Oradour-sur-Glane

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Oradour-sur-Glane
Vestiges du village martyr.
Vestiges du village martyr.
Blason de Oradour-sur-Glane
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Limousin
Département Haute-Vienne
Arrondissement Rochechouart
Canton Saint-Junien-Est
Intercommunalité Communauté de communes Vienne-Glane
Maire
Mandat
Philippe Lacroix
2014-2020
Code postal 87520
Code commune 87110
Démographie
Gentilé Radounauds
Radounaux
Population
municipale
2 325 hab. (2011)
Densité 61 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 55′ 58″ N 1° 01′ 57″ E / 45.932778, 1.0325 ()45° 55′ 58″ Nord 1° 01′ 57″ Est / 45.932778, 1.0325 ()  
Altitude Min. 227 m – Max. 312 m
Superficie 38,16 km2
Localisation

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Oradour-sur-Glane
Liens
Site web http://www.oradour-sur-glane.fr/

Oradour-sur-Glane est une commune française située dans le département de la Haute-Vienne, en région Limousin. Ses habitants sont appelés les Radounauds ou Radounaux[1] (forme très peu usitée).

Le nom d'Oradour-sur-Glane reste attaché au massacre de sa population par la division SS Das Reich le . La petite cité est aujourd'hui divisée en deux entités, dont le centre de la mémoire constitue en quelque sorte le trait d'union : l'ancien village, conservé à l'état de ruine, qui témoigne des souffrances infligées aux hommes, femmes et enfants de cette petite bourgade, et le nouveau village, reconstruit quelques centaines de mètres plus loin.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Le village est situé à environ 25 km au nord-ouest de Limoges et fait partie du canton de Saint-Junien-Est.

Oradour-sur-Glane (vert foncé) dans le canton de Saint-Junien-Est (vert clair).

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Oradour-sur-Glane
Javerdat Cieux Peyrilhac
Oradour-sur-Glane Veyrac
Saint-Brice-sur-Vienne Saint-Victurnien

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La superficie de la commune est de 3 816 hectares ; l'altitude varie entre 227 et 312 mètres[2].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le village est traversé par La Glane une petite rivière qui est un affluent de La Vienne.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

La commune d'Oradour-sur-Glane comprend 37 villages : La Basse-Forêt, Bellevue, Les Bordes, Les Brandes, Le Breuil, Châlet-Saint-Vincent, Le Champ-du-Bois, Les Chapelles, Chez-Bonnaud, Chez-Lanie, Chez-Penot, La Croix-du-Bois-du-Loup, Les Cros, Dieulidou, La Fauvette, Les Grattes, Laplaud, Lespinas, La Maillerie, Le Mas-du-Puy, Masset, Le Masférat, Mazenty, Mongénie, Orbagnac, Le Pacage-du-Milieu, Le Petit-Chêne, Le Pradeau, Le Repaire, Le Theil, Theneix, Les Trois-Arbres, La Tuilière-des-Bordes, La Tuilière-des-Herses, La Valade, Valeix, Villa-André.

Elle compte également des habitations isolées qui ne sont pas considérées comme des villages.

Logement[modifier | modifier le code]

En 2009, le nombre total de logements dans la commune était de 1 071, alors qu'il était de 948 en 1999[a 1].

Parmi ces logements, 90,2 % étaient des résidences principales, 5,4 % des résidences secondaires et 4,4 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 90,8 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 8,9 % des appartements[a 2].

La proportion des résidences principales, propriétés de leurs occupants était de 75,3 %, en hausse par rapport à 1999 (72,1 %). La part de logements HLM loués vides (logements sociaux) était de 9 % comme en 1999 (8,8 %), leur nombre ayant augmenté de 73 à 87[a 3].

Projets d'aménagements[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom d’Oradour, qui vient du mot latin oratorium, indique qu’il y avait là, dès l’époque romaine, un oratoire, c’est-à-dire un autel et un lieu de prières pour les morts, qu’on enterraient alors au bord des routes et souvent au voisinage des carrefours, ou bien dans une petite chapelle privée adjointe à une grande maison (palais, château ou hôtel).

En occitan limousin, le nom de la commune est Orador de Glana prononcé Ouradour dé Guiâno.

Histoire[modifier | modifier le code]

Oradour avant le massacre[modifier | modifier le code]

Oradour-sur-Glane était alors une petite bourgade limousine active et ordinaire, avec ses commerces, cafés-hôtels, boutiquiers et artisans. Elle vit principalement de l'agriculture jusqu'à la crise du secteur, qui fait se dépeupler lentement les campagnes. Il ne reste en effet plus que deux exploitations agricoles en 1944 sur la commune[3].

