Boxe

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Boxe
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Athletes – Boxing, phénakistiscope de Eadweard Muybridge, 1893
Athletes – Boxing, phénakistiscope de Eadweard Muybridge, 1893

Domaine Sport de combat de percussion avec des gants rembourrés
A donné Boxe anglaiseBoxe américaineBoxe khmèreBoxe birmaneBoxe françaiseBoxe thaïlandaiseKick-boxingSanda
Pratiquants renommés Jack Dempsey (BA) • Joe Louis (BA) • Mohamed Ali (BA) • Mike Tyson (BA) • Joseph Charlemont (SBF) • Joe Lewis (FC) • Bill Wallace (FC) • Benny Urquidez (FC, KB) • Toshio Fujiwara (KB) • Apidej Sit Hirun (BT) • Nilar Win (BB) • Hey Puthong (BK)
Sport olympique Pour la boxe anglaise uniquement

La boxe est un sport de combat pratiqué depuis le XVIIIe siècle à un contre un, qui recourt à des frappes de percussion à l'aide de gants matelassés.

Elle désigne généralement la boxe anglaise. Par extension, de nombreuses disciplines ont pris le nom de boxe : les « boxes sportives » du XIXe siècle et XXe siècle comme les boxes pieds-poings (BPP) réglementées en Europe, la boxe américaine, le kick-boxing, la Savate, le Chausson ou le Panache, cousins de la Boxe française, les boxes asiatiques dites « martiales » comme la boxe chinoise, le kung-fu-wushu, la boxe khmère (Pradal Serey), la boxe birmane (bama lethwei) et la boxe thaïlandaise (muay-thaï) entre autres.

Sommaire

Les différentes boxes[modifier | modifier le code]

La boxe connaît de nombreuses variantes. Ces variantes sont définies par leurs « cibles » corporelles, les « armes » corporelles utilisées ainsi que pour certaines, les techniques de balayage, de projection et de saisies ainsi que la boxe féminine chinoise et la boxe birmane.

Les cibles à atteindre[modifier | modifier le code]

Les armes[modifier | modifier le code]

Les moyens mis en œuvre pour atteindre ces cibles sont définis par les « armes » corporelles utilisées :

Par opposition à la boxe anglaise : la boxe birmane, la boxe khmère, la savate BF, la boxe thaïlandaise et le shoot-boxing appartiennent à la catégorie dite des « boxes pieds-poings ».

Les principales boxes[modifier | modifier le code]

Il existe plusieurs types de boxes :

Il existe des boxes composites, combinant les techniques de percussion (boxe) et de préhension (lutte) :

Histoire[modifier | modifier le code]

Jeunes boxeurs, Akrotiri (site archéologique de Santorin), Musée national d'Athènes.

Les ancêtres de la boxe sont le pugilat et le pancrace, sports de combat au corps-à-corps dont des scènes sont représentées dans la civilisation sumérienne, égyptienne et grecque. Le premier champion olympique du pugilat est Onomaste de Smyrne (en) en 688 av. J.-C. alors que Tissandre de Naxos triomphe quatre fois dans cette discipline en 572, 568, 564, et 560 av. J.-C., record inégalé depuis[1]. Le pugilat est interdit en 392 par l'empereur chrétien Théodose Ier. Aucun historien ne peut dire que cette pratique a complètement disparu entre ce moment-là et sa réapparition en Angleterre au XVIIe siècle, la noblesse britannique se divertissant alors en pariant sur des « rencontres de pugilat » clandestines[2]. Lors des guerres napoléoniennes les prisons flottantes de la Tamise, les fameux pontons, abritaient aussi des tripots où les geôliers anglais organisaient des combats avec mises d'argent, entre prisonniers français pratiquants la savate, ou le chausson et des marins ou gardiens qui les affrontaient en boxe anglaise. c'est d'ailleurs grâce à cela que la BF est devenue boxe pied poing plus tard.

La boxe moderne est née au milieu du XIXe siècle qui voit des matchmakers (« faiseurs de match ») organiser des combats clandestins au cours desquels les forces de l'ordre interviennent régulièrement. En 1865, le journaliste John Graham Chambers codifie les combats de boxe. Les 16 règles qui en résultent portent le nom des règles du Marquis de Queensberry qui imposent le port des gants, définissent des catégories de poids, limitent les rounds à trois minutes, interdisent les coups sur un adversaire à terre et le combat au finish. Les combats deviennent alors plus rapides et moins brutaux, mais beaucoup plus techniques, ce qui leur permet de sortir de la clandestinité. La boxe devient alors un des premiers sports professionnels de l'ère moderne[3].

