La Joconde

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La Joconde
Image illustrative de l'article La Joconde
La Joconde, musée du Louvre.
Artiste Léonard de Vinci
Date Entre 1503 et 1506
Type Huile sur panneau de bois de peuplier
Dimensions (H × L) 77 cm × 53 cm
Localisation Drapeau : France Musée du Louvre, Paris()
Propriétaire Propriété de l'État français, affecté à la collection du Département des peintures du Louvre. Protégé au titre de bien d'un musée de France.
Commentaire INV 779

La Joconde, ou Portrait de Mona Lisa, est un tableau de Léonard de Vinci, réalisé entre 1503 et 1506, qui représente un portrait mi-corps, probablement celui de la florentine Lisa Gherardini, épouse de Francesco del Giocondo. Acquise par François Ier, cette peinture à l'huile sur panneau de bois de peuplier de 77 × 53 cm est exposée au musée du Louvre à Paris. La Joconde est l'un des rares tableaux attribués de façon certaine à Léonard de Vinci.

La Joconde est devenue un tableau éminemment célèbre car, depuis sa réalisation, nombre d'artistes l'ont prise comme référence. Ce chef-d'œuvre constitue en effet l'aboutissement des recherches du XVe siècle sur la représentation du portrait. À l'époque romantique, les artistes ont été fascinés par l'énigme de La Joconde et ont contribué à développer le mythe qui l'entoure, en faisant de ce tableau l’une des œuvres d'art les plus célèbres du monde, si ce n'est la plus célèbre : elle est en tout cas considérée comme l'une des représentations d'un visage féminin les plus célèbres au monde[1]. Au XXIe siècle, elle est devenue l'objet d'art le plus visité au monde, juste devant le diamant Hope[2], avec 20 000 visiteurs qui viennent l'admirer quotidiennement[3].

Historique

Ancien Régime et époque moderne

Note d'Agostino Vespucci écrite en 1503 en marge d'un livre de l'université de Heidelberg, identifiant le modèle comme étant Lisa Gherardini.
Le Château du Clos Lucé à Amboise

Léonard de Vinci commence le portrait à Florence en 1503[4], et d'après Giorgio Vasari l'achève au bout de quatre années. La Joconde ne quitte jamais Léonard de son vivant. Il l’emporte à AmboiseFrançois Ier le fait venir. Une copie de La Joconde, redécouverte en 2012 après sa restauration au musée du Prado, a fait apparaître aux chercheurs que les deux tableaux avaient été réalisés en même temps jusque dans les repeints et repentirs, l’analyse infrarouge révélant que des paysages de rochers en arrière-plan à droite de la Joconde se basaient sur un dessin préparatoire[5] daté entre 1510 et 1515[6], ce qui suggère que la Joconde fut achevée en 1519 selon Vincent Delieuvin, conservateur au Louvre[7].

À la mort du peintre en 1519, le tableau aurait été donné en héritage à son élève Salai (à moins que le roi François Ier l'ait acheté à Léonard de Vinci dès 1518 ?), le roi l'acquiert pour 4 000 écus or[8] et l'installe au château de Fontainebleau où sa présence est attestée dans le cabinet des peintures dans les années 1600[9]. En 1646, le tableau est présent dans le cabinet doré de la chambre d'Anne d'Autriche à Fontainebleau avant que Louis XIV décide de le ramener à Paris. En 1665-1666, il passe du palais du Louvre à la galerie des Ambassadeurs du palais des Tuileries. Louis XIV transfère le tableau dans la galerie du roi au château de Versailles dans les années 1690-1695[10].

XIXe siècle

Il gagne le salon carré du Muséum central des arts de la République (le futur Musée du Louvre) en 1797 ; le fait qu'il ne fasse pas partie de l'inauguration en 1793 de ce musée révèle une notoriété bien inférieure à celle d'autres œuvres. Il est à nouveau déplacé sur ordre du premier consul Bonaparte qui le fait accrocher au palais des Tuileries en 1801 dans les appartements de Joséphine (et non dans la propre chambre à coucher de Bonaparte comme il est souvent écrit), puis le rend à la grande galerie du Louvre en 1802. En 1870, La Joconde est mise en sécurité dans les souterrains de l'Arsenal de Brest[11] puis retourne au Louvre à l'issue de la guerre franco-prussienne de 1870[12].

Vol du tableau en 1911

Mona Lisa au Louvre, en 1911 avant son vol (Louis Béroud).
La foule vient contempler dans le Salon Carré les quatre pitons après le vol, le « trou » étant remplacé en décembre 1911 par le Portrait de Baldassare Castiglione[13].

