Rosier

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Les rosiers, ou églantiers, forment un genre de plantes, le genre Rosa de la famille des Rosaceae, originaires des régions tempérées et subtropicales de l'hémisphère nord. Ce sont des arbustes et arbrisseaux sarmenteux et épineux. Suivant les avis souvent divers des botanistes, le genre Rosa comprend de 100 à 200 espèces qui s'hybrident facilement entre elles[1].

Plusieurs espèces et de nombreux cultivars, issus de mutations ou de croisements, sont cultivés comme plantes ornementales pour leurs fleurs, les roses. Celles-ci constituent la plus importante catégorie des fleurs coupées, vendues chez les fleuristes, mais les rosiers sont aussi cultivés pour la production d'essence de parfumerie.

Aspects botaniques[modifier | modifier le code]

Caractéristiques générales[modifier | modifier le code]

Aiguillons (Rosa canina)
Feuille à sept folioles dentées (Rosa eglanteria)
Coupe schématique d'une fleur de Rosa canina
Diagramme floral de Rosa tomentosa
Cynorrhodon
Fleur d'églantier
Fruits de Rosa rugosa

Les plantes du genre Rosa sont des arbustes ou de petits arbrisseaux épineux au port dressé, grimpant et parfois rampant, atteignant en général deux à cinq mètres de haut. Rosa ×odorata nothovar. gigantea peut toutefois atteindre 15 mètres de haut[2] dans son aire d'origine (Birmanie) et 10 mètres en culture en climat tempéré, tandis que des espèces naines, telle Rosa minutifolia ne dépassent pas les 75 cm de haut.

Tiges[modifier | modifier le code]

Elles forment des tiges aériennes arquées, portant des aiguillons (ainsi que parfois les pétioles des feuilles). Ces aiguillons sont des excroissances de l'épiderme et finissent par tomber sur les tiges les plus âgées. La souche émet chaque année de nouvelles tiges. Certaines espèces sont très drageonnantes, telle Rosa rugosa, qui tend à former de véritables fourrés.

Feuilles[modifier | modifier le code]

Les feuilles sont opposées, caduques (parfois persistantes), composées imparipennées (avec une foliole terminale), présentant le plus souvent de sept à dix folioles au limbe elliptique acuminé, au bord denté. Elles sont munies de stipules à la base du pétiole. Ces stipules sont des appendices foliacés qui sont le plus souvent « adnés », c'est-à-dire adhèrent au pétiole sur leur longueur, et parfois libres, rarement absents. Leur forme est variable selon les espèces : entière, dentée, pectinée ou lobée.

Fleurs[modifier | modifier le code]

Les fleurs à la corolle de couleur voyante, rose, rouge, jaune mais aussi blanche, sont groupées en corymbes de quelques fleurs, parfois réduites à une fleur isolée. Le réceptacle floral prend la forme d'un hypanthe, espèce d'urne qui contient les carpelles, dont les styles émergent par l'ouverture centrale resserrée, et porte à son sommet les autres pièces florales. Ce sont des fleurs simples, actinomorphes, en général de symétrie pentamère :

Le calice dialysépale est composé de cinq pièces de couleur verte. Les sépales peuvent être simples ou de forme plus complexe, lobés latéralement ;

La corolle dialypétale, à symétrie radiale, comprend en règle générale cinq pétales réguliers, caducs, à onglet étroit et au limbe étalé souvent échancré en forme de cœur. Rosa sericea et Rosa omeiensis, deux espèces chinoises apparentées, qui n'ont que quatre sépales et quatre pétales constituent une exception[3],[4]. La corolle peut être « double » ou « pleine » par transformation d'étamines en pétales, du fait de mutations spontanées, conservée par sélection dans les formes cultivées ;

L'androcée est composé de très nombreuses étamines disposées en verticilles concentriques, généralement en nombre multiple de celui des pétales (x 5) ;

Le gynécée est formé de pistils séparés (polycarpe) et comprend de nombreux carpelles uniovulaires et libres (apocarpique). Les carpelles sont couverts de poils et portent un long style qui se termine par des stigmates ouverts au niveau des étamines au centre de la fleur. Les styles sont libres, sauf chez les espèces de la section des Synstyleae dont les styles sont soudés en une colonne qui émerge de façon proéminente au centre de la fleur. Chaque carpelle contient un unique ovule anatrope pendant[5]. Les nectaires attirent les insectes et favorisent la pollinisation, principalement entomophile.

Fruits[modifier | modifier le code]

À maturité, ce réceptacle se transforme en un faux-fruit charnu, le cynorrhodon, souvent surmonté par les sépales desséchés. Celui-ci est arrondi, ovale ou piriforme, en général de couleur rouge ou rouge orangé, mais peut parfois être plus sombre, pourpre foncé à noir, comme chez Rosa pimpinellifolia. Il contient de nombreux akènes, fruits secs indéhiscents contenant une seule graine issus de la transformation des carpelles. Chez de nombreuses espèces, en particulier Rosa canina (l'églantier) et Rosa rugosa (le rosier rugueux), les cynorrhodons sont très riches en vitamine C, dont ils sont l'une des sources végétales parmi les plus riches. Ces fruits sont consommés par les oiseaux frugivores tels que les grives et les jaseurs, qui contribuent ainsi à la dispersion des graines. Certains oiseaux granivore, comme les pinsons, consomment aussi les graines.

La principale modification observée chez les rosiers cultivés est la multiplication des pétales, qui sont en fait des étamines transformées.

Biologie[modifier | modifier le code]

Les rosiers sont des plantes ligneuses pérennes qui peuvent survivre facilement plusieurs dizaines d'années, même si en culture il est fréquent de devoir les renouveler au bout d'une quinzaine d'année[6]. Cependant, l'églantier de Hildesheim (Allemagne) passe pour être le plus vieux rosier du monde. Cet églantier qui a survécu aux bombardements de 1945 aurait plus de 700 ans (400 ans attestés par les chroniques), mais son âge réel n'est pas connu avec certitude.