Au début du XXe siècle, le village se modernise avec notamment l'arrivée de l'électricité et d'une ligne de Tramways des chemins de fer départementaux de la Haute-Vienne, qui la relie à Limoges, distante d'une vingtaine de kilomètres au sud-est. Le recensement de 1936 fait état d'une population de 1 574 âmes. Outre tous ses commerces, Oradour possède une harmonie municipale, une société de pêche et trois écoles.

La guerre en 1940 mobilisera 168 hommes de la commune dont 113 rentreront au village dès l'armistice[3].

Malgré la proximité immédiate de groupes de résistants et l'accueil de réfugiés lorrains expulsés de Charly-Oradour, un village mosellan nommé ainsi après la guerre en hommage aux victimes, dont 39 venaient de ce petit village, l'endroit fut relativement épargné par la guerre jusqu'au massacre. La population, comme dans la plus grande partie de la France, après avoir adhéré aux idées et à la personne du Maréchal Pétain, émit des critiques de plus en plus virulentes à l'égard de la politique collaborationniste, attendant fermement une victoire des Alliés[3].

Massacre d'Oradour-sur-Glane[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Massacre d'Oradour-sur-Glane.
Carte montrant le village ancien et moderne

Les auteurs du drame appartiennent à la 3e compagnie du 1er bataillon de Panzergrenadier (commandé par le major Adolf Diekmann) du 4e SS-Panzer-Regiment Der Führer de la 2eSS-Panzer-Division Das Reich.

Au repos autour de Bordeaux et de Montauban, la division fait mouvement vers la Normandie et apprend aussitôt le débarquement allié en Normandie. Constamment harcelée par les Forces françaises de l'intérieur (FFI), elle riposte par de sanglantes représailles.

Le 9 juin 1944, à Tulle libérée depuis l'avant-veille par la Résistance, 99 hommes sont pendus.

Le , après l'arrivée des Allemands dans le bourg d'Oradour-sur-Glane, le garde champêtre fait savoir aux habitants qu'ils doivent tous se rassembler, sans aucune exception et sans délai, sur la place du Champ de Foire situé à l'intérieur du village, munis de leurs papiers, pour une vérification d’identité.

Les SS pénètrent dans toutes les maisons, et, sous la menace de leurs armes, obligent tout le monde, même les malades, à se rendre sur le lieu de rassemblement. Un à un ou par groupes, conduits et surveillés par les SS, les villageois se massent peu à peu sur le Champ de Foire. Les Allemands vont aussi chercher des habitants des hameaux voisins. Les cultivateurs doivent abandonner leurs travaux en cours. Plusieurs personnes qui n'obéissent pas aux ordres sont abattues.

Les Allemands divisent la population en deux groupes : d'un côté les femmes et les enfants, de l'autre les hommes.

Massacre des hommes[modifier | modifier le code]

Les hommes sont regroupés et sont répartis dans six lieux différents, granges, cours, remises, où ils sont mitraillés, puis les corps sont recouverts de fagots et de bottes de paille auxquels les SS mettent le feu. Selon quelques rescapés, les SS tirent bas et dans les jambes de leurs victimes ; le feu est allumé sur des hommes blessés mais encore vivants. La déclaration d’un rescapé établit qu'ils parlaient encore ; certains, légèrement blessés, ont pu s'échapper, la plupart des autres ont certainement été brûlés vifs.

Massacre des femmes et des enfants[modifier | modifier le code]

Vestiges de l'école primaire

Le groupe emmené et enfermé dans l’église comprend toutes les femmes et tous les enfants du village. Des soldats placent dans la nef, près du chœur, une sorte de caisse assez volumineuse de laquelle dépassent des cordons qu'ils laissent trainer sur le sol. Ces cordons ayant été allumés, le feu se communique à l'engin, qui contient un gaz asphyxiant (c'était la solution prévue) et explose par erreur ; une fumée noire, épaisse et suffocante se dégage. Une fusillade éclate dans l'église ; puis de la paille, des fagots, des chaises sont jetés pêle-mêle sur les corps qui gisent sur les dalles. Les SS y mettent ensuite le feu. La chaleur était tellement forte qu'à l'entrée de cette église on peut voir les restes de la cloche, fondue et écrasée sur le sol. Des débris de 1,20 m de hauteur recouvraient les corps.

