Nébouzan

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Nébouzan
Nebosan (oc)

Informations générales
Statut pays d'états
Capitale Saint-Gaudens
Langue gascon

Entités suivantes :

Le Nébouzan (en occitan : Nebosan) est une région historique de la Gascogne, dans la région Midi-Pyrénées, à cheval sur les départements des Hautes-Pyrénées et de la Haute-Garonne. Sous l'Ancien Régime, il fut une vicomté dépendant du Comminges. Ses villes principales sont Saint-Gaudens et Lannemezan. Il fut également un pays d'états, possédant ses propres États provinciaux.

Son histoire a fait l'objet d'une recherche approfondie par Jean Bourdette[1], l'historien du Lavedan, à la fin du XIXe siècle.

Vicomté de Nébouzan[modifier | modifier le code]

Le Nébouzan dans ses limites du XVIIIe siècle et les communes et départements actuels.

Le Nébouzan est une ancienne vicomté. Son territoire s'étendait sur le diocèse de Comminges et celui de Tarbes. Il n'était pas contigu mais entrecoupé par le comté de Comminges, des enclaves de la Jugerie de Rivière-Verdun et les Quatre-Vallées. Sa partie orientale, qui relevait du diocèse de Comminges, comprenait vingt-huit paroisses réparties entre trois châtellenies : la châtellenie de Sauveterre, à droite de la Garonne, et les châtellenies de Cassagnabère et de Saint-Plancard, à gauche.

La châtellenie de Saint-Gaudens comprenait deux communautés d'habitants : les paroisses de Saint-Gaudens et de Miramont (aujourd'hui, Miramont-de-Comminges) qui dépendaient de l'archiprêtré de Saint-Gaudens.

La châtellenie de Sauveterre comprenait les six communautés d'habitants suivantes :

La châtellenie de Cassagnabère comprenait les communautés d'habitants suivantes :

La châtellenie de Saint-Plancard comprenait les communautés d'habitant suivantes : Saint-Plancard, Balesta, Larroque, Franquevielle, Loudet, Le Cuing, Lodes, Lespugue, Sarrecave, Montmaurin, Nizan (aujourd'hui, Nizan-Gesse) et Blajan. Elle comprenait aussi la baronnie de la Roque et les abbayes cisterciennes de Nisors, ou de la Bénédiction-Dieu, près de la bastide de Boulogne, et de Bonnefont.

La partie occidentale de la vicomté de Nébouzan, qui relevait du diocèse de Tarbes, comprenait dix-huit paroisses, formant la viguerie de Mauvezin. Elle comprenait les communautés d'habitants suivantes :

Sénéchaussée de Saint-Gaudens[modifier | modifier le code]

Sous l'Ancien Régime, le Nébouzan correspondait approximativement à la sénéchaussée de Saint-Gaudens.

États provinciaux[modifier | modifier le code]

Sous l'Ancien Régime, le Nébouzan était un pays d'états. Les états provinciaux se réunissaient, tous les ans, à Saint-Gaudens. L'abbé de Nisors en était le président.

L'ordre du clergé y était représenté par :

L'ordre de la noblesse y était représenté par :

  • Huit barons, dont ceux de la Roque, Ramefort et Rodets ;
  • Douze seigneurs ;
  • Les quatre capitaines des châteaux de Miramont, Mauvezin, Saint-Plancard et Lannemezan.

L'ordre du tiers y était représenté par les consuls de Saint-Gaudens et des cinquante-sept autres communautés d'habitants dites taillables.

Territoire[modifier | modifier le code]

Une carte de Guillaume Delisle datée de 1712[2] indique que le Nébouzan comprend notamment :

À cette même époque, le Nébouzan comprend beaucoup d'enclaves, telles que Valentine qui relève du Languedoc, Montréjeau et Saint-Bertrand-de-Comminges qui relèvent de Rivière-Verdun, Clarac qui relève du Comminges, etc.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Jean BOURDETTE : Notice du Nébouzan. Extrait de la Revue du Comminges, 1899-1902. Un volume, 1903, 202 pp, 16 x 25,5 cm
  2. [1] la carte sur Gallica.fr

Liens externes[modifier | modifier le code]