Origine et distribution[modifier | modifier le code]

Les plantes du genre Rosa sont originaires des régions tempérées et subtropicales de tout l'hémisphère nord. On les trouve aussi bien dans le nouveau monde que dans l'ancien, où l'on peut distinguer deux grandes aires de répartition, l'Europe et le bassin méditerranéen d'une part, l'Extrême-Orient d'autre part. La zone de plus grande biodiversité pour ce genre est la Chine où se trouvent 95 espèces dont 65 endémiques[7]. L'espèce la plus nordique est Rosa acicularis que l'on trouve notamment dans la forêt boréale et dont l'aire de répartition atteint le cercle polaire.

Ces plantes sont apparues il y a une quarantaine de millions d'années (Oligocène)[8] ce qui est attesté par la présence de fossiles d’une espèce proche de Rosa nutkana trouvés dans l’Oregon (États-Unis)[9].

La répartition des différentes sections du genre Rosa n'est pas homogène. Celle qui a la plus vaste distribution est la section des Cinnamomeae : elle est présente dans les trois continents (Asie, Europe, Amérique) sauf dans l'extrême ouest de l'Europe. C'est aussi celle qui présente la plus grande variabilité et à ce titre a probablement eu un rôle central dans l'évolution du genre[10].

Les espèces les plus anciennes seraient Rosa beggeriana, Rosa berberifolia (Rosa simplicifolia, jaune d'or) et Rosa spinossissima. C'est de Rosa beggeriana qu'auraient dérivé Rosa canina, Rosa acicularis et sa variété fille Rosa alpina qui sont elles-mêmes très anciennes. Rosa beggeriana et Rosa berberifolia cohabitent toujours dans le Xinjiang en Chine[11].

Les espèces indigènes d'Europe sont, dans l'état actuel de nos connaissances, Rosa canina, Rosa rubiginosa, Rosa villosa, Rosa arvensis et Rosa pimpinellifolia ‘spinosissima’[12].

Les espèces les plus récentes, les plus évoluées avec leurs styles soudés en colonne, sont celles de la section des Synstylae[13]. Toutefois, d'un point de vue phylogénétique, cette section, dont la distribution se caractérise par des aires disjointes en Asie, en Europe et en Amérique du Nord, pourrait regrouper artificiellement des formes spécialisées d'autres sections[14].

Notes sur la génétique de quelques espèces du genre Rosa[modifier | modifier le code]

Comme chez toutes les plantes de la sous-famille des Rosoideae, le nombre chromosomique de base est 7[15], cependant le niveau de ploïdie varie de 2n = 2x = 14 à 2n = 8x = 56[16].

Due à leur origine, la majorité des rosiers modernes, dont les hybrides de thé et les floribundas, sont triploïdes ou tétraploïdes[17], alors que les rosiers miniatures sont diploïdes, triploïdes ou tétraploïdes et que les polyanthas sont diploïdes[18]. La majorité des rosiers tétraploïdes et hexaploïdes sont des allopolyploïdes[19] et le matériel génétique se distribue uniformément dans les cellules filles lors de la méiose, ce qui fait que les plants sont fertiles[20].


Parmi les diploïdes (14 chromosomes) on trouve[21] Rosa arvensis, Rosa banksiae, Rosa blanda, Rosa bracteata, Rosa brunonii, Rosa chinensis[22], Rosa filipes, Rosa foliolosa, Rosa hugonis, Rosa laevigata, Rosa moschata, Rosa multiflora, Rosa nitida, Rosa odorata[22], Rosa palustris, Rosa roxburghii, Rosa rugosa[23], Rosa setigera, Rosa wichuraiana[24], Rosa woodsii, Rosa xanthina, ainsi que les espèces de la section des Synstylae.

Parmi les polyploïdes,

  • sont triploïdes (21 chromosomes), certains hybrides de rosiers musqués et le rosier de Bourbon original ;
  • sont tétraploïdes (28 chromosomes) : Rosa arkansana, Rosa carolina, Rosa centifolia, Rosa damascena, Rosa davidii, Rosa foetida, Rosa gallica, Rosa kordesii, Rosa laxa, Rosa pomifera, Rosa rubrifolia, Rosa spinosissima, Rosa suffulta, Rosa virginiana ;
  • sont pentaploïdes (35 chromosomes) : la plupart des espèces de la section des Caninae (Rosa agrestis, Rosa canina, Rosa elliptica, Rosa micrantha, Rosa montana, Rosa rubiginosa, Rosa sicula, Rosa tomentosa), mais certaines sont hexaploïdes ;
  • sont hexaploïdes (42 chromosomes) : Rosa alba, Rosa nutkana.

Chez certaines espèces complexes, on trouve différents niveaux de ploïdie :

  • 14, 28, 42 ou 56 (octoploïde) chromosomes chez Rosa acicularis,
  • 14 ou 28 chromosomes chez Rosa californica et Rosa cinnamomea.
  • 28 ou 42 chromosomes chez Rosa moyesii,
  • 35 ou 42 chromosomes chez Rosa eglanteria.

Chez les Caninae, la méiose est particulière, car le pollen, quel que soit le niveau de ploïdie du parent donneur, ne transmet que sept chromosomes, ce qui donne à la descendance une ressemblance avec la plante-mère, celle-ci étant d'autant plus grande que le niveau de ploïdie est élevé. On assiste ainsi à la constitution, non loin du pied-mère d'une « micro population » d'apparence assez homogène.

Taxonomie du genre Rosa[modifier | modifier le code]

Le genre Rosa appartient à la sous-famille des Rosoïdeae et à la tribu des Roseae, dont il est l'unique genre. Les plantes les plus proches appartiennent aux tribus des Potentilleae, des Ulmarieae et des Sanguisorbeae. On peut citer notamment le genre Rubus composé aussi d'arbrisseaux épineux.