Une seule femme survit au carnage : Marguerite Rouffanche, née Thurmeaux. Son témoignage constitue tout ce qu'il est possible de savoir du drame. Elle a perdu dans la tuerie son mari, son fils, ses deux filles et son petit-fils âgé de sept mois.

Le chœur de l’église comprenant trois ouvertures, dans un instinct de survie, Mme Rouffanche se dirigea vers la plus grande, celle du milieu et à l'aide d'un escabeau qui servait à allumer les cierges, elle parvint à l’atteindre. Le vitrail étant brisé, elle se jeta par l'ouverture. Après un saut de trois mètres, elle atterrit au pied de l’église sur un fourré et fut blessée par un SS en fuyant vers un jardin voisin. Dissimulée parmi des rangs de petits pois, elle ne fut délivrée que le lendemain vers 17 heures.

Autres massacres[modifier | modifier le code]

Peugeot 202 du médecin au milieu des ruines

Les SS inspectent de nouveau les maisons du bourg ; ils y tuent tous les habitants qui avaient pu échapper à leurs premières recherches, en particulier ceux que leur état physique avait empêchés de se rendre sur le lieu du rassemblement. C'est ainsi que les équipes de secours trouveront dans diverses habitations les corps brûlés de quelques vieillards impotents.

Un envoyé spécial des FFI, présent à Oradour dans les tout premiers jours après la tuerie, indique qu'on a recueilli dans le four d'un boulanger les restes calcinés de cinq personnes : le père, la mère et leurs trois enfants.

Un puits renfermant de nombreux cadavres est découvert dans une ferme : trop décomposés pour être identifiés, ils seront laissés sur place.

Au total, 642 personnes ont été massacrées lors de cette journée.

La reconstruction[modifier | modifier le code]

L'entrée du nouveau village

On décida de laisser l'ancien village tel qu'il était à la suite du massacre. L'édification du nouveau bourg de la commune d'Oradour-sur-Glane fut envisagée sur un autre emplacement dès juillet 1944. En raison de complications liées au droit de propriété et aux successions des victimes du massacre, la voie législative dut simplifier le processus. Ainsi, une ordonnance liant conservation et reconstruction fut élaborée par le ministère de la Reconstruction et de l'Urbanisme. Elle fut modifiée en tant que loi, votée et promulguée en mai 1946, condition du classement du site en tant que monument historique, d'expropriation des ayants droit, et de l'édification du nouveau village par utilisation des crédits des dommages de guerre qui toutefois se révéleront insuffisants[4].

C'est le Président Vincent Auriol qui pose la première pierre, le 10 juin 1947. Le nouveau bourg, qui se doit d'être « exemplaire » (allusion notable au pilotage de l'État plus qu'à l'alliance décidée entre inspiration régionaliste et épuration du style moderne[4]), sortit finalement de terre à l'ouest de l'ancien village-martyr dès 1949, les frais de reconstruction restant entièrement à la charge de l'État.

Le Ministère de la Reconstruction et de l'Urbanisme nomma quatre architectes pour réaliser le projet, piloté par Pierre Paquet, inspecteur général des monuments historiques :

  • Charles Dorian, architecte en chef chargé d'établir le plan de remembrement et d'aménagement du nouvel Oradour ;
  • André Campagne, qui réalisa les plans de la mairie et de la poste ;
  • Robert Mandon-Joly, architecte chargé du groupe scolaire ;
  • Paul Villemain, responsable des plans de l'église.

Des réactions locales critiquèrent alors cette nomination d'architectes parisiens. En conséquence, des architectes locaux furent appelés à participer eux aussi à la reconstruction, mais ils n'intervinrent que pour les logements.

Procès et réactions[modifier | modifier le code]

Ruines actuelles de l'ancien village d'Oradour-sur-Glane

Après huit années d'attente le procès de 21 soldats — sur les 64 identifiés — ayant participés au massacre d'Oradour a lieu en janvier-février 1953 devant le tribunal militaire de Bordeaux. Adolf Diekmann, le commandant SS responsable, ne sera pas jugé car il est mort sur le front de Normandie ; il est enterré au cimetière normand de la Cambe. Le , le tribunal prononce les peines suivantes après délibérations :

  • le sergent allemand Lenz, le plus gradé du détachement, est condamné à mort ;
  • un autre militaire allemand qui a pu prouver son absence à Oradour le 10 juin est relaxé ;
  • quatre autres militaires allemands sont condamnés à des peines de travaux forcés de dix à douze ans ;
  • le seul Alsacien volontaire du groupe est condamné à mort ;
  • neuf Alsaciens incorporés de force sont condamnés à des peines de travaux forcés de cinq à douze ans ;
  • les quatre autres Alsaciens incorporés de force sont condamnés à des peines de prison de cinq à huit ans.