Le , le peintre Louis Béroud se rend au Louvre pour y faire un croquis de sa prochaine toile Mona Lisa au Louvre, mais à la place de La Joconde se trouve un grand vide[14]. Béroud contacte les gardiens, qui indiquent que l'œuvre doit être à l'atelier photographique de la maison Braun[15]. Quelques heures plus tard, Béroud s'enquiert à nouveau auprès des surveillants et on lui apprend que Mona Lisa n'est pas chez les photographes[16]. Le tableau a bel et bien été volé le [17]. Le préfet Louis Lépine envoie sur place M. Hamard, chef de la Sûreté et soixante inspecteurs[13]. Le criminologue Alphonse Bertillon découvre une empreinte de pouce sur la vitre abandonnée, il décide de relever les empreintes digitales des 257 personnes travaillant au Louvre. L'analyse des dactylogrammes ne donne aucun résultat, ce qui entraîne la démission du directeur du Louvre Théophile Homolle. Le juge d'instruction Joseph Marie Drioux, que la presse surnomme ironiquement « le marri de la Joconde », emprisonne plusieurs jours le poète Guillaume Apollinaire, celui qui avait un jour crié qu'il fallait « brûler le Louvre », pour complicité de recel de malfaiteur (ayant quelques années auparavant employé comme secrétaire et factotum Géry Pieret, cet aventurier d'origine belge avait lui-même dérobé des statuettes et des masques phéniciens au Louvre  : ayant contacté le 28 août le quotidien Paris-Journal, il lui fait parvenir une statuette volée au Louvre puis par bravade s'accuse d'avoir volé la peinture et réclame 150 000 francs-or[18] pour sa restitution ; en fuite, la cour d'assises de la Seine le condamne par contumace en 1912 pour le vol des trois statuettes ibériques à dix ans de réclusion[19]) et soupçonne le peintre Pablo Picasso qui est longuement interrogé (il avait acheté à Géry Pieret ses masques et statuettes dont le primitivisme influencera les Demoiselles d’Avignon). Le vol est revendiqué par plusieurs mythomanes, dont l'écrivain italien Gabriele D'Annunzio qui avait composé en 1898 une tragédie intitulée La Joconde en la dédiant à « Eleonora Duse aux belles mains »[20]. La Société des amis du Louvre offre une récompense de vingt-cinq mille francs, par ailleurs un anonyme propose de doubler cette somme. La revue L'Illustration promet cinquante mille francs pour qui rapporterait le tableau dans les locaux du journal[13]. En 2013, en tenant compte de l'inflation, cette somme représenterait 10 millions d'euro.

Le voleur était l'Italien Vincenzo Peruggia, un vitrier qui avait participé aux travaux de mise sous verre des tableaux les plus importants du musée. Il conserve le tableau pendant deux ans dans sa chambre à Paris, il était caché dans le double fond d'une valise de bois blanc, sous son lit. De retour en Italie, il propose de le revendre le à un antiquaire florentin, Alfredo Geri, qui avait passé une petite annonce pour acheter des œuvres d'art et qui donne l'alerte. Geri ayant prévenu la police, Peruggia est arrêté dans la chambre de son hôtel (rebaptisé par la suite hôtel Gioconda), et n'est condamné qu'à 18 mois de prison, la presse italienne saluant son patriotisme. Le , après des expositions à Florence et à Rome, le tableau revient solennellement au Louvre dans un wagon première classe spécialement affrété à cette occasion[21],[19] où il est désormais placé sous une surveillance accrue[22].

De nombreuses hypothèses ont été proposées pour expliquer le vol de Vincenzo Peruggia : il aurait agi par patriotisme (c'est la ligne de défense préconisée par ses avocats lors de son procès), croyant naïvement que le tableau avait été volé par Bonaparte lors de la campagne d'Italie ; il aurait agi sur commande du faussaire argentin Eduardo de Valfierno (en) qui voulait vendre comme authentiques six copies du tableau, réalisées avant le vol par Yves Chaudron, à des acheteurs américains convaincus d'acquérir l'original (thèse d'un journaliste dans les années 1930). Le journaliste et critique d'art Jérôme Coignard, ayant exhumé les confessions faites par Peruggia dans le quotidien Le Journal en juillet 1915, prend au sérieux son témoignage : il aurait été approché par un allemand qui joue sur son nationalisme et le manipule. Cet allemand pourrait être un espion cherchant à déstabiliser la France dans le contexte de la future Première Guerre mondiale ou Otto Rosenberg, escroc notoire appartenant à une bande de trafiquants d'art de haute volée mais n'ayant pu récupérer le tableau car il était sous surveillance policière française à la suite du vol[23].

La Joconde pendant les deux guerres mondiales

Inauguration de l'exposition de La Joconde à Washington en 1963 en présence des Kennedy, du vice-président Lyndon Johnson, d'André Malraux, ministre français des Affaires culturelles et de son épouse

En 1914, La Joconde, comme une grande partie des collections du musée, est mise en sécurité à Bordeaux puis à Toulouse[11] puis retourne au Musée du Louvre à l'issue de la Guerre 1914-1918[13].

En septembre 1938, à la suite de l'invasion des Sudètes par Hitler et au risque de guerre, La Joconde est une première fois mise en sécurité hors du Louvre mais y retourne assez rapidement[24]. Les chefs-d'œuvre du musée sont évacués selon un plan conçu dès 1938 par le directeur des musées nationaux de l'époque, Jacques Jaujard, qui fait fermer le musée le 25 août 1939 et placer les œuvres dans des caisses qui sont évacuées en convois trois jours plus tard. La Joconde part d'abord pour le château de Chambord[24], où transitèrent à cette période de nombreuses peintures et sculptures des musées parisiens, puis il se retrouve successivement dans les caves du château d'Amboise[25], à l’abbaye de Loc-Dieu[24], au musée Ingres de Montauban[25], retourne à Chambord[24] avant d'être entreposé sous le lit de René Huyghe, conservateur du musée du Louvre en exil dans le château de Montal en Quercy (Lot)[25],[24] avant d'être envoyé dans diverses demeures anonymes du Lot et des Causses[11],[26] qui aurait ainsi accueilli le tableau jusqu'en juin 1945 où il sera réinstallé au Louvre. La Joconde, « enfermée sous un capitonnage en velours rouge, puis dans un écrin, lequel est placé[e] dans une caisse avec double paroi en bois de peuplier [… et] porte le matricule NLP no 0, ainsi que trois points rouges - signes distinctifs de sa très grande valeur »[27].