Synonymes de Rosa[modifier | modifier le code]

Le genre Rosa fut décrit pour la première fois par Linné dans son Species Plantarum, tome 1, page 491, publié à Stockholm le 1er mai 1753. L'espèce type décrite est Rosa cinnamomea L. S'agissant de la première référence publiée pour ce nom générique, elle est conservée pour toutes les dénominations postérieures. Ci-après la liste chronologique[25],[26] des synonymes de Rosa, avec les références de leur publication :

Rosa pimpinellifolia
Tige de Rosa spinosissima
Fleur de Rosa canina
'Spinolea'
Rosa hugonis
Rosa mundi
Rose de Resht (Damas)
Rosa rugosa
Rosa roxburghii
  1. Rhodophora Neck., Elem. ii. 91. 1790.
  2. Hulthemia Dum., Not. Nov. Gen. Hulth. 13. 1824.
  3. Lowea Lindl., Bot. Reg. t. 1261. 1829.
  4. Hultenia Rchb., Handb. 243. 1837. (= Hulthemia Dum.)
  5. Rhodopsis Rchb., Deut. Bot. Herb.-Buch, 168. 1841.
  6. Saintpierrea Germ. de St. Pierre, Journ. des Roses (Paris) 2, 39. 1878.
  7. Ernestella Germ. de St. Pierre, Journ. des Roses (Paris) 2, 39. 1878.
  8. Hesperhodos Cockerell, Nature 90, 571. 1913.
  9. Platyrhodon (Decne. ex Hurst) Houst., Z. Indukt. Abstammungs- Vererbungsl. 1927(Suppl.2), 902. 1928.
  10. ×Hulthemosa Juz., Fl. URSS, ed. Komarov, x. 507, 638. 1941. [= Rosa × Hulthemia]
  11. Juzepczukia Chrshan., Rep. Acad. Sci. Ukraine, 1948. No. 3, 24 (1948); Chrshan. Monogr. Stud. Gen.Rosa Eur. USSR, 478. 1958.

Classification botanique des espèces[modifier | modifier le code]

Le genre Rosa est divisé en quatre sous-genres inégaux, dont trois ne comprennent qu'une ou deux espèces, et le quatrième, Eurosa, toutes les autres[27].

Sous-genre Eurosa[modifier | modifier le code]

Le sous-genre Eurosa est divisé en 10 ou 11 sections[28].

Pimpinellifoliae
Les « rosiers pimprenelle », ainsi nommés car leur feuillage évoque celui de la pimprenelle, sont très rustiques et ont de nombreux hybrides spontanés. Ils sont originaires d'Europe, de Perse et d'Asie sous deux formes, Rosa pimpinellifolia et Rosa Pimpinellifoliae type spinosissima.
Parmi les Rosa Pimpinellifolia on peut citer Altaica et Lutea, jaunes, Luteola, jaune pâle, Hispida, blanc, Rubra, rose, Minima, d'à peine 15 cm de haut, sans oublier le Rosa Pimpinellifolia ‘Myriacantha’, le spinolea de Pline l'Ancien, le rosier à 1000 épines, haut de 50 cm à 1 m à fleurs blanches.
La Rosa pimpinellifolia type spinosissima, c'est la rosa spinosissima de Linné ou Scotch Rose ou rosier d'Écosse ou rosier pimprenelle cultivé depuis 1600, très adapté aux sols sableux et aux embruns, haut de 30 à 90 cm, aux fleurs blanches, roses et aux hybrides avec Rosa foetida, autre pimprenelle venu de Perse, jaunes. Et aussi Rosa hugonis ou rosier jaune de Chine, ‘Persan Yellow’ pour ne citer que les plus connus.
Caninae
Ces rosiers sont originaires d'Europe et d'Asie Mineure :
Rosa canina ou églantier, rosier rubiginosa ou « églantine », ainsi que leurs hybrides dont magnifica pourrait être une réversion et la réapparition de Rosa rubiginosa ‘Duplex’ connue avant 1629 et disparue, ainsi que pommifera, Rosa orientalis (nain), Rosa mollis, Rosa agrestis, Rosa tomentosa et huit autres, tous à fleurs roses.
Gallicanae
Cette section regroupe une à trois espèces originaires d'Europe et d'Asie, leurs variantes et leurs hybrides.
les roses galliques : Rosa gallica ou rose de France, Rosa gallica ‘Officinalis’ ou « rose de Provins » ou « rose rouge de Lancastre », ‘Conditorum’ ou « rose de Hongrie », et Rosa gallica ‘Versicolor’ ou rosa Mondi. En 1811, l'impératrice Joséphine cultive 167 espèces de roses galliques.
Rosa centifolia ou « rose à cent feuilles »;
les rosiers mousseux qui sont des mutations stériles de Rosa centifolia (ou de rosiers de Damas);
les rosiers de Damas, hybrides naturel en Asie Mineure, de Rosa gallica × Rosa phoenicia;
les rosiers de Portland, (Rosa damascena × Rosa chinensis découvert par la duchesse de Portland).
Carolinae
Ce sont de petits buissons originaires d'Amérique du Nord aux fleurs rose pourpre :
Le Rosa palustris aux fleurs simples de 5 cm, pourpres, Rosa virginiana au feuillage remarquable et leur hybride Rosa mariæ-græbneræ, aux fleurs roses se succédant tout l'été. La Rosa carolina, Rosa carolina ‘Alba’, Rosa carolina ‘Plena’, nain, et Rosa carolina ‘Grandiflora’. L'hybride Rosa rapa, ou « rose d'amour » ou « rose de saint-Marc » ou « rose d'Orsay », très double rose à centre plus foncé. La Rosa nitida à fleurs pourpres, et Rosa foliolosa qui pourrait être « rose des Alpes », confondue avec des pimprenelles.
Gymnocarpae
Originaires, R. gymnocarpa d'Amérique du Nord, les autres d'Asie[28].
Cinnamomeae (ou Cassiorhodon)
Ces rosiers sont originaires de tout l'hémisphère nord, excepté l'Afrique :
les Rosa rugosa originaires d'Asie : Rosa rugosa rugosa, alba, rosea, et rubra et leurs hybrides ‘Belle poitevine’, ‘Roseraie de l'Haÿ’, ‘Agnès’ et beaucoup d'autres
Rosa arkansana et Rosa blanda originaires du nord de l'Amérique, Rosa pendulina L. ou rose des Alpes,
Rosa pendulina var oxyodon, originaire du Causase, Rosa laxa du Turkestan et une trentaine d'autres
Rosa majalis ou rose de mai, la rose double la plus anciennement cultivée et Rosa majalis ‘Flore simplici’, cultivée depuis 1600.
Chinenses
Originaires de Chine, dont le type est Rosa chinensis Jacq., ont apporté à nombre de variétés actuellement cultivées le caractère remontant de la floraison.
Banksianae
Originaires de Chine, hauts de 3 à 6 m, à très nombreuses fleurs simples blanches ou jaunes (Normalis est le type sauvage) :
Ce sont Banksiae ‘Albo Plena’ ou rose de Lady Banks à fleurs doubles blanches, Banksiae ‘Albo Lutea’ à fleurs doubles jaunes ;
et les hybrides Rosa fortunia et Rosa cymona cultivés dans les jardins chinois.
Laevigatae
Originaire de Chine, introduit en Amérique du Nord où il s'est naturalisé, c'est un très grand rosier (6 m) à fleurs blanches :
Il est connu par ses hybrides ‘Pink Cherokee’ ou « rose Anémone » aux fleurs rose pâle et ‘Red Cherokee’, ainsi que l'hybride ‘Silver Moon’ aux fleurs blanches de 10 à 12 cm.
Bracteatae
Originaire de Chine et d'Inde, Rosa bracteata, haut de 4 à 5 m, aux nombreuses fleurs blanches et à odeur citronnée, a été introduit en Angleterre en 1793 par Lord Macartney. Il a pour hybrides ‘Leonida’ et surtout ‘Mermaid’ à grandes fleurs simples jaunes qui fleurissent de juillet à l'automne.
Synstylae
Originaires pour certains de Corée et du Japon, pour d'autres de Turquie et d'Europe :