La population alsacienne proteste contre les peines infligées aux Malgré-nous, car ceux-ci ont été contraints d'exécuter les ordres des supérieurs allemands. Le procès de Bordeaux symbolise en quelque sorte le malaise alsacien : la population française n'a, dans sa grande majorité, pas connaissance du drame des 130 000 Alsaciens et Mosellans incorporés de force dans les armées allemandes. Quant aux familles des victimes - et au Limousin en général -, ils trouvent les sentences scandaleusement indulgentes : d'après eux, tous les participants au massacre auraient dû être condamnés à mort.

Image aérienne du village détruit (juin 1944).

La loi d'amnistie votée dès le 19 février 1953 accentue ce sentiment d'outrage. La riposte d'Oradour est immédiate et se manifeste par :

  • la demande pour qu'on lui rende le site commémoratif ;
  • la décision de l'association nationale des familles des martyrs d'Oradour-sur-Glane de renvoyer la croix de guerre décernée à Oradour en 1947, ainsi que la Légion d'honneur décernée à l'association en 1949 ;
  • le refus de transférer les cendres des martyrs dans la crypte construite par l'État ;
  • le refus de la présence de représentants de l'État aux cérémonies commémoratives (l'exception étant la visite du Général de Gaulle en 1962) ;
  • l'inscription sur une plaque à l'entrée des ruines des noms des députés qui avaient voté l'amnistie.

Le collectif « Maquis de Corrèze », dirigé par le député honoraire Pierre Pranchère, s'oppose au projet de loi voté au Sénat en 2008 portant adaptation du droit pénal français à la Cour pénale internationale. En effet, ce texte prévoit une prescription des crimes de guerre pour trente ans (article 462-10), ce qui revient à déclarer une amnistie pour les responsables des massacres de Tulle et d'Oradour.

Le Centre de la Mémoire est un appel à la réflexion. Il décrit en détail et rappelle ce qui s'est passé ici même pour éviter que d'autres massacres n'aient lieu et ainsi perpétuer la notion de devoir de mémoire.

Visite du président de la République fédérale allemande[modifier | modifier le code]

Le , le président français, François Hollande, accueille à Oradour le président de la République Fédérale d'Allemagne, Joachim Gauck[5].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Le nombre d'habitants au dernier recensement étant compris entre 1 500 et 2 499, le nombre de membres du conseil municipal est de 19[6].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[7]
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
10/11/1857 04/10/1861 Jean-Baptiste Désourteaux    
14/11/1883   Pierre-Léonce Segret    
17/07/1887   Louis Barataud    
12/06/1895 25/05/1902 Émile Désourteaux    
1945 1953 Aimé Faugeras    
1953 1959 Jean Brouillaud    
1959 1995 Robert Lapuelle    
1995 2014 Raymond Frugier RPR  
2014 en cours Philippe Lacroix [8]    

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Au 4 septembre 2013, Oradour-sur-Glane n'est jumelée avec aucune commune[9].

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 2 325 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 303 1 191 1 222 1 585 1 722 1 740 1 824 1 989 1 919
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 952 1 848 1 874 1 830 1 903 1 946 1 940 2 045 2 030
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 966 1 972 2 019 1 789 1 718 1 601 1 574 1 145 1 450
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
1 540 1 671 1 759 1 941 1 998 2 025 2 188 2 222 2 325
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[10] puis Insee à partir de 2004[11].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (25,1 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) tout en étant toutefois inférieur au taux départemental (26,6 %).

