LGV Bordeaux - Toulouse

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LGV Bordeaux - Toulouse
Ligne de Bordeaux à Toulouse
Pays Drapeau de France France
Caractéristiques techniques
Longueur 200 km
Écartement Voie normale (1,435 m)
Électrification

25 kV - 50 Hz

Nombre de voies Double voie
Trafic
Propriétaire RFF
Trafic TGV

La LGV Bordeaux-Toulouse est un projet de ligne à grande vitesse d'une longueur de 200 km environ consacrée au trafic voyageurs entre Bordeaux et Toulouse. Elle a une double vocation radiale et transversale :

  • assurer la desserte à grande vitesse de la région toulousaine en prolongement de la LGV Sud Europe Atlantique en permettant un temps de parcours entre Paris et Toulouse de l'ordre de 3 heures ;
  • être un maillon d'une liaison Grand Sud permettant de relier l'Atlantique à la Méditerranée, de Bordeaux à Nice en passant par Toulouse, Montpellier et Marseille.

Sommaire

Caractéristiques [modifier]

Le projet a fait l'objet d'études préalables de 2002 à 2004 conduites par RFF. Elles ont permis d'envisager :

  • une desserte de Bordeaux et Toulouse par leurs gares centrales : Bordeaux-Saint-Jean et Toulouse-Matabiau ;
  • deux arrêts intermédiaires à Agen et Montauban par gare nouvelle : l’une en rive gauche à une dizaine de kilomètres du centre d’Agen, l’autre à proximité de Montauban[1],[2].
  • un tracé entre Agen et Toulouse suivant la vallée de la Garonne et l'A62.
  • trois possibilités de tracé entre Bordeaux et Agen : une au nord de la vallée de la Garonne, une longeant la vallée et une plus au sud passant par Captieux[3]. Cette dernière, finalement choisie, permet une première partie commune entre la LGV Bordeaux-Toulouse et le prolongement de la LGV SEA de Bordeaux à la frontière Espagnole. De plus, elle permet une desserte directe de Mont-de-Marsan et offre un accès direct aux villes de la dorsale pyrénéenne (Pau, Lourdes, Tarbes).

Il n'est pas prévu de contournement de l'agglomération bordelaise du moins à moyen terme ; les TGV assurant la liaison Paris-Toulouse traverseront la gare St-Jean. La LGV débuterait à Hourcade au sud-est de Bordeaux et rejoindrait la ligne classique à Saint-Jory au nord-ouest de Toulouse. Le projet de court-circuit de Bordeaux (Libourne-La Réole) semble peu compatible avec l'option du tronc commun.

Le 14 octobre 2008, Michel Leboeuf, directeur du développement TGV à la SNCF a annoncé que la ligne Bordeaux Toulouse serait la première à circuler à 360 km/h en vitesse commerciale afin notamment de concurrencer l'avion. Mireille Faugère, directrice de Voyageurs France Europe, les grandes lignes de la SNCF a déclaré : « Avec des TGV à 360 km/h sur la ligne nouvelle Bordeaux-Toulouse, le temps de parcours entre Paris et la ville rose serait ramené à 2h55 contre environ h 35 aujourd'hui ». Cette future ligne entrerait en service au plus tôt en 2020[4][5] pour un coût de l'ordre de trois milliards d'euros.

Avancement [modifier]

Le débat public sur l'opportunité de la LGV Bordeaux-Toulouse s'est terminé le 25 novembre 2005. Il a fait apparaître :

  • un large consensus dans les institutions pour la réalisation du projet à Agen, Montauban et Toulouse. Parmi les arguments avancés figurent l'accès de Toulouse et de la vallée de la Garonne au réseau à grande vitesse, le souhait de développer le chemin de fer comme transport moins polluant ou encore la nécessité de répondre à la saturation de l'aéroport de Blagnac par un report vers le rail des voyageurs aériens. La poursuite du projet jusqu'à Narbonne a également été évoquée ;
  • une opposition de la part de la gauche antilibérale, qui soutient qu'il vaut mieux dépenser l'argent pour améliorer la ligne existante, pour le train de proximité.
  • quelques oppositions dans le sud de la Gironde et notamment la région de Captieux où les riverains craignent la destruction des sites naturels et estiment qu'un aménagement de la ligne existante serait plus opportun. Les élus aquitains souhaitent donner la priorité au prolongement de la LGV SEA jusqu'à la frontière Espagnole.
  • Le 13 avril 2006, le conseil d'administration de RFF a décidé la poursuite des études en s'appuyant sur les conclusions du débat public. Il a retenu la desserte de Montauban par une gare nouvelle et souhaité étudier plus précisément les deux variantes pour celle d'Agen (gare nouvelle ou existante). Les différentes options entre Bordeaux et Agen seront approfondies pour déterminer un fuseau de passage à l'issue du débat public sur la ligne Bordeaux - frontière espagnole.
  • Le 21 mai 2007, un accord est conclu par les collectivités territoriales des Midi-Pyrénées pour le financement croisé de la nouvelle ligne. Le conseil régional de Midi-Pyrénées participera à hauteur de 5,24 millions d'euros. La communauté d'agglomération du Grand Toulouse débloquera 4,5 millions d'euros. Le conseil général de la Haute-Garonne 3,5 millions d'euros. Estimé au total à 36 millions d'euros par RFF, le financement des études sera assuré pour un montant de 14,4 millions d'euros par les collectivités locales de Midi-Pyrénées[6] .
  • Fin mai 2009, une polémique éclate suite à la remise en cause du tronçon Bordeaux-Bayonne de la LGV Paris-Bordeaux-Frontière espagnole[7]. L'arrêt des études sur ce prolongement transfrontalier pourrait remettre en cause les crédits européens de l'ensemble du projet (700 M€) de LGV qui inclut la partie Bordeaux-Toulouse. Une pétition a même été lancée à ce sujet[8].
  • Le 8 avril 2010, RFF a annoncé le lancement de pré-études fonctionnelles pour un prolongement vers Narbonne[9].
  • Le 2 janvier 2012, Nathalie Kosciusko-Morizet, alors ministre des Transports, affirme que l'extension de ligne à grande vitesse de Bordeaux vers l'Espagne et vers Toulouse se fera, essayant de rassurer les collectivités qui menacent de suspendre leur financement au projet[10].
  • Le 13 juillet 2012, le nouveau ministre délégué au Budget, Jérôme Cahuzac, confirme les orientations validées par RFF en juillet 2011[11].

Historique [modifier]

  • 2002-2003 : études préalables sur l'opportunité du projet
  • 18 décembre 2003 : projet retenu par le Comité Interministériel d'Aménagement et de Développement du Territoire
  • 7 juin 2005 - 25 novembre 2005 : débat public organisé par la Commission Nationale du Débat Public
  • 13 avril 2006 : décision de Réseau ferré de France de poursuivre les études
  • 11 janvier 2010 : RFF dévoile le fuseau de 1 000 mètres définissant la quasi-totalité des lignes Bordeaux-Toulouse et Bordeaux-Espagne[12]
  • 30 mars 2012 : validation par le ministère des Transports de la future ligne à grande vitesse[13]

Notes et références [modifier]

Voir aussi [modifier]

Articles connexes [modifier]

Lien externe [modifier]