Depuis les années 1950-1960

Salle du Louvre où est exposé en 2012 le tableau de la Joconde.

En 1957, le Bolivien Hugo Urizaga Villegas, sujet d'un arrêté d’expulsion, lance un caillou sur La Joconde et brise le verre de protection, ce qui abîme l'avant-bras droit de l'œuvre[28].

En janvier 1963, le ministre de la Culture André Malraux expédie La Joconde aux États-Unis où elle est reçue par le président Kennedy. Dans son discours de présentation, Malraux fait une comparaison avec la statuaire antique: « Léonard apportait à l'âme de la femme l'idéalisation que la Grèce avait apportée à ses traits. La mortelle au regard divin triomphe des déesses sans regard. C'est la première expression de ce que Goethe appellera l'éternel féminin[29]». Le tableau est d'abord exposé à la National Gallery de Washington puis au Metropolitan Museum of Art de New York. Mona Lisa sera admirée par 1,7 million de visiteurs au total[30]. Elle fait aussi deux autres voyages en Russie et au Japon en 1974.

Depuis mars 2005, La Joconde bénéficie au musée du Louvre d'une salle rénovée et spécialement aménagée pour la recevoir, la salle des États, dans laquelle elle fait face à un célèbre tableau de Véronèse, les Noces de Cana.

La Joconde fait partie des collections du département des Peintures du musée du Louvre dirigé par Vincent Pomarède. Jusqu'en 2006, elle était sous la responsabilité du conservateur Cécile Scailliérez. Depuis novembre 2006, elle relève des collections de Vincent Delieuvin, conservateur chargé des peintures italiennes du XVIe siècle au musée du Louvre.

Le , une touriste russe lance une tasse de thé vide sur le tableau protégé par une vitre blindée, ne causant aucun dommage[31].

Description

La Joconde attire des foules importantes.

La Joconde est le portrait d'une jeune femme, sur fond d'un paysage montagneux aux horizons lointains et brumeux.

La femme porte une robe sombre en soie et, sur la tête un voile noir transparent. On remarque que totalement épilée, conformément à la mode de l'époque, elle ne présente ni cils, ni sourcils. Elle est assise sur un fauteuil dont on aperçoit le dossier à droite du tableau. Ses mains sont croisées, posées sur un bras du fauteuil. Elle se trouve probablement dans une loggia : on peut voir un parapet juste derrière elle au premier tiers du tableau, ainsi que l'amorce de la base renflée d'une colonne sur la gauche. À l'arrière plan se trouve un paysage montagneux dans lequel se détachent un chemin sinueux et une rivière qu'enjambe un pont de pierre. On peut remarquer une cassure de la ligne d'horizon. La tête de La Joconde sépare le tableau en deux parties dans lesquelles l'horizon ne se trouve pas au même niveau.

La source de lumière provient essentiellement de la gauche du tableau.

L'œuvre jouissait déjà d'une grande considération à la Renaissance. Voici ce qu'en dit Giorgio Vasari dans son ouvrage de 1550 :

« Celui qui désiroit se convaincre jusqu'à quel point l'art peut imiter la nature, le pouvoit d'autant plus, que les moindres choses sont rendues dans cette tête avec la plus grande finesse. Les yeux avoient ce brillant, cette humidité qui existent sans cesse dans la nature, et étoient entourés de ces rouges pâles, et des paupières qui ne peuvent s'exécuter qu'avec une très-grande subtilité. On voyoit la manière dont naissent les sourcils dans la chair, qui tantôt plus épais, tantôt plus clairs, tournoient selon les pores qu'indique la nature. Le nez étroit n'étoit pas moins bien rendu, et toutes ces belles ouvertures rougeâtres et délicates. La bouche vermeille et ses extrémités se fondoient tellement avec la carnation du visage, que l'on croyoit plutôt y voir la chair que la couleur. Lorsque l'on regardait attentivement le creux de la gorge, on sembloit apercevoir le battement du pouls; et l'on peut dire avec verité que ce portrait étoit peint de manière à faire craindre et trembler les plus grands maîtres[32]. »

Le modèle

Plusieurs hypothèses ont été formulées à propos de l'identité du modèle.

Lisa Maria Gherardini

Article détaillé : Lisa Gherardini.

Selon l'hypothèse admise depuis Giorgio Vasari, le modèle s'appellerait à l'origine Lisa Del Giocondo, née Lisa Maria Gherardini en mai 1479 à Florence (Toscane). Issue d'une famille modeste, elle épousa à 16 ans le fils d'un marchand de soie, Francesco di Bartolomeo di Zanobi del Giocondo. Déjà veuf à deux reprises, Giocondo a 19 ans de plus que Lisa. Elle lui donna trois enfants, Piero Francesco — né en 1496 — une fille au prénom inconnu morte en 1499 et Andrea — né en 1502.

Le nom du tableau viendrait de Madonna (Ma dame, en français), abrégé en Monna, et Lisa, premier prénom du modèle.

