Buchenwald

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Buchenwald
Buchenwald memorial.jpg
Mémorial de Buchenwald par Fritz Cremer.
Présentation
Type Camp de concentration
Gestion
Date de création Juillet 1937
Date de fermeture Avril 1945
Victimes
Nombre de détenus 250 000
Morts 56 000
Géographie
Pays Drapeau de l'Allemagne Allemagne
Région Thuringe
Coordonnées 51° 01′ 17″ N 11° 14′ 57″ E / 51.0213, 11.2492851° 01′ 17″ Nord 11° 14′ 57″ Est / 51.0213, 11.24928  

Géolocalisation sur la carte : Allemagne

(Voir situation sur carte : Allemagne)
Buchenwald

Buchenwald est un camp de concentration nazi créé en juillet 1937 sur la colline d'Ettersberg près de Weimar, en Allemagne.

Sommaire

Camp national-socialiste : 1937-1945[modifier | modifier le code]

Création du camp[modifier | modifier le code]

L'origine du camp de Buchenwald, mis en service à la fin juillet 1937, remonte à la décision prise le 20 mai 1936 par Fritz Sauckel, représentant du Reich en Thuringe, et par Theodor Eicke (inspecteur des camps de concentration à cette époque) de déplacer, « pour des raisons de sécurité », le camp de concentration de Lichtenburg vers la Thuringe. Comme celui de Sachsenhausen, ce camp de Thuringe, prévu pour 8000 détenus, devra être un camp de concentration d'un type nouveau, combinant « de manière optimale » les intérêts organisationnels, politiques et économiques de la SS. Le site du camp n'est définitivement choisi que quatre mois plus tard, à savoir la colline de l'Ettersberg près de Weimar, ville symbole des auteurs classiques de la culture de l'Allemagne tels que Goethe, Schiller, Nietzsche... Le camp est baptisé Buchenwald (Hêtraie), officiellement KL Buchenwald bei Weimar[1] ; le nom d'Ettersberg, où se trouve le vieux chêne à l'ombre duquel Goethe venait méditer, selon la légende, utilisé au départ, est abandonné parce que trop fortement associé à celui de Goethe.

Les premières baraques sont construites sur le versant nord, entièrement boisé, d'une superficie de 190 hectares. Le 15 juillet 1937, 149 prisonniers qualifiés pour les travaux de construction sont amenés du camp de Sachsenhausen. Ils doivent défricher, installer les canalisations d’eau, poser les installations électriques et construire les voies d'accès et de circulation, les bâtiments du camp, un manège pour chevaux, les villas des SS etc. Les conditions de travail, l'encadrement par les triangles verts[2] et le manque d'équipements appropriés causent de nombreuses victimes. La clôture du camp est parcourue par un courant électrique de 380 v, tandis que le portail d'entrée s'orne de l'inscription de fer forgé : Jedem das Seine (« À chacun son dû »).

Administration SS[modifier | modifier le code]

Kommandantur du camp[modifier | modifier le code]

Buchenwald a eu deux commandants nommés par l’inspection des camps de concentration :

  • le SS-Standartführer Karl Koch, de juillet 1937 à décembre 1941,
  • le SS-Oberführer Hermann Pister, de janvier 1942 à avril 1945.

Ils sont tous deux issus de milieux sociaux modestes, combattants de la Première Guerre mondiale et sont devenus membres de la SS avant 1933. Karl Koch privilégie la violence et l'ordre, Pister l'organisation et l'efficacité;

Koch a successivement eu cinq adjoints : Harting Block (1937), Johannes Wellershaus (1937), Hans Hüttig (1938-39), Hermann Hackmann (1939-40) et Heinz Büngeler (1941-42). Sous le mandat de Koch, les blockführer et kommandoführer ont tout pouvoir sur les internés. Après le départ de Büngeler, Pister n’aura qu’un adjoint : Hans Schmidt.

Section politique[modifier | modifier le code]

L’annexe de la Gestapo dans le camp porte le nom de section politique (Politische Abteilung). Elle interroge et torture les prisonniers. Jusqu’en 1942, les SS mènent personnellement les interrogatoires, bien souvent par la violence. De plus, elle surveille les activités politiques des prisonniers grâce à un réseau d’espions. De 1942 à 1945, le responsable est Walter Serno.

Administration du camp[modifier | modifier le code]

La section III établit l’emploi du temps des prisonniers et obtient leur soumission absolue.

Chaque journée commence et se termine par le long décompte des détenus qui a lieu sur la place d'appel et auquel la quasi-totalité d'entre eux doivent participer, et ce jusqu'à ce qu’ait lieu l'enregistrement de l'effectif.

Le premier lagerführer, le SS le plus puissant après le commandant, règne sans partage sur le camp. Il nomme les prisonniers fonctionnaires, ordonne les contrôles des blocks et dicte les mesures de terreur quotidienne. Les führers successifs du camp de Buchenwald sont décrits comme brutaux et fantasques, parfois même ivrognes notoires. Parmi eux Jakob Weiseborn, Arthur Rödl, Hermann Florstedt et Hans Hüttig ont été plus tard nommés commandants d'autres camps de concentration.

Comme dans d'autres camps, les SS recrutent, parmi les prisonniers, le personnel qui doit effectuer à leur place le travail routinier. Ils délèguent à certains une partie du travail d'administration et d'intendance. Ainsi apparaît une classe de prisonniers fonctionnaires, qui d'après leurs compétences et leur poste, se répartissent en trois groupes :

  • les prisonniers fonctionnaires responsables de groupes ayant un pouvoir de sanction : doyens de camp, doyens de block, kapos et contrôleurs ;
  • les prisonniers fonctionnaires travaillant dans les bureaux, les entrepôts, les cuisines et les infirmeries des prisonniers ;
  • les prisonniers fonctionnaires accomplissant des travaux particuliers, artisans du camp, courrier, coiffeurs et hommes de corvées.