La boxe anglaise est admise aux Jeux olympiques lors de la session du CIO tenue à Paris en 1901. Les premières épreuves olympiques ont lieu lors des Jeux olympiques d'été de 1904 à Saint-Louis aux États-Unis où la boxe féminine est représentée en tant que sport de démonstration[4]. À l'heure actuelle c'est la seule boxe à jouir de ce prestige puisque les sports « pieds-poings » n'y sont représentés sous aucune de ses disciplines.

La première fédération internationale de boxe anglaise professionnelle est la World Boxing Association fondée aux États-Unis en 1921 sous le nom de National Boxing Association, et dont le premier combat reconnu est le championnat du monde poids lourds organisé dans le Boyle's Thirty Acres (en) de Jersey City le 2 juillet 1921 entre Georges Carpentier et Jack Dempsey[5].

Salles de boxe[modifier | modifier le code]

Technique[modifier | modifier le code]

Ci-dessous, une présentation du vocabulaire des boxes « sportives » modernes. Les boxes « martiales » dites ancestrales ne sont pas abordées cela pour l’absence de réglementation les concernant.

Les parties du corps à atteindre en boxe[modifier | modifier le code]

Hauteur cibles.jpg Ici, les deux hauteurs de cibles pour les attaques de poing de la boxe anglaise.

Dans les règlements des boxes pieds-poings, on peut découper le corps humain en trois niveaux principaux à atteindre. Selon le règlement, les hauteurs accessibles et les cibles corporelles autorisées peuvent varier d’une discipline sportive à l’autre. Par exemple, en boxe birmane, contrairement à la plupart des autres boxes pieds-poings, les techniques de poings et de coude peuvent être portées sur le membre inférieur. Il en est de même pour la savate-BF boxe française, les frappes de pied dans l’articulation du genou et dans le dos sont permises, alors que dans la plupart des boxes sportives, elles y sont prohibées.

Hauteurs des cibles corporelles en boxes pieds-poings
Anglais Français
Low Le niveau sous la ceinture (le membre inférieur)
Middle Le niveau du tronc
High Le niveau du visage

Dans la plupart des boxes et des sports de combat de percussion, en matière de cibles à viser le règlement est très proche :

  • Les cibles au-dessus de la ceinture pour les techniques de bras (poing, avant-bras et coudes) et de jambe (pied et tibia) sont : l’avant et le côté de la face et du tronc.
  • Les cibles du membre inférieur sont :

La surface totale de la cuisse et de la jambe (mollet).

Cibles.jpg

Cibles pour les attaques de poing.

Les armes[modifier | modifier le code]

Le règlement sportif fixe le nombre d’armes corporelles à utiliser :

Les surfaces de frappe de l’arme[modifier | modifier le code]

Le principe d’action et de sécurité veut, et notamment pour la pratique de haut niveau sans protection, qu’on percute avec les parties dures de son propre corps sur les parties molles autorisées du corps adverse. Ce qui réduit bien évidemment les blessures de ses propres armes.

Le membre supérieur[modifier | modifier le code]

  • Le poing : face avant de l’arme destinée à percuter la cible visée. En boxe anglaise, la surface de frappe autorisée s’arrête à la face avant du poing (articulations métacarpophalangiennes et premières phalanges du deuxième au cinquième doigt). Il est interdit de donner un coup de poing avec la main ouverte, avec l’intérieur, le dessus ou le côté de la main et avec le poignet. Pour d’autres boxes et notamment la boxe birmane et le combat libre, toute la surface de frappe de la main peut être utilisée.

Le membre inférieur[modifier | modifier le code]

  • Le tibia et le pied : pour les techniques de jambe différentes parties du pied peuvent être utilisées. Pour la boxe avec chaussures, le panel de surfaces à employée est très vaste mais pour la pratique à pieds nus, seules les parties dures sont conseillées (notamment, le dessus de pied, les articulations métatarsophalangiennes (« bol » de pied), talon et bord externe. Pour la percussion avec l’os du tibia quand le règlement le permet, est utilisée en priorité la face interne de la jambe (tibia).