Cette hypothèse semble confirmée par une découverte récente. Dans une édition de l'œuvre de Cicéron, retrouvée à Heidelberg, en Allemagne, et datant de 1503, son propriétaire Agustino Vespucci, ami de Léonard de Vinci a annoté une page de l'ouvrage, indiquant que De Vinci avait trois peintures en cours cette année-là, dont un portrait de Mona Lisa del Giocondo[33].

Francesco del Giocondo possédait une chapelle familiale dans l'église de la Santissima Annunziata, où il fut plus tard inhumé. Cette église était tenue par les Servites de Marie, qui ont hébergé en 1501 Léonard, fils de Piero da Vinci, le notaire de leur ordre. Il est probable que Léonard et Francesco ont fait connaissance à cette époque.

En 1503, Francesco del Giocondo emménage dans une demeure plus grande, via della Stufa, et cherche un peintre pour réaliser le portrait de son épouse. Il se tourne vers Léonard de Vinci.

Lisa Gherardini était âgée de 24 ans, et Léonard de 51 ans au moment où il commença son tableau.

Francesco del Giocondo ne reçut jamais son tableau. Il était inachevé quand l'artiste quitta Florence pour Milan.

Cette thèse reste discutée, au prétexte qu'aucune trace d'un paiement n'a été retrouvée. Les liens étroits entre Léonard de Vinci et la famille del Giocondo ont été établis en 2004 par Giuseppe Pallanti (2007)[34], d'après qui les archives d'une église du centre historique de Florence font référence à un acte de décès de « l'épouse de Francesco Del Giocondo », morte le 15 juillet 1542 et enterrée au couvent Sant'Orsola.

Selon Daniel Arasse, s'il était vivant quand le tableau fut fini, Francesco del Giocondo se serait senti outragé et l'aurait probablement refusé. D'après lui, à cette époque une femme au front dégarni et aux sourcils épilés ne pouvait être qu'une prostituée. Des analyses du tableau postérieures à 2000 ont montré que La Joconde a la tête couverte d'un voile transparent ou peu visible.

Autres suggestions

Certains font l'hypothèse que le tableau de La Joconde est un autoportrait travesti, comme l'attesterait la superposition des calques des autoportraits présents dans ses carnets de croquis et celle de « Monna Lisa ».

Une autre conjecture est basée sur une analogie : le visage de Monna Lisa serait superposable à celui de Catherine Sforza, princesse de Forlì (XVe siècle), dans un portrait peint par Lorenzo di Credi[35]. Ce portrait est conservé dans le musée de Forlì, en Italie.

Selon l'historien italien Roberto Zapperi, le portrait représenterait Pacifica Brandini d’Urbin, maîtresse de Julien de Médicis, le peintre gardant le tableau inachevé puisque son commanditaire Julien de Médicis meurt en 1516 sans avoir payé la totalité de la commande[36].

Daniel Arasse, dans son livre Histoires de peintures, écrit que le « mystère » de La Joconde date du début du XIXe siècle, avec l'attribution erronée, à Léonard de Vinci, de la tête de méduse du Musée des Offices, en fait peinte par un Flamand du XVIIe siècle. On a fait de la méduse le revers de La Joconde, en supposant qu'un monstre se cachait derrière son sourire.

Selon d'autres hypothèses, qui n'émanent pas d'historiens de l'art, le sujet du tableau est la propre mère de Léonard, d'après ses souvenirs de jeunesse[37] ou bien raconte le mythe d'Isis et d'Osiris[38].

Silvano Vincenti, président du « Comité national pour la valorisation des biens historiques », une association privée d'investigation de l'art, affirme quant à lui qu'il y a de fortes similitudes entre les traits des visages du Saint Jean Baptiste, de l'ange et de Monna Lisa. D'après cette hypothèse, la Joconde serait donc un homme. Le peintre aurait laissé des indices en peignant dans les yeux de la Joconde un minuscule L pour Leonardo et un S pour Salai, assistant du peintre qui aurait servi de modèle. Le chercheur, auteur d'un livre sur le sujet, révèle que son équipe a analysé des reproductions numériques de haute qualité du tableau. Toutefois, le musée du Louvre réfute la démonstration qui repose sur des sur-interprétations à partir de nombreuses craquelures dues au vieillissement de la peinture sur bois[39]. Sophie Herfort, doctorante en sciences de l'art à l'université de Paris I, considère que le portrait de Salai, personnage androgyne aimant porter des bas roses et se féminiser à outrance, et celui de La Joconde posés en calque montrent beaucoup d'analogies[40].

D'après le logiciel de reconnaissance faciale PicTriev, le visage représenté sur La Joconde est masculin[41].

Analyse du tableau

Technique

Le flou du tableau est caractéristique de la technique du sfumato. Le sfumato, qui signifie en Italien « enfumé », est un effet vaporeux, obtenu par la superposition de plusieurs couches de peinture extrêmement délicates qui donne au tableau des contours imprécis. Cette technique a été employée en particulier au niveau des yeux dans la mise en ombrage.

Le Conseil national de recherches du Canada a dévoilé, à Ottawa, le 26 septembre 2006, les résultats d'une étude réalisée grâce à un système de balayage laser sophistiqué, en couleurs et en trois dimensions. Celle-ci a permis de découvrir que Mona Lisa était enveloppée d'un « voile de gaze » fin et transparent normalement porté à l'époque par les femmes enceintes ou venant d'accoucher. Masqué par le vernis, ce détail n'avait jamais été observé auparavant.