Jusqu'en 1939, les juifs sont exclus de toutes les fonctions. La nomination de doyens de « block » juifs n'est due qu'à des considérations pratiques. Les autres catégories de prisonniers spécifiques comme les Sintés, les Roms, les homosexuels et les « asociaux » sont exclus systématiquement des fonctions importantes.

Affectation au travail[modifier | modifier le code]

Jusqu’au début de la guerre, environ 90 % des prisonniers travaillent à la construction du camp. Sous le commandement de Koch, le travail des prisonniers est un instrument de terreur très prisé. La productivité et le zèle des prisonniers sont alors secondaires. Avec la fin de la première phase de construction, les réflexions sur l’exploitation économique du travail des prisonniers sont mises en avant.

Le commando du « bureau du travail »[3] (Arbeitsstatistik) est chargé de la comptabilité, de la facturation du travail effectué par les prisonniers, de la rédaction de rapports mensuels et de justificatifs. Dans ce commando, travaillent trois prisonniers en 1938, mais plus de 70 fin 1944.

Administration[modifier | modifier le code]

Le département IV que dirigent successivement Mohr (1937), Karl Weichdorfer (1937-42) et Otto Barnewald, est responsable de l’approvisionnement des SS et du camp de concentration, en nourriture, eau, électricité, combustible, vêtements, équipement et de l’aménagement des casernes et des baraques. De lui dépendent les cuisines et les entrepôts du camp. Il participe à l’extorsion des biens des prisonniers, au détournement de fonds et au trafic de nourriture. À partir de 1940, la section s’occupe du prélèvement des dents en or. Le camp de Buchenwald expédie 383 grammes d’or en mars 1944, 504 grammes en avril[4].

Prisonniers[modifier | modifier le code]

Prisonniers allemands[modifier | modifier le code]

Prisonniers politiques et religieux[modifier | modifier le code]

L'éventail des prisonniers politiques, qui portent un insigne rouge sur leur uniforme, est très large : sociaux-démocrates, communistes, syndicalistes, libéraux, démocrates, pacifistes, religieux catholiques et protestants, mais aussi des revendicateurs, des objecteurs de conscience, voire des membres du NSDAP. La durée de leur détention varie de quelques mois à plusieurs années pour ceux qui voient leur détention préventive prolongée en emprisonnement pour haute trahison ou pour les parlementaires (18 députés internés jusqu'en 1942).

Le 1er juillet 1937 les politiques représentent 21 % des effectifs (1 621 sur 7 723 prisonniers). Les membres du Parti communiste d'Allemagne forment à cette date la majorité des prisonniers politiques.

De 1938 à 1939, la majorité des internements est liée aux préparatifs de guerre. Ce sont alors des objecteurs de conscience qui sont internés, mais aussi d'anciens membres du KPD, du SPD, des syndicats et de partis du centre.

Les Témoins de Jéhovah, qui par conviction religieuse, refusent d’accomplir le service militaire et de prêter serment de fidélité au régime sont aussi internés ; ils portent un insigne violet. Ils sont 477 en décembre 1938, entre 250 et 300 à partir de 1940.

Criminels de droit commun (BV)[modifier | modifier le code]

Ce sont des personnes antérieurement condamnées à plusieurs reprises pour des actes criminels et détenues par prévention qui portent un insigne vert. À Buchenwald, il y a des criminels violents et dangereux qui marquent l'atmosphère du camp. Ils perdent leur influence en 1941 au profit des détenus politiques.[réf. souhaitée]

« Réfractaires au travail » (ASR)[modifier | modifier le code]

Ce sont des hommes aptes au travail qui ont refusé à deux reprises une proposition d’emploi sans raisons valables ou qui ont accepté un emploi mais après une courte période ont démissionné sans motifs valables : mendiants, sans-abri, alcooliques, vagabonds. Les premiers internés de ce type entrent au camp de Buchenwald dans la dernière semaine de 1938 ; l'effectif s'accroît alors de 4000 nouveaux travailleurs forcés pour la construction du camp.

Juifs[modifier | modifier le code]

Parmi les 2 378 hommes qui entrent à Buchenwald entre le 14 et le 19 juin 1938, on dénombre 1 256 Juifs. L’Action-juin est la première arrestation massive de Juifs en Allemagne et en Autriche, en liaison directe avec la politique d’émigration forcée des Juifs de 1938.

Homosexuels[modifier | modifier le code]

Pour les nazis qui affirment que la reproduction est le seul but de la sexualité, l’homosexualité ne constitue pas seulement une atteinte à la normalité, mais surtout une menace biologique pour la communauté du peuple. En faible nombre (au moins 400 en 1937, 30 en 1938, 189 en 1944[réf. nécessaire]), les homosexuels sont systématiquement affectés au commando Steinbruch - la carrière -. Certains ont été utilisés par le médecin Carl Vaernet lors d'expérience sur un « protocole de guérison » de l'homosexualité par injections hormonales[5].

Roms[modifier | modifier le code]

Des centaines de Roms sont amenés à Buchenwald à la suite des arrestations massives de juin 1938 et sont classés par les SS dans la catégorie ASR. Beaucoup meurent des violences quotidiennes et du travail forcé. Dès leur arrivée en juin 1938, ils sont publiquement fouettés ou maltraités. Un tiers d’entre eux meurt pendant l’hiver 1939-40. À partir de 1940, les SS les envoient au camp de Mauthausen pour les faire mourir dans la carrière.