Contrairement aux répartitions nationale et départementale, la population masculine de la commune est supérieure à la population féminine (% contre 48,4 % au niveau national et 47,8 % au niveau départemental).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 48 % d’hommes (0 à 14 ans = 18,7 %, 15 à 29 ans = 13 %, 30 à 44 ans = 23,3 %, 45 à 59 ans = 21 %, plus de 60 ans = 24 %) ;
  • 52 % de femmes (0 à 14 ans = 19 %, 15 à 29 ans = 12,8 %, 30 à 44 ans = 20,9 %, 45 à 59 ans = 21,2 %, plus de 60 ans = 26,2 %).
Pyramide des âges à Oradour-sur-Glane en 2007 en pourcentage[12]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,1 
90  ans ou +
0,8 
10,5 
75 à 89 ans
11,8 
13,4 
60 à 74 ans
13,6 
21,0 
45 à 59 ans
21,2 
23,3 
30 à 44 ans
20,9 
13,0 
15 à 29 ans
12,8 
18,7 
0 à 14 ans
19,0 
Pyramide des âges du département de la Haute-Vienne en 2007 en pourcentage[13]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,6 
90  ans ou +
1,7 
8,4 
75 à 89 ans
12,1 
14,8 
60 à 74 ans
15,4 
21,8 
45 à 59 ans
20,9 
19,6 
30 à 44 ans
18,5 
18,6 
15 à 29 ans
17,1 
16,3 
0 à 14 ans
14,2 

Enseignement[modifier | modifier le code]

Oradour-sur-Glane est située dans l'académie de Limoges.

La commune administre une école maternelle et une école élémentaire regroupant 271 élèves en 2012-2013[14].

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Santé[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Cultes[modifier | modifier le code]

Le territoire de la commune dépend de la paroisse Saint-Amand-de-Vienne-et-Glane au sein du diocèse de Limoges[15], le culte catholique est célébré un dimanche sur deux[16].

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

En 2010, le revenu fiscal médian par ménage était de 26 318 €, ce qui plaçait Oradour-sur-Glane au 20 761e rang parmi les 31 525 communes de plus de 39 ménages en métropole[17].

Emploi[modifier | modifier le code]

En 2009, la population âgée de 15 à 64 ans s'élevait à 1 380 personnes, parmi lesquelles on comptait 73,0 % d'actifs dont 68,6 % ayant un emploi et 4,4 % de chômeurs[a 4].

On comptait 710 emplois dans la zone d'emploi, contre 538 en 1999. Le nombre d'actifs ayant un emploi résidant dans la zone d'emploi étant de 951, l'indicateur de concentration d'emploi[Note 3] est de 74,7 %, ce qui signifie que la zone d'emploi offre moins d'un emploi par habitant actif[a 5].

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

Au 31 décembre 2010, Oradour-sur-Glane comptait 191 établissements : 44 dans l’agriculture-sylviculture-pêche, 16 dans l'industrie, 20 dans la construction, 91 dans le commerce-transports-services divers et 20 étaient relatifs au secteur administratif[a 6].

En 2011, onze entreprises ont été créées à Oradour-sur-Glane[a 7], dont cinq par des autoentrepreneurs[a 8].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments remarquables[modifier | modifier le code]

Les ruines de la rue principale avec les rails et les fils du tramway départemental

La commune contient cinq monuments répertoriés à l'inventaire des monuments historiques, une statue classée au titre d'objet à l'inventaire des monuments historiques et aucun lieu ou monument répertorié à l'inventaire général du patrimoine culturel[18],[19] :