Au printemps 2008, les physiciens M. Elias et P. Cotte [42] ont étudié le tableau grâce à un appareil-photo multi-spectral (lumière visible et infrarouge) conçu par la société Lumiere Technology. Cela a permis une avancée sur la connaissance du sfumato[43], ainsi que la reconstitution d'une image aux couleurs originales en retirant l'effet du vernis vieilli[44]. Le glacis, en l'occurrence une « terre d'ombre » — une ocre contenant un peu de manganèse — identifiée dans la couche superficielle de son visage, est une technique développée à l'époque par les Primitifs flamands tels que Rogier van der Weyden et Hubert van Eyck et inconnue en Italie, Léonard de Vinci faisant ainsi office de précurseur, probablement grâce au peintre Antonello de Messine qui y aurait diffusé cette technique[45]. En outre, la position de sa main gauche s'expliquerait par la présence d'une couverture sur ses genoux, révélée elle aussi par l'image infrarouge[46].

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Dénomination

Le titre du tableau vient probablement du patronyme du sujet — « del Giocondo » — mais peut également être attribué à l'attitude de la femme représentée.

Il vient du latin iucundus qui signifie « plaisant, agréable », et qui selon la plupart des auteurs[47] vient de iuuare « plaire ; être utile ; aider »[48]. On a aussi pensé[49] que iucundus viendrait de ioca « plaisanteries ; jeux » ou que le sens du premier aurait été influencé par le second. Dans la mythologie grecque, Horace donne Jocus (le Jeu) pour compagnon de l'Amour dans la deuxième ode de son livre Ier, vers 34 : Vénus rieuse, entourée du vol de Jocus et de Cupidon.

Le tableau est aussi appelé « Monna Lisa » ou sa déformation plus courante « Mona Lisa », une contraction de « ma donna Lisa » qu'on peut traduire par « madame Lisa ».

Symbolisme

En italien, giocondo signifie « heureux, serein ». Léonard était sûrement conscient qu'il peignait non seulement le portrait d'une femme, mais aussi le portrait d'une expression. La Joconde constitue réellement le portrait de l'idée de sérénité, comme la maternité épanouie de Mona Lisa del Giocondo qui venait d'accoucher de son troisième enfant lors de la réalisation de son portrait.

Selon certains, La Joconde est aussi l'expression de la féminité, voire de la maternité, car elle semble apparaître comme tenant un enfant dans ses bras.

Daniel Arasse nous apprend dans un de ses ouvrages[50] que le pont, qui figure dans le paysage, est le symbole du temps qui passe.

Le sourire et le regard

Le sourire de La Joconde constitue un des éléments énigmatiques du tableau, qui a contribué au développement du mythe. Son sourire apparaît comme suspendu, prêt à s'éteindre : quand on le fixe directement, il semble disparaître pour réapparaître lorsque la vue se porte sur d'autres parties du visage. Le jeu des ombres accentue l'ambiguïté que produit le sourire[51]. Plusieurs études ont analysé ce sourire.

Plusieurs hypothèses plus ou moins farfelues ont été données depuis des décennies pour expliquer ce sourire (asthme, paralysie faciale de Bell[52], bruxisme dû au stress des longues poses ou au contraire sourire de plaisir par l'écoute de musique lors de ces séances, sourire maternel de femme enceinte, stratagème du peintre qui entoure son modèle de musiciens, de chanteurs et de bouffons, pour effacer la mélancolie de son visage de femme maltraitée…), pour le professeur en odontologie Joseph Borkowski il y a une cicatrice sous la lèvre inférieure de la Joconde, similaire à celle créée quand les bords incisifs des dents percent la lèvre : Mona Lisa aurait perdu des dents de devant, comme beaucoup de personnes à cette époque où l'hygiène dentaire était déficiente, ce qui lui donne un sourire particulier[53].

Selon la neuroscientifique Margaret Livingstone, Léonard de Vinci a longtemps étudié l'anatomie de l'œil et la perception visuelle pour créer volontairement une confusion entre la vision périphérique sensible aux « fréquences basses spatiales » (les zones sombres) et la vision centrale sensible aux détails : en accentuant la bouche et le sourire par le renforcement des ombres sur les pommettes et la mâchoire, le sourire ne devient visible que lorsque la vision périphérique se fixe hors de la région péribucale[54].

En 2005, un logiciel de reconnaissance des émotions corrèle la courbure des lèvres et les pattes d'oie autour des yeux à six émotions de base : le sourire de la Joconde traduirait à 83 % le bonheur, à 9 % le dédain, à 6 % la peur, à 2 % la colère, à 1 % la neutralité et aucun pourcentage à la surprise[55].

Le paysage

Lors d'un colloque en 2013 a été proposé à l'examen des spécialistes, les récents travaux d'une professeur de géomorphologie de l'université d'Urbino et d'une peintre-photographe [56]. Ces derniers tendent à démontrer une éventuelle correspondance entre les paysages de la Joconde et des vues dans le territoire de Montefeltro, territoire situé dans les provinces Italiennes de Pesaro Urbino et Rimini.