Autrichiens[modifier | modifier le code]

Les premiers prisonniers étrangers, quoique déportés en tant que Reichsdeutsche (« Allemands du Reich »), sont des Autrichiens amenés à Dachau en septembre 1938. Début octobre 1938, les prisonniers arrivent de la prison de Vienne, avec parmi eux des hauts fonctionnaires.

Prisonniers espagnols[modifier | modifier le code]

638 républicains espagnols déportés à Buchenwald étaient des combattants faits prisonniers alors qu'ils avaient rejoint la Résistance en France. Parmi eux, l'écrivain Jorge Semprún rend compte dans les ouvrages L'écriture ou la vie et Le Mort qu'il faut de son « expérience de la mort » et de sa difficulté à témoigner.

Prisonniers des pays occupés[modifier | modifier le code]

Le nombre des prisonniers de Buchenwald est multiplié par dix d’avril 1942 (environ 8 400 prisonniers) à la fin septembre 1944. À partir de 1943 (?), le camp est habité par deux grandes catégories de prisonniers : les travailleurs contraints d’Union soviétique et de Pologne, et les prisonniers politiques de l’Europe occupée. Plus de la moitié des prisonniers de Buchenwald ont en décembre 1944 moins de vingt ans.

Prisonniers du Protectorat de Bohême-Moravie (1939)[modifier | modifier le code]

Fin septembre 1939 arrivent de Dachau 700 prisonniers provenant de Tchécoslovaquie occupée (la partie ouest, rebaptisée « Protectorat de Bohême-Moravie », la Slovaquie devenant indépendante). Les mesures répressives instaurées en 1942 après l’attentat réussi contre Reinhard Heydrich font passer le nombre de Tchèques de 600 à la mi-1943 à 5 000 en octobre 1944. 773 des 7 800 Tchèques internés mourront à Buchenwald.

Polonais (1939)[modifier | modifier le code]

Plus de la moitié des 4 514 Polonais internés à Buchenwald jusqu’à la fin 1941 sont arrêtés dès le début de l’occupation en septembre 1939. Beaucoup d’entre eux meurent lors des premiers mois, d’autres partent début mars 1940 pour Mauthausen. Considérés comme race inférieure ils sont tolérés tant qu’ils peuvent travailler. En avril 1944, ils sont 22 120 (?).

Prisonniers de guerre (1940)[modifier | modifier le code]

Une place spéciale, parmi les prisonniers étrangers, est tenue pour les prisonniers de guerre livrés par la Wehrmacht en vue d'exécution. Le 18 avril 1940, la Gestapo de Kassel livre 56 prêtres officiers polonais.

Néerlandais (1940), Belges et Luxembourgeois[modifier | modifier le code]

À la déportation de 232 otages hollandais, dont 14 femmes conduites au camp de Ravensbrück les 21 et 22 juillet 1940, s'en ajoutent 124 autres jusqu’en octobre 1940. Ils bénéficient de conditions de détention spéciales : ils sont isolés, peuvent recevoir des colis et ne travaillent pas.

À la suite de la mort d'un policier allemand, 400 hommes juifs de 25 à 30 ans de Rotterdam et Amsterdam sont déportés. 389 entrent à Buchenwald le 28 février 1941. Les conditions des juifs hollandais sont insupportables.

Les premiers Luxembourgeois de Buchenwald sont 26 membres de la police volontaire qui en août (?) se sont refusés à combattre les partisans.

L’augmentation du nombre d'internements de Belges et de Hollandais en 1944 tient avant tout à l’intensification des mesures de représailles de la police pour combattre la résistance. Le 15 novembre 1944 2354 Belges, 595 Hollandais et 82 Luxembourgeois se trouvent dans le camp.

Yougoslaves et Croates (été 1941)[modifier | modifier le code]

Dans les statistiques du camp, les SS font une différence entre les Yougoslaves et les Croates. Les premiers Yougoslaves arrivent durant l’été 1941. Ils restent isolés. Un transport de Flossenburg en octobre 1943 fait passer leur effectif à 759. À la mi-juin 1944, 575 Yougoslaves et 327 croates se trouvent à Buchenwald.

Prisonniers civils d’Union soviétique (1942)[modifier | modifier le code]

De la mi-1942 au début 1943, la Gestapo de Thuringe, Hesse, Saxe et Rhénanie interne 400 travailleurs forcés soviétiques. Ils sont particulièrement mal traités par les SS et subissent des privations de nourriture. Ils sont quasiment tous affectés au commando X, le commando chargé de la construction des usines d’armement du camp ou à la carrière. La mortalité est telle que les SS renoncent à enregistrer officiellement leur décès. Ils seront plus de 17 000 au total.

Français (1943)[modifier | modifier le code]

Parmi les prisonniers de près de 30 pays, les Français constituent, au début de 1944, le groupe le plus important. Dès le 10 avril 1942, l’état-major militaire en France décide, sur un ordre d’Hitler, que « pour chaque attentat, en plus de l’exécution de certaines personnes, 500 communistes et juifs seront à remettre au Reichsführer et chef de la police du Reich pour être déportés ». Internées à Compiègne, environ 50 000 personnes partent pour Auschwitz et à partir de 1943 pour d’autres camps, dont Buchenwald : tous ne sont pas communistes. De juin 1943 à août 1944 arrivent 10 convois transportant plus de 13 000 prisonniers. Au total le nombre des Français déportés à Buchenwald est estimé à 25 000. De plus, environ 1 000 Français se trouvent dans des commandos extérieurs. Ils jouent un rôle significatif dans la résistance des prisonniers étrangers.