  • l'église Saint-Martin, construite à quelques centaines de mètres du village martyr. Dessinée par l'architecte Paul Villemain, elle est construite en 1952, les cloches sont bénies le 12 juillet 1953. Cette construction au style un peu académique reste modeste par ses dimensions et par son vocabulaire architectural. Basée sur un plan en croix grecque, elle est inondée de lumière par une série de trois murs-rideaux comportant de fines baies rectangulaires, ornées de vitraux modernistes de Francis et Pierre Chigot (sur le dessin de Pierre Parot). La façade est une interprétation libre des canons antiques. Le portail, qui s'inscrit dans une immense arcade rectangulaire, abrite des fresques relatant la vie de saint Martin, œuvre de l'artiste Burkhalter. Jouxtant l'église (côté est), une statue d'Apel·les Fenosa est dédiée aux martyrs d'Oradour. Cette église est inscrite depuis le 5 octobre 2012[20] ;
  • le château de Laplaud. Héritier d'un ancien manoir du début du XVIIe siècle, le château actuel est restauré en 1790 par l'architecte Mathurin Brousseau, qui reconstruit sa façade principale. Au XVIIe siècle, cette demeure accueille Marie Bruneau des Loges, un des beaux esprits de son temps, qui s'y retire en 1629. Elle y meurt en 1641[21]. Une partie du château (façade, escalier central du corps de logis, grenier en pans de bois sur portique) est inscrite depuis le 11 juillet 1995[22].
  • le village martyr, site classé depuis le 10 mai 1946[23]. Après la guerre, le général de Gaulle décide que les ruines du village ne seront pas reconstruites. Entourées par un haut mur de pierres avec deux portails d'accès cadenassés situés sur l'ancienne route qui traversait le village, elles sont devenues propriété de l'état et se dressent comme un mémorial à la douleur de la France sous l'Occupation, et un appel à ne jamais oublier. En 1999, le village est consacré « village martyr » par le président Jacques Chirac. Depuis cette date, le centre de la mémoire sert de trait d'union entre le nouveau village et les ruines. Grâce à des expositions permanentes permettant de mieux comprendre le contexte historique, ce centre de documentation prépare le visiteur au choc que représente la vue du village martyr. Les maisons, l'église, les commerces et les édifices publics en ruines à demi calcinés témoignent de la rage meurtrière qui s'est abattue sur ce petit village en cette fin de printemps 1944. En suivant la rue principale, on accède à la place du champ de foire. Des plaques apposées sur les maisons signalent les différents lieux de supplice et invitent au recueillement et à la réflexion. Les principaux monuments de ce petit bourg limousin, que rien ne destinait à être le symbole de la barbarie, sont encore bien visibles : l'hôtel des postes, l'école primaire, l'ancienne église Saint-Martin enfin, où périrent 500 femmes et enfants. Les ruines des maisons conservent encore de maigres éléments de mobilier, rouillés et vermoulus, tandis que les rues sont encore jonchées de quelques carcasses de voitures d'époque, et des restes de rails de l'ancien tramway départemental. La visite de la maison du souvenir où sont rassemblés des objets ayant résisté aux flammes et celle du cimetière où reposent dans un ossuaire les restes calcinés des victimes laissent un souvenir impérissable.
  • l'enceinte de terre et sa rampe d'accès, sont inscrites depuis le 10 décembre 1979[24] ;
  • la lanterne des morts, au cimetière, est inscrite depuis le 6 février 1926[25]. Les lanternes des Morts sont des monuments caractéristiques des anciennes provinces de l'ouest de la France (Poitou, Saintonge, Aunis, Limousin, Périgord, Guyenne). Originellement toujours situés dans l'enceinte des cimetières, ces constructions étaient sans doute des fanaux funéraires. Prenant la forme de tours plus ou moins hautes, on y allumait des feux destinés à « guider » symboliquement les défunts, selon une hypothèse couramment établie. Celle d'Oradour-sur-Glane date du XIIe siècle. De forme rectangulaire, ornée d'une torsade sur la frise qui supporte le toit, elle se trouve toujours au centre du cimetière. Ses dimensions sont de 6,5 mètres de haut pour 1,2 mètre de côté[26].
  • Une statue de saint Victornien, autrefois conservée dans l'église, a été retrouvée après l'incendie. Datée du milieu du XVe siècle, cette œuvre mutilée (nez, mains et pieds ont disparu, et la statue a souffert des flammes) est classée au titre d'objet depuis le 21 mai 1957[27].

Autres lieux et monuments[modifier | modifier le code]

On peut encore citer l'ancienne église et le « centre de la mémoire ».

Ancienne église Saint-Martin[modifier | modifier le code]
L'ancienne église Saint-Martin

L'ancienne église Saint-Martin, située au cœur du village martyr, est devenue un des symboles de la tragédie du 10 juin 1944. C'est dans ses murs qu'ont été enfermés et assassinés plusieurs centaines de femmes et d'enfants de tous âges. Une seule femme a pu se hisser hors du brasier par une baie dont le vitrail était cassé et ainsi échapper au massacre. Une plaque apposée sur le mur invite les visiteurs au souvenir.

Modeste par ses dimensions, ses parties les plus anciennes datent du XIIe siècle. C'est de cette époque que date le chœur, qui conserve sa voûte romane, en berceau brisé. La nef et ses chapelles latérales sont refaites au XVe siècle, et couvertes de croisées d'ogives (disparues dans l'incendie de l'église, mais dont on voit encore le départ). Les guerres de religion conduisent à fortifier l'édifice, dont le clocher, qui se voit doté de deux tours d'angles en forme d'échauguettes.

Au XIXe siècle, l'église connaît plusieurs campagnes de restauration : le pavage et les voûtes sont refaits en 1838, de même que la charpente du clocher. De nouveaux vitraux sont mis en place à cette même époque. L'édifice est de nouveau réparé de 1860 à 1864 : la toiture est couverte de nouvelles tuiles creuses et la flèche du clocher (et des deux tours d'angles) est refaite en ardoise[28].