Rosa multiflora qui a été vue au Japon dès 1696, forme des grands buissons aux fleurs blanches et possède plusieurs variétés : Rosa multiflora ‘Adenochaeta’ à grandes fleurs, Rosa multiflora ‘Carnea’ à fleurs roses, Rosa multiflora ‘Platyphylla’, la seven sisters rose rapportée du Japon par Sir Charles Greville en 1815.

Et Rosa arvensis Huds., qui est le rosier des champs.

Sous-genre Plathyrhodon[modifier | modifier le code]

Le sous-genre Plathyrhodon, est constitué d'une seule espèce,Rosa roxburghii, originaire de Chine

Rosa roxburghii 'Plena', importée en 1828 de jardins en Chine,
Rosa roxburghii 'Normalis', rose châtaigne, type sauvage en Chine dans le Sichuan, d'une grande hauteur (3 à 4 mètres) aux grandes fleurs (7 cm) simples blanc-rosé,
'Triomphe de la Guillotière', hybride obtenu par Guillot en 1863.
Sous-genre Hesperhodos[modifier | modifier le code]

Le sous-genre Hesperhodos, originaire d'une aire limitée d'Amérique du Nord aux confins de la frontière entre les États-Unis et le Mexique comprend deux ou trois espèces adaptés au milieu aride.

Rosa stellata, rosier sauvage nain à fleurs simples de 4 à 6 cm rose vineux
Rosa stellata var. mirifica, ou « rose de Sacramento », d'une hauteur d'environ un mètre aux fleurs d'un rose plus soutenu.
Genre Hulthemia[modifier | modifier le code]

Le genre Hulthemia a été séparé du genre Rosa car ses feuilles sont simples au lieu d'être composées.

Rosa persica (syn. Rosa persica var. berberifolia) originaire du pourtour de la mer Caspienne et introduit en Europe en 1790, c'est un petit rosier (50 à 80 cm) aux fleurs jaune brillant,
genre ×Hulthemosa, les hybrides entre les genres Rosa et Hulthemia, dont (Hulthemia persica × Rosa clinophylla) Hulthemia Hardii, obtenu dans les jardins du Luxembourg avant 1836[29].

Principales espèces[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Liste des espèces du genre Rosa.

Les rosiers cultivés[modifier | modifier le code]

Article détaillé : rose (fleur).

Désignation des rosiers cultivés

Les rosiers cultivés sont le plus souvent des cultivars créés par des rosiéristes et plus rarement des formes (espèces ou variétés) naturelles (rosiers botaniques).

Dans le cas des cultivars, ce sont les dispositions du code international de nomenclature des plantes cultivées qui s’appliquent. Celles-ci imposent d’utiliser un nom de variété écrit dans une langue vivante et non en latin (bien que pour certaines variétés anciennes le latin ait été utilisé) et écrit en caractère romain placé entre guillemets simples et commençant par une majuscule. Exemple : ‘Souvenir de la Malmaison’.

Les rosiers botaniques[modifier | modifier le code]

On appelle rosiers botaniques toutes les espèces de rosiers sauvages disposant chacune de caractéristiques spécifiques et utilisées en horticulture telles que :

Par convention, les roses classées dans les groupes existants avant 1867 constituent les Roses Anciennes.

Pour les « rosiers botaniques », la désignation officielle suit donc les prescriptions du code international de nomenclature botanique. Le nom d’une espèce est un nom binomial dans lequel le premier terme commençant par une majuscule désigne le genre, et le second tout en minuscule est l’adjectif spécifique, le tout exprimé en latin botanique et écrit en caractères italiques. Ce binôme est suivi de l’abréviation du nom de l’auteur, précision souvent indispensable dans le cas des rosiers étant donné le nombre important de synonymes rencontrés. Exemple : Rosa gallica L..

Classification horticole des hybrides[modifier | modifier le code]

Une classification des cultivars de rosiers est nécessaire, plus de 16000 types différents ont été recensés[30].