Italiens (septembre 1943)[modifier | modifier le code]

Les premiers Italiens de Buchenwald arrivent de la prison de Sulmona près de Rome après le cessez-le-feu signé entre les Italiens et les alliés en septembre 1943. En 1944, ont lieu des transports de prisonniers politiques venant en particulier de la prison La Risiera à San Sabba près de Trieste. De juin à novembre 1944, les SS internent 1 290 Italiens à Buchenwald. D’autres Italiens notamment ceux ayant participé à la guerre d’Espagne dans les Brigades internationales arrivent dans les transports de Compiègne. Environ un tiers des 3 500 italiens déportés meurent à Buchenwald.

Étudiants norvégiens (novembre 1943)[modifier | modifier le code]

Le 30 novembre 1943, environ 1 250 étudiants de l’université d’Oslo sont arrêtés et internés dans un camp en Norvège. Comme ils ont protesté contre la nazification de l’université, ils doivent servir d’exemple pour le programme de rééducation. 348 sont conduits à Buchenwald. En juillet 1944, le premier étudiant quitte Buchenwald, le dernier partira en octobre. 17 d’entre eux sont morts.

Militaires alliés (août 1944)[modifier | modifier le code]

En août 1944, le commandement de la police de sécurité en France ordonne de vider les prisons parisiennes et le camp de Compiègne des prisonniers alliés s’y trouvant. La majorité des prisonniers sont déportés le 20 août 1944 à Buchenwald. Parmi eux 167 pilotes abattus en France dont 82 Américains, 48 Britanniques, 26 Canadiens, 9 Australiens, 2 Néo-zélandais et 1 Jamaïcain. Parmi les prisonniers qui arrivent le 17 août 1944 se trouvent aussi 37 membres des services secrets, arrêtés en France. Le Bureau central de la Sécurité du Reich ordonne pour eux « un traitement spécial ». De début septembre à la mi-octobre, 34 d’entre eux sont pendus dans la cave du crématorium. Seuls trois pourront être sauvés.

Policiers danois (septembre 1944)[modifier | modifier le code]

Les militaires allemands commencent à craindre la police du Danemark vers la fin de l’été 1944. Le 19 septembre 1944 à 11 heures les Allemands pénètrent avec violence dans les préfectures de police de tout le pays. Les policiers arrêtés sont envoyés à Neuengamme en octobre 1943 puis à Buchenwald (block 57 du petit camp). 60 meurent à Buchenwald.

Enfants[modifier | modifier le code]

Dans le camp, il y a des enfants dont la présence est officielle, des enfants polonais, car nés non-juifs dans les camps, des enfants déportés avec leurs parents venus des ghettos et des camps de travail, enfants qui arrivent avec les marches de la mort fin 1944-1945.

Les « triangles rouges » qui appartiennent à la résistance politique, surtout communiste, du camp comme Walter Bartel, Wilhelm Hammann, Franz Leitner, Robert Siewert, Willi Bleicher, Vladimir Kholoptchev, Iakov Goftman, Piotr Avdeïenko et Gustav Schiller, ont supplanté les « triangles verts » et s’efforcent de protéger les enfants et les adolescents. Ils les rassemblent dans la baraque 8 et dans la 66 du petit camp, ou les dispersent dans les baraques des « politiques ». À la libération un millier d'enfants est encore en vie.

Prisonniers de haut rang[modifier | modifier le code]

À Buchenwald, hors de l'enceinte du camp des déportés, se trouvaient des villas où une cinquantaine de personnalités, dont les Français Léon Blum, Georges Mandel et Léon Jouhaux et le ministre d'État belge Paul-Émile Janson ont été internés dans des conditions très différentes de celles des déportés du camp de concentration. Malgré cela, Paul-Emile Janson mourut à Buchenwald.

Vie quotidienne dans le camp[modifier | modifier le code]

Médecine[modifier | modifier le code]

Du temps de Karl Koch, les médecins du camp, qui sont responsables du suivi médical des membres de la SS et des prisonniers ainsi que de l’hygiène changent souvent. L’infirmerie des prisonniers, aussi appelée Revier, apparaît dans les premiers mois du camp comme lieu de soin pour les maladies simples. La construction d’une infirmerie avec plusieurs baraques et des salles d’opération résulte non pas d’un souci de la santé des prisonniers mais de la volonté des SS de ne plus être dépendants de l’hôpital de Weimar et de la clinique universitaire de Jena. La salle d’opération du Revier remplit toutes les conditions pour des opérations stériles, des stérilisations, des émasculations. L’agrandissement de l’infirmerie est favorisé par des épidémies et des arrivées de prisonniers. Du temps du commandant Koch, les prisonniers médecins n’ont pas le droit d’exercer dans l’hôpital.

À la suite de la surpopulation du camp en 1938, la première épidémie de typhus se déclare et conduit à une quarantaine générale d’une semaine. Un an plus tard, alors que le camp est de nouveau surpeuplé, une épidémie de dysenterie provoque de nombreux décès parmi les prisonniers.

Médecins nazis[modifier | modifier le code]

Waldemar Hoven est le médecin du camp le plus longtemps en fonction à Buchenwald. Que les prisonniers écrivent la thèse qui le fera docteur en 1943, peu avant son arrestation, caractérise parfaitement bien sa carrière[réf. nécessaire]. Il participe aux expériences médicales, aux assassinats de malades, aux sélections pour l’extermination et se laisse corrompre par le commandant Koch et par les prisonniers.

Aux côtés de Hoven, la majorité des médecins SS participe aux crimes contre les prisonniers. Ainsi le docteur Werner Kirchert (1937-38) mène des « tests d’intelligence » et fait des demandes de stérilisation devant les tribunaux chargés des maladies héréditaires pour les prisonniers ne réussissant pas avec succès ces tests. Il contraint des homosexuels à se porter volontaires pour être émasculés.

