Louis Gallois
Louis Gallois
Louis Gallois en 2008
| Naissance | 26 janvier 1944 Montauban |
|---|---|
| Nationalité | |
| Profession | Président d'EADS |
| Formation | HEC et ENA |
Louis René Fernand Gallois, né le 26 janvier 1944 à Montauban dans le Tarn-et-Garonne, est un haut fonctionnaire et dirigeant d'entreprise français.
Président de la SNCF de juillet 1996 à juillet 2006, il est nommé co-président d'EADS le 2 juillet 2006 et PDG d'Airbus le 9 octobre de la même année, en remplacement de Christian Streiff. Fait rare, lors de son départ de la SNCF, même les syndicats ont salué les qualités de ce patron atypique[citation nécessaire]. Il avouera cependant au magazine Challenges que « franchement, je ne pensais pas rester dix ans à la SNCF. Je suis venu par hasard. Je n'étais pas prédestiné ». Le 16 juillet 2007, il est nommé PDG d'EADS ce qui met fin à la structure bicéphale de l'entreprise. C'est le 14e patron le mieux payé de France avec 2,5 millions € en 2008[1].
Sommaire |
[modifier] Formation
- 1961 : Baccalauréat
- 1961-1963 : Classe préparatoires aux grandes écoles au Lycée privé Sainte-Geneviève à Versailles
- 1966 : HEC,
- 1972 : ENA, promotion Charles de Gaulle, entre à la Direction du Trésor
[modifier] Parcours professionnel
- 1972-1981 : direction du Trésor, ministère des Finances
- Mai 1981 : directeur de cabinet de Jean-Pierre Chevènement, ministre de la Recherche et de la Technologie,
- Septembre 1982 : directeur général de l’Industrie, Ministère de l'Industrie
- Octobre 1986 : chargé de mission au ministère de l’Économie, des Finances et de la Privatisation
- Mai 1988 : directeur de cabinet de Jean-Pierre Chevènement, ministre de la Défense
- 5 juillet 1989 : PDG de la Snecma
- Juin 1992 : PDG de l’Aérospatiale
- Juillet 1996 : président de la SNCF
- 2 juillet 2006 : co-président d'EADS
- 9 octobre 2006 : président d'Airbus
- 16 juillet 2007 : président d'EADS et Président d'Honneur de la Fondation EADS
Louis Gallois est également :
- membre du conseil d’administration d’Air France ;
- membre du conseil d’administration de l’École Centrale de Paris.
Il a été :
- membre du conseil d’administration de Thales.
[modifier] « Refus d'un salaire excessif ? » Rumeur démentie
À son arrivée à la tête d'EADS, une rumeur concernant le salaire de Louis Gallois a éclaté dans les médias. Elle a depuis été démentie, notamment dans un article du Figaro du 9 octobre 2006.
Il est indiqué dans le numéro du magazine Capital de septembre 2006 que Louis Gallois refuse de percevoir de la part d'EADS un salaire supérieur à 15 000 euros par mois (180 000 euros par an), ce qui correspond à son ancien salaire à la SNCF. Cela aurait posé un problème, puisque les statuts de EADS prévoient une équivalence dans le traitement de ses deux co-présidents. Thomas Enders, le co-président allemand, refusant de diminuer ses revenus, Louis Gallois aurait alors proposé au conseil d'administration de verser à des associations humanitaires la différence entre son salaire perçu et celui désiré.
Cette rumeur a été démentie par Louis Gallois, qui a reconnu gagner autant que son ex-homologue allemand et a déclaré : « ce que je fais de mon argent est du domaine de ma vie privée » (Le Nouvel Observateur du 19 octobre 2006).
Cependant, en 2008 et 2009, Louis Gallois a refusé de toucher sa part variable d'un million d'euros. Il touchera donc 900 000 euros de salaire fixe au titre de 2009, comme en 2008[2].
[modifier] Distinctions
- Chevalier de l’Ordre national du Mérite
- Commandeur de la Légion d'honneur
[modifier] Notes et références
- « Les salaires des patrons »
- « Le président d'EADS, Louis Gallois, ne veut pas gagner son million », 20 Minutes, le 3 mai 2010
[modifier] Voir aussi
[modifier] Articles connexes
- Haut fonctionnaire français
- Inspecteur des finances
- Élève de l'École nationale d'administration (France)
- Personnalité française du monde des affaires
- Élève de l'École des hautes études commerciales de Paris
- Personnalité de la SNCF
- EADS
- Naissance en 1944
- Naissance à Montauban
- Personnalité de l'aéronautique
- Commandeur de la Légion d'honneur