Ils ont d'abord été nommés par une caractéristique botanique (mousseux), par la forme des roses (pompon, plate, en coupe, réflexe, à quartiers, imbriquées, globuleuses, turbinée), d'après le lieu de leur découverte (Bourbon...), le nom du « découvreur » (Noisette, Portland) ou le nom de l'espèce ou de l'hybride dont ils étaient issus (hybride de thé). On a défini ainsi des classes de rosiers qui caractérisent un type de fleurs particulier, et qui sont toujours d'usage courant. Mais ce système de classification a montré ses limites quand il s'est agi de classer des hybrides que l'on peut rattacher à 2, 3 ou 4 catégories.

Le guide Clause de 1952[31] classait déjà les variétés en nains à grosses fleurs et à petites fleurs, buissons, tiges, grimpants et pleureurs, puis quand il est question des « meilleures variétés », c'est une classification entre grimpants remontants et non remontants par couleur, et autres que grimpants, là aussi remontants et non remontants par couleur. Sur la centaine de rosiers cités, on note comme encore beaucoup cultivés ‘Madame Meilland’ et la plupart des grimpants (‘Madame Alfred Carrière’, ‘Gloire de Dijon’, ‘Dorothy Perkins’, ‘American Pilar’, ‘Albertine’ et les grimpants de ‘Madame Meilland’, ‘Caroline Testout’, ‘Souvenir de Claudius Pernet’...)

‘Honorine de Brabant’
‘Borussia’, une Floribunda
‘Catherine Mermet’, Guillaud 1869

Il a d'abord été proposé de scinder en roses sauvages ou botaniques, roses anciennes (avant 1867) et roses modernes, puis suivant des caractéristiques visibles : remontant/non remontant, grimpant/autres (couvre-sol,arbustes, buissons), fleurs groupées/grandes fleurs, etc.

En 1971, la Fédération mondiale des sociétés de roses (World Federation of Rose Societies) a reclassé les rosiers anciens et modernes en plusieurs groupes définis par leur port et donc par leurs utilisations possibles dans les jardins[32].

Grimpants non remontants

  • grimpants miniatures
  • grimpants
    • à fleurs groupées
    • à grandes fleurs
  • lianes

Grimpants remontants

  • grimpants miniatures
  • grimpants
    • à fleurs groupées
    • à grandes fleurs
  • lianes

Autres non remontants

  • couvre-sols
  • arbustes
    • à fleurs groupées
    • à grandes fleurs

Autres remontants

La société américaine des roses (American Rose Society) a adopté un classement détaillé[33] des variétés horticoles, basé sur des considérations « généalogiques » et historiques et généralement utilisé aux États-Unis. Il comprend trois groupes principaux : espèces botaniques (rosiers sauvages), roses anciennes (avant 1867) et roses modernes. Les roses anciennes ont été subdivisées en 21 classes et les roses modernes en 13 classes.

Culture des rosiers d'ornement[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Culture des rosiers.

La culture des rosiers est une activité répandue dans de nombreux pays soit dans un cadre professionnel : par les obtenteurs créant de nouveaux cultivars, par les pépiniéristes produisant des fleurs coupées ou des plants de rosiers pour les jardins, par les exploitants de jardins publics (souvent des services spécialisés des collectivités publiques), soit dans un cadre privé par tous les particuliers disposant d'un jardin d'agrément dans lequel le rosier est certainement la plante d'ornement la plus populaire.

Plate bande de rosiers buissons et rosiers tiges dans un jardin public (Aubergenville, Yvelines)

Conditions générales[modifier | modifier le code]

Les conditions générales requises pour la culture des rosiers sont : de préférence un sol argileux siliceux assez frais ; la plupart des variétés ne supportent pas les terrains trop calcaires (pas plus de 15 % de calcaire, voire moins si le sol est plus pauvre en argile)[34] ; une exposition ensoleillée, cependant il existe des cultivars supportant la mi-ombre et un climat tempéré adapté à la rusticité de l'espèce ou de la variété.

Multiplication[modifier | modifier le code]

Elle peut s'effectuer par greffage, drageonnage, bouturage, semis et multiplication in vitro.

Le semis est incontournable pour la production de nouvelles variétés par hybridation, en revanche, les hybrides sont le plus souvent reproduit par greffage, mode de multiplication végétative qui préserve les caractères phénotypiques (c'est un clonage) et qui permet de choisir un porte-greffe mieux adapté aux conditions de culture ultérieures.

Le jardinier amateur peut multiplier certains rosiers par bouturage ou par prélèvement de drageons. Pour le bouturage, on prélève des rameaux de l'année de préférence légèrement aoûtés d'au moins trois yeux (soit 10 à 15 cm de long) qu'on plante au 2/3 dans un substrat humide et drainant à l'abri du plein soleil. Pour les variétés non-remontantes, on peut procéder au bouturage (de préférence à l'étouffée) en été toute de suite après l'unique floraison. Pour les variétés remontantes, on bouture plutôt en automne. Une fois plantée, on maintient la bouture dans un substrat humide jusqu'à l'apparition des racines, période à laquelle on pourra transplanter la bouture.

Les nouvelles variétés sont souvent protégées par des certificats d'obtention végétale (COV) ou par des marques déposées, voire les deux, l'origine légale des plants étant garantie par des étiquettes officielles portant le nom de variété déposé et la marque commerciale.

La multiplication des rosiers est essentiellement le fait des pépiniéristes spécialisés. Les porte-greffes sont des écotypes de Rosa canina et Rosa rubiginosa qui ont l'inconvénient de drageonner beaucoup, ou Rosa indica major qui drageonne peu et Rosa coriifolia "frœbelii" qui ne drageonne pas.

La plantation s'effectue en automne et hiver (de novembre à mars dans l'hémisphère nord), dans un sol bien défoncé puis reposé, dans une cavité suffisante pour que les racines soient à l'aise et le point de greffe (ou le collet pour les rosiers non greffés) très légèrement enterré. Un arrosage assure le tassement de la terre. Ces rosiers doivent ensuite être arrosés régulièrement la première année et le pied paillé pour les protéger du froid en hiver.