Les copies de la Joconde

Dès le XVIe siècle, La Joconde inspira de nombreux peintres, qui en firent des copies et imitations plus ou moins fidèles. Une copie de La Joconde, qui appartient au musée du Prado, à Madrid a été redécouverte en 2012 après sa restauration qui a consisté notamment à retirer un fond noir qui recouvrait l'arrière-plan, révélant le paysage d'origine. Elle est attribuée à Salai ou à Francesco Melzi, deux des élèves favoris de Léonard de Vinci[57]. Elle serait la seule copie « contemporaine » de l'œuvre. Elle comporte, en particulier les mêmes repentirs. Les quelques différences seraient dues à l'inachèvement du tableau maître lorsqu'il quitta définitivement l'atelier de Léonard avec ce dernier, obligeant ses disciples à achever la copie à leur manière[58].

Influences et détournements

Tableau Monna Vanna, de Salai, inspiré de La Joconde

Le disciple de Léonard de Vinci, Salai réalisa en 1515 un portrait de femme nue, appelé Monna Vanna ou Lisa del Giocondo (aujourd'hui conservé au musée de l'Ermitage de Saint-Pétersbourg).

Corot, Robert Delaunay et Fernand Léger ont tiré des variations du tableau de Léonard de Vinci. Au XXe siècle les surréalistes, pour protester contre « l'art établi » détournèrent le tableau. Monna Lisa se vit affublée d'une moustache par Salvador Dalí, et par Marcel Duchamp sous le titre L.H.O.O.Q.[59]. Plus récemment, le sculpteur Daniel Druet a donné corps à l'œuvre phare de Léonard de Vinci en réalisant le buste grandeur nature de Mona Lisa pour le compte du designer contemporain Yves Cohen. Une copie de ce buste en biscuit de porcelaine a été confiée à Henri Loyrette, lorsqu'il était président du musée du Louvre.

Études diverses

Matsumi Suzuki, acousticien spécialisé dans l’étude de la voix, et son entreprise Japan Acoustic Lab prétendent avoir retrouvé le timbre de voix de La Joconde. En prenant en compte sa taille (estimée à 1,68 m), la morphologie de son crâne, il a pu déterminer à 90 % la voix de la Mona Lisa. « La partie inférieure de son visage est assez large, et elle a un menton pointu. Ce volume se traduit par une voix relativement basse, et la forme du menton par la présence de tons dans les gammes medium », a-t-il expliqué à l’agence Reuters. Matsumi Suzuki a déjà fait ses preuves dans les affaires criminelles[60].

Existence d'autres copies

Selon la Mona Lisa Foundation, une association basée à Zurich, Léonard aurait peint un tableau antérieur à la Joconde du Louvre appelé Mona Lisa Isleworth, du nom issu de l'endroit où elle est apparue[61]. Néanmoins, le professeur Alessandro Vezzozi, directeur du Museo Ideale Leonardo Da Vinci (Vinci, Toscane), ne se prononce pas sur la paternité du tableau tant que des études sont en cours, mais estime « que le tableau n'est pas entièrement de la même qualité ».

Martin Kemp, professeur à l'université d'Oxford, écrit que « rien ne permet de penser qu'il y ait eu une version antérieure du portrait de Lisa del Giocondo . L'analyse scientifique ne permet pas de nier catégoriquement que la peinture soit l’œuvre du maître mais « la réflectographie et les rayons X suggèrent très fortement que ce n'est pas l'œuvre de Léonard de Vinci. »[62]. Il existe des différences évidentes entre les deux peintures : peinture sur toile, a contrario de celle du Louvre qui est sur bois, cheveux, mains, vêtements, arrière plan[63].

Références culturelles

Illustration

L'illustrateur Paul Kidby s'en est emparé en la parodiant pour la couverture de L'Art Du Disque-Monde sous le nom de « Mona Ogg ». En 2008, le peintre Yanick Douet a réalisé une joconde en imaginant le corps dans son entier, afin de personnaliser la femme coupée en deux.

Chanson

Barbara (paroles et musique de Paul Braffort), Serge Gainsbourg ou Patachou ont chanté la Joconde. Le chanteur Bob Dylan se réfère au sourire de la Joconde, dans l'une de ses chansons surréalistes[64]. Le groupe sud-coréen MBLAQ, à quant à lui sortit un mini-album intitulé « Mona Lisa » en 2011, leur chanson phare portant le même nom. En 2013 le chanteur Will.i.am chante "Smile mona lisa", chanson inspirée du tableau et enregistrée au musée du Louvre.

En 1984, la chanson « J'm'ennuie toute seule dans mon tableau » interprétée par Amélie Morin laisse entrevoir le désespoir de Mona Lisa : « J'm'ennuie toute seule, dans mon tableau - sous les spotlights je crève de chaud  - y'a cinq cent ans que j'fais mon show - on prend mon sourire en photo... »[65]

Littérature

L'écrivain français Jules Verne compose en 1850-1851 une comédie en un acte, Monna Lisa, où il imagine les circonstances de la création du tableau et une intrigue amoureuse entre Léonard de Vinci et son modèle.

Par la suite, des auteurs « jocondoclastes », de Jean Margat à l'oulipien Hervé Le Tellier, ont fait de la Joconde un personnage littéraire.

Bande dessinée

Elle fait de fréquentes apparitions dans la bande dessinée[66].