Centre de la mémoire[modifier | modifier le code]

Le centre de la mémoire[29] est un musée et un mémorial témoignant des atrocités commises par les occupants nazis au cours de la Seconde Guerre mondiale. Sa vocation est de perpétuer le souvenir des victimes, d'informer et d'œuvrer afin que de tels événements ne se reproduisent plus jamais. Le projet, qui naît en 1989, se concrétise dix ans plus tard et est inauguré par le président de la République Jacques Chirac et le ministre de la Culture Catherine Trautmann le 16 juillet 1999.

Son architecture atypique (qualifiée de « Non-architecture » par son concepteur, Yves Devraine) s'inscrit dans le cadre tourmenté du village martyr, distant de quelques centaines de mètres. Le centre présente des expositions permanentes permettant de mieux comprendre le drame, sans omettre de replacer la tragédie dans son contexte historique. Le visiteur transite ainsi dans quatre espaces thématiques, avant de rejoindre un « espace de réflexion » où des messages de paix et des citations sont présentés.

Des expositions temporaires ont également lieu dans l'enceinte du centre, où des stagiaires du service autrichien de la Mémoire sont accueillis régulièrement.

L'ensemble du mémorial et du village martyr font d'Oradour-sur-Glane le site le plus visité en Limousin, avec 306 427 visiteurs en 2007[30].

Philatélie[modifier | modifier le code]

Un timbre postal avec surtaxe, au profit de l'Entraide française, commémorant l'anniversaire de la destruction d'Oradour-sur-Glane, d'une valeur de 4 + 2 francs, gris, représentant l'église en feu avec 2 SS en armes, a été émis le 13 octobre 1945[31]. Il a fait l'objet d'une vente anticipée à Oradour le 13 octobre 1945.

Dans les médias[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

blason

Les armoiries d'Oradour-sur-Glane[32] se blasonnent ainsi : « D'or à la croix alésée haussée de sable issant d'un brasier de gueules mouvant de la pointe, cantonnée en chef de deux dagues de gueules, la garde de sable, posées l'une en bande, l'autre en barre, la pointe vers le centre de la croix.  ».

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Guy Penaud, Oradour-sur-Glane - Un jour de juin 1944 en enfer, Geste éditions, mars 2014, ISBN 2 367 46171 6
  • Guy Pauchou et Pierre Masfrand, Oradour-sur-Glane, vision d'épouvante, éd. Charles-Lavauzelle & Cie, Limoges, Paris, Nancy, 4e éd., 1952.
  • Pierre Poitevin, Dans l'Enfer d'Oradour, Société des Journaux et Publications du Centre, Limoges, Paris, 1944.
  • Michel Peyramaure, La Division Maudite, (Roman-Document), éd. Robert Laffont, Paris, 1987
  • Robin Mackness, Oradour, l'or des SS, éd. Alpen Publishers, Genève. Première Publication en 1988 sous le titre Oradour, massacre and aftermath.
  • Robert Hébras (rescapé), Oradour-sur-Glane, Le drame heure par heure, éd. CMD, Saumur, 1992
  • Alain Lercher, Les Fantômes d'Oradour, Lagrasse, Verdier, 1994.
  • Guy Patton and Robin Mackness, Web of Gold, the secret power of a sacred treasure, Sidgwick & Jackson, London, 2000.
  • Roger-René Dagobert, Les fantômes du Panthéon, publication du Cercle Général Dagobert, Nantes, 2000.
  • André Desourtaux et Robert Hébras (rescapé), Oradour-sur-Glane, notre village assassiné, éd. Les Chemins de la Mémoire, La Rivière-Saint-Sauveur, 2001
  • Brigitte et Gilles Delluc, Jean Filliol, du Périgord à la Cagoule, de la Milice à Oradour, édit. Pilote 24, Périgueux, 2006.
  • Sarah Farmer, Oradour, 10 juin 1944 : arrêt sur mémoire, Paris, Perrin, 2007 (traduction de l'original en langue anglaise, 2004)
  • Jean-Jacques Fouché, Oradour, Éditions Liana Lévi, 2001.
  • Jean-Jacques Fouché, Les vestiges d'Oradour monument historique, in Yannick Beaubatie (dir.), Empreintes, Tulle, Mille Sources, 2004, p. 511-526.
  • Jean-Jacques Fouché, Oradour. La politique et la justice, Éditions Lucien Souny, 2004.
  • André Besson, Oradour-sur-Glane, poème, 1944.
  • Douglas W. Hawes, Oradour, le verdict final, éd. Seuil, Paris, 2009 (d'après original Oradour, The Final Verdict, éd. AuthorHouse, Bloomington, Indiana, 2007)