Opérations culturales[modifier | modifier le code]

Pépinière de rosiers tiges à Caillouet (Eure, France)

Taille : en plus de l'enlèvement des fleurs fanées (conseillé non seulement pour des raisons esthétiques, mais parce qu'il favorise la refloraison), il convient en général d'effectuer une taille annuelle, avant le démarrage de la végétation (vers fin février dans l'hémisphère nord) pour les rosiers remontants, après la floraison pour les autres, qui variera suivant l'espèce, l'âge et l'état du rosier. Il faut surtout supprimer le vieux bois et tailler d'autant plus court qu'il s'agit d'une petite espèce, et laisser de la grandeur aux grimpants qui sinon pourraient redevenir buissons[35].

Traitements : le blanc du rosier se traite par une pulvérisation de soufre et les taches noires par un pulvérisation de bouillie bordelaise (on peut sous certaines formes mélanger les deux en traitement préventif). Un autre traitement écologiques est de pulvériser du savon noir dilué à 5 %. En effet le savon noir étant alcalin, celui-ci agit comme un excellent répulsif sans pour autant endommager la plante. Il faut bien choisir du savon noir sans colorant, parfum et ingrédients synthétiques ajouté. À exclure tous les savons noirs de supermarché qui sont composés d'ingrédients synthétiques pour des raisons de coût. Les pucerons seront mangés par les coccinelles ou chassés par un arrosage. Les problèmes plus particuliers relèvent du conseil de spécialiste.

Fertilisation : sels minéraux, engrais « spécial rosier » ou cendre de bois.

Histoire de la culture des rosiers[modifier | modifier le code]

Généalogie des différentes espèces de rosiers.

La culture des rosiers date en Chine et en Perse de plus de 5000 ans, et ils ont été cultivés en Grèce dès l'âge du bronze.

En Europe, les premiers rosiers cultivés furent les rosiers galliques aux fleurs uniquement blanches, roses ou rouges, et les rosiers pimprenelle Spinolea de Pline l'Ancien, rosiers d'Écosse et Rosa foetida la ronce d'Autriche, un rosier à fleurs jaunes. Puis d'autres espèces botaniques ou cultivées ont été ramenées du reste du monde, et d'abord, par Thibaud IV et ses Croisés, les rosiers de Damas, Rosa damascena (il semble que ce soit un hybride spontané de Rosa gallica × Rosa phoenicia) et Rosa damascena semperflorens (hybride supposé de Rosa gallica × moschata). C'est à partir de Rosa gallica officinalis (ou rose des apothicaires) qu'on commença la culture des rosiers d'abord pour leurs vertus médicinales puis pour leur beauté.

Ce n'est qu'à la fin du XVIIIe siècle, que l'importation de rosiers et la création de nouvelles variétés encore par croisements spontanés a pris son plein essor (ce qui est d'ailleurs le cas pour de nombreuses fleurs d'ornement), d'abord en France grâce à la "rosomanie" que développe l'Impératrice Joséphine en cultivant près de 200 rosiers au château de Malmaison[36], puis en Angleterre, Hollande, Belgique. Les nouvelles espèces de rosiers provenaient de Chine avec les rosiers thé et pour les hybrides de colonies comme l'île de la Réunion, avec les rosiers Bourbon, ou encore la Louisiane pour les rosiers Noisette. Tous ces rosiers hybrides de rosiers provenant de Chine ont connu une très grande popularité, du fait du savoir-faire chinois qui a su produire des rosiers parfumés, fortement remontants, voire à floraison quasi-continuelle.

Ennemis des rosiers[modifier | modifier le code]

Articles détaillés : Ravageurs du rosier et Maladies du rosier.
Maladie des taches noires
Pucerons verts
Bouton de rose attaqué par des pucerons
Galle, appelée bédégard, due à un cynips (Diplolepis rosae)
Hyménoptère butinant sur une rose
Cétoine dorée broutant une fleur de 'Nevada' (hybride de Rosa moyesii)

Les rosiers cultivés ont de nombreux ennemis[37] qui attaquent les différentes parties de la plante. Il s'agit principalement de maladies cryptogamiques, dont les plus connues sont la maladie de taches noires, le blanc du rosier (oïdium) et la rouille, et divers insectes ravageurs tels que les tenthrèdes, cochenilles et pucerons.

Principales maladies[modifier | modifier le code]

Les feuilles des rosiers cultivés portent souvent des taches dues à diverses maladies cryptogamiques[38] :

La rouille du rosier causée par un champignon, Phragmidium subcorticum, se manifeste par de petites pustules orangées à la face inférieure des feuilles, ainsi que sur les tiges.

La maladie des taches noires provoque l'apparition de taches sombres, brun noirâtre, de forme arrondie, d'environ un centimètre de diamètre, dues au champignon Marssonina rosae. Cette maladie entraîne la chute des feuilles et affaiblit fortement les plantes.

Le blanc du rosier est une forme d'oïdium qui produit un feutrage banc sur les feuilles et les pousses, entraînant un dessèchement des boutons floraux. Ces maladies sont favorisées par un temps chaud et humide. Certaines variétés sont plus résistantes que d'autres.

De nombreuses autres maladies, moins fréquentes, sont susceptibles d'affecter les rosiers : chancres, pourridiés, anthracnose, fonte des semis, mildiou....

Principaux ravageurs[modifier | modifier le code]

Les jeunes pousses sont souvent envahies par des colonies de pucerons, notamment le puceron vert du rosier (Macrosiphum rosae). Cette prolifération peut entraîner le flétrissement des pousses et la perte des boutons floraux. Le miellat secrété par les pucerons attire les fourmis et peut provoquer la formation de fumagine, maladie cryptogamique qui se manifeste par une pellicule noirâtre sur les plantes.

Parmi les ravageurs du rosier figurent aussi de nombreux insectes, tenthrèdes dont les chenilles dévorent les feuilles ou les enroulent pour s'y abriter, hibernie défeuillante dont la chenille broute les bourgeons, mégachiles, sortes d'abeilles qui prélèvent des découpes régulières dans les feuilles pour construire leurs loges, cochenilles, cécidomyies, etc.