Sous le Dr Erwin Ding (1938-39) commencent des expériences sur la fièvre jaune à Buchenwald.

Le Dr Hans Müller initie le découpage, le tannage et la réparation des peaux tatouées et ce dans une telle quantité que le docteur Hoven interdit, après le départ de celui-ci en 1942 que continue la fabrication de cadeaux en peau humaine.

Le Dr Hans Eisele, particulièrement dépourvu de scrupules envers les juifs, est surnommé par les prisonniers « docteur-seringues » ou « la mort blanche ».

Médecins prisonniers[modifier | modifier le code]

Un service de santé existe entre les prisonniers, monté par les médecins internés[réf. souhaitée]. On peut citer parmi eux :

  • le docteur Joseph Brau, radiologue français arrivé le 31 octobre 1943.

Massacres et mortalité dans le camp[modifier | modifier le code]

Prisonniers de Buchenwald, lors de la libération du camp.
Massacre de 8 000 prisonniers de guerre soviétiques[modifier | modifier le code]

Le massacre, de l'été 1941 à l'été 1942, de prisonniers de guerre soviétiques dans les camps de concentration fait partie des crimes organisés par les nazis. Des commandos spéciaux de la police chargée de la sécurité (Sicherheitspolizei, SIPO ?) sont envoyés dans les camps de prisonniers pour « évacuer les éléments politiquement indésirables ». Ils sont alors amenés dans des camps de concentration pour être exécutés. Une installation spécifique est aménagée à Buchenwald et à Sachsenhausen dans l'écurie où une pièce est aménagée en cabinet médical : le prisonnier, au moment où on fait semblant de le mesurer, est abattu d'une balle dans la nuque à travers un orifice percé dans la toise et derrière laquelle se trouvent un ou deux SS. Au moins 7000 personnes sont ainsi exécutées, parfois 400 en une nuit[réf. nécessaire] (cf. l'article Genickschussanlage).

Sélection et exécution des prisonniers « non-viables »[modifier | modifier le code]

L'extermination des prisonniers juifs et les handicapés inaptes au travail fait partie de l'action 14f13 qui débute en 1941. Au moins 571 prisonniers juifs de différentes nationalités sont envoyés pour être exterminés aux stations d'euthanasie de Bernburg et de Sonnenstein.

Déportation et extermination des prisonniers juifs[modifier | modifier le code]

Le 19 janvier 1942, prend effet un ordre de l'inspecteur des camps de concentration, selon lequel les prisonniers juifs inaptes au travail se trouvant dans des camps de concentration doivent tous être envoyés au camp de Lublin. Le 8 octobre 1942, le commandant annonce 405 prisonniers juifs pour être transportés à Auschwitz.

Livraison des prisonniers des prisons pour "l’extermination par le travail"[modifier | modifier le code]

Fin 1942 commence la livraison de 2 300 « criminels » détenus préventivement à Buchenwald pour exécuter les travaux les plus durs. La moitié d'entre eux trouveront la mort.

Déportations et internements pour exécution[modifier | modifier le code]
Buchenwald, 24 avril 1945. Le sénateur Alben W. Barkley en mission pour le Congrès vient au camp pour constater les crimes commis.

Pendant la guerre, le bureau central de la sécurité du Reich peut sans procès et sans condamnation à mort ordonner l’exécution de personnes détenues par la police ou modifier les décisions de justice. Cela concerne parfois des Polonais qui ont une relation avec une femme allemande. La majorité des exécutions n’a pas lieu devant les prisonniers mais dans le stand de tir près de la DAW, quelquefois aussi dans le chenil de la Kommandantur, le plus souvent dans la cour ou dans la cave du crématorium, où sont accrochés à cette fin comme dans un abattoir 48 crochets. Le SS-Kommandoführer Hermann Helbig reconnaîtra avoir pendu plus de 250 personnes. Eugen Kogon parle de 1100 hommes et femmes assassinés dans la cave.

À l’automne 1944, les SS pendent 34 Français, Belges, Anglais et Canadiens, appartenant aux services secrets alliés. Sont aussi exécutés des officiers polonais en 1943. Enfin le député du Parlement et chef du parti communiste allemand Ernst Thälmann est abattu dans la nuit du 17 au 18 août 1944 dans la salle des fours crématoires.

Convois de la mort[modifier | modifier le code]
Buchenwald, 16 avril 1945 - Ph. Jules Rouard

Les SS ne se privent pas d’éliminer les malades et les faibles en les envoyant dans d’autres camps ou en les assassinant par injection de phénol, d’évipan ou d’air. La destination est d’abord le camp de Majdanek. Les 15 janvier et 6 février 1944, les SS y envoient 1 888 malades et faibles de Dora. Des transports semblables partent entre 1943 et avril 1944 des camps de Dachau, Flossenbürg, Mauthausen, Neuengamme, Auschwitz, Ravensbrück et Sachsenhausen.

Mouroir du Petit camp[modifier | modifier le code]

La création de zones spéciales sert depuis 1938 avant tout à décharger le camp d’une surpopulation qui pourrait nuire à son fonctionnement. Au Petit camp de Buchenwald, les SS installent des écuries de la Wehrmacht de 40 mètres de long sur 10 de large, dans lesquelles se trouvent deux rangées de 3 ou 4 couches superposées. À partir de 1943, tous les déportés y subissent une période de quarantaine. Celle-ci dure de 4 à 6 semaines.