La gestuelle de frappe[modifier | modifier le code]

Techniques de poing[modifier | modifier le code]

(Exemple pour le kick-boxing)

Coups de poing usuels[modifier | modifier le code]
  • Direct ou straight-punch en Anglais : coup de poing direct. Il est de forme, pistonnée, fouettée ou balancée-jetée. Nuances : le « jab » est un direct à petite course et généralement du bras avant, alors que le « lead » est un direct à grande course, puissant et donc du bras arrière nommé « cross » en Anglais. On trouve également le short straight-punch utilisé de près qui se rapproche d’un « uppercut » au corps à corps à trajectoire rectiligne et horizontale.
  • Crochet ou « hook-punch » en Anglais : coup de poing circulaire (crocheté). Il existe d'autres formes de coups circulaires : le « swing » (appelé également « stick-punch ») est un crochet très large dit en bâton effectué avec un mouvement giratoire autour de l’épaule.
  • Uppercut : coup de poing remontant (« undercut » ou « rising-punch »). Il est souvent classé dans la catégorie des coups circulaires, ce qui n’est pas toujours le cas.
  • Overhand-punch ou overcut ou drop : coup de poing descendant (plongeant).
Coups de poing moins usuels[modifier | modifier le code]
  • Back-fist* (ou reverse en anglais) : coup de poing en revers.
  • Spinning back-fist* (ou turning back-fist) : coup de poing en revers retourné.
  • Jump-punch (ou superman-punch) : coup de poing en sautant.

(*) Autorisé chez les professionnels mais pas dans tous les pays N.B. : Le cross-counter : se présente comme un contre qui croise le bras adverse. Il tient du cross (coup de poing direct) voire du Half-hook (semi-crochet) ou de l’Overhand-punch (coup de poing plongeant).

Coups de poing hybrides[modifier | modifier le code]

  • Half-hook : semi-crochet en Français, coup de poing circulaire à mi-chemin entre un direct et un crochet.
  • Half-uppercut : semi-uppercut en Français, coup de poing rectiligne à mi-chemin entre un direct et un uppercut.
  • Bolo-punch: coup de poing circulaire (mi-crochet/mi-uppercut).

Techniques de jambe[modifier | modifier le code]

(Exemple pour le kick-boxing)

Coups de pied usuels[modifier | modifier le code]

  • Front-kick : coup de pied direct. Il est de forme "pistonnée", push-kick (pushing-kick) ou de forme « fouettée » (front snap-kick).
  • Side-kick : coup de pied de côté.
  • Semi-circular-kick : coup de pied en diagonale. Appelé également « diagonal-kick » ou « forty-five degree roundhouse-kick ».
  • Roundhouse-kick : coup de pied circulaire. Trois hauteurs de frappe : coup de pied bas circulaire - en ligne basse (low-kick), coup de pied médian (middle-kick) et coup de pied haut (high-kick).
  • Reverse-kick : coup de pied circulaire inversé ou crocheté ("hook-kick").
  • Back-kick : coup de pied en arrière.
  • Sweeping (ou footsweep en anglais) : coup de pied de balayage.

N.B. : Usuellement, les coups de pied circulaires (roundhouse-kick) portent les noms suivants :

  • Low-kick : coup en ligne basse (sous la ceinture)
  • Middle-kick : coup en ligne moyenne (sur le tronc et les bras)
  • High-kick : coup en ligne haute (niveau de la tête).

Ces vocables précédents sont des erreurs terminologiques car les techniques de jambe suivant leurs formes ont des appellations distinctes (Ex. : au niveau du coup de pied en ligne haute (« high-kick ») : on trouve le front kick, le hammer-kick, le hook-kick, etc., et pas seulement le roundhouse-kick comme on l’indique très souvent).

Coups de pied moins pratiqués[modifier | modifier le code]

Catégorie des coups de pied dit « en bâton » (stick-kick) :

  • Crescent-kick : coup de pied en croissant (hanches de face).
  • Hammer kick : coup de pied retombant porté avec le talon – habituellement surnommé, coup de pied en "marteau". Lorsqu’il est préparé dans l’axe direct, il se nomme axe-kick.

N.B. : La combinaison des deux actions, coup en croissant et coup retombant est courante et peut s’exécuter à partir d’une préparation intérieure ou extérieure du pied.