Les chenilles de papillons de nuit (hétérocères) suivants (classés par famille) se nourrissent de rosier :

Les rosiers sont aussi affectés par des nématodes qui attaquent les racines provoquant la formation de galles, et par des acariens présents sur les feuilles.

Une curiosité est la formation de galles filamenteuses, les « bédégars », formées par une réaction des tissus de la tige à la présence de larves de cynips du rosier (Diplolepis rosae).

Obtenteurs et rosiéristes célèbres[modifier | modifier le code]

Au Royaume-Uni, des parties de la collection nationale de roses sont conservées par David Austin, Peter Beales et la Royal National Rose Society. Mottisfont Abbey garde une collection de roses anciennes d'avant 1900 et la collection du jardin botanique de l'Université de Birmingham se nomme « histoire de la rose européenne ».

En France, il existe de nombreuses roseraies (liste des roseraies) et l'on peut visiter les pépinières et les collections de la plupart des rosiéristes :

La rose en Catalogne[modifier | modifier le code]

Le 23 avril ce célèbre en Catalogne la Sant Jordi, une fête très importante pour les catalans. C'est l'équivalence de la Saint-Valentin en France. La tradition veut que les hommes offrent une rose (avec une fleur de blé et une senyera) en signe d'amour aux femmes et les femmes aux hommes un livre. La tradition de la rose en Catalogne a été longtemps connue, elle date du 14e ou 13e siècle mais c'est au 20e siècle que le livre sera rajouté grâce à la mort de Shakespeare et Cervantes (auteur de Don Quijote). Le légende expliquerais qu'une région serait habitée par un dragon qui ravageait tout sur son passage. Le roi de cette région, s'appauvrissant, conclut un pacte avec le dragon lui demandant d'arrêter de détruire ses cultures et manger une jeune femme de sa région régulièrement. Un jour, ce fut le tour de la princesse. Le roi n'était pas d'accord que sa fille ne se fasse manger par un dragon mais celle-ci suggéra qu'elle devait faire comme les autres. Le chevalier Sant Jordi tua le dragon et sauva la princesse. Du sang qui s'écoulait du corps meurtri du dragon, une rose poussa de celui-ci et Sant Jordi l'arracha et l'offrit à la princesse en signe d'amour.

Économie[modifier | modifier le code]

La culture des rosiers s'adresse à deux marchés distincts, celui de la fleur coupée (roses sur tiges) pour bouquets et décoration florale d'intérieur, celui des plants de rosiers pour les jardins particuliers et les parcs publics, vendus en conteneurs ou à racines nues selon la saison.

Le marché de la fleur coupée, essentiellement européen à l'origine, tend à se mondialiser. Les principales aires de production sont situées en Europe (Pays-Bas, Italie, France), en Amérique du Nord (États-Unis), en Asie (Japon, Chine, Israël), en Amérique latine (Mexique, Colombie, Équateur) et en Afrique (Éthiopie, Kenya, Ouganda, Zimbabwe, Maroc)[39].

Les marchés de consommation se situent principalement en Europe où les transactions se concentrent principalement au marché aux fleurs (Bloemenveiling) d'Aalsmeer (Hollande-Septentrionale) d'où les roses sont réexpédiées dans toute l'Europe, et en Amérique du Nord où le principal centre de redistribution pour les États-Unis est Miami. La production des pays d'Afrique est exportée principalement vers l'Europe et celle d'Amérique du Sud vers les États-Unis. Ce marché connaît une forte expansion en Asie (Chine, Inde, Sud-Est asiatique).

Cette mondialisation soulève diverses questions : conditions de travail dans certains pays, évoquées par exemple par le film colombien Maria pleine de grâce, et d'autre part coût énergétique des transports en avion.

Étiquette d'identification d'un plant de rosier. On peut lire le nom de fantaisie, 'Niccolo Paganini', qui est en l'occurrence une marque déposée et le nom officiel du cultivar, 'Meicairma', nom codé dont la première syllabe correspond à l'obtenteur, Meilland.

En France, le commerce des rosiers et des roses concerne[40] :

Les roses représentent 52,7 % des achats de fleurs coupées. Les importations de roses (fleurs coupées) se montent à 111,7 millions d'euros surtout en provenance des Pays-Bas (qui en ont traité pour 705,9 millions d'euros aux marchés du cadran)

Les achats de rosiers se sont montés en France en 2003 à 64 millions d'euros. La France importe des rosiers des Pays-Bas, du Danemark, d'Espagne, de Hongrie, de Pologne (où sont installés des horticulteurs allemands)et en exporte en Italie, Allemagne, Suisse, Éthiopie, Espagne...

Enfin il ne faut pas oublier les licences sur les créations et les partenariats comme celui entre Meilland et Conard-Pyle Co aux États-Unis.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Plusieurs communes de France portent le nom de rosiers : Les Rosiers-sur-Loire, Rosiers-de-Juillac, Rosiers-d'Égletons, Saint-Julien-les-Rosiers, Saint-Hilaire-du-Rosier.

On rencontre aussi des toponymes basés sur « rose » ou « roseraie ».