De mai à septembre 1944, ils dressent 5 tentes militaires à l’intérieur du Petit camp. Ces 5 tentes restèrent les seuls abris possibles. 200 à 300 enfants, vieillards et malades y dormaient. Les autres devaient vivre autour par n’importe quel temps.

En décembre 1944, les SS font construire 17 baraques dans le Petit camp et font enlever les tentes. De 1 800 à 1 900 prisonniers vivent dans 500 mètres carrés. En janvier 1945, 6 000 prisonniers se trouvent dans le Petit camp. La faim, la saleté, des combats désespérés pour survivre, des maladies contagieuses règnent sur cet endroit. Une mortalité massive en est la conséquence. 5 200 personnes environ meurent en cent jours.

Expériences médicales[modifier | modifier le code]

En raison des épidémies de typhus qui se répandent dans les camps de prisonniers de guerre, les SS proposent de tester différents vaccins sur les déportés. Les expériences sont menées conjointement par la SS, la Wehrmacht, la société IG Farben et l'Institut Robert Koch au « Block » 46. Des vaccins contre la plupart des maladies contagieuses seront expérimentés. En 1943, le « Département de recherche sur le typhus et les virus » de l'Institut d'hygiène de la Waffen SS s'installe au Block 50.

Lors d'une expérience sur le typhus, menée par la firme Hoechst, 21 prisonniers sur 39 meurent. Certains prisonniers « transmetteurs » sont utilisés pour maintenir les virus vivants à disposition. Leur sang est utilisé pour la contamination artificielle d'autres prisonniers. 35 séries d'expériences sont menées d'août 1942 à octobre 1943. La majorité concerne le typhus mais aussi les brûlures au gaz, la fièvre jaune, la résistance au vaccin contre le typhus, les paratyphus A et B, la diphtérie, différents poisons, l'efficacité des sérums sanguins conservés et traitements contre les brûlures. Avec le soutien d'Himmler, le Dr Carl Vaernet mène des expériences sur 5 homosexuels. Au moins un millier de prisonniers ont servi de cobayes aux SS, un nombre encore inconnu en sont morts.

La famine, des expérimentations médicales (voir Aribert Heim) et la dureté des conditions de travail firent mourir autour de 60 000 prisonniers.

Maison close[modifier | modifier le code]

Un chalet entouré de barbelés, situé à une trentaine de mètres de la limite du petit camp faisait office de maison de plaisir réservée aux militaires et aux plus hauts gradés de la maîtrise : les kapos et les chefs de Blocks. Il y avait là une vingtaine de jeunes femmes, la plupart blondes, qui se livraient chaque matin sur le terrain de sports attenant au chalet, à des exercices de culture physique sous la direction d'un moniteur. Le soir, les SS et leurs collaborateurs pourvus de tickets délivrés par un service spécial, pouvaient leur rendre visite.

Usines et commandos extérieurs[modifier | modifier le code]

Un certain nombre de prisonniers travaillaient dans les usines proches du camp : en particulier celles des entreprises Gustloff (fabrication d'armes), Mibau et DAW (Deutsche Ausrüstung Werke).

Buchenwald a compté de nombreux « Kommandos » annexes (on en dénombre 107 en mars 1945[6]) dont Langenstein, Schönebeck et Laura.

Fin août 1943, le commando de Dora est créé à proximité de la ville de Nordhausen, à 80 km au nord. D'abord rattaché à Buchenwald, il devient un camp de concentration à part entière en octobre 1944 sous le nom de KZ-Mittelbau. Des milliers de Français y ont été déportés, dont plus de la moitié sont morts.

Résistance et libération[modifier | modifier le code]

Rescapé de Buchenwald après la libération du camp.

Le « Comité international clandestin » de Buchenwald, « ILK », voit le jour l'été 1943 à la suite d'une réunion secrète. Le colonel Frédéric-Henri Manhès, déporté en 1943, et Marcel Paul, dirigeant communiste français, déporté à Auschwitz, puis à Buchenwald, y représentent le Comité des Intérêts Français.

Dans le camp, la survie est affaire de solidarité. Elle est d’abord nationale. Les Français ne représentent que 13 %, au plus fort, de la population du camp. C’est dire toute l’importance de la création, après cinq mois de préparatifs et de négociations difficiles, en juin 1944, du Comité clandestin des intérêts français[7] qui fédère tous les groupes français de résistance, services d’action ou de renseignements présents à Buchenwald[Note 1] (Bureau[8] : Président Frédéric-Henri Manhès[9], Vice-Président Albert Forcinal[10], membres Marcel Paul[11],[12], Eugène Thomas[13],[14], Robert Darsonville, Louis Vautier, Maurice Jattefaux), et de son émanation le Comité du corps médical français dont la présidence fut confiée au Docteur Joseph Brau (membres : le Docteur Meynadier chirurgien et le Docteur Lansacq médecin)[15],[16],[17].

Les objectifs du CIF sont de, en liaison avec les autres organisations nationales clandestines du camp la plupart du temps bien antérieures :

1- permettre à un maximum de Français de rentrer en France,

2- freiner la production de guerre allemande,

3- établir un plan de libération du camp.

Leur réalisation est étroitement liée, dans ce contexte hors du commun, à l’attribution des « emplois » (désignation pour les « bons » transports ou kommandos, mutations entre « petit » et « grand » camp…) et donc aux négociations avec les autres organisations ainsi qu'aux possibilités d’ « hospitalisation »[18],[19],[20].

Début avril 1945, les nazis tentent d'évacuer le camp alors que les troupes américaines approchent. Ils jettent des milliers de déportés sur les routes. Ce sont les « marches de la mort ». Cependant, l'organisation clandestine du camp parvient à limiter le nombre des départs et à prendre le contrôle du camp sur les SS le 11 avril 1945, quelques heures avant l'arrivée des blindés américains.