Coups de pied retournés et volants[modifier | modifier le code]
  • Spinning hook-kick : coup de pied crocheté (hook kick) et retourné (appelé également « turning-kick »).
  • Spinning side-kick : coup de pied de côté et retourné.
  • Spinning back-kick : coup de pied arrière et retourné.
  • Jumping front-kick : coup de pied de face et sauté.
  • Jumping roundhouse-kick : coup de pied circulaire sauté.
  • Jumping side-kick : coup de pied de côté sauté.
  • Jumping back-kick : coup de pied de dos sauté.

(*) Certaines techniques peuvent retournées et sautées à la fois (volantes)

Techniques de genou[modifier | modifier le code]

(Exemple pour la boxe birmane, la boxe kmère, la boxe thaïlandaise et la boxe vietnamienne)

Coups de genou usuels[modifier | modifier le code]
  • Rising Knee-strike : coup de genou remontant au corps à corps.
  • Straight knee-thrust : coup de genou direct.
  • Diagonal knee-kick : coup de genou semi-circulaire.
  • Round Knee-Kick : coup de genou circulaire.
Coups de genou sautés et doubles[modifier | modifier le code]
  • Jumping knee-kick ou "flying knee kick" : Coup de genou sauté.
  • Double knee-kick : coup simultané des deux genoux (en sautant bien entendu).

(3) Ces techniques peuvent être données les hanches de face ou de profil, et emprunter différentes trajectoires (directe, remontante, piquante et circulaire). Elles peuvent être retournées et sautées à la fois.

Techniques de coude[modifier | modifier le code]

(Exemple pour la boxe birmane, la boxe kmère, la boxe thaïlandaise et la boxe vietnamienne)

Coups de coude de base[modifier | modifier le code]
  • Straight-elbow thrust : coup de coude direct.
  • Spin-elbow strike : coup de coude circulaire.
  • Inside-elbow strike : coup de coude de revers.
  • Semi-circular-elbow strike : coup de coude semi-circulaire à trajectoire descendante ou remontante.
  • Drop-elbow strike : coup de coude écrasant.
  • Rising-elbow strike : coup de coude remontant.
Coups de coude moins usuels[modifier | modifier le code]

Certains coups de coude sont donnés retournés (spinning), sautés (jumping), portés des deux bras (doubles), amenés en « marche d’escalier » voire à effets combinés (ex. : retournés et sautés).

  • Jumping-elbow strike : coup de coude écrasant sauté.

Les coups de coude peuvent être combinés avec les techniques de poing et notamment enchaînés en « cascade » (ce qui est le souvent le cas en boxe birmane).

Les balayages[modifier | modifier le code]

Technique de déséquilibre exécutée avec le pied ou le mollet sur le (ou les) point(s) d’appui au sol de l’adversaire. Elle peut être réalisée plus ou moins haute par rapport à l’appui au sol. Elle s’exécute dans différents axes (par l’extérieur, par l’intérieur, à l’arrière ou à l’avant de la jambe adverse). Habituellement, la définition la plus usuelle d’un balayage est la suivante : « technique de jambe qui s’effectue au ras du sol pour supprimer l’appui adverse » ; il est de plus petite amplitude et de puissance moindre contrairement au fauchage. Contrairement aux projections, la plupart des balayages s’effectuent sans saisie de l’adversaire. On trouve différentes « forme de corps » :

  1. Mouvement pendulaire du membre inférieur à partir de la hanche (les hanches peuvent être dans l’une des trois positions fondamentales (de face, de profil ou de dos)
  2. Mouvement de « crochet » avec une flexion du genou
  3. Mouvement de « piston » avec une extension du genou
  4. Technique de frappe circulaire, habituellement un coup de pied circulaire donné en pivotant (roundhouse-kick) ou un coup de pied crocheté (hook kick)

Les projections[modifier | modifier le code]

Action destinée à expédier violemment l’adversaire au sol. Les techniques de projection utilisent un ensemble de mouvements segmentaires et musculaires qui déterminent des classes caractéristiques dites « formes de corps ». Chacune d’entre elles fait appel à une ou plusieurs actions de déséquilibre. On trouve : les arrachés (soulevés), les balayages, les crochetages, les fauchages, les épaulés, les hanchés, les ramassages (enfourchement et autres), les gestes de sacrifice, etc. Certaines boxes sportives, et notamment celles d’Asie du Sud-est et d’Extrême-Orient autorisent les projections. Chaque discipline a son propre règlement. Exemple : saisie du cou autorisé, projection par saisie au-dessus de la ligne des épaules interdit ou technique de sacrifice interdite, etc.