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Charlotte Testu, Les roses anciennes, La Maison rustique - Flammarion, Paris, 1984, (ISBN 2-7066-0139-6), p. 12.
  2. Charlotte Testu, Les roses anciennes, La Maison rustique - Flammarion, Paris, 1984, (ISBN 2-7066-0139-6), p. 146.
  3. Rosa sericea sur le site Flora of China
  4. Rosa omeiensis sur le site Flora of China
  5. Guy Deysson, Organisation et classification des plantes vasculaires, 2e partie : systématique , SEDES, Paris, 1979, ISBN, 2-7181-3414-X, p.363.
  6. la collection de roses - Lyon
  7. Rosa sur Flora of China.
  8. Pelt, Mazoyer, Monod, Girardon,La plus belle histoire des plantes, Le Seuil, ISBN 2-02-037216-9, page 153.
  9. Des églantiers et des roses, Marie-France Tarbouriech, Conservatoire botanique national alpin, Domaine de Charance
  10. Genetic Diversity in Rosa as Revealed by RAPDs.
  11. Georges Delbard, Le grand livre de la rose, éd. G. Delbard, ISBN 2-85056-521-0, page 21.
  12. Peter Beales, Roses, éd. du Chêne, ISBN 2-85108-589-1
  13. L'évolution du genre Rosa
  14. Genetic Diversity in Rosa as Revealed by RAPDs, Cf. conclusion.
  15. Judd, Campbell, Kellogg, Stevens, Botanique systématique, éditions De Boeck Université, Bruxelles 2002, ISBN 2-7445-0123-9, p. 297.
  16. Étude des potentialités d’hybridation entre rosiers sauvages et cultivés, S. Ricci, Institut méditerranéen d'écologie et de paléoécologie
  17. Yan et Junyu, 1995
  18. Yokoya et al., 2000
  19. Nybom et al. (2005)
  20. Thèse : Potentiel d'hybridation de 8 cultivars de rosiers et transmission de la coloration des pétales chez leurs descendants. Caroline Lafond - 2009
  21. Species and Groups Ploidy List par David Neumeyer.
  22. a et b Toutefois certains hybrides ont 21 ou 28 chromosomes.
  23. Certains hybrides de Rosa rugosa sont triploïdes.
  24. De nombreuses formes grimpantes de Rosa wichuraiana sont triploïdes.
  25. Le genre Rosa sur le site du CSC, centre de recherche finlandais
  26. International Plant Names Index (IPNI)
  27. Les rosiers cultivés, une très longue histoire d’exploitation de la biodiversité, Jacques Meynet, INRA
  28. a et b La section Gymnocarpae n'est pas reconnue par tous les auteurs. Cf. Les Gymnocarpae sur Botarosa
  29. Charlotte Testu, Les roses anciennes, La Maison rustique - Flammarion, Paris, 1984, (ISBN 2-7066-0139-6), p. 196.
  30. Classification des roses, MHuss.com, page personnelle
  31. Guide Clause de 1952, n° d'édition 31.4230 EE, page 319.
  32. World Federation of Rose Societies, site officiel
  33. Classification des rosiers selon l'American Rose Society (en)
  34. Le Bon jardinier, La Maison rustique, Paris, 1982, ISBN 2-7066-0044-6, p. 1541.
  35. "Le jardin de roses ou comment cultiver les roses en Belgique et ailleurs" par Pierre Lauwers
  36. François Joyaux, Les Roses de l'Impératrice, la rosomanie au temps de Joséphine, éditions Complexe (ISBN 2-8048-0041-5)
  37. Guide pratique de défense des cultures, ACTA, Paris, 1980, ISBN 2-85794-007-6.
  38. André Tracol et Gérald Montagneux, Les maladies des plantes ornementales, éd. MAT, Tain-l'Hermitage, 1985, ISBN 2-902646-09-7.
  39. Henri Delbard in Jardins de France, Évolution du marché des rosiers de jardin et des fleurs coupées, SNHF, mai 2003.
  40. UNIFLOR et UBI-FRANCE

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Peter Beales (trad. Jérôme Goutier), Roses, Paris, Sté Nouvelle des Éditions du Chêne,‎ 1989, 431 p. (ISBN 2851085891)
  • Alice Caron Lambert, Le Roman des roses, éd. du Chêne, 1999 (ISBN 978-2-84277-170-6)
  • Éléonore Cruse, Roses anciennes et botaniques, photographies de Paul Starosta, éd. du Chêne, 1999 (ISBN 2-84277-034-X)
  • Georges Delbard, Le Grand Livre de la rose, éd. G. Delbard (ISBN 2-85056-521-0)
  • Marie-Thérèse Haudebourg, Roses et jardins, Hachette, Paris, 2005 (ISBN 2-01-236947-2)
  • François Joyaux, La rose, une passion française. Histoire de la rose en France 1778-1914, éditions Complexe, 2001 (ISBN 2-87027-871-3).
  • François Joyaux, Les Roses de l'Impératrice, la rosomanie au temps de Joséphine, éditions Complexe (ISBN 2-8048-0041-5)
  • François Joyaux, Nouvelle encyclopédie des roses anciennes, Ulmer, Paris, 2005 (ISBN 2-84138-205-2).
  • François Joyaux et Georges Lévêque, La rose de France, rosa gallica et sa descendance, Imprimerie nationale éditions, 1998 (ISBN 2-7433-0251-8).
  • Nadia de Kermel, Petit Larousse des roses : Les meilleures roses conseillées par les meilleurs spécialistes, Larousse,‎ 2011, 190 p. (ISBN 978-2-03-585135-2)
  • Allen Lacy, Splendeur des roses, Flammarion, 1999 (ISBN 2-08-200-921-1)
  • Daniel Lemonnier (préf. Brent C. Dickerson), Le livre des roses : Histoire des roses de nos jardins, Paris, Belin,‎ 2014, 320 p. (ISBN 978-2-7011-7668-0)
  • Peter McHoy, Le Grand Livre des roses, Manise, 1998 (ISBN 2-841980847)
  • Roger Phillips et Martyn Rix, Les Roses, Solar, 1988 (ISBN 2-263-01257-5)
  • Roger Phillips et Martyn Rix, Histoire des roses, La Maison rustique, 1994 (ISBN 2-7066-1737-3)
  • Charlotte Testu, Les roses anciennes, La Maison rustique - Flammarion, Paris, 1984 (ISBN 2-7066-0139-6)
    Les rosiers botaniques et les cultivars introduits avant l'année 1920, 700 taxons disponibles en Europe sont traités
  • Claude-Antoine Thory, Les Roses, Firmin-Didot, 1817-1824. 3 vol. (156, 122 et 125 pages; 55, 60 et 54 planches de Pierre-Joseph Redouté.) Consultable sur Gallica
  • William Wheeler, Histoires de roses, éditions Du May, 1995, 141 p. (ISBN 2-84102-021-5)


Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Bases taxinomiques[modifier | modifier le code]

Sélection des rosiers[modifier | modifier le code]

Culture des rosiers[modifier | modifier le code]

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