Les habitants de la ville voisine de Weimar, distante d'environ 5 km, sont réquisitionnés pour l'évacuation des corps de déportés, la plupart d'entre eux disant qu'ils ignoraient ce qui se passait alors à Buchenwald. Le commandement américain a souhaité que des notables de Weimar se rendent au camp, le 16 avril 1945 afin que chacun puisse constater l'horrible réalité du régime porté au pouvoir en 1933.

Personnalités[modifier | modifier le code]

Détenus célèbres[modifier | modifier le code]

Dans le camp de concentration[modifier | modifier le code]

Toujours vivants[modifier | modifier le code]
Décédés[modifier | modifier le code]

Hors camp de concentration, en simple détention[modifier | modifier le code]

Les conditions de détention de ces « prisonniers d'honneur » n'avaient rien à voir avec celles d'un camp de concentration.

Quelques tortionnaires[modifier | modifier le code]

Après la libération[modifier | modifier le code]

Camp spécial no 2 de Buchenwald[modifier | modifier le code]

Buchenwald, 16 avril 1945 - Ph. Jules Rouard

Comme dans la plupart des camps, les détenus libérés des camps de concentration de l'époque nazie ne purent pas tous regagner tout de suite leur pays. Il s'est écoulé des jours, parfois des mois. Le camp de concentration de Buchenwald avait été libéré par les troupes américaines, mais faisant partie de la zone d'occupation soviétique, il fut remis aux troupes soviétiques.

Le camp spécial (Speziallager) numéro 2 de Buchenwald fut créé en 1945 à l'endroit même où se trouvait l'ancien camp de concentration. Il fut utilisé jusqu'en 1950 comme camp d'internement des nazis mais aussi d'opposants politiques au régime soviétique[23],[24], tout comme trois autres camps de concentration nazis (dont Torgau). Au total, 28 000 personnes (dont environ 1 000 femmes) seraient passées dans le camp spécial. 7 113 seraient mortes pendant leur détention, une surmortalité due particulièrement au manque de nourriture pendant l'hiver 1946/1947[24].

En RDA, le souvenir du camp spécial ne donnait pas lieu à commémoration. Jorge Semprún a rappelé en mars 2010 qu'un bois a été créé par les soviétiques pour cacher les fosses communes qui sont invisibles au visiteur et n'ont jamais été fouillées pour déterminer l'origine des victimes. C'est seulement après la disparition de la RDA, que les autorités de l'Allemagne fédérale ont encouragé l'étude et la commémoration de cet épisode, ce qui conduisit à la conception d'une exposition permanente sur le Speziallager Nr. 2 sur l'Ettersberg à côté de celle consacrée au camp de concentration.

Chêne de Goethe[modifier | modifier le code]

Les nazis ont fait abattre par leurs prisonniers des dizaines d'hectares de forêt pour la construction du camp de concentration de Buchenwald. Un arbre, chêne ou hêtre, placé au milieu du camp, aurait été selon la légende celui sous lequel le poète, philosophe et dramaturge Goethe (qui vécut et mourut à Weimar) aurait eu l'habitude de se reposer, de méditer et de travailler ; étonnant symbole d'une Allemagne humaniste au cœur de l'horreur concentrationnaire nazie, il fut épargné. Il fut ensuite brûlé lors du bombardement allié de juillet 1944. Une rumeur circulait parmi les déportés disant que l'Allemagne nazie disparaîtrait quand le chêne de Goethe serait abattu.