La défense[modifier | modifier le code]

La défense en boxe se résume par un ensemble d’actions destinées à faire échec à l’offensive adverse, comprenant les blocages de coups, les déviations de coups, les esquives de coups, les déplacements (mobilité pour ne pas être atteint) et les actions de neutralisation.

Se garantir contre les attaques adverses se présente comme un des trois objectifs principaux à atteindre dans les sports de combat de percussion à côté d’attaquer les cibles adverses et d’utiliser l’action adverse à son propre avantage.

On distingue plusieurs objectifs de défense :

  1. La simple mise en sécurité de ses propres cibles, quelquefois réalisée en urgence (dite défense passive : couverture neutre, blocage neutre, encaissement, etc.).
  2. La réalisation d’actions destinées à utiliser l’activité adverse à son avantage (appelée par certains auteurs, défense active : le « blocage déviant » ou la « parade chassée » dans le but de déséquilibrer, le « blocage absorbant », l’esquive (pour ces trois formes liés à des ripostes simultanées), puis le coup d’arrêt suivi également d’une riposte.
  3. La mise en difficulté de réalisations offensives adverses (par le raccourcissement ou l’augmentation de la distance, par le verrouillage des armes adverses, par une déstabilisation à base de techniques de menace, de leurre, de battement, etc.)

Ces deux derniers objectifs nécessitent des qualités d’initiative, d’anticipation et d’à-propos.

  • Le but à atteindre serait d’être capable de défendre et de contre-attaquer (riposter) dans toutes les situations avec le moindre risque.

On distingue trois catégories de défense :

  1. la défense dite « non active » (classique) ayant pour but d’annihiler l’action adverse (ex. : « couverture », parade bloquée, parade opposition…)
  2. la défense dite « active » favorisant l’utilisation de l’action adverse (ex. : absorption de choc, coup d’arrêt, dégagement)
  3. la neutralisation ou activité d’anticipation ayant pour but d’empêcher le déclenchement de l’offensive adverse (verrouillage des armes adverses, avancée au contact…)

L’attitude, la garde et le style utilisé[modifier | modifier le code]

L’attitude désigne deux notions principales. D'abord la façon de se tenir en situation d'opposition ou posture de combat (façon d’être positionné, de se tenir, de s’orienter, d’être protégé ou en garde, etc., dans le combat. On parle plus couramment de garde, de posture ou de position) et d'autre part, la façon de se comporter en termes d'opposition ou façon de combattre (style utilisé, stratégie globale employée…).

Exemples : on recense différentes attitudes de combat en boxe : garde de trois-quarts de face, garde de profil, garde en crouch, garde basse, garde le poids sur jambe avant, garde le poids sur jambe arrière, garde en appuis très écartés, etc. Quelquefois, la position du corps peut indiquer les intentions d’un combattant à l’égard de son adversaire. Exemple : une attitude de profil peut être le signe d’un travail d’esquive et riposte du bras avant ainsi que de contre.

Les anglo-saxons parlent plutôt de « position » que de « garde » à proprement parler (exemple : side step pour la garde latérale). La garde pour les anglo-saxons, c’est le haut du corps et également les appuis au sol, ainsi ils utilisent le terme upright stance pour une position verticale de buste et full crouch pour une attitude recroquevillée. En France, on utilise plutôt l’expression d’attitude de combat lorsqu’on désigne l’ensemble. Donc lorsqu’on parle de « garde » dans l’école française, on pense souvent à la position des bras pour se protéger. Mais bien plus que cela, elle désigne une organisation corporelle permettant au combattant de se préparer à défendre et d’autre part à passer à l’offensive, cela dans une configuration qui lui offre un maximum de sécurité et d’efficacité. Différentes positions permettent de faire face à un adversaire avant et pendant l’engagement et sont appelées à défaut « garde ». Comme son nom l’indique, « être sur ses gardes » c’est se mettre en alerte permanente et adopter une position favorable pour réagir. De nombreuses attitudes de garde existent : garde trois-quarts de face, de profil, garde inversée, garde haute, garde basse, garde avancée, garde ramassée, etc. Certes, il très important « d’être gardé » (hermétique), mais il faut également adopter une attitude qui permette d’agir et de réagir rapidement et avec efficacité (donc adopter une posture efficace). A contrario, un boxeur n’adoptant pas d’attitude définie où ayant les bras « en bas » est dit « non gardé ». D’ailleurs, certains boxeurs font ce choix dans la perspective de construire leur jeu sur la base de contre-informations (tromperies).

