel and the Palestinians, South End Press, 1999.
[modifier] Articles
- (fr) Frédéric Giraut, « Apartheid et Israël/Palestine, enseignements et contresens d’une analogie », Cybergeo (Online European Journal of Geography) Points Chauds, 20 p. [pdf] [lire en ligne]
[modifier] Articles connexes
- Palestine, Palestine mandataire
- Conflit israélo-arabe
- Bande de Gaza, Cisjordanie, Transjordanie
- Accords d'Oslo, Accords de Camp David
- Plan de partage de la Palestine
- Public Committee Against Torture in Israel
[modifier] Liens externes
- Site israel-palestine.com de Jean-Luc Besset présentant un historique suivant les 2 points de vue
- www.palestine-info.com Centre palestinien d'information, l'actualité du conflit d'un point de vue pro-palestinien
- Site "audio" présentant un historique du conflit en suivant les 2 points de vue
- Gaza\Sderot : la vie malgré tout, webdocumentaire d'arte.tv présentant des chroniques vidéos courtes (2 min) de Gaza et Sderot, pour suivre la vie de cinq personnes (hommes, femmes et enfants) de chaque côté de la frontière.