Buchenwald (avril 1945) photographies de Jules Rouard[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. le Comité s’auto-dissous huit jours après l’installation des commissions militaires américaines.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Cf. Jorge Semprún, Quel beau dimanche !, Grasset, 1980, page 22
  2. c'est-à-dire les criminels de droit commun .
  3. où est affecté Jorge Semprún durant sa détention
  4. Buchenwald Concentration Camp 1937-1945: A Guide to the Permanent Historical Exhibition, Wallstein Verlag, 2004, 320 p. (ISBN 9783892446958), p. 57.
  5. Wolfgang Röll, « Homosexuelle Häftlinge im Konzentrationslager Buchenwald 1937 bis 1945 », in Olaf Mussmann (dir.), Homosexuelle in Konzentrationslager, Westkreuz Verlag, 2000, 158 p. (ISBN 9783929592511) p. 94-104, ainsi que Florence Tamagne, Histoire de l'homosexualité en Europe. Berlin, Londres, Paris. 1919-1939, Seuil,‎ 2000, 692 p. (ISBN 9782020348843), p. 632 et suiv. et Régis Schlagdenhauffen, Triangle rose: La persécution nazie des homosexuels et sa mémoire, Autrement,‎ 2011, 314 p. (ISBN 9782746714854) [EPUB] (ISBN 9782746720459) emplacements 994-1010 sur 6260.
  6. Emmanuel Filhol, Marie-Christine Hubert, Les Tsiganes en France, un sort à part. 1939-1946. Perrin, 2009. (ISBN 978-2-262-03063-6). Note 8 p. 371.
  7. Ici Chacun son Dû, pages 146 à 169
  8. Buchenwald pages 58 et 59
  9. Ici Chacun son Dû, page 152
  10. Ici Chacun son Dû, page 147
  11. Livre Blanc sur Buchenwald page 402
  12. Ici Chacun son Dû, pages 157 et 158
  13. Livre Blanc sur Buchenwald page 123
  14. Ici Chacun son Dû, page 160
  15. Buchenwald page 58 et 59
  16. « Les français à Buchenwald et à Dora Edition de 1977 page 79 Edition de 2008 page 67 »
  17. La zone grise ? : la résistance française à Buchenwald, page 186
  18. Buchenwald
  19. Tragédie de la Déportation page 289
  20. livre blanc de la déportation page 194
  21. Ici Chacun Son Dû, pages 60 à 72
  22. « Gerhard Schieldlausky »
  23. Heinrich August Winkler, Histoire de l’Allemagne, XIXe- XXe siècle. Le long chemin vers l’Occident, Fayard,‎ 2005 (ISBN 2213624437), p.565
  24. a et b « Histoire du camp soviétique spécial no 2 (1945-1950) », Mémorial de Buchenwald (consulté le 29-01-2009)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean Puissant, La colline sans oiseaux. 14 mois à Buchenwald, Éditions du Rond-point, 1945
  • René G. Marnot, Dix-huit mois au bagne de Buchenwald, Éditions de la Nouvelle République, 1945
  • Jean-Paul Garin, La vie dure, Lyon, Audin, 1946
  • Général Louis Artous dit « Commandant de la Treille », Matricule 81 491, témoignage sur le bagne de Buchenwald, Tanger, 1946 (disponible en réédition sur demande : http://www.xaviercaron.com)
  • David Rousset, L'univers concentrationnaire, Minuit, 1946, réd. Pluriel, 1998
  • Colonel Frédéric-Henry Manhès, Buchenwald : L’organisation et l’action clandestines des déportés français, 1944-1945 (1947), mis en ligne par le Corpus Etampois.
  • Olga Wormser et Henri Michel, Tragédie de la Déportation 1940-1945. : Témoignages de survivants des camps de concentration allemands, Paris, Hachette,‎ 1954, 511 p., p. 118, 243, 289, 311 & 355
  • Livre Blanc sur Buchenwald : Un secteur de la résistance française, Paris, Les éditions de la déportation et de la résistance,‎ 1955, 448 p., p. 123, 194 à 205 & 402-403
  • Robert Antelme, L'Espèce humaine, Gallimard, 1957, (ISBN 2-07-029779-9)
  • Elie Wiesel, La nuit, Paris, éd. de Minuit, 1958
  • Bruno Apitz, Nackt unter Wolfen, Halle, RDA, 1958, Nu parmi les loups, Paris, éd. Français Réunis, 1961
  • Lucien Cariat, Ici chacun son dû : L'histoire du Docteur Joseph Brau résistant, déporté, libéré, La Pensée Universelle,‎ 1973, p. 77 & 164
  • Daniel Rochette & Jean-Marcel Vanhamme, Les Belges à Buchenwald, Pierre de Méyère, 1976
  • Jorge Semprún, Quel beau dimanche !, Grasset, 1980
  • Pierre Durand, La Chienne de Buchenwald, Messidor, Paris, 1982
  • Marcel Lorin, Schönebeck un kommando de Buchenwald. Du sabotage des avions nazis à l'épouvante d'une marche de la mort. Amicale des anciens déportés de Schönebeck 1989.
  • Pierre Durand, La Résistance des Français à Buchenwald-Dora, Messidor, Paris, 1991
  • Eugen Kogon, L'État SS. Le système des camps de concentration allemands, Seuil, 1993, (ISBN 2-02014136-1)
  • Jorge Semprún, L'écriture ou la vie, Gallimard, 1994, (ISBN 2-07-040055-7)
  • Volkhard Knigge, Bodo Ritscher (éd.), Das sowjetische Speziallager Nr. 2 1945-1950. Katalog zur ständigen historischen Ausstellung, Göttingen: Wallstein, 1999, (ISBN 3-89244-284-3)
  • (en) Judith Hemmendinger & Robert Krell. The Children of Buchenwald. Child Survivors of the Hiolocaust and their post-war Lives., Gefen, Jerusalem, 2000. (ISBN 965-229-246-X)
  • Léon Blum, Le Dernier mois, Arléa, 2000, (ISBN 2-86959-506-9)
  • Jorge Semprún, Le mort qu'il faut, Gallimard, 2001
  • Léon Blum, Lettres de Buchenwald, Gallimard, Paris, 2003, (ISBN 2-07-076335-8)
  • Volkhard Knigge, Bodo Ritscher (éd.), Totenbuch. Speziallager Buchenwald 1945-1950, Weimar, Stiftung Gedenkstätten Buchenwald und Mittelbau Dora, 2003, (ISBN 3-935598-08-4)
  • Walter Spitzer, Sauvé par le dessin : Buchenwald, Favre, 2004, (ISBN 2828908054)
  • Thomas Heimann, Bilder von Buchenwald : die Visualisierung des Antifaschismus in der DDR (1945 - 1990), Cologne - Weimar - Vienne, Böhlau-Verlag, 2005, (ISBN 3-412-09804-3)
  • Thomas Geve, Il n'y a pas d'enfants ici, dessins d'un enfant survivant des camps de concentration, préface de Boris Cyrulnik, éd. J.-C. Gawsewitch, Paris, 2009, 160 p.
  • Agnès Triebel, Les Français à Buchenwald-Dora, Association française Buchenwald Dora et Kommandos, Paris, 2005
  • Olivier Lalieu, La zone grise ? La résistance française à Buchenwald, préface de Jorge Semprún, Tallandier, Paris, 2005
  • Serge Vaguet, Je vous écris du bois de hêtres, Ysec éditions, Louviers, janvier 2012
  • Roger Martin, Dernier convoi pour Buchenwald, Le Cherche-Midi, 2013.
  • Dominique Orlowski (sous la direction de), Buchenwald par ses témoins - Histoire et Dictionnaire du camp et de ses Kommandos, éditions Belin, Paris, 2014, 554 pages

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]