Le style représente la manière de faire, propre à chaque individu, et que l’on peut rapporter à des classes de « comportement-type ». Elle est propre à son tempérament, à son potentiel physique ou à ce qui lui a été enseigné par son école de boxe. Ainsi, on distingue : l’attentiste du fonceur et le technicien du frappeur, mais ce classement ne s’arrête pas là. On recense différents caractères variables pour chaque « typologie ». Par exemple, chez les styles « techniques » : boxer en coups longs, en coups d’arrêt, en coup de contre. Chez les styles « physiques » : faire le forcing, boxer en crochets puissants « à la godille », chercher le corps-à-corps, chercher le coup dur. Lorsqu’un combattant utilise sa façon habituelle de boxer (son style habituel), on dit qu’il est sur son « registre », à la manière d’un musicien qui répète ses gammes préférées. D’autre part, l’opposition de styles reste appréciable dans un combat : on a pour exemple le combat de boxe anglaise des années 1980, Sugar Ray Leonard contre Marvin Hagler. Le premier, utilise une boxe à reculons, faite de larges pas de côté, d’esquives de buste et de contre-attaque précises, alors que le second use d’une boxe en progression avant, d’une attitude compacte, le buste en avant et de coups très puissants.

Sécurité[modifier | modifier le code]

Il est recommandé de revêtir de grosses protections pour l’entraînement, notamment pour les jeunes et les débutants même si les coups portés sont de puissance modérée. Pour tous, l’équipement d’entraînement pour la sécurité est le suivant : protège-dents, coquille ventrale, bustier pour les femmes, gros gants et casque fermé Pour les boxes pieds-poings : port de protège-tibias-pieds voire en supplément des chaussons de boxe américaine en mousse pour les pratiques pieds nus Pour le « sparring lourd » c’est-à-dire l’assaut d’entraînement appuyé : de très gros gants, un plastron et plusieurs protège-tibias superposés (pour ne pas blesser les partenaires). L’équipement doit être enduit de vaseline permettant aux coups de glisser et de réduire le risque de blessure.

Combattants célèbres[modifier | modifier le code]

Boxe anglaise[modifier | modifier le code]

Boxes pieds-poings[modifier | modifier le code]

Full-contact[modifier | modifier le code]

- Combattants mythiques des années 1970-1980[modifier | modifier le code]
- Grandes figures internationales des années 1980-1990[modifier | modifier le code]

Kick-boxing[modifier | modifier le code]

- Combattants mythiques des années 1970-1980[modifier | modifier le code]
- Grandes figures internationales des années 1980-1990[modifier | modifier le code]
- Grands champions du circuit K1 grand prix depuis son démarrage en 1993[modifier | modifier le code]
- Grands champions du circuit K-1 World MAX depuis son démarrage en 2003 au Japon[modifier | modifier le code]
  • Masato – Japon - vainqueur en 2003, 2008 - finaliste en 2004 et 2007
  • Gago Drago – Arménie
  • Andy Souwer – Pays-Bas - vainqueur en 2005, 2007 - finaliste en 2006
  • Albert Kraus – Pays-Bas - finaliste en 2003
  • Buakaw Por. Pramuk – Thaïlande - vainqueur en 2004, 2006
  • Artur Kyshenko – Ukraine - finaliste en 2008
  • Giorgio Petrosyan – Arménie/Italie - vainqueur en 2009 et 2010
  • Mike Zambidis - Grèce - demi-finaliste en 2010

Boxe birmane[modifier | modifier le code]

  • Carl Beaman - USA
  • Dale Minor - USA
  • Rick Rossiter (BB, BA) – USA - années 1977-1978
  • Nilar Win - Birmanie - années 1980
  • Jerry George - USA - années 1990
  • Jean-Roger Callière – France - années 1990
  • Jean-Marc Girard (BB, FC, MT) – France - années 2000
  • Marc Apelé (BB, FC) – France - années 2000

Boxe khmère[modifier | modifier le code]