Cinéma

  • Dans le Da Vinci Code (2006) de Ron Howard, toute une histoire est écrite autour du Graal, et le film commence au Louvre, avec une photo de la Joconde.
  • Dans 2012 (2010) de Roland Emmerich, en prévision de la fin du monde, la Joconde est enlevée du Louvre et est remplacée par une copie parfaite. Elle est officiellement destinée à un coffre-fort en Suisse, mais va être en fait chargée dans l’une des arches de sauvegarde.

Notes et références

  1. « Berlin célèbre les 100 ans de la découverte du buste de Néfertiti », sur L'Express,‎ 6 décembre 2012
  2. « Hope, le plus gros et le plus cher diamant du monde se dote d'une nouvelle monture », sur France 24,‎ 21 novembre 2010
  3. « Léonard de Vinci : La Joconde ne sera pas comparée à sa copie », sur France Soir,‎ 26 mars 2012
  4. Note enregistrée par le fonctionnaire florentin Agostino Vespucci.
  5. Dessin aujourd’hui dans la collection royale britannique
  6. (es) Miguel Mora, « El Louvre quita años a 'La Gioconda' », sur El País,‎ 30 mars 2012
  7. Jeanne Faton, « Léonard, une révolution de la peinture », Dossier de l'Art, no 195,‎ avril 2012, p. 46-47
  8. Bertrand Jestaz, « François Ier, Salai et les tableaux de Léonard », Revue de l’art, no 4,‎ 1999, p. 68-72
  9. (en) Martin Kemp, Leonardo da Vinci : the marvellous works of nature and man, Oxford University Press,‎ 2006 (ISBN 978-0-19-280725-0), p. 261-262
  10. Laure Fagnart, La fortune et la réception de Léonard de Vinci et de ses œuvres peintes en France, à la Renaissance et à l’âge classique, Centre d’études supérieures de la Renaissance,‎ 2004, p. 249-260
  11. a, b et c Tout sur tout, dictionnaire de l'insolite et du sourire, page 118, France Loisirs, 1986
  12. Cécile Scaillierez, Léonard de Vinci : la joconde, RMN,‎ 2003 (ISBN 2711846997), p. 21-22
  13. a, b, c et d Franck Ferrand, « Le Louvre, palais du pouvoir », émission L'Ombre d'un doute sur France 3, 25 mars 2013
  14. (en) Calum Storrie, The delirious museum : a journey from the Louvre to Las Vegas], London : I. B. Tauris, 2007. (ISBN 978-1-84511-509-8), http://books.google.com/books?id=tlAyfmnkOREC , p. 9-15
  15. Un accord conclu avec le ministre de l’instruction publique et des Beaux-Arts Eugène Spuller mettait à disposition de l'atelier les tableaux du Louvre.
  16. 22 août 1911 : découverte du vol de La Joconde au musée du Louvre, Le Figaro, 23 août 1911
  17. Article du quotidien Le Petit Parisien du 23 août 1911, disponible sur Gallica
  18. Sa valeur fut calculée et évaluée à 500 000 francs-or à l'époque
  19. a et b Tout sur tout, dictionnaire de l'insolite et du sourire, page 119, France Loisirs, 1986
  20. Jean-Pierre Mohen, Les sciences du patrimoine : identifier, conserver, restaurer, Odile Jacob, 1999, p. 89
  21. Anecdotes issues de Jérôme Coignard, « L'énigme de La Joconde », Connaissance des arts, no 626, avril 2005, Paris, p. 47-48
  22. Article du quotidien Le Petit Parisien du 5 janvier 1914 disponible sur Gallica
  23. Jérôme Coignard, Une femme disparaît : le vol de la Joconde au Louvre en 1911, le Passage,‎ octobre 2010, 358 p.
  24. a, b, c, d et e Claire Bommelaer, « Quand La Joconde voyageait incognito », Le Figaro, 14 octobre 2009.
  25. a, b et c Le Louvre se penche pour la première fois sur ses années d'occupation, Le Monde, 7 mai 2009.
  26. Château de Roquedols, à Meyrueis
  27. Claire Bommelaer, « Le Louvre sur les routes de l'exode », in Le Figaro, samedi 31 juillet / dimanche 1er août 2010, page 12.
  28. Guillaume Hanoteau, Blessée elle sourit toujours, Paris Match, no 409, 9 février 1957, p. 66-73
  29. Olivier Todd, André Malraux. Une vie, Paris, Gallimard, 2001, p. 460
  30. Frédéric Martel, De la culture en Amérique, Paris, Gallimard, 2006, p. 36.
  31. « La Joconde victime d'un jet de tasse de thé », Le Parisien, 11 août 2009.
  32. Giorgio Vasari, Vies des peintres, sculpteurs et architectes les plus célèbres, Chez Boiste, 1803, p. 27-28.
  33. Reportage vidéo du 16 janvier 2008 sur LCI
  34. L'histoire de Lisa Gherardini est issue de Jérôme Coignard, « L'énigme de La Joconde », Connaissance des arts, no 626 avril 2005 Paris, p. 42-43. Voir un résumé de l'ouvrage de Giuseppe Pallanti, Monna Lisa Mulier ingenua, Polistampa,‎ 2004 (ISBN 88-8304-725-7) sur le site < www.telegraph.co.uk - consulté le 20/5/06 >
  35. Portrait de Catherine Sforza sur le site chifar.unipv.it (page consultée le 20/5/06)