Travail photographique et d'écriture[modifier | modifier le code]

Le chant d'Oradour, photographie de Laurent Bourdelas, aves des textes de L. Bourdelas, Marie-Noëlle Agniau, Alain Lacouchie et Jean-Pierre Siméon, Palais du Luxembourg, janvier 2007, Sélection nationale du Printemps des poètes.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
  3. L'indicateur de concentration d'emploi est égal au nombre d'emplois dans la zone pour 100 actifs ayant un emploi résidant dans la zone, selon la définition de l'Insee.

Références[modifier | modifier le code]

Insee[modifier | modifier le code]

  1. LOG T1M - Évolution du nombre de logements par catégorie.
  2. LOG T2 - Catégories et types de logements.
  3. LOG T7 - Résidences principales selon le statut d'occupation.
  4. EMP T1 - Population de 15 à 64 ans par type d'activité.
  5. EMP T5 - Emploi et activité.
  6. CEN T1 - Établissements actifs par secteur d'activité au 31 décembre 2010.
  7. DEN T1 - Créations d'entreprises par secteur d'activité en 2011.
  8. DEN T2 - Créations d'entreprises individuelles par secteur d'activité en 2011.

Autres références[modifier | modifier le code]

  1. Habitants.fr, Site des habitants des communes françaises
  2. Répertoire géographique des communes, publié par l'Institut national de l'information géographique et forestière, [lire en ligne]
  3. a, b et c Comprendre Oradour
  4. a et b Elisabeth Essaian, La construction du nouveau bourg d'Oradour-sur-Glane, document de l'exposition du Centre de la mémoire, collaboration Centre de la mémoire et Conseil général de la Haute-Vienne, 1997.
  5. Thomas Wieder, « A Oradour, Hollande et Gauck écrivent une nouvelle page de la réconciliation », sur lemonde.fr,‎ 2013 (consulté en 4/9/2013)
  6. art L. 2121-2 du code général des collectivités territoriales.
  7. « Les maires de la commune » (consulté le 18 avril 2011 )
  8. Site officiel de la préfecture de Haute-Vienne - liste des maires (doc pdf)
  9. « Atlas français de la coopération décentralisée et des autres actions extérieures », sur le site du ministère des Affaires étrangères (consulté le 4 septembre 2013).
  10. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  11. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011
  12. « Évolution et structure de la population à Oradour-sur-Glane en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 9 septembre 2010).
  13. « Résultats du recensement de la population de la Haute-Vienne en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 9 septembre 2010).
  14. « Haute-Vienne (87) > Oradour-sur-Glane > École », sur le site du ministère de l'Éducation nationale (consulté le 4 septembre 2013).
  15. « Résultats parmi les Articles, Actualités, Paroisses, Mouvements et Services », sur le site du diocèse de Limoges (consulté le 4 septembre 2013)
  16. « L'horaire des messes », sur le site de la paroisse de Saint-Amand-de-Vienne et Glane (consulté le 4 septembre 2013).
  17. « Fichier RFDM2010COM : Revenus fiscaux localisés des ménages - Année 2010 », sur le site de l'Insee (consulté le 11 novembre 2012).
  18. « Oradour-sur-Glane », base Mérimée, ministère français de la Culture
  19. « Oradour-sur-Glane », base Palissy, ministère français de la Culture
  20. « Église Saint-Martin du nouveau bourg d'Oradour-sur-Glane », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  21. Limousin, encyclopédie Bonneton, p.208
  22. « Château de Laplaud », base Mérimée, ministère français de la Culture
  23. « Village », base Mérimée, ministère français de la Culture
  24. « Enceinte de terre et sa rampe d'accès », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  25. « Cimetière », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  26. Le patrimoine d'Oradour-sur-Glane
  27. « statue (petite nature) : saint Victurnien », base Palissy, ministère français de la Culture
  28. Oradour souviens-toi : Le village jusqu'en 1944
  29. Oradour-sur-Glane, village martyr, centre de la mémoire
  30. Bilan touristique 2007 - Comité départemental du tourisme
  31. Le timbre
  32. « Les armoiries de la commune », sur blason-des-villes.e-monsite.com (consulté le 18 avril 2011)