  • Hey Puthong - Cambodge - légende du kun-khmer avec plus de 215 Combats.
  • Bird Kham – Cambodge – grand champion des années 2000
  • Chanta Meas - Cambodge
  • Chey Kosal - Cambodge
  • Lao Sinnath - Cambodge
  • Vorn Viva - Cambodge
  • Oth Puthong - Cambodge
  • Felix Thy Hour – France - champion d’Europe des années 1980-1990
  • Brian Denis - France
  • Albert Veera Chey - France

Thaï-boxing[modifier | modifier le code]

Savate[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

  • Georges Blanchet, Boxe et sports de combat en éducation physique, Éd. Chiron, Paris, 1947.
  • Alain Delmas, 1. Lexique de la boxe et des autres boxes (Document fédéral de formation d’entraîneur), Aix-en-Provence, 1981-2005, 2. Lexique de combatique (Document fédéral de formation d’entraîneur), Toulouse, 1975-1980.
  • Jack Dempsey, Championship fighting, Éd. Jack Cuddy, 1950.
  • Gabrielle & Roland Habersetzer, Encyclopédie des arts martiaux de l'Extrême-Orient, Éd. Amphora, Paris, 2000.
  • Louis Lerda, J.C. Casteyre, Sachons boxer, Éd. Vigot, Paris, 1944.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Alain Monestier, Les conquérants de l'Olympe : naissance du sport moderne, Albin Michel,‎ 1996, p. 57
  2. Marie-Hélène Brousse, Sport, psychanalyse et science, Presses Universitaires de France,‎ 1997, p. 129
  3. Florence Carpentier, Le sport est-il éducatif ?, Publication Univ Rouen Havre,‎ 2004, p. 194
  4. Michel Prum, La fabrique de la "race" : regards sur l'ethnicité dans l'aire anglophone, Éditions L'Harmattan,‎ 2007, p. 206
  5. (en) Anil Taneja, World of sports indoor, Gyan Publishing House,‎ 2009, p. 67

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Filmographie[modifier | modifier le code]

Voir la liste de films de boxe.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Beauchez Jérôme, L'empreinte du poing. La boxe, le gymnase et leurs hommes, éditions de l'EHESS, 2014.
  • Bonomelli, R., Dimarino, S., Thaï boxing. Éditions De Vecchi, Milan, 1998.
  • Bouttier, J.C., Letessier, J., Boxe : la technique, l'entraînement, la tactique, Éditions Laffont, Paris, 1978
  • Bouttier, J.C., Lustyk, J.P., La boxe : connaissance et technique, Éditions Daniel, Paris, 1990.
  • Cléry, R., L’escrime, « Que-sais-je ? », Éditions P.U.F., Paris, 1973.
  • Cougoulic, P.,Raynaud, S.,Cougoulic, B., "La boxe éducative 200 Jeux et situations pédagogiques" Éditions Amphora, Paris, 2002
  • Delmas, A., Cahiers de formation du moniteur, Ligue de Picardie, Amiens, 1981. - L’acte d’opposition, Ligue de Picardie, Amiens, 1981. - Les comportements d’opposition, Mémoire de BEES 2°, Évry, 1978. - Technoboxe : fiches techniques de la boxe et des autres boxes, Ligue de Picardie, Aix-en-Provence, 1981-2005.
  • Devost, Manuel de Boxe Française et Anglaise, Paris, 1885.
  • Deyrieux, A., La boxe anglaise, Ulisse Éditions, Paris, 1998.
  • Devost, Manuel de Boxe Française et Anglaise, Paris, 1885.
  • Dimarino, S., Leçons de kickboxing, Éditions De Vecchi, Paris, 2000.
  • Draeger, D., Smith, R., Asian Fighting Arts, Kodansha International, Tokyo, New York, San Francisco, 1969.
  • Falk, D, La boxe thaïlandaise, Éditions Judoji, 1990.
  • Falsoni, E., Cours de Full-contact, Éditions De Vecchi, Milan, 1995.
  • F.F.B., La boxe, guide de techniques, Éditions Vigot, Paris, 1980. - La boxe, préparation physique, secourisme, hygiène sportive, rôle de l'homme de coin, Éditions Vigot, Paris, 1978. - Les cahiers techniques et pédagogiques de la COFORM, Paris, 1993.
  • F.F.E., Les cahiers de la commission pédagogique nationale d’escrime, INSEP, Paris, 1981.
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Articles connexe s[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]