  36. « L'identité de la Joconde remise en cause », sur LCI,‎ 16 octobre 2009
  37. Roni Kempler : Who is the Mona Lisa ? Comment, The Financial Express
  38. Thierry Gallier, Isis, La Joconde révélée, Maxiness,‎ 2011, 84 p. (ISBN 2953875905)
  39. « La Joconde serait un homme », Culture, sur Le Point,‎ 3 février 2011.
  40. Sophie Herfort, Le Jocond : qui était vraiment Mona Lisa ?, Michel Lafon, 2011, 304 p. (ISBN 274991485X)
  41. http://www.pictriev.com/
  42. Voir recherches sur le tableau ici.
  43. Applied Optics du 1er juin 2008 (Vol. 47, #16), sous le titre « Multispectral camera and radiative transfer equation used to depict Leonardo's sfumato in Mona Lisa »
  44. (en) Spectral imaging of Leonardo Da Vinci’s Mona Lisa: A true color smile without the influence of aged varnish papier de P. Cotte et D. Dupraz pour la conférence CGIV 2006 (Third European Conference on Color in Graphics, Imaging and Vision).
  45. Jean Etienne, « Les secrets du sfumato de la Joconde mis au jour », sur Futura-Sciences,‎ 24 avril 2008
  46. La Joconde avait des cils et des sourcils, dépêche AFP du 24 octobre 2007, consultée le 12 octobre 2011.
  47. Alois Walde, Michel Bréal et Anatole Bailly (Dictionnaire étymologique latin), Félix Gaffiot, F. Balsan, l'encyclopédie Treccani, l'Oxford English Dictionary, le dictionnaire Webster, Loren Edward Meierding…
  48. Alois Walde, 1938, Lateinisches etymologisches Wörterbuch.
  49. Ottorino Pianigiani, 1907, Vocabolario etimologico della lingua italiana, Rome : Albrighi, Segati e C., XXIV + 1559 p.
  50. Histoire de peintures (ISBN 978-2-07-032081-3)
  51. Luca Sciortino, « Le regard et la bouche de la Joconde », Cerveau & Psycho, no 12,‎ novembre 2005
  52. (en) K.K. Adour, « Mona Lisa Syndrome: Solving the Enigma of the Gioconda Smile », Annals of Otology, Rhinology, and Laryngology, vol. 89, no 3,‎ 1989, p. 196-199
  53. (en) Joseph E. Borkowski, « Mona Lisa : The Enigma of the Smile », Journal of Forensic Sciences, vol. 37, no 6,‎ 1992, p. 1706-11
  54. (en) Margaret S. Livingstone, « Is it Warm? Is it Real? Or Just Low Spatial Frequency ? », Science, vol. 290, no 5495,‎ 2000, p. 1299
  55. (en) « Software decodes Mona Lisa's enigmatic smile », New Scientist, no 2530,‎ 17 décembre 2005, p. 25 (résumé)
  56. Rosetta Borchia et Olivia Nesci, Codice P. Atlante illustrato del reale paesaggio della Gioconda, Mondadori Electa, 2012, ISBN 9788837092771
  57. Une autre Joconde à Madrid et Le Prado annonce la découverte de la première copie connue de La Joconde, article dans Le Point du 1er février 2012. Les deux tableaux superposés.
  58. J. Faton, La Joconde et sa copie « en temps réel » du Prado, Dossier de l'art no 195, avril 2012, p. 46-47
  59. LHOOQ se prononce « Elle a chaud au cul ».
  60. Tarek Kerir, « Un acousticien sur la voix de Mona Lisa », sur Institut culture science, Université de Nice Sophia-Antipolis,‎ 9 juin 2006
  61. AFP, « La Joconde a une sœur », Libération,‎ 25 septembre 2012
  62. AFP, « Une version antérieure de la Joconde de Léonard de Vinci présentée à Genève », sur Lepoint.fr, Le Point,‎ 28 septembre 2012.
  63. (it) Tullio Pollini, « Spunta una seconda Gioconda : a Ginevra una versione giovanile della Monna Lisa », sur Ilmessaggero.it, Il Messaggero,‎ 30 septembre 2012
  64. Visions of Johanna, album Blonde on Blonde, 1966.
  65. J'm'ennuie toute seule dans mon tableau sur Bide et Musique
  66. Dominique Radrizzani, « La Joconde fantôme vue de l’orchestre : Mona Lisa dans la bande dessinée », dans Mona Lisa, Un certain sourire… Anthologie d’une obsession, Lausanne, Université de Lausanne, 1992, p. 54-91

Annexes

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Bibliographie

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Français

Articles

  • Jérôme Coignard, « L'énigme de La Joconde », Connaissance des arts, no 626, avril 2005, Paris
  • Vincent Delieuvin, « La Joconde », revue Grande Galerie, no 10 de décembre 2009 (revue consacrée à La Joconde : son vol, son histoire au musée et l'analyse de chef-d'œuvre).

Ouvrages

Français
Italien
  • Olivia Nesci et Rosetta Borchia, Codice P. Atlante illustrato del reale paesaggio della Gioconda, Mondadori Electa,‎ 2012 (ISBN 9788837092771)
  • Giuseppe Pallanti, Monna Lisa Mulier ingenua, Polistampa,‎ 2004 (ISBN 88-